Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Culture - Page 5

  • L'euthanasie en plein boom aux Pays-Bas

    IMPRIMER

    PAYS-BAS : LE NOMBRE D’EUTHANASIES A AUGMENTÉ DE 67 % EN CINQ ANS

     de genethique.org

    4 188 euthanasies ont été réalisées aux Pays-Bas en 2012. En 2017 il y en a eu plus de 7 000. C’est une étude, publiée dans le British Medical Journal, qui annonce ces chiffres.

    Steven Pleiter, « militant de l’euthanasie », est le directeur de la Levenseindekliniek[1], une clinique qui ne réalise que des euthanasies, notamment pour les personnes qui ont déjà essuyé un refus ailleurs. Il estime que cette forte augmentation est liée à « la fin du ‘tabou’ pour tuer des patients qui veulent mourir ».

    Si sa clinique a euthanasié 32 patients en 2012, il prévoit d’en euthanasier environ 720 d’ici la fin de l’année, et pour cela il recrute des médecins et des infirmières, à grand renfort de publicité, à la télévision, à la radio et dans les revues médicales, afin de passer de 57 médecins à plus de 100, car explique-t-il, «  Je m’attends à beaucoup plus de croissance dans les années à venir ».

    [1] Pays-Bas: une clinique ne respecterait pas les directives officielles en matière d'euthanasie

    Sources: Bioethics Observatory (20/04/2018)

  • Mai 68 : la grande désintégration

    IMPRIMER

    Du Figaro Vox (LeFigaro.fr) du 2 mars 2018 :

    Éric Zemmour : «Mai 68, la grande désintégration»

    ANALYSE - Famille, autorité, héritage, nation : au-delà de son aspect festif, le mouvement de Mai 68 précipita, par la remise en cause des valeurs traditionnelles, la grande désagrégation des sociétés occidentales.

    Maintenant on sait. On sait que Mai 68 n'était qu'une ruse de l'histoire. On sait que le marxisme emphatique des jeunes révolutionnaires n'était qu'une manière détournée de faire le jeu du marché. On a lu Régis Debray, dès 1978, et Luc Ferry, au milieu des années 1980. Avant eux, l'Américain Christopher Lasch, et tous les autres depuis. On sait que la «crise de civilisation» diagnostiquée alors par Georges Pompidou était surtout une mutation du capitalisme, qui passait d'un système fondé sur la production, l'industrie et l'épargne, à une économie basée sur la consommation, les services et la dette.

    On sait que même la «grève générale», rêve séculaire de tous les syndicalistes, a été noyée sous les augmentations de salaires - bientôt dévorées par la dévaluation du franc et l'inflation - et le retour de l'essence dans les stations-service pour les départs du week-end de la Pentecôte.

    On sait que le talent du slogan travaillé dans les ateliers de la Sorbonne s'est reconverti dans les agences de publicité. On sait que la libido des étudiants de Nanterre qui voulaient aller dans le dortoir des filles s'est transmuée en pulsion de consommation. On sait que leur universalisme utopique a fait le lit du marché mondial des capitaux et des marchandises.

    On sait que leur antiracisme généreux a forgé dans l'ouest de l'Europe des sociétés multiculturelles où chacun suit sa coutume, ses racines, sa loi religieuse. On sait que l'austérité virile des militants maoïstes a été subvertie et vaincue par le féminisme hédoniste du MLF et des mouvements «gays».

    On sait que Mai 68 a commencé avant mai 1968. A Vatican II, avec la chute de la pratique du catholicisme. Ou en cette même année 1965, avec la fin du baby-boom démographique. Ou en 1967, avec la légalisation de la pilule. Ou avec les émeutes raciales de Los Angeles ou les manifestations contre la guerre du Vietnam, ou l'émergence du «politically correct», la défense véhémente des minorités.

    Lire la suite

  • Il y a 50 ans : Mai 68 ou la subversion au secours du marxisme

    IMPRIMER

    Du site "Ichtus.fr", cette analyse parue en janvier 2007 qui garde toute son actualité :

    Mai 68 : la subversion au secours du marxisme

    Le 2 mai 1968 les premiers pavés volent au Quartier Latin. Le 3 mai la police fait évacuer la Sorbonne occupée par les étudiants. C’est la première nuit des barricades au Quartier Latin qui se termine par 596 interpellations. Le 10 mai, 60 barricades sont érigées par les étudiants qui exigent la libération de leurs camarades (selon le schéma de la praxis marxiste : provocation-répression-mobilisation) arrêtés dans la nuit du 3 au 4 mai. Le 13 mai de jeunes ouvriers se mêlent aux manifestations étudiantes. Le 15 mai les syndicats représentatifs, et particulièrement la CGT, bien mieux implantée dans le monde du secteur secondaire des usines que dans celui plus diversifié du tertiaire et particulièrement dans celui de l’enseignement, indiscipliné et individualiste, rattrapent le train en marche et décrètent la grève générale avec occupation des lieux de travail. La France s’arrête.

