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Témoignages - Page 3

  • Permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi

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    De Daniel Hamiche sur le site "Observatoire de la Christianophobie" :

    Asia Bibi : sa poignante prière pour Pâques…


    Asia Bibi Paques 2017

    C’est dans sa prison de Multan qu’Asia Bibi a pu recevoir, Jeudi Saint, son mari Ashiq et Joseph Nadeem, le tuteur de sa famille, pour une célébration anticipée de Pâques. Ensemble, ils ont partagé un dîner frugal pour commémorer la Cène du Seigneur, puis Asia Bibi a prononcé une prière que rapporte le journaliste Paolo Affatato dans Vatican Insider, un supplément de La Stampa, aujourd’hui même. En voici le texte traduit par mes soins de l’italien.

    « Je te prie, Seigneur Jésus, de m’accorder la liberté. Toi qui es ressuscité d’entre les morts, toi qui es le Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi. Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi. Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence. Toi qui as souffert la torture et la croix, soulages ma souffrance. Gardes-moi près de toi Seigneur Jésus. En ce jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal. Je te prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait. Je te demande, Seigneur, de supprimer tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille. J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières ».

  • La Résurrection est nôtre

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    Introït de la Messe du saint Jour de Pâques 

    Resurrexi et adhuc tecum sum, alleluia : posuisti super me manum tuam, alleluia : mirabilia facta est scientia tua, alleluia, alleluia.

    Je suis ressuscité et me voici encore avec vous, alleluia : tu as pour jamais posé ta main sur moi, alleluia : merveilleuse est apparue ta sagesse, alleluia, alleluia.

    Ps. Domine, probasti me et cognovisti me. Tu cognovisti sessionem meam et resurrectionem meam

    Tu m’as éprouvé, Seigneur et tu m’as connu. Tu as connu mon coucher et ma résurrection (Ps. 138)

    LA RESURRECTION EST NÔTRE 

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    Le chrétien fidèle à son incorporation au Christ par le baptême ressuscitera pour le rejoindre au lumineux bonheur du Ciel.

    La perception de notre mortalité, qui s’impose à chacun de nous au quotidien, et parfois bien lourdement, peut certes venir se dresser comme un écran bien sombre faisant obstacle à notre foi en cette vérité : ainsi s’en trouve-t-il, malheureusement en trop grand nombre, de ces disciples rachetés par le Christ, qui vivent dans l’affliction, comme ceux qui n’ont pas d’espérance (cf. 1 Th 4, 12). Et quant à ceux qui professent au moins en théorie une vraie espérance, ils ne l’ont pas toujours bien chevillée au cœur, de sorte qu’elle ne produit plus chez eux les heureux fruits de souriante paix dont elle regorge en fait.

    Or, pour peu que l’on examine le fondement de ce point qui sert en quelque sorte de charpente à notre vie d’ici-bas, il se révèle on ne peut plus assuré. Osons cette image, dont nous pensons que l’argumentation proposée un peu plus bas montrera la pertinence : il ne s’agit pas d’un simple vernis laqué, mais de ce que les gens de métier appellent une coloration dans la masse, une couleur indissociable du matériau auquel elle donne éclat. Expliquons-nous.

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  • Rome : consistoire pour la canonisation de Francisco et Jacinta de Fatima le 20 avril

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Consistoire pour la canonisation de Francisco et Jacinta de Fatima le 20 avril

    Et pour les canonisations de 35 autres bienheureuxLes trois pastoureaux de Fatima, sanctuaire de Fatima

    Les Trois Pastoureaux De Fatima, Sanctuaire De Fatima

    Le pape François présidera un consistoire ordinaire public pour la canonisation des bienheureux Francisco (1908-1919) et Jacinta (1910-1920) Marto, voyants de Fatima, le 20 avril 2017, à 10h, au Vatican.

    Lors de cette célébration, qui s’ouvrira avec la prière de Tierce, le pape fixera aussi la date des canonisations de 35 autres bienheureux, a précisé un communiqué du Saint-Siège le 11 avril.

    Le pèlerinage du pape François à Fatima les 12 et 13 mai, pour le centenaire des apparitions de la Vierge Marie, devrait donc être marqué par la canonisation des pastoureaux. Rome a récemment reconnu un miracle dû à leur prière, ouvrant la voie à leur inscription dans le calendrier des saints.

