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Culture - Page 4

  • Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ?

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    De l'abbé Jean-Luc Maroy sur didoc.be :

    Dieu au cinéma

    Comment la question de Dieu est-elle traitée au cinéma ? On le pressent, Dieu ne se laisse pas capturer par l’image. Pourtant les histoires bibliques, la vie de Jésus, les faits de société, les enjeux de la vie morale, l’art lui-même, invitent à la production de films religieux qui tentent de rejoindre croyants et non-croyants dans leurs questionnements sur Dieu.

    Quelques points de repères historiques

    Si on regarde l’histoire du cinéma, pendant longtemps, les réalisateurs et producteurs présentent des films ou la dimension religieuse est naturelle, simple, en un temps où elle fait encore partie du quotidien des hommes. Elle imprègne le scénario, le jeu d’acteurs, et montre une société qui, du plus riche au plus pauvre, ne peut ignorer Dieu et les exigences de la vie morale. Les films de John Ford participent de ce courant. Dans Les raisins de la colère (1943), inspiré du roman de John Steinbeck, le réalisateur parvient à exprimer la dimension de la « grande âme du peuple », pauvre mais digne dans les épreuves.

    La Seconde Guerre mondiale va bouleverser la donne. Les années de privation et souffrance encouragent les films musicaux et de divertissement de qualité. Les années 1950 sont aussi celles des films historiques, du genre peplum, qui mettent en scène de grandes fresques bibliques, avec des moyens financiers considérables. Tout le monde a à l’esprit l’affiche du film des Dix commandements de Cecil B. De Mille (1956) avec Moïse (Charlton Heston), brandissant les Tables de la Loi pour les précipiter en bas de la montagne.

    Quelque chose est en train de se briser, c’est sûr, qui n’apparaîtra que plus tard : la Loi ne suffit pas, l’homme attend la grâce, et celle-ci n’arrive pas. Peut-être parce que Dieu, lui, attend la foi, qui naît du silence et de l’écoute, du repentir aussi sans doute… En attendant, mais on y reviendra, c’est « le vide » qui s’installe et Antonioni, au début des années 1960, l’a très bien évoqué avec L’Avventura (1960), La notte (1961), L’Eclisse (1962). La ruche bourdonnante de la société des Trente Glorieuses ne sait plus écouter, s’arrêter, prier… « On ne sait même plus prier » dira Alexandre dans Le Sacrifice de Tarkovski (1986). Fellini filme la « vanité », et les fêtes tourbillonnantes de la bourgeoisie romaine comme dans La dolce Vita (1960). Il faudra attendre les années 1980 pour voir surgir tout à coup nombre de films religieux comme Mission de Roland Joffé (1986), qui interroge la place de la religion dans la culture, l’histoire, la vie en société, et jusqu’au sens de la vocation...

    La figure de Jésus

    Les films qui mettent en scène Jésus ont une fortune variable ; qu’ils soient l’œuvre personnelle de cinéastes ou films controversés qui ne manquent pas de séduire (L’Evangile selon saint Matthieu de Pasolini, 1964 ; Jésus Christ superstar, de Norman Jewison, 1973) ou qu’ils correspondent davantage à une sensibilité religieuse populaire (Jésus de Nazarethde Zeffirelli, en 1977), aucun ne nie le mystère d’un homme en tous cas remarquable qui (au jugement du spectateur) pourrait être le Fils de Dieu. Il faudra attendre encore quelques années pour que la figure de Jésus soit actualisée avec des problématiques psychologiques, mais aussi sociales (Jésus de Serge Moati, 1999, inspiré du livre de Jacques Duquesne ou encore Son of Man de Mark Dornford, 2006). Des réalisateurs explorent alors « l’homme Jésus » au regard des progrès des sciences humaines mais en laissant parfois de côté sa nature divine. Ailleurs, nombre de personnages évoquent la figure du Christ, comme celui de John Coffey dans La ligne verte de Frank Darabont (1999), qui « absorbe » (et guérit) la souffrance des autres. Enfin, il y a aussi les relations de Jésus avec ses disciples avérés ou supposés, ce qu’évoque Risen de Kevin Reynolds (2016) ou Mary d’Abel Ferrara (2005).

