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Solidarité - Page 4

  • Téléthon : les réserves d'un diocèse de France

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    LOZÈRE : L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE NE SOUTIENDRA PAS LE TÉLÉTHON

     

    A quelques semaines de la nouvelle édition du Téléthon, les chefs d’établissement de l’enseignement catholique de Lozère ont reçu un courrier de la direction de l’enseignement diocésain. Celle-ci souhaite rappeler « la réflexion menée en novembre dernier, mettant en lumière les graves problèmes éthique qui empêchent l’Enseignement catholique de s’engager dans cette action ». De fait, « l’aventure du Téléthon est liée aux cellules souches qui sont un grand espoir pour la médecine régénérative », mais parmi ces cellules, les cellules souches embryonnaires et fœtales humaines « supposent des embryons ou des fœtus provenant des techniques de procréation médicalement assistée ou d’avortements ».

    La direction diocésaine « exhorte les directeurs à être particulièrement attentifs à engager [leurs] établissements dans des actions solidaires cohérentes avec la conception chrétienne de l’homme et respectueuse de celle-ci »[1]

    [1] Parmi les causes à soutenir, le document indique nommément : le Secours catholique, l’Œuvre d’Orient, les fondations Abbé Pierre ou Jérôme Lejeune, ATD Quart-monde, l’Aide à l’église en détresse.

    Sources: Midi Libre (25/11/2017)

    Il en va de même dans le diocèse d'Avignon :

    Pas de Téléthon dans le diocèse d’Avignon (source)

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  • Inviter le monde médical à se mettre à l’école des béatitudes

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Adrienne von Speyr, pour «une médecine à l’école des béatitudes»

    Prophétie pour la médecine du XXIe s.

    Adrienne von Speyr invite à opter pour «une médecine à l’école des béatitudes», car elle n’était pas seulement une théologienne ou une mystique, mais un « docteur » dont la pratique médicale et la réflexion apportent une lumière sur le rapport médecin-patient. Elle a été parmi les premières femmes à devenir médecin en Suisse.

    “Une femme au coeur du XXe s.”: c’est le titre d’un symposium dédié à la figure d’Adrienne von Speyr (1902-1967), organisé à Rome les 17-18 novembre 2017 par l’Association Lubac-Balthasar-Speyr et par le mensuel de L’Osservatore Romano « femmes Eglise monde ». La première partie a eu lieu à la “Casa Balthasar”, et la seconde au Vatican, à la “Casina Pio IV”. Les conférences ont réuni des experts d’Europe et l’Amérique, notamment le p. Jacques Servais, SJ, directeur de la “Casa Balthasar”, Mme Lucetta Scaraffia, directrice du mensuel, et le p. André-Marie Jérumanis, médecin de formation et professeur à la Faculté de théologie de Lugano qui a évoqué la figure d’Adrienne von Speyr médecin. Ces trois interventions ont été publiées en italien par L’Osservatore Romano des 18 et 19 novembre 2017.

    Le travail de médecin comme diaconie

    « Elle n’a pas été seulement une théologienne ou une mystique, mais un docteur », explique le p. Jérumanis : « Elle voulait servir Dieu dans le service médical du prochain. Certes, sa conversion au catholicisme changera son être chrétien et sa façon de vivre son ouverture à Dieu en réalisant dans son travail de médecin cette synthèse entre contemplation et action, entre profession médicale et désir de servir totalement le Créateur. »

    L’auteur souligne que, « pour éviter des distorsions de lecture et rendre service à la mission d’Adrienne dans le monde contemporain », il faut « inclure sa personnalité » en tant que médecin. Ce qu’Adrienne von Speyr indique comme « être à disposition » – disponibilité – se comprend aussi, ajoute le p. Jérumanis, à partir de sa conception du médecin et de la façon dont elle « a vécu sa profession jusqu’au bout, en étant à la disposition des autres par sa personne, son professionnalisme, sa compassion, sa prière, sa charité envers les pauvres, en étant elle-même entièrement à la disposition de Dieu. »

