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Solidarité - Page 4

  • Liège : L’Eucharistie fait de nous des missionnaires

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    En l’église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy, 132 à Liège, de 19h00 à 20h30,  l’abbé Claude Germeau animera une récollection de carême ouverte à tous sur le thème : « L’Eucharistie fait de nous des missionnaires » :

    Invitation/Information

    affiche careme 2018.jpg

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2018/02/28/eglise-du-saint-sacrement-liege-recollection-de-careme-le-lu-6030448.html

    _____________________

    Sursum Corda asbl. Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. 04.344.10.89 (si on ne répond pas : GSM 0498 33 46 94).

    E-mail : sursumcorda@skynet.be.

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Faire un don pour l’entretien et la restauration de l’église? Compte IBAN BE75 0016 3718 0851 de Sursum Corda asbl, Rue Vinâve d’île, 20 bte 64, 4000 Liège.

     JPSC

  • Obscures Lumières

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    Bertrand Vergely est normalien, agrégé de philosophie et théologien. Professeur en classes de Khâgne et enseignant à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, il vient de publier Obscures Lumières (éd. du Cerf, 2018), essai philosophique décapant qui fait voler en éclat certains des mythes qui entourent le siècle des Lumières, pour en révéler aussi la part d'ombre. Une interview du philosophe  par Paul Sugy pour « Figarovox » :

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Le philosophe Bertrand Vergely remet en cause dans un essai iconoclaste l'apport des Lumières à la pensée. Non seulement l'humanisme n'est pas, rappelle-t-il, né avec la Révolution, mais d'après lui les Lumières ont institué un impérialisme de la Raison, qui assassine en l'homme ce qu'il a de spirituel.

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    Dans votre livre, vous semblez voir dans les Lumières une nouvelle religion, dont vous dites que, contrairement à l'idée reçue, elle est bien plus obscurantiste que le christianisme qu'elle a remplacé. Manifestement cette religion n'est pas la vôtre...

    Vergely.jpgBertrand VERGELY.- La religion est ce qui relie les hommes à Dieu. Vivre religieusement conduit à élever sa conscience au plus haut niveau qui soit. Mais les hommes peuvent détourner le religieux, et quand c'est le cas, cela donne les tyrannies et les sectes qui font basculer le religieux dans la violence. La bonne réponse à l'obscurantisme religieux consiste à revenir au religieux authentique, celui de l'homme profond se purifiant de la soif de pouvoir afin de faire vivre une conscience transformée. Au XVIIIe siècle, lors de la Révolution Française, c'est l‘inverse qui s'est produit. Sous prétexte de libérer la société de l'obscurantisme, les révolutionnaires opposent au pouvoir de l'obscurantisme religieux le pouvoir non religieux dit des Lumières. Ils ne suppriment pas la soif de pouvoir, ils la déplacent seulement de son expression cléricale vers une expression laïque. Pour ce faire, ils mettent en place une idolâtrie, celle de l'homme total contrôlant la nature et l'homme par la raison humaine. Au XVIIIe siècle cette idolâtrie débouche sur la Terreur, au XIXe siècle sur le nihilisme intellectuel, au XXe siècle sur le totalitarisme. Être philosophe, c'est tenter de dire et de vivre la vérité. Les Lumières sont à l'origine d'une idolâtrie qui a asservi les hommes et qui les asservit encore. À qui demande de devenir un adorateur de cette idolâtrie, je dis non. Sans moi.

    Qu'entendez-vous lorsque vous écrivez qu'avec les Lumières est survenu «l'avènement du bourgeois»? Quelle est cette nouvelle morale bourgeoise?

    Quand les villes se développent, une civilisation se développe avec elles, la civilisation commerçante et marchande. La bourgeoisie est l'expression de cette civilisation. En Occident, le développement de cette civilisation aurait pu garder sa conscience religieuse. Tel n'a pas été le cas. La civilisation urbaine, commerçante et marchande qui s'est mise en place a décidé de se débarrasser de cette conscience en mettant à sa place une conscience se préoccupant non plus de l'être mais du bien être, non plus de la vie spirituelle mais de la vie matérielle. L'esprit bourgeois réside dans ce nouveau type de conscience. À sa base, on trouve un agnosticisme se muant en pragmatisme. Dieu, la religion? Trop compliqué, nous dit cet esprit. Soyons pragmatiques. Les hommes n'ont que faire de la conscience profonde. Ce qu'ils veulent c'est pouvoir manger et être heureux. Cela donne l'empirisme et la quête du bonheur, le matérialisme, l'utilitarisme et l'hédonisme.

