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Culture - Page 3

  • S’en prendre à une église, c’est tourner le dos à notre histoire

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro (Vox) :

    Annie Genevard et Philippe Gosselin: «S’en prendre à une église, c’est tourner le dos à l’Histoire de France»

    Annie Genevard et Philippe Gosselin: «S’en prendre à une église, c’est tourner le dos à l’Histoire de France»

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - En 2018, 1 063 actes antichrétiens ont été commis en France selon le Ministère de l’intérieur. Les députés LR Annie Genevard et Philippe Gosselin réclament une mission d’information parlementaire pour mieux connaître la nature et les motivations de ces actes insupportables.


    FIGAROVOX.- Vous avez demandé la création d’une mission parlementaire sur les actes antichrétiens. Quel est l’objet de votre démarche?

    Philippe GOSSELIN.- En effet, nous demandons au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, la constitution d’une mission d’information parlementaire sur les actes antichrétiens. Ceux-ci ont défrayé la chronique récemment mais en réalité on en parle assez peu, et surtout on a du mal à connaître avec précision le nombre, le motif et la gravité de ces actes, car les statistiques rendues publiques par le Ministère de l’intérieur sont trop vagues. Dans son communiqué du 12 février dernier, il recense 1 063 «actes antichrétiens», sans qu’aucune précision supplémentaire soit ajoutée. En réalité les actes antichrétiens peuvent procéder d’intentions très diverses, et les profils de ceux qui les commettent sont variés. Nous avons besoin de mieux les connaître, pour aussi mieux y répondre: nous souhaitons donc qu’une typologie précise soit établie ainsi qu’une cartographie. Commettre un acte sataniste, ce n’est pas la même chose qu’un «simple» larcin, qui n’est pas non plus semblable à une profanation.

    Annie GENEVARD.- Les mots sont importants: au mot «christianophobie» qui se calque sur le modèle d’autres discriminations pas nécessairement comparables, je lui préfère le terme d’ «actes antichrétiens». Notre démarche n’est pas communautaire, Il faut renseigner précisément le phénomène de façon objective, savoir de quoi nous parlons et ensuite en tirer des conclusions pour agir et ne pas laisser ces actes sans offrir une réponse forte. Nous ne pouvons pas détourner un regard gêné, il en va de la responsabilité et de l’honneur de la représentation nationale.

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  • 9000 églises fermeront au Canada d'ici 10 ans

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    Sur le site Info Présence religieuse (Canada) :

    Au Canada, 9000 églises fermeront d'ici 10 ans

    Selon la Fiducie nationale du Canada, quelque 9 000 églises fermeront au cours des 10 prochaines années au Canada, soit environ le tiers de toutes les églises au pays. Les églises rurales, à l'instar de celle-ci, à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, sont plus à risque.

    Selon la Fiducie nationale du Canada, quelque 9 000 églises fermeront au cours des 10 prochaines années au Canada, soit environ le tiers de toutes les églises au pays. Les églises rurales, à l'instar de celle-ci, à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, sont plus à risque.   (Archives Présence/P. Vaillancourt)

    Selon la Fiducie nationale du Canada, quelque 9 000 églises fermeront au cours des 10 prochaines années au Canada, soit environ le tiers de toutes les églises au pays.

    «Ce sera définitivement une mauvaise chose», a déclaré l'architecte Roberto Chiotti au journal ontarien The Catholic Register. «Vous savez, c'est notre théologie en pierre.»

    Robert Pajot, du National Trust, est plus ou moins résigné au fait qu'un grand nombre d'immeubles du Canada portant des croix sont en train de devenir excédentaires par rapport aux besoins de la société.

    «Oui, nous allons en perdre. Oui, certaines pourront avoir un usage commercial, d'autres être transformées en condos», a-t-il déclaré.

    Il existe environ 27 000 lieux de culte au Canada, ce qui signifie qu'environ un tiers d'entre eux seront vendus, démolis ou abandonnés au cours de la prochaine décennie. Certains endroits seront épargnés, comme l'archidiocèse de Toronto, où aucune fermeture n'est prévue. L'archidiocèse a construit près d'une église par an depuis le début du XXIe siècle.

