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Société - Page 2

  • Les chrétiens pakistanais aux risques de la loi anti-blasphème

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    Du site d'AED France :

    PAKISTAN : Les chrétiens aux risques de la loi anti-blasphème

    Les chrétiens pakistanais savent qu’ils peuvent être accusés à tout moment de blasphème. Ils dénoncent cette loi qui institue la précarité de la situation des minorités religieuses.

    Le 27 septembre, quelques dizaines de Pakistanais émigrés manifestaient devant le siège des Nations unies à Genève. Ils portaient des banderoles : « Arrêtez de vous en prendre aux chrétiens » et « Abolissez la loi anti-blasphème ! » Il arrive fréquemment qu’un chrétien accusé de blasphème au Pakistan préfère la fuite à un procès, qui peut mener à une condamnation à mort. Profaner le Coran et insulter Mahomet sont deux délits punissables respectivement des peines maximales d’emprisonnement à perpétuité et de la peine de mort.

    « J’ai souvent peur. J’ai peur que l’on accuse mon père, ma mère ou moi-même de blasphème, parce que c’est un moyen facile d’attaquer quelqu’un dans ce pays », témoigne Dolly, Pakistanaise catholique de 11 ans auprès de l’AED. Elle s’interroge dans cet entretien, se demandant pourquoi l’Occident n’aide pas davantage les chrétiens du Pakistan.

    Discriminations quotidiennes

    Dolly décrit une vie marquée par les brimades, et le sentiment diffus d’appartenir à une sous-catégorie de la population. Les musulmans ne veulent pas boire de l’eau du même robinet qu’une chrétienne, ni s’asseoir à côté d’elle, car elle est considérée comme impure. Ils les appellent « cheap », « pas cher » en anglais. Elle confie qu’elle ne peut pas quitter la maison sans la protection d’un adulte, et qu’elle ne joue pas dans la rue sans ses parents : « Les chrétiens ne sont pas en en sécurité au Pakistan, en particulier les jeunes filles, qui sont souvent victimes de viols et d’assassinats ».

    Plusieurs faits divers démontrent qu’aux yeux de certains musulmans, les chrétiennes peuvent être saisies comme un butin, violées, converties de forces : Ainsi, le 22 août, une chrétienne de 18 ans, Binish a été jetée du deuxième étage de la maison, par Taheer, un musulman qui voulait l’épouser et la contraindre de se convertir à l’islam. Tabassum Yousaf, l’avocate la jeune femme rapporte à l’AED que les conversions forcées sont nombreuses au Pakistan, et la majorité ne sont pas connues. « Les chrétiens appartiennent aux couches les plus pauvres de la population, et le plus souvent ils ne connaissent pas leurs droits », explique-t-elle. Elle estime qu’à Karachi, au sud du Pakistan, il y a une trentaine de cas comme celui de Binish chaque année.

    Un courage exemplaire

    Malgré ces difficultés, beaucoup de chrétiennes, comme Kainut, montrent un courage exemplaire. Elle a 20 ans et sa mère, chrétienne, est l’une de ces femmes mariées de force à un homme musulman. Selon la loi islamique, Kainut est considérée elle-même comme musulmane, car fille d’un homme musulman. Mais elle se rend à la messe, lit la Bible… Et demande le baptême. Le prêtre l’avertit que c’est une démarche dangereuse, à la fois pour elle et pour sa famille, mais elle a fini par obtenir gain de cause. Elle a été baptisée malgré l’opposition de la famille de son père, qui voulait la marier, elle aussi, de force, avec un musulman.

    Les chrétiens pakistanais constituent 2% de la population du Pakistan, qui compte 192 millions de personnes. L’immense majorité des habitants, 96,3%, est musulmane.

  • Le calvaire d'Asia Bibi n'est toujours pas terminé

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    Lu sur le site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    PAKISTAN : Dernier espoir judiciaire pour Asia Bibi

    Aujourd’hui, lundi 8 octobre, la Cour suprême du Pakistan a examiné l’ultime recours judiciaire déposé par Asia Bibi, première femme condamnée à mort au titre de la loi anti-blasphème et emprisonnée depuis 9 ans.

    La Cour suprême du Pakistan a examiné aujourd’hui, lundi 8 octobre, l’ultime recours judiciaire déposé par Asia Bibi, première femme condamnée à mort au titre de la loi anti-blasphème et emprisonnée depuis 9 ans. Elle a indiqué « réserver [sa] décision pour le moment », sans préciser quand celle-ci sera rendue publique.

    Un sujet extrêmement sensible

    Accusée d’avoir « insulté » le prophète Mahomet lors d’une altercation avec des femmes musulmanes de son village qui avaient refusé de boire de l’eau dans un verre que venait d’utiliser Asia Bibi, celle-ci, chrétienne, avait été condamnée à la peine capitale le 11 novembre 2010, sur le fondement de l’article 295-C du code pénal. Cet article, controversé, punit de la peine de mort toute offense faite à MahometCette sentence avait été confirmée par la Cour d’appel de Lahore en octobre 2014.