    Elle avait vu agir son père, Theodor, lui-même médecin ophtalmologiste, qui avait déjà une consultation pour les pauvres. Alors qu’elle était enfant, elle allait jusqu’à vouloir prendre sur elle telle ou telle souffrance. Son oncle psychiatre, Wilhelm, avait noté sa capacité d’apporter la paix aux malades les plus agités de la Clinique Waldau, qu’elle pouvait même faire s’endormir. Il ne s’en opposera pas moins à sa « vocation » médicale. Opposition de sa mère aussi. Son père était décédé en 1918 lorsqu’elle avait 16 ans. Et elle a dû lutter pour devenir médecin et payer elle-même ses études. Elle installera son studio à Bâle en 1931. De longues journées au cours desquelles elle pouvait recevoir 60 ou 80 patients par jour, selon ses biographes.

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  • Le message du pape pour la Journée mondiale de la Paix 2018 est centré sur l'accueil des migrants et des réfugiés

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    Journée de la paix 2018: les migrants et les réfugiés, en quête de paix

    Message du pape François (Texte intégral) (source)

    « Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix ». C’est le thème du message du pape François pour la Journée mondiale de la paix 2018, qui sera célébrée comme chaque année le 1er janvier.

    Dans le texte publié le 24 novembre 2017, le pape plaide la cause des « plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés ».

    « Il y aura beaucoup à faire avant que nos frères et nos sœurs puissent recommencer à vivre en paix dans une maison sûre, note le pape. Accueillir l’autre exige un engagement concret, une chaîne d’entraide et de bienveillance, une attention vigilante et compréhensive, la gestion responsable de nouvelles situations complexes. »

    Fustigeant « ceux qui fomentent la peur des migrants, parfois à des fins politiques » et qui « au lieu de construire la paix sèment la violence, la discrimination raciale et la xénophobie », il invite les gouvernants à « accueillir, promouvoir, protéger et intégrer ». Il rend hommage à « la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur ».

    Les migrants et les réfugiés, assure le pape, « n’arrivent pas les mains vides: ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent ».

    Le pape François encourage l’approbation par les Nations-Unies de deux pactes mondiaux pour les migrants et pour les réfugiés, et souhaite « que le réalisme nécessaire de la politique internationale ne devienne pas une soumission au cynisme et à la mondialisation de l’indifférence ».

    AK

    Message du pape François

    Les migrants et les réfugiés: des hommes et des femmes en quête de paix

    1. Meilleurs vœux de paix

    Que la paix soit sur toutes les personnes et toutes les nations de la terre ! Cette paix, que les anges annoncent aux bergers la nuit de Noël,1 est une aspiration profonde de tout le monde et de tous les peuples, surtout de ceux qui souffrent le plus de son absence. Parmi ceux-ci, que je porte dans mes pensées et dans ma prière, je veux une fois encore rappeler les plus de 250 millions de migrants dans le monde, dont 22 millions et demi sont des réfugiés. Ces derniers, comme l’a affirmé mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, «sont des hommes et des femmes, des enfants, des jeunes et des personnes âgées qui cherchent un endroit où vivre en paix ».2 Pour le trouver, beaucoup d’entre eux sont disposés à risquer leur vie au long d’un voyage qui, dans la plupart des cas, est aussi long que périlleux; ils sont disposés à subir la fatigue et les souffrances, à affronter des clôtures de barbelés et des murs dressés pour les tenir loin de leur destination.

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  • Une nouvelle église à Medellin (Colombie) avec l'aide de l'AED-Belgique

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Colombie – Histoire de réussite : une nouvelle église à Medellin del Ariari

    Les fidèles de Medellin del Ariari sont ravis de leur nouvelle église : nos bienfaiteurs ont offert 30.000 euros, et la nouvelle église sera bientôt achevée. Cette paroisse du diocèse de Granada n’a été fondée qu’en 2013. Ce n’est pas une paroisse « normale », car les lieux sont censés devenir un mémorial pour les personnes qui ont été assassinées depuis 1980 en Colombie. Les habitants du village ont vécu dans leur propre chair la souffrance qui a affligé l’ensemble du pays : entre 2002 et 2006, sept-cents familles ont été expulsées sur le territoire de la paroisse actuelle. Une partie d’entre elles est maintenant revenue, mais le tissu social et la confiance dans la vie doivent être reconstruits.