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  • Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous"

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    Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous" 

    Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l'invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

    "A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel", explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : "ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m'appartenait plus du tout, c'est ça le vrai combat". 

    A propos des débats sur la bioéthique : "En étudiant la médecine, j'ai appris des questions d'internat, j'ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j'ai compris qu'il fallait que je soigne une personne". 

    Sur le projet de loi sur la PMA

    A propos de la PMA étendue à deux femmes : "Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d'avis (...) Il s'agit de définir deux sociétés, l'une basé sur l'individualisme où la clé, c'est l'autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s'accorder au désir des personnes? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation." 

    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : "J'assume absolument d'y être allé, j'étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j'ai dit aux gens j'y vais (...) Mais ce n'est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n'est pas notre rôle du tout"

  • Karl Marx ? Je l'ai bien connu ! Il a été le pire ennemi des pauvres

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    De Nicolas Lecaussin (Bogdan Calinescu) sur FigaroVox (LeFigaro.fr) :

    « Karl Marx ? Je l'ai bien connu !»

    FIGAROVOX/HUMEUR - Ce 5 mai 2018, l'auteur du Capital aurait soufflé deux cents bougies. Exaspéré par les admirateurs du théoricien du communisme, Nicolas Lecaussin explique que sa pensée a été démentie par les faits.

    Roumain devenu Français, Bogdan Calinescu a vécu, adolescent, la dictature de Ceausescu. Son père était par ailleurs un intellectuel dissident. Aujourd'hui, Bogdan Calinescu publie en France sous le pseudonyme de Nicolas Lecaussin et dirige un think-tank libéral, l'Institut de recherches économiques et fiscales (IREF). Il a écrit de nombreux ouvrages, dont «Au secours, ils veulent la peau du capitalisme» et «L'obsession antilibérale française».

    Je me souviens très bien des cours de socialisme scientifique qu'en Roumanie (comme dans les autres pays «frères») on devait suivre obligatoirement au lycée -et aussi à l'université. Ce cursus faisait partie de l'enseignement politique qui contribuait à notre endoctrinement. Ce qu'on nous apprenait, c'était la théorie marxiste-léniniste.

    À l'époque, j'étais très loin de réaliser que toutes ces inepties autour du matérialisme historique, de la lutte des classes, de la dictature du prolétariat ou de la fin du capitalisme avaient condamné des peuples entiers à la misère et à l'abêtissement, tout en obtenant en Occident l'adhésion de beaucoup d'intellectuels.

    Les bêtises qu'on nous débitait plusieurs fois par semaine au lycée étaient bien tirées de la pensée marxiste-léniniste, appliquée à la lettre dans la Roumanie communiste.

    Précisons que les bêtises qu'on nous débitait plusieurs fois par semaine étaient bien tirées de la pensée marxiste-léniniste, appliquée à la lettre dans la Roumanie communiste. Car, contrairement à ce qu'ont pu soutenir les nostalgiques du communisme après l'effondrement de celui-ci en 1989, les désastres et les massacres perpétrés par les communistes n'ont pas été des déviations ou des perversions d'une autre pensée , «pure» et «généreuse». Les thèses marxistes et léninistes contiennent bien les germes essentiels du désastre de l'économie planifiée et du totalitarisme communiste.

    D'ailleurs, en sortant de mes cours de socialisme scientifique, je pouvais constater de visu les succès concrets (la «praxis» chère à Marx) de cette idéologie: la misère, les pénuries, la dictature, la répression, etc. La société communiste a montré clairement l'échec du marxisme et le fait que Marx s'est complètement trompé. En imposant la fin de la propriété privée et la dissolution de l'individu dans la masse, il a posé les bases du totalitarisme moderne.

    En imposant la fin de la propriété privée et la dissolution de l'individu dans la masse, Marx a posé les bases du totalitarisme moderne.

