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Spiritualité - Page 3

  • Pour le mois d'octobre, le pape demande aux catholiques de prier le chapelet en le complétant par le "Sub tuum praesidium" et la prière à saint Michel Archange

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    De zenit.org :

    Le pape mobilise les catholiques: en octobre, prière quotidienne du chapelet pour l’Eglise

    Et la prière de Léon XIII à saint Michel Archange

    Pendant le mois d’octobre, le pape François demande aux catholiques de prier chaque jour le chapelet pour que Marie défende l’Eglise, avec à la fin l’antienne « Sub tuum praesidium » « Sous l’abri de ta miséricorde » et la prière à l’archange S. Michel « S. Michel Archange défendez-nous ».

    Un communiqué du Vatican indique en effet ce 29 septembre 2018, en la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, que « le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour, pendant tout le mois d’octobre; et ainsi de s’unir dans la communion et la pénitence, en tant que peuple de Dieu, demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel Archange de protéger l’Église du diable, qui a toujours pour but de nous séparer de Dieu et entre nous ».

    Un appel relayé par le Réseau mondial de prière du Pape

    « Ces derniers jours, avant son départ pour les Pays baltes, le Saint-Père a rencontré père Fréderic Fornos S.I., directeur international du Réseau mondial de prière du Pape; et il lui a demandé de diffuser son appel à tous les fidèles du monde entier, les invitant à conclure la prière du chapelet par l’invocation ancienne « Sub Tuum Praesidium« , et avec la prière à saint Michel Archange qui nous protège et nous aide dans la lutte contre le mal (cf. Apocalypse 12, 7-12) », précise le communiqué diffusé à midi, en italien.

    Le Vatican rappelle l’homélie du pape François à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018 (commentant le livre de Job) : « La prière est l’arme contre le Grand accusateur qui « parcourt par le monde en cherchant comment accuser ». Seule la prière peut le vaincre. Les mystiques russes et les grands les saints de toutes les traditions conseillaient, dans les moments de turbulence spirituelle, de s’abriter sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu en prononçant l’invocation « Sub Tuum Praesidium ». »

    Les deux prières demandées par le pape François

    Le communiqué cite ensuite l’antienne en latin et en italien :

    “Sub tuum praesidium confugimus Sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo Gloriosa et Benedicta. »

    En français, le Réseau mondial de prière du Pape traduit:

    “Sous l’abri de ta miséricorde,
    nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
    Ne méprise pas nos prières
    quand nous sommes dans l’épreuve,
    mais de tous les dangers
    délivre-nous toujours,
    Vierge glorieuse et bénie.
    Amen.”

    Le communiqué précise l’intention du pape François en ce temps de combat spirituel : « Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Eglise sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »

    Le communiqué ajoute que le pape demande aussi que la prière du chapelet, pendant tout le mois d’octobre, s’achève par la prière à saint Michel écrite par le pape Léon XIII:

    Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur: tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute, in infernum detrude. Amen”.

    Le Réseau mondial de prière du Pape la traduit ainsi en français:

    Saint Michel Archange,
    défendez-nous dans le combat
    et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
    Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ;
    et vous, Prince de la Milice Céleste,
    par le pouvoir divin qui vous a été confié,
    précipitez au fond des enfers Satan
    et les autres esprits mauvais qui
    parcourent le monde pour la perte des âmes.
    Amen.”

    Rappelons que, le 5 juillet 2013, selon le voeu du pape émérite Benoît XVI et en sa présence, le pape François a consacré la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint Michel Archange.