    Une subversion qui se développait dans les coulisses

    Ce calendrier insurrectionnel dans un pays prospère qui s’apprête aux vacances, marque une étape historique par l’irruption sur la scène politique d’une subversion des mœurs qui se développait depuis longtemps dans les coulisses, et par le renouvellement d’une pensée marxiste à la fois exsangue sur le plan théorique et gravement compromise avec la dictature soviétique. La contestation suintait déjà dans les caves du Saint Germain des Près d’après-guerre. L’on trouvait dans les librairies du Quartier Latin tous les ouvrages, interdits par la censure anglaise ou américaine, d’une subversion intellectuelle qui avait démarré avec Miller, Joyce et Laurence et ne devait que s’amplifier par la suite. Il y eut la Lolita de Nabokov, puis L’homme de gingembre de J.P. Douleavy, suivi du Festin nu de William Burrought, ce dernier achevant d’écrire son roman en 1958 à Paris, au fameux Beat Hotel de la rue Gît-le-Cœur, là où vivaient à temps partiel, depuis le début des années 5O, Gregory Corso et Allen Ginsberg, pour ne citer qu’eux. « C’est jazz, l’endroit gronde, les filles ont les épaules nues, c’est le beat, la génération cool, toujours là et toujours très loin. Sur Time Square, des punkies traînent à peine sortis de taule… » [[- In On the road, sortit en 1957. Il s’appelait en fait Jacques Lebris de Kerouac et était issu d’une vieille famille bretonne émigrée aux Etats-Unis. On the road portait sur sa couverture l’explicitation de sa démarche : « This is the Bible of the « beat generation », the explosive best-seller that tells all about today wild youth and their fanatic search.]]. En quelques vers, Kerouac donnait le ton avec des expressions et des émotions qui vivent toujours aujourd’hui. Les punks et les beatnicks étaient nés dont la descendance sera nombreuse et perdure encore aujourd’hui. La production cinématographique viendra prêter main forte à la littérature. En 1956, c’est la sortie de Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, avec Brigitte Bardot qui devient du jour au lendemain le symbole de la jeune femme libérée. En 196O, la France découvre le A bout de souffle de Jean-Luc Godard avec Claude Chabrol comme conseiller technique. Godard impose son premier long métrage comme le symbole de la « nouvelle vague ».

    Lire la suite

  • Le libéralisme : une erreur anthropologique

    IMPRIMER

    Du Figaro Vox (LeFigaro.fr) (Eugénie Bastié) :

    John Milbank : « Le libéralisme est une erreur anthropologique »

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans « La politique de la vertu », le théologien et philosophe britannique John Milbank, théoricien du « blue socialism » propose une alternative au libéralisme dans le retour d'une éthique des vertus et une économie sociale de marché fondée sur la coopération.

    John Milbank est un théologien chrétien anglican, professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham. Il a publié La politique de la vertu avec Adrian Pabst (Desclée de Brouwer, 537p, 24€).

    FIGAROVOX.- Dans votre livre «La politique de la vertu», vous critiquez abondement le «libéralisme» qui est selon vous dans une «métacrise». Qu'entendez-vous par là?

    John MILBANK.- Le libéralisme peut vouloir dire beaucoup de choses. C'est avant tout une erreur anthropologique: l'intuition d'Hobbes et de Locke de construire une théorie politique en partant des individus isolés, détachés de tous liens. L'individu est décrit comme une créature inquiète et désirante faisant preuve de volonté, et non plus comme un être constitué par ses liens aux autres ayant des finalités. Ce libéralisme pense de façon abstraite l'individu en dehors de tout contexte culturel, social ou historique. Il s'agit de déterminer ce qu'un système politique doit nécessairement être, en le déduisant d'un hypothétique état de nature, sans traits culturels. Alors que le libéralisme est souvent associé à l'optimisme, il fait preuve en réalité d'un pessimisme anthropologique radical, même s'il est censé être socialement amélioré par le miracle de la main invisible. Une autre forme d'anthropologie libérale est celle de Rousseau, qui pense lui aussi l'individu isolé de tout comme originellement bon. L'association a tendance à corrompre l'individu, en introduisant la rivalité, l'avidité. Cela implique un différent type d'ingénierie sociale pour produire une société qui minimise la rivalité. Ce sont deux formes de pessimisme: pessimisme au niveau de l'individu jugé intrinsèquement égoïste, ou pessimisme au niveau d'un processus culturel jugé intrinsèquement corrupteur. Dans les deux cas, cela repose sur une dualité instaurée entre nature et culture.

    Lire la suite

  • "Jésus - L'enquête" avec SAJE - BELGIQUE : c'est parti ! Un évènement à ne pas manquer !

    IMPRIMER

    Ce vendredi soir, la projection de JESUS L’ENQUÊTE à 20h au Cinescope de Louvain-la-Neuve a inauguré la naissance de Saje en Belgique. Plusieurs séances suivront à Bruxelles, Tournai, Mons, Liège et Namur. 

    BILLETERIE POUR LES SÉANCES AVEC ÉCHANGE-DÉBAT EN BELGIQUE

     

    BRUXELLES – Samedi 28 avril 17h00, Cine-Aventure BXL

    La projection débute à 17h00, le film dure 1h52min.
    Arrivez à temps. Fermeture des portes à 16h45
    Capacité de la salle: 107 places, non numérotées

    La projection sera suivie d’un échange-débat de 30 minutes sur le film et sa thématique: la résurrection de Jésus de Nazareth, dialogue entre foi et raison.
    Modérateur: Jean-Jacques Durré, Rédacteur en chef de Cathobel / Dimanche
    Intervenante: Véronique de Stexhe, Bibliste IET, animatrice d’ateliers bibliques et animatrice RCF
    Intervenant: Pasteur Paul Every, Eglise Protestante Evangélique de Bxl, professeur de théologie et d’apologétique à l’Institut Biblique Belge

    ACHAT DE PLACES:

    AVANT-PREMIERE

    Les places de l’unique séance de l’Avant-Première s’achètent à l’avance par cette billeterie en ligne. https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-bxl Sauf si c’est sold-out, il sera possible d’acheter quelques places le jour même à l’accueil du Cinéscope. Billeterie pour les autres avant-premières en Belgique : https://www.sajedistribution.be/billeterie/

    SEANCES DEBUT MAI :

    Le Cine Aventure prévoit une programmation régulière du film dès le début du mois de mai, achetez ces billets via la billeterie disponible sur le site du cinéma : http://cinema-aventure.be/index.php?mact=Agenda,cntnt01,DetailEvent,0&cntnt01id_event=2203&cntnt01returnid=66 – Le Cinéma Aventure va programmer le film tant qu’il y aura de la demande.