    L'auteur du Manifeste ne cachait pas son admiration pour la Terreur et considérait que la société socialiste et l'homme nouveau devaient être imposés par la force. Grâce à son anticapitalisme, la misère s'est généralisée. Celui qui n'était jamais entré dans une usine a voulu la fin des classes et les dictatures communistes lui ont strictement obéi en instaurant le génocide de classe: l'extermination des koulaks, des intellectuels, des religieux et de tous les autres «ennemis du peuple».

    Grâce au marxisme mis en pratique, j'ai vu la fin des classes en Roumanie, certes, mais la création d'une autre: dominante, exclusive, celle des apparatchiks qui étaient «plus égaux que d'autres». Ceux qui avaient accès à des magasins qui m'étaient interdits. Ceux qui bénéficiaient de leur propre cantine au siège du Parti. La dictature du prolétariat s'était transformée en dictature du Parti et de son oligarchie.

    La criminalité du marxisme a fait ses preuves sur tous les continents où cette idéologie a été adoptée car seule une dictature peut la mettre en pratique. Les dizaines de millions de morts du communisme ont été victimes de la solution radicale que Marx avait sans ambiguïté indiquée.

    Et ce n'est pas tout. Il suffit de lire les textes. Marx veut se débarrasser de «ces peuplades moribondes, les Bohémiens, les Corinthiens, les Dalmates, etc…» . Engels demande l'extermination des Hongrois. La supériorité raciale des Blancs est une vérité «scientifique» pour Marx. Ludwig von Mises rapproche par ailleurs les dix mesures d'urgence préconisées par Marx dans le Manifeste du programme d'Hitler: «Huit sur dix de ces points ont été exécutés par les nazis avec une radicalité qui eût enchanté Marx», écrit l'économiste autrichien en 1944.

    Pourtant , Dieu merci, depuis la publication du Manifeste et du Capital, l'histoire a évolué de manière différente par rapport aux prophéties de Karl Marx. Le capitalisme ne s'est pas effondré et l'économie de marché est la seule qui fonctionne, la seule qui a émancipé et enrichi le «prolétariat».

    S'il avait été honnête, Marx lui-même aurait pu le constater de son vivant : les faits démentaient ses prophéties.

    S'il avait été honnête, Marx lui-même aurait pu le constater de son vivant. Entre 1818, date de sa naissance, et 1883, celle de sa mort, les salaires des ouvriers ont doublé et le PIB par habitant en Angleterre a été multiplié par trois! Aujourd'hui, la richesse moyenne d'un habitant de la Rhénanie (Marx est né à Trèves) est vingt fois supérieure à ce qu'elle était en 1818! Malgré les deux guerres mondiales, et grâce au capitalisme.

    Karl Marx s'est complètement trompé. Tout ce que son idéologie a laissé, là où elle a été appliquée, ce sont des champs de ruines et des cadavres.

  • Sans Dieu, les droits de l'homme s'effondrent; un texte inédit de Joseph Ratzinger

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    De Settimo Cielo traduit sur diakonos.be :

    Gloria a Dio perché sia pace in terra. Un livre inédit du Pape Benoît

    Le livre sera en vente à partir de ce 10 mai mais Settimo Cielo vous propose d’en découvrir les nouveautés les plus attendues : un texte de Joseph Ratzinger daté du 29 septembre 2014 et qui n’a encore jamais été publié avant aujourd’hui sur la question du fondement des droits humains, qui – écrit-il – sont ancrés dans la en un Dieu créateur ou ne sont pas.

    Il s’agit d’un texte d’une limpidité cristalline que Ratzinger a rédigé dans sa retraite vaticane, un an et demi après sa démission comme pape, pour commenter un livre – par la suite publié en 2015 sous le titre définitif « Diritti umani e cristianesimo. La Chiesa alla prova delle modernità » – de son ami Marcello Pera, philosophe de l’école libérale et ancien président du sénat italien.

    Dans son commentaire, le « pape émérite » analyse l’immixtion des droits de l’homme dans la pensée laïque et chrétienne de la deuxième moitié du vingtième siècle en tant qu’alternative aux dictatures totalitaires en tout genre, athées au islamiques. Et il explique pourquoi « dans ma prédication et dans mes écrits, j’ai toujours affirmé la centralité de la question de Dieu ».