    Dans ce dossier particulièrement sensible, les audiences ont fait l’objet de renvois à de nombreuses reprises – les magistrats subissant des intimidations de la part des islamistes. En octobre 2016, une précédente audience devant la plus haute instance judiciaire du Pakistan avait été annulée, suite au désistement inattendu de l’un des juges.

    Si la Haute Cour devait confirmer la sentence, seule une grâce présidentielle pourrait sauver Asia Bibi. Le nouveau Premier ministre pakistanais, Imran Khan a déclaré durant la dernière campagne électorale qu’il soutenait la législation en vigueur.

    Dans un pays où l’islam est religion d’Etat, le blasphème constitue un sujet extrêmement sensible et cette affaire, particulièrement médiatisée, divise l’opinion publique. Ainsi, les islamistes exigent l’exécution d’Asia Bibi alors que les défenseurs des droits de l’homme dénoncent une législation souvent instrumentalisée pour régler des conflits personnels. De simples allégations se terminent régulièrement par des lynchages et les chrétiens, minorité persécutée, sont fréquemment visés. Ainsi, selon la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, 964 personnes ont été condamnées pour blasphème entre 1986 et 2009. Parmi eux, on compte 479 musulmans, 119 chrétiens, 340 ahmadis, 14 hindous et dix appartenant à d’autres religions.

    Un discret soutien moral, financier et spirituel

    « Il est positif de savoir qu’après tant d’attente, Asia Bibi pourra avoir une audience, a déclaré à Fides le pères James Channan, directeur du Peace Center de Lahore, engagé dans le dialogue entre chrétiens et musulmans. De nombreuses personnes prient pour sa libération, au Pakistan et de par le monde [et] nous espérons fermement que, grâce à la prière incessante, elle pourra être relâchée. »

    L’Eglise catholique au Pakistan avait appelé à adopter une certaine discrétion sur cette affaire, afin de ne pas compromettre l’éventuelle libération d’Asia Bibi et de ne pas mettre en danger ses proches. Le 2 mars 2011, Shahbaz Bhatti, ministre catholique des Minorités religieuses, avait été tué pour avoir apporté un soutien à Asia Bibi et avoir remis en cause les lois anti-blasphème.

    Depuis lors, l’AED apportait un discret soutien moral, spirituel et financier à Asia Bibi et à sa famille. Ainsi, c’est à l’initiative de l’AED qu’en février dernier le pape François avait reçu la famille d’Asia Bibi ; il n’avait alors pas hésité à qualifier celle-ci de « martyr ».

  • "Agneau de Dieu" à Gand, ou quand il vaut mieux insulter un chrétien qu'un musulman...

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    Lu ICI :

    « AGNEAU DE DIEU » À GAND : MIEUX VAUT INSULTER UN CHRÉTIEN QU’UN MUSULMAN…

    Il y a quelques années, il ne se passait pas un mois sans que dans quelque ville de province un ou plusieurs imbéciles désœuvrés ne viennent déposer de nuit une tête de porc sanguinolente sur le parvis d’une mosquée. Un acte résultant au mieux d’une nuit trop arrosée, au pire d’une islamophobie crasse, et qui à chaque fois appelait à raison une condamnation équivoque et unanime de la classe politique et médiatique.

    On comprend bien entendu que le respect de la religion soit une valeur essentielle de notre démocratie. On comprend mal par contre pourquoi ces insultes suscitent soudainement un concert de louanges lorsqu’elles visent la culture de notre pays, et en particulier la religion catholique.

    Ainsi la pièce « Agneau de Dieu », jouée depuis une semaine pour l’ouverture du NT theater de Gand, n’a ni plus ni moins que relégué les profanations à la tête de porc au rang de ridicule plaisanterie. Jugez-en : A partir de la figure de l’agneau mystique décapité (c’est-à-dire l’allégorie du sacrifice du Christ, pour les Chrétiens), le metteur en scène Milo Rau réalise une « actualisation » du célèbre tableau des frères Van Eyck en transposant chacun des personnages du tableau par des acteurs censés représenter leur équivalent au XXIème siècle.

    Le hic, c’est que les actualisations sont plus que douteuses. Ainsi, l’auteur a longtemps recherché pour remplacer les Croisés du tableau original (partis défendre les pèlerins de Palestine) par des combattants syriens repentis. Une entrée en matière rapidement éclipsée par la représentation d’Adam et Eve, joués par un couple de gantois nus comme des vers (comme la peinture originale), prenant visiblement très au sérieux leur mission de géniteurs de l’humanité puisqu’ils se mettent rapidement « au travail » sur scène, mimant leur performance sexuelle… sous les yeux d’une demi-douzaine de jeunes enfants. Quant au personnage incarnant ni plus ni moins que Dieu le Père, le voilà qui vient nous expliquer sa jeunesse, et comment son propre père décida de s’enrôler pendant la guerre… parmi les SS.

