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Société - Page 4

  • La posture adoptée par nos évêques à l'égard de Stéphane Mercier est-elle acceptable ?

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    Par Arnaud Dumouch, 9 avril 2017

    Est-il vrai que les évêques francophones de Belgique ne sont pas concernés par la défense du professeur Stéphane Mercier, parce que son cours définissant l’enfant comme une personne et l’avortement comme un homicide était philosophique (et non théologique) ? C’est l’argument principal développé par Monseigneur Harpigny et Monseigneur Delville pour se déclarer incompétents.

    Réponse :

    Il s’avère que l’argument épiscopal est très discutable. En effet, il existe en théologie catholique deux « préambules de la foi - preambula fidei », c’est-à-dire deux propositions philosophiques que, de manière dogmatique, la foi catholique déclare accessible à la raison seule (donc à la philosophie). Il s’agit de l’existence de Dieu et de l’existence de l’âme humaine immortelle.

    1° L’existence de Dieu : Cette première proposition est presque complètement oubliée des formations théologiques et m’a valu, très récemment, d’être qualifié de « créationniste » par une inspectrice en religion (Madame Myriam Gesché) avant qu’elle ne prenne conscience que le « déisme philosophique » n’a rien à voir avec le « créationnisme évangélique », qu’il est encouragé par le Concile Vatican II (Dei Verbum 2), car défini solennellement par le Concile Vatican I :« La même sainte Mère Église tient et enseigne que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu par les lumières naturelles de la raison humaine, au moyen des choses créées (Rom. 1, 20) ; "car les choses invisibles de Dieu sont aperçues au moyen de la création du monde et comprises à l'aide des choses créées. » Mais force est de constater, à la décharge de Madame Gesché, que la plupart des formations théologiques actuelles sont marquées d’une erreur théologique appelé « fidéisme » et dont on trouvera le remède ici : Sagesse 7 ─ L'origine du premier vivant. Epistémologie du Dessein intelligent (60 mn). http://youtu.be/EwI1jHJrBrs

    2° L’existence de l’âme spirituelle, créée par Dieu au moment de la conception : Mais c’est ce second préambule de la foi qui nous intéresse ici. Le voici, enseigné par le catéchisme de l’Eglise Catholique au n° 33 : « L’homme : avec son ouverture à la vérité et à la beauté, son sens du bien moral, sa liberté et la voix de sa conscience, son aspiration à l’infini et au bonheur, l’homme s’interroge sur l’existence de Dieu. A travers tout cela il perçoit des signes de son âme spirituelle, germe d’éternité qu’il porte en lui-même, irréductible à la seule matière (GS 18, § 1 ; cf. 14, § 2), son âme ne peut avoir son origine qu’en Dieu seul. »

    Mais le Magistère va plus loin. L’accès de la raison philosophique à l’existence de l’âme spirituelle des enfants a été rappelé le 25 mars 1995 par saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae 60 : « A cette évidence de toujours (l’âme des enfants), la science génétique moderne apporte de précieuses confirmations. Elle a montré que dès le premier instant se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : une personne, cette personne individuelle avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées. Dès la fécondation, est commencée l'aventure d'une vie humaine. Même si la présence d'une âme spirituelle ne peut être prouvée par aucun moyen expérimental, les conclusions de la science sur l'embryon humain fournissent « une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d'une vie humaine : comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? ».

    Un peu d’humour

    Permettez-moi de rêver un peu et avec humour : Imaginons que, demain, par un retournement venant de la grâce, nos évêques reconsidèrent leur vocation et s’établissent de nouveau dans une de leur fonction, celle de protecteurs de la foi catholique. Il se passera deux choses :

    D’abord, ils rappelleront à l’UCL, en tant que Pouvoir Organisateur, que des arguments philosophiques faisant parti des « préambules de la foi » méritent d’être débattus en cours de philosophie, car des futurs ingénieurs de 18 ans ne sont pas des enfants de 6° primaire et savent débattre.

    Ensuite, et parce que la théologie et la pastorale sont leur ministère propre, un décret épiscopal viendra licencier sans préavis ni indemnité (c’est une habitude semble-t-il dans l’Eglise de Belgique, dans sa pressente attention aux personnes) la direction de l’UCL pour sa déclaration publique par la voix de Tania Van Hemelryck, conseillère du recteur « pour la politique du genre » (sic), engageant l’Université Catholique de Louvain en faveur de l’avortement.