  • «Qui n’est pas contre nous est pour nous» (26e dimanche du temps ordinaire)

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    Une homélie du frère Luc-Thomas Somme (archive du 28 septembre 2003)

    «Qui n’est pas contre nous est pour nous»

    Au début de l’épître aux Philippiens, l’Apôtre remarque, avec grande lucidité, que, parmi ceux qui redoublent d’une belle audace à proclamer sans crainte la Parole, certains le font par charité et d’autres par envie et en esprit de rivalité et d’intrigue. Serait-ce alors l’occasion de dénoncer les faux-prophètes? Avec une singulière largeur de vue, Paul s’écrie au contraire: Après tout, d’une manière comme de l’autre, hypocrite ou sincère, le Christ est annoncé et je m’en réjouis (Ph 1, 18). A saint Jean, qui demande confirmation à Jésus, du fait que toute expulsion de démon doit être dûment brevetée, le Seigneur donne la consigne de laisser faire: qui n’est pas contre vous est pour vous, lit-on en saint Luc (Lc 9, 50), et dans la version de saint Marc dont nous venons d’entendre la proclamation: qui n’est pas contre nous est pour nous (Mc 9, 49). Déjà l’autorité de Moïse avait approuvé la prophétie anarchique d’Eldad et Medad, ainsi que nous l’a relaté le livre des Nombres. Pauvre Josué qui espère empêcher que l’effusion de l’Esprit ne s’évade des structures officielles: Moïse mon maître, arrête-les! Pauvre zélé Josué sa générosité mal éclairée porte autant à faux que celle de Pierre tranchant l’oreille du serviteur du grand prêtre lors de l’arrestation de Jésus ou de cet émissaire qui vient tout guilleret apporter à David ce qu’il croit être une bonne nouvelle: la mort de son fils révolté mais chéri Absalom. Moïse lui dit: «Serais-tu jaloux pour moi? Ah! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes!» (Nb 11, 29). Il est beau ce souhait magnanime, qui ne confisque pas pour soi le mérite de tout bien, qui se réjouit sans jalousie que d’autres fassent éventuellement mieux. Cette belle joie de Moïse ne peut qu’être nôtre aujourd’hui, car son souhait, traduit en prophétie par Joël – je répandrai mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront (Jl 3, 1) – a trouvé sa réalisation à la Pentecôte et nous formons désormais un peuple de prophètes, non moins que de prêtres et de rois. Et partout où souffle cet Esprit Saint, c’est-à-dire où il veut, comme il veut, en qui il veut, la Parole de Vie est exhalée et le salut diffusé. Il ne nous appartient ni d’en fixer ni même d’en connaître les limites. C’est pourquoi qui n’est pas contre nous est pour nous. Mais cet Esprit est l’Esprit du Christ et sans Lui nul ne peut seulement dire que Jésus est Seigneur. Il nous conduit et nous configure au Christ, l’unique médiateur, celui dont le Nom est au-dessus de tout Nom, le seul par lequel nous puissions être sauvés. C’est pourquoi l’Évangile recueille de ses lèvres ces paroles abruptes: Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi dissipe (Lc 11, 23; Mt 12, 30).

    Il y a l’un et il y a l’autre: qui n’est pas contre nous est pour nous, d’une part, et qui n’est pas avec moi est contre moi, d’autre part. La tension, le paradoxe, la contradiction ne sont qu’apparents car si ceux qui sont conduits par l’Esprit, ceux-là sont fils de Dieu et donc dans le Christ, en revanche qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. N’est-il pas sous la mouvance de l’Esprit celui qui donne un verre d’eau au frère de Jésus? Aussi ne restera-t-il pas sans récompense. N’a-t-il pas congédié l’Esprit celui qui scandalise le petit qui croit au Christ, ce plus petit auquel Jésus aime à s’identifier en sorte que c’est Lui, Jésus, qui est en fait atteint: ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait? Aussi le scandale ne restera-t-il pas sans châtiment. L’Évangile se fait ici d’une sévérité extrême: mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une des meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. S’il en est ainsi, tout ce qui de notre vie terrestre entrave notre entrée dans la vie éternelle, doit être retranché. Même si les images de mutilation corporelle employées ici demandent à être interprétées selon la culture, la langue et le temps de l’Évangéliste et ne pas être appliquées littéralement comme le fit un célèbre Père de l’Église, gardons-nous pour autant de diluer ou d’affadir l’avertissement de Jésus: notre regard sur Dieu est-il assez confiant, assez lucide pour le reconnaître en celui qui prophétise quoique sans mission, en celui qui expulse un démon quoique sans mandat, en celui qui offre les gestes de l’hospitalité à l’étranger ou l’inconnu, en celui dont l’innocence est flétrie par de sordides égoïsmes? Dieu est là, mille fois là mais nos yeux sont-ils ceux de veilleurs, de guetteurs, de prophètes? Que la Bienheureuse Vierge Marie nous aide à acquiescer comme elle aux surprenantes visites de notre Dieu. Que le Ressuscité, ici même, à la fraction du pain, ouvre nos yeux, et que nos cœurs brûlants reçoivent de son Esprit l’intelligence des Écritures.

