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Culture - Page 7

  • Les massacres aux Etats-Unis ou le côté obscur de la liberté

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    De Stefano Magni sur le site de La Nuova Bussola Quotidiana, en traduction française sur le site "Benoît et moi" :

    Les massacres aux États-Unis, le côté obscur de la liberté

    6 août 2019

    Ce n’est pas la faute de Trump. La raison est plus profonde.

    Trente morts en l’espace d’une journée, dans les massacres d’El Paso (Texas) et de Dayton (Ohio) ont ravivé l’attention sur ce phénomène dramatique et inexplicable typique des États-Unis. La dynamique est toujours la même, de la première fusillade connue dans l’école de Columbine aux derniers massacres: un tueur solitaire, souvent un adolescent, un motif obscur jusqu’au moment où il décide de tirer, et souvent confus même après l’avoir commis, une arme souvent illégale mais obtenue avec facilité. La volonté du meurtrier est toujours de faire autant de morts que possible, en frappant indistinctement. Dans le massacre de Dayton, la sœur de l’agresseur elle-même est morte, il l’avait accompagnée en voiture sur les lieux du crime.

    Les médias considèrent le président américain Donald Trump comme « l’instigateur moral » de ces massacres. Et l‘Alt Right, l’extrême droite américaine, comme l’idéologie qui les motive.

    Les médias perdent beaucoup d’inhibitions, dans ce genre de cas. Alors qu’il y a une réticence extrême, encore aujourd’hui, à parler de « terrorisme islamique », La Repubblica, pour donner l’exemple le plus frappant, titrait hier à la une « USA, massacres de l’homme blanc ». 

    La réalité est moins politique qu’on ne le croit. Donald Trump est le dernier président, mais les massacres sont un phénomène de longue date et leur fréquence ne varie pas avec le changement de la partie politique qui revient au gouvernement. Si l’on consulte les chiffres des archives de la violence armée, du massacre de l’école primaire de Sandy Hook le 14 décembre 2012 (20 enfants et 6 adultes assassinés, un choc national sans précédent) à ce jour, 2180 massacres ont été perpétrés avec des armes à feu.

    Sur ces 2180 massacres, seuls quelques-uns ont droit à la une des journaux. Les plus célèbres, qui ont eu une couverture médiatique mondiale, sont ceux d’Orlando du 12 juin 2016 (50 morts), Las Vegas du 1er octobre 2017 (59 morts), Parkland High School du 14 février 2018 (17 morts). Au total, les massacres de masse avec armes à feu ont fait 2457 morts et 9130 blessés. Ils représentent environ 2% des victimes de crimes commis avec des armes à feu. Les massacres de masse restent une constante dans un tableau qui montre une amélioration sensible: une forte diminution des crimes et délits avec armes à feu au cours des 20 dernières années dans l’ensemble des États américains.

    Lire la suite sur "Benoît et moi"

    Sur cette question, on peut lire aussi : Tueries d’El Paso et Dayton: la Constitution américaine en cause?

  • 4 idéologies qui menacent l'humanité

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    Du site "Ecologie humaine" :

    QUATRE IDÉOLOGIES QUI MENACENT L’HUMANITÉ

    6 août 2019

    Tugdual Derville, co-intiateur du Courant pour une écologie humaine, dévoile quatre idéologies qui menacent l’Homme aujourd’hui, tant sur sa qualité que sur sa quantité…

    « Notre humanité est aujourd’hui largement écartelée entre quatre idéologies qui tendent à la dissoudre, à l’attaquer et à dénaturer notre pleine humanité :

    • La première idéologie est l’eugénisme : elle attaque l’homme sur sa qualité et prétend que, pour être humain, il faut répondre à un ensemble de critères, de normes sans lesquelles la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue et qui, de ce fait, peut nous écarter au début ou à la fin de notre vie.

    • La deuxième idéologie est celle du malthusianisme, celle qui attaque l’homme non pas sur sa qualité mais cette fois sur sa quantité. Elle estime que pour une humanité heureuse, il faut empêcher celle-ci de croître afin d’éviter qu’elle soit trop nombreuse. Il faut donc empêcher éventuellement les pauvres de se reproduire, comme l’imaginait Malthus, et donner des critères de restriction à la natalité comme le fit la politique de l’enfant unique en Chine.

