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Culture - Page 4

  • Quand Disney plonge les enfants dans les délices de la famille homoparentale...

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    Via CitizenGo :

    Cela devait arriver et... c'est arrivé. 

    Disney vient de lancer son premier dessin animé racontant les aventures d'une famille dont les enfants ont "la chance" d'avoir deux mamans et pas de papa...

  • Dernières nouvelles de l'homme (et de la femme aussi) : chroniques d'une disparition annoncée

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    De Benjamin Fayet sur Aleteia.org :

    Fabrice Hadjadj : « Être humain, c’est se tourner vers le mystère de Dieu ou vers la vie sexuelle des mouches »

    Le philosophe Fabrice Hadjadj publie aux éditions Tallandier, "Dernières nouvelles de l'homme (et de la femme aussi) : chroniques d'une disparition annoncée". Dans cette compilation de deux années de chroniques pour la revue italienne Avvenire, également publiés en France par la revue Limite, il s'attaque avec son style enlevé et plein d'humour aux dogmes du progrès, du technicisme et du consumérisme.

    Aleteia : L’emprise technologique au cœur de la réflexion de votre livre est-elle la principale raison de l’effondrement spirituel de notre monde ?

    Fabrice Hadjadj : Elle est plutôt la cause d’un effondrement charnel : nous nous voyons de plus en plus comme des individualités libres indépendantes du corps donné par la naissance. Voilà pourquoi nous pouvons passer nos journées tassés sur un siège à regarder des écrans, réduire notre intelligence à des algorithmes qui n’ont plus rien à voir avec l’activité de nos mains, fantasmer le transfert de notre conscience sur des « supports non-biologiques ». Votre question elle-même est marquée par cet état des choses. Elle présuppose que l’essentiel est du côté du spirituel. Mais que faut-il entendre par « spirituel », catégorie moderne et fourre-tout ? Le démon n’est-il pas lui-même un esprit – un pur esprit impur, pour ainsi dire ? Et le Verbe, au contraire, ne s’est-il pas fait chair, de sorte que depuis l’Ascension, la chair, dans son animalité même, est devenue une réalité invisible et divine ?

    Le christianisme est peut-être une spiritualité, mais c’est alors une spiritualité de l’Incarnation. Insister trop sur le spirituel, en oubliant la chair, c’est conforter à la fois l’hybridation de l’homme avec la machine, mais aussi la rupture de l’homme avec les autres vivants. C’est être encore sous l’influence du paradigme technocratique, sans s’en apercevoir.

    Car ce paradigme affecte aussi notre rapport au religieux : qu’il s’agisse de la mindfulness, où la méditation s’éloigne de la prière pour devenir une technique de bien-être ; du jihadisme où l’on prétend atteindre le paradis en appuyant sur un détonateur ; ou même de ce mélange de psychologisme et de pseudo-pentecôtisme où l’Esprit saint ressemble à un logiciel qui se télécharge quasi instantanément et vous confère le repos ; dans tous ces cas, on reste dans une mentalité technologique, où l’on a perdu la patience propre à la culture — cette lenteur de la pousse des plantes, que Jésus propose comme la bonne vitesse, dans la parabole du semeur.

    Cette dénonciation du paradigme technocratique semble s’harmoniser parfaitement avec l’encyclique Laudato Si’ du pape François. Est-il pour vous une source d’inspiration et a-t-il joué un rôle dans votre évolution intellectuelle au cours de ces deux années de chroniques hebdomadaires ?

    Lire la suite sur aleteia.org

    Dernières nouvelles de l’homme (et de la femme aussi) : chroniques d’une disparition annoncée, par Fabrice Hadjadj, Tallandier, octobre 2017, 336 p., 18, 90 euros.