    Cerise sur la gâteau, la transposition de la vierge Marie, pour laquelle on a choisi… la mère d’un combattant djihadiste tué en Syrie. En effet, souligne le réalisateur, toutes deux ont perdu un fils mort pour sa foi. On ne peut reprocher à une mère de protéger et continuer à aimer son enfant quoi qu’il lui en coûte (après tout, c’est à ça que servent les mamans), mais il n’empêche… Les deux milliards de personnes dans le monde pour qui le Christ est Dieu apprécieront de voir le sacrifice de Jésus innocent amalgamé à la mort d’un sordide assassin parti en Syrie. Peut-être d’ailleurs y a-t-il tué entre autres… des Chrétiens d’orient. Il semblerait que dans ce monde, toutes les victimes ne sont pas égales !

    Ne s’arrêtant pas de si bon chemin, le NT theater se mit en tête d’organiser une procession de pénitents autour de la cathédrale de Gand, trimbalant comme une précieuse relique un tonneau contenant… des ovules et du sperme congelés, dont celui du metteur en scène. Un tentative pour une fois ratée de repousser un peu plus loin les frontières de la provocation, qui emporte surtout la palme du ridicule.

    Bien sûr, vous m’objecterez que la situation de cette pièce n’est pas comparable aux profanations à la tête de porc. Et vous avez raison, ce n’est pas du tout la même chose. Tout d’abord, les musulmans sont insultés en général par une bande de petits crétins avinés et inconscients, là où les Chrétiens le sont par une élite intellectuelle et artistique parfaitement consciente de ce qu’elle fait.

    Les têtes de porc sanguinolentes sont déposées en pleine nuit en un exemplaire unique et bien vite enlevé, tandis que la décapitation de l’agneau n’est quant à elle qu’affichée… au grand jour sur une centaine d’affiches (12 m²) aux quatre coins de la ville de Gand et dans toute la presse du pays. La tête de porc est une « menace pour notre démocratie », mais l’agneau mystique revisité est un « chef d’oeuvre artistique ».

    Le décapiteur de porc sera sévèrement puni s’il est attrapé un jour ; les exhibitionnistes gantois sont quant à eux encensés, voire seront primés au vu et au su de tout le monde. L’islamophobe au moins a financé lui-même sa bêtise, tandis que le NT Theater a pour sa part été largement soutenu par les pouvoirs publics (c’est à dire 2.620.000 € de votre argent, du mien… et de celui des Chrétiens insultés) pour pondre ces inepties.

    Enfin, et sans excuser son acte, on peut sans grand risque affirmer que le porc islamophobe a couru, de la part de ses victimes, un risque  de représailles autrement plus important que l’agneau christianophobe, qui franchement ne court pas de grands dangers de la part des dociles disciples de Jésus. Cela en devient presque drôle, quand on apprend que Milo Rau a renoncé à son projet initial d’exécuter un agneau sur scène pour finalement le tondre, de peur d’aller trop loin. Il s’est donc contenté d’insulter le catho et de monter un porno pour enfant sur scène, tout en évitant sagement d’offusquer les militants de la cause animale. On frémit devant tant d’audace et de politiquement incorrect !

    Ce qui ne manque pas de piquant, c’est d’observer à quel point des observateurs d’ordinaire prompts à dénoncer toute profanation visant d’autres religions, s’extasient en choeur devant cette production.

    Ainsi, l’inénarrable Béatrice Delvaux, éditorialiste en chef du Soir, se félicite d’un agneau « tendre et saignant ». Guy Duplat de La Libre décrit un « formidable agneau mystique » et une scène d’exhibition ou Adam et Eve « tendrement enlacés, se caressent longuement sous les yeux du chœur des enfants assis juste devant eux. Scène étonnante mais d’une tendresse finalement très pudique. » Ou comment élever l’oxymore au niveau de discipline olympique. Le Standaard lui emboîte le pas en parlant d’un Classique instantané, et anticipe la critique en affirmant péremptoirement « Qui pense qu’il s’agit de porno, ne sait pas de quoi il parle ». Ne vous avisez donc pas de penser qu’à l’époque de #metoo, d’éducation des enfants à la responsabilité sexuelle et de scandales de pédophilies, il n’est pas indiqué de s’exhiber à poil sur scène en mimant un acte sexuel devant des jeunes enfants. Vous ne feriez que prouver que, visiblement, vous n’avez rien compris… tout cela est de l’art, bien entendu !

    Enfin… c’est surtout une nouvelle preuve que l’art contemporain de nos jours tient plus d’une escroquerie intellectuelle aux frais du contribuable que d’une réelle recherche du beau et du vrai. Il se complaît dans la haine de notre culture (dénaturer un des plus beaux tableaux du monde), de notre propre identité (au moins en partie chrétienne), autant que dans la complaisance coupable avec ce qui n’en mérite aucune, en l’occurence le djihadisme islamique.

    L’art façonne la société, on peut donc se demander quelle est la société que veulent les réalisateurs de « L’Agneau mystique » et de cette autodestruction culturelle. Détruire notre civilisation ? La livrer à une autre beaucoup moins tolérante ? Exposer à la face du monde sa propre vacuité ? Une chose est sûre : si nous voulons redonner à nos citoyens la fierté de leur culture européenne, et aux « nouveaux Belges » l’envie d’adhérer à cette culture, il serait grand temps d’arrêter de gaspiller l’argent public à de telles sottises pour le consacrer à ce qui en vaut vraiment la peine. Restaurer notre patrimoine, par exemple. Ou subventionner quelque chose de plus évolué et plus beau qu’un cube en bois ou un étron géant. Ca nous changerait !