    Monseigneur Delville pourra ainsi commenter dimanche prochain à la RTBF, quand lui sera montré la photo de ces nouvelles personnes au chômage : « Pas contentes ! ». Il est certain que ce trait d’humour de Monseigneur les fera beaucoup rire, comme il a dû faire rire Stéphane Mercier (attention aux personnes oblige).

  • Mgr Delville était invité à l'émission "à votre avis" de la RTBF

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    Du site de la RTBF :

    Jean-Pierre Delville, évêque de Liège: "Nous trouvons important que l'avortement reste un délit"

    L'évêque de Liège Jean-Pierre Delville, était l'invité de l'émission A votre Avis ce dimanche. Il a réagi à la question de l'avortement : "La position de l’Église est toujours d'envisager l'avortement en parallèle avec la situation concrète de la femme qui doit le subir, jamais de manière purement abstraite en tant que fait punissable, point à la ligne. La différence entre l’Église et la société civile, c'est que l’Église a un principe: l'avortement est un homicide, mais la position de la femme doit être prise en compte. Et le pape François a décidé que chaque prêtre pouvait désormais absoudre toute demande d'absolution pour l'avortement, alors qu'autrefois c'était une question réservée aux évêques ou au pape. Pour le chrétien s'il y a un péché mortel, une chose grave, elle n'a véritablement son imputabilité que s'il y a pleine connaissance et s'il y a un entier consentement, c'est-à-dire si elle est entièrement libre. Or énormément de femmes qui avortent ne sont pas libres, elles sont poussées par des événements, par des situations de pauvreté, ou de détresse".

    "Nous trouvons important que l'avortement reste un délit"

    Sept partis représentés au parlement travaillent sur des textes visant à sortir l'avortement du Code pénal et à en améliorer les conditions d'accès. "Nous trouvons important que l'avortement reste un délit" commente l'évêque de Liège, "parce que c'est quand même aussi malgré tout une atteinte à une vie humaine. Et dans le respect de la vie humaine, c'est important de ne pas permettre n'importe quoi. Mais en même temps il faut aussi comprendre qu'il y a des situations concrètes et difficiles à vivre, et que le législateur doit aussi les régler. Au niveau de la doctrine des choses c'est important d'être fidèle à la notion du respect de la vie".

    Un professeur invité de l'UCL, Stéphane Mercier, a été sanctionné après avoir qualifié l'avortement de "meurtre", "plus grave que le viol". Pour Jean-Pierre Delville, cette sanction était "inévitable. Il s'est mis dans une situation de ne pas pouvoir donner cours. Il a été tellement caricatural dans sa position qu'il a soulevé son auditoire contre lui. Donc d'un point de vue pédagogique, dans le cadre d'un cours de philosophie – pas de théologie – il s'est mis dans une position impossible à soutenir".

    Voir la video

    Note de belgicatho : Bien sûr, l'évêque de Liège réaffirme une position de principe selon laquelle l'avortement met fin à une vie et mérite donc d'être considéré comme un délit, mais... à l'entendre, on peut difficilement ne pas être mal à l'aise car il donne l'impression que si - théoriquement - l'avortement reste condamnable, pratiquement il peut être absous sans problème car, la plupart du temps, les circonstances dans lesquelles se trouveraient les femmes qui y recourent le rendraient plus ou moins excusable. Disons-le, ce discours ne nous semble pas constituer un parler clair sur la question et ne résonne pas comme les déclarations les plus solennelles de l'Eglise sur le sujet. D'ailleurs, il est accueilli sans problème par les journalistes qui semblent n'avoir aucune difficulté à l'entendre, ce qui est assez symptomatique. Pour le reste, les déclarations sur le diaconat féminin et la possibilité pour des femmes d'accéder au cardinalat laissent songeur. On peut difficilement se défendre de l'impression pénible d'avoir affaire à un discours consensuel voire racoleur peu soucieux d'affirmer la position dissidente d'une Eglise qui ne peut être en phase avec toutes les dérives d'une société libérale avancée. Même si l'on considère que la méthode de Stéphane Mercier a pu être maladroite, on ne peut qu'être scandalisé par les propos d'un "père évêque" qui se désolidarisent complètement d'un enseignant catholique qui se retrouve à la rue et que l'on qualifie avec dérision de "pas content". 

