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Culture - Page 5

  • Les libéraux précurseurs des Révolutionnaire sanglants ?

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Alexandre Soljénitsyne : les libéraux précurseurs des Révolutionnaire sanglants ?

    Il y a un siècle naissait, en 1918, Alexandre Soljénitsyne. Il obtint le Nobel de Littérature en 1970. Déchu de sa nationalité en 1974 après la parution en Occident de L’Archipel du Goulag, il fut expulsé d’URSS, émigra aux États-Unis d’Amérique, où il vécut vingt ans avant de revenir vivre en Russie. L’Archipel du Goulag est sa première « cathédrale » d’écriture, selon l’expression de Georges Nivat, La Roue rouge (sur le « déraillement » de l’histoire russe) en constituant la seconde. Son éditeur français marque les dix ans de sa mort par la publication de trois textes politiques du grand écrivain. Pour mieux comprendre les révolutions française et russe. Loin des lieux communs progressistes.

    En marge de ses grands romans, il y a des dizaines d’Écrits politiques d’Alexandre Soljénitsyne. Ce recueil s’ouvre sur une lettre publique, qui est l’axe de son œuvre, le moteur de sa vie : pour résister, il faut commencer par se réformer soi-même. Ce bref catéchisme du résistant fut rédigé en février 1974, à la veille de la seconde arrestation et de l’expulsion d’URSS de son auteur.

    S’ensuivent les Leçons de Février (1983), inspirées par la lecture d’une immense littérature sur la révolution de 1917 et par une amère constatation : la monarchie russe, tricentenaire et encore populaire en 1914, est tombée en trois jours. Faute de savoir penser vrai, parler vrai ?

    Pour terminer ce recueil, Deux révolutions : la française et la russe (1984), est une réflexion inédite en français, où Soljénitsyne compare le glissement vers mensonge et violence de ces deux révolutions.

    Extraits de la chronique d’Éric Zemmour sur ce recueil :

    Alexandre Soljenitsyne est mort il y a dix ans. Les polémiques autour de son nom se sont apaisées. Il n’y a plus assez de communistes pour aboyer aux mollets de l’« agent de la CIA » ; les « nouveaux philosophes » d’antan et libéraux de toujours n’osent plus le traiter de « réactionnaire », voire d’« antisémite ». Le rebelle controversé de jadis est devenu une statue du Commandeur. Quand son éditeur français a la bonne idée d’exhumer deux grands textes politiques, rédigés depuis son exil américain, quelques années avant la chute du mur de Berlin, il place en ouverture un court préambule intitulé « Vivre sans mentir », sorte de vade-mecum de survie spirituelle dans un régime totalitaire : « La clef de la libération est le refus de participer personnellement au mensonge. […] Nous ne sommes pas mûrs pour aller sur la place publique et proclamer à grands cris la vérité, et dire tout haut ce que nous pensons tout bas. Ce n’est pas pour nous, cela fait peur, mais refusons au moins de dire ce que nous ne pensons pas. »

    On songe alors que nos régimes démocratiques d’aujourd’hui ressemblent de plus en plus aux régimes totalitaires d’autrefois, mais nous n’avons pas le temps de nous y attarder que le traducteur et préfacier du grand homme, Georges Nivat, nous explique que toute révolution est un « algorithme, celui du mensonge, du petit mensonge qui devient grand. […] Mensonge et révolution sont liés. » D’où le titre du recueil.

    On lit. Et on relit certaines pages, séduits par la clarté virile du style sans effet de l’auteur, et étonné de ne pas y trouver la dénonciation du mensonge annoncée. Soljenitsyne n’est pas historien, mais il est mieux : il vit l’histoire de l’intérieur. Aucune des grandes réflexions sur la Révolution française — celles de Tocqueville, Thiers ou Taine — ne lui est inconnue. Les deux textes — le premier sur la seule révolution de février 1917, l’autre qui compare les deux révolutions de 1917 et de 1789 — font la paire.