    «L'archidiocèse de Toronto a la chance de compter sur une forte population immigrante qui a un engagement de foi local, ce qui explique en partie la célébration de la messe dans plus de 35 langues chaque semaine», a déclaré Neil MacCarthy, porte-parole de l'archidiocèse.

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  • Ozon, un ami nous interpelle

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    Ce petit mot parvient à notre messagerie électronique :

    Je lis avec consternation l'accueil fait par la presse au dernier film d'Ozon: Grâce à Dieu. Il reçoit une pluie d'étoiles qui, à mon avis, tiennent plus au sujet abordé plus qu'aux qualités cinématographiques. Il en est de même pour les films qui montrent avec une complaisance positive les relations homosexuelles ou la "charité" euthanasique... L'air du temps l'emporte sur toute autre considération et la mode est impérative!

    D'après ce que j'ai pu lire, seuls les Cahiers du cinéma réputés à gauche, ont gardé intactes leurs exigences artistiques et rangent le film dans la catégorie des enquêtes sociologiques sans recherche cinématographique. Ils vont plus loin et renvoient les cinéphiles vers M, de Yolande Zauberman, film digne de ce nom mais qui passera inaperçu: il aborde avec un vrai talent le problème de la pédophilie dans une communauté juive...

    Hélas... Comme c'était prévisible, l'occasion de la programmation de "Grâce à Dieu" sur nos écrans était trop belle pour ne pas faire de ce film l'instrument d'une nouvelle campagne contre l'Eglise. La RTBF tout particulièrement en remet des couches et fait une propagande insistante pour engager ses auditeurs et téléspectateurs à aller voir ce film. La pédophilie intéresse beaucoup moins ces gens que l'entreprise de dénigrement de l'Eglise et de sa hiérarchie. Sinon, ils tenteraient de la débusquer partout où elle sévit et pas seulement dans l'Eglise. Pour le reste, tout ce qui peut alimenter le libertarisme moral et les "avancées éthiques" est bon à prendre. Il peut cependant arriver que de bonnes surprises surviennent comme lundi de la semaine dernière (25 mars) où "la Confession" et "les Innocentes" ont été programmées durant la même soirée sur la Une de la RTBF, mais cela reste vraiment exceptionnel.

    On pourrait espérer qu'ils se fatiguent de ce matraquage mais je pense qu'ils ne lâcheront pas prise et qu'ils poursuivront cette offensive comme en témoigne cette émission sur ARTE où ils ont exploité un nouveau dossier, celui des violences sexuelles commises contre des religieuses, émission que la RTBF s'est empressée de rediffuser la semaine suivante.
     
    Face à ce déferlement, on peut se demander si les réponses des responsables religieux sont adéquates. Saluer ce film et ce genre d'émission comme des occasions providentielles de faire la lumière sur des réalités tenues cachées jusque là et se battre la coulpe sans voir l'exploitation qui en est faite me paraît constituer une attitude de faiblesse, en tout cas insuffisante.

    YW

  • Pourquoi Emmanuel Macron est-il allé à la messe mardi dernier ?

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    D3JEe_eXQAAMcNm.jpgLe président de la République française  a assisté ce mardi 2 avril à une messe en l’église Saint-Louis-en-l’Île, dans le IVe arrondissement parisien, en l’honneur de son prédécesseur Georges Pompidou, mort il y a 45 ans. Lu sur le site web « aleteia » :

    « Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte Macron, a assisté ce mardi 2 avril à une messe en l’église Saint-Louis-en-l’Île (IVe arrondissement) à la mémoire du président Georges Pompidou, décédé il y a 45 ans. En effet, l’usage veut que tous les présidents de la République se rendent au moins une fois à l’une de ces célébrations durant leur mandat.

    Parmi les personnalités présentes se trouvaient Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, les anciens ministres Hervé Gaymard et Olivier Stirn, les anciens secrétaires d’État Alain Marleix et Pierre Lelong, les vice-présidents de l’Assemblée nationale Hugues Renson (LREM) et Marc Le Fur (LR), le député Pacôme Rupin (LREM) et le fils de Georges Pompidou, Alain Pompidou.