    • La troisième idéologie est le technologisme. Plus récente, elle estime que l’Homme aura son Salut par la technique, quitte à changer de nature grâce à la fusion entre la machine et l’être humain. Elle méprise par conséquent le corps et la vulnérabilité de l’Homme.
    Elle est en lien étroit avec l’eugénisme et le malthusianisme : cette fascination pour la technique serait un nouveau continent, nous conduisant à abandonner notre pleine humanité.

    • La quatrième idéologie est l’antispécisme, idéologie qui estime que l’Homme ne représente pas plus ou moins qu’un animal. À travers cette idéologie, certains êtres humains pourraient s’avérer moins dignes à la naissance que les grands singes, par exemple. C’est ce qu’affirme Peter Singer, le philosophe fondateur de l’antispécisme.

    Technologisme et antispécisme coincent l’Homme entre les robots d’un côté et les animaux de l’autre, tandis qu’eugénisme et malthusianisme coincent l’Homme entre des exigences de qualité et de quantité.
    Défendons la pleine humanité de l’Homme, dans sa vulnérabilité comme dans ses forces, digne d’être aimé, soigné, quelle que soit sa prétendue qualité. »

  • Aux yeux de l'évêque de Northampton, Chesterton n'est pas canonisable

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    Du site de la CNA (Catholic News Agency) :

    Mgr Doyle déclare que la cause de la sainteté de Chesterton n’avancera pas

    Denver, Colorado, 2 août 2019 (CNA)

    La cause en faveur de la canonisation de l'auteur catholique fumeur de pipe, disert, moustachu et apprécié, Gilbert Keith (GK) Chesterton, ne sera pas ouverte : c'est ce qu'a annoncé Mgr Peter Doyle, évêque de Northampton, le diocèse du défunt Chesterton.

    Malgré les écrits inspirants de Chesterton et son rôle dans le renouveau catholique en Angleterre au début du XXe siècle, plusieurs obstacles empêchent de faire avancer la cause de la canonisation de l'auteur, a déclaré Doyle dans une lettre lue à la séance d'ouverture de la conférence américaine GK Chesterton Society. .

    Les trois préoccupations citées par Doyle sont que Chesterton ne fait pas l'objet d'un «culte» de dévotion locale, l’absence de «modèle de spiritualité personnelle» qui puisse être discerné à travers ses écrits et des charges d’antisémitisme dans ses écrits.

    "Je suis très conscient de la dévotion envers GK Chesterton dans de nombreuses régions du monde et de son influence inspirante sur tant de gens, ce qui rend difficile la communication de la conclusion à laquelle je suis arrivé", a déclaré l'évêque, selon le Catholic Herald au Royaume-Uni.

    Chesterton est né en 1874 et est devenu un écrivain prolifique et un apologiste catholique convaincu après sa conversion à la foi. Il est réputé pour avoir écrit des classiques apologétiques tels que «Orthodoxie» et «L'Homme éternel», ainsi que pour sa série fictive du «Père Brown», parmi de nombreux autres ouvrages. Il est mort en 1936.

    Doyle a loué "la bonté de Chesterton et sa capacité d'évangélisation" mais a déclaré qu'il ne pouvait pas ouvrir la cause pour le moment.

    «… Je ne peux pas promouvoir la cause de GK Chesterton pour trois raisons. Premièrement et surtout, il n’ya pas de culte local. Deuxièmement, je suis incapable de démêler un modèle de spiritualité personnelle. Et troisièmement, même en tenant compte du contexte de l'époque de K. K Chesterton, la question de l'antisémitisme constitue un réel obstacle, particulièrement en ce moment au Royaume-Uni », a-t-il déclaré dans la lettre.

    Dans une interview avec Alfa y Omega, un hebdomadaire catholique espagnol, Doyle a déclaré que même si Chesterton était farouchement opposé aux nazis, il avait stéréotypé le peuple juif dans certains de ses écrits.

    À titre d’exemple, Alfa y Omega a noté que, dans The New Jerusalem, un livre écrit en 1920 par Chesterton, il affirmait que le peuple juif avait besoin d’une nation distincte pour «vivre, autant que possible, dans une société juive dirigée par les Juifs ». Il a également préconisé que les Juifs portent des vêtements distinctifs en public pour les distinguer.

    La Société de Gilbert Keith Chesterton soutient que l'accusation d'antisémitisme contre Chesterton est fausse, car l'auteur déclarait : «Le monde doit Dieu aux Juifs» et «Je mourrai en défendant le dernier Juif d'Europe».