    La raison est justement d’assurer aux droits de l’homme leur fondement de vérité, sans lequel les droits se multiplient jusqu’à s’autodétruire et l’homme finit par se nier lui-même.

    Le volume dans lequel va paraître ce texte, ainsi que d’autres textes de Ratzinger sur le lien entre foi et politique, est édité en Italie par Cantagalli :

    > Joseph Ratzinger-Benedetto XVI, « Liberare la libertà. Fede e politica nel terzo millennio », Pierluca Azzaro et Carlos Granados dir., préface du Pape François, Cantagalli, Sienne, 2018, pp. 208, 18 EUR.

    C’est le second d’une collection de sept volumes intitulés “Joseph Ratzinger – Textes choisis” sur les thèmes fondamentaux de la pensée de Ratzinger théologien évêque et pape, publiés en même temps en plusieurs langues et dans plusieurs pays : en Allemagne par Herder, en Espagne par BAC, en France par Parole et Silence, en Pologne par KUL et aux Etats-Unis par Ignatius Press.

    Les deux volumes parus à ce jour sont préfacés par le Pape François.

    Voici ci-dessous le texte inédit qui ouvre le second volume de la collection. Le sous-titre est l’original de Ratzinger en personne.

    Sans Dieu, les droits de l’homme s’effondrent (source)

    Éléments pour une discussion sur le livre de Marcello Pera « La Chiesa, i diritti umani e il distacco da Dio ».

    de Joseph Ratzinger

    Ce livre représente sans aucune doute un défi majeur pour la pensée contemporaine et aussi, particulièrement, pour l’Eglise et la théologie. Le hiatus entre les affirmations des papes du XIXè siècle et la nouvelle vision qui commence avec « Pacem in terris » est évidente et l’on a beaucoup débattu à ce sujet.  Elle se trouve aussi au cœur de l’opposition de Lefèbvre et de ses partisans contre le Concile.  Je ne me sens pas en mesure de fournir une réponse claire à la problématique soulevée par votre livre ; je me limiterai donc à faire quelques remarques qui, à mon sens, pourraient être importantes pour une discussion ultérieure.

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  • Un homme nommé Jésus : un numéro exceptionnel de "Secrets d'histoire"

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    Une émission patchwork où se côtoient le pire et le meilleur, où l'on refuse de croire ce que disent les évangiles mais où il faudrait admettre des hypothèses et des conjectures tout à fait hasardeuses... Intéressant parfois, irritant souvent, à prendre avec des pincettes.

  • La famille face au totalitarisme

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    La Famille et le Totalitarisme - par Michael O'Brien (source)

    La canonisation du Pape Saint Jean-Paul II a généré une conscience renouvelée du don phénoménal qu'il fut pour notre temps et pour les générations à venir. On a beaucoup écrit sur son implication dans le passage de l'Église postconciliaire vers une intégration appropriée des documents du Concile, de son rôle dans la chute de l'empire soviétique, et de ses nombreuses initiatives pour lancer l'ère de la Nouvelle Évangélisation. En outre, son enseignement sur la « théologie du corps » est devenu une pierre angulaire dans notre compréhension de la sexualité humaine dans le dessein de Dieu pour l'humanité. Peu connu aujourd'hui est, cependant, le contexte plus large de ses enseignements sur le mariage et la famille, malgré le fait qu'aucun autre pontificat avant ou depuis le sien nous ait donné un enseignement aussi riche et continu sur ces sujets.

    Source : StudiObrien, titre original : « The Family and Totalitarianism »

    Traduction "Pierre et les Loups".

