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Spiritualité - Page 3

  • Concilier vacances et vie de prière...

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    Du Père Max Huot de Longchamp sur le site de Famille Chrétienne :

    Comment concilier vacances et vie de prière ?

    Le Vacare Deo, c’est-à-dire « vaquer à Dieu », des moines du Moyen Âge, a donné notre mot « vacances », et cela parce que la prière est essentiellement reposante : « On trouve l’oraison aisée quand on la regarde non comme un exercice fatigant, comme un travail d’esprit, mais plutôt comme un divertissement agréable », nous dit le grand jésuite Surin au XVIIe siècle, d’accord avec saint François de Sales pour qui « la vie dévote est une vie douce, heureuse et aimable ». Bref, l’homme qui prie est en vacances toute l’année.

    Reste que, chrétiens ou non, les congés payés bouleversent durant quelques semaines nos habitudes et nos horaires, laissant une grande part à l’improvisation. Comment rester fidèles au Vacare Deo dans ces conditions ? Voici quelques repères.

    On prie comme on vit, et l’on vit comme on prie, durant les congés comme durant le reste de l’année. Se détendre fait partie de la volonté de Dieu. Cela suppose de ne pas trop regarder l’horloge ni le porte-monnaie, sans pour autant vivre n’importe comment : « Si tu aspires à prier, ne fais rien de ce qui est incompatible avec la prière, afin que Dieu s’approche et fasse route avec toi » (Évagre, IVe s.). Comment prier si les vacances consistent à s’abrutir de jeux vidéo, boire entre copains jusqu’à 2 h du matin ou se contenter de faire le beau sur la plage ?

    Le temps des vacances est celui des découvertes et, dans un pays comme le nôtre, celles des trésors de notre foi et de notre tradition chrétienne. On peut visiter une cathédrale ou une abbaye en touriste ; le chrétien sait qu’il y est chez lui à un autre titre, et, qu’au-delà de la curiosité ou même de l’intérêt esthétique, le lieu est habité par Quelqu’un qui se révèle à travers des pierres ou des vitraux qui appartiennent au langage de sa foi. Visiter une église dans cette intention devient un pèlerinage, une écoute de la parole de Dieu. Tout un programme de formation chrétienne est ici parfaitement compatible avec d’excellentes vacances.

    On prie comme on vit, et l’on vit comme on prie, durant les congés ou le reste de l’année.

    La gaieté des retrouvailles familiales rend souvent difficile le minimum d’isolement nécessaire au recueillement. Lorsque l’on est habitué à une prière régulière, il y a là un vrai sacrifice, mais qui est encore « quitter Dieu pour Dieu », dirait saint Vincent de Paul : c’est encore Jésus qui entre dans votre chambre quand le petit neveu débarque au moment où la maisonnée allait s’endormir et où vous pensiez pouvoir enfin faire oraison. Il est vrai aussi qu’une prière sérieuse suppose des moments où l’on vous laissera tranquille, et que le plus simple pour cela est en général de vous lever avant tout le monde ! Eh oui, le chrétien doit faire des choix ! 

    Enfin, le recul des vacances est propice à une mise au point de nos choix chrétiens pour le reste de l’année. Pourquoi ne pas prendre quelques jours de retraite dans un lieu de silence et de recueillement, pour voir où nous en sommes de notre baptême, et prendre quelques décisions qui installeront solidement le Seigneur au cœur de la vie familiale ou professionnelle ? 

  • L'apôtre Thomas (3 juillet)

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    552px-The-Maesta-Altarpiece-The-Incredulity-of-Saint-Thomas-1461_Duccio.jpgUn regard sur l’Apôtre saint Thomas (lyon.catholique.fr)

    Retrouvez ci-dessous l’enseignement du cardinal Philippe Barbarin sur l’apôtre Thomas, lors du pèlerinage des jeunes étudiants en Terre Sainte en juillet 2009.

    Saint Thomas est un merveilleux compagnon du Christ, et il peut nous aider à vivre notre vocation de disciples.