    Comment expliquez-vous que le siècle des Lumières se soit achevé sous le règne de la Terreur?

    Sous couvert de vouloir lutter contre l'injustice, les penseurs des Lumières ont en réalité voulu créer une humanité entièrement nouvelle. Quand on a comme projet de transformer ce qui fait l'essence de l'humanité, que peut-il se passer? Sur un plan théorique et culturel, on est obligé de se prendre pour Dieu en remplaçant la loi divine par la loi humaine qui devient une nouvelle loi divine. Hobbes dans le Léviathan réécrit le livre de la Genèse en faisant naître l'homme du contrat social et, derrière lui, du Droit humain. Résultat: c'est désormais l'État qui garantit le Droit, devenant en quelque sorte le nouveau Dieu sur terre. Ce qui est l'essence du totalitarisme. Par ailleurs, pratiquement, quand on prétend être la vraie humanité qui va bâtir la nouvelle humanité, on est obligé d'éliminer par la terreur les représentants et les symboles de l'ancienne société et de l'ancienne humanité, l'ancien ne pouvant pas cohabiter avec le nouveau. C'est exactement ce qui s'est passé. Depuis la Révolution Française, tous les régimes révolutionnaires ont été des régimes de terreur dans lesquels on liquidait dans la violence les nobles, les prêtres, les riches, les intellectuels etc …

    Vous dites aussi que les Lumières, avec les droits de l'homme, sont la source d'une morale nouvelle qui se substitue à la morale chrétienne. Mais, dans une société sécularisée comme aujourd'hui, n'a-t-on pas besoin d'une forme de «morale laïque» pour maintenir l'ordre face à l'obscurantisme de l'Islam radical par exemple?

    La morale qu'ont inventée les Lumières est une morale libertine, dont j'ai montré qu'elle pouvait être illustrée par trois visages: la critique intellectuelle, Don Juan, et le Marquis de Sade. Cette nouvelle morale repose donc sur un triptyque: Liberté d'esprit - Séduction - Transgression. On retrouve ces valeurs, très présentes, en art contemporain! C'est exactement ce triptyque moral que les droits de l'homme ont pour but de protéger. Comme le dit très bien Albert Camus, le Droit et le libertinage ont été les deux leviers de la Révolution Française. Mais je crois, précisément, que la vraie «morale laïque» n'existe même plus aujourd'hui. Dans mon enfance, à l'école de la République, il y avait des leçons de morale! Cette morale n'était pas une morale libertine héritée des valeurs des Lumières protégées par les droits de l'homme, mais c'était la morale chrétienne laïcisée. Elle n'existe plus. À l'époque de mon enfance, le mot «morale» n‘était pas un mot honteux.

    La vraie «morale laïque» n'existe même plus aujourd'hui.

    Qu'oppose-t-on vraiment à l'islam radical aujourd'hui? La morale «Charlie Hebdo», c'est-à-dire le vieux fond anticlérical révolutionnaire revendiquant le «ni Dieu ni maître» de l'anarchisme, sur fond de droit au blasphème! Ce n'est pas ça, la morale laïque. Je suis d'accord pour opposer une morale face à la violence islamiste. Mais quand commence-t-on? Sur la base de quel enseignement, et de quelles valeurs?

    Que vous inspirent les récentes décisions du Conseil d'État qui a demandé à faire enlever la croix de la statue de Ploërmel, ou encore les crèches dans certaines mairies? Est-ce l'un des symptômes du glissement que vous dénoncez d'une laïcité respectueuse des religions vers une laïcité athée qui les combat?