    Chesterton était «un homme qui détestait le racisme et les théories raciales et qui s'est battu pour la dignité humaine et a toujours affirmé la fraternité de tous les hommes», déclare la société sur son site internet.

    Fr. John Udris, qui a enquêté pour la cause de Chesterton, a déclaré au Catholic Herald qu’il «n'enviait pas l’évêque Peter Doyle contraint de prendre une telle décision avec d’énormes implications."

    «Bien sûr que c’est une déception. Mais l'enquête était un énorme privilège. Mieux connaître Chesterton m'a certainement changé pour le meilleur », a-t-il ajouté.

    Fr. Benedict Kiely, un prêtre qui prétend que l’intercession de Chesterton a aidé à guérir sa mère de septicémie, a déclaré que la décision montre que la hiérarchie catholique anglaise baigne dans un «brouillard de médiocrité», une phrase initialement appliquée au groupe par l’auteur anglais Hilaire Belloc.

    «La décision de l’évêque actuel de Northampton de ne pas poursuivre la cause de G.K. La canonisation de Chesterton indique que le brouillard ne s'est pas encore dissipé », a déclaré Kiely au Catholic Herald.

    Selon son entretien avec Alfa y Omega, Doyle a déclaré qu'il était possible que son successeur rouvre la cause. Doyle a 75 ans et a présenté sa démission pour examen au pape François, étant donné qu'il est l'âge de la retraite habituel pour un évêque.

    "Et je ne voudrais pas être un obstacle à cela, au-delà des conclusions que j'ai tirées", a-t-il déclaré.

  • Il faut relire Soljenitsyne pour retrouver une source de vérité et de courage

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    Archive (3 août 2018) du Figaro Vox :

    «Relire Soljenitsyne pour retrouver une source de vérité et de courage»

    «Relire Soljenitsyne pour retrouver une source de vérité et de courage»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - À l'occasion du dixième anniversaire de la mort d'Alexandre Soljenitsyne et du quarantième anniversaire de son discours d'Harvard, Laurent Ottavi revient sur les maux occidentaux que pointait le dissident russe. Il y voit une dimension prophétique.


    Laurent Ottavi est journaliste à la Revue des Deux Mondes et à Polony TV.


    Ce 3 août 2018 est le dixième anniversaire de la mort d'Alexandre Soljenitsyne. Le dissident russe, auteur d'Une journée d'Ivan Denissovitch et de L'Archipel du Goulag, fût une figure controversée, souvent qualifiée de «réactionnaire». Le ressentiment de l'élite libérale américaine à son égard remonte à un discours retentissant, Le déclin du courage, dont c'est le 40ème anniversaire cette année. Le texte de ce discours prononcé à Harvard a été réédité en 2017 aux éditions des Belles lettres.

    Il faut le resituer dans son contexte et dans la biographie de son auteur, pour en saisir toute la portée.

    Du Goulag à Harvard

    À la veille de la victoire des Alliés, Alexandre Soljenitsyne écrit dans une correspondance que Staline est un chef de guerre incompétent, qui a affaibli l'Armée rouge par les purges et s'est imprudemment allié à Adolf Hitler. Cette critique le conduit pendant huit années dans l'enfer du Goulag, «où ce fut, écrit-il, mon sort de survivre, tandis que d'autres -peut être plus doués et plus forts que moi- périssaient». Il révèle l'existence des camps de travaux forcés au monde dans Une journée d'Ivan Denissovitch. Staline, depuis, est mort. Ce texte est publié dans une revue littéraire avec l'autorisation de Nikita Khrouchtchev. Il donne à son auteur une renommée en Russie mais aussi dans le monde.

    Alexandre Soljenitsyne est récompensé du prix Nobel de littérature en 1970. Après d'autres écrits et sa demande de supprimer toute censure sur l'art, il fait paraître en 1973, à Paris, son livre le plus connu, L'Archipel du Goulag. Le dissident est déchu de sa nationalité et exilé. Il vit d'abord à Zurich puis s'installe aux États-Unis. Il y réside depuis deux ans, dans la plus grande discrétion, quand il est invité par l'université d'Harvard à prononcer un discours lors de la séance solennelle de fin d'année, le 8 juin 1978.

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  • Vous qui avez soif, venez aux sources...