    TOURNAI – Mardi 1 mai 19h30, Imagix Tournai: 

    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-tournai
    Modérateur: Jean-Jacques Durré, Rédacteur en chef de Cathobel / Dimanche
    Intervenant: Mgr Guy Harpigny, Evêque de Tournai
    Intervenant: Pasteur Harry Bryans, Eglise protestante Baptiste

    MONS Mercredi 2 mai 19h30, Imagix Mons: 

    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-mons
    Modérateur: Fabien Ruelle, Directeur d’antenne PhareFM Mons
    Intervenant: Olivier Fröhlich, Vicaire Général de l’Evêché de Tournai
    Intervenant: David Remy, Pasteur de l’église Protestante Evangélique de Petit-Wasmes

    LIEGE 1 – Mardi 8 mai 19h30, Théâtre de Liège: 

    Projection privée et séance unique.
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-theatre-de-liege
    ou à la librairie Siloé-CDD, rue des Prémontrés 40, 4000 Liège
    Modérateur: Laurent Verpoorten, Journaliste RCF Liège
    Intervenant: Chanoine Jean Pierre Pire, Curé-Doyen Unité Pastorale Notre-Dame des Ponts aux Rives d’Outremeuse
    Intervenant: Georges Quenon, Pasteur EPUB Dinant – responsable de l’émissions Présence protestante EPUB

    LIEGE 2 – Mercredi 9 mai 19h30, Trocadéro Liège: 

    Projection privée et séance unique.
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-trocadero
    ou à la librairie Siloé-CDD, rue des Prémontrés 40, 4000 Liège
    Modératrice: Sophie Delhalle, Master en Histoire ULiege et journaliste Cathobel / Dimanche Cathobel / RCF Liège
    Intervenant: Pasteur Salvatore Chiazza, Eglise Evangélique Nouvel Impact
    Intervenant: Abbé Olivier Windels, Responsable de la cathéchèse du diocèse de Liège

    NAMUR – Lundi 14 mai 19h30, Quai 22, UNamur

    Projection privée et séance unique.
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-namur
    ou à la librairie Siloé, Rue du Séminaire, 11B, 5000 NAMUR, Tél. : 081/24.08.20
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: Abbé François Vanandruel, Curé Paroisse ste Julienne
    Intervenant: Pasteur Jean-Luc Ramanantombotsoa, EPUB Namur

    LA LOUVIERE – Dimanche 27 mai 18h00, Le Stuart 

    Projection privée et séance unique, sauf si la demande est telle …
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-la-louviere
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: à confirmer
    Intervenant: à confirmer

    En partenariat avec les Eglise évangéliques et catholiques de La Louvière.

  • Bavière : une croix dans chaque bâtiment public

    IMPRIMER

    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Bavière — Une croix dans chaque bâtiment public


    Markus Söder

    « Symbole d’identité culturelle » : tous les bâtiments publics bavarois devront à l’avenir être ornés d’un crucifix. Ainsi en a décidé le gouvernement du Land de Bavière en Allemagne.

    « L’islam ne fait pas partie de l’Allemagne » : c’est avec cette phrase que les politiciens bavarois multiplient ces dernières semaines les provocations selon Der Spiegel. Et, notamment, le chef de la CSU, Horst Seehofer, ainsi que son successeur en tant que ministre-président, Markus Söder. Pour eux, l’Allemagne est marquée par le christianisme. Dans un sondage INSA du 21 avril 2018, la CSU est donnée largement gagnante avec 42 % des intentions de vote.

    Afin qu’il n’y ait aucun doute à ce sujet, des croix devront être accrochées dans chaque bâtiment public bavarois à partir du mois de juin. « Une croix clairement visible à l’entrée de chaque bâtiment officiel, symbolisant l’histoire et la culture bavaroise, représentera ostensiblement les valeurs fondamentales de l’ordre juridique et social en Bavière et en Allemagne », a déclaré la Chancellerie à l’issue d’une réunion. Les règlements ont été modifiés en conséquence.

    « La croix est le symbole fondamental de l’identité culturelle et du caractère chrétien et occidental », peut-on encore lire. La nouvelle mesure s’applique « à tous les services administratifs de l’État libre de Bavière à compter du 1er juin 2018. » Les municipalités, cercles (arrondissements) et districts sont invités à « agir en conséquence ».

    Le FDP a vivement critiqué cette décision. Son chef, Christian Lindner a écrit sur Twitter que la façon dont la CSU « instrumentalise en permanence la religion à des fins partisanes » lui rappelait « tout simplement Erdogan ».

    Source : Der Spiegel

    Lire aussi : Bavière : quel sens le crucifix peut-il avoir dans des bâtiments publics officiels ?