    La conclusion s’impose d’elle-même : ce n’est pas le mensonge qui a provoqué la chute des deux monarchies, mais la faiblesse des deux derniers rois. Nicolas II et Louis XVI étaient de bons chrétiens qui aimaient leur famille plus que le pouvoir, et ne voulaient pas faire couler le sang de leur peuple. Ces vertus chrétiennes et humanistes en faisaient de fort braves hommes et d’excellents pères de famille ; mais de détestables rois. Sans le citer, Soljenitsyne retrouve la leçon que professait déjà Richelieu dans son testament : les vertus privées font le plus souvent les malheurs publics. Ce qu’il dit de Nicolas II convient en tout point à Louis XVI : « Toutes les décisions […] procédaient chez le tsar de son attachement à la paix, qualité éminente pour un chrétien, fatale chez le dirigeant d’un grand empire. […] La dynastie s’est suicidée pour ne pas provoquer une effusion de sang, ou une guerre civile. Pour en provoquer une pire, plus longue, sans le drapeau unifiant au trône. »

    La faiblesse coupable de ces rois tenait à leur caractère ; mais plus encore à l’environnement idéologique dans lequel ils ont baigné. Au contraire des libéraux et de tous les progressistes, Soljenitsyne ne fait pas de distinguo entre la « bonne » révolution (1789 et février 1917) et la « mauvaise » (1793 et octobre 1917). Il est même plus sévère avec les premières qu’avec les secondes ; avec les libéraux qu’avec les « terroristes » jacobins ou bolcheviques. Il a bien compris que c’est l’idéologie libérale, ce qu’il appelle le « Champ libéral-radical », qui a désarmé les monarques et les élites autour d’eux : « Durant cent ans, le Champ avait irradié si puissamment que la conscience nationale en lui s’était étiolée (“patriotisme primaire”), et la couche instruite avait cessé de prendre en considération les intérêts de l’existence nationale. Le sentiment national avait été rejeté par l’intelligentsia et négligé au sommet. C’est ainsi que nous avons pris le chemin de la catastrophe. »

    Ce libéralisme antinational des élites avait été préparé de longue date — au siècle des Lumières pour la France et depuis le coup de main manqué des décembristes, en 1825, pour la Russie, par le travail de sape des intellectuels, des écrivains, des philosophes libéraux. Soljenitsyne reprend l’analyse de Tocqueville et de Taine : ce ne sont pas les difficultés économiques, sociales, voire militaires, qui ont « mûri la révolution, mais […] l’acharnement des intellectuels pendant des dizaines d’années, que le pouvoir n’a jamais pu surmonter ». Et de reprendre sans hésitation le jugement définitif des paysans russes qui fera hurler tous nos beaux esprits de Paris ou de Saint-Pétersbourg : « Ces troubles nous sont envoyés parce que le peuple a oublié Dieu. »

    L’implacable diagnostic posé, on peut nuancer : si la parenté est frappante entre Girondins et Cadets, entre Danton et son groupe et les leaders SR (socialistes-révolutionnaires), sans oublier bien sûr les Jacobins de Robespierre et les bolcheviks de Lénine, Soljenitsyne n’est pas dupe de sa propre comparaison : « La Terreur de Robespierre a les jambes courtes » à côté de celle de Lénine : il n’a pas de force armée à sa dévotion ; respecte les formes parlementaires et surtout la propriété privée. Robespierre est un « patriote », Lénine se proclame « anti-patriote ». Soljenitsyne ne tombe pas dans le panneau dans lequel se précipiteront tous ses prétendus héritiers : il ne compare ni Robespierre à Lénine, ni Bonaparte à Staline. Il est un vrai réactionnaire, pas un libéral. Tous ses ennuis en Occident viendront de cette différence. Il a compris qu’une révolution commence lentement et finit fort : « La révolution est toujours une inflammation pathologique et une catastrophe. » Il a compris que pendant que l’est de l’Europe subissait le totalitarisme communiste, l’ouest du continent connaissait lui aussi une nouvelle révolution qui détruisait toute tradition, toute racine, tout patriotisme, toute spiritualité, avec la même alliance objective des libéraux qui désarment et des terroristes totalitaires qui détruisent.