  • Un hommage vibrant du cardinal Sarah au grégorien et à la liturgie

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Hommage vibrant du cardinal Sarah au grégorien et à la liturgie

    Rédigé par Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements. le  dans Religion

    Hommage vibrant du cardinal Sarah au grégorien et à la liturgie

    Card. Robert Sarah

    Pour le Jubilé d'or à Praglia (Italie) fêtant les 50 ans de fondation de l'Association Saint-Benoit Patron de l'Europe, le Cardinal Robert Sarah a rappelé le lien étroit entre les racines chrétiennes de l'Europe et la liturgie. Dans son propos, le cardinal a rappelé la place importante du latin et du grégorien, chez les bénédictins, mais aussi chez tous les catholiques. Il voit en effet dans ces deux composants la matrice de la liturgie. Pour le cardianl Sarah, le grégorien en tant que chant liturgique par excellence, est le plus à même de faire le lien entre le monde visible et invisible et ainsi de nous permettre de rentrer dans l'extase chrétienne, seule vraie extase, possible uniquement, dit-il, en présence de la croix. 

    Message à l’Association Saint-Benoît Patron de l’Europe à l’occasion de son Jubilé d’or (50 ans de fondation)

    Je suis heureux de saluer toutes les personnes, originaires de divers pays européens, qui participent au Congrès de l’Association Saint Benoît Patron de l’Europe, dans cette magnifique abbaye bénédictine de Praglia, à l’occasion de son Jubilé d’or. En effet, c’est en 1967, il y a tout juste cinquante ans, que votre Association a été fondée à la suite de la proclamation, par le Bienheureux Pape Paul VI, de saint Benoît de Nursie, le « Père » du monachisme en Occident, Saint Patron de l’Europe, le 24 octobre 1964 (1). Les fondateurs de votre Association s’étaient sentis particulièrement concernés par l’appel lancé par le Souverain Pontife depuis l’abbaye du Mont Cassin, symbole du déchirement, puis de la réconciliation des nations qui constituent l’Europe: « Notre vieille société », avait dit Paul VI, « a tellement besoin de puiser dans ses racines chrétiennes une vigueur et une splendeur nouvelles, dont elle est redevable en si grande partie à saint Benoît qui les a alimentées de son esprit » (2), L’objectif principal de l’Association Saint-Benoît Patron de l ‘Europe consiste donc à promouvoir et à diffuser la culture chrétienne dans une Europe spirituellement unie par la foi en Jésus Christ, Rédempteur de l’humanité. Il n’est donc pas étonnant que, dès les premières heures de la vie de votre Association, le Très Révérend Père Abbé de Notre-Dame de Fontgombault, Dom Jean Roy, vous ait assuré de son soutien spirituel et de sa protection paternelle, une résolution courageuse et une attitude bienveillante, qui ne se sont jamais démenties par la suite sous ses successeurs: le Père Abbé émérite Dom Antoine Forgeot, qui honora de sa présence toutes vos rencontres importantes, et maintenant le Père Abbé Don Jean Pateau, que je salue très cordialement, de même que le Père Abbé de Notre-Dame de Triors, Dom Hervé Courau, qui vous a lu le message de Dom Forgeot.

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  • Le centième anniversaire de la mort de Léon Bloy

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    De Mélinée Le Priol sur le site du quotidien La Croix (3 novembre) :

    Qui sont les catholiques qui lisent Léon Bloy aujourd’hui ?

    Léon Bloy, pamphlétaire catholique et écrivain mystique, est mort il y a tout juste un siècle, le 3 novembre 1917.

    Peu connu du grand public, il reste un auteur important pour de nombreux convertis au catholicisme et certains milieux catholiques de droite.

    « Celui qui ne prie pas Dieu prie le diable. » Le 14 mars 2013, lors de sa toute première homélie pontificale, le pape François fraîchement élu cite un auteur français mal connu, sinon tout à fait ignoré du grand public actuel : Léon Bloy (1846-1917). Cette référence à un écrivain aussi virulent et tempétueux n’a pas manqué de surprendre, notamment les milieux catholiques.

    À LIRE : Léon Bloy : cent ans après sa mort, le salut par les livres

    Il faut dire que Léon Bloy, converti à l’âge de 23 ans au contact de l’écrivain chrétien Jules Barbey d’Aurevilly, nourrissait pour les bourgeois et les chrétiens « tièdes » de son temps une haine féroce. Venu du socialisme révolutionnaire et de l’anticléricalisme, ce « prophète des pauvres » reprochait notamment au clergé sa complicité avec la bourgeoisie. Détesté des croyants comme des incroyants, il sera qualifié d’anarchiste de droite.