    Le récit le plus connu à propos de cet Apôtre est celui de sa rencontre avec le Christ, à la fin du chapitre 20 de l’Evangile selon saint Jean, lorsque Jésus lui dit : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant » (v. 27). Nous lisons cette page chaque année, huit jours après Pâques, mais il ne faut pas négliger les deux autres passages du même Évangile qui nous rapportent des paroles de Thomas.

    Le premier se situe juste avant la montée de Jésus à Jérusalem et la résurrection de Lazare. Lorsque le Seigneur annonce que Lazare vient de mourir et qu’il veut aller auprès de lui, les disciples, hésitants et craintifs, essaient de l’en dissuader : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? ». Mais Thomas leur réplique : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11, 8-16). Cette parole révèle un homme courageux, décidé à suivre le Christ même sur un chemin semé d’embûches, et obligeant les autres disciples à sortir de la peur qui les paralyse.

    Le deuxième passage se situe au début du discours après la Cène. Le Seigneur dit à ses disciples : « Je pars vous préparer une place (…) Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin. » Thomas intervient alors, comme si le mot chemin l’avait touché : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Et vient alors la réponse admirable de Jésus : « Moi, je suis le chemin et la vérité et la vie » (Jn 14, 4-6).

    Dans chacun de ces deux épisodes, on ne sait pas si Thomas a bien suivi tout le raisonnement de Jésus qui mêle la perspective du Royaume et de sa lumière (voir les versets difficiles de Jn 11, 9 à13). Mais on sent qu’il est comme « réveillé » par tout ce qui touche aux chemins de ce monde, et qu’il réagit de manière concrète et vigoureuse.

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  • Sanctuaire de Banneux : souscription pour la réalisation d’un monument dédié à saint Josémaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei

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    Les dons peuvent être versés sur le compte bancaire IBAN BE59 3631 7184 3826 BIC : BBRU BEBB avec la mention : « Monument saint Josémaria ». Tel. +32 (0)472 97 11 00  Email : iledemeuse@outlook.com

     JPSC

  • 13e dimanche du temps ordinaire : la résurrection de la fille de Jaïre

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    Une homélie du Père Simon Noël pour le 13e dimanche du temps ordinaire :

    Résurrection de la fille de Jaïre, homélie

    L'évangile de ce dimanche nous rapporte deux miracles opérés par Notre-Seigneur : la guérison de la femme qui souffrait d'une perte de sang et la résurrection de la fille de Jaïre. On définit habituellement le miracle comme une intervention extraordinaire de la puissance divine et qui suspend le cours naturel des choses. Le miracle est un signe que Dieu fait à notre foi pour nous faire connaître sa puissance et son amour. Le miracle n'est perçu généralement que par celui qui a la foi. Celui qui refuse la foi cherchera toujours à nier le miracle en cherchant une explication rationnelle à celui-ci. C'est d'autre part la foi qui suscite le miracle, comme le Seigneur le dit si souvent dans l’Évangile : Ta foi t'a sauvé. Parfois, c'est le miracle qui fait naître la foi chez quelqu'un qui a l'âme ouverte et qui cherche loyalement la vérité. Dans ce cas, le miracle opère la conversion, mais le vrai miracle n'est-il pas alors la conversion elle-même ?

    Mais pour celui qui croit en Dieu, la nature elle-même n'est-elle pas un miracle quotidien ? Pour quelqu'un qui sait adorer, le lever du soleil chaque matin ou la poussée des arbres au long des années ne sont-ils pas un signe permanent de la providence et de l'action divines, toujours à l’œuvre dans la création ? Cette belle création n'est-elle pas le premier des miracles ? Pour celui qui croit tout devient signe de l'amour divin.