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    C'est l'Introït de ce 18e dimanche du temps ordinaire, oeuvre de Tomas Luis de Victoria, interprété par ce choeur d'Extrême-Orient :

    Isai. 55, 1

    SITIÉNTES, veníte ad aquas, dicit Dóminus: et qui non habétis prétium, veníte, et bíbite cum laetítia

    Vous qui avez soif, venez aux sources, dit le Seigneur, et vous qui n’avez pas de quoi payer, venez et buvez avec joie.

  • Aujourd’hui encore, le chemin de l’Eglise dans le monde est marqué par des martyres et des persécutions

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    EUROPE/ITALIE - Témoignage du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples sur les martyrs d’aujourd’hui

    3 août 2019
     

    ilvaloreitaliano.it

    « Saint Etienne – a indiqué le Cardinal – a offert sa vie pour témoigner du Christ face aux furieux légalistes et aux scribes de la Synagogue des affranchis de Jérusalem, personnes qui, après avoir haï et condamné le Christ à la croix, hait maintenant lui aussi, comme de même le Christ mourut en pardonnant à ses bourreaux, de même Saint Etienne meurt en pardonnant ceux qui le condamnaient et le lapidaient ».

    La force de confesser le nom du Christ devant les persécuteurs n’exprime pas un héroïsme humain mais est seulement donné à Saint Etienne comme reflet de la même attraction exercée sur son cœur par le Christ Lui-même. « Il en était tellement amoureux – rappelle le Cardinal Filoni en citant le livre des Actes des Apôtres – que son visage était comme celui d’un ange ». La source même de la grâce se manifeste dans l’imitation du Christ jusqu’à partager le miracle de Son pardon envers ses persécuteurs. « Comme Jésus avait remis entre les mains du Père Son dernier soupir – a rappelé le Cardinal – de même Saint Etienne l’imite en confiant sa vie à Jésus non sans prier pour le pardon de ceux qui le lapidaient. Cette histoire d’abandon et de pardon est infinie. Elle traverse toute la vie de l’Eglise, depuis les antiques martyrs y compris en cette terre de Concordia-Pordenone, jusqu’à nos jours ». Le Cardinal a pu raconter dans son homélie également des expériences personnelles qui lui ont fait toucher du doigt la mystérieuse victoire témoignée par l’histoire du martyre et de la persécution des chrétiens. « Je peux témoigner, en tant que Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a-t-il déclaré – avoir été témoin à diverses reprises de la souffrance mais non pas de la haine de nombreux chrétiens. Je pense ici par exemple au visage des milliers de personnes, chrétiens, yézidis, kakis etc., chassées de chez elles au cours des mois de juillet et aout 2015 par les terroristes du prétendu « Califat » qui avaient d’abord pris Mossoul puis la plaine de Ninive en Irak. Sur ces visages se lisait l’angoisse, tout le drame de ceux qui avaient perdu absolument tout mais « par la foi ni leur dignité humaine », ainsi que tint à me le dire expressément un chrétien laïc du village d’Alqosh : « Je n’ai plus rien mais je conserve la foi ! ».

    Le Préfet du Dicastère missionnaire a également mentionné de récentes rencontres intervenues au Sri Lanka avec des survivants des attentats perpétrés contre des églises du pays, « dans le cadre desquels ont été tués des centaines de chrétiens et d’autres par des terroristes islamiques le matin de Pâques alors qu’ils participaient à la Messe : des femmes, des enfants, des hommes et des personnes âgées. Dans les yeux des survivants et des membres des familles qui me montraient les images de leurs êtres chers sur leurs téléphones portables personnels – a déclaré le Cardinal durant l’homélie – se lisait une souffrance indicible, de la tristesse et une émotion profonde mais pas de haine. « Vous serez hais de tous cause de mon nom mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé ». Ce sont les paroles de l’Evangile de ce jour et elles me sont venues à l’esprit pendant que j’écoutais et recueillait les pleurs des familles détruites ». (GV) (Agence Fides 03/08/2019)

  • En vacances, un peu de chant grégorien pour Emmanuel et Brigitte Macron

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    Lu sur le site web « aleteia » :

    Thoronet 67264203_2378792082398250_8098011066803421184_n.jpg« En vacances depuis le 25 juillet au fort de Brégançon (Var), Brigitte et Emmanuel Macron se sont rendus dimanche dernier à l’abbaye du Thoronet afin de visiter et découvrir les trésors de ce lieu presque millénaire.