    Son œuvre furieuse, brûlante, inquiète du naufrage spirituel d’une société en voie de sécularisation, continue d’influencer certains milieux catholiques de droite, et notamment la droite royaliste.

    L’auteur des convertis ?

    « Quand on a envie d’en découdre avec le monde moderne, Léon Bloy est le polémiste idéal », soutient pour sa part Paul Piccarreta, directeur de la revue Limite, qui, sans se reconnaître dans les rangs de cette droite catholique, compte cet auteur parmi ses pamphlétaires préférés. Lui-même converti, il se sent aussi proche d’autres écrivains catholiques convertis du XIXe siècle, comme Jules Barbey d’Aurevilly ou Charles Péguy.

    À LIRE : Quand des chrétiens racontent leur conversion

    « Je crois que Léon Bloy continue aujourd’hui d’accompagner de nombreux catholiques dans leur conversion », ajoute Paul Piccarreta, qui voit dans cette figure un auteur de jeunesse, « à lire à 20 ans ». « Il vous introduit dans un univers dramatique, assez jobien (propre au personnage biblique Job, NDLR.), qui tient du cri vers Dieu. C’est un rapport à Dieu en perpétuelle tension. »

    Un « aliment spirituel vivifiant »

    La foi violente et lumineuse de Léon Bloy lui a permis de susciter de nombreuses conversions au catholicisme parmi les intellectuels de son temps, à commencer par Jacques Maritain et son épouse Raïssa, dont il fut le parrain de baptême. Il fut aussi admiré par les écrivains Paul Claudel et Georges Bernanos.

    Pour Pierre Glaudes, auteur d’un ouvrage récent sur cette figure (1), Léon Bloy reste d’une « actualité persistante » et peut être « aliment spirituel vivifiant »pour les catholiques d’aujourd’hui. « Mais Bloy n’est pas un théologien, précise-t-il, c’est un écrivain, un homme qui parle par analogie, qui joue avec les ressources de la fiction et qui donne à penser de cette façon. »

    Mélinée Le Priol

    (1) Léon Bloy, la littérature et la Bible, Les Belles Lettres, 464 p., 35 €.

  • Ploërmel : quand le laïcisme sape la laïcité

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    De Samuel Pruvot sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Mgr Centène : « À Ploërmel, le laïcisme sape la laïcité ! »

    L’évêque de Vannes, Mgr Raymond Centène, revient sur l’affaire de la croix de Ploërmel pour tirer au clair un imbroglio juridique qui cache mal une opposition anticléricale d’un autre âge. Il déplore un laïcisme qui sape la laïcité issue du christianisme. 

    La décision du Conseil d’Etat est-elle cohérente par rapport à la loi 1905 ?

    La décision du Conseil d’Etat applique strictement la loi de 1905 qui interdit d’ériger des signes religieux dans les lieux publics. On est d’accord ou pas avec cette loi mais c’est la loi. Comme disaient les Romains : « dura lex sed lex » (la loi est dure mais c’est la loi). Les signes religieux érigés avant 1905 sont conservés, c’est pourquoi en Bretagne il y a des calvaires en tous lieux - y compris à Ploërmel.

    Dans cette affaire, le Conseil d’Etat semble avoir oublié le code de la propriété littéraire et artistique. Le grand public ignore souvent ce fait. Ce code indique clairement qu’on ne peut porter atteinte à l’intégrité d’une œuvre d’art sans l’accord explicite de l’artiste. En le faisant, la mairie s’exposerait à des poursuites judiciaires de la part de l’artiste. La loi de 1905, présentée comme un grand principe de la République, n’est pas supérieure dans la hiérarchie des normes juridiques au principe de propriété artistique... car ce droit est confirmé par tous les traités internationaux, notamment le traité de Berne. Le fait que le sculpteur soit étranger et que le monument dans son intégralité ait été conçu et réalisé en Russie renforce sa position. Ce dernier peut faire tierce opposition à l’arrêt du Conseil d’Etat qui contrevient au droit inaliénable et imprescriptible de l’artiste à voir son œuvre respectée.

    Que peut faire l’évêché en l’état ?