    Dans son encyclique de 1981 sur le rôle de la famille chrétienne dans le monde moderne, Familiaris Consortio, Jean-Paul II a souligné qu'à ce moment de l'histoire, la famille est l'objet de nombreuses forces qui cherchent à la détruire ou à déformer son identité. Dans ce document et de nombreux autres, il a enseigné avec insistance que l'avenir même de la civilisation dépend de notre défense des droits de la famille. Il avertit que chaque fois que ceux-ci sont violés, y compris lors de tentatives de réhabilitation d'une société en crise, l'hostilité envers la famille peut évoluer vers des actes d'agression manifeste ; la société « l'attaque violemment dans ses valeurs et dans ses exigences fondamentales ... C'est pourquoi l'Eglise prend ouvertement et avec vigueur la défense des droits de la famille contre les usurpations intolérables de la société et de l'Etat. » (FC n° 46)

    Dans son Exhortation Apostolique de 1988 sur les laïcs, Christifideles Laici, il écrit :

    « Berceau de la vie et de l'amour, dans lequel l'homme "naît" et "grandit", la famille est la cellule fondamentale de la société. A cette communauté, il faut réserver une sollicitude privilégiée, chaque fois surtout que l'égoïsme humain, les campagnes contre la natalité, et aussi les conditions de pauvreté et de misère physique, culturelle et morale, et encore la mentalité de recherche du plaisir et de course à la consommation, tarissent les sources de la vie, pendant que les idéologies et différents systèmes ... s'attaquent à la fonction éducative propre à la famille... La famille pourra et devra exiger de tous, et d'abord des autorités publiques, le respect de ses droits qui, en sauvant la famille, sauvent la société elle-même. »

    - PAPE JEAN-PAUL II, Christifideles Laici, n° 40

    Dans son encyclique publiée en 1993, La Splendeur de la Vérité, il a averti une fois encore sur le fait que malgré « la chute des idéologies qui liaient la politique à une conception totalitaire du monde — la première d'entre elles étant le marxisme —, un risque non moins grave apparaît aujourd'hui à cause de la négation des droits fondamentaux de la personne humaine et à cause de l'absorption dans le cadre politique de l'aspiration religieuse qui réside dans le coeur de tout être humain »

    « C'est le risque de l'alliance entre la démocratie et le relativisme éthique qui retire à la convivialité civile toute référence morale sûre et la prive, plus radicalement, de l'acceptation de la vérité. En effet, "s'il n'existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l'action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire." »

    - PAPE JEAN-PAUL II, Centesimus Annus, 1991, n° 46 ; cité dans Veritatis Splendor, n° 101).

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  • Ecrans belges : "Jésus, l'enquête ? Ca continue !

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    "Jésus, l'enquête" ? Ca continue !

    Reportages sur les 4 premières projections & débats

    "Bien documenté", "Une belle histoire d'amour", "Un très beau témoignage"

    Les 4 premières projections suivies d'échange-débats à LLN, BXL, Tournai et Mons ont été SOLD-OUT, même après avoir basculé les projections dans les plus grandes salles des multiplexes qui nous accueillaient: 260 au Cinescope de LLN, 107 au CineAventure BXL, 307 à Imagix Mons et 339 à Imagix Tournai. Nous présentons nos excuses à celles et ceux qui n'ont pas pu obtenir de places mais il reste 4 avant-premières et une double bonne nouvelle.

    Regardez les 2 reportage et les impressions récoltées à LLN / BXL d'une part et d'autre part à TOURNAI / MONS :

    La double bonne nouvelle

    • Nouvelles séances à BXL en Version Originale Sous-Titrée en français ("VO ST.FR") au www.cinema-aventure.be, dont ce dimanche 6 à 19h10
    • Nouvelles séances à Tournai et Mons : 4 séances supplémentaires en Version Française: dimanches 6 et 13 mai à 14h30 à Mons et Tournai en parallèle. Tickets sur www.imagix.be

    Prochainement:

    Anticiper le nombre de places nécessaires n'est pas aisé pour SAJE Films car plus de 50% des billets semblent se vendre dans les 3 derniers jours. C'est chaud et tant mieux, non ?
    - Théâtre de Liège ce mardi 8 (nous venons de basculer de la salle de 145 places sold-out depuis 5 jours à la grande salle de 450 places, et déjà 176 billets) 
    Trocadéro Liège ce mercredi 9 mai (233 places déjà vendues sur 500 places) 
    - Namur ce lundi 14 mai (salle déjà sold-out et nous finalisons le basculement dans une salle plus grande, la billeterie va ré-ouvrir)
    - et La Louvière le dimanche 27 mai 18h00
    >> Tickets: https://www.sajedistribution.be/billeterie/