    Révolution et mensonge

    de Alexandre Soljénitsyne (Auteur)
    paru chez Fayard,
    à Paris,
    le 31 octobre 2018
    192 pages
    ISBN-10: 2213711682

  • Liège, Bruxelles, Namur, 15 novembre : "Le coeur de l'homme", un film à ne pas manquer

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    Evènement le jeudi 15 novembre uniquement
    dans certaines salles de Belgique

    Liège
    Salle Beaurepart, Espace Prémontrés 40, 4000 Liège
    Billetterie en ligne : https://www.billetweb.fr/le-coeur-de-lhomme
    Possibilité d’acheter son ticket sur place

    Bruxelles
    Salle le Fanal, rue Stallaert 8, 1050 BXL
    Billetterie en ligne :  https://www.billetweb.fr/le-coeur-de-lhomme-bruxelles
    Possibilité d’acheter son ticket sur place

    Namur
    Salle saint Vincent de Paul, rue sainte Julienne 2, 5000 Salzinnes Namur

    Billetterie en ligne :  https://www.billetweb.fr/le-coeur-de-lhomme-namur
    Possibilité d’acheter son ticket sur place

    Evènement facebook:
    https://www.facebook.com/events/2203216569936518/

    Pour toute question, ou si vous voulez organiser une séance, contacter Emilie à sajedistribution@gmail.com

    Tous les détails sur la fiche du film

    Un film de : Eric Esau
    Avec Robert Fleet, Serena Karnagy, Justin Torrence

    Genre: docu-fiction
    Sortie le : 15/11/2018
    Versions : VOSTFR

    + SYNOPSIS
    LE CŒUR DE L’HOMME est un conte intemporel sur la poursuite incessante du père envers son fils, à travers l’évocation poétique de la parabole du Fils Prodigue, entremêlé de témoignages émouvants de plusieurs leaders d’opinion (William Paul Young, auteur du best-seller La Cabane, le psychothérapeute Dan Allender spécialisé dans la restauration après le traumatisme d’un abus sexuel, l’artiste de hip-hop Jackie Hill Perry) sur l’addiction sexuelle, les comportements compulsifs, les doubles vies, le secret, la quête d’identité et la honte. Ce docu-fiction est une invitation à laisser derrière soi une manière de penser notre relation à Dieu et aux autres trop souvent abîmée par une religiosité moralisatrice, et révèle le cœur compatissant de Dieu le Père pour ses fils et ses filles, illuminant une vérité multiséculaire : la honte n’est pas une barrière à l’amour de Dieu, mais un pont vers la transformation absolue, la victoire, la liberté et l’espoir.

    Tous les détails sur la fiche du film

    https://www.sajedistribution.be/le-coeur-de-lhomme/

  • KTO : l’émission « la Foi prise au mot » parcourt la vie et l’œuvre de Rémi Brague

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    moderne 9782081331112.jpgLa Foi prise au mot parcourt ici la vie et l’ œuvre de Rémi Brague, spécialiste de philosophie antique, il s´est ensuite tourné vers la philosophie médiévale et la philosophie arabe. À partir de cet ancrage, il s´attache à comprendre notre monde actuel à travers ces multiples influences grecques, romaines, chrétiennes, mais aussi juives et arabes, et surtout à critiquer ce que la modernité peut avoir de désespérant et de profondément inhumain. Retrouvez donc Régis Burnet en compagnie de Rémi Brague pour une discussion sur son oeuvre qui nous donne de très précieuses clefs culturelles pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, à partir de la réflexion qu´il mène sur notre héritage culturel :

    JPSC

  • Novembre 1918, la religion des tranchées

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    guerre 14 slider_boniface.jpgVu et entendu sur KTO: à l’occasion du Centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, Régis Burnet et ses invités vous proposent un éclairage historique sur les chrétiens en 1918. En quoi leur participation à la guerre a-t-elle modifié le lien entre l’Eglise et la République, blessé par la loi de 1905 ? Comment les diocèses en guerre ont-ils vécu ? La Foi prise au Mot vous propose l’éclairage croisé de Bruno Bethouart, professeur des universités en histoire contemporaine, et de Frédéric Gugelot, historien, spécialiste d'histoire culturelle et religieuse, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Reims.