    Je ne peux légalement entrer dans cette affaire. Certains reprochent à l’évêché de ne rien faire... Mais, techniquement, l’évêché n’est pas « partie » à cette instance. Cela veut dire que l’évêque n’a aucun moyen d’agir juridiquement. Ce qui pose problème, ce n’est pas tant la croix qui surplombe la statue que le lieu où elle est érigée. Si on cherche une issue, il faut déplacer la statue sur un autre terrain ou bien changer la nature juridique du terrain public où elle se trouve. En clair : vendre ce terrain à une personne privée.

    En attendant les solutions à venir, on a l’impression que cette campagne contre la statue de Jean-Paul II n’est pas exempte de mauvaise foi…

    Sur Ploërmel, une commune d’une dizaine de milliers d’habitants, l’opposition se résume à deux personnes… Ces opposants sont les mêmes depuis le départ. On s’appuie ici sur des arguties juridiques pour lutter contre l’Eglise. On dirait que ceux qui s’en prennent à la statue reprochent à Jean-Paul II d’avoir existé et à l’Eglise catholique tout court d’exister !

    Pourquoi cette tension autour d’une statue de Jean-Paul II ?

    Cette affaire cristallise beaucoup de choses car il y a en France une grande inquiétude autour de l’identité et de l’appartenance religieuse. Beaucoup de Français se sentent menacés dans leur identité c’est pourquoi cette affaire est devenue un symbole qui agite les réseaux sociaux. Le plus douloureux, c’est que la Croix a vocation à rassembler les hommes, comme le dit l’Ecriture, et non à les diviser. Jésus a donné sa vie pour rassembler les enfants de Dieu dispersés... Autant qu’un signe d’identité culturelle, la Croix est un signe d’unité.

    En quoi le christianisme peut-il faire bon ménage avec la laïcité à la française ?

    Le christianisme en France et en Europe est intimement lié à l’histoire de nos peuples au-delà du culte conscient et objectif. Jean-Paul II parlait des racines chrétiennes de l’Europe. Que les libres penseurs le veuillent ou pas, le christianisme fait partie de notre identité européenne. Le christianisme est plus qu’une religion, il est constitutif de notre être, de notre manière de vivre et de notre façon d’appréhender les problèmes de coexistence. Il faudrait que les opposants comprennent que s’ils n’étaient pas dans un pays chrétien ils ne seraient pas laïques. S’ils ont des idées laïques, c’est parce qu’ils sont eux aussi d’une certaine manière héritiers d’une Histoire façonnée par 2000 ans de christianisme. Ce qui rend possible une approche laïque, c’est précisément cet héritage culturel chrétien. C’est une originalité par rapport à toutes les autres religions. La laïcité repose sur la distinction entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux, à savoir un principe posé par l’Evangile. Si le Christ n’avait pas déclaré qu’il fallait rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César, les opposants à la statue de Jean-Paul II ne seraient pas là...

    Comment expliquez-vous ce paradoxe ?

    Pourquoi les premiers chrétiens ont-ils été martyrisés dans un monde polythéiste ? Parce qu’ils refusaient la divinisation de l’empereur ou de sacrifier de l’encens aux dieux de l’empire. Ils refusaient la collusion absolue entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique. Des cohortes de martyrs chrétiens ont donné leur vie en affirmant ce principe de distinction. Le danger que ne voient pas ceux qui sont obnubilés par la lutte contre l’Eglise, c’est la montée de religions comme l’islam qui confond les pouvoirs religieux et politiques comme le faisaient les Romains. La charia est une loi donnée par Dieu pour être appliquée sur le terrain civil et pénal. Les laïcistes ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Tout ce qui est fait pour affaiblir le christianisme contribue en fait à saper la laïcité. Cela revient à en arracher la racine.

  • Quand Microsoft installe une porte dérobée dans nos crânes

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    D'Erwan Le Morhedec (Koz) sur son blog (31 octobre):

    Langage inclusif : Back off, Microsoft !

    Vous connaissez la parabole de la grenouille, Al Gore l’avait utilisée pour souligner la menace climatique. Plongée dans l’eau bouillante, la grenouille s’en extirpe par mouvement réflexe. Mais, soumise à ébullition progressive, la batracienne s’épanouit jusqu’à cuisson. Pour les Français, c’est pareil.