    Pierre Lenoir

    PS : Si comme moi vous aimeriez marquer votre opposition à ces obscénités, un collectif de parents néerlandophones indignés propose de signer une pétition ici.

  • Ce qui est vrai au Kivu l’est peut-être aussi en France…comme en Belgique et ailleurs !

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    De Michel Janva sur le site du « Salon Beige »:

    "Le nouvel album en bande dessinée de Jean Van Hamme, Kivu, dessiné par Christophe Simon, met en scène le médecin congolais Denis Mukwege, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix, (conjointement à la yézidie Nadia Murad).

    Cet album raconte à la manière d’un thriller comment un jeune ingénieur belge découvre ce qui se déroule actuellement au Kivu, une région de l’est de la République démocratique du Congo ravagée par les guerres, les massacres et les épidémies depuis de longues années. L’intrigue met en scène un ingénieur parti au Rwanda pour surveiller la négociation d’un important contrat concernant le coltan, un minerai précieux devenu un véritable trésor pour l’industrie high-tech. Sur place, le jeune homme découvre le règne du cynisme et de la corruption. Surtout, il croise la route de Violette, une enfant congolaise violée et traquée par un puissant chef rebelle… Pris au piège, l’ingénieur décide de faire ce que sa conscience lui dicte. Ce qui l’amène bientôt à se réfugier dans la clinique du Dr Mukwege, à Panzi, un lieu protégé où travaille également le docteur Guy-Bernard Cadière.

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    Voici un extrait de cette BD :

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    La destruction de la famille ne s’opère pas qu’au Kivu, hélas."

    Ref. Ce qui est vrai au Kivu l’est peut-être aussi en France

    Jean Van Hamme, né le 16 janvier 1939 à Bruxelles, est un romancier et scénariste belge de bande dessinée et de téléfilms.Il est surtout connu pour avoir créé et scénarisé les aventures de trois personnages de la bande dessinée belge, Thorgal (1977), XIII (1984) et Largo Winch (1990). Avec Christophe Simon au dessin, « Kivu » qui paraît aux éditions du Lombard est l’un des albums-choc de la rentrée, cet automne.

    JPSC

  • Choquants, voire odieux : les propos du président du Centre d'Action Laïque

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    De Jean-Jacques Durré sur Cathobel :

    Des propos choquants

    La semaine dernière, la commission Justice de la Chambre a examiné le projet de loi sur le statut de « l’enfant né sans vie ». L’objectif de ce projet est d’établir la reconnaissance d’un enfant né sans vie 140 jours après la fécondation.

    Dans une carte blanche publiée dans Le Soir, Henri Bartholomeeusen, président du Centre d’Action Laïque (CAL) y voit la probabilité de « conséquences néfastes sur les plans humain et scientifique qu’une telle reconnaissance pourrait avoir ». En poursuivant la lecture de sa prose, on en tombe à la renverse. Il juge que sur le plan administratif, « le projet introduit une confusion légale entre un fœtus et un enfant au prétexte de favoriser un processus de deuil ». Et il ajoute: « Chacun comprend que pour les personnes concernées, il s’agit bien d’un enfant qui aurait dû naître et dont elles subissent le deuil. Mais le ‘personnifier’ à l’état civil comme s’il était effectivement ‘né’, ‘décédé’ relève d’une fiction qui, à la supposer motivée par la seule compassion, ne sera pas forcément un apaisement. » Le président du CAL estime encore que ce projet de loi « imposera finalement à la population une vision qui est lourde de sens: un fœtus est une personne ».

    Lourde de sens? M. Bartholomeeusen, je ne peux accepter ce discours! Pour moi, dès qu’il y a conception, il y a vie. Après quelques jours, lorsqu’une échographie est pratiquée, on entend le cœur battre. N’est-pas là un être, certes en devenir, mais vivant? Au fil des semaines de grossesse, il se développe et chaque examen échographique le montre. Alors, oui le fœtus est bien une « personne ».

    Reconnaître l’existence pour les enfants morts en cours de grossesse pose-t-il problème? Avez-vous songé à la future maman qui a porté cette vie, malheureusement interrompue, en elle? Pensez-vous à ce papa qui se fait une joie de la paternité et qui voit celle-ci s’anéantir? Le débat bioéthique est complexe. Chaque cas est différent. Votre combat est motivé par la peur de voir le « droit » à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) se réduire. Un avortement est toujours une douleur. Mais si vous prônez le « droit à la mort », j’estime que le droit à la vie est fondamental. Sinon notre société court à sa perte. Soutenir que le fœtus n’est pas un être vivant, c’est le considérer comme une chose ou pire, comme un déchet. C’est choquant, voire odieux.

  • Pape François : l’affaire McCarrick est renvoyée à une étude « approfondie ».