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  • Dans le cadre de la Fête de l’Orgue 2018 à Liège (4-21 mai)

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    CHAPELLE DE BAVIÈRE

    JEUDI 10 MAI A 15h00 et 17h00

    Accès exceptionnel:

    Visite guidée suivie d'un concert :

    BACH, PURCELL, BABOU, CHAUMONT…

    Jean-Marie Verdière, présentation de la chapelle

    Muriel Bruno, soprano • Éric Mairlot, orgue

    PAF libre

    inscription préalable requise :

    tous les jours de 10 h à 11 h

    portable 0476 40 87 82 

    courriel : asblliegelesorgues@gmail.com

    En 1894, lors du transfert de l'hôpital de Bavière au boulevard de la Constitution, la Chapelle Notre-Dame (1606) fut reconstruite par l'architecte Demany. Dédiée à saint Augustin et classée depuis 1990, c’est une réplique exacte de l'ancienne chapelle. La majorité des éléments intérieurs sont anciens (mobilier, escalier en marbre, tribune, orgue…). Georges Simenon y fut enfant de choeur et les funérailles de sa mère y eurent lieu le 8 décembre 1970. L’orgue est un beau spécimen de l’âge d’or classique liégeois. Accès exceptionnel !

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    JPSC

  • Mai 68 : sous les pavés, l'Esprit ?

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    Du site de l'hebdomadaire "La Nef" :

    Mai 68 : Sous les pavé, l’Esprit

    Gérard Leclerc, éditorialiste à France Catholique et Radio Notre-Dame, fin analyste de la vie des idées, vient de publier un essai original sur Mai 68, dont il nous parle ici.

    La Nef – Comment résumeriez- vous en quelques mots le phénomène mai 1968 ?

    Gérard Leclerc – On fait bien de parler de phénomène, car Mai 1968 est d’une essence très particulière. À tel point qu’il a surpris même ses initiateurs. À l’origine, ce sont quelques groupuscules d’extrême gauche qui lancent l’agitation, à Nanterre et au Quartier latin. Mais l’affaire prend une ampleur inattendue, au point de provoquer une mobilisation de génération. On peut parler avec le regretté Paul Yonnet de « peuple adolescent » qui se révolte contre l’ordre établi, sans trop savoir le but qu’il poursuit. Les gauchistes révolutionnaires classiques comme les trotskistes veulent réitérer la révolution léniniste de 1917, mais rien ne marche comme ils l’attendent. On va s’apercevoir que d’une révolution politique on est passé à une révolution culturelle dont le contenu va se préciser dans la décennie soixante-dix.

    Vous montrez que Mai 1968 a paradoxalement renforcé le capitalisme moderne : pourriez-vous nous expliquer par quel mécanisme ?

    Dès lors qu’une révolution de type communiste n’est plus possible et que c’est une révolution des mœurs qui s’amorce, on va s’apercevoir que c’est l’économie libérale qui s’accorde le mieux avec la sollicitation des désirs. La publicité va d’ailleurs s’emparer de cette thématique au service de la consommation. Un auteur libéral comme Jean-François Revel avait perçu presque sur-le-champ que la révolution envisagée trouvait son terrain d’élection aux États-Unis d’Amérique et sûrement pas dans la Russie soviétique. D’ailleurs il est remarquable que la plupart des révolutionnaires de 68 se transformeront en cadres performants de l’économie libérale. L’évolution d’un journal comme Libération est significative de cette mutation. À l’origine, Serge July et ses camarades avaient créé un brûlot révolutionnaire d’une extrême violence. Rapidement Libé se ralliera au libéralisme politique et économique. On peut dire la même chose de Daniel Cohn Bendit, figure symbolique de 68, qui suivra la même évolution.

    Vous évoquez à plusieurs reprises un « basculement anthropologique », avec un changement d’attitude devant la vie, ainsi que la « rupture » des années 1964-1969 telle que Chaunu l’avait analysée très tôt, responsable de la chute de la pratique et de la fécondité : que sont ce basculement et cette rupture, et leurs conséquences ?