    Grande est l'audace de la foi de la femme atteinte d'un flux de sang ! Elle était en effet dans un état d'impureté légale. Se mêler à la foule et oser toucher la frange du manteau de Jésus n'était rien d'autre qu'un sacrilège aux yeux de la loi juive. Cette audace lui venait de sa foi profonde et de sa confiance aveugle en Jésus. Il y a dans le geste de cette femme quelque chose qui relève de la religion populaire, comme lorsque de nos jours des pèlerins cherchent à toucher des reliques. La religiosité populaire n'est nullement contraire à l’Évangile, car le Seigneur a toujours manifesté une grande estime pour les pauvres, les petits et les humbles. L’Église a pour principe d'accompagner la religiosité populaire, en l'évangélisant de l'intérieur.

    Jésus ensuite en se rendant chez Jaïre rencontre sur le chemin des personnes qui viennent dire à ce chef de la synagogue : Ta fille est morte. A quoi bon importuner encore le maître ? Or précisément Jésus veut être importuné. Il demande de notre part que notre prière soit toujours insistante, que nous persévérions à demander inlassablement les grâces dont nous avons besoin, même et surtout lorsque les apparences se font contraires.

    Entré dans la maison de Jaïre, Jésus dit cette parole énigmatique : L'enfant n'est pas morte mais elle dort. Pourtant de toute évidence la fillette était bel et bien morte et tout espoir était perdu. Mais le Seigneur nous enseigne ainsi que pour le croyant la mort n'est pas un anéantissement mais un sommeil en attente de la résurrection. C'est pourquoi une prière eucharistique nous fait prier pour les défunts, comme ceux qui se sont endormis dans l'espérance de la résurrection. Et le canon romain dit encore mieux: Souviens-toi de tes serviteurs qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi et qui dorment dans la paix. Rappelons ce que la foi nous enseigne à ce sujet. La mort ne concerne que le corps physique, car notre âme spirituelle est immortelle, et au moment de la mort, elle se sépare du corps pour aller au ciel, au purgatoire ou en enfer, selon l'état dans lequel elle se trouve au moment de la mort : état de grâce ou état de péché mortel. Mais à la fin des temps notre corps ressuscitera pour partager le sort de notre âme pendant l'éternité. On raconte que don Bosco avait lui aussi ressuscité un de ses élèves, mort en état de péché mortel et qui se voyait au bord de l'enfer. Revenu à la vie, l'enfant se confessa et fut remis en grâce avec Dieu. Il aurait ensuite souhaité mourir pour de bon afin d'aller vers la vie éternelle.

    Jésus ressuscite la petite fille en lui donnant l'ordre : Je te le dis, lève-toi. La résurrection est en effet le fait de se relever d'entre les morts. Les premiers chrétiens parlaient souvent de la résurrection du Christ comme d'un lever, d'un relèvement d'entre les morts. Telle est la manière traditionnelle de parler de la résurrection, qui met bien en valeur que la mort n'est pas un retour au néant ou au nirvana des bouddhistes mais un sommeil et un passage vers la vie éternelle.

    Une dernière chose. Jésus ordonne enfin de donner à manger à l'enfant. Cela nous rappelle que notre baptême est pour nous déjà une résurrection et que la vie du baptisé doit être nourrie par la méditation de la Parole de Dieu, la prière et l'eucharistie. Toutefois si nous ne pouvons communier sacramentellement, pour quelque raison que ce soit, l'assistance à la messe est à elle seule capable de nous nourrir parce que par elle-même la messe nous imprègne des grâces et des bénédictions divines, car elle est le sacrifice du Christ sur la croix, qui a sauvé le monde par sa mort, et qui nous communique dans l'eucharistie les fruits de sa rédemption, à partir du moment où nous assistons à la messe avec foi et piété.

  • Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ? Pour en finir avec les malentendus

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    De Philippe Maxence, le 29 juin 2018, sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau »:

    Thibaud Collin FIC140625HAB0.jpg« Cinquante ans après la parution de l’encyclique Humanæ vitæ, le philosophe Thibaud Collin se penche à nouveau sur la crise du mariage. Son dernier livre, Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ?, semble poser dans son titre une question quasi désespérée. C’est pourquoi, il ne faut pas manquer d’y associer le sous-titre retenu : Pour en finir avec les malentendus, qui ouvre des perspectives, non seulement plus optimistes, mais surtout plus actives. On prendra ainsi mieux en considération le propos et le but de l’auteur.