    La nouvelle église doit non seulement permettre de se souvenir, mais elle doit aussi devenir un lieu de guérison, de réconciliation et de paix. Ce sont spécialement les proches des victimes qui doivent y être pris en charge pastoralement et psychologiquement. L’accent doit y être mis sur le respect et la protection de la vie, laquelle a été piétinée dans le passé. Les trois prêtres clarétains qui travaillent ici s’engagent de toutes leurs forces pour faire reposer la vie des gens sur des bases durables et pour la protéger.

    Le Père Alfonso María Prieto nous a fait part du fait que l’église était déjà achevée à environ 70 pourcents. Ainsi, des messes peuvent déjà y être célébrées. Il nous écrit : « Grâce à votre générosité, nous avons pu faire avancer les travaux sans trop de retard. Ce n’est pas une église luxueuse, mais elle est très belle, car le Seigneur Dieu qui est si généreux avec nous tous le mérite bien. Cette église sera pour la paroisse un magnifique et accueillant sanctuaire spirituel, qui sera en même temps un souvenir vivant des nombreux martyrs et des victimes de la violence d’une époque de tristesse et d’obscurité, mais elle offrira aussi l’espoir d’un avenir de justice et de paix. Merci beaucoup ! »

    Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire, et permettra le travail pastoral de l’Aide à l’Église en Détresse. Communication sur votre virement : 214-01-19 Colombie

  • Une émission de KTO à revoir : les enjeux du droit canonique

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    Dans un dialogue de grande qualité, deux éminents canonistes Liégeois ont mis en lumière l’an dernier l’importance d’une discipline dont le rôle est souvent  dévalorisé, à tort, dans la mentalité dominant la vie d’une Eglise qui compte aujourd’hui près d’un milliard trois cent mille fidèles: rigueur, clarté et pédagogie pour un exposé à deux voix de haut niveau. JPSC.

  • Message des évêques de Belgique en vue de l’accueil de réfugiés syriens

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    J’étais étranger et vous m’avez accueilli (Matthieu 25,34)

    Message des évêques de Belgique en vue de l’accueil de réfugiés syriens

    Chers Frères et Sœurs,

    L’immigration persistante constitue un important défi pour notre société. Nous ne pouvons jamais oublier que « l’étranger » est un être humain, avec tous les droits et devoirs qui en découlent. De même pour les sans-papiers. Nous sommes bien conscients de la complexité de cette situation. Nous ne pouvons cependant pas construire des murs d’indifférence et de peur.  De leur côté, les migrants n’échapperont pas à l’obligation de s’intégrer dans la société qui les accueillent. Ne pas nous replier sur nous-mêmes, ne pas rechercher seulement notre intérêt personnel : tel est le chemin d’avenir qui s’ouvre devant nous ; il nous permet de construire notre existence les uns avec les autres et de bâtir une société humaine et conviviale.

    Leur espoir est le nôtre

    Dans son message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié (le 14 janvier 2018), le Pape François reprend les paroles prophétiques de la Bible: ‘Cet émigré installé chez vous, vous le traiterez comme l’un de vous ; tu l’aimeras comme toi-même ; car vous-mêmes avez été des émigrés dans le pays d'Egypte. C’est moi, le Seigneur, votre Dieu’ (Lévitique 19,34). Cette vision à laquelle le peuple juif - si souvent persécuté, exilé - est parvenu il y a des milliers d'années, n'a rien perdu de son actualité. Inlassablement de nombreuses personnes venant de près ou de loin, cherchent leur salut parmi nous. Allons-nous leur tourner le dos, éteindre cette lueur d'espoir d’une vie meilleure et plus humaine qui brûle dans leurs cœurs? Ou, au contraire, leurs espoirs deviendront-ils les nôtres? Leur tendrons-nous la main pour parcourir ensemble le chemin?