    JPSC

  • L'Académie de Chant Grégorien à Liège. Une offre qui s'élargit encore pour un nouveau cycle: de novembre 2018 à mai 2019

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     Encore quelques jours pour s'inscrire !

    église du saint sacrement Liège GOPR0645.JPGL’académie de chant grégorien à Liège organise, du 14 novembre 2018 au 25 mai 2019, un nouveau cycle de cours : une offre dédiée au chant grégorien qui s’élargit à la formation de la voix, à la lecture musicale et à l’initiation à l’orgue liturgique, avec trois professeurs universitaires ou diplômés des conservatoires tant belges qu’étrangers. Encore quelques jours pour s’inscrire !

    Les formations se donnent toutes dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132, 4000 Liège). Elles sont diversifiées et cumulables : chaque élève compose le « menu » de son choix en remplissant le formulaire d’inscription disponible sur simple demande.

    Renseignements : academiedechantgregorienliege@proximus.be, sur le site www.gregorien.be  ou chez Jean-Paul Schyns (secrétariat), tél 04.344.10.89. Pour les inscriptions en ligne : www.gregorien.be

    cliquer sur les images ci-dessous pour les agrandir

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  • Révéler l’humanité, combattre l’inhumanité

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    Du site "Courant pour une écologie humaine" :

    LES TEMPS MODERNES, UN PIÈGE POUR L’HOMME

    Entretien avec Rémi Brague, philosophe français, spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive. Membre de l’Institut de France, Rémi Brague est professeur émérite de l’Université Panthéon-Sorbonne et de l’Université de Munich. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment Europe, la voie romaine (1), Le Règne de l’homme (2), Où va l’histoire ? (3) et, en 2018, Sur la religion (4).

    Cet article est issu de l’ouvrage « Société de Bien Commun vol.2, révéler l’humanité, combattre l’inhumanité ».

    Le thème de ce second volume sur la Société de Bien Commun est Révéler l’humanité, combattre l’inhumanité. Qu’est-ce qui dans la société française, selon votre regard de philosophe, mérite d’être spécifiquement révélé ?

    Ce qui est remarquable, c’est justement qu’il faille expliquer ce qu’est l’homme. Cela ne vaut pas que pour la France, mais pour toutes les sociétés industrielles. L’homme a cessé d’être une évidence paisiblement possédée et mise en œuvre. Il doit désormais être révélé. Et surtout pas défini, car définir, c’est tracer des frontières en deçà desquelles on aurait de l’humain, et au-delà, des ténèbres extérieures. Le christianisme a cette particularité d’avoir fait voir de l’humain, de l’avoir donc « révélé » au sens où, dans la photographie argentique, on révélait l’image qui n’était alors présente qu’en négatif. Il l’a fait justement là où l’on n’en voyait pas jusqu’à présent. Pensez aux trois neutralisations opérées par saint Paul : homme ou femme, maître ou esclave, juif ou païen, cela ne compte pas (5). Les différences naturelle, sociale, religieuse, subsistent, mais elles perdent leur pertinence quant au salut. On pourrait ajouter : enfant ou adulte, fœtus ou nouveau-né, etc. Pour le monde antique, une femme était moins humaine qu’un  18 se situer homme, on pouvait donc la marier sans lui demander son avis ; un esclave était moins humain qu’un citoyen libre, on pouvait donc le vendre; un nouveau-né n’était pas encore humain, on pouvait donc l’exposer; un fœtus non plus, on pouvait donc l’avorter. Les Juifs interdisaient l’avortement et l’exposition, mais considéraient que les « païens » étaient moins humains qu’eux. La révolution chrétienne n’a nullement consisté à « introduire dans le monde une morale », comme dit Monsieur Homais. Comment pourrait-on, d’ailleurs, introduire des règles qui sont déjà, depuis toujours, gravées dans le cœur de l’homme ? Elle a fait à la fois mieux et plus simple : faire voir de l’humain là où l’on n’en voyait pas jusqu’alors. Elle a « révélé », comme vous dites, formule à laquelle je m’associe bien volontiers, que la femme, l’esclave, le païen, selon saint Paul, puis le fœtus ou le nouveau-né étaient aussi pleinement humains que, respectivement, l’homme, le maître, le Juif, et ceux qui ont eu la chance d’avoir été laissés en vie.