  • Prière pour les Rameaux : « Je t’accueille Seigneur »

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    Un ami nous partage cette prière en forme de poème, publiée par Ronald Barakat sur le site « aleteia » :  

    "J’accueille ton sourire en attendant ta Croix."

    Rameaux07.jpg 

    Je  t’accueille, Seigneur,

    Aux portes de ma ville,

    Toi le Libérateur

    De mon âme servile ;

     

    Je t’accueille en cette heure

    Comme étant plus qu’un roi ;

    Et ton regard m’effleure,

    Et mon amour s’accroît.

     

    Du haut de ta monture

    Tu pénètres mon cœur ;

    Tu guéris sa blessure

    D’un rayon enchanteur ;

     

    Je t’accueille, ô Seigneur,

    Mais c’est toi qui m’accueilles :

    Mes fleurons de douleur

    Un à un tu les cueilles.

     

    Dominant les rameaux,

    Et d’un geste humble et calme,

    Tu balayes nos maux

    Avec les mêmes palmes.

     

    Emporté par la foule

    Tu caresses chacun,

    Et tu tances la houle

    Qui gronde en quelques-uns.

     

    Ton Alliance m’entraîne

    Durant la procession

    Où tu sèmes les graines

    Vives, de ta Passion.

     

    Je te suis et m’enivre

    Des pluies de buis béni

    Par ta main qui fait vivre,

    Et vivre à l’infini ;

     

    Par ta main qui m’asperge

    De tes Eaux, de tes Mots,

    Qui rend mon âme vierge,

    Portée sur tes Rameaux.

     

    Je t’accueille, Seigneur,

    D’un élan extatique ;

    À travers les clameurs

    Je reçois ta Musique ;

     

    J’accueille ton sourire

    En attendant ta Croix

    Qui me fait déjà dire

    Et redire : Je crois !

    JPSC

  • Pèlerinage de Pentecôte 2017 : "Sainte Marie Mère de Dieu"

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    Lu sur le « Salon Beige » :

    Ouverture des inscriptions le dimanche 9 avril.

     

    JPSC

  • "L'Affaire Mercier" sous la loupe de Famille Chrétienne

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    De Pierre Jova sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Belgique : le débat sur l’avortement refait surface

    Pour avoir diffusé à ses étudiants une argumentaire pro-vie, un professeur de philosophie de l’Université catholique de Louvain a été licencié. Cette affaire a déclenché une polémique en Belgique, alors que s’est tenue la Marche pour la vie de Bruxelles.

    « L’avortement est-il un crime ? » Telle fut la question débattue le 26 mars dernier sur la RTBF, la chaîne de service public francophone belge, pendant une demi-heure. Sur le plateau, deux « pro-choix » et… trois « pro-vie », dont le Père Tommy Scholtès, représentant les évêques belges, et Constance du Bus, porte-parole de la Marche pour la vie de Bruxelles. Un panel très inhabituel en Belgique !

    Censure à l’Université catholique de Louvain ?

    Quelques jours auparavant, Stéphane Mercier, 34 ans, professeur de philosophie à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL), était convoqué par le rectorat, avant d’être licencié. Motif ? Il avait diffusé à ses 500 élèves de première année un argumentaire critique de l’avortement. Intitulée La philosophie pour la vie, cette note de 15 pages avait pour but d’engager un débat avec les étudiants. « La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente », peut-on lire, dans une version mise en ligne par le quotidien belge Le Soir. Plus loin, Stéphane Mercier ose une comparaison entre l’avortement et le viol : « Si l’avortement est un meurtre, n’est-il pas encore plus grave que le viol ? Le viol est immoral et heureusement il est aussi illégal ».

    Diffusés par quelques étudiants mécontents sur les réseaux sociaux, ces propos ont attiré l’attention des médias. Prises de panique, les autorités de l’UCL ont sanctionné le professeur, et chargé Tania Van Hemelryck, conseillère du recteur « pour la politique du genre » (sic) de rédiger un communiqué expliquant : « l’UCL défend ce droit fondamental qu’est l’avortement ». Une affirmation inexacte, car l’avortement n’est pas un droit en Belgique. Partiellement dépénalisé en 1990, il est soumis à la condition de « détresse » de la femme, et reste théoriquement un délit.