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    Lu sur le site de notre confrère « diakonos.be » :

    Mc Carrick 43302789_2156926611231110_6536636235316723712_n.jpg« Après la publication des accusations concernant conduite de l’Archevêque Theodore Edgar McCarrick, le Saint-Père François, bien conscient et préoccupé du désarroi que celles-ci provoquent dans la conscience des fidèles, a demandé que l’on publie le communiqué suivant :

    En septembre 2017, l’Archidiocèse de New-York a signalé au Saint-Siège qu’un homme accusait celui qui était encore le cardinal McCarrick d’avoir abusé de lui dans les années soixante-dix. Le Saint-Père a décidé d’ouvrir une enquête préalable approfondie sur le sujet, qui s’est déroulée à l’Archidiocèse de New-York, et au terme de celle-ci, les documents pertinents ont été transmis à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Entretemps, étant donné que des graves indices étaient apparus au cours de l’enquête, le Saint-Père a accepté la démission de l’Archevêque McCarrick du Collège des cardinaux, en lui interdisant d’exercer publiquement le ministère et en lui ordonnant de mener une vie de prière et de pénitence.

    Le Saint-Siège ne manquera pas de publier en temps voulu les conclusions de l’affaire impliquant l’Archevêque McCarrick. Concernant les autres accusations portées contre le prélat, le Saint-Père a décidé que les informations recueillies au cours de l’enquête préalable devaient être rassemblées avec une étude approfondie ultérieure de tous les documents se trouvant dans les archives des Dicastères et des Bureaux du Saint-Siège concernant l’ex-cardinal McCarrick dans le but de vérifier tous les faits le concernant, de les replacer dans leur contexte historique et de les évaluer objectivement.

    Le Saint-Siège est bien conscient qu’il pourrait ressortir de l’examen des faits et des circonstances des choix qui ne seraient pas cohérents avec l’approche actuelle de ces questions. Toutefois, comme a déclaré le Pape François, « nous suivrons le chemin de la vérité, où qu’il puisse nous conduire » (Philadephie, 27 septembre 2015). Ni les abus ni leur couverture ne sera plus toléré. Traiter différemment les évêques qui les ont commis où qui les ont couverts représente en fait une forme de cléricalisme qui ne sera plus jamais accepté.

    Le Saint-Père François renouvelle son invitation pressante à rassembler les forces pour combattre la grave plaie des abus au sein et hors de l’Église et pour éviter que de tels crimes ne soient encore commis à l’avenir au dépens des innocents et des plus vulnérables de notre société. Comme annoncé précédemment, il a convoqué les Présidents des Conférences épiscopales du monde entier en février prochain alors que résonnent encore les mots de sa récente Lettre au peuple de Dieu : « Le seul chemin que nous ayons pour répondre à ce mal qui a gâché tant de vies est celui d’un devoir qui mobilise chacun et appartient à tous comme peuple de Dieu. Cette conscience de nous sentir membre d’un peuple et d’une histoire commune nous permettra de reconnaitre nos péchés et nos erreurs du passé avec une ouverture pénitentielle susceptible de nous laisser renouveler de l’intérieur. »

    Source: salle de presse du Saint-Siège
     

    Ref. Pape François : l’affaire McCarrick  est renvoyée à une étude « approfondie ». 

    JPSC 

    Le commentaire de Marco Tosatti

  • Le docteur Denis Mukwege reçoit le prix Nobel de la paix

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    Mukwege 648x360_docteur-denis-mukwege-femmes-panzi.jpgAvec une confiance inébranlable en Dieu, ce médecin congolais soigne des milliers de femmes rescapées de viols et témoigne dans le monde. Il a été nommé Prix Nobel de la Paix 2018 ce vendredi 5 octobre (prix partagé avec Nadia Murad, une ancienne victime du groupe Etat islamique). Le gouvernement congolais a "félicité"  Denis Mukwege, « malgré les "désaccords" avec cette figure de la société civile congolaise aux messages radicaux contre le régime du président Joseph Kabila (Belga) ». 

    Lu sur le site du magazine «Famille chrétienne »,  sous la signature de Pierre Jova :

    « L’homme qui répare les femmes ». Ce titre singulier, le Dr Denis Mukwege le doit à son engagement. Gynécologue, il soigne les victimes de viols de guerre dans la région des Grands Lacs, à l’est de la République démocratique du Congo. Habitué des unes du Monde et de Time Magazine, il a reçu le prix Sakharov du Parlement européen, en 2014. Des honneurs qui, souvent, omettent de mentionner sa foi chrétienne. Elle est pourtant palpable.

    Dans le salon de l’hôtel parisien où nous le rencontrons, le médecin congolais a posé sur sa table une Bible. Il est de passage en France pour présenter l’ouvrage de Nicolas Fouquet Ils ont aimé leur prochain (Blf éditions), série de portraits de philanthropes chrétiens, dont il a rédigé la préface. La voix posée, le Dr Mukwege, qui a échappé à six tentatives d’assassinat, ouvre son cœur. Les yeux plantés dans les nôtres.