    Qu'une statue de Jean-Paul II en Bretagne soit associée à une croix, quoi de plus normal? Pour ce qui est des crèches, elles relèvent selon moi du folklore plus que de la religion. Je ne comprends pas ce que la République gagne à vouloir éradiquer le folklore... Dans ces deux affaires, l'athéisme a décidé de faire du zèle et de montrer son anti-religion. Cette attitude n'est pas un hasard. Dans la tradition chrétienne, les laïcs désignent ceux qui ne sont pas clercs, à savoir le peuple, le «Laïos». Dans cette vision, il n'y a pas d'opposition entre les religieux, les clercs et les non-religieux, le peuple, les clercs et les non-clercs servant l'humanité dans son ascension spirituelle vers le Royaume intérieur. À partir de la Révolution Française, cet équilibre est rompu. Le non-religieux qui renvoyait au laïcat et au peuple comme mystère spirituel est remplacé par la laïcité qui entend exclure le religieux de la scène publique en allumant la guerre contre celui-ci. Quand cette guerre ne donne pas lieu à une répression ouverte comme sous la Terreur, elle consiste néanmoins en une répression larvée sous la forme d‘une injonction à la privatisation du sentiment religieux, avec prière pour les chrétiens de faire profil bas et de se taire. Aussi curieux que cela puisse paraître, ce sont les catholiques et les chrétiens qui, par leur sens des responsabilités, ont sauvé la laïcité républicaine en décidant de la respecter. Aujourd'hui, la laïcité est confrontée à un problème qu'elle n'avait pas prévu: l'islam. Bien que notre laïcité soit fermement opposée à la radicalité islamique, elle repose me semble-t-il sur un même partage du monde dans sa vision de la société, c'est-à-dire sur l'opposition entre religion et non religion. Au contraire de la tradition chrétienne qui réunit, la laïcité actuelle comme l'islam veulent séparer. Il faudra probablement une conversion intérieure de notre société pour s'extraire de ce dualisme.

    Que manque-t-il à la révolution des Lumières pour être une révolution de l'esprit - celle que vous appelez de vos vœux?

    Il faudrait qu'elle prenne le chemin inverse de ce qu'elle a accompli dans l'histoire, à savoir tuer le religieux du cœur de l'homme occidental afin de le remplacer par une idolâtrie de l'homme total. Le cœur de l'homme recèle un potentiel et des richesses inouïes. Encore faut-il qu'il rentre en lui-même et qu'il accepte que ce potentiel et ces richesses lui soient donnés, au lieu de vouloir être un homme auto-créé dans une folle solitude.

    Ref. Matérialisme, Terreur, relativisme moral: le côté obscur des Lumières

    JPSC

  • Le Pape François a reçu les proches d’Asia Bibi

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    De Vatican News :

    Le Pape a reçu la famille d'Asia Bibi et une ex-otage nigériane

    Le Pape François a reçu samedi matin les proches d’Asia Bibi, une chrétienne emprisonnée depuis neuf ans au Pakistan en raison d’une accusation de blasphème, et Rebecca, une jeune Nigériane qui fut une otage de Boko Haram.

    Emmanuela Campanile – Cité du Vatican

    Le Pape a accordé une audience privée au mari et à la fille d’Assia Bibi, et à Rebecca Bitrus, une jeune Nigériane emprisonné par Boko Haram durant deux ans, à l’occasion de l’opération organisée ce samedi soir par l’Aide à l’Église en Détresse, qui prévoit notamment d’illuminer le Colisée en rouge, pour rendre hommage aux martyrs chrétiens d’aujourd’hui.

    Alessandro Monteduro, directeur de l’antenne italienne de l’Aide à l’Église en Détresse (ACS, Aiuto alla Chiesa che soffre), raconte ce dialogue entre le Pape et ces trois témoins directs des persécutions vécues aujourd’hui par les chrétiens dans certains pays du monde :

    «Cela a été une rencontre extraordinaire. Nous sommes encore tous particulièrement touchés, et il nous faudra même du temps pour remettre en ordre les souvenirs dans notre mémoire. La rencontre qui duré environ 40 minutes, avait une composante centrale : la foi. Il y avait une spiritualité extraordinaire. Pas seulement la spiritualité du Saint-Père, mais aussi celle de ces jeunes femmes, et celle du mari d’Asia Bibi. Nous avons prié avec le Saint-Père. Cela a été un moment merveilleux. Il a voulu que nous le faisions tous ensemble dans nos langues. Par exemple, Eisham, la fille d’Asia Bibi, a prié en ourdou. Rebecca, la fille victime de Boko Haram au Nigéria, elle, l’a fait dans son dialecte, l’haoussa, et nous, évidemment, dans notre langue.