    La décision de l’UCL a eu l’effet d’une bombe dans les milieux catholiques belges. Le grand chancelier de la faculté est l’archevêque de Malines-Bruxelles, et les évêques francophones participent à son administration. En punissant Stéphane Mercier au nom de sa position pro-vie, l’UCL se place pourtant en contradiction avec l’enseignement de l’Eglise, qui affirme que « l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables» (Gaudium et Spes, 51,3).

    En outre, de nombreux universitaires se sont soulevés contre la sanction du professeur, alors que l’UCL garantit la liberté académique, « non soumise à la norme du moment », peut-on lire sur le site de la faculté. « Y a-t-il des sujets qui ne peuvent pas être discutés dans un cours de philosophie à l’Université ? Notre réponse est clairement : non », ont ainsi écrit les professeurs émérites Michel Ghins, enseignant catholique, et Jean Bricmont, « athée et pro-choix » revendiqué, dans Le Soir. L'intellectuelle féministe Sophie Heine a également signé une "carte blanche" (tribune, en Belgique, NDLR) dans le même quotidien, estimant que "remettre cette question en débat n’est pas forcément un mal", et dénonçant le fait que trop de femmes avortent sous la contrainte: "les femmes prenant une telle décision sont rarement libres", écrit-elle.

    De leur côté, les évêques belges ont rappelé dans un communiqué leur opposition à l’avortement, tout en indiquant qu’ils faisaient confiance « à la procédure interne menée actuellement par l’UCL ». Une position incomprise par de très nombreux fidèles. « Leur position est délicate, mais ils ont manqué de courage ! », s’écrie un prêtre officiant dans la banlieue de  Bruxelles, qui a tenu à garder l’anonymat. « Le cours de Stéphane Mercier était très bien fait, même si la comparaison avec le viol était maladroite… Ce n’est pas faux, mais la vérité doit être dite avec délicatesse, sinon elle est inaudible », ajoute-t-il.

    Succès médiatique de la Marche pour la vie

    « L’affaire Mercier » coïncide avec la Marche pour la vie de Bruxelles, qui a rassemblé 3000 personnes, le 26 mars dernier. Le professeur sanctionné a été invité à s’exprimer devant les participants, et l’évènement a reçu une très forte couverture médiatique. « Cela fait huit ans que nous défilons, et jusqu’à présent, c’était silence radio ! », s’étonne encore Constance du Bus, porte-parole de la Marche pour la vie. La voix claire et posée, cette étudiante en droit à la Katholieke Universiteit Leuven, le pendant néerlandophone de l’UCL, a crevé l’écran lors de ses interventions dans les médias. Interrogée sur la comparaison entre l’avortement et le viol, elle crie son horreur égale : « Il ne faut pas oublier que dans le cas du viol comme dans le cas de l'avortement, il y a une victime. Bien souvent aujourd'hui, dans le cas de l'avortement, on oublie que l'enfant à naître est une victime, alors que dans le cas du viol, les conséquences sont flagrantes et très ressenties. Or, ce n'est pas parce que les conséquences d'un acte sont moins flagrantes et moins ressenties, que l'acte est moins grave en soi. En cas d'avortement, on n'entend pas ou plus la victime, ce qui fait malheureusement oublier la grave réalité de l'acte: sa mort ! » Au micro de la RTBF, elle révèle que des enfants ont été avortés en Belgique la veille de leur naissance, parce qu’ils étaient sourds ou qu’il leur manquait un doigt. « Les gens étaient complètement scandalisés ! Beaucoup ne réalisent pas que l’on peut avorter pour ces raisons, juste avant l’accouchement. C’est la Commission nationale d'évaluation des interruptions de grossesse qui le constate elle-même ! Cette conscientisation fera du bien », martèle la porte-parole.

    Bâti depuis 1830 sur un consensus sans cesse redéfini, hier entre catholiques et francs-maçons, puis aujourd’hui entre néerlandophones et francophones, le Royaume de Belgique ne partage pas le goût outre-quiévrain pour les manifestations et la polémique publique. « Les Belges ne se disputent pas quand il le faudrait, et les Français se disputent quand il ne le faut pas ! », rit ce prêtre de la banlieue bruxelloise. Pour autant, l’écho rencontré par l’affaire Mercier dans les médias prouve que les sujets éthiques demeurent importants. « De nombreux députés nous ont contacté », confie Constance du Bus, dont un oncle est parlementaire du Centre démocrate humaniste (CDH), l’ancien Parti social-chrétien francophone. Mis au pied du mur avec "l'affaire Mercier", le mouvement a pris position contre les velléités du Parti socialiste belge (PS) de faire de l’avortement un droit, d’allonger à 20 semaines la limite pour avorter et de supprimer le délai de réflexion, actuellement fixé à six jours. D’autres partis, comme les chrétiens-démocrates flamands (CD&V) et la Nouvelle alliance flamande (N-VA) n’y sont également pas favorables.