    ‘J'étais un étranger, et vous m'avez accueilli’ (Matthieu 25, 34). Suite à cette parole de Jésus nous, pasteurs de l'Église catholique de notre pays, voulons continuer à nous investir en vue d’une culture d'accueil et de rencontre, de respect de la dignité de tout être humain sans distinction. Nous croyons en la créativité et en l'enthousiasme de nos communautés de foi, ainsi qu’au dynamisme de nombreuses organisations, d’actions et de mouvements de solidarité, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église. Nous leur témoignons notre reconnaissance et les assurons de notre soutien. Comme le dit si clairement le Pape François : ‘Mettons un terme à la menace d’une globalisation de l’indifférence’. 

    Collecte spéciale à l’occasion de Noël

    Dans les prochaines semaines, nos diocèses accueilleront 100 réfugiés syriens dans le cadre de l'ouverture d'un ‘couloir humanitaire’. C’est pourquoi nous demandons que dans tous les diocèses de Belgique, une collecte spéciale pour l’accueil des réfugiés syriens ait lieu lors de toutes les célébrations de la veille de Noël et du jour de Noël. Le montant de la collecte sera consacré aux plus vulnérables d’entre eux : les familles avec enfants, les personnes âgées et celles avec un handicap ou un problème médical.

    Le produit de la collecte de Noël pour l’accueil de réfugiés Syriens peut être versé sur le compte BE 06 7340 1936 2522 / BIC KREDBEBB du Centre Interdiocésain (Rue Guimard 1 1040 Bruxelles), avec la mention: Réfugiés Syriens Noël 2017

    En dehors de la collecte, en signe de solidarité, les chrétiens peuvent aussi verser directement une participation sur le compte bancaire mentionné.

    Nous comptons sur votre généreux soutien.

    Les évêques de Belgique

    22 novembre 2017

  • François Fillon quitte la politique et vient au secours des chrétiens d'Orient

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    De Christine Legrand sur le site du journal La Croix :

    François Fillon abandonne la politique et veut aider les chrétiens d’Orient

    L’ancien candidat LR à la présidentielle renonce à la politique et passe le flambeau à Bruno Retailleau à la tête du microparti Force républicaine. Il souhaite par ailleurs créer une fondation pour aider les chrétiens d’Orient.

    « J’ai décidé de tourner la page de la politique », a confié samedi 18 novembre François Fillon au Figaro, confirmant ainsi son intention d’abandonner complètement la vie politique.

    L’ancien candidat de la droite à l’élection présidentielle, 63 ans, a rejoint le privé en tant qu’associé d’une société de gestion d’actifs et d’investissement. Mais il entend rester fidèle aussi à certains de ses engagements.

    « Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde », assure-t-il, annonçant son intention de créer une fondation « pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d’Orient »« Entre l’Occident et l’Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations », estime-t-il.

    Un engagement ancien

    L’intérêt de François Fillon pour les chrétiens d’Orient ne date pas d’aujourd’hui. Fin 2014, il s’était rendu avec Valérie Pécresse en Irak, puis au Liban, au chevet des chrétiens fuyant les persécutions du groupe État Islamique et du Front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaida). Ils avaient tous deux organisé le 23 juin 2015 au Cirque d’hiver « un grand rassemblement de mobilisation et de soutien aux chrétiens d’Orient », où ils avaient réclamé pour eux « le droit à l’asile politique ».

    À LIRE : François Fillon réclame « le droit à l’asile politique » des chrétiens d’Orient

    Le 15 avril 2017, le candidat LR s’était également rendu à l’église Sainte-Marie Saint-Marc de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour participer à la veillée pascale célébrée par la communauté copte.