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  • Les vérités cachées de la guerre d'Algérie

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    De Michel De Jaeghere sur le site du Figaro (Histoire) :

    Jean Sévillia : l'imposture et la tragédie de la guerre d'Algérie

    LE FIGARO HISTOIRE - Dans une puissante synthèse de cent cinquante ans d'histoire, Jean Sévillia, interrogé par Le Figaro Histoire, lève le voile sur Les Vérités cachées de la guerre d'Algérie et reprend à frais nouveaux l'ensemble du dossier depuis la conquête.

    «Historiquement correct» ou «incorrect»: Jean Sévillia s'est imposé en marge de son œuvre d'historien de l'Autriche comme l'inlassable pourfendeur des préjugés idéologiques qui pèsent sur la vision de l'histoire que diffuse, trop souvent, notre société médiatique. Il fait le point dans son dernier livre sur les légendes qui ont fait de la guerre d'Algérie le théâtre d'une instrumentalisation peu soucieuse de la vérité des faits. (Les vérités cachées de la guerre d'AlgérieJean Sévillia, Fayard, 300 pages, 20,90 €, à paraître le 24 octobre).

    Le Figaro Histoire: Peut-on nier, à l'école de Ferhat Abbas, que l'Algérie ait existé avant la France?

    Jean Sévillia: Le terme d'Algérie est lui-même une création française. Il apparaît pour la première fois en 1838, sous le règne de Louis-Philippe, dans une instruction du ministère de la Guerre. Le territoire actuel de l'Algérie n'avait, de fait, jamais connu d'unité politique avant la conquête française. Alger était la capitale d'un royaume corsaire représentant une étroite bande côtière autour de la ville, assujetti par des liens assez lâches depuis le XVIe siècle à l'Empire ottoman ; l'arrière-pays était dominé par des tribus adverses, dont la «régence d'Alger», tournée vers la mer, la guerre de course, le trafic des esclaves, ne s'occupait nullement. Quant au Sahara, il était parcouru par des tribus touareg nomadisant entre le Niger, le Mali, le Sahara espagnol et l'actuelle Algérie, et vivant dans une parfaite ignorance de ce qui se passait au nord de leur désert. L'unité de l'Algérie a procédé, d'abord, de l'intervention française. Elle s'est affirmée ensuite autour de la révolte d'Abd el-Kader, qui est parvenu à fédérer derrière lui, sous le signe du djihad, les tribus qui étaient hostiles à la conquête, arabes comme kabyles ou chaouies. Cette guerre serait, ensuite, en dépit de son échec, l'un des ciments mémoriels du pays. Le paradoxe est qu'Abd el-Kader est devenu quant à lui, après sa reddition, francophile. Bien traité par les autorités françaises, qui le considéraient comme un valeureux combattant, hébergé comme un prince à Amboise, où il fut longtemps assigné à résidence avec ses femmes, ses serviteurs et ses enfants, il finit sa vie en philosophe et en vieux sage à Damas, où il intervint en 1860 pour s'opposer au massacre des chrétiens de Syrie.

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  • Les évêques de Pologne ont mis en garde contre un « abandon de la foi catholique »

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    Lu sur le site "cathobel" :

    Pologne – Les évêques mettent en garde contre l’abandon de la foi

    Dans une lettre pastorale commune lue dans tout le pays lors des messes du 4 novembre 2018, les évêques catholiques de Pologne ont mis en garde contre un « abandon de la foi catholique ».