    Et si nous évoquons pour notre part le repère historique que constitue Humanæ vitæ, il ne s’agit pas non plus d’un hasard. Certes, l’analyse de Thibaud Collin ainsi que sa réflexion ne portent pas essentiellement sur cette encyclique publiée en 1968 par le pape Paul VI. Mais celle-ci avait marqué un coup d’arrêt dans les hésitations du magistère concernant le recours à la contraception artificielle, période qui a ébranlé en profondeur chez les fidèles la perception de ce qu’est le mariage chrétien. Après la parution de l’encyclique, la contestation ne s’est pas tue ; la pratique d’une grande partie des couples catholiques ne s’est pas forcément conformée à l’enseignement du magistère, mais la parole était claire, les repères présents et une pastorale cohérente possible.

    Le contexte historico-magistériel

    Humanæ vitæ rappelait dans une époque en crise l’enseignement de l’Église catholique. À sa manière et pour son temps, Paul VI s’inscrivait dans les pas de l’un de ses prédécesseurs. Le 31 décembre 1930, le pape Pie XI avait en effet publié une encyclique intitulée Casti connubii dans laquelle il rappelait le sens authentique du mariage chrétien. Le contexte historique n’était déjà plus favorable à ce dernier. Le droit nouveau, né de la Révolution, enraciné dans les Lumières, favorisait le divorce. Comme l’a bien montré Xavier Martin, les Lumières rompaient aussi radicalement avec la conception chrétienne de la femme et ravalaient celle-ci au rang de mineure, déséquilibrant le couple chrétien et accumulant à long terme les ingrédients nécessaires à la révolution féministe. L’égoïsme des classes bourgeoises se manifestait également dans sa volonté de réduire le nombre d’enfants, volonté élevée au rang de théorie puis de politique par le malthusianisme.

    Léon XIII avait déjà rappelé la sainteté du mariage dans l’encyclique Arcanum divinæ sapientiæ. Pour sa part, Pie XI répondait en quelque sorte à la décision de la Communion anglicane qui, lors de la Conférence de Lambeth de 1930, avait ouvert la voie au recours à la contraception artificielle, ouvrant ainsi dans les milieux chrétiens une longue et inachevée période de doutes.

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  • 29 juin : la solennité des saints apôtres Pierre et Paul

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    stspierreetpaul.jpgLe mercredi 29 juin 2005, lors de la célébration en la Basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a prononcé l'homélie suivante :

    Chers frères et soeurs,

    La fête des saints Apôtres Pierre et Paul est à la fois une commémoration reconnaissante des grands témoins de Jésus Christ et une confession solennelle en faveur de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique. C'est tout d'abord une fête de la catholicité. Le signe de la Pentecôte - la nouvelle communauté qui parle dans toutes les langues et qui unit tous les peuples en un unique peuple, en une famille de Dieu - ce signe est devenu réalité. Notre assemblée liturgique, au sein de laquelle sont réunis des Evêques provenant de toutes les parties du monde, des personnes de multiples cultures et nations, est une image de la famille de l'Eglise présente sur toute la terre. Des étrangers sont devenus des amis; au-delà de toutes les frontières, nous nous reconnaissons comme des frères. Ainsi est menée à bien la mission de saint Paul, qui savait "être un officiant du Christ Jésus auprès des païens, ministre de l'Evangile de Dieu , afin que les païens deviennent une offrande agréable, sanctifiée dans l'Esprit Saint" (Rm 15, 16). Le but de la mission est une humanité devenue elle-même une glorification vivante de Dieu, le culte véritable que Dieu attend:  tel est le sens le plus profond de la catholicité - une catholicité qui nous a déjà été donnée et vers laquelle nous devons toutefois toujours nous acheminer. La Catholicité n'exprime pas qu'une dimension horizontale, le rassemblement de nombreuses personnes dans l'unité; elle exprime également une dimension verticale:  ce n'est qu'en tournant le regard vers Dieu, seulement en s'ouvrant à Lui que nous pouvons devenir vraiment une seule chose. Comme Paul, Pierre vint lui aussi à Rome, dans la ville qui était le lieu de convergence de tous les peuples et qui, précisément pour cette raison, pouvait devenir avant toute autre l'expression de l'universalité de l'Evangile. En entreprenant le voyage de Jérusalem à Rome, il savait assurément qu'il était guidé par les voix des prophètes, par la foi et par la prière d'Israël. En effet, la mission vers le monde entier fait également partie de l'annonce de l'Ancienne Alliance:  le peuple d'Israël était destiné à être une lumière pour les nations. Le grand Psaume de la Passion, le psaume 21, dont le premier verset est:  "Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné?". Jésus a prononcé ce psaume sur la croix, il se terminait par la vision suivante:  "Tous les lointains de la terre se souviendront et reviendront vers Yahvé; toutes les familles des nations se prosterneront devant lui" (Ps 21, 28). Quand Pierre et Paul vinrent à Rome le Seigneur, qui avait commencé ce psaume sur la croix, était ressuscité; cette victoire de Dieu devait à présent être annoncée à tous les peuples, accomplissant ainsi la promesse avec laquelle le Psaume se concluait.