  • Tallin : Messe grégorienne votive du Saint-Esprit pour l’accueil du pape François en Estonie

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    Belle prestation chorale, simple et très bien chantée, des voix claires sans fioritures maniéristes (25 septembre 2018). L’emploi du latin, langue officielle de l'Eglise consubstantielle au plain-chant, unissait aussi de la sorte un pape et une communauté ignorant, l'un et l'autre, la langue vernaculaire de leur interlocuteur .  

    JPSC

  • Foy-Notre-Dame, dimanche 7 octobre : 25e pèlerinage familial de tradition

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    Informations pratiques

  • L’Afrique où le christianisme refleurit : en Ethiopie

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    De Jean-Claude Guillebaud, écrivain et journaliste,  sur le site de « La Vie »

    « Dès l’arrivée en Éthiopie, c’est un choc. Les Éthiopiens ont été christianisés au début du IVe siècle, bien avant nous. Or, ce très ancien christianisme est plus vivant que jamais. J’en témoigne : je connais ce pays depuis novembre 1973, et j’y retourne sans cesse. Grâce à la librairie La Procure, j’y accompagne cette fois une vingtaine de personnes « sur les traces du christianisme éthiopien ».

    Commençons par les détails. Les adolescents et les hommes portent tous aujourd’hui autour du cou une croix tenue par un fil noir, rappel des souffrances du Christ. Les femmes ne sont pas en reste, avec le châle blanc dont elles s’enveloppent, la chamma traditionnelle. Dans chaque bourgade traversée, on entend dès l’aube les chants orthodoxes qui correspondent à nos matines, laudes et prime. Un peu partout, de Lalibela à Bahir Dar, Gondar ou Aksoum, on restaure des monastères. On construit aussi beaucoup d’églises. Elles sont pleines, surtout pour les fêtes religieuses qui scandent le calendrier éthiopien, comme chez nous jadis. Ce jeudi 27 septembre par exemple, c’est le Mesqel ou fête de la Vraie Croix. Des milliers d’Éthiopiens sont dans la rue ou sur les places, autour d’un grand feu. Cette fête célèbre la découverte, en 326, de la croix sur laquelle Jésus-Christ aurait été crucifié. La mère de l’empereur romain Constantin aurait retrouvé cette relique à Jérusalem.

    On sent dans le pays une indéfinissable joie de pratiquer à nouveau sa foi, de chanter, d’être en procession. 

    Pour comprendre l’intensité d’une telle ferveur, il faut se souvenir que l’Éthiopie a vécu une dictature militaire soutenue par l’ex-URSS, de 1974 à 1991. L’Église fut persécutée, nombre de monastères profanés et incendiés. La foi fut non seulement proscrite, mais moquée. L’ « avenir radieux », « les lendemains qui chantent » et autres fadaises promises par le marxisme ne se discutaient pas. J’ajoute que ces années ont été ensanglantées par une terreur rouge qui n’épargna pas les enfants. Le gouvernement militaire du derg (« comité » en amharique) traqua sans pitié les deux partis révolutionnaires qui lui étaient hostiles. À ces violences s’ajoutaient les guerres en cours, celle d’Érythrée au nord, celle de l’Ogaden au sud.