    La lettre a été écrite à l’occasion du centenaire de la restauration de l’indépendance de la Pologne, le 11 novembre 1918. « La célébration de cet anniversaire nous incite à réfléchir sur l’état actuel de la Pologne et la menace qui pèse sur son existence souveraine », déclarent les évêques. L’abandon des « principes chrétiens » comme base de la vie familiale et de l’Etat a été « le danger le plus grave » qui a conduit à la chute de l’Etat polonais dans le passé, analyse l’épiscopat. L’indépendance étatique n’a pas été « donnée à la nation polonaise une fois pour toutes », mais a exigé de chaque génération polonaise qu’elle se « préoccupe de la patrie ».

    L’indépendance a été acquise, il y a 100 ans, par des Polonais « libres intérieurement, fortifiés dans la foi et responsables de la nation ». Après 123 ans de domination étrangère, l’Etat indépendant a été obtenu non seulement par la lutte armée et les efforts politiques et diplomatiques, « mais surtout par l’amour de Dieu et du prochain ».

    Appréciation des femmes

    Les évêques soulignent le rôle de l’Église catholique et des chrétiens d’autres confessions dans la préservation de l’identité nationale. Ils rendent aussi hommage aux familles, et en particulier aux femmes, qui ont transmis « l’amour de Dieu, de l’Eglise et de la Patrie » à la génération suivante. Outre l’abandon de la foi catholique, les pasteurs mettent en garde contre « l’alcool, les drogues, la pornographie, les dangers d’internet, les jeux de hasard ». La diffusion de cet « esclavage« , surtout parmi les jeunes générations, affaiblit la nation moralement et spirituellement.

    La lettre critique aussi l’égoïsme des individus et des groupes, le désintérêt pour le bien commun, « la calomnie et l’insulte contre la foi catholique, les traditions nationales polonaises et tout ce qui constitue notre patrie. »

    Solidarité entre les générations

    « Le commandement universel de l’amour de Dieu et du prochain inclut l’amour de son propre pays « , soulignent les évêques. Ils appellent à l’honnêteté, à la solidarité entre les générations et à la « responsabilité envers les plus faibles« .

    Le 11 novembre, la Pologne célèbre sa refondation à la fin de la Première Guerre mondiale après 123 ans d’occupation par ses voisins. En 1795, la Prusse, la Russie et l’Autriche-Hongrie s’étaient partagé la Pologne. Aujourd’hui, près de 90 % des Polonais appartiennent à l’Église catholique.

  • Les Français, la mort et l'au-delà

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    Du site de l'hebdomadaire "Pélerin" :

    Les Français et la mort “J’y pense mais pas trop” - Sondage exclusif

    Les Français et la mort “J’y pense mais pas trop” - Sondage exclusif

    Quelle place la mort occupe-t-elle dans notre vie quotidienne ? La prépare-t-on ? Est-elle la fin de tout ou un passage vers l’au-delà ? Voici les résultats de notre sondage exclusif.

    1 - L’AU-DELÀ FAIT DE LA RÉSISTANCE

    Sondage 1

    Voici un des résultats les plus étonnants de ce sondage : malgré la baisse de la pratique religieuse, la croyance en la vie après la mort ne s’effondre pas. En quarante-huit ans, elle baisse de 6 points seulement : 31 % des Français croient en un au-delà, contre 37 % en 1970. « J’imaginais que la baisse de la croyance en un au delà serait plus sensible », commente Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies de l’Ifop. Comment expliquer cette résistance ? « Sans doute par le fait que cette interrogation métaphysique est prise en charge par la religion, mais aussi par d’autres croyances ou cultures », avance l’expert.

    Sur l’existence d’une vie après la mort, les catholiques pratiquants se montrent les plus convaincus. Deux sur trois y croient.

    2 - LA MORT, PAS SI TABOUE

    graph 2

    Si la mort est moins visible aujourd’hui qu’autrefois, la question demeure présente dans les esprits. 42 % des Français déclarent y penser souvent (14 % très souvent et 28 % assez souvent). À cette question, en 1979, 47 % répondaient de la même façon. Peu d’évolution, donc, sur un questionnement existentiel.