    Nous avons récité le Notre Père, et ensuite l’Ave Maria. Cela a été un moment d’extraordinaire intensité émotive. Évidemment, puisqu’il s’agit d’une audience privé, il est juste, aussi de ne pas raconter tout ce que le Saint-Père a pu nous dire.

    J’imagine qu’il y a eu un encouragement de la part du Pape François…

    Absolument. Je peux raconter un des moments les plus beaux. Comme probablement le savent déjà les auditeurs, parce que vous en avez parlé ces derniers jours, Eisham, le 17 février, avant de partir pour Rome, a rencontré sa maman en prison, Asia Bibi. Elle lui a dit : “Tu sais, maman, je vais à Rome. Je rencontrerai aussi le Pape. Je vais à Rome parce que le Colisée s’illuminera de rouge. Nous penserons à toi, et eux aussi, dans le monde, ils penseront à toi.”

    Asia lui a répondu : “Si tu rencontres le Pape, donne-lui un baiser de ma part.” Nous sommes partis de cela, c’est-à-dire du baiser que Eisham a donné au Saint-Père, et que le Saint-Père n’a pas seulement pris pour lui, mais qu’il a rendu avec une affection et un témoignage de proximité, de foi, de solidarité qui disait tout, dans cette étreinte. La rencontre aurait pu se conclure aussi seulement avec un salut introductif pour l’intensité du lien qui s’est immédiatement instauré entre le Saint-Père et les témoins.

    Que pouvez-vous nous dire des réactions de ces jeunes femmes, et du mari d’Asia Bibi ?

    Ils étaient agréablement sous le choc. L’intensité, l’émotivité de la rencontre a été vraiment forte, très forte, un impact impossible à décrire, comme l’émotion qu’aucune de nous n’a caché, en particulier les filles. Il y avait une émotion vraie, visible. Elle était forte. Le Saint-Père a qualifié Asia et Rebecca de “femmes martyres, des merveilleuses femmes martyres, des exemples pour une civilisation qui a peur de la douleur”.»

    Voir aussi : Témoignage de la fille d’Asia Bibi, en visite au Vatican

  • Le Congo a besoin de nos prières

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    ... ce message, reçu, via une amie, au cas où vous voudriez vous unir par la pensée ou la prière à la marche de ce dimanche au Congo.

    Chers amis,

    C'est à partir de Kinshasa où je me trouve en ce moment que je vous lance cet appel.

    Ce dimanche 25 février aura lieu la troisième marche pacifique des chrétiens du Congo.

    A l'initiative du Cardinal Monsengo, les catholiques sont appelés à se mobiliser après la première messe du dimanche (dans chaque paroisse, les messes se succèdent) et à se mettre en marche afin de dire leur mécontentement devant la dictature qui refuse les élections prévues par la constitution et maintient volontairement la population dans la pauvreté.

    Le jour de la première marche, le 31 décembre 2017, les églises ont été fermées avec des cadenas par les forces de l'ordre. Aucune messe n'a été dite ce jour là, les cultes protestants et des églises de réveil ont dû également être annulés. Un dimanche sans prière en communauté ... les forces du mal ont fait fort !

    Mais des groupes ont démarré de plusieurs paroisses.

    Lors de la deuxième marche il y a un mois, d'autres chrétiens (protestants, églises de révil ...) et même des musulmans ont marché.

    Ce dimanche il y aura encore plus de monde dans les rues.

    Mais il y aura aussi dans chaque paroisse des personnes qui se tiendront dans la prière afin d'intercéder pour ceux qui marchent.

    C'est à ce mouvement d'intercession que je vous appelle à participer.