    Aujourd’hui, on sent dans le pays une indéfinissable joie de pratiquer à nouveau sa foi, de chanter, d’être en procession. Les accompagnateurs éthiopiens ne manquent jamais d’inviter les touristes au respect des lieux de culte. Certes, les « laïcs » que nous sommes devenus pourront trouver désuet ce christianisme qui fait son retour en Abyssinie. Mais son ancienneté inspire le respect. Quand on visite à Lalibela ces prodigieuses églises monolithes, creusées dans la roche autour des XIe et XII e siècles, on peut difficilement ne pas être ému. On vient du monde entier pour les voir. Elles sont devenues l’un des épicentres planétaires de notre mémoire chrétienne.

    Le paradoxe est le suivant : alors que les chrétiens d’Éthiopie renouent ainsi avec leur foi millénaire, ils apprivoisent en même temps la modernité. Internet est accessible par le Wi-Fi dans la plus modeste bourgade. Et la télévision est partout. Mais le nouveau danger que l’Éthiopie profonde doit affronter, c’est le tourisme de masse. Ses effets pervers sont connus : avidité, mendicité auprès de ces farandj (« étrangers ») qui, bouleversés par la misère ambiante, donnent parfois 20 € à un enfant, soit la moitié du salaire de son père. Le péril est redoutable. Il nous faut apprendre à aimer l’Éthiopie, mais sans la corrompre. »

    Ref.  En Ethiopie, un christianisme bien vivant

    JPSC

  • Identité sacerdotale : le retour de la soutane

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    les-jeunes-pretres-portent-la-soutane_article.jpg« L’habit ne fait certes pas le moine, quoi qu’en dise le dicton « garde la soutane, elle te gardera », mais, face à la dégradation de l’image du clergé, les jeunes prêtres sont aujourd’hui à la recherche d’une affirmation de soi plus identitaire que leurs prédécesseurs des années qui ont suivi « Vatican II » et mai 68.  Les résultats sont parfois surprenants. Lu sur le site de « Famille chrétienne » sous la signature d’Elisabeth Caillemer :

    «  MAGAZINE – Rendue facultative au début des années 1960, détrônée par le clergyman voire les vêtements civils, la soutane séduit de plus en plus de prêtres. Ils nous disent pourquoi.

    Au Vatican

    La soutane est obligatoire :
    • pour les évêques et les cardinaux « aux heures de bureau » (les prêtres ont le choix avec le clergyman).
    • pour les prêtres, les évêques et les cardinaux lors des cérémonies ayant lieu en présence du pape ou lors des rencontres officielles à la Curie romaine, a rappelé le cardinal Bertone dans une circulaire de 2012.

    Elle n’est plus l’apanage des tradis, ni de la Communauté Saint-Martin. De plus en plus de jeunes prêtres diocésains la revêtent. Après des années de purgatoire, la soutane est de retour. « Aux sessions de formation continue de ma province ecclésiastique [Rouen, Ndlr], nous étions deux à la porter en 2014. Nous sommes aujourd’hui une dizaine, soit la moitié des participants », remarque l’abbé Laurent Gastineau, ordonné prêtre il y a quatre ans dans le diocèse de Séez. Un phénomène confirmé par l’entreprise Arte-Houssard, fabricant de soutanes sur mesure, qui a vu ses ventes augmenter de 145 % entre 1999 et 2016. « Nous avons toujours eu des clients, essentiellement des tradis, auxquels s’ajoute aujourd’hui la nouvelle génération de prêtres qui veulent en avoir une, même s’ils ne la portent pas tous les jours », confie Stéphanie, la responsable du magasin parisien.

    Lorsqu’on les interroge sur les raisons de ce choix vestimentaire, ces prêtres avancent d’abord l’obéissance aux normes ecclésiastiques. « Le Directoire pour le ministère et la vie des prêtres [Artège, 2013, Ndlr] nous demande de porter un habit clérical. S’il ne fait pas de la soutane le seul habit possible, il la cite très clairement en premier, lui donnant ainsi la primauté », estime le Père Stanislas Briard, 27 ans, vicaire de la paroisse Notre-Dame de Coutances (Manche), qui la revêt de manière habituelle depuis son ordination.