    Lire aussi :

    La foi des présidents de la Ve République

    Célébrée cette année par le curé de la paroisse, le père Olivier de Cagny, cette messe hommage a lieu tous les ans depuis la mort de Georges Pompidou, le 2 avril 1974. Dans ses dernières volontés, Georges Pompidou avait demandé une messe en latin accompagnée de chants grégoriens. Quarante-cinq ans après sa mort, son souhait a été encore exaucé, la messe ayant été animée par le chœur grégorien de Paris.

    Ref. Pourquoi Emmanuel Macron est-il allé à la messe mardi ?

    pompidou st sacrement 46075970484_29e8bdd4bd_b.jpgA retenir par les amateurs de plain-chant : un ensemble de voix féminines du chœur grégorien de Paris sera à Liège dans le cadre  de la semaine eucharistique organisée du 16 au 23 juin prochains. 

    Il chantera  le propre  de la messe la Fête-Dieu célébrée en latin (missel de 1962) par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, en l’église (photo) du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132), le samedi 22 juin à 18h00 .

    JPSC

  • À Liège le dimanche 7 avril 2019 à 10h, messe grégorienne de la Passion en l’église du Saint-Sacrement : plain-chant, orgue et violons de l’Ensemble Darius.

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    affiche_premier dimanche du mois.jpg

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  • Le nouveau Makine : "Au-delà des frontières"

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    De Gédéon Pastoureau sur le site "MauvaiseNouvelle.fr" :

    Makine au-delà des frontières

    Makine au-delà des frontières


    A Bruno Lafourcade, écrivain vivant.

    Difficile de brûler d’enthousiasme pour la production littéraire française actuelle. On a tôt fait de se tourner vers des auteurs plus morts que courant les salons. Et lorsqu’en cette matière, on ne partage pas les dilections de l’époque, tenter de causer littérature avec ses contemporains expose à d’inconfortables moments durant lesquels le fossé qui nous sépare de notre prochain nous apparaît plus large et profond que la fosse des Mariannes.

    Il existe tout de même quelques romanciers non décédés qui méritent que vous vous intéressiez à leurs écrits, éternellement vivants : des écrivains qui n’ont pas abdiqué, des auteurs qui sont encore des hommes et non de falots homoncules juchés sur leurs certitudes post-modernes.

    L’écrivain et ses doubles

    Je n’avais réellement lu de Makine que son petit livre Cette France qu’on oublie d’aimer. Sans doute le plus court de sa bibliographie et à la marge de son œuvre romanesque, ce pamphlet en forme d’hommage délicat, érudit et clairvoyant témoignait en 2006 de la lucidité de l’auteur quant à la situation de notre pays : à la fois déclaration d’amour et cri brisé de Cassandre, les pages de cet ouvrage laissent un goût amer et quelques acouphènes, malgré l’optimisme final affiché[1]. Les réactions très contrastées qu’il suscita lors de sa sortie – notamment celles, outrées ou silencieuses, des clercs germanopratins et de leurs suiveurs thanatopraxiés – ne manquèrent pas de confirmer que l’auteur avait visé juste.

    Cette première lecture ayant suffisamment aiguisé l’envie, je me tournai alors vers son roman Le Testament français, publié en 1995, qui trônait dans une bibliothèque amie. Toutefois, lui ne me porta pas plus loin qu’une cinquantaine de pages, mais je me promets aujourd’hui d’y replonger bientôt.

    Même si Mauvaise Nouvelle a déjà accueilli Andreï Makine, à travers les lectures de Maximilien Friche (Le pays du lieutenant Schreiber) et de Murielle Lucie Clément (L’archipel d’une autre vie), les romans en question ont demeuré sur ma liste de livres à lire, sans que je les en déloge.

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  • "Le christianisme n'est pas là pour décorer !"

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro Vox :

    Jean-Pierre Denis: «Le christianisme n'est pas là pour décorer!»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un essai très intime, le directeur de la rédaction de La Vie plaide en faveur d'un catholicisme «attestataire» ; c'est-à-dire sans fausses pudeurs et prêt à renouer avec l'apostolat. Quitte à parler davantage de foi chrétienne, et un peu moins de politique ou de morale.