    À la suite des attentats perpétrés en Égypte contre cette communauté, il leur avait réexprimé son soutien. « Il y a nécessité pour la France de les défendre, pas seulement parce qu’ils sont des chrétiens mais parce qu’ils représentent au Proche-Orient la diversité ; le jour où il n’y aura plus de diversité au Proche-Orient, c’est la paix qui sera plus fragile et encore plus menacée », avait-il alors déclaré.

    À LIRE : François Fillon en campagne pascale

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  • Quand des juifs persécutés trouvaient refuge sous la coupole d'une église romaine

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org (15 novembre) :

    “Rome 1943, le curé courage”: des juifs réfugiés sous la coupole

    Madonna dei Monti (Rome), l'intérieur de la coupole @ romaperilgiubileo.gov.it (F.Rosi)

    Madonna Dei Monti (Rome), L'intérieur De La Coupole @ Romaperilgiubileo.Gov.It (F.Rosi)

    Sous le titre “cachés sous la coupole”, Silvia Guidi signale, dans L’Osservatore Romano en italien du 16 novembre 2017, un article de Viviana Kassam des « Pages juives » (« Pagine ebraiche ») sur ce « curé courage » qui, en 1943, hébergea des réfugiés juifs dans le quartier “Monti” à Rome, occupée par le troupes nazies.

    Une certaine Ada Sermonetta a écrit alors sur un mur de l’église : « Je suis logée à l’ombre de ces voûtes », avec comme l’esquisse d’un pain du sabbat. D’autres ont dessiné des visages, on reconnaît aussi des dessins d’enfants.

    Une quinzaine de familles juives habitaient le quartier, pourtant transformé sous le fascisme, et elles avaient de bons rapports avec tous, en particulier avec la paroisse catholique.

    Et à l’époque des rafles, la majorité se réfugie dans les maisons religieuses, les couvents et aussi dans la coupole de l’église Santa Maria ai Monti, c’est-à-dire dans les espaces entre la voûte et le toit: des dessins y trahissent le passage des réfugiés.

    C’est le curé de l’église de la Madonna dei Monti, don Federico Corrubolo, qui a d’abord mené des recherches sur cette histoire peu connue, entre 2001 et 2010. Le curé actuel, don Francesco Pesce, y a ajouté de nouvelles histoires, de nouveaux témoignages. Pour don Federico, il faudrait préserver tout cela en constituant un musée: plus de cent personnes auraient ainsi eu la vie sauve.

    Par exemple, les familles Di Veroli, juive, et Mangino, catholique, étaient très amies. Amedeo Mangino raconte qu’un jour, la petite Esther courait, poursuivie par des Allemands. Alors la mère d’Amedeo la prit dans ses bras et déclara: “C’est ma fille”. Les Allemands étaient convaincus que la mère était juive, mais un voisin cria: “Non, cette dame est catholique!” Pour le confirmer, la maman montra la médaille qu’elle portait au cou.

    Ensuite, elle aida son amie Regina Di Veroli et toute sa famille à se cacher au couvent de la via degli Ibernesi. Ses filles étaient assez terrorisées des risques encourus du fait de l’aide apportée, mais la maman les rassurait : “Ne vous inquiétez pas. De même que le Seigneur les aide eux, grâce à nous, maintenant, de même, si c’est nécessaire il nous ajoutera nous aussi.”

  • Une nation a le droit de faire la distinction entre un réfugié authentique et un migrant

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    Une information du Catholic Herald (traduite ICI) :

    Le cardinal Sarah : « Une nation a le droit de faire la distinction entre un réfugié authentique et un migrant »

    « Chaque nation a le droit de faire la distinction entre les réfugiés authentiques et les migrants économiques qui ne partagent pas la culture de cette nation », a déclaré le cardinal Robert Sarah.

    S’exprimant lors de la conférence Europa Christi en Pologne dimanche, le cardinal africain a noté que le pays refuse d’accepter la « logique » de la redistribution des migrants que « certaines personnes veulent imposer ».