    Trêve de grenouilles, comme on sait, les Français sont des veaux. Ou plutôt, les Françaises et les Français sont des veaux et, tant que nous y sommes, des velles. Ils ont accueilli la nouvelle d’une surveillance institutionnalisée de leur expression et partant, de leur pensée, avec le regard impavide de la bête que l’on mène par le col.

    Les uns ne voient rien venir, les autres diraient bien quelque chose certes mais quoi, et les derniers tendent à penser que Microsoft part d’une bonne intention. Que l’on me pardonne cette expression aussi potentiellement sexiste qu’offensante : bougres de cons, l’intention ne change rien à l’affaire !

    Microsoft vient d’installer une porte dérobée dans vos crânes.

    L’intégration du « langage inclusif » dans les corrections et suggestions de Word est loin d’être indifférente : c’est un basculement, un vrai changement de nature, et un changement inquiétant. Car il ne s’agit plus de corriger les fautes d’orthographe, d’appliquer des règles de grammaire, à la rigueur d’alléger votre style, toutes fonctionnalités classiques d’un traitement de texte. Non, en intégrant à Word le « langage inclusif », Micro$oft nous dit quoi écrire, nous dit quoi penser. Les suggestions étaient stylistiques, elles sont idéologiques. Une entreprise opère des choix idéologiques, et elle nous les impose.

    Ne vous y trompez pas : le vocabulaire est un champ de bataille. Chacun sait qu’en changeant les mots, on change la pensée. C’est d’ailleurs pleinement revendiqué par les tenants du « langage inclusif » et de l’ « écriture inclusive ».

    Lire la suite sur le blog Koztoujours.fr 

  • Le transhumanisme en débat (Fabrice Hadjadj - Laurent Alexandre)

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    FABRICE HADJADJ-LAURENT ALEXANDRE, LE TRANSHUMANISME EN DÉBAT

     de genethique.org (31 octobre 2017)

    Dans une interview croisée publiée par le magazine Famille chrétienne, le philosophe Fabrice Hadjadj et le docteur Laurent Alexandre confrontent leur point de vue sur le transhumanisme : mort de la mort, intelligence artificielle, eugénisme, des sujets au cœur de l’actualité qui interrogent notre vision de l’homme et de sa dignité.

    La quête de l’immortalité des transhumanistes ouvre un débat « qui ne fait que commencer », estime Laurent Alexandre, et elle « suppose une technologie très avancée : beaucoup d’informatique, d’intelligence artificielle, de nanotechnologie… ». Pour Fabrice Hadjadj, l’enjeu se situe plutôt à la naissance, car « l’immortel rompt avec ses pères, qui étaient mortels, et il ne laisse jamais la place à ses fils, puisqu’il n’y a plus de succession ». La vie est alors « une propriété que l’on conserve avec avarice ». En outre, ces immortels « finiront par se donner la mort », car « la possibilité technologique de prolonger la vie va s’accoupler avec la nécessité technologique d’y mettre fin ».

    Quant à l’intelligence artificielle, le terme pose problème au philosophe : intelligence artificielle et intelligence humaine sont-elles « dans un même genre » « Dans quelle mesure parler d’intelligence à propos de la computation des microprocesseurs ? Cela suppose de réduire l’intelligence à une gestion algorithmique du Big data ». Il préfère donc le terme d’ « artifice intellectuel », qui nous dépasse non pas du fait d’une intelligence plus grande, mais « parce que nous nous sommes mis à voir l’intelligence humaine comme un ordinateur sophistiqué, et donc que nous avons abandonné la quête de l’intelligence au profit d’un management cybernétique ». Laurent Alexandre explique de son côté qu’aujourd’hui, « on ne sait pas faire autre chose que de l’IA faible », mais « un jour l’IA générale arrivera », probablement « avant 2100 ». Celle-ci nous obligera à adapter nos métiers, à « repenser l’école et la formation ». Pour lui l’intelligence « est ce qui nous permet de prendre le pouvoir et de nous reproduire ».