  • Le Coran au défi de la science

    IMPRIMER

    Editions Docteur Angélique

    LE CORAN DECREE
    Le défi de la science

    Florence Mraizika

    ISBN : 978-2-918303-28-2
    Format 20 x 13
    124 pages, 12,00 €

    Parution : avril 2018

    Politique Aristote

    Présentation

    Aujourd’hui, une chose est surprenante : musulmans et musulmans intégristes se réfèrent eux-mêmes au Coran pour se justifier. Mais les uns vivent en paix et les autres – comme Daech – assassinent, tuent, pillent, violent en se rapportant au même Coran.
    Il y a donc un grand malaise.

    Nos pays occidentaux osent à peine parler du Coran, premier pilier de l’islam, de peur d’être immédiatement taxés d’islamophobes. Autant il est permis de passer à la critique scientifique les textes fondateurs des autres religions, autant, là, il semblerait que cela soit interdit.

    Fort heureusement, de très éminents scientifiques étudient le Coran, surtout les plus anciens manuscrits connus. En France, en Allemagne, aux Etats-Unis, à Jérusalem, au Caire, etc., cette petite communauté scientifique – les meilleurs dans chaque discipline – publient régulièrement leur découverte.

    Ce petit livre, très facile de lecture, est la synthèse des dernières découvertes scientifiques concernant le Coran. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre (l’auteure a épousé un musulman) mais de rechercher scientifiquement si ce qui est affirmé dans le Coran est vrai, possible, faux. Bref de passer le Coran au défi de la science.

    Ainsi, si le Coran est incréé dans un arabe pur, pourquoi l’arabe utilisé serait-il postérieur à Mahomet ? Comment expliquer les différentes strates de composition du corpus coranique ? Pourquoi dans les textes les plus anciens connus, n’y a-t-il pas de voyelle, permettant ainsi des interprétations diverses ? Pourquoi sont-elles apparues plusieurs siècles après Mahomet ? Etc.

    Doctorante à l’EPHE-Sorbonne sous la direction de Marie-Thérèse Urvoy, Florence Mraizika répond à toutes les interrogations. Ces réponses nous permettent d’appréhender enfin, avec une vision sans doute plus scientifique, le Coran.

    L'auteur

    Diplômée d’araméen de l’université Hébraïque de Jérusalem et docteur des Mines de Saint-Étienne, Florence Mraizika est doctorante à l’EPHE-Sorbonne en Histoire, textes et documents, sous la direction des Professeurs Marie-Thérèse Urvoy et François Déroche. Elle est spécialiste de l’intertextualité Bible-Coran et a exploré durant deux ans, à l’Institut Catholique de Toulouse, le motif de l’alliance biblique dans le Coran ainsi que les strates de composition du corpus coranique.

    Table

    I. Histoire des documents

    Qu’est-ce que le Coran ?

    Le Coran peut-il être lu par tout un chacun ?

    Le Coran n’aurait-il donc pas été écrit en arabe ?

    Depuis quand existe le courant sceptique ?

    Le Coran a-t-il un problème avec les autres livres ?

    Quel est le premier pilier de l’islam ?

    Le Coran est-il un livre ?

    Comment les scribes ont-ils pu réorienter le sens du corpus ?

    Y a-t-il d’autres indices de composition ?

     

    II. Histoire des lieux et contexte

    La Mecque est-elle la Ville Sainte ?

    La parole est aux qiblas

    Des lieux saints nomades

    Muhammad est-il acteur de l’histoire ?

    Alors Muhammad ne serait ni l’auteur du Coran ni le fondateur de l’islam ?

    Des documents et des doctrines à la barre de l’Histoire

    L’islam, mille-feuille ou hérésie ?

    Le mille-feuille des affidés. De la montée sur Jérusalem aux alliances et fitnas politiques

    Le Dôme, bible à ciel ouvert, bâtie sur mesure pour les judéoarabes

    Aïssa

     

    III. Une doctrine de l’outre-tombe

    Le Coran a-t-il un problème avec la vie ?

    La conception de Dieu des musulmans est-elle radicalement différente de celle des chrétiens ?

    Qu’est-ce que la foi des musulmans peut apporter aux chrétiens ?

    Le problème du mal dans le Coran. Dieu en est-il l’auteur ?

    Quelle est la définition coranique du Bien et du Mal ?

    Pourquoi cette angoisse de l’après-mort est-elle si vivace ?

    La vision du Paradis est-elle uniquement charnelle ?

    Le musulman est-il un parfait messianiste ?

    Le Jihâd est-il garant de vie éternelle ?

    Qui sont les associateurs ?

    Au final, quelles certitudes peut-on avoir ?

  • Vendredi 4 mai : ouverture de l’édition 2018 du Festival international de Chant Grégorien de Watou

    IMPRIMER

    internationaal_gregoriaans_festival_van_watou_-43832-0.jpg

    Le vendredi 4 mai prochain, l’édition 2018 du Festival International de Chant Grégorien de Watou débutera par une pré-ouverture, avec la participation de 4 ensembles, à Houtkerque en Flandre française à 3 km à peine de Watou.

    L’église possède quelques très beaux retables et un orgue entièrement restauré. Didier Hennuyer, organiste titulaire de la cathédrale et de l'église Saint-François-de-Sales de Boulogne-sur-Mer, professeur d'orgue, viendra faire résonner ce magnifique instrument. C’est une belle façon de découvrir ainsi le petit village de Houtkerque. Après le concert, une rencontre est prévue dans la salle communale.