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  • Dimanche 1er Juillet 2018 (10h00) à l’église du Saint-Sacrement à Liège : Solennité de la fête des saints Pierre et Paul

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    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_juillet2018.jpg

    MESSE GRÉGORIENNE, ORGUE ET VIOLONS

    DIMANCHE 1er JUILLET 2018 À 10 HEURES

     

    IMG_6965 - Copie.jpgL’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Le dimanche 1er juillet prochain, l’organiste Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers et l’Ensemble instrumental Darius ont choisi de privilégier la musique de l’âge baroque et la découverte d’un compositeur chilien d’aujourd’hui.

    Le propre grégorien de la messe de la Fête des saints Pierre et Paul est chanté par la Schola du Saint-Sacrement. Il commence par la mélodie de l’introït composée sur des paroles extraites des actes des apôtres et du psaume 138 illustrant la confiance en Dieu dans les épreuves et se termine par les Laudes Carolingiennes en l’honneur du Christ Vainqueur.

     

  • Irénée de Lyon, défenseur de l'orthodoxie catholique (28 juin)

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    Le 28 mars 2007, Benoît XVI a consacré sa "catéchèse" du mercredi à ce grand témoin de la Foi (IIe siècle) que l'on fête aujourd'hui : saint Irénée de Lyon

    Chers frères et sœurs!

    Dans les catéchèses sur les grandes figures de l'Eglise des premiers siècles, nous arrivons aujourd'hui à l'éminente personnalité de saint Irénée de Lyon. Les informations biographiques à son sujet proviennent de son propre témoignage, qui nous est parvenu à travers Eusèbe, dans le livre V de l'Histoire ecclésiastique. Irénée naquit selon toute probabilité à Smyrne (aujourd'hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l'école de l'Evêque Polycarpe, lui-même disciple de l'Apôtre Jean. Nous ne savons pas quand il se rendit d'Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon:  c'est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. C'est précisément cette année qu'il fut envoyé à Rome, porteur d'une lettre de la communauté de Lyon au Pape Eleuthère. La mission romaine qui permit à Irénée d'échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l'Evêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Evêque de la ville. Le nouveau Pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal, qui se conclut vers 202-203, peut-être par le martyre.

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  • Saint Cyrille d'Alexandrie, gardien de la vraie foi (27 juin)

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    saint-cyrille-d-alexandrie.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 octobre 2007, Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Cyrille d'Alexandrie (source) :

    Chers frères et sœurs!