    3 - PLUTÔT INCINÉRÉ QU'ENTERRÉ

    Graph 3

    Les Français sont plus nombreux à vouloir être incinérés (47 %) qu’enterrés (29 %). Presque un quart d’entre eux s’avouent indifférents. Le basculement a eu lieu au début des années 2000. Résistants à cette tendance : les sondés se réclamant d’une autre religion (48 % pour l’enterrement et 35 % pour la crémation) et les catholiques pratiquants, (38 % choisissent l’enterrement et 36 % la crémation). La question préoccupe, en tout cas, plus de deux Français sur trois : ils sont 67 % à y avoir réfléchi. À noter : la proportion de personnes choisissant l’incinération est en lente régression (6 points perdus en huit ans).

    * Sondage Ifop pour L’Express, décembre 2017.

    4 - LA PRÉPARER, UN PEU

    4 général

    Moins d’un Français sur quatre (24%) a déjà réfléchi au déroulement de la cérémonie de ses obsèques. Seuls 18 % ont fait des démarches pour préparer leur décès (directives anticipées pour la fin de vie, convention obsèques, réservation d’une place de cimetière, etc.). Et seuls 12 % ont écrit leur testament. Sans surprise, plus on avance en âge, plus on engage de telles démarches.

    Sondage IFOP pour Pèlerin, réalisé en ligne selon la méthode des quotas, du 12 au 15 octobre 2018, auprès de 1019 personnes.

  • "Réinventer la roue ?" Philo à Bruxelles le 13 novembre avec Stéphane Mercier

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  • Militantisme végan et idéologie antispéciste

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    De Paul Sugy sur le site du Figaro Vox :

    Derrière le militantisme végan, la puissante idéologie antispéciste

    FIGAROVOX/ANALYSE - Le 1er novembre est la journée mondiale du véganisme. Ce combat militant devenu très médiatique interpelle par la radicalité de ses positions. Mais derrière la violence caricaturale du mouvement, l‘antispécisme est une doctrine bien plus inquiétante et cohérente qu'il n'y paraît.

    «Jeudi 1er novembre 2018, les passants flânant près de la place du Palais-Royal tomberont nez à nez avec une scène sanglante, organisée par notre association à l'occasion de la Journée mondiale végan» prévient l'association Vegan Impact dans un appel au rassemblement envoyé à ses militants. Et en matière de mises en scène sanglantes, les végans ne sont en effet pas en reste.

    Un renouveau militant?

    L'activisme en faveur des droits des animaux semble faire de plus en plus appel à la violence en France, calquant les mouvements créés aux États-Unis où cette violence n'est pas neuve: l'Animal Liberation Front (ALF) par exemple, fondé en 1976, s'était immédiatement fait connaître pour ses actions illégales dont la plus célèbre fut l'opération Bite Black, en 1991, une série de raids incendiaires visant à détruire les élevages destinés à produire de la fourrure.

    Mais de ce côté-ci de l'Atlantique, c'est récemment que la montée en puissance d'une tendance abolitionniste, plus violente, a donné au mouvement une visibilité médiatique accrue. Jusqu'ici, les végans s'étaient concentrés sur des actions essentiellement à visée symbolique, destinées à éveiller les consciences: production de documentaires ou d'affichages «choc». À présent, les happenings publics se multiplient, au cours desquels des militants miment des animaux conduits à l'abattoir, à grand renfort de mises en scènes ensanglantées allant parfois jusqu'au marquage au fer rouge.

    L'association 269 Libération animale appartient à ce renouveau militant, avec le mouvement Vegan Impact ou encore Boucherie Abolition. Ces organes de lutte ne dissimulent pas leurs divergences avec l'association historique, L214, créée en France en 2008. «On ne travaille plus ensemble parce qu'on n'est pas sur les mêmes axes politiques»confie à La Dépêche une militante de «Boucherie Abolition».

    Ainsi, et c'est la nouveauté, parmi les actions menées désormais par ces associations, de nombreuses dégradations commises sur des boucheries ont eu lieu depuis cet été, au point d'inquiéter le président de la Confédération française de la boucherie Jean-François Guihard qui a alerté à ce sujet le ministère de l'Intérieurpour demander une protection policière.

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