    Que ce soit pour trouver un peu de fraîcheur ou par quête de spiritualité, Brigitte et Emmanuel Macron se sont rendus dimanche 28 juillet à l’abbaye du Thoronet, dans le Var. Répondant à une invitation, le couple présidentiel, en vacances au fort de Brégançon, a assisté à une visite privée du lieu « en toute simplicité », précise l’abbaye sur Facebook. « Ils ont notamment pu s’extasier devant l’incroyable sonorité de cette abbaye des moines cistersiens […] d’où la guide-conférencière a entonné des chants grégoriens », rapporte Var Matin.

    Fondée par des moines de l’ordre de Cîteaux dans l’arrière-pays varois, l’abbaye du Thoronet fut édifiée pour l’essentiel entre 1160 et 1190 et achevée en 1250. Avec Silvacane et Sénanque elle est l’une des trois abbayes cisterciennes de Provence. Chef-d’œuvre en péril après la Révolution, sa restauration a débuté en 1841. Elle a retrouvé en partie sa vocation première à partir du début des années 1980 avec l’installation non loin des sœurs de Bethléem et la présence du chantre Damien Poisblaud qui dirige le chœur grégorien « Les Chantres du Thoronet » et qui y chante la messe en grégorien le dimanche une fois par semaine. »

    Ref. En vacances, un peu de chant grégorien pour Emmanuel et Brigitte Macron

    JPSC

  • Espagne : plus d'athées et de non-croyants que de catholiques pratiquants

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    Lu sur le site  :

    La religion catholique en perte de vitesse en Espagne

    Pour la première fois dans l'histoire du pays, il y a plus d'athées et de non-croyants que de catholiques pratiquants, rapporte « El Diario ».

  • Aller "au-delà des frontières" avec Makine

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    D'Armand Grabois sur Causeur.fr :

    Andreï Makine, les identitaires et la décadence de l’Occident

    Le dernier opus du romancier est sulfureux


    Andreï Makine, romancier français d’origine russe et membre de l’Académie française, publie Au-delà des frontières. Dans ce roman sulfureux ancré dans notre décadence occidentale, il y présente des personnages contemporains désabusés et des identitaires aux idées radicales se frottant au concept de « bouddhisme mécanisé »…


    Dans Au-delà des frontières, dernier opus du romancier Andreï Makine, le mot « frontière » prend de multiples sens, à commencer par le plus courant, celui de frontière entre Etats ; cette frontière qu’aujourd’hui d’aucuns franchissent chaque jour par milliers. C’est le thème, non pas central, mais premier de l’ouvrage ; le thème par lequel il s’ouvre ; le thème par lequel il fera peut-être scandale. Habilement retranché derrière un personnage que l’on n’aperçoit jamais qu’au travers des souvenirs que d’autres en ont, ainsi que par le truchement d’un roman impubliable dont Makine nous cite des extraits, ce dernier expose, sans retenue ni fausse pudeur, tous les thèmes qui passent aujourd’hui pour effarer les bien-pensants. Ces thèmes sont ceux de la réaction depuis Joseph de Maistre et peut-être Caton : décadence de l’Occident, prévalence de l’argent, dissolution morale et intellectuelle, « invasion » migratoire. En somme, toutes les conséquences délétères de la société capitaliste et technicienne. Mais le petit groupe d’identitaires dont le jeune narrateur est le gourou ne voit pas cette unité. Nageant dans un brouillard de théories éparses et fumeuses formant une sorte de collage surréaliste, ces jeunes lettrés déboussolés cherchent cette unité dans d’invraisemblables complots et machinations, ce qui permet à Makine, qui est malin, de procurer au lecteur le plaisir de les lire, sans lui infliger le calvaire d’avoir à s’avouer qu’il participe au « politiquement incorrect » ou au complotisme. Nirvana subtile de la transgression sans risque.