    Je vous demande de diffuser largement cet appel.

    Ce vendredi soir nous étions en communion de prière avec le Pape François qui avait invité les chrétiens à prier spécialement pour le Congo.

    Il ne faut pas s'arrêter là! La victoire est déjà acquise car notre Dieu est avec son peuple. Mais Il a besoin de nos prières.

    En communion de prière avec vous dans cette grande chaîne de solidarité afin que, grâce à notre Seigneur, les Congolais retrouvent leur dignité.

    Anne-Marie

  • Lettre de Carême 2018 de Mgr Delville, évêque de Liège

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    VE PN 106 lettre pastorale Delville.jpgDans cette Lettre, Mgr Jean-Pierre Delville commente les visites pastorales qu’il vient d’effectuer dans son diocèse. Comme fil conducteur de son texte, l’évêque de Liège a choisi un superbe médaillon en cuivre et émaux colorés du XIIe siècle appartenant au Trésor de la Collégiale Notre-Dame de Huy. Ce médaillon  représente un arbre fruitier poussant au bord d’une rivière bleue ; l’arbre est présenté par deux anges et porte des pommes mûres. Au centre, on voit une phrase de l’Apocalypse : Qui vicerit dabo illi edere de ligno vitae » (au vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de la vie) Ap.2.7. Sous l’arbre, apparaît la légende « Lignum Vitae » et sur le pourtour du médaillon, on peut lire : « Universae viae Domini misericordia et veritas » (toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité) Ps 24.10.

    Il n’est pas possible de reproduire ici toutes les déclinaisons thématiques concrètes que l’évêque tire de ce médaillon pour les appliquer aux thèmes de ses pérégrinations diocésaines.  Retenons celles qu’il consacre à l’Eucharistie et au Baptême :

     « L’arbre de vie présente les fruits de la vie et ces fruits correspondent à l’hostie de l’eucharistie. Le médaillon s’inspire sans doute de Rupert de Deutz (1070-1129), ce moine de Saint-Laurent à Liège, devenu abbé de Deutz près de Cologne et grand théologien de son temps. Il a écrit de nombreux commentaires  de l’Ecriture, en particulier de l’Apocalypse , et il vivait quelques années avant la confection du médaillon de Huy. Il identifie l’arbre de la vie au Christ et la nourriture qui en provient à la communion au Corps du Christ (*) ; ‘Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour (Jn 6.54). Le Christ, en effet est l’arbre de vie, grâce auquel les saintes âmes sont restaurées, tant dans le paradis céleste, par la vision [de Dieu] que dans l’Eglise présente par le Corps [du Christ]’ (**). Il ajoute : ‘Cet arbre de vie, qui est le Christ, nous restaure par son corps et son sang ; et déjà maintenant il ressuscite notre âme de la mort du péché, et il ressuscitera notre chair au dernier jour’(***) C’est donc dès aujourd’hui que nous recevons la vie éternelle, selon l’Evangile de Jean (Jn 6, 54), que nous sommes restaurés en notre corps et que nous sommes ressuscités dans notre âme, selon Rupert, dans la ,perspective de la résurrection générale à la fin des temps. La grandeur de cette restauration de nos vies  et de cette résurrection de nos âmes est présente dans toutes les Eucharisties que nous célébrons et j’ai de merveilleux souvenirs de celles que j’ai présidées au cours de mes visites pastorales,  des plus simples dans une chapelle de semaine jusqu’aux plus solennelles dans les collégiales […].

    Et si  le sacrement de l’Eucharistie est évoqué sur notre médaillon par les fruits de l’arbre de vie, on peut dire que le sacrement du Baptême est suggéré par le cours d’eau qui coule au pied de l’arbre de vie. L’eau vive est symbole du passage de la mort à la vie. Le Baptême est une nouvelle vie. C’est aussi ce que suggère l’Apocalypse : ‘Puis l’ange me montra l’eau de la vie : un fleuve resplendissant comme du cristal […]. Entre les deux bras du fleuve, il y a un l’arbre de vie qui donne des fruits douze fois ; chaque mois il produit son fruit’ (Ap. 22, 1-2). Le texte suggère que l’eau du fleuve fait produire de nouveaux fruits à l’arbre. L’eau du baptême rend les baptisés semblables aux fruits de l’arbre de vie. Durant ce Carême, de nombreux baptêmes d’adultes sont en préparation et seront célébrés à Pâques. Ce sacrement de l’initiation chrétienne est préparés par différentes étapes, qui s’égrènent tout au long du carême  et se réalisent avec la participation de toute l’assemblée chrétienne. Le baptême est donc un passage de la mort à la vie qui concerne toute la communauté […].