    Dans des commentaires rapportés par le magazine polonais Gosc, le cardinal Sarah a ajouté que si chaque migrant est un être humain qui doit être respecté, la situation devient plus complexe s’ils sont d’une autre culture ou d’une autre religion et mettent en péril le bien commun de la nation.

    Les dirigeants mondiaux ne peuvent pas remettre en question le «droit de chaque nation à distinguer entre un réfugié politique» qui est forcé de fuir son propre pays et «le migrant économique qui veut changer de lieu de résidence» sans s’adapter à la nouvelle culture dans laquelle il habite.

    « L’idéologie de l’individualisme libéral favorise un mélange conçu pour éroder les frontières naturelles des patries et des cultures, et conduit à un monde post-national et unidimensionnel où les seules choses importantes sont la consommation et la production », a déclaré le cardinal Sarah.

    Catholic Herald

  • Le pape dénonce la tendance eugénique à supprimer les enfants à naître présentant quelque forme d’imperfection

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Le pape encourage le témoignage des personnes porteuses de handicap

    Congrès « Catéchèse et personnes porteuses de handicap » (Traduction intégrale)

    « Que les personnes porteuses de handicap puissent être elles-mêmes toujours plus catéchistes dans la communauté, y compris par leur témoignage, pour transmettre la foi de façon plus efficace. » C’est le vœu du pape François devant les participants au Congrès « Catéchèse et personnes avec handicap : une attention nécessaire dans la vie quotidienne de l’Eglise », promu par le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le 23 octobre 2017. Il a condamné aussi « la tendance eugénique à supprimer les enfants à naître qui présentent quelque forme d’imperfection ».

    L’événement était organisé à l’occasion du 25e anniversaire de promulgation du Catéchisme de l’Eglise catholique, à Rome, du 20 au 22 octobre.

    Dans son discours, le pape a déploré « une vision souvent narcissique et utilitariste » qui conduit « à considérer les personnes avec handicap comme marginales, sans saisir en elles leur richesse humaine et spirituelle multiforme » et « une attitude de refus de cette condition, comme si elle interdisait d’être heureux et de se réaliser soi-même ».

    Il a souhaité que la catéchèse développe « des formes cohérentes pour que toute personne, avec ses dons, ses limites et ses handicaps, même graves, puisse rencontrer Jésus sur son chemin et s’abandonner à Lui avec foi ». En ce sens, il a mis en garde contre « l’erreur néo-pélagienne de ne pas reconnaître l’exigence de la force de la grâce qui vient des Sacrements de l’initiation chrétienne ».

    « Apprenons à dépasser la gêne et la peur qui parfois peuvent être éprouvées à l’égard des personnes porteuses de handicap, a exhorté le pape. Apprenons à chercher et aussi à “inventer” avec intelligence des instruments adéquats pour que le soutien de la grâce ne fasse défaut à personne. » Il a suggéré que la Liturgie dominicale les inclue.

    Discours du pape François

    Chers frères et sœurs,

    Je me réjouis de vous rencontrer, surtout parce qu’en ces jours vous avez affronté un thème de grande importance pour la vie de l’Eglise dans son œuvre d’évangélisation et de formation chrétienne : La catéchèse et les personnes porteuses de handicap. Je remercie Mgr Fisichella pour son introduction, le dicastère qu’il préside pour son service et vous tous pour votre travail en ce domaine.

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  • L’Europe face aux convulsions du monde

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    Le texte suivant a inspiré M. Pierre DEFRAIGNE lors de sa conférence donnée le 10 octobre dernier dans le cadre des lunchs débats 2017 organisés à l’Université de Liège par le groupe Ethique sociale et l’Union des Etudiants Catholiques de Liège.IMG_8232.JPG

    Il présente ce texte comme une tentative de synthèse  européenne qui peut s’avérer utile pour chacun de nous. Il accueille avec gratitude toute réaction critique, y compris « musclée » à son adresse : pdefraigne@madariaga.org

    L’Europe face aux convulsions du monde :

    du marché à une communauté de destin

    par Pierre Defraigne[1]