    Le 13 mai 1917, en plein cœur de la première Guerre mondiale, la Vierge Marie est apparue, sous l’apparence d’une « femme revêtue de soleil » à la « Cova da Iria », près de Fatima, à trois pastoureaux, cousins : Lucie dos Santos et Jacinta et Francisco Marto. La Vierge Marie leur recommandait de prier intensément pour la conversion des pécheurs.

    Les apparitions se renouvelèrent 6 fois en 1917, la dernière, le 13 octobre. Francisco est mort de la grippe espagnole, le 4 avril 1919 – il n’avait pas 11 ans – et sa petite sœur Jacinta, qui allait avoir 10 ans, est morte l’année suivante de la même maladie, le 20 février. Depuis les apparitions, ils n’hésitaient pas à prier le chapelet avec ferveur et à offrir généreusement leurs peines et leurs sacrifices quotidiens pour la paix et la conversion des pécheurs, selon l’appel de la Vierge Marie.

    Les autres bienheureux qui feront l’objet du consistoire sont au nombre de trente-cinq :

    Les martyrs du Brésil

    Trente martyrs du Brésil, du XVIIe s. : André de Soveral et Ambrosio Francisco Ferro, prêtres diocésains, et Mateus Moreira, laïc, ainsi que leur 27 compagnons, martyrs, tués « en haine de la foi » au Brésil, le 16 juillet 1645 et le 3 octobre 1645. Ils sont connus comme les protomartyrs « do Rio Grande do Norte », tués lors d’un massacre provoqué par des soldats protestants calvinistes hollandais, à l’époque du Brésil colonial.

    Sur les trente martyrs, un seul était Portugais, un autre Espagnol, un autre Français, et 27 des Brésiliens de naissance : ce sont les 27 premiers martyrs du pays. Ils ont été béatifiés ensemble au cours du Grand Jubilé de l’An 2000, également année du 500e anniversaire de l’évangélisation du Brésil.

    Les enfants de Tlaxcala

    Trois jeunes du Mexique, martyrs au XVIe s. : Cristobal – appelé pour sa jeunesse « Cristobalito » -, mort en 1527, Antonio et Juan, morts en 1529, tous les trois assassinés « en haine de la foi » et 1529, et connus comme « les enfants martyrs de Tlaxcala ».

    Ils avaient été évangélisés par les franciscains et les dominicains et ils avaient renoncé aux idoles païennes. Ils ont été béatifiés par Jean-Paul II en 1990, au sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe.

    Le prêtre botaniste espagnol

    Le bienheureux Faustino Míguez González (1831-1925), prêtre espagnol « piariste » ou « scolope », de l’Ordre des Clercs réguliers pauvres de la Mère de Dieu des pieuses écoles, botaniste et inventeur de médicaments.

    Né à Xamiras, en Espagne, le 24 mars 1831, il entre au noviciat des écoles pies de Saint Fernando à Madrid en 1850. Il devient professeur des sciences naturelles aux collèges de Saint Fernando où il enseigne pendant presque 50 ans. Il étudie les propriétés des plantes en créant douze médicaments enregistrés par la Direction générale de la santé depuis 1922 et vendus en pharmacie.

    Pour donner une éducation chrétienne aux femmes, il fonde, le 2 janvier 1885, l’Institut Calasanziano des filles de la Divine Providence. Il est mort le 18 mars 1925, à l’âge de 94 ans. Sa cause de canonisation a été introduite en 1982 : déclaré vénérable en 1992, il a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 25 octobre 1998.

    Le capucin italien « Ange de la Paix »

    Le bienheureux Lucantonio Falcone (1669-1739), capucin italien, connu en religion sous le nom d’Ange d’Acri. Né le 19 octobre 1669 à Acri, dans la province de Cosenza en Calabre,il entre chez les Frères mineurs capucins à l’âge de 18 ans, mais, « oppressé par des doutes et des incertitudes, il quitte deux fois le noviciat et dépose l’habit religieux ».

    En rentrant au couvent pour la troisième fois, il prend le nom d’Ange d’Acri et est ordonné prêtre le 10 avril 1700. Il est élu supérieur provincial des capucins et on le surnomme « l’Ange de la Paix », pour sa façon de gouverner. Cependant, il quitte le monastère pour devenir missionnaire. Sans se lasser, il prêche l’Évangile en parcourant l’Italie de sud.