    Ce basculement anthropologique explique 68, il le précède. Le « peuple adolescent » en exprimera le sens, mais il a été lui-même forgé par les transformations imposées par la société industrielle au stade des Trente Glorieuses. Il va abandonner les références des générations précédentes, celles de la guerre et de la reconstruction. Que ces références soient de gauche ou de droite, elles se distinguaient par un caractère commun, de type sacrificiel. On se sacrifiait pour la patrie ou pour la révolution. Il n’est plus question de se sacrifier et d’assumer, par exemple, la continuité démographique qui avait permis le baby-boom. Le grand historien qu’était Pierre Chaunu avait signalé un changement fondamental des « attitudes devant la vie » qui se traduisait statistiquement par la baisse du nombre des mariages et plus encore par un affaissement démographique. Pierre Chaunu avait même parlé de « peste blanche » à propos de la diffusion massive des contraceptifs qui allait provoquer en Europe un véritable hiver démographique.

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  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège: de l’univers baroque aux voix du plain-chant

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    Concert le vendredi 4 mai 2018 à 20h00 

    Visitez le monde de Jean-Sébastien Bach :

    Le vendredi 4 mai 2018 à 20h00, le Quatuor instrumental Darius, le Choeur de Chambre Praeludium et Patrick Wilwerth (orgue et direction) vous feront visiter le monde de Jean-Sébastien Bach, ses maîtres et ses disciples. Au programme, Bach, Krebs, Kuhnau, Zelenka, Buxtehude,Graupner…

    concert st sacrement 4 mai 2018 flyers 4 mai 19.jpg

    Internet : http://www.praeludium.be / P.A.F. 10€ (pas de réservation) /

    Tel. 0495 79 80 38

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2018/04/09/eglise-du-saint-sacrement-a-liege-le-vendredi-4-mai-a-20h-vi-6041939.html

     

    Messe du premier dimanche du mois, le 6 mai 2018 à 10h00 :

    Plain-chant et Trio instrumental (orgue, violon et violoncelle)

    Le dimanche 6 mai prochain,  5e après Pâques, l’église du Saint-Sacrement  offrira aussi à 10 heures une célébration la messe particulièrement soignée sur le plan musical avec le concours de l’Ensemble instrumental Darius (Anne-Sylvie Primo, violon, Florence Bailly, violoncelle et Patrick Wilwerth, orgue positif) qui jouera des extraits d’oeuvres de Georg Friedrich Haëndel,  Antonio Vivaldi et Astor Piazzola. Le plain-chantModifier de la messe « vocem jucunditatis », dédié au thème de la joie pascale, sera assuré par la Schola du Saint-Sacrement. 

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_mai2018.jpg

    Plus de renseignements : tel 04 344 10 89  ou email : sursumcorda@skynet.be

    Extraits musicaux sur le site web :

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2018/04/23/eglise-du-saint-sacrement-a-liege-joie-pascale-pour-premier-6045863.html

     JPSC

  • Libres propos sur l’emploi des langues dans la liturgie

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    -missel-romain-1962-leglise-Saint-Sulpice-Paris_0_1400_939.jpgQue la langue du culte se distingue de celle de la vie courante est un phénomène sinon universel, du moins largement répandu dans beaucoup de liturgies.

    Cela était déjà vrai dans l’Antiquité païenne : à Rome, du temps d’Auguste, des collèges sacerdotaux comme les danseurs saliens ou les frères arvales conservaient pieusement des « carmina » dans une langue devenue archaïque. On ne les chantait pas moins. A la même époque, dans les synagogues juives, la Loi était lue en hébreu, langue alors tombée en désuétude, quitte à être traduite ou expliquée en araméen ou en grec. Jusqu’à un certain point cela reste encore vrai de nos jours dans l’orthodoxie, avec l’usage du slavon ou du grec ancien, et dans le catholicisme occidental avec le latin dont le concile Vatican II pose en principe que, sauf cas particuliers,  l’usage sera conservé dans les rites (constitution « sacrosanctum concilium », art. 36. 1).