    Poursuivant notre itinéraire sur les traces des Pères de l'Eglise, nous rencontrons une grande figure:  saint Cyrille d'Alexandrie. Lié à la controverse christologique qui conduisit au Concile d'Ephèse de 431 et dernier représentant important de la tradition alexandrine, dans l'Orient grec, Cyrille fut plus tard défini le "gardien de l'exactitude" - qu'il faut comprendre comme gardien de la vraie foi - et même "sceau des Pères". Ces antiques expressions expriment un fait qui est caractéristique de Cyrille, c'est-à-dire la référence constante de l'Evêque d'Alexandrie aux auteurs ecclésiastiques précédents (parmi ceux-ci, Athanase en particulier), dans le but de montrer la continuité de sa théologie avec la tradition. Il s'insère volontairement, explicitement dans la tradition de l'Eglise, dans laquelle il reconnaît la garantie de la continuité avec les Apôtres et avec le Christ lui-même. Vénéré comme saint aussi bien en Orient qu'en Occident, saint Cyrille fut proclamé docteur de l'Eglise en 1882 par le Pape Léon XIII, qui, dans le même temps, attribua ce titre également à un autre représentant important de la patristique grecque, saint Cyrille de Jérusalem. Ainsi, se révélaient l'attention et l'amour pour les traditions chrétiennes orientales de ce Pape, qui voulut ensuite proclamer saint Jean Damascène Docteur de l'Eglise, montrant ainsi que tant la tradition orientale qu'occidentale exprime la doctrine de l'unique Eglise du Christ.

    On sait très peu de choses sur la vie de Cyrille avant son élection sur l'important siège d'Alexandrie. Neveu de Théophile, qui en tant qu'Evêque, dirigea d'une main ferme et avec prestige le diocèse alexandrin à partir de 385, Cyrille naquit probablement dans la même métropole égyptienne entre 370 et 380. Il fut très tôt dirigé vers la vie ecclésiastique et reçut une bonne éducation, tant culturelle que théologique. En 403, il se trouvait à Constantinople à la suite de son puissant oncle et il participa dans cette même ville au Synode appelé du "Chêne", qui déposa l'Evêque de la ville, Jean (appelé plus tard Chrysostome), marquant ainsi le triomphe du siège alexandrin sur celui, traditionnellement rival, de Constantinople, où résidait l'empereur. A la mort de son oncle Théophile, Cyrille encore jeune fut élu Evêque de l'influente Eglise d'Alexandrie en 412, qu'il gouverna avec une grande énergie pendant trente-deux ans, visant toujours à en affirmer le primat dans tout l'Orient, également fort des liens traditionnels avec Rome.

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  • Pour rendre visite ce 26 juin au Pape François, le Président Macron emmène avec lui le philosophe Rémi Brague

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    De Samuel Pruvot sur le site de « Famille Chrétienne » :

    « Lors de sa visite au Vatican et à la basilique Saint-Jean du Latran, le 26 juin 2018, le président français Emmanuel Macron sera accompagné d’une délégation politique – au moins deux ministres – mais aussi intellectuelle, associative et médiatique. Parmi elle figure le philosophe Rémi Brague, membre de l’Institut de France et spécialiste du monde médiéval. Pour lui un des enjeux de la visite réside dans le “contrepoids spirituel“ que peut apporter l’Eglise au pouvoir temporel, a-t-il confié à I.MEDIA et Famille chrétienne.

    Pourquoi le Vatican est-il un passage obligé pour un Président ?

    Venir à Rome est le signe que l’on veut de bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat. Auguste Comte avait eu le mérite de comprendre que le pouvoir civil, dont la puissance était encore accrue à l’ère moderne par les progrès de l’industrie, avait besoin d’un contrepoids sous la forme d’un pouvoir spirituel. Il voulait remplacer la papauté. Or, depuis que celle-ci a perdu quasiment tout pouvoir temporel, et donc qu’elle n’a plus d’intérêts particuliers à défendre, elle est plus libre pour assumer ce rôle d’autorité morale. Ainsi, sans disposer des “divisions blindées“ dont s’enquérait Staline, elle a puissamment contribué à faire tomber les régimes léninistes de l’Est. Plus discrètement, elle a servi de médiatrice dans bien des conflits, soit directement, soit par le truchement de la communauté de Sant’Egidio. Un chef d’Etat intelligent doit percevoir les limites de son propre pouvoir à partir de cet exemple.