    Mort le 30 octobre 1739, Lucantonio Falcone a été proclamé bienheureux le 18 décembre 1825, par le pape Léon XII.

  • Le pape François célébrera la mémoire des martyrs des XXe et XXIe siècles le 22 avril

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Le pape fera mémoire des martyrs des XXe et XXIe siècles le 22 avril

    Une liturgie en la basilique Saint-Barthélémy à Rome

    Le pape François participera à une « Liturgie de la Parole » en mémoire des « Nouveaux Martyrs » des XX et XXIe siècles le 22 avril 2017, à 17h, en la basilique Saint-Barthélémy située sur l’île Tibérine à Rome.

    Cette célébration aura lieu avec la communauté de Sant’Egido, a précisé un communiqué du directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Greg Burke, le 12 avril.

    La basilique romaine, située au milieu du Tibre et confiée depuis 1993 à Sant’Egidio, abrite un mémorial des « Nouveaux Martyrs » des XXe et XXIe siècles depuis le Jubilé de l’an 2000. C’est là que s’est réunie la commission des « Nouveaux Martyrs », chargée par Jean-Paul II d’enquêter sur les martyrs chrétiens du XXe siècle. Elle y a recueilli quelque 12 000 dossiers de martyrs et témoins de la foi, transmis par des diocèses du monde entier.

    Après le Jubilé, le pape polonais a souhaité que cette mémoire garde une trace visible dans la basilique. En octobre 2002, une grande icône dédiée aux martyrs du XXe siècle – avec un symbolisme tiré du livre de l’Apocalypse – a été installée au-dessus du maître-autel. Le pape Benoît XVI a visité la basilique le 7 avril 2008.

    Le site internet de la communauté donne la liste des reliques conservées dans les chapelles latérales de la basilique, chacune d’entre elles étant dédiée à un continent ou à une situation historique particulière : des reliques de « Nouveaux martyrs » d’Afrique – dont une Lettre du Français Christian de Chergé, moine trappiste du monastère Notre-Dame de l’Atlas, en Algérie – d’Espagne et du Mexique, du nazisme, du communisme, d’Amérique Latine – dont une étole du p. André Jarlan, prêtre français tué à Santiago du Chili le 4 septembre 1984 tandis qu’il lisait la Bible et un missel de Mgr Oscar Arnulfo Romero, archevêque de San Salvador – et enfin d’Asie, d’Océanie et du Moyen-Orient.

    Le bréviaire du prêtre français Jacques Hamel, assassiné le 26 juillet 2016 dans son église, à Saint-Etienne-du-Rouvray, à la périphérie de Rouen, alors qu’il célébrait la messe, a également été déposé à la basilique par l’archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, le 15 septembre.

  • En marge de l’affaire Mercier : Université et Vérité

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    sapienza.jpgDans un discours qu'il devait prononcer à la « Sapienza » de Rome le 17 janvier 2008, mais que celle-ci a refusé d’entendre, le pape Benoît XVI a posé la question du rapport entre l'université, la raison, la vérité et la foi.

    Sa leçon manquée ne s'adressait pas à une université catholique mais à une université d'état, ce qui met en relief la portée universelle de son propos. Le souverain pontife part d'un principe: l'université comme communauté scientifique, l'Eglise comme communauté de croyants, cherchent toutes deux la vérité, dans une démarche autonome. La question est alors de savoir si, du fait de cette autonomie, elles n'ont rien à se dire, à apprendre l'une de l'autre. On pense par exemple, ici, aux enjeux de l'affaire Galilée  ou à ceux de la bioéthique.

    En premier lieu, précise le pape, l'Eglise a pour mission de maintenir la communauté des croyants sur le chemin vers Dieu indiqué par Jésus. Mais la foi n'appartient pas pour autant à la seule sphère privée ou subjective. Elle entretient des rapports avec la raison éthique universelle qui, affirme-t-il, s'impose à l'humanité. Et ceci concerne directement le monde universitaire qui puise son origine dans la soif de connaissance propre à l'homme.

    Comme Socrate, dans son dialogue avec Euthyphron , les premiers chrétiens ont compris leur foi comme une dissipation du brouillard de la religion mythologique: ils accueillent comme une partie de leur identité la recherche difficile de la raison pour parvenir à la vérité toute entière.

    C'est ainsi que l'université a pu et dû naître dans le cadre de la foi chrétienne.