    Enfin, la perspective du bébé à la carte est inéluctable pour Laurent Alexandre, qui craint particulièrement « l’eugénisme intellectuel » : « tous les arguments seront bons pour le justifier (…) on aura mille arguments pour penser que quelqu’un avec 180 de QI aura plus de dignité que quelqu’un avec 92 de QI ! ». En conséquence, il pense que « notre définition de la dignité [sera] profondément modifiée ». Fabrice Hadjadj invite à une réflexion plus profonde qu’une opposition de fait à l’eugénisme : « Confrontés à une proposition réelle d’amélioration des ‘performances’ de leur enfant, sans aucune élimination d’embryons » que feront ces opposants ? « Ce qui va se passer, c’est qu’au nom d’une certaine morale, et même au nom d’un moralisme, celui du bien de l’enfant à venir, le monde va entrer dans une logique eugéniste (…) L’issue n’est pas à trouver dans une morale plaquée, mais dans une conversion de nos modes de vie ».

    Sources: Famille chrétienne, Antoine Pasquier, Bénédicte Drouin-Jollès (27/10/2017)

  • Qu’aimeriez-vous faire avant de mourir ?

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    Du site d'Alliance Vita :

    Enquête de rue « Qu’aimeriez-vous faire avant de mourir ? »

    A l’approche du 2 novembre 2017, journée des défunts, Alliance VITA a mené une enquête de rue auprès de 4 587 personnes en leur posant la question « Qu’aimeriez-vous faire avant de mourir ? »

    Le jeudi 19 octobre, plus de 1000 volontaires du réseau Alliance VITA ont réalisé une enquête de rue dans près de 100 centres villes et ont interrogé les passants âgés de 18 ans et plus avant de leur offrir le guide des directives anticipées. Des milliers de conversations sur la vie avant la mort se sont ouvertes…

    Les résultats de cette enquête mettent en valeur un paradoxe : si la mort reste un sujet difficile à aborder, échanger sur cette question permet de dialoguer en profondeur sur le sens de l’humanité et les liens qui unissent les êtres humains. Cette étude révèle qu’il est possible de dépasser le tabou de la mort et d’en parler de façon humanisante. Plus précisément, les résultats font ressortir les aspects suivants :

    • Paradoxalement, évoquer ce sujet « tabou » avec un inconnu crée de l’empathie ; parler de la mort permet de libérer des énergies positives : une complicité naturelle apparaît entre les personnes.
    • Parler de la mort offre l’occasion de préciser ce qui est considéré comme un meilleur accomplissement, comme si penser sa mort provoquait le désir de vivre pleinement :
      • découvrir de nouveaux territoires (aux sens propre et figuré),
      • rechercher des sensations fortes y compris dans la pratique de sports extrêmes,
      • aimer et être aimé dans ses dimensions morales et physiques (y compris de relations intimes)
      • vivre des moments conviviaux (fêtes, célébrations…) perçus comme « intégrant » la personne à la communauté humaine.
    • Parler de la mort c’est à la fois penser aux éléments les plus concrets qui s’imposent à la fin de vie,  (confort médical, sécurité matérielle des proches) et se soucier des questions spirituelles (trouver la paix, demander pardon, vivre sa religion…).

    Loin des clichés, cette enquête de rue montre que réfléchir à partir de la condition de mortels est source d’apaisement, de complicité et de fraternité. Peut-être est-ce une incitation à dépasser ce tabou de la mort, très prégnant dans les sociétés occidentales, pour contribuer à un peu plus d’humanité ?

    ==> Voir les résultats de l’enquête de rue

  • Coexister : une charge haineuse contre la religion catholique

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    De Bruno de Seguins Pazzis sur le Salon Beige :

    Coexister : derrière les apparences d’une comédie, une charge haineuse contre la religion catholique