    Venir à Rome est le signe que l’on veut de bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat.

    Le rapport entre spirituel et temporel a parfois été orageux sous la République... Comment voyez-vous le climat sous le quinquennat d'Emmanuel Macron ?

    Cela n’a pas commencé avec la République. Il y a là un problème aussi vieux que l’Église. D’abord persécutée par l’Etat romain, elle a toujours cherché à garder le plus de distance possible par rapport à l’Empire devenu chrétien. Les révolutionnaires ont essayé en 1791 de réaliser ce dont les rois de France n’avaient fait que rêver : une Eglise de fonctionnaires totalement soumise au pouvoir étatique. En 1793, ils ont essayé d’en finir avec le christianisme. Pendant quelques dizaines d’années, sous la Restauration légitimiste, puis au début du second Empire, l’Eglise, encore sonnée après la Révolution, a accepté de collaborer avec le trône. Depuis les débuts de la IIIe République, c’est cette période que les anticléricaux montent en épingle et généralisent, au mépris de l’histoire. Pour qu’il y ait un rapport entre spirituel et temporel, il faut que les deux existent et se reconnaissent mutuellement comme légitimes. Or, le temporel est constamment tenté de s’annexer le spirituel, par exemple en créant une religion civique artificielle. On a entendu des voix dans ce sens sous le dernier quinquennat. Pour l’instant, il semble que le présent quinquennat ne connaisse pas cette tentation. Mais il n’est vieux que d’un an...

    Vous avez écrit Europe, la voie romaine (Gallimard, 1992). Que peut apporter la sagesse de Rome au pouvoir politique sur des questions brûlantes comme les migrants ?

    La Rome qui pourrait nous aider à résoudre ces problèmes brûlants n’est pas le « modèle romain » d’appropriation des cultures étrangères dont je parle dans mon livre. C’est plutôt la Rome de l’histoire, celle qui a inventé la politique comme art de garder la tête froide, le contrat comme engagement réciproque des parties, qui font toutes les deux des concessions et se considèrent comme tenues de respecter les clauses.  

    Samuel Pruvot, pour I.MEDIA »

    brague.jpgRef. Emmanuel Macron au Vatican : « Le pouvoir temporel a besoin d’un contrepoids », affirme Rémi Brague

    Le philosophe Rémi Brague est professeur ordinaire à l’Université de Paris/Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Il est membre de l’Institut de France et Prix 2012 de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI (photo).

    JPSC

  • L’évangélisation n’excuse pas tout

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    Certains films labellisés chrétiens venus des États-Unis, présentent l'athéisme comme le résultat d'une blessure d'enfance. La réponse du berger à la bergère ? Une réflexion de Denis Moreau sur le site de « La Vie »:

    « Aux États-Unis fleurissent les christian movies (« films chrétiens »), destinés à défendre et à promouvoir la foi chrétienne. Deux de ces films ont récemment été distribués en France. Dans le premier, Dieu n'est pas mort, Josh, un jeune étudiant chrétien doit affronter Radisson, son méchant professeur de philosophie, athée, qui veut le contraindre à abandonner sa foi. Dans le second, Jésus, l'enquête, Lee Strobel, un journaliste lui aussi athée dont l'épouse se convertit, est mis au défi par cette dernière d'entamer des recherches - qui se révéleront vaines - pour prouver que Jésus n'est pas ressuscité.

    Ces films ont un point commun : ils présentent l'athéisme comme une pathologie. Au fil de Dieu n'est pas mort, réalisé par Harold Cronk, on découvre que l'athéisme de Radisson s'enracine dans une enfance difficile dont il lui reste des conflits psychiques non résolus. Le sommet est atteint avec Jésus, l'enquête, du réalisateur Jon Gunn, qui explique (sans rire !) que tous les grands penseurs de l'athéisme ont eu des relations problématiques avec leur père, et montre Lee, qui s'entendait très mal avec son papa, embrassant la foi après avoir découvert que ce dernier l'aimait.