    « Je n’avais jamais planifié ma vie. C’est un accident de parcours.  J’avais fait des études pour soigner la mortalité infantile », raconte celui qui, dans sa jeunesse, visitait les enfants malades avec son père, pasteur pentecôtiste. Après des études à l’université d’Angers, il retourne dans son pays natal pour ouvrir un hôpital à Bukavu, à la frontière avec le Rwanda. La guerre civile qui s’ouvre en 1998 lui apporte sa première patiente. « Cette femme, qui avait subi un viol, était très gravement blessée au niveau génital. Au bout de trois mois, une cinquantaine d’autres se sont présentées avec des séquelles identiques. »

    Depuis, le médecin et son équipe ont soigné près de cinquante mille femmes rescapées de ces viols commis avec une extrême brutalité par des soudards. « C’est une arme de guerre satanique, détruisant la femme et son entourage, s’attaquant à l’Église, dont la cellule de base est la famille », juge Denis Mukwege. Il blâme sévèrement la cupidité des grands groupes occidentaux, qui achètent les bandes armées de la région pour exploiter le coltan, un minerai utilisé pour les condensateurs d’ordinateur et de téléphone portable. « Si cette exploitation était réglementée, les milices ne se battraient plus sur le corps des femmes. »

    Épuisé de voir se succéder dans son hôpital, depuis vingt ans, « la mère, la fille et la petite-fille », il parcourt le monde pour alerter les décideurs internationaux. « Je suis citoyen, je dois participer à la gestion de la cité. L’indifférence a toujours tué, surtout les innocents. Je considère qu’on ne peut pas garder le silence, qui peut apparaître comme une complicité. »

    Battu par les flots de l’horreur, Denis Mukwege est un roc. Les femmes qu’il opère ne se révoltent-elles pas contre Dieu ? « Elles sont animées d’une force morale et spirituelle qui les poussent en avant. Je me sens si petit devant elles. » Lui-même, n’a-t-il jamais été tenté de reprocher au Seigneur ces atrocités ? « Mon Dieu est un Dieu de miséricorde, qui nous donne sa grâce, mais aussi le choix. Nous ne sommes pas ses esclaves. Celui qui ne voit pas dans l’autre l’image de Dieu, c’est son péché. Ce n’est pas de Dieu, mais de la perversion humaine que vient le péché. »

    Cette confiance inébranlable fait du lui un missionnaire dans l’Occident sécularisé. Il témoigne de sa foi auprès des dirigeants et milliardaires désireux de l’aider, comme Bill Gates. « Ils veulent être heureux en servant l’homme : ils comprennent que leur fortune ne peut pas les combler. Mais ils ont besoin de faire l’expérience qu’ils sont aimés de Dieu, et que c’est de Lui dont on tire la force d’aider son prochain ! » De l’aider, et, ce qui est plus difficile encore, la force de l’aimer.  »             

    Ref. Le docteur Denis Mukwege reçoit le prix Nobel de la paix

    Panzi bklv_p14.jpgL’hôpital du Dr Denis Mukwege à Bukavu est situé à Ibanda: la plus importante (résidence du gouverneur de la province du Sud-Kivu, anciens quartiers européens) -quoique la moins peuplée- des trois communes de la ville.  L’hôpital se trouve dans le quartier en expansion de Panzi  (où l’on a beaucoup construit, le long de la route vers Uvira via Nyangezi : photo). L'hôpital de Panzi a été fondé en 1999 par les pentecôtistes d’Afrique centrale. La population de la RDC est christianisée à 80-90% environ: 50% de catholiques et de 20 à 35% de protestants. Le reste se partage entre animistes et musulmans.

    JPSC

  • L'avortement est sorti du code pénal

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    LES DÉPUTÉS BELGES SORTENT L'AVORTEMENT DU CODE PÉNAL

     de genethique.org

    En Belgique, après des mois de débat tant au Parlement que dans la société civile, la loi Lallemand-Michielsens de 1990 sur l’IVG a fait l’objet d’une révision qui a été adoptée hier à 84 voix pour, 39 contre et cinq abstentions.

    Le texte sort l'IVG du Code pénal, mais maintient les sanctions pénales pour les femmes et les médecins si cette IVG est pratiquée hors des conditions prévues par la loi. Il conserve « le délai actuel de 12 semaines de grossesse au-delà duquel l'avortement est interdit » et « des aménagements sont prévus pour le délai de réflexion de 6 jours ».

    La notion de détresse a été cependant abandonnée, le fait d'entraver l'accès à un établissement pratiquant l'IVG sera désormais, enfin, un médecin opposé à l'avortement sera obligé « de recommander à la femme qui souhaite avorter un confrère susceptible de satisfaire sa demande ».

    Pour Sylvie Lausberg, la présidente du conseil des femmes, « ils ont fait pire que bien ».Elle considère qu’ « en conservant des sanctions pénales et le délai actuel, la majorité se contente de reproduire les conditions de la loi de 1990, près de trente ans après son adoption ».

    En Belgique, 20 000 avortements sont pratiqués chaque année.