    Jean-Pierre Denis est «un catholique libéré»: dans son dernier essai*, il raconte comment il a peu à peu pris conscience que le discours de l'Église perdait parfois de vue l'essentiel. Si la culture chrétienne est selon lui indissociable de la culture française, il appelle toutefois les chrétiens à regarder davantage vers l'avenir que vers le passé. Devenus aujourd'hui minoritaires, affaiblis qui plus est par la terrible crise des abus sexuels dans l'Église, les croyants peinent parfois à trouver leur place dans une société qui paraît n'avoir plus besoin d'eux. Faux, répond le journaliste: si le christianisme s'attache à répondre aux questions les plus essentielles, alors le sens et l'espoir qu'il peut apporter aux hommes de son temps sont plus que jamais nécessaires. Et de joindre le geste à la parole, car dans un texte magnifiquement illustré par les peintures de François-Xavier de Boissoudy, le journaliste se fait aussi poète et propose une belle méditation du chemin de croix (éd. Corlevour, mars 2019).

    *Un catholique s'est échappé , éditions du Cerf, 192 p., 18 €.

     
    FIGAROVOX.- Votre livre s'ouvre sur des funérailles, celles de votre père. Après ce jour, vous décidez de ne plus taire votre foi: «j'ai retrouvé la parole», écrivez-vous. Par ailleurs, beaucoup de gens n'entrent plus dans les églises que pour l'enterrement de leurs proches: la mort est-elle le dernier lieu où la foi a encore son importance?

    Jean-Pierre DENIS.- Je me souviens en effet d'un vieux prêtre des Pyrénées qui m'avait dit un jour: «heureusement que les gens meurent encore, ça me permet de les voir!» Cela me semble logique: l'ensevelissement des morts et le culte qui leur est rendu sont la marque l'hominisation et de l'humanisation: l'homme est un animal spirituel qui accompagne vers le grand passage les défunts. La mort pose aujourd'hui encore à tous les hommes une question essentielle et existentielle, car en réalité elle les interroge sur le sens de la vie. Et la seule vraie question qui compte devient alors celle que m'a posée mon père sur son lit de mort: «quel est le chemin?» Le christianisme n'a pas à répondre à grand-chose d'autre! Quel est le chemin? Où est l'amour? Pourquoi la mort? Ce sont des questions toutes simples, mais l'Église touche le cœur des hommes quand elle y répond, bien plus que quand elle fait la morale ou qu'elle parle de politique. Non qu'elle ne doive pas le faire aussi ; mais ce n'est pas là qu'elle atteint le cœur des gens.

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  • Comment l'idéologie du genre débouche sur une augmentation des violences

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    De Michel Janva sur le site du Salon Beige :

    L’idéologie du genre ne peut qu’engendrer une augmentation des violences

    A l’invitation de Femina Europa et sous l’égide de Madame Anne Zaborska, députée slovaque, Esther Pivet, auteur d’un ouvrage sur le sujet, a décrypté la théorie du genre au Parlement européen :

    En France, depuis 2013 le HCE, Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, met en œuvre la théorie du genre sous couvert d’égalité entre les sexes.  Sauf qu’il ne s’agit pas, avec la théorie du genre, d’égalité mais d’indifférenciation.

    Esther Pivet nous livre une analyse très complète de la mise en œuvre de cette théorie par l’éducation nationale dans les établissements scolaires,  avec de nombreux exemples pris sur le vif, et ses conséquences sur la maternité.

    Ecouter la conférence 29 minutes sur youtube

    Au nom de l’égalité homme femme,  il faut éliminer les stéréotypes sexués et déconstruire les rôles sociaux, ce qui implique la parité dans toutes les sphères de la société (sauf la famille), la lutte contre les différences de traits psychologiques, de centre d’intérêts et de comportements entre l’H et la F ainsi que la promotion de l’inversion des codes culturels et des rôles sociaux : c’est la mise en œuvre de la théorie du genre qui ne veut pas dire son nom !

    Sous prétexte de venir en aide aux femmes victimes de violences on impose un modèle de personne humaine indéfini et autonome, déraciné de la réalité physiologique. La grossesse et la maternité sont dévalorisées. Avec le développement de la technique on laisse entendre que les femmes pourront enfin s’affranchir de la grossesse vue comme une contrainte.

    La négation et la tentative d’effacement des différences entre les hommes et les femmes ne peuvent qu’engendrer une augmentation des violences et des discriminations envers les femmes, en particulier les femmes enceintes et les mères.