    Ensuite, le Festival continue à Grimbergen, Poperinghe, Coxyde, Anvers, Bruxelles, Dunkerque, Wervik et Haringe pour déboucher pleinement à Watou dès le 10 mai.

    Ces dix jours promettent d’être passionnants.

    Comme vous le savez, le Festival est un événement qui se déroule tous les trois ans. Veillez donc à être bien présent en 2018.

    Il est souhaitable de réserver ses places à l’avance.

    Le concert du soir à l’église abbatiale de Grimbergen affiche déjà complet, 450 places ayant été réservées.

    Signalons que pour le concert du 8 mai à la cathédrale de Bruxelles des places sont encore disponibles.

    Le Festival offre une programmation particulièrement variée aussi bien pour les concerts que pour le déroulement de la liturgie.

    Tant les compositions grégoriennes que les compositions qui ont été inspirées par le grégorien y seront programmées.

    La psalmodie, chant de l’office monastique, occupe une place importante dans le  programme de Watou.

    La psalmodie n’est pas la partie la plus facile du repertoire, mais bien la plus mystique.

    Les laudes seront chantées quotidiennement à partir du jeudi 10 mai jusqu’au dimanche 13 mai.

    Les vêpres seront aussi chantées à plusieurs reprises.

    Le “Psalterium Project” sera  présenté en primeur pendant le Festival. Il s’agit de l’enregistrement par l’ensemble néerlandais ‘’ Hartkeriana”  des 150 psaumes,  réunis dans une boîte de 12 CDs.

    À Watou, nous accueillerons le 10 mai, jour de l’Ascension, une délégation de 30 prêtres de Chine.

    Le samedi 12 mai, Mgr Lode Aerts, évêque de Bruges, présidera la messe à 9h30. Elle sera chantée par non moins de 12 ensembles.

    Il y aura tant de choses à vivre, mais comme dernier point, je voudrais attirer votre attention sur un événement unique, à savoir un drame liturgique du Moyen Âge, avec des dialogues chantés par 10 jeunes filles âgées de 12 à 18 ans, membres de l’ensemble vocal ‘’ Cantamare”  de La Haye. Il s’agit du jeu pascal “Visitatio sepulchri - La visite du tombeau “ , selon les manuscrits de l’abbaye féminine Sinte Marie à Rijnsburg (Pays-Bas) . On pourra assister à cette présentation soit à Wervik le jeudi 10 mai à 20h, soit à Watou le vendredi 11 mai à 16h30.

    Vous trouverez plus d’informations sur le programme complet du Festival en consultant le  site www.festivalwatou.be

    JPSC

  • De l’hospice à l’euthanasie. Plaidoyer pour les vieux.

    IMPRIMER

    C’était à l’époque déjà lointaine où  « La Libre Belgique » confiait une chronique du journal augustave-thibon.jpg philosophe Gustave Thibon. Extrait de « La vieillesse encombrante » : une réflexion prémonitoire parue dans l’édition du 9 novembre 1973. Mais  « où sont les neiges d’antan ? », comme dirait le poète…

    «  Cette personne (une jeune interne des hôpitaux) travaille dans un service de cardiologie où elle a observé une étrange et inexplicable recrudescence des cas d’hospitalisation pendant la période des vacances. Les examens faits, très peu de cas lui ont paru justifier une telle mesure. Mais elle n’a pas tardé à découvrir le pot-aux roses en constatant qu’il s’agissait surtout de vieilles gens, présentant évidemment de vagues déficiences cardiaques, chose habituelle à leur âge, et dont les enfants avides de partir en vacances et ne pouvant les emmener avec eux au hasard des routes et des campements, s’empressaient de s’en débarrasser, avec la demi-complicité du médecin traitant, en les envoyant en observation à l’hôpital […]. Ce qui nous conduit à méditer une fois de plus sur le sort amer de tant de vieillards dans la société contemporaine.

    Deux facteurs caractéristiques de notre époque contribuent à les isoler : l’oubli du passé et la dépréciation de la vie.

    L’oubli du passé. On perd la reconnaissance à leur égard, parce que, au sens littéral du mot, on ne les reconnaît plus. Ils appartiennent à un temps révolu qui n’a laissé presqu’aucune trace dans les mémoires […].

    La dévaluation de la vie. Combien de fois n’avons-nous pas entendu proférer cette atroce banalité : je n’ai jamais demandé à naître ? A quoi j’ai toujours envie de répondre : «  Qu’attendez-vous donc pour mourir ? Votre suicide réparerait l’erreur initiale commise par vos parents ». Plaisanterie qui serait d’ailleurs fort peu goûtée  car ce sont en général ceux qui n’ont pas demandé à naître qui sont les plus acharnés à « vivre leur vie », dans le sens d’une satisfaction immédiate  de leurs appétits les plus égoïstes. En quoi ils ne se contredisent pas : la vie individuelle émergeant à peine du néant  -et ce néant est très lourd à porter- quand elle n’est pas animée et transfigurée par l’amour de la vie des autres. Mais on conçoit que, dans un tel climat de misère intérieure, on répugne à la gratitude et au dévouement envers ceux dont on a reçu ce triste cadeau […].

    Nietzche voyait dans le sens de l’honneur et dans la reconnaissance les deux vertus nobles par excellence : celles par quoi l’homme prend assez de distance avec lui-même pour résister au pouvoir dissolvant du temps. La première en engageant l’avenir (l’homme d’honneur et celui qui tient ses promesses quels que soient les changements extérieurs ou intérieurs survenus entretemps), la seconde en liant l’homme au passé, en inspirant la fidélité aux êtres dont on a reçu jadis des bienfaits, mais dont on n’a plus rien à attendre dans le présent et le futur. Aussi n’est-ce pas par hasard que le sentiment de l’honneur et le respect des aïeux ont toujours coexisté dans toutes les civilisations dignes de ce nom.