    _______

    (*) Rupert de Deutz, Commentaire sur l’Apocalypse, dans Patrologia latina, t. 169, col. 879

    (**) « Qui manducat, inquit, carnem meam et bibit meum sanguinem habet vitam aeternam et ego resuscitabo eum in novissimo die [Jn 6, 54]. Christus namque  lignum vitae est, cuius et in caelesti paradyso visione, et in praesenti Ecclesia corpore, sanctae reficiuntur animae »

    (***) « Hoc autem lignum vitae, quod est Christus, dum nos corpore et sanguine suo reficit, iam nunc resuscitat  animam a morte peccati, et carnem nostram in novissimo die resuscitabit ».

    Publié sous le titre « L’arbre de vie : symbole du Christ et emblème de l’écologie », le document  complet (français/allemand) est disponible à l’évêché  et à la librairie Siloë (40, rue des Prémontrés à Liège). Les prix dépendent du nombre d’exemplaires commandés.

    JPSC

  • 9-10 juin : "Des mystères au Mystère, le chemin de Marie", concerts à Verviers et à Stavelot

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    Vaphis asbl est le partenaire de ces concerts de Verviers et de Stavelot 09 et 10 juin 2018.
  • Vendredi 23 février 2018 : journée de prière et de jeûne pour la paix

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    Le vendredi 23 février 2018, l’Eglise catholique propose une journée de prière et de jeûne pour la paix

    Les évêques de Belgique s’associent à cet appel 

    Lors de l’Angélus du dimanche 4 février, le Pape François a annoncé officiellement l’organisation d’une journée de prière et de jeûne pour la paix, ce vendredi 23 février prochain.  Cette journée sera consacrée en particulier au retour à la paix en République Démocratique du Congo et dans le Sud-Soudan.  Les évêques de Belgique invitent à leur tour, les catholiques de notre pays et tous ceux qui se sentent concernés, à s’associer à cette initiative.  Les évêques proposent également une prière spéciale à l’occasion de cette journée.

    De grandes parties du monde sont touchées par la tragédie de la guerre et de situations de conflits. C’est dans ce contexte que le Pape, lors de l’angélus du dimanche 4 février, a invité la communauté catholique à s’associer à une journée mondiale de prière et de jeûne pour la paix, le 23 février prochain. 

    Lors de cette journée, le Pape demande une attention spéciale pour les populations de la République Démocratique du Congo et du Sud-Soudan.

    L’Eglise catholique joue un rôle important dans la poursuite de la paix dans ces pays. Le 23 novembre dernier, le Pape avait déjà demandé une attention spéciale pour la souffrance de ces populations, entre autres par une célébration de prière à la basilique Saint-Pierre.

    Œcuménique et interreligieux

    Comme en d’autres occasions, le Pape François invite non seulement les fidèles catholiques mais aussi les frères et sœurs non catholiques et non chrétiens à s’associer à cette initiative.  Il lance un appel pressant pour que chacun écoute le cri de ceux qui souffrent et se demande : “Que puis-je faire, moi, pour la paix ?”  Il faut prier et jeûner mais aussi dire concrètement non à la violence, “parce que les victoires obtenues avec la violence sont de fausses victoires, alors que travailler pour la paix fait du bien à tout le monde !”, conclut le Pape François.

    Prière

    Les évêques de Belgique invitent les catholiques et tous ceux qui sont concernés par cette initiative, à s’associer à cette journée de prière et de jeûne pour la paix. Ils proposent une prière spécialement écrite à l’occasion de cette journée.