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    Synopsis

    Nicolas Lejeune est un producteur de musique de variété dont la carrière et la vie de famille battent de l'aile : il est en panne de talents à produire et sa femme le rejette en raison de ses infidélités. Sophie Demanche, qui dirige le groupe dont fait partie son petit label, lui lance comme défi de remplir le music-hall parisien l'Olympia avec un nouveau projet dans un délai maximum de six mois. Au pied du mur, Nicolas et son assistance Sabrina vont monter un groupe de musique composé d'un curé, le père Benoit, d'un rabbin, Samuel, et d'un imam, Moncef, pour chanter la diversité et le « vivre-ensemble ». Le recrutement n’est pas facile et les membres du groupe vont rencontrer quelques difficultés pour s'accorder. Avec : Fabrice Éboué (Nicolas Lejeune), Ramzy Bédia (Moncef, l'imam), Guillaume de Tonquédec (Benoit, le curé), Jonathan Cohen (Samuel, le rabbin), Amelle Chahbi (Alexia), Audrey Lamy (Sabrina), Mathilde Seigner (Sophie Demanche), Grégoire Foessel (un technicien du cinéma), Mylene Bude (une groupie), Michel Drucker (lui-même), Jean-Pascal Zadi (Pink Kalash). Scénario : Fabrice Éboué. Directeur de la photographie : Philippe Guilbert. Musique : Guillaume Roussel.

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  • France : mobilisation autour de la Croix

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    Du site du Point.fr :

    Croix de Ploërmel : les internautes se mobilisent avec #MontreTaCroix

    Le Conseil d'État a demandé mercredi le retrait d'une croix sur une statue de Jean-Paul II, en Bretagne. Une décision qui fâche anonymes et politiques.

    Cet emblème religieux doit disparaître : le Conseil d'État a rendu sa décision mercredi sur la croix installée au-dessus d'une statue du pape Jean-Paul II dans la ville de Ploërmel, en Bretagne. « Dès lors que la croix constitue un signe ou un emblème religieux au sens de l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905 et que son installation par la commune n'entre dans aucune des exceptions ménagées par cet article, sa présence dans un emplacement public est contraire à cette loi », a fait valoir la plus haute juridiction administrative française, mettant fin à un feuilleton judiciaire commencé il y a plus de 10 ans, rappelle France 3. Pour elle, cette croix est contraire à la loi de 1905, qui sépare l'Église et l'État, et interdit « d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public ».

    Sauf que depuis cette annonce, de très nombreux anonymes ont fait savoir leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Ce samedi, le sujet est même devenu viral avec le hashtag #MontreTaCroix, via lequel de très nombreux internautes ont partagé des images de croix prises un peu partout dans l'Hexagone ; une manière de revendiquer leurs racines chrétiennes, indissociables selon eux de l'Histoire de France.

    Mobilisation

    L'initiative a été saluée par Valérie Boyer notamment, qui a écrit samedi après-midi sur Twitter : « De nombreux Français heurtés se mobilisent contre la suppression des croix. Le hashtag #MontreTaCroix devient viral... » Le sujet agite depuis plusieurs jours la droite conservatrice, mais aussi l'extrême droite. Jean-Frédéric Poisson, Christine Boutin, Isabelle Balkany, Louis Aliot, Gilles Pennelle… Ils sont nombreux à dénoncer la décision du Conseil d'État sur les réseaux sociaux.

     
  • Lénine, l'artisan résolu d'un totalitarisme basé sur la terreur

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    De Stéphane Courtois sur le site du Figaro :

    Il y a 100 ans, Lénine inventait le totalitarisme

    LES ARCHIVES DU FIGARO - Dans Lénine, l'inventeur du totalitarisme, Stéphane Courtois met en lumière la continuité parfaite entre l'itinéraire révolutionnaire de Lénine et la mise en œuvre d'une politique terroriste dès 1917. Geoffroy Caillet, rédacteur en chef du Figaro Histoire, revient avec lui sur son rôle dans la révolution russe.

    Stéphane Courtois a le sens des anniversaires. Après Le Livre noir du communisme, phénomène d'édition en 1997 vendu à plus d'un million d'exemplaires, qui jetait une lumière inédite sur les crimes du communisme, l'historien publie, pour le centième anniversaire de la révolution bolchevique, Lénine, l'inventeur du totalitarisme.

    À rebours des idées encore largement répandues (Lénine n'instaura la terreur que sous le poids des circonstances ; le régime qu'il mit en place n'avait rien à voir avec celui promu par Staline après lui), cet ouvrage salutaire montre à quel point le long parcours de révolutionnaire de Vladimir Ilitch Oulianov explique fondamentalement son action politique.