    On nous vante chaque jour les progrès de la gérontologie –science de la vieillesse- dont le but est de prolonger la durée de la vie humaine. Mais quel sens peuvent avoir ces progrès s’ils ne s’accompagnent pas d’une renaissance de la gérontophilie : l’amour des vieillards ? A quoi bon prolonger la présence absente de ces êtres désaccordés dont personne n’entoure la solitude aussi longtemps qu’ils traînent leur fantôme d’existence, et que personne ne pleurera à l’heure de leur mort ? »

    JPSC

  • "Nos valeurs"

    IMPRIMER

    De L.W., un familier de notre blog :

    Nos politiques, qu'ils soient nationaux ou de l'Union européenne, n'ont de cesse de mettre en avant "nos valeurs".

    Celles-ci sont définies dans la Charte des droits fondamentaux de 2000 mais cette Charte est fort peu connue par les populations de l’Union. Je vous en présente une synthèse pédagogique, dans un langage simple, accessible à tous, illustrée d’exemples autour de l’actualité et ... à compléter à votre guise.

    Donald Trump, il fallait le destituer de sa fonction présidentielle mais, depuis ses bombardements sur la Syrie, il est devenu plus sympathique. Poutine, c'est un dangereux dictateur. Ses accointances avec l’Église orthodoxe ne font que le confirmer et puis quel drame s’il avait accès à la méditerranée.  L'Arabie Saoudite, ce n’est pas si mal que ça.  Ce qui se passe au Yémen, ce n’est pas très important. Il n'y a pas d'alternative possible au libéralisme financier post-moderne. L'avortement doit être dépénalisé jusqu'à la 22ème semaine, comme aux Pays-Bas : la femme doit pouvoir faire ce qu'elle veut de son corps. L'euthanasie est toujours un acte de compassion. Il faut plus de migrants, musulmans surtout, c'est une opportunité. Les enfants doivent apprendre librement ce qu'ils veulent, comme ils veulent, après avoir choisi leur genre. Il faut intégrer l'écriture inclusive. Il faut se repentir sur la colonisation et d'ailleurs sur les quatre derniers millénaires de notre histoire. Il n'y a pas eu de grandes invasions germaniques au début du Vème siècle mais des échanges charmants entre populations, comme le disent aujourd’hui les nouveaux historiens : toutes les populations sont faites pour vivre ensemble en harmonie, dans une multicultularité heureuse et dans un grand marché. La religion doit rester dans la sphère privée, surtout la religion catholique. Un Président de la République peut porter la kippa lors de funérailles juives mais, en aucun cas, faire un signe de croix sur le cercueil d’un chanteur chrétien, alors que pratiquement tout le monde le fait. Les représentants politiques peuvent fêter la rupture du jeûne à la fin du ramadan mais surtout jamais souhaiter une joyeuse fête de Pâques. Il faut renommer tous nos congés (les vacances de Noël deviennent vacances d’hiver ; celle de Pâques, vacances de printemps…).   Toutes les religions se valent. Il faut manger moins de viande (nous ne sommes d'ailleurs que des animaux, une espèce parmi d'autres). Il faut d’urgence donner des droits aux animaux. Et supprimer les fromages au lait cru. C’est là aussi une vraie priorité. Les films pornographiques, c’est fun. D’ailleurs, toutes les formes de sexualité sont à encourager pourvu qu’elles se fassent entre adultes consentants. Les films d’horreur, c’est vraiment fun. Malsain ? Ce mot n’a plus de raison d’être. Le rap et le hard rock valent bien Jean-Sébastien Bach ou Arvo Part. Les vaches géantes en plastique coloré sont l'accomplissement définitif et parfait en matière d'art, avec les tags bien sûr. Il faut faire la fête à Paris plage. D’ailleurs, il faut faire la fête partout et tout le temps. La liberté de parole est une valeur fondamentale. On peut discuter de tout dans nos universités mais celui qui remettra en question une de nos valeurs sera licencié sur le champ. 

    Enfin et surtout, il faut éduquer les gens à la démocratie qui ne peut se vivre qu’au travers de nos valeurs.

  • 7 AVANT-PREMIÈRES DU FILM « JÉSUS, L’ENQUÊTE » PROGRAMMEES EN BELGIQUE (LLN, BXL, TOURNAI, MONS, LIEGE, NAMUR)

    IMPRIMER
    7 AVANT-PREMIÈRES DU FILM « JÉSUS, L’ENQUÊTE »
    27/4 LLN – 28/4 BXL – 1/5 TOURNAI – 2/5 MONS –
    8 & 9 /5 LIEGE – 14/5 NAMUR

    Regardez la bande annonce:

    Un film de : Jon Gunn
    Avec Mike Vogel, Erika Christensen, Faye Dunaway, Frankie Faison
    Genre: Drame, Biopic, Sortie le : 27/04/2018, Versions : VF / VOSTFR

    + SYNOPSIS
    Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune et athée revendiqué, est confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin de sauver son couple, il se met à enquêter sur la figure du Christ, avec l’ambition de prouver que celui-ci n’est jamais ressuscité…

    D’après le best-seller mondial, tiré de l’histoire vraie de Lee Strobel.