    Mais, comme l'a observé saint Augustin, le simple savoir rend triste car la vérité est plus que le savoir, c'est connaître le bien. C'est le sens de la question de Socrate à Euthyphron: quel est le bien qui nous rend vrais ? La vérité rend bon et la bonté est vraie. Le Logos se révèle aussi comme le Bien et Benoît XVI conclut: la raison publique universelle qui fonde la démarche universitaire ne peut évacuer cette dimension de la recherche du vrai.

    L'université est confrontée à la juste relation entre connaître et agir: la médecine scientifique inscrit l'art de guérir dans la rationalité, le droit pose la question de la justice et de la liberté.

    A ce point du raisonnement, le pape pose, avec Habermas (1), la question du conflit entre ce qu'il appelle la "sensibilité aux intérêts particuliers" et la "sensibilité à la vérité" comme concept nécessaire dans le processus d'argumentation. Poser cette question, c'est introduire dans le débat, pour en justifier le rôle, les facultés de philosophie et de théologie auxquelles, précise le Saint-Père, l'université, dès le moyen âge, a confié la recherche sur l'existence humaine dans sa totalité, avec une vive sensibilité pour la vérité.

    Qu'est-ce qu'une raison vraie ? Il n'y a pas de réponse toute faite, observe Benoît XVI, mais la philosophie ne recommence pas chaque fois du point zéro d'un sujet pensant de manière isolée. Elle s'inscrit dans le dialogue du savoir historique et, à ce titre, elle ne doit pas se fermer à ce que les religions et, en particulier, la foi chrétienne ont reçu et donné à l'humanité comme indication du chemin. Parmi les choses dites au cours de l'histoire par les théologiens, plusieurs étaient fausses et nous troublent mais, en même temps, l'humanisme de la foi chrétienne constitue une instance pour la raison publique, un encouragement vers la vérité, une force purificatrice contre la pression du pouvoir et des intérêts.

    Le danger qui menace aujourd'hui les sciences exactes et, à travers elles, les sciences humaines c'est de baisser les bras face à la question de la vérité: la raison se plie face à la pression des intérêts, elle est contrainte de reconnaître l'utilité comme critère ultime; la philosophie se dégrade en positivisme; la théologie se confine dans la sphère privée d'un groupe; la raison, sourde au grand message de la sagesse et de la foi chrétiennes, se dessèche dans le cercle étroit de ses propres argumentations: elle se décompose et se brise.

    Oui, l'Eglise a un rôle vis-à-vis du monde universitaire: l'aider à maintenir vive la sensibilité à la vérité, inviter la raison à se mettre à la recherche du vrai et du bien pour découvrir finalement, en toute liberté, Celui qui est le chemin, la vérité et la vie.

    Un tel discours (2) s'impose avec plus de force encore, faut-il le dire, aux universités qui entretiennent des liens structurels avec l'Eglise, impliquant des devoirs spécifiques à l'égard de la communauté des croyants. C'est ce qu’au même moment Mgr Michel Schooyans a encore rappelé avec vigueur le 30 janvier 2008 à Neufchâteau, en célébrant la messe grégorienne des obsèques de Monseigneur Edouard Massaux, ancien recteur de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.). Désapprouvant les dérives sécularistes de cette université, le défunt avait exclu, dans ses dernières volontés, toute présence officielle (cardinal grand chancelier, pouvoir épiscopal organisateur, conseil d'administration, conseil académique) à ses funérailles

    Dans sa prédication remarquable (3), Monseigneur Schooyans, a notamment rappelé que le recteur Massaux "connaissait les pièges entrelacés du scientisme, des idéologies, du relativisme et du scepticisme corrosif". Pour lui, "sciences de la nature et sciences humaines étaient deux grands portiques ouverts à l'espérance et à la lumière: à ses yeux, comme aux yeux de Benoît XVI, la raison elle-même devait être sauvée. Comme saint Augustin, il considérait que pour l'homme il n'y a de pleine lumière que là où la grâce en a déjà ouvert le chemin" et "dans ce monde universitaire où les hommes ont souvent une estime fort flatteuse d'eux-mêmes, Massaux jugeait qu'il devait y avoir place pour le don que Jésus offrait à la  Samaritaine de l'Evangile: ce don, c'est ce que nous appelons la foi".

    Près de dix ans plus tard, ces témoignages forts n’ont rien perdu de leur actualité : ils interpellent une fois de plus le monde académique et singulièrement les universités qui se parent du nom de «  catholique » .