    Visibilité rime avec disponibilité

    La primauté, non l’exclusivité... Alors, pourquoi pas le clergyman ? « La soutane est aujourd’hui encore l’habit traditionnel des clercs dans l’Église, considère Don Louis-Hervé Guiny, membre de la Communauté Saint-Martin. Qui reconnaîtrait le Saint-Père sans sa soutane blanche ? Même chez ceux qui se sont éloignés de l’Église, la soutane est bien souvent restée dans les mentalités et continue d’identifier “le curé”. » Une identification qui serait moins évidente avec le clergyman. Ceux qui l’ont porté en alternance avec la soutane l’ont tous constaté. « Le clergyman ne parle qu’aux cathos, remarque le Père Marc-Olivier de Vaugiraud, 38 ans, ancien vicaire dans les Yvelines. En outre, la soutane est plus visible. Si je mets deux écharpes, on continue de la voir. Je suis deux fois plus interpellé quand je la porte ! » Même constat pour l’abbé Gastineau qui assure être, en soutane, « certain de ne pas voyager seul dans le train », et se rappelle une traversée de Paris rendue épuisante par un déluge de sollicitations. « Je comprends que certains veuillent l’enlever pour être tranquilles ! », plaisante-t-il.

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  • Thérèse et Silouane, brûlés au feu de l'amour divin

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    Les chrétiens d'Orient célèbrent aujourd'hui la fête du starets Silouane. Il est intéressant de lire cet article qui met en évidence les convergences entre la spiritualité de la "petite Thérèse" et celle de ce religieux du Mont Athos :

    THÉRÈSE DE LISIEUX, SILOUANE DE L’ATHOS :

    par Christian Portier

    [Cet article, paru en 1985, fut écrit avant la canonisation du starets Silouane en novembre 1987.]

    " LE DOUX REGARD DU CHRIST "
    ASSIS À LA TABLE DES PÉCHEURS, 
    DONNER LE SANG DE SON COEUR

    Parce que toutes les spiritualités chrétiennes se rejoignent à leur source et ne diffèrent pas tellement quant au fond, il n’est pas surprenant de rencontrer des " familles d’âmes " qui, au-delà des traditions et des courants de spiritualité, ont de profondes affinités spirituelles. C’est le cas pour ces deux grandes figures des temps modernes que sont sainte Thérèse de Lisieux et Silouane de l’Athos.

    Oui ! Silouane est de la même " famille " que Thérèse de l’Enfant-Jésus. Ils sont faits pour se comprendre et pour s’entendre, pourrait-on dire. Nous n’avons nullement l’intention de faire du concordisme de mauvais aloi en essayant de trouver des points de contact entre ces deux grands témoins, au niveau du langage ou au niveau de la théologie spirituelle. Thérèse de Lisieux et Silouane de l’Athos sont extrêmement différents quant à leur origine, leur culture, leur milieu social, leur formation, et même leur appel.

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  • « Si quelqu’un veut être le premier qu’il soit le dernier et le serviteur de tous » (25e dimanche du temps ordinaire)

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  • Saint Matthieu apôtre et évangéliste (21 septembre)

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    299153294.jpgDe BENOÎT XVI lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 30 août 2006 (source) : 

    Matthieu

    Chers frères et soeurs,

    En poursuivant la série de portraits des douze Apôtres, que nous avons commencée il y a quelques semaines, nous nous arrêtons aujourd'hui sur Matthieu. En vérité, décrire entièrement sa figure est presque impossible, car les informations qui le concernent sont peu nombreuses et fragmentaires. Cependant, ce que nous pouvons faire n'est pas tant de retracer sa biographie, mais plutôt d'en établir le profil que l'Evangile nous transmet.