    + CASTING
    Lee Strobel : Mike Vogel
    Leslie Strobel : Erika Christensen
    Walt Strobel : Robert Forster
    Joe Dubois : Frankie Faison
    Dr. Roberta Waters : Faye Dunaway

    BILLETERIE POUR LES SÉANCES AVEC ÉCHANGE-DÉBAT EN BELGIQUE

    Vendredi 27 avril 20h00, Cinescope LLN 
    Projection privée et séance unique, sauf si la demande est telle….
    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-lln
    Modérateur : Christophe Herinckx, Théologien et Journaliste Cathobel / Dimanche
    Intervenant: Pasteur Bruneau Jousselin, Église Protestante de Bruxelles-Musée
    Intervenant: Père Sébastien Dehorter, Paroisse st François LLN et Professeur d’exégèse et de théologie biblique à l’IÉT

    Samedi 28 avril 17h00, Cine-Aventure BXL
    Le Cinéma Aventure va programmer le film tant qu’il y aura de la demande.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-bxl
    Modérateur: Jean-Jacques Durré, Rédacteur en chef de Cathobel / Dimanche
    Intervenante: Véronique de Stexhe, Bibliste IET, animatrice d’ateliers bibliques et animatrice RCF
    Intervenant: Pasteur Paul Every, Eglise Protestante Evangélique de Bxl, professeur de théologie et d’apologétique à l’Institut Biblique Belge

    Mardi 1 mai 19h30, Imagix Tournai: 
    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-tournai
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: Mgr Guy Harpigny, Evêque de Tournai
    Intervenant: Pasteur Harry Bryans, Eglise protestante Baptiste

    Mercredi 2 mai 19h30, Imagix Mons: 
    Première projection et une seconde séance est prévue le samedi 5 mai 14h30 , sauf si la demande est telle qu’il faut ajouter des séances…

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-mons
    Modérateur: Fabien Ruelle, Directeur d’antenne PhareFM Mons
    Intervenant: Olivier Fröhlich, Vicaire Général de l’Evêché de Tournai
    Intervenant: David Remy, Pasteur de l’église Protestante Evangélique de Petit-Wasmes

    Mardi 8 mai 19h30, Théâtre de Liège: 
    Projection privée et séance unique.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-theatre-de-liege
    Modérateur: Laurent Verpoorten, Journaliste RCF Liège
    Intervenant: Abbé Jean Pierre Pire, Curé-Doyen Unité Pastorale Notre-Dame des Ponts aux Rives d’Outremeuse
    Intervenant: Georges Quenon, Pasteur EPUB Dinant – responsable de l’émissions Présence protestante EPUB

    Mercredi 9 mai 19h30, Trocadéro Liège: 
    Projection privée et séance unique.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-trocadero
    Modératrice: Sophie Delhalle, Master en Histoire ULiege et journaliste Cathobel / Dimanche Cathobel / RCF Liège
    Intervenant: Pasteur Salvatore Chiazza, Eglise Evangélique Nouvel Impact
    Intervenant: Abbé Olivier Windels, Responsable de la cathéchèse du diocèse de Liège

    Lundi 14 mai 19h30, Quai 22, UNamur
    Projection privée et séance unique.

    Lien direct vers la billeterie: https://www.billetweb.fr/film-jesus-lenquete-namur
    Modérateur: à confirmer
    Intervenant: Abbé François Vanandruel, Curé Paroisse ste Julienne
    Intervenant: Pasteur Jean-Luc Ramanantombotsoa, EPUB Namur

    DOSSIER PEDAGOGIQUE

    Consulter le dossier pédagogique

    REVUE DE PRESSE

    • CATHOBEL « Je veux voir le film ! » TÉLÉCHARGER
    • LE FIGARO « Même dans l’incrédulité, il y a une question de confiance » TÉLÉCHARGER
    • PRIER « Un film bien rythmé et émouvant… » TÉLÉCHARGER
    • ALETEIA « Inspiré du best-seller The Case for Christ  » VOIR LA PAGE
    • FAMILLE CHRÉTIENNE « Il semblerait que toutes ses recherches convergent vers une vérité » TÉLÉCHARGER
    • INFO CHRÉTIENNE « C’est sans doute cette révélation qui sera le plus convaincant des arguments. » VOIR LA PAGE
    • COMMUNAUTÉ DE L’EMMANUEL « Un beau jour, il voit sa vie menacée de basculer quand sa femme entre dans une église » VOIR LA PAGE
    • LA NEF « Et pourquoi ne pas inverser la proposition et se demander s’il est vraiment raisonnable de ne pas croire en Dieu? » TÉLÉCHARGER
    • PANORAMA « C’est en descendant au cœur de ses propres fragilités que Strobel finira par trouver la vérité à laquelle il aspire. » TÉLÉCHARGER
    • L’1VISIBLE « Un thriller passionnant au service d’une histoire vraie qui a déjà fait l’objet d’un best-seller international » TÉLÉCHARGER
    • INFO CHRÉTIENNE « Découvrez un extrait exclusif du film » VOIR LA PAGE
    • INFO CHRÉTIENNE « Un journaliste d’investigation enquête pour prouver à sa femme que Jésus n’est pas ressuscité » VOIR LA PAGE
    • CHRÉTIENS LIFESTYLE Annonce de la sortie du film VOIR LA PAGE
  • Les chrétiens du Moyen-Orient voués à disparaître, même au Liban ?