    Au-delà de la seule « affaire Mercier », cet épisode apporte pour une clarification, vis-à-vis de certaines institutions toujours liées à l’Église catholique belge, mais en réalité sécularisées, dont l'UCL est devenue le symbole. "Nous sommes un des rares pays à avoir une université sympathisante de la franc-maçonnerie, l'Université libre de Bruxelles (ULB) ! Ils s'assument, et c'est ce qui fait parfois l'intérêt de certaines de leurs contributions. Pourquoi l'UCL ne s'assume plus catholique, au sens normal du mot ?", s'interroge le prêtre interrogé. « Personnellement, j’estime que l’Université ne devrait plus porter le nom de catholique. Le pape François insiste bien sur la gravité de l’avortement, même s’il est pardonnable. Je crois qu’il serait plus honnête de supprimer cette étiquette », tranche le professeur émérite Michel Ghins. Par ailleurs, le succès de la dernière Marche pour la vie atteste de la détermination de certains jeunes catholiques belges. Plus minoritaires, mais décomplexés, à l’image de Constance de Bus. Avant d’être porte-parole de la Marche pour la vie, cette dernière fut membre du Parlement Jeunesse de la fédération Wallonie-Bruxelles, une simulation qui reproduit le fonctionnement du Parlement national. En tant que ministre fictive de l’Intégration sociale, elle a déposé un décret visant à défendre les sans–abris. « C’est ce qui m’a conduit à la Marche pour la vie : protéger les plus fragiles pour une société plus humaine. Se faire la voix de ceux qui ne peuvent pas encore parler », raconte avec simplicité Constance du Bus. A 21 ans, la jeune femme est déterminée : « L’affaire Mercier n'est pas terminée ! » La valeur n'attend point le nombre des années.

  • Education relationnelle, affective et sexuelle dans les écoles : une enquête à diffuser largement

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    L’UFAPEC, association des parents du réseau libre francophone fait une enquête large auprès des parents pour savoir ce qu’ils veulent pour leurs enfants en matière d’éducation relationnelle, affective et sexuelle dans les écoles.

    Il est urgent de donner son avis car les partenaires de leur groupe politique ne sont pas tous fiables et l’anthropologie chrétienne n’y fait pas recette notamment dans les plannings familiaux.

    Le rôle des parents est indispensable en ces matières qui touchent à l’amour, à la vie et à la famille

    Diffusons largement cette enquête : 

    http://www.ufapec.be/actualite/31032017-enquete-evras.html

    PARTICIPEZ À NOTRE ENQUÊTE UFAPEC SUR L'EDUCATION À LA VIE RELATIONNELLE, AFFECTIVE ET SEXUELLE !

    L’UFAPEC va se pencher ces prochains mois sur les contenus et modalités de l’Éducation à la Vie Relationnelle, Affective et Sexuelle (communément appelée EVRAS) telle qu’elle est traitée dans les établissements primaires et secondaires. Un certain nombre d’experts et d’acteurs de terrain vont être entendus dans le cadre d’un "groupe politique", lequel devra remettre une note d’avis au Conseil général de l’UFAPEC.

    Sur cette base et sur base des résultats de deux consultations des parents (la première se trouve dans le lien ci-dessous et nous vous invitons vivement à y participer, la seconde interviendra après rédaction de la note d’avis du groupe politique), le Conseil général s’accordera sur un texte final qui servira de base à une étude d’éducation permanente. Cette étude sera publiée en vue de la rentrée 2017.

    C’est dans ce cadre et dans la volonté d’entendre l’avis des parents de l’enseignement libre confessionnel que nous vous proposons de participer à cette première enquête >>

  • Quand l’étendard sanglant s’est levé sur la France

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    Vu sur KTO:

    JPSC

  • L'université jésuite de Marquette aussi peu catholique que celle de Louvain ?