    L’UE est paralysée par ses dissensions internes sur les réfugiés, sur la gouvernance de l’euro, sur la politique extérieure, voire sur la démocratie elle-même en Pologne et en Hongrie, alors même que les transformations du monde en appellent avec urgence à l’unité politique. Le monde change en effet d’échelle avec l’émergence des firmes globales qui se jouent des Etats et les mettent en concurrence, et avec la montée en puissance d’économies continentales face auxquelles nos Etats européens isolés ne comptent plus. En particulier la renaissance de la Chine bouleverse en profondeur l’équilibre géoéconomique et géopolitique du monde. Seule une Europe unie pourra s’imposer dans ce monde ‘multipolaire’. Mais le marché qui a jusqu’ici servi de principe fédérateur à l’Europe, fournit un ciment d’unité très friable. Il devient espace de rivalité entre Etats-membres et les forces centrifuges l’emportent sur les forces centripètes. L’unité de l’Europe est menacée par ses dérives internes.

    Il faut donc doubler l’Europe-marché d’une Europe-projet pour réaliser une véritable communauté de destin. Un pour tous, tous pour un ! La survie de la démocratie en Europe est en jeu.

    Une construction d’origine américaine, mais une ambition politique européenne

    L’Europe s’est construite, après la Libération, en vue de la reconstruction et en réponse à la menace soviétique, d’abord sous l’impulsion des Etats-Unis. Ces derniers ont fait d’un progrès vers la coopération entre Etats européens, une condition stricte de l’accès des Etats européens aux fonds indispensables du Plan Marshall (1947). La perspective de Jean Monnet et des autres pères fondateurs a été, dès 1950[2] celle d’une Europe politique, constituée d’une Communauté européenne de défense (la CED) et d’un embryon de Communauté politique européenne (CPE). Mais ce projet originel et ambitieux d’Europe politique échoua, malgré la signature du traité CED par les Six, en raison de sa non-ratification par l’Assemblée nationale   française. On se rabattit sur la CEE, une construction économique, avec l’espoir de parvenir à l’unité politique par le biais d’une union douanière et d’un marché commun.

    On ne dira jamais assez combien ce vote des gaullistes et des communistes contre la CED a pesé lourd dans le destin de l’Europe : fort logiquement elle a condamné l’Europe à la dépendance stratégique vis-à-vis des Etats-Unis, c qui n’était sans doute pas la préférence des adversaires de la CED. Plus grave cette dépendance a entretenu en Europe une immaturité stratégique, une psychologie de rente sécuritaire qui s’est étendue à tous les domaines : technologie, culture, pensée économique. Depuis cet échec, un profond tropisme atlantiste marque les élites politiques et économiques en Europe. Que ce soit hier la politique d’élargissement à l’Est et les relations avec la Russie, aujourd’hui l’accord de traité de commerce transatlantique (TTIP) –provisoirement sur l’étagère- ou demain la tentative à nouveau d’une défense commune politique, à chaque fois la même inhibition prévaut dans les chancelleries : qu’en dira Washington ? L’élection de Donald Trump suffira-t-elle à éveiller la responsabilité stratégique de l’Europe ? Federica Mogherini, la Haute Représentante pour la politique étrangère de l’UE a ici un rôle clé à jouer pour susciter la conscience d’une communauté stratégique de destin parmi les 27, après le départ des Britanniques et le distanciement des Américains.

    Sous cette contrainte de la dépendance stratégique vis-à-vis de Washington qui n’a cessé de peser sur l’unité politique de l’Europe, les débuts de la CEE qui coïncidèrent avec les ‘Trente glorieuses’ (1945 -1973) s’avérèrent prometteurs. Malgré les chocs pétroliers (1973-79) et la stagflation qui s’ensuivit, l’intégration se poursuivit avec le Système Monétaire Européen (1978), la reconnaissance mutuelle par la Cour de Justice (1979), le marché unique sans frontières (1992) et, avancée ultime, une monnaie unique, l’euro (1999).