    De l'argumentation aux penseurs du soupçon

    Dans les deux cas, avec une grille de lecture qui relève d'une psychologie des profondeurs de pacotille, l'athéisme est donc présenté comme une pathologie psychique, et la foi, comme le signe d'une certaine normalité. On conçoit que les athées qui se hasarderaient à aller voir ces films en ressortent courroucés dans la mesure où ils s'y font littéralement traiter de malades.

    Il faut dire que les athées l'ont un peu cherché. Dans l'histoire de l'athéisme, depuis trois siècles, on peut dégager deux périodes. Dans la première, celle des Lumières (Denis Diderot, Jean Meslier, le baron d'Holbach), on a affaire à un athéisme argumenté qui donne des raisons de ne pas croire au Dieu des chrétiens : l'existence du mal, les incohérences du texte biblique, la puissance explicative du matérialisme, etc. Les choses changent à la fin du XIXe siècle avec les « penseurs du soupçon ». Ce sont eux qui ont « pathologisé » le débat en développant l'idée que la foi est une maladie mentale et que les croyants sont des gens en mauvaise santé psychique. Nietzsche explique que les croyances religieuses sont les symptômes d'une « volonté de puissance » malade et constituent les outils de paralysie du désir dont les « faibles » et les ratés, guidés par le ressentiment, se dotent afin de dominer l'aristocratie des « forts ». Freud, de son côté, voit dans la religion la « névrose obsessionnelle de l'humanité », une illusion qui renvoie aux désirs et aux angoisses du petit enfant face aux dangers de l'existence, ainsi qu'aux répercussions du traumatisme de la mise à mort du père dans la horde primitive.

    S'expliquer, oui, mais avec douceur et respect

    En un sens les athées n'ont donc pas volé la réponse que leur fournissent certains chrétiens, en se plaçant, maladroitement, sur le terrain où ils ont amené le débat. Mais cette mentalité de cours de récréation - ou de vendetta (oeil pour oeil) - n'est conforme ni aux préconisations bibliques (« ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse »), ni aux exigences élémentaires de l'éthique de la discussion, qui réclament de ne pas disqualifier d'emblée les arguments de l'adversaire au nom de raisons « non théoriques » (l'origine sociale, les problèmes personnels réels ou supposés, etc.). 

    Les chrétiens se grandiraient, et offriraient une image d'eux-mêmes bien plus avenante, en acceptant de discuter avec les athées sans les considérer d'emblée comme des malades qui s'ignorent. Pour justifier leurs démarches apologétiques, les chrétiens citent souvent le magnifique verset 15 de la Première Lettre de Pierre, 3 : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre raison de l'espérance qui est en vous. » Il ne faudrait pas oublier le verset 16, qui ajoute : « mais faites-le avec douceur et respect ». Puissent les croyants désireux de débattre et les scénaristes de christian movies ne pas l'oublier.

    Ref.  Croyants et athées : Tu ne pathologiseras point

    Distribuer des films sensibilisant le public aux questions de la foi, boycottés ou négligés par la grande distribution commerciale, est une initiative méritante. Le faire avec discernement fait partie du « challenge » à relever. L’art est toujours difficile.

    JPSC

  • "Si tu savais le don de Dieu" : Cinquième Festival Marial des Familles à Banneux du 1er au 5 août

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    Dates 2018 : du mercredi 1 au dimanche 5 août 2018

    Thème : "Si tu savais le don de Dieu" (Jean 4-10)

    Affiche Festival Marial des Familles 2018

     

    –> Lieu : le prieuré Regina Pacis, chez les frères de Saint-Jean, à Banneux (près de Liège, en Belgique).

    5 jours pour vivre sa foi en famille : des conférences et des ateliers pour réfléchir aux sujets qui touchent les familles; des temps de prière, des temps en couple et en famille; des activités spécifiques par tranche d'âge pour les enfants et pour les adolescents; une prise en charge des tout-petits. Le festival est aussi familial par sa taille avec une cinquantaine de familles participantes. Informations et inscription : http://festivaldesfamilles.be/"