    Pour commencer, il est toujours présent dans les listes des Douze choisis par Jésus (cf. Mt 10, 3; Mc 3, 18; Lc 6, 15; Ac 1, 13). Son nom juif signifie "don de Dieu". Le premier Evangile canonique, qui porte son nom, nous le présente dans la liste des Douze avec une qualification bien précise:  "le publicain" (Mt 10, 3). De cette façon, il est identifié avec l'homme assis à son bureau de publicain, que Jésus appelle à sa suite:  "Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain. Il lui dit:  "Suis-moi". L'homme se leva et le suivit" (Mt 9, 9). Marc (cf. 2, 13-17) et Luc (cf. 5, 27-30) racontent eux aussi l'appel de l'homme assis à son bureau de publicain, mais ils l'appellent "Levi". Pour imaginer la scène décrite dans Mt 9, 9, il suffit de se rappeler le magnifique tableau du Caravage, conservé ici, à Rome, dans l'église Saint-Louis-des-Français. Dans les Evangiles, un détail biographique supplémentaire apparaît:  dans le passage qui précède immédiatement le récit de l'appel, nous est rapporté un miracle accompli par Jésus à Capharnaüm (cf. Mt 9, 1-8; Mc 2, 1-12) et l'on mentionne la proximité de la mer de Galilée, c'est-à-dire du Lac de Tibériade (cf. Mc 2, 13-14). On peut déduire de cela que Matthieu exerçait la fonction de percepteur à Capharnaüm, ville située précisément "au bord du lac" (Mt 4, 13), où Jésus était un hôte permanent dans la maison de Pierre.

    Sur la base de ces simples constatations, qui apparaissent dans l'Evangile, nous pouvons effectuer deux réflexions. La première est que Jésus accueille dans le groupe de ses proches un homme qui, selon les conceptions en vigueur à l'époque en Israël, était considéré comme un pécheur public. En effet, Matthieu manipulait non seulement de l'argent considéré impur en raison de sa provenance de personnes étrangères au peuple de Dieu, mais il collaborait également avec une autorité étrangère odieusement avide, dont les impôts pouvaient également être déterminés de manière arbitraire. C'est pour ces motifs que, plus d'une fois, les Evangiles parlent à la fois de "publicains et pécheurs" (Mt 9, 10; Lc 15, 1), de "publicains et de prostituées" (Mt 21, 31). En outre, ils voient chez les publicains un exemple de mesquinerie (cf. Mt 5, 46:  ils aiment seulement ceux qui les aiment) et ils mentionnent l'un d'eux, Zachée, comme le "chef des collecteurs d'impôts et [...] quelqu'un de riche" (Lc 19, 2), alors que l'opinion populaire les associait aux "voleurs, injustes, adultères" (Lc 18, 11). Sur la base de ces éléments, un premier fait saute aux yeux:  Jésus n'exclut personne de son amitié. Au contraire, alors qu'il se trouve à table dans la maison de Matthieu-Levi, en réponse à ceux qui trouvaient scandaleux le fait qu'il fréquentât des compagnies peu recommandables, il prononce cette déclaration importante:  "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs" (Mc 2, 17).

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  • Des questions sur la vie après la mort ?

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    Des questions sur la vie après la mort ? un site pour y répondre

    A la Toussaint, 70% des Français (mais pas que...) se rendront au cimetière : sur un thème qui suscite interrogations, peurs et peine, lavieapreslamort.com apporte un éclairage approfondi. Plus d’une centaine de sujets de fond, mais aussi une dizaine de vidéos de prêtres, des interviews et des quizz, répondent aux questions les plus souvent posées.

    Parmi les questions traitées, la question de l’au-delà, du deuil, des funérailles, mais aussi les expériences de mort imminente, avec par exemple une interview du Dr. Patrick Theillier, ancien permanent du bureau médical du sanctuaire de Lourdes, auteur d’un livre à succès sur le sujet.