    Mais pourquoi ? Par tendance, une liturgie est normalement conservatrice. Parce qu’elle est le lieu de la vérité qui ne varie pas. Modifier le rite, a fortiori la langue qui en est le caractère le plus marquant, pose la question du respect du sens, de la fidélité, dans un domaine par hypothèse délicat : celui de l’acte qui, dans le culte chrétien en tout cas, relie à l’absolu de Dieu. C’est une première explication mais, s’agissant du latin, il y en a d’autres, liées au contexte historique et, d’une manière générale, à la culture catholique.

    Des premiers temps à l’époque patristique

    Au fond, dans la liturgie chrétienne, les « distanciements » du langage quotidien ont existé dès l’origine. Lorsque le Christ institue l’Eucharistie au soir du Jeudi Saint, il le fait dans le contexte d’un rite juif, en araméen sans doute mais encadré par des psaumes hébraïques, c’est-à-dire dans une langue morte depuis le retour de l’exil à Babylone (538 av. J.-C.).

    Gagnant l’empire romain, le christianisme célébrera d’abord en grec : parce que celui-ci est  accessible aux nouveaux convertis, alors issus en majorité de la partie orientale de l’empire? Peut-être, mais surtout parce que le grec est, à la mesure du monde hellénistique, la langue de culture universelle susceptible d’exprimer avec exactitude la foi et les raisons de croire, mieux qu’aucun des dialectes de la Romania.  Depuis le IIe siècle avant notre ère, cette langue y exerce en effet une emprise intellectuelle que ne diminue pas l’éclat de la littérature latine dans les siècles suivants : à l’époque de Virgile et de Cicéron, de la bouche des maîtres d’école, les enfants des citoyens de Rome apprennent d’abord le grec. Et, cent ans avant le Christ, à Alexandrie, les savants juifs ont aussi achevé un tour de force : transposer en grec les concepts de la bible hébraïque. C’est la version dite « des Septante », un nouveau passage de la mer rouge, en quelque sorte : passage décisif, providentiel, qui ouvre la voie de la fusion ultérieure du message chrétien, de forme originairement sémitique, dans la pensée hellénique.

    A ces titres, le grec s’imposa aussi comme langue liturgique, même dans l’Occident latin, jusqu’au IVe siècle en tout cas. Est-ce à dire qu’il y fut compris de tous ? Sûrement pas. A Lyon, en 250 de notre ère, saint Irénée célébrait en grec, même s’il a dû prêcher en latin ou en celte dans la campagne gauloise. Et, à Rome vers 375, le pseudo-Ambroise (Ambrosiaster) parle encore des Latins qui, à la messe, chantent en grec sans comprendre : mais, peu importe, ajoute-t-il, car l’Esprit-Saint sait ce que demande l’âme chrétienne.

    Des temps barbares à celui des cathédrales

    Alors qu’au Ve siècle l’empire romain d’Occident se sépare de son homologue oriental et s’effondre sous le coup des grandes invasions, le latin triomphe paradoxalement sur ses décombres comme unique langue de culture, au détriment du grec (1) et la liturgie s’y latinise, mais peu à peu : en fait, du IVe au VIIIe siècle, le culte en Occident est encore bilingue, avec même un retour offensif du grec au VIIIe siècle.

    La question d’une célébration du culte en langues « barbares » ne s’y est jamais posée (2).  Sans doute, dans ce qui deviendra l’Empire byzantin, les Orientaux avaient-ils pu adopter leurs langues particulières comme langues liturgiques, parce que chaque peuple y possédait une écriture, une littérature cultivée, souvent plus ancienne que le grec. Mais, rien de tel en Occident : les peuplades anarchiques qui s’y implantèrent alors en masse sont largement analphabètes, sans passé historique ni langues abouties. Avec celui du pullulement des schismes orientaux s’opposant les uns aux autres, ce spectacle confus servit aussi de repoussoir, confortant la prévalence du latin comme langue de l’Eglise d’Occident et ciment de son unité, doctrinale comme disciplinaire.

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  • Bruxelles (La Cambre), 3 mai : le Messie de Händel

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