    JPSC

    _______________

    (1) Jürgen Habermas, philosophe et sociologue allemand, né en 1929, professeur aux universités de Heidelberg et de Francfort.

    (2) Allocution du pape Benoît XVI pour la rencontre avec les étudiants de l’université romaine de la « Sapienza »

    (3) Extrait de l’homélie publiée le 3 février 2008 par le journal La Libre Belgique  : « […]« Fier de l'Alma Mater, et par conséquent exigeant, le Recteur Massaux avait mis la barre très haut pour l'Université. Il la voyait comme une communauté de chercheurs de vérité, et, autant que possible, comme une communauté de chercheurs de Dieu. Il savait et il croyait que Dieu se révèle dans sa Création, qu'il parle à travers elle. Mais en brillant universitaire, notre ami savait les limites des sciences de la nature. Il savait ce que les sciences humaines pouvaient offrir, mais il en savait aussi les limites. Notre recteur connaissait donc les pièges entrelacés du scientisme, des idéologies, du relativisme et du scepticisme corrosif.

    Pour Mgr Massaux, sciences de la nature et sciences humaines étaient deux grands portiques ouverts à l'espérance et à la lumière. À ses yeux, comme aux yeux de Benoît XVI ou du Cardinal Lustiger, la raison elle-même devait être sauvée. Comme Saint Augustin, il considérait que pour l'homme il n'y a de pleine lumière que là où la grâce en a déjà ouvert le chemin. Contre les descendants de Pélage , le Professeur Massaux déclarait que l'homme échouait à se sauver seul, et qu'il se fourvoyait s'il se posait en maître ultime du sens de la vie et de la mort. Pour lui, le pilotage de l'Université ne pouvait se faire les yeux rivés sur les classements à la mode.

    En prenant ce risque, notre Université se mettait en danger de perdre son âme. Mgr Massaux a découvert très tôt qu'une vérité d'un autre ordre s'offre à l'homme et s’offre à son amour. À ce troisième niveau, c'est le Seigneur qui fait le premier pas pour se révéler à la connaissance de l’homme  et s’offrir à son amour.

    Dans ce monde universitaire, où les hommes ont souvent une estime fort flatteuse d'eux-mêmes, Massaux jugeait qu'il devait y avoir place pour le don que Jésus offrait à la Samaritaine de l'Évangile (Jn 4).Ce don, c'est ce que nous appellons la  foi. 0 rassurez-vous, chers Frères et Sœurs ! Mgr Massaux ne rêvait pas de voir l'Université transformée en pouponnière catéchétique pour jeunes adultes ! Il n'eut jamais la tristesse de voir sa Faculté de Théologie ployer sous le joug du magistère romain, moins encore du magistère national belge. Il souhaitait, au minimum, qu'en aucun domaine l'Université ne porte de contre-témoignage; et qu'au mieux elle s'ouvre, comme la Samaritaine (Jn 4), comme Zachée (Le 19, 1-10), comme l'Aveugle-né (Jn 9) au don de Dieu. Car ni les hommes ni les institutions ne sont à l'abri de la "renégation"...

    Sans attendre une reconnaissance qui ne lui fut distillée que parcimonieusement, Mgr Massaux a donné sa vie pour la communauté universitaire, pour son pays, qu'il voulait uni, et pour l'Église, qu'il aimait avec autant de tendresse que de lucidité. Il n'a jamais transigé sur les conditions de la solidarité, de la générosité et de l'amour. Ni celui-ci ni celles-là, estimait-il, ne sauraient reposer sur des compromis précaires ni sur des marchandages inavouables. L'union, oui; mais pas au prix de l'indignité. Lorsque le Pape Paul VI lui a conféré, en 1965, le titre de Prélat d'Honneur de Sa Sainteté, le Chanoine Massaux a choisi pour devise "In libertate veritatis" : la vérité fera de vous des hommes libres (cf. Jn 8, 32). A quelque niveau que l'on envisage la liberté, celle-ci est incompatible avec le mensonge, avec l'orgueil, avec toutes les formes de violence. Tous les hommes aspirent certes à la liberté, mais la fascination du mensonge survit à ce que nous croyons être nos libérations. Il nous en coûte en effet de reconnaître que nous préférons souvent consentir à la servitude plutôt que d'accueillir Celui qui, seul, peut briser nos entraves. En définitive, seul le péché fait obstacle à notre liberté. Le chemin du bonheur n'est pas à chercher dans les sagesses trompeuses stigmatisées par Saint-Paul (cf. Col 2, 8), ni dans les fables tarabiscotées dénoncées par Saint-Pierre (2 P 1, 16), ni non plus dans des concordats signés à la sauvette avec des puissances séculières. Le bonheur, c'est d'aller sur les routes du monde pour inviter tous les hommes aux noces de Dieu faisant alliance avec nous. En fin de compte, nous devons être des messagers d'espérance. Cette espérance, dont Massaux a été témoin, nous autorise à penser que, pas plus aujourd'hui qu'hier, notre Aima Mater ne doit craindre les vents qui la font tanguer.