    Seigneur Jésus,

    Tu as dit à tes apôtres :  

    “Je vous donne ma paix”

    Ouvre nos cœurs à ta présence

    qui apporte la paix au milieu de la haine et de l’angoisse.

    Ne permets pas que nos yeux se détournent de nos frères et sœurs

    qui ploient sous la violence et la guerre,

    en particulier au Congo et au Sud-Soudan

    Fais que les gouvernements soient attentifs au bien-être de leur peuple

    et anime tous ceux qui œuvrent pour la paix.

    Nous te prions pour que la violence s’arrête

    et que la voix de la raison puisse se faire entendre ;

    que la rancœur fasse place à la miséricorde

    et que le pardon l’emporte sur la haine.

    Seigneur Jésus, donne-nous ta paix !

    Amen.

     

  • L'Aide à l'Eglise en Détresse propose un chemin vers Pâques avec l'Eglise souffrante

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  • Offrir une bible à une personne détenue : une initiative du Vicariat de Bruxelles

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    Communiqué de presse :

    Des Bibles derrière les barreaux

    A dater de ce jour, Mercredi des cendres, l’Église de Bruxelles collecte des Bibles en toutes langues, pour les prisons bruxelloises.

    On constate en effet qu’en prison, des détenus demandent à disposer d’une Bible pour connaître davantage Jésus. Dans le cadre du cheminement proposé par l’aumônier catholique, tant la prière que la lecture de la Bible sont centrales. Les aumôniers des prisons de Bruxelles continuent à chercher des moyens créatifs pour atteindre les personnes derrière les barreaux dans leur langue maternelle, à travers la Bible. Ceci reste un défi éminemment pastoral, car il est compliqué de trouver ou d’acheter suffisamment de Bibles, en différentes langues.

    Boîte à Bible

    Le Vicariat de Bruxelles veut soutenir le service des aumôneries par une action de récolte de Bibles. Les croyants sont invités à offrir une ou plusieurs Bibles (Nouveau Testament ou/et Ancien Testament, Psaumes), en autant de langues que possible.

    Vous pouvez déposer votre Bible dans la « Boîte à Bible » prévue à cet effet dans les églises et autres lieux participants. Vous pouvez aussi les déposer ou les envoyer à l’attention d’Hellen Mardaga, au Centre pastoral, 14 rue de la Linière à 1060 Bruxelles.

    Le point culminant de cette action se situera pendant la Semaine Sainte, mais la récolte s’étend du Mercredi des cendres (14 février) à la Pentecôte (20 mai).

    Au nom de l’Eglise à Bruxelles, des aumôniers et des personnes détenues, je vous remercie.

  • Bruxelles, 28 février : conférence de Guillaume d'Alançon : "Accompagner les situations difficiles avec Louis et Zélie Martin"

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    28 février 2018 - Guillaume d'Alançon : Accompagner les situations difficiles avec Louis et Zélie Martin

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    Tout au long de leur vie, les saints Louis et Zélie Martin ont rencontré et accompagné de nombreuses personnes qui se trouvaient dans des situations difficiles. Aujourd'hui, en suivant leur exemple, de nombreuses personnes continuent ces accompagnements dans les centres d'accueil Louis et Zélie Martin. Comment peuvent-ils également nous aider aujourd'hui? C'est ce que Guillaume d'Alançon, auteur de nombreux livres sur les époux Martin et fondateur des accueils Louis et Zélie Martin viendra nous expliquer ce mercredi 28 février 2018.

    Guillaume d'Alançon

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    L'amour avec Louis et Zélie Martin

    Louis et Zélie. Les Martin. La simplicité tinte en prononçant leur nom. Il ne s'agit pourtant pas d'une histoire à l'eau de rose. Les épines de leurs difficultés se sont consumées à la chaleur de la miséricorde divine. Comme un feu, ce couple nous indique le chemin : Jésus !Pour que l'amour irradie. Un itinéraire spirituel lumineux. 

    Guillaume d'Alançon est délégué épiscopal pour la famille et la vie du diocèse de Bayonne. Marié et père de 5 enfants, il est l'auteur d'ouvrages en histoire et spiritualité.