    Pessimisme hautain

    Ayant posé ces thèses, Makine ne les nie pas : il jongle avec et s’en amuse. A travers un autre personnage, sorte de philosophe bizarre, à la fois hédoniste et stoïque, il les traite pour ce qu’il pense qu’elles sont, de purs enfantillages. Le philosophe prend de la hauteur. Vanité, tout est vanité. Laissons tranquilles les frontières des Etats, dit le vieil assagi au jeune romancier fin de race que rien n’a préparé au déferlement migratoire. Cela ne sert à rien ; et, d’ailleurs, affirme-t-il en mâchonnant le bout de son cigare, quel ne serait pas l’ennui de vivre sans ces Noirs, ces Arabes, ces Jaunes, dans l’entre-soi d’une France strictement « de souche », où rien ne viendrait troubler les eaux étales du catholicisme stagnant des faubourgs chic ? Attaquons-nous aux frontières intérieures, celles qui séparent les trois naissances auxquelles l’homme, selon Makine, est appelé : selon la chair, selon l’intelligence et selon l’esprit. Mais il ne reprend pas ces vieux vocables. Cela ferait sans doute trop vieille France, trop ringard. Convaincu que le christianisme a fait son temps, Makine cherche par quoi le remplacer, mais il est bien incapable, comme du reste nous le serions nous-mêmes, de trouver autre chose. Sans doute, d’ailleurs, n’y a-t-il pas autre chose ; mais c’est là une autre histoire. Ce qui est certain, c’est qu’il ne peut utiliser les antiques dénominations, qui supposent des jugements de valeur bien tranchés : chair pécheresse, intelligence diabolique, esprit salvateur. Alors, il fait ce qui vient naturellement à tout homme moderne, il numérote. Il y aura, donc, la première, la deuxième et la troisième naissance.

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  • Chine : les mots religieux sont proscrits des manuels scolaires

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    Du site des missions étrangères de Paris :

    Sinisation : les mots religieux proscrits des manuels scolaires destinés à l’école primaire

    02/08/2019

    La sinisation des religions continue d’être défendue par le Parti communiste chinois, afin de correspondre aux directives lancées par le président Xi Jinping en 2015. Selon ces directives, pour pouvoir exister dans le pays, les religions doivent s’adapter à la culture chinoise et se soumettre au Parti. Une tendance qui conduit à certaines censures dans l’éducation, comme l’attestent certaines modifications de textes classiques contenus dans un manuel scolaire paru au début de l’année. Des mots comme « Dieu », « Bible » ou « Christ » ont ainsi été retirés d’extraits de Hans Christian Andersen, Daniel Defoe, Anton Chekhov, Tolstoï ou Victor Hugo, supprimant toute référence religieuse.

    Des mots comme « Dieu », « Bible » ou « Christ » ont été effacés d’un manuel scolaire utilisé par des enfants d’école primaire. Dans une tentative de dissuader l’adhésion aux religions (et en particulier au christianisme), et de renforcer la sinisation des religions dans le pays, ces mots ont même été censurés dans les romans d’auteurs étrangers. Au début de l’année, les Éditeurs de l’Éducation Populaire, liés au gouvernement, ont publié un manuel scolaire pour les élèves de CM2, contenant quatre extraits d’auteurs étrangers et d’autres textes issus d’auteurs classiques chinois. Selon le ministère chinois de l’Éducation, le manuel est destiné à permettre aux élèves de comprendre d’autres cultures. Pourtant, les extraits en question ont été modifiés afin de correspondre à la volonté du Parti communiste chinois de réprimer toute référence religieuse.

    Ainsi, dans l’histoire de La petite fille aux allumettes, de Hans Christian Andersen, la grand-mère défunte de l’enfant lui apparaît dans une vision pour lui dire : « Quand on voit filer une étoile, c’est une âme qui monte vers Dieu. » Dans la version « chinoise », la grand-mère dit à l’enfant : « Quand on voit filer une étoile, c’est qu’une personne quitte ce monde. » Un extrait de Robinson Crusoé, de Daniel Defoe, a également été censuré. Naufragé sur une île déserte, le protagoniste parvient à trouver trois copies de la Bible parmi les restes du naufrage. La nouvelle version modifiée élimine le mot « Bible » et raconte que Crusoé a retrouvé « quelques livres » dans les restes du navire. Un passage a également été éliminé d’un extrait de Vanka, une nouvelle d’Anton Chekhov. Le passage en question représentait une prière dans une église, et le mot « Christ » a été effacé partout. Ce type de censure s’est répandue dans l’éducation chinoise, à plusieurs niveaux, y compris à l’université où certains enseignants condamnent et confisquent les classiques contenant des mots religieux. Cela concerne des œuvres comme Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas, Résurrection de Léon Tolstoï, Notre-Dame de Paris de Victor Hugo…

    Toutes ces censures répondent aux directives lancées par le président Xi Jinping en 2015, selon lesquelles les religions, afin de pouvoir exister en Chine, doivent s’assimiler à la culture chinoise et se soumettre au Parti communiste. Leur sinisation consiste donc à exalter le patriotisme national contre les religions « étrangères » comme le christianisme. Selon les observateurs, cette campagne contre le christianisme est due aux craintes que la Chine devienne « le pays le plus chrétien au monde » d’ici 2030, comme l’ont prédit certains sociologues comme Fenggang Yang. Pour les critiques, la sinisation sert également de boucliers contre la démocratie, les droits de l’homme, et l’État de droit.