    Mgr Massaux a vécu à Bioul une retraite dont peu de sollicitations épiscopales sont venues troubler la sérénité. Aussi longtemps que ses forces le lui ont permis, il a assisté à des réunions scientifiques et par ticipé à leurs travaux. Il a cultivé les amitiés solides, notamment avec des personnalités d'exception comme la Princesse Liliane ou le DocteurWynen. Ceux de ses amis qui étaient, comme on dit, "en recherche" occupaient une place spéciale dans son cœur. En même temps, le théologien se tenait très au courant des dernières publications de sa spécialité. Comme Karl Barth, il ne concevait pas qu'une journée puisse se passer sans la visite de Mozart. Et quand ses forces ont commencé à décliner irrémédiablement, il est devenu une colonne de prière pour l'institution à la nuque raide (cf. Ex 32, 9) qu'il avait porté pendant trente ans à bout de bras »

  • Un entretien avec Anne-Chantal André Dumont, fondatrice et porte-parole de la Marche pour la Vie

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    Sur le site de Liberté Politique :

  • Pourquoi l'Etat islamique attaque les chrétiens d'Egypte

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    De Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Chers amis,

    Funérailles de coptes tués dans l'attentat de décembre 2016Les terribles attentats commis hier à la messe des Rameaux contre deux églises en Egypte ne sont ni les premiers ni - il faut le craindre - les derniers. Les 44 morts et la centaine de blessés de Tanta et d'Alexandrie viennent s'ajouter à la longue liste des martyrs de ce pays, une Eglise qui se définit même comme étant l'Eglise des martyrs.

    L'État islamique et les groupes islamistes affidés ont déclaré la guerre à l'Égypte. 
    Martyrs coptes tués par DaechLeur objectif est multiple mais consiste avant tout à prendre le pouvoir en vue de récréer le Califat. Outre les opérations militaires et terroristes pour prendre le contrôle du territoire, leur stratégie passe également par une certaine homogénéisation de la population - elle doit non seulement être musulmane mais également acquise à l'islam radical revendiqué par ces groupes. Cela se traduit par la conversion ou l'exclusion des minorités religieuses, dont bien sûr les chrétiens. La terreur de l'Etat islamique et des groupes islamistes affidés consiste donc entre autres à éradiquer la présence chrétienne au Moyen-Orient. Sur l'Irak et la Syrie, le projet est déjà bien avancé. C'est maintenant le tour de l'Egypte dont on peut imaginer que les attentats ne font que commencer.
     

    Pourquoi l'Egypte et pourquoi maintenant ?
    La pression supplémentaire - ou enfin réelle - qui s'exerce sur l'Etat islamique en Syrie, mais surtout en Irak, les pousse à accélérer leur investissement sur le terrain égyptien, l'idée ayant toujours été d'opérer la jonction entre le Moyen-Orient et l'Afrique, que ce soit par la Libye ou par la Bande sahélo-saharienne. Or, l'Egypte est le verrou qui empêche pour le moment cette jonction.

    CoptesL'Egypte, réservoir démographique des chrétiens d'Orient
    L'Egypte est également le grand réservoir des chrétiens d'Orient. La plupart des chrétiens en Egypte sont coptes orthodoxes et ils représentent 14 millions de fidèles, soit 15% de la population, malgré le peu de consensus sur ce volume. 90% des chrétiens d'Orient sont donc égyptiens et on comprend mieux pourquoi ils constitueront de plus en plus une cible prioritaire pour l'Etat islamique. La stratégie d'éradication va donc consister à effrayer les chrétiens par des attentats, avec comme message clair la conversion ou la valise, mais aussi à les faire réagir pour déclencher une spirale de violence dont ils seront évidemment les perdants.