    L’Europe a fait d’immenses progrès en soixante ans: le marché sans frontières, la libre-circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes, l’espace Schengen, l’euro, la politique d’environnement, REACH, Erasmus, l’ouverture des marchés et l’aide au développement. L’action diplomatique et -dans certains cas – militaire de l’UE contribue à la paix et à la sécurité mondiales. L’Europe des Six a étendu le bénéfice de son action à une vingtaine d’autres pays voisins. L’Europe a réussi son pari initial. Et pourtant, rien n’est encore acquis et tout peut être remis en question. L’Europe aborde encore en ordre trop dispersé les transformations du monde. Son marché unique n’est pas achevé et l’euro est une monnaie orpheline et bancale. Par sa carence sur l’harmonisation fiscale et sociale, et par son défaut de politique industrielle effective, elle met aujourd’hui son modèle social en danger. Elle y joue non seulement son unité, mais, fait infiniment plus grave, la capacité de préserver la démocratie en Europe face à la mondialisation.

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  • Le calvaire des réfugiés chrétiens d'Erythrée

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Erythrée-Soudan : le calvaire des réfugiés chrétiens

    Le petit nombre de chrétiens du Soudan s’agrandit avec les réfugiés venant d’Érythrée. 

    Catholiques erythréens dans la paroisse de Khartoum au Soudan.

    Le Soudan n’est pas un pays chrétien. Plus de 90% de sa population est musulmane. Ces dernières années, cependant, le petit nombre de chrétiens de ce pays d’Afrique de l’est a reçu des renforts – même s’ils ont été involontaires. Des dizaines de milliers d’érythréens – dont de nombreux chrétiens et catholiques – cherchent refuge dans le pays voisin, fuyant leur pays d’origine : « Le gouvernement érythréen force les gens pendant des années, parfois des décennies, à faire un service militaire obligatoire. Pendant cette période, on ne touche pas d’argent et on est totalement à la merci du gouvernement. De moins en moins de gens acceptent de participer à cela », estime un bénévole qui s’occupe des réfugiés érythréens à Khartoum. On l’appellera Joseph. Le Soudan voisin est en général le premier arrêt d’un voyage qui se terminera idéalement en Europe – et rapporte des milliers d’euros aux passeurs. Le trajet du Soudan vers la Libye coûte environ 1.500 euros. De là à l’Italie, il en coûte encore autant. Mais beaucoup n’ont pas l’argent pour ce voyage, et sont donc coincés au Soudan. Ils y restent souvent des années avant de pouvoir passer. « Un retour en Érythrée serait impensable. Les réfugiés y sont menacés de prison ou pire », affirme Joseph.

    « Les choses sont très difficiles au Soudan pour les réfugiés érythréens. Quittant un pays au régime totalitaire, ils tombent sur un régime islamiste ! explique Christine du Coudray-Wiehe, responsable de projet à l’AED pour le Soudan. « Nous voulons être à leurs côtés et les soutenir en les aidant à élever leurs enfants dans la foi catholique ». L’AED soutient ainsi une école à Khartoum accueillant 1200 élèves, aide à payer les livres et les professeurs, mais aussi la nourriture pour les enfants. Les parents n’ont que des moyens limités pour le financement de la scolarité, car ils ne peuvent pas avoir, en tant que réfugiés, de travail officiel. Ils économisent chaque centime pour financer un voyage en Europe ou dans d’autres pays occidentaux. Personne ne veut rester au Soudan. « ils ont très peur de la police », témoigne Joseph. « Nous, chrétiens, sommes à leur merci ». En effet, beaucoup de réfugiés sont sans cesse victimes du chantage des policiers. « Parfois, la police arrête nos compatriotes et ne les libère qu’après le paiement d’une rançon ». Souvent ils témoignent que c’est leur foi chrétienne qui les fait tenir.

    En 2016, L’AED a soutenu des projets au Soudan (hors Soudan du Sud) pour un total de 433.616 euros.