  • L'évêque de Liège aborde la question de l'accueil des immigrés sur la 1ère (RTBF)

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    Broadcasting - EGLISE CATHOLIQUE
    RTBF La Première - Matin Première 06h00

    Durée de l'extrait : 12 min 9 s

     
    Réfugiés : Comment mieux les accueillir ?

    Une brochure qui aide à comprendre, à travailler, et à vivre la réalité de ce grand défi.

    Depuis 2015, de nombreuses personnes migrent vers l'Europe à la suite de différentes guerres civiles, des situations politiques et économiques et de l'aggravation de conflits internationaux. Ne sachant obtenir directement un statut (réfugié, protection subsidiaire, et...) à travers les ambassades, les migrants sont obligés de rémunérer des passeurs pour se rendre sur le territoire de l'Union européenne, en prenant de grands risques.

    La Foi chrétienne et l'accueil de l'étranger sont des réalités indissociables. Le pape François l'a montré dès son élection par un voyage sur l'île de Lampedusa, et l'a souvent répété devant les plus hautes autorités en Europe et dans le monde. « Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s'identifie à l'étranger de toute époque accueilli ou rejeté (Mt, 25, 35.43) ».

    Les évêques de Belgique lui ont emboité le pas par différentes initiatives.

    Question & réponse

    Pour aider les communautés chrétiennes qui, à Bruxelles, se sentent concernées, la brochure clarifie les nombreuses questions. « Qui est qui ? » - « Qui fait quoi ? »  Elle explique la procédure d'asile et propose des pistes pour « Comment aider et avec quel partenaire ? ».

    On y trouve une liste de propositions pour aider à la constitution d'un groupe d'accueil en unité pastorale et les différentes manières d'entrer dans un bénévolat.

    Une liste des associations d'aide de proximité est mentionnée ainsi que les manières de réaliser des dons en nature ou de proposer un logement à des conditions solidaires.

    Infos pratiques

    Cette brochure de 12 pages est gratuite et est disponible au Centre Pastoral, 14 rue de la Linière, 1060 Bruxelles, soldiarite@vicariat-bruxelles.be<mailto:soldiarite@vicariat-bruxelles.be>, 02 533 29 60.

    Plus d'infos concernant l'engagement de l'Église catholique à Bruxelles en faveur des migrants et réfugiés sur : http://www.catho-bruxelles.be/solidarite

  • L'Université de la Vie 2018 "Que faire du temps ?" est sur KTO

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    L'édition 2018 de l'Université de la vie donnait chaque soir (15, 22, 29 janvier et 5 février) la parole à de grands témoins. Ils ont partagé leur propre rapport au temps et la manière dont ils tentent de vivre en harmonie avec leur temps. 

    Université de la Vie 2018 : Vivre avec son temps

    Université de la Vie 2018 : Vivre avec son temps

    Intervenants : Tugdual Derville : Individualisme intégral et bioéthique ; Henri de Soos : une éthique intemporelle face à des lois bioéthiques éphémères ; Blanche Streb : décodeur bioéthique, les mots de notre temps ; Damien Desjonquères : bioéthique, s'inscrire dans notre temps.

    Université de la Vie 2018 : Etre présent

    Université de la Vie 2018 : Etre présent

    Intervenants : Valérie Boulanger : grossesse et maternité, vivre le temps ; François-Xavier Bellamy : en temps réel ; Tugdual Derville : décodeur bioéthique, être présent dans le débat ; Caroline Roux : être présent auprès des plus fragiles.

    Université de la Vie 2018 : Se donner le temps

    Université de la Vie 2018 : Se donner le temps

    Intervenants : Caroline Roux : le temps et la vie ; Martin Steffens : le temps et la mort ; Xavier Mirabel : décodeur bioéthique, se donner le temps de la réflexion ; Tugdual Derville : l'urgence du temps long.

    Université de la Vie 2018 : Conserver, progresser

    Intervenants : Pierre-Yves Gomez : les critères de l'écologie humaine pour notre temps ; Blanche Streb : un progrès au service de l'homme ; Tugdual Derville : décodeur bioéthique, s'ajuster au temps ; François-Xavier Pérès : faire du temps notre allié.