    Le double objectif de l'Etat islamique
    Les Coptes sont très attachés à leur terre ancestraleMalgré le soutien officiel du président al-Sissi et la protection de fait qui est assurée devant la plupart des églises, les chrétiens acceptent de moins en moins l'apparente inefficacité des mesures censées les mettre à l'abri de la terreur. Si les chrétiens excédés finissaient par se révolter contre les autorités égyptiennes, l'Etat islamique aurait fait d'une pierre deux coups: fragiliser le gouvernement égyptien dont il veut récupérer le pouvoir et accélérer la disparition des chrétiens dont la réaction susciterait un surcroît de violence à leur encontre. On peut donc imaginer que, non seulement ces attentats ne seront pas les derniers mais que la pression à l'encontre des chrétiens en Egypte ira en s'aggravant. 

    Cependant l'Egypte, citée plus de sept cent fois dans la Bible, lieu de la première Pâque, a aussi servi de refuge à la Sainte Famille et on peut également imaginer qu'une bénédiction spécifique repose sur ce pays. Cette Eglise des martyrs saura puiser dans sa foi éprouvée au long des siècles les ressorts, à la fois pour ne pas tomber dans ce piège de la violence et en même temps, pour témoigner de manière encore plus forte de l'Amour du Christ.

    Grâce à vous l'année dernière, l'AED a soutenu les chrétiens d'Egypte avec un million d'euros. Ce soutien sera très clairement poursuivi au moment où plus que jamais, ils comptent sur nous : c'est pourquoi nous avons encore besoin de votre aide.

    Marc Fromager - Directeur de l'AED

  • Quand Mgr Léonard s'exprimait sur l'avortement dans une émission de la RTBF

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    JPSC

  • Pèlerinage de Pentecôte 2017 : "Sainte Marie Mère de Dieu"

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    Lu sur le « Salon Beige » :

    Ouverture des inscriptions le dimanche 9 avril.

     

    JPSC

  • Vingt mille chrétiens subissent une persécution abominable en Corée du Nord

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    De Marc Fromager (Aide à l'Eglise en Détresse  France) :

    "Je vous propose une intention particulière : prier pour les persécutés en Asie, l'Église du silence, ceux qui offrent leur vie et qui connaissent une persécution sournoise, notamment par la dictature communiste en Corée du Nord" Père Philippe Blot, 28 mars 2017

    Chers amis,

    Je vous invite aujourd'hui à découvrir le témoignage du Père Philippe Blot. La Corée du Nord est la nation la plus fermée au monde, gouvernée par la dictature la plus répressive et où les droits de l'Homme sont les plus bafoués. Tout Nord-coréen suspecté d'avoir une croyance risque l'emprisonnement, la torture, l'exécution. Depuis 20 ans, plus de 15.000 chrétiens ont été les victimes de persécution, et au moins 5000 ont été exécutés uniquement parce qu'ils priaient secrètement ou distribuaient des bibles.

    Lire le témoignage intégral du Père Blot
    - Voir la vidéo du témoignage du Père Blot à la Nuit des Témoins.

    Extraits :

    " J'ai pu me rendre en Corée du Nord. Dans les hôpitaux, la situation est dramatique: pas d'antibiotiques, de pansements, ni même de savon… J'ai pu visiter des écoles : elles constituent en quelque sorte la vitrine de la sous-alimentation chronique de toute une population.

    Les deux principaux piliers de la répression sont le contrôle de tous les déplacements de la population et l'ignorance du monde extérieur… Si bien que les réfugiés nord-coréens qui arrivent à sortir découvrent, ahuris, une tout autre réalité, dont ils ne pouvaient soupçonner l'existence…

    La Corée du Nord compte plus de 100.000 prisonniers dans des camps de travail. Ils subissent des tortures atroces, sans compter les exécutions publiques des récalcitrants… Les forçats qui subissent les plus mauvais traitements sont les chrétiens. Ils seraient environ 20.000. Les chrétiens, considérés comme des "antirévolutionnaires de première classe" font l'objet d'un traitement particulier marqué par une cruauté qui soulève le cœur : on les crucifie, on les pend à des arbres ou sur des ponts, on les noie, ils sont brûlés vifs… Certains témoins évoquent des tortures si horribles que la décence m'interdit d'en faire état…