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    Ces faits qui se sont produits il y a un an en disent long sur l'orientation actuelle de certaines universités prétendument catholiques. Lu sur "reinformation.tv" :

    Un professeur licencié pour avoir pris la défense du mariage « hétéro » dans une université jésuite aux Etats-Unis

    La prestigieuse université catholique jésuite de Marquette a décidé de licencier un professeur, John Mc Adams, coupable selon elle d’avoir apporté son soutien à un élève « saqué » par une collègue « libérale » – c’est-à-dire « de gauche » selon les critères américains. Cheryl Abbate avait en effet sèchement rétorqué à un élève défendant le mariage homme/femme en cours d’éthique que sa position était raciste, ajoutant : « Vous pouvez avoir vos opinions, mais je vous préviens que dans ce cours les commentaires racistes, homophobes ou sexistes ne seront pas tolérés. » Puis elle l’avait incité à quitter le cours.

    Une université jésuite licencie un professeur « coupable » d’atteinte aux droits homos

    Pour avoir pris la défense de l’élève sur un blog, le professeur Adams a donc fait l’objet d’une procédure disciplinaire et se voit infliger une « punition » par une commission universitaire de sept professeurs qui a rendu à ce sujet un document de 123 pages (!). Il se voit ainsi privé de salaire d’avril à novembre 2016 et fait l’objet d’une procédure de licenciement. Seule possibilité pour lui de réintégrer sa fonction : faire officiellement acte d’obédience à la décision universitaire et demander platement pardon pour la « souffrance » qu’il a fait endurer à Mme Abbate en critiquant son attitude…

    Adams fait remarquer que cette tactique consistant à faire taire les personnes ayant une opinion différente, plutôt que de les confronter objectivement dans le cadre des cours, est une stratégie à présent couramment utilisée chez les libéraux : « Il n’y a pas de débat sur les idées elles-mêmes, car celles-ci sont jugées offensantes… Elles n’ont pas même le droit d’être exprimées. »

    La défense du mariage naturel est une cause de licenciement à Marquette, aux Etats-Unis

    L’exigence qui lui est faite de battre sa coulpe publiquement émane, selon lui, non de ses pairs mais du président de l’université qui veut se débarrasser de lui. Mc Adams compare cette demande à « l’Inquisition, dans laquelle les victimes qui confessaient avoir pactisé avec Satan et répandu une hérésie évitaient l’exécution, ou encore au stalinisme des années trente », ajoutant qu’il s’agit d’une « violation de la liberté académique gravée dans les statuts universitaires. » Des statuts en effet adossés au Premier Amendement de la Constitution américaine, qui concerne précisément la liberté d’expression, de religion ainsi que la liberté de la presse.

    Le professeur Adams n’envisage pas pour autant de traîner l’affaire devant les tribunaux, en raison de la lenteur de la justice et de son coût exorbitant. Mais il fait enfin remarquer, à fort juste titre, que le mot catholique figurant à côté de ceux d’Université Marquette n’est rien d’autre que du… marketing !

  • Quand Stéphane Mercier est longuement interviewé

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    De Jeanne Smits sur reinformation.tv :

    Interview de Stéphane Mercier, licencié par l’université catholique belge UCL pour son argumentation contre l’avortement

    Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement, est désormais sous le coup d’une sanction prononcée par la direction : licenciement pur et simple à effet immédiat au 1er avril. Stéphane Mercier avait bien voulu donner une longue interview à reinformation.tv quelques jours avant que tombe cette sanction, nous livrant dans le même temps le portrait d’un homme engagé et conscient des responsabilités propres à notre époque. La voici.

    RITV : Stéphane Mercier, vous vous êtes montré très clairement provie. Aujourd’hui, cela vous vaut accusation. Assumez-vous cette qualité ?

    Stéphane Mercier : A 100 %, et cela fait ma fierté : ma fierté à la fois comme être humain de prendre ainsi la défense, à ma modeste mesure, d’autres êtres humains, et ma fierté comme philosophe parce que j’ai l’impression que philosophiquement, le droit à la vie est indiscutable. Et plus profondément encore, comme catholique romain, parce que comme le disent les saints, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

    RITV : Quel est votre âge ? Et quelle a été votre formation, puisque votre raisonnement ne ressemble pas beaucoup à celui de certains nouveaux philosophes ? Quels sont vos philosophes de prédilection ?