    (Avec Asianews)

  • Vincent Lambert : l'ère du "pathocentrisme d'influence"

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    Du site Euthanasie STOP :

    Le triste sort de Vincent Lambert et le "pathocentrisme d'influence"

    29/07/2019

    par Louis-André RICHARD
    Professeur de philosophie

    Vincent Lambert est finalement décédé. La belle affaire, n'était-il pas mortel comme nous tous? Mais voilà, son sort a été scellé via une décision du tribunal après une interminable saga judiciaire opposant les membres d'une même famille. Ainsi l'intimité du rapport à la vulnérabilité a été mise à mal par sa propulsion incongrue sur la place publique.

    Écrire sur l'histoire de Vincent Lambert a quelque chose d'indécent. Je m'y suis toujours abstenu par une sorte de pudeur à l'égard de sa personne comme de ses proches. Par ailleurs, comment ne pas être profondément agacé par le battage médiatique autour de son cas? Onze ans de déchirements ont été exposés aux yeux et aux sus de tous. L'homme est mort, la famille doit retrouver l'intimité pour faire son deuil. Sur la place publique cependant, la machine médiatique continuera de se nourrir du cas singulier exceptionnel. Elle cherchera de faire de Vincent Lambert un parangon de l'ouverture à la légalisation de l'euthanasie.

    Alors il faut se résoudre à écrire un peu. L'individu n'est plus, repos à son âme et paix à son entourage! Mais si Vincent Lambert, sujet de droit de l'État français est disparu, Vincent Lambert, sujet symbolique d'une forme d'idéologie politique, est maintenu. Son image incorpore la liste des figures favorisant le mécanisme d'une sorte de tyrannie de l'exception destinée à promouvoir le changement législatif à l'enseigne de l'élargissement des droits individuels. Logique imparable dans notre monde actuel, l'idéologie suggère un progressisme carburant à l'ouverture sans limite. Elle table sur les histoires extraordinaires émouvantes afin d'assurer son ancrage.

    Politiquement nous sommes à l'ère de ce que je nomme le "pathocentrisme d'influence". Il s'agit de faire des Vincent Lambert de de ce monde des icônes politiques, baromètres de l'empathie citoyenne. C'est une opération destinée à mesurer notre sensibilité à la douleur d'autrui, elle-même considérée comme le seul critère du discernement politique. Sous l'effet moralisateur d'une suspicion à ne pas être suffisamment sensibles, il devient suspect de ne pas souscrire à l'idée du progrès menant à l'expansion des droits, dont celui d'avoir la possibilité d'être aidé à mettre fin à ses jours.

    En maintenant dans l'espace public, l'image d'un Vincent Lambert à la situation insupportable, on insinue, comme une posture intolérante abjecte, l'idée de ne pas avoir le droit de choisir l'heure de sa mort. Penser le contraire serait un signe de grande insensibilité, voire même un échec à l'humanisme. Voici le type de récupération idéologique induite par cette triste histoire. Du moins, c'est l'argutie présente au coeur du discours des ADMD de ce monde, en Belgique, en France et au Québec itou.

    Dans les faits, M. Lambert n'a jamais été en situation de fin de vie. À mon humble avis, il n'aurait jamais dû se retrouver en unité de soins palliatifs. Il aurait dû être hébergé dans une maison de soins prolongés. Toute cette affaire repose sur une chicane de famille, dont les tourments intimes ont été publiquement exposés par l'appareil médiatique. Dans le dédale des démarches juridiques, dans celui de la confusion autour des enjeux éthiques et par-delà les intérêts partisans, on a abouti à une décision menant à la mise à mort d'un homme, n'étant pas en toute fin de vie.