    Habité d'un «délire logique», Lénine s'est au fond borné à appliquer à la lettre en 1917 ce qu'il avait écrit et théorisé dès les premières années de son engagement. Au fil de ces pages, qui scrutent magistralement l'évolution de Lénine à travers les événements de sa vie, ses écrits et ses déclarations, c'est toute la nature et le sens d'un itinéraire qui s'éclairent, la continuité absolue entre le discours révolutionnaire et l'acte performatif qui se donne à voir.

    Comment expliquer l'engagement de Lénine dans le mouvement révolutionnaire russe dès la fin des années 1880?

    Comme souvent chez les révolutionnaires, on trouve chez lui des traumatismes personnels: des accidents de la vie, parfois banals, mais qui, chez ces personnages, prennent une dimension tragique et suscitent des réactions qui mènent à l'engagement révolutionnaire. En l'occurrence, le père de Lénine - qui avait été anobli par le tsar - meurt brutalement d'une attaque cérébrale en 1886, alors que Vladimir Ilitch n'a que 15 ans et demi. L'année suivante, son frère aîné, Alexandre, brillant étudiant impliqué dans des cercles révolutionnaires, est pendu pour avoir préparé des bombes dans un projet d'assassinat visant Alexandre III. Dès lors, la famille Oulianov, traitée en paria par la bonne société de Simbirsk, subit un déclassement, que Lénine va transformer en un déclassement sublimé, contre la société et le pouvoir. Un engrenage s'enclenche.

    On a souvent considéré que Lénine était sorti comme un lapin d'un chapeau en 1917. C'est exactement le contraire: son long parcours est fondamental pour comprendre la prise du pouvoir par les bolcheviks en Russie, et je consacre les deux tiers de ce livre à montrer en quoi consiste un itinéraire de radicalisation révolutionnaire, partagé plus tard par les Castro, Mao, Pol Pot, avec les dégâts gigantesques que l'on connaît. Or, le marxisme seul ne suffit pas à expliquer cet itinéraire. Le ressort psychologique est déterminant. Beaucoup plus profond, il est fait de violence, de ressentiment, de haine, qui, dans le cas de Lénine, se déverseront vingt ans plus tard de façon extraordinairement violente, spécialement contre les Romanov, qu'il donnera personnellement l'ordre d'éliminer.

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  • L'écriture inclusive : un péril mortel ?

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    De Marie-Estelle Pech sur le site du Figaro :

    Pour l'Académie, l'écriture inclusive est un «péril mortel»

    Les Immortels, à l'unanimité, estiment que cette nouvelle pratique est un danger pour la langue française.

    Les immortels de l'Académie française se sont fendus ce jeudi 26 octobre d'une déclaration au ton alarmiste condamnant vertement l'écriture inclusive. Ils vont même jusqu'à prédire un«péril mortel» pour l'avenir de la langue française. Pour rappel, cette graphie consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans les noms, comme dans «mes ami·e·s», pour le rendre «visible». Le «point milieu», ce signe situé à mi-hauteur des lettres, peut être utilisé alternativement en composant un mot comme «lycéen·ne» comme suit: racine du mot + suffixe masculin + le point milieu + suffixe féminin.

    Cette pratique défendue par certaines militantes féministes au prétexte que la langue française «invisibiliserait les femmes» a beaucoup fait parler d'elle ces dernières semaines alors qu'un manuel scolaire, destiné à des élèves de CE2, a été publié pour la première fois en écriture inclusive en mars 2017. On peut y lire que «grâce aux agriculteur.rice.s, aux artisan.e.s et aux commerçant.e.s, la Gaule était un pays riche». L'éditeur a expliqué avoir choisi d'appliquer les recommandations du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes datant de 2015.

    Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s'imposer comme norme», l'Académie française élève à l'unanimité une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu'elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité. On voit mal quel est l'objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d'écriture, de lecture - visuelle ou à voix haute - et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

    Plus que toute autre institution, l'Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu'elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c'est moins en gardienne de la norme qu'en garante de l'avenir qu'elle lance un cri d'alarme: devant cette aberration “inclusive”, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd'hui comptable devant les générations futures.

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