    S.M. : J’ai 34 ans. Ma formation, je l’ai faite tout entière ici à Louvain-la-Neuve, puisque, contrairement à ce que certains médias avaient suggéré, je ne suis pas un nouveau dans la maison. J’ai commencé mes études ici, en philosophie, en 2000. Quand j’ai eu ma licence – le Master d’aujourd’hui – en 2004, j’ai été nommé assistant à la faculté de philosophie pendant 10 ans. J’ai eu mon doctorat en 2010 et je suis devenu chargé de recherche à l’équivalent belge du CNRS en France pendant quatre ans. Depuis 2014, je suis de nouveau chargé de cours dans le département de philosophie. Et ce jusqu’à cette année… et vraisemblablement, pas au-delà.

    Quant à mes philosophes de prédilection, j’ai travaillé sur saint Thomas qui est bien sûr un incontournable. J’ai essentiellement fait ma thèse et mes recherches sur la philosophie romaine, sur Cicéron, sur Sénèque, et je travaille aussi en philosophie comparée sur le stoïcisme et le confucianisme. Je ne suis pas très sensible aux choses contemporaines que je trouve souvent un peu verbeuses et jargonnantes, alors que les philosophes latins, antiques et médiévaux ont toujours un beau souci de clarté que j’apprécie beaucoup.

    Stéphane Mercier, ancien élève de l’université catholique belge UCL

    RITV : Vous êtes donc un ancien élève de Louvain-la-Neuve et vous y enseignez depuis de très nombreuses années : y a-t-il eu avant aujourd’hui d’autres incidents de ce type ? Que s’est-il passé de nouveau pour que l’on vous poursuive ainsi ?

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  • Débat sur l'avortement: poursuivre l’aventure de la vie (CHRONIQUE)

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    Delhez.jpgLa rédaction de «La Libre» n’apprécie sans doute que modérément l’article que le P. Charles Delhez publie dans son édition d’aujourd’hui. Son site web nous prévient en majuscules qu’il s’agit d’une « CHRONIQUE »: elle n’engage pas le journal qui sous-titre, deux précautions valent mieux qu’une,  avec une citation choisie de l’auteur : « Je me garderai de tout jugement à l’encontre de celles qui ont eu recours à l’avortement ». Sans doute, mais on aurait pu ajouter cette autre qui complète le reflet de la tonalité de l’article : « mettre fin à l’aventure d’un autre, c’est faire peu de cas de ce qu’il y a de sacré dans le commencement de la vie, celle d’un autre comme la mienne »:  

    « A la lueur d’une luciole.

    Certaines femmes n’envisageraient pas pour elles-mêmes l’avortement, malgré les pressions de l’opinion publique, même si un handicap profond est diagnostiqué pour leur enfant. Elles ne défilent pas nécessairement dans les rues ni ne s’expriment dans la presse, mais vont à contre-courant de notre société qui, sur ce point, semble ne vouloir faire entendre qu’un seul message. Il y a comme un tabou à propos de l’avortement, constatait un journaliste.

    Chaque société et toute culture a ses angles morts. Sous l’Empire romain, par exemple, on pouvait abandonner les nourrissons en les "exposant". Ceux qui échappaient à la mort tombaient souvent entre les mains de marchands d’esclaves ou de proxénètes. Certains ont eu plus de chance, ainsi Flavia Domitilla, la femme de l’empereur Vespasien. Par contre, à la mort de Germanicus, général adoré, des parents iront jusqu’à jeter leurs enfants en signe de colère contre l’injustice divine.

    On a manifestement fait des progrès dans le respect de chaque personne, y compris les enfants nés ou à naître…

    Ne revenons pas en arrière. L’embryon est un vivant, il "doit sa singularité à ce que, s’il se développe, ce sera un petit d’homme, une personne", écrit Axel Kahn. Cet éthicien français non suspect de catholicisme estime que, dès que nous savons qu’un amas de cellules deviendra un petit enfant, il acquiert une "singularité admirable". Il a déjà une certaine autonomie et un ADN unique au monde, fruit d’une rencontre.

    L’embryon est donc le "début possible d’une personne" et ne sera jamais un "objet banal". Mener une grossesse à terme demeure l’idéal et c’est au service de la vie que doit se mettre toute société.