    La réponse d’Esther Pivet  au fléau des violences faites aux femmes est claire : Non à l’égalité de genre qui brouille les identités masculines et féminines. Oui à l’égalité Hommes Femmes en dignité, Oui à une égalité qui respecte la complémentarité des sexes. Oui à une éducation de la jeunesse qui favorise l’accueil de la masculinité ou de la féminité, qui les invite à prendre soin de l’autre et à s’émerveiller devant leur différence si féconde !

  • Non, la science ne "tue" pas Dieu

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    Du site de "Sciences et Avenir" :

    Le physicien Marcelo Gleiser: "La science ne tue pas Dieu"

    Le prix Templeton, qui récompense chaque année une personnalité affirmant "la dimension spirituelle de la vie", a été attribué mardi au physicien théorique brésilien Marcelo Gleiser, qui s'acharne à démontrer que science et religion ne sont pas ennemies.

    Ce professeur de physique et d'astronomie, spécialisé en cosmologie, né à Rio de Janeiro il y a 60 ans et installé depuis 1986 aux Etats-Unis, ne croit pas en Dieu. Il est agnostique.

    "L'athéisme n'est pas compatible avec la méthode scientifique", a dit Marcelo Gleiser lundi à l'AFP depuis le Dartmouth College, l'université du New Hampshire où il enseigne depuis 1991. C'est "une croyance dans une non-croyance. Vous niez catégoriquement une chose contre laquelle vous n'avez aucune preuve".

    "Je garde l'esprit ouvert, car je comprends que la connaissance humaine est limitée", explique le scientifique.

    Le prix Templeton est financé par la fondation de feu John Templeton, un Américain presbytérien qui a fait fortune à Wall Street. Avec 1,1 million de livres britanniques, il est mieux doté de moitié que le Nobel. Desmond Tutu, le dalaï-lama, des philosophes, d'autres astrophysiciens et Alexandre Soljenitsyne l'ont reçu depuis 1973.

    Au fil de cinq ouvrages en anglais, dont un traduit en français, et de centaines d'articles de blog et de presse aux Etats-Unis et au Brésil, Marcelo Gleiser a décrit comment la science et la religion visaient chacune à répondre à des questions très similaires sur l'origine de l'univers et de la vie.

    "La première chose que vous voyez en ouvrant la Bible est une histoire de création", dit-il. Juifs, chrétiens, musulmans: quelle que soit la religion, "tout le monde veut savoir comment le monde est apparu".

    Cette curiosité fondamentale - scientifique ou religieuse - amène certes à des réponses différentes. La méthode scientifique est faite d'hypothèses réfutables, pas les religions.

    Mais "la science peut fournir des réponses jusqu'à un certain point seulement". Que sont le temps, la matière, l'énergie? Les réponses scientifiques ne sont valables que dans un cadre théorique.

    "C'est un problème connu en philosophie, celui de la première cause: on est coincés", dit Marcelo Gleiser, père de cinq enfants. "Nous devons avoir l'humilité d'accepter que nous sommes entourés de mystère".

    - "Arrogance" scientifique -

    Marcelo Gleiser est un grand vulgarisateur. Il a écrit sur le changement climatique, Einstein, les ouragans, les trous noirs, la conscience... Son credo est de retracer les liens entre la science et les humanités, dont la philosophie.

    Que pense-t-il de ceux qui croient que la Terre fut créée en sept jours?

    "Ils voient la science comme une ennemie car ils ont une vision obsolète où les scientifiques essaient de tuer Dieu" en tentant de résoudre le mystère des origines, dit-il, avant de répéter: "La science ne tue pas Dieu".

    Mais il accuse les "nouveaux athées" d'avoir fait du tort en creusant le fossé avec la religion, notamment le scientifique britannique Richard Dawkins (qui voulait faire arrêter le pape Benoît XVI pour la pédophilie dans l'Eglise) ou feu le journaliste Christopher Hitchens, qui critiquait Mère Teresa (par ailleurs la première à avoir reçu le prix Templeton).

    Pour Marcelo Gleiser, qui a grandi dans la communauté juive de Rio, la religion n'est pas qu'une croyance en Dieu, elle fournit un sentiment d'appartenance et d'identité. "Au moins la moitié du monde est comme ça".