    Sources: Afp (04/10/2018) - La Libre (04/10/2014) - RTL (05/10/2018)

    Ainsi, au moment où, dans notre pays, on adopte des lois pour protéger les chiens et les chats, le petit d'homme à naître est de moins en moins protégé et son élimination ne relève même plus du code pénal. Plus que jamais s'accuse la ligne de partage entre ceux qui tiennent pour rien la vie éclose dans le sein maternel et ceux qui y voient la merveille de grand prix qu'il faut préserver. Il faut bien constater que dans les rangs de la classe politique, rares sont ceux qui se montrent encore soucieux du respect de la vie.

  • Il y a au moins un évêque courageux au synode...

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    ... et c'est Mgr Chaput (source) :

    Lors du premier jour du Synode sur les jeunes, l'archevêque de Philadelphie a osé prendre de front ceux qui ont introduit le terme "LGBT" dans l'Instrumentum Laboris. Aucune mention de son intervention dans le briefing quotidien. Un "oubli" significatif (5/10/2018)

    Les critiques de Mgr Chaput à l'encontre du Synode, auxquelles Sandro Magister consacre son dernier billet (www.diakonos.be/settimo-cielo) lui valent la haine tenace des progressistes, qui ne reculent devant aucun mensonge pour le discréditer, à l'instar de ce qu'ils ont fait avec Mgr Vigano.

    MGR CHAPUT: "LGBT" NE DOIT PAS FIGURER DANS DES DOCUMENTS DU VATICAN

    de Diane Montagna (4 octobre 2018) www.lifesitenews.com 

    traduction du site "Benoît et moi" :

    L'archevêque Charles Chaput, de Philadelphie, a dit aujourd'hui au pape François et aux membres du Synode des évêques que les termes "LGBTQ" et autres termes similaires ne devraient pas être utilisés dans le document du Synode des jeunes.

    Lors de son intervention de ce matin, dans la salle du Synode du Vatican (voir texte intégral ci-dessous), Mgr Chaput a déclaré: «Il n'existe rien de semblable à des "catholiques LGBTQ", "catholiques transgenres" ou "catholiques hétérosexuels", comme si nos appétits sexuels définissaient qui nous sommes; comme si ces désignations décrivaient des communautés d'intégrité différente mais égale dans la vraie communauté ecclésiale, le corps de Jésus Christ.

    «Cela n'a jamais été vrai dans la vie de l'Église et ne l'est pas plus aujourd'hui», a dit Chaput au Pape, aux cardinaux, aux évêques et aux jeunes réunis dans la salle du Synode. «Il s'ensuit que les termes "LGBTQ" et autres termes similaires ne devraient pas être utilisés dans les documents de l'Église, parce qu'ils suggèrent qu'il s'agit de groupes réels et autonomes, et que l'Église ne catégorise tout simplement pas les gens de cette façon».

    Le discours de Mgr Chaput intervient trois jours seulement après que le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode des évêques, ait refusé de supprimer le terme "jeunes LGBT" du document de travail du synode (Instrumentum laboris).

    Lors d'une conférence de presse du Vatican du 1er octobre, LifeSiteNews a rappelé au cardinal Baldisseri qu'il avait d'abord affirmé que "jeunes LGBT" était une citation tirée d'un document pré-synodal compilé par les jeunes lors de leur rencontre avec le Pape et les organisateurs du synode, du 19 au 24 mars 2018.
    (...) [cf. Les mensonges de Mgr Baldisseri]

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  • Du berceau à la tombe : les chrétiens persécutés à chaque étape de leur vie

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    Du site de Portes Ouvertes :

    Persécutés à chaque étape de leur vie : du berceau à la tombe

    Éclairage sur les différentes manières dont la persécution quotidienne est expérimentée tout au long de la vie des chrétiens persécutés. Du berceau à la tombe et même après…

    215 millions de chrétiens restent aujourd’hui encore fortement persécutés dans le monde. Cette persécution ne s’exprime pas toujours sous une forme sanglante : la violence peut s’opérer de manière plus subtile, plus prégnante, à chaque étape de la vie.

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    Naissance et enfance : quand les chrétiens ne naissent ni ne grandissent libres et égaux en droit

    Quand votre religion est inscrite sur vos papiers d’identité dès la naissance

    Dans beaucoup de pays de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens, l’affiliation religieuse est inscrite sur les papiers d’identité dès la naissance - et restera presque impossible à changer tout au long de sa vie. C’est le cas en Égypte. La mention d’une religion minoritaire sur les documents officiels amène souvent des complications voire une forme de persécution administrative. Certains pays vont jusqu’à remettre en cause la citoyenneté des chrétiens : aux Maldives, tout citoyen est officiellement musulman, s’il se convertit à une autre religion, il perd sa citoyenneté et devient apatride. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme déclare que «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits» et que chaque individu a le droit «de changer de religion ou de conviction». Ces droits restent un rêve encore éloigné pour de nombreux chrétiens.