    IMPRIMER

    De Patricia Khoder sur le site du quotidien L'Orient-le Jour :

    « Les chrétiens du Moyen-Orient pourraient disparaître dans une dizaine d’années, même du Liban »

    ENTRETIEN

    L’évêque syriaque-orthodoxe du Mont-Liban et de Tripoli, George Saliba, estime que « les chrétiens disparaîtront inévitablement du Moyen-Orient, même du Liban ». 

    Georges Saliba, évêque syriaque-orthodoxe du Mont-Liban et de Tripoli, n’est pas optimiste concernant l’avenir des chrétiens du Moyen-Orient. « Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, les chrétiens du Moyen-Orient disparaîtront dans une dizaine d’années, même du Liban », dit-il dans un entretien à L’Orient-Le Jour.

    Le prélat, pourtant, n’est pas un pessimiste. C’est un homme tenace qui a la force et la foi. Originaire de Syrie, appartenant à une communauté victime de massacres et de déplacements, il est plus conscient que d’autres de la fragilité des chrétiens du Moyen-Orient. « 70 % des chrétiens de Syrie ont quitté leur pays depuis le début de la guerre en 2011. Le pays comptait plus de deux millions de chrétiens, toutes communautés confondues. Ils habitaient principalement Alep, Damas, Wadi el-Nassara et Hassaka (région connue sous le mandat français par al-Jazira, et qui regroupait une kyrielle de minorités). 85 % des chrétiens d’Irak, qui étaient environ un million et demi en 2003 à la chute de Saddam Hussein, ne vivent plus dans leur pays. Leur exode s’est accéléré avec l’arrivée du groupe État islamique en 2014. Ils étaient originaires de Bagdad, de Mossoul, de la plaine de Ninive, de Zakho et de Dohuk », explique-t-il.

    Ces chrétiens déplacés du Moyen-Orient se sont établis notamment au Canada, en Australie et en Europe dans des pays comme l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et la Belgique. « Les chrétiens qui ont quitté la région ne reviendront plus chez jamais dans leur pays natal. Ils se regrouperont auprès de leurs églises, et leurs enfants perdront petit à petit leur appartenance au Moyen-Orient. Il y a 1 400 ans, nous avions perdu l’usage de notre langue araméenne à cause des conquêtes musulmanes. Aujourd’hui, à cause du fondamentalisme musulman, nous finirons par perdre la langue arabe que nous avons maîtrisée à merveille », s’insurge Mgr Saliba, un érudit qui connaît par cœur des milliers de poèmes dans les langues araméenne et arabe.

    « Au Liban, de nombreux chrétiens de la communauté syriaque, qui compte actuellement 80 000 âmes, sont partis avec le début de la guerre civile en 1975. La plupart d’entre eux, des descendants des rescapés des massacres de Seifo en 1916 sous l’Empire ottoman, ne détenaient pas la nationalité libanaise. C’est l’une des raisons qui les a poussés à partir », poursuit-il. 

    (Lire aussi : L’éreintant chemin de croix des chrétiens de Bagdad)

    « L’avenir appartient à l’islam » 

    Pour la majorité des chrétiens d’Orient, le Liban, avec son président maronite, son administration mixte, sa liberté de culte et son pluralisme, reste le pays idéal, dont ils rêvent en tant que refuge.

    « Le seul chef d’État libanais qui avait saisi l’importance du Liban pour les chrétiens d’Orient était Camille Chamoun. Il avait œuvré concrètement lors de son mandat (1952-1958) à faire du Liban un pays refuge pour tous les chrétiens d’Orient. Depuis, personne n’a vraiment été sensible au dossier des chrétiens de Turquie, de Palestine, de Syrie, d’Irak et de Jordanie », note-t-il. Camille Chamoun avait aidé de nombreux chrétiens de la région établis au Liban à avoir accès à la nationalité libanaise, sachant que cette nationalité ne s’acquiert pas par le droit du sol mais par le droit du sang. Mgr Saliba déclare en réponse à une question : « Il faut voir les choses en face, il est nécessaire que les dirigeants politiques chrétiens libanais se réveillent, estiment véritablement le danger et qu’ils agissent en conséquence. Mais vu la façon dont les choses se présentent, je ne suis pas du tout optimiste sur ce plan. »

    (Lire aussi : Quand seul un cimetière relie encore les réfugiés chrétiens à leur village natal)

    « Les Syriaques (comme les Arméniens, les Assyriens et les Grecs de Constantinople) sont des descendants de rescapés de massacres. Oui, il nous reste de nombreuses églises en Turquie, que ce soit à Tour Abdine, à Diarbakir, à Ourfa ou à Mardine… Oui, elles sont belles et vieilles et témoignent de l’ancienne appartenance chrétienne de la région. Mais à quoi servent-elles si elles sont vides et fermées, s’il n’y a plus de paroissiens ? » martèle l’évêque syriaque-orthodoxe, avant de poursuivre : « Ils disent que la superficie du Liban est de 10 452 km². À quoi servira-t-elle si ce pays se vide de ses chrétiens ? »

    Pour Mgr Saliba, un homme ouvert et tolérant et dont la porte est ouverte à tous, « l’avenir appartient à l’islam ». « Regardez ce qui se passe actuellement en Europe. L’Occident est athée, avec les changements démographiques et le déplacement des populations qui s’opèrent aujourd’hui, il finira par s’islamiser. Cette islamisation ne touchera pas uniquement le Moyen-Orient d’où les chrétiens auront disparu, mais toute l’Europe qui deviendra non seulement athée mais musulmane aussi », souligne-t-il en conclusion.