    En Belgique, l’avortement n’est pas un droit. Rien n’oblige d’y collaborer, l’objection de conscience étant prévue (art. 350 § 6). Il demeure en effet un interdit relevant du droit pénal, mais qui, en 1990, a été partiellement dépénalisé. C’est après le rappel de cet interdit (art. 348 et 349), que la loi ajoute, depuis lors : "Toutefois, il n’y aura pas d’infraction lorsque…" (art. 350). Il s’agissait d’éviter les avortements clandestins, non pas d’en faire un droit ou de le banaliser.

    Mais n’assiste-t-on pas à un changement de mentalité ? Une loi n’est jamais qu’un moment du consensus démocratique en vue de la paix sociale, elle peut toujours évoluer démocratiquement. Militer pour la sortie de l’avortement du code pénal est donc un choix possible, mais s’engager pour le respect littéral de la loi en son état actuel l’est tout autant. L’enjeu est de société. Si la décision de vie ou de mort est dans les mains des survivants, des repères essentiels s’estompent. La dignité humaine, et donc celle de notre société, serait fondée sur les qualités de la personne ou des circonstances et non plus sur le fait même qu’elle existe. Or, c’est son existence elle-même, et pas ses caractéristiques ou sa convenance, qui est le support de toute dignité. Le vivant défend la vie. Je garderai toujours un cœur accueillant et compatissant pour celles qui ont eu recours à l’avortement et me garderai de tout jugement à leur encontre, car je n’ai pas à m’immiscer dans leur conscience. Je me permets cependant de donner mon opinion quant aux valeurs qui me semblent compromises. L’avortement sera toujours, selon moi, un mal à éviter autant que possible, car il est question de cessation volontaire de la vie. Mettre fin à l’aventure d’un autre, c’est faire peu de cas de ce qu’il y a de sacré dans le commencement de la vie, celle d’un autre comme la mienne. Chacun de nous, en effet, peut se reconnaître dans l’embryon qu’il a été. La nature nous a donné de participer librement à la poursuite de la belle aventure de la vie. Soyons dignes de la confiance qui nous est faite. Dans cette optique, l’éducation à l’affectivité, à la sexualité et à la parentalité est un élément important qui nous permettra d’humaniser davantage notre société.

    Charles Delhez »

    Ref. Débat sur l'avortement: poursuivre l’aventure de la vie (CHRONIQUE)

    JPSC

  • Nous devrions énoncer un droit des peuples à la continuité historique

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    Du Salon beige :

    Les idoles progressistes sont à bout de souffle

    Dans son livre Le Crépuscule des idoles progressistes, Bérénice Levet dénonce la nouvelle anthropologie mise en place dans les années 70 et fondée sur un « alibi » : l’individu serait d’autant plus libre, original et créatif qu’il serait délié de tout héritage… Cette idéologie a débouché sur un désastre civilisationnel. Il y a un épuisement de ces idoles, mais l’hégémonie culturelle continue de leur appartenir. Elle répond à Charlotte d'Ornellas :


    Bérénice Levet : "Nous devrions énoncer un... par bvoltaire

  • Le monde rural du Moyen Age n'était pas un univers sans loi

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    Du blog très bien documenté "Le Passé belge" :

    Un monde rural féodal qui n'était pas sans loi

    Une idée encore répandue veut que les villes médiévales aient eu l'exclusivité des concessions mutuelles de pouvoirs au prince et de libertés aux habitants dont les chartes constituent la forme la plus accomplie. Les campagnes, dans cette perspective, auraient été une sorte de Far West, certes non sans foi, mais certainement sans loi autre que celle du plus fort. La vision d'un seigneur qui n'en fait qu'à sa guise face à des paysans taillables et corvéables à merci n'a pas fini d'inspirer maintes productions littéraires, cinématographiques, télévisuelles... Et pourtant, elle a depuis longtemps déserté les travaux des historiens.

    Parmi d'autres, une vaste édition de sources, qui vient d'arriver à son terme, témoigne d'une réalité autrement policée que ne le donnent à penser les représentations courantes. Il s'agit des actes, accords, sentences, règlements, ordonnances… émis dans l'Entre-Sambre-et-Meuse, alors largement partie intégrante de la principauté de Liège, entre le XIIIè et le XVIIIè siècle [1]. Une durée d'autant plus longue que bon nombre de documents parmi les plus anciens relaient une tradition orale encore plus antérieure.

    Lire la suite sur le blog "Le Passé belge"