    Un live chat’ (dialogue instantané) permet également aux internautes des discussions avec des e-missionnaires, afin d’évangéliser en direct.

    Enfin, s’ils le souhaitent, les internautes pourront, par le site, faire allumer un cierge pour un proche défunt à l’église de l’Ile-Bouchard en Touraine, où la Sainte Vierge a promis de donner « du bonheur dans les familles ».

    www.lavieapreslamort.com

     

  • Retour sur la célébration traditionnelle de la Fête-Dieu à Liège le 3 juin 2018

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    IMG_6986.jpgComme nous l’avions déjà relayé en son temps (cliquez ici :) plus de 300 Liégeois étaient réunis le dimanche 3 juin 2018 avec l’évêque de Liège en l’église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy pour célébrer la Fête-Dieu selon le rite traditionnel. Un petit reportage vidéo, réalisé en guise de souvenir par l’organiste et chef de chœur Patrick Wilwerth, s'ajoute aujourd'hui à l'information: il évoque ci-dessous les aspects artistiques de cette belle manifestation :  

    JPSC

  • Baudouin et Fabiola ou le roman d'amour d'un couple chrétien

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    De Bernadette Chovelon sur aleteia.org :

    Baudouin et Fabiola : le roman d’amour d’un couple chrétien

    Harry Pot / Archives Nationales des Pays-Bas
     
    L’auteur de la dernière biographie du couple royal Baudouin et Fabiola (Artège) raconte la vie spirituelle des deux époux. Sa découverte personnelle de leur vie exemplaire a littéralement ravivé sa foi.

    L’itinéraire spirituel du roi de Belgique Baudouin (1930-1993) et de son épouse, Fabiola (1925-2014) est un vrai roman d’amour, tout inspiré par l’Évangile et la foi. Comme chacun de nous, Baudouin et Fabiola ont connu des épreuves à traverser, des rencontres, des joies, qui peu à peu ont construit leurs personnalités puis les valeurs de leur amour. Leur foi commune, leur attention aux autres, ont été, semble-t-il, leur soleil et le plus bel atout de leur union.

    Deux enfances difficiles

    Tous deux ont eu une enfance difficile. Celle de Baudouin marquée par les deuils accidentels de son grand-père Albert Ier de Belgique et de sa maman, la reine Astrid tant aimée de Belges. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille royale n’a pas été épargnée par les bombardements, les routes de l’exode, la déportation sous l’occupation nazie, puis la prison pour connivence avec l’ennemi, l’exil. En même temps le remariage du père de Baudouin et l’arrivée d’une belle-mère inconnue dans sa vie d’adolescent ont ajouté des épreuves personnelles à celles de sa famille durant la guerre.

    Après la démission forcée de son père, Baudouin est devenu le roi des Belges, mais un jeune roi triste, seul, marqué par son passé et toujours sous les projecteurs des journalistes avides de publier en exclusivité des projets de mariages royaux inventés, ou pire, d’aventures sordides que la presse « people » lui attribuait sans vergogne.

    Fabiola n’a pas eu elle non plus une enfance facile. Sixième enfant d’une famille nombreuse, elle vivait à Madrid dans un palais somptueux où le roi d’Espagne aimait venir jouer au bridge avec ses parents et admirer leurs nouvelles acquisitions de tableaux de maîtres tels que Watteau, Fragonard et bien d’autres. Des concerts de qualité réunissaient régulièrement dans leur grand salon la haute société madrilène. Éducation artistique, littéraire, musicale mais aussi essentiellement chrétienne, tournée vers la prière et l’aide aux autres. Tous les soirs parents, enfants et domestiques se réunissaient pour prier, jusqu’au jour où l’avènement du Front populaire en Espagne et de la guerre civile a obligé toute la famille à s’exiler en Suisse. Fabiola adolescente a pu suivre des études chez des religieuses et surtout communiquer à son entourage sa joie de vivre malgré l’adversité.

    Lire la suite sur aleteia.org