    "Il est extrêmement arrogant de voir des scientifiques descendre de leur tour d'ivoire pour faire des déclarations qui ne prennent pas en compte l'importance sociale des systèmes de croyance", conclut Marcelo Gleiser.

    Il ajoute: "Quand des scientifiques célèbres expliquent que la cosmologie a tout expliqué des origines de l'univers, et qu'on n'a plus besoin de Dieu, c'est n'importe quoi. Nous n'avons rien expliqué du tout".

  • Par quels procédés sont exercés la surveillance et le contrôle de la parole dans le débat public ?

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    L'empire du correctivisme politique

    Dans L’Empire du politiquement correct, son dernier ouvrage, le sociologue québécois se demande qui s’est arrogé le droit d’affirmer qu’une opinion est acceptable dans l’espace médiatique. Figure de la vie intellectuelle québécoise, le sociologue Mathieu Bock-Côté est un observateur pénétrant des États-Unis comme de l’Europe, et tout particulièrement de la France, pays cher à son cœur. Chroniqueur au Figaro, auteur de plusieurs essais remarqués, en particulier Le Multiculturalisme comme religion politique (Éditions du Cerf, 2016), Mathieu Bock-Côté bâtit une œuvre consacrée, notamment, à réhabiliter l’idée nationale et un certain conservatisme. Dans son nouveau livre, L’Empire du politiquement correct (Éditions du Cerf), l’auteur affronte une question capitale : Par quels procédés sont exercés la surveillance et le contrôle de la parole dans le débat public ? Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet ouvrage, vaillante défense de la liberté de l’esprit.

    La puissance d’une orthodoxie

    S’il y a une pluralité de points de vue possibles au sein d’une société, ils se déploient néanmoins à partir d’une orthodoxie préalablement établie — on pourrait aussi parler du noyau idéologique du régime. Celui qui détermine les codes de la respectabilité structurant l’espace public et décide quels sont les grands interdits qui le fondent en plus de pouvoir en chasser ceux qui ne les respectent pas exerce l’hégémonie idéologique. […] Mais quand l’espace public semble trop en décalage avec les préoccupations populaires, la confiance dans le système politico-médiatique s’érode et le scepticisme prend sa place, quand ce n’est pas l’aversion. Nous en sommes là. Depuis un demi-siècle, environ, dans la plupart des sociétés occidentales, le système médiatique a peu à peu transformé la conversation démocratique en monologue progressiste. […] À cause de cela, des franges de plus en plus nombreuses de la population se sentent exclues du débat public. Souvent, elles s’identifient au peuple, et dénoncent l’avènement d’une oligarchie. À tout le moins, elles font le procès des élites, accusées de vivre dans une bulle, séparées du commun des mortels et ne désirant pas s’y mêler. La tentation naturelle de ceux qui se sentent rejetés de la vie politique et du discours public est d’y voir un déni de démocratie : qu’est-ce qu’une démocratie qui sélectionne à l’avance les options politiques qui pourront être débattues publiquement, qui accorde des certificats de respectabilité aux uns et des contraventions morales aux autres, en plus d’interdire certains sujets sensibles ?

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  • RCF : je signe pour une radio libre, porteuse de sens, accessible à tous les francophones

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    Pour une radio libre porteuse de sensaccessible à tous les francophones

    Vous aimez les bonnes nouvelles ? Vous souhaitez écouter un contenu positif, ouvert, de qualité et porteur de sens ? Vous voulez une radio libre et sans publicité? Soutenez RCF dans sa quête d’une diffusion plus large. Savez-vous que près de 4 millions de Belges francophones n’ont pas encore accès à RCF via leur poste de radioDonnez-leur accès en rejoignant les 150 grands signataires de la campagne sur www.RCFjeSigne.be

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    Dans le cadre du processus d’attributions des fréquences pour les 9 prochaines années, RCF a demandé au CSA :

    • Pour ses 3 radios locales, Bruxelles, Liège et Namur, le renouvellement des bandes FM et l’extension locale en DAB+.
    • Pour toucher 99% des Belges francophones, RCF postule pour 1 des 5 places disponibles pour une radio en DAB+ diffusant dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec la création de la nouvelle radio "1RCF" basée à Wavre.