    J'ai aussi pu rencontrer de nombreux réfugiés nord-coréens dans un pays limitrophe. S'ils sont arrêtés, ils peuvent être rapatriés de force dans leur pays, ce qui leur vaut la torture, l'envoi dans un camp, et donc la mort. Ils risquent aussi de tomber dans les griffes d'organisations criminelles de trafics d'organes, de prostitution : une jeune fille coréenne peut être vendue pour 800 à 1200 dollars…
    J'ai entendu des récits tellement insupportables que des larmes de souffrance et de honte coulaient de mes yeux… Comment tant de vies humaines peuvent-elles ainsi être piétinées et disparaître dans le plus grand silence et la plus grande indifférence, celle de l'opinion publique et des médias ?

    En tant que prêtre catholique, je parle ici au nom de toutes ces personnes qui subissent l'une des persécutions les plus sanglantes de l'histoire de l'humanité… depuis plus de soixante ans ! Je parle au nom de ces femmes et de ces petites filles nord-coréennes qui sont les victimes des marchands d'esclaves ! Je parle au nom de tous ces Coréens qui, depuis plus de soixante ans, vivent l'un des plus longs et des plus terribles de Chemins de Croix de l'histoire de l'humanité ! "

  • Quand l’étendard sanglant s’est levé sur la France

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    Vu sur KTO:

    JPSC

  • Quand Stéphane Mercier est longuement interviewé

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    De Jeanne Smits sur reinformation.tv :

    Interview de Stéphane Mercier, licencié par l’université catholique belge UCL pour son argumentation contre l’avortement

    Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement, est désormais sous le coup d’une sanction prononcée par la direction : licenciement pur et simple à effet immédiat au 1er avril. Stéphane Mercier avait bien voulu donner une longue interview à reinformation.tv quelques jours avant que tombe cette sanction, nous livrant dans le même temps le portrait d’un homme engagé et conscient des responsabilités propres à notre époque. La voici.

    RITV : Stéphane Mercier, vous vous êtes montré très clairement provie. Aujourd’hui, cela vous vaut accusation. Assumez-vous cette qualité ?

    Stéphane Mercier : A 100 %, et cela fait ma fierté : ma fierté à la fois comme être humain de prendre ainsi la défense, à ma modeste mesure, d’autres êtres humains, et ma fierté comme philosophe parce que j’ai l’impression que philosophiquement, le droit à la vie est indiscutable. Et plus profondément encore, comme catholique romain, parce que comme le disent les saints, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

    RITV : Quel est votre âge ? Et quelle a été votre formation, puisque votre raisonnement ne ressemble pas beaucoup à celui de certains nouveaux philosophes ? Quels sont vos philosophes de prédilection ?

    S.M. : J’ai 34 ans. Ma formation, je l’ai faite tout entière ici à Louvain-la-Neuve, puisque, contrairement à ce que certains médias avaient suggéré, je ne suis pas un nouveau dans la maison. J’ai commencé mes études ici, en philosophie, en 2000. Quand j’ai eu ma licence – le Master d’aujourd’hui – en 2004, j’ai été nommé assistant à la faculté de philosophie pendant 10 ans. J’ai eu mon doctorat en 2010 et je suis devenu chargé de recherche à l’équivalent belge du CNRS en France pendant quatre ans. Depuis 2014, je suis de nouveau chargé de cours dans le département de philosophie. Et ce jusqu’à cette année… et vraisemblablement, pas au-delà.

    Quant à mes philosophes de prédilection, j’ai travaillé sur saint Thomas qui est bien sûr un incontournable. J’ai essentiellement fait ma thèse et mes recherches sur la philosophie romaine, sur Cicéron, sur Sénèque, et je travaille aussi en philosophie comparée sur le stoïcisme et le confucianisme. Je ne suis pas très sensible aux choses contemporaines que je trouve souvent un peu verbeuses et jargonnantes, alors que les philosophes latins, antiques et médiévaux ont toujours un beau souci de clarté que j’apprécie beaucoup.

    Stéphane Mercier, ancien élève de l’université catholique belge UCL

    RITV : Vous êtes donc un ancien élève de Louvain-la-Neuve et vous y enseignez depuis de très nombreuses années : y a-t-il eu avant aujourd’hui d’autres incidents de ce type ? Que s’est-il passé de nouveau pour que l’on vous poursuive ainsi ?

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