    Cette décision de la magistrature française est lourde de conséquences. Pourquoi ? Elle préjuge, peut-être malgré elle jusqu'à un certain point, de la qualité de vie digne d'être appréciée. Là est le vrai malaise et la source d'un dilemme profond. Vincent Lambert, lourdement handicapé, avait-t-il perdu toute qualité de vie ? C'est la grande interrogation éthique, dont on ne saurait faire l'économie de la réflexion. En tout cas, c'est ce que semble avoir reconnu et bien exprimé Michel Houellebecq : « Vincent Lambert n'était nullement en proie à des souffrances insoutenables, il n'était en proie à aucune souffrance du tout (...) Il n'était même pas en fin de vie. Il vivait dans un état mental particulier, dont le plus honnête serait de dire qu'on ne connaît à peu près rien. ... Dans ces conditions, fallait-il tuer Vincent Lambert ? Et pourquoi lui, plutôt que les quelques milliers de personnes qui à l'heure actuelle, en France, partagent son état ? »

    En bout de ligne, nous nous retrouvons devant un paysage éthique et politique dans lequel il est impossible de s'orienter de manière un peu judicieuse, un paysage moral où la délibération sensée devient difficile, voire impossible. À cette enseigne, comme l'a bien exprimé le professeur Emmanuel Hirsch : "M. Vincent Lambert est le symbole de notre incapacité à discerner, dans un contexte complexe et douloureux, ce que sont nos responsabilités et ce que sont nos véritables urgences. " En cela, il faut rester vigilant contre le danger de l'arbitraire comme contre celui de la précipitation aux heures de décisions gravissimes.

    Je persiste et je signe. Pour bien discerner, il faut bien raisonner, on doit alors se méfier du "pathocentrisme d'influence". Dans l'examen des lendemains de l'affaire Vincent Lambert, il y aura des perdants avérés. Je mentionne la famille d'abord à qui j'offre toutes mes condoléances et les communautés de soins palliatifs, dont la réputation subira un grand coup. À ces dernières, j'offre toute ma bienveillance. Ses acteurs sont des exemples de soutiens indéfectibles aux plus vulnérables. Ils représentent un rempart contre l'individualisme lénifiant.

  • La Belgique, ce pays du pire...

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    De Stéphane Buffetaut (source) :

    Belgique : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

    Sur le plan sociétal, la Belgique nous a habitué au pire. Ce petit pays (...) dont la classe politique est sans doute l’une des plus affligeantes de l’Union européenne (ce qui en soi est un record), est devenu le champion de « l’inhumanisme » contemporain au nom, bien entendu, du progrès, de la non stigmatisation et de l’individualisme roi.

    Depuis le 1er janvier 2018, les hommes ou les femmes qui considèrent que le sexe mentionné dans leur acte de naissance ne correspond pas à leur « genre » peuvent faire modifier le sexe mentionné sur l’acte d’état-civil, ainsi que leur prénom, sans conditions médicales et chirurgicales. Avant une loi belge de juin 2017 la démarche n’était possible qu’après une intervention chirurgicale de changement de sexe et l’obtention d’une attestation d’un suivi psychologique. Ce qui paraissait assez raisonnable autant que ce puisse l’être. Mais bien évidemment ces dispositions étaient sans doute trop « discriminantes » et insuffisamment progressistes. Donc la loi du 25 juin 2017 avait donc stipulé que les personnes qui avaient la conviction que leur « genre », tel que mentionné dans leur acte de naissance, ne correspondait pas à leur identité pouvait faire modifier leur état civil. Ainsi, en Belgique, une personne peut donc se déclarer femme tout en gardant son sexe masculin. Et inversement !

    Toutefois cette fabuleuse loi précise que l’on ne peut faire usage qu’une seule fois de cette possibilité pour changer « son marqueur de genre », de masculin à féminin ou de féminin à masculin… Cette demande étant irrévocable, l’intéressé doit se présenter deux fois devant l’officier d’état civil pour confirmer son choix au plus tôt trois mois après la première déclaration, au plus tard six mois après.

    Bien entendu certaines associations militantes, en l’occurrence Cavaria, Rainbow House et Genres Pluriels (une association qui lutte pour la visibilité des personnes aux « genres fluides, trans et intersexes ») ont estimé que la loi restait imprégnée « d’une vision binaire de l’identité de genre » ! Elles ont donc déposé en janvier 2018, un recours en annulation partielle de la loi du 25 juin 2017 devant la Cour Constitutionnelle de Belgique afin de mettre fin à cette intolérable discrimination à l’égard des personnes « non binaires ». L’argument étant que la loi n’avait pas résolu le cas des personnes qui ne se sentent ni homme ni femme.

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