    RCF enrichit le paysage radiophonique par des contenus culturellement positifs : 30% d’interviews; 15% de magazines, 10% de méditations et seulement 30% de musique, par rapport à 60% pour le paysage global. 

    Dans ce contexte, nous sollicitons votre soutien: en effet, les places sont comptées et nous avons besoin de tous ceux qui pensent que la pluralité des opinions, y compris religieuses, est essentielle dans notre démocratie. Ne laissons pas disparaitre RCF avec la fin progressive de la FM attendue vers 2025. Nous savons déjà que la FM sera arrêtée en Flandre en 2021, en la Suisse entre 2019 et 2024. L'avenir c'est le DAB+ et la radio par internet, aussi pour RCF.

    RCF est écoutée par 130.000 Belges francophones et portée par 200 bénévoles, une dizaine de salariés et financée uniquement par ses 5.000 donateurs. Cette campagne, c'est avant tout leur campagne.
    Pour une RCF ouverte, culturellement positive, porteuse de sens, une radio libre et non commerciale disponible pour 5 millions de Belges francophones, rejoignez les signataires !

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    Ajoutez votre nom à la liste des 150 grands signataires, et partagez la campagne à vos amis:

    1. Mgr Jean-Luc HUDSYN, Evêque auxiliaire du Brabant Wallon, référent pour les media, 1300 Wavre
    2. Colette NYS-MAZURE, Ecrivaine, conférencière et journaliste, 7503 Froyennes
    3. Edmond BLATTCHEN, Journaliste retraité, 4000 Liège
    4. Eric DOMB, Président Pairi Daiza, 7940 Brugelette
    5. Radouane ATTIYA, Assistant à l’ULiège, 4030 Liège
    6. Charles DELHEZ, Jésuite, enseignant à l’UNamur, curé de Blocry, Conseiller Spirituel national des Equipes Notre-Dame, 1348 Louvain-la-Neuve
    7. Yolande ILIANO, Ancienne présidente WCRP (World Conference on Religion and Peace), 1180 Bruxelles
    8. Peter ANNEGARN, Ancien président du conseil interdiocésain des laics, 1080 Buxelles
    9. Albert GUIGUI, Grand Rabbin de Bruxelles, 1050 Bruxelles
    10. Jean-Baptiste DE FRANSSU, Président de l’Istituto per le Opere di Religione, Vatican, 1150 Bruxelles
    11. Patrick DEBUCQUOIS, Secrétaire général de Caritas catholica., 1000 Bruxelles
    12. Hervé HASQUIN, Professeur et historien, 1030 Schaerbeek
    13. Vanessa MATZ, Députée fédérale CdH, 4920 Aywaille
    14. Michel DELLOYE, Entrepreneur et co-gérant de 1RCF FWB, 1050 Ixelles
    15. Bruno COLMANT, Professeur d'universités (UCLouvain et ULB), membre de l'Académie Royale de Belgique, 1200 Bruxelles
    16. Clotilde NYSSENS, Administratrice RCF bruxelles, 1090 Bruxelles
    17. Jean DE CODT, Magistrat, 1050 Woluwe-Saint-Pierre
    18. Etienne MICHEL, Directeur général Segec, 1150 Bruxelles
    19. Philippe LE HODEY, Président de KTO Belgique ASBL, 1150 Bruxelles
    20. Jean-Marc NAMOTTE, Secrétaire fédéral CSC Liège verviers- ostbelgien, 4020 Liège
    21. Marie-Christine ter HARK-d'URSEL, Criminologue et ancienne aumônière de prison, 1310 La Hulpe
    22. Mgr Jean-Pierre DELVILLE, Evêque de Liège, 4000 Liège
    23. Bernard FOCCROULLE, Musicien, 1150 Woluwe-Saint-Pierre
    24. Emmanuel CORNU, Avocat et Président des Grandes Conférences Catholiques, 1000 Bruxelles
    25. Olivier DE CLIPPELE, Parlementaire MR, 1050 Bruxelles

    Voir la liste des 150+ grands signataires

  • Liège (Saint-Jacques) 30 mars : les 7 dernières paroles du Christ en croix de Joseph Haydn

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