    Quand l’école est un lieu de discrimination avant d’être un lieu d’apprentissage

    L’école, dans beaucoup de pays, n’est pas seulement le lieu de l’apprentissage des savoirs, mais aussi celui de l’apprentissage de la persécution. Loin d’être un environnement laïc, l’école n’assure hélas pas partout la garantie des droits à la liberté religieuse des élèves. Dans certains pays, les programmes scolaires obligatoires n’enseignent qu’une religion.

    Exemple au Myanmar : les écoles publiques Na Ta La[1] enseignent le bouddhisme aux élèves, parfois forcés à participer aux prières et cérémonies. Souvent les enfants chrétiens font l’objet de moqueries de leurs camarades et de discriminations de la part des enseignants.

    Exemple en Égypte : une chrétienne copte égyptienne se souvient : «Les parents disent aux autres enfants que nous sommes impurs. Nous sommes condamnés à rester au fond de la classe. Les maîtres d’école ne daignent même pas nous interroger». Un enfant copte, tourmenté par le rejet dont il était l’objet, a même essayé de s’enlever son tatouage de croix (traditionnellement les coptes ont une petite croix tatouée sur le poignet) avec un couteau.

    À l’adolescence, l’impossible ascension sociale et l’angoisse du kidnapping

    La discrimination se poursuit bien souvent à l’université, bloquant l’accès des chrétiens aux hautes fonctions publiques, à moins qu’ils ne cachent leur foi (ce que rapportent des chrétiens de Turquie ou du Kazakhstan). Cette pratique s’inscrit dans une logique de paupérisation des minorités religieuses, en obligeant notamment les étudiants à redoubler pour payer plusieurs fois les frais d’inscription. C’est le cas d’une jeune étudiante au Bhoutan, forcée à redoubler malgré ses bonnes performances scolaires, car elle était ouvertement chrétienne.

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  • Et pourquoi pas autoriser l'avortement après la naissance ?

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    « SI L'AVORTEMENT EST AUTORISÉ, L'INFANTICIDE DOIT L'ÊTRE » : DES CHERCHEURS AUSTRALIENS RÉCLAMENT L’AVORTEMENT POST-NATAL

     de genethique.org

    Des chercheurs australiens soutiennent que l’avortement devrait être autorisé même après la naissance, « dans les cas où un bébé est né avec une déficience inconnue auparavant ou dans le cas où une mère refuse de s’occuper de lui ». L'équipe de Monash et de l'Université de Melbourne prône l’avortement post-natal pour les bébés handicapés comme pour les bébés en bonne santé : cela inclut « les cas où le nouveau-né a le potentiel de mener une vie (au moins) acceptable, alors que le bien-être de la famille est menacé ».

    « Un grave problème philosophique se pose lorsque les mêmes conditions qui auraient justifié l'avortement sont connues après la naissance. Dans de tels cas, nous devons évaluer les faits afin de décider si les mêmes arguments qui s'appliquent à la mise à mort d'un fœtus humain peuvent également s'appliquer de manière cohérente à la mise à mort d'un humain nouveau-né », rapporte le Daily Telegraph.

    L’article des chercheurs, intitulé Avortement après la naissance : pourquoi le bébé devrait-il vivre ?, a été publié dans le Journal of Medical Ethics. Il a été très fortement critiqué, malgré le soutien du rédacteur en chef de la revue, Julian Savulescu. « Les auteurs affirment de manière provocante qu'il n'y a pas de différence morale entre un fœtus et un nouveau-né. Leurs capacités sont similaires. Si l'avortement est autorisé, l'infanticide doit l'être », a-t-il expliqué dans sa réponse publique.

    Sources: Sarts at 60 (02/10/2018)

  • Le cannabis aurait des «effets négatifs et persistants» sur les capacités cognitives des adolescents

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Le cannabis aurait des «effets négatifs et persistants» sur les capacités cognitives des ados

    La consommation de cannabis provoque des « effets négatifs et persistants » plus graves que ceux de l’alcool sur les capacités mentales des adolescents, selon une étude réalisée par des chercheurs du CHU Sainte-Justine et de l’Université de Montréal.

    Cette étude vient d’être publiée dans l »American Journal of Psychiatry.

    Elle démontre que « les effets concomitants et persistants de la consommation de cannabis chez les adolescents peuvent être observés sur des fonctions cognitives importantes et semblent être plus prononcés que ceux observés pour l’alcool », a écrit l’Université de Montréal, mercredi, sur son portail.

    Pour les besoins de l’étude, les chercheurs se sont intéressés à 3826 adolescents fréquentant 31 écoles secondaires de la région de Montréal.

    « Très peu d’études ont été conçues pour étudier cette question du point de vue du développement. Notre étude est unique en ce sens, car elle a suivi un large échantillon d’élèves de la première à la quatrième année du secondaire », a indiqué la professeure Patricia Conrod, auteure principale de l’étude et chercheuse au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal.

    Autre conclusion de l’étude : la consommation de cannabis est un facteur de risque dans le développement d’autres dépendances.

    « Certains de ces effets (sur les autres dépendances) sont encore plus prononcés lorsque la consommation commence précocement à l’adolescence », a précisé Jean-François G. Morin, un des coauteurs de l’étude et étudiant au doctorat à l’Université de Montréal.

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