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Témoignages - Page 3

  • A l’Université de Liège, le 4 avril prochain: un débat sur le thème « Immigration, identité et multiculturalité » organisé par l’Union des étudiants catholiques et le groupe de réflexion « Ethique sociale »

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    A l’Ulg, le mardi 4 avril 2017, l'Union des étudiants catholiques de Liège et le groupe de réflexion Ethique sociale lancent un nouveau lunch débat; il est urgent de s'inscrire : 

    « IMMIGRATION, IDENTITÉ ET MULTICULTURALITÉ»

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    animé par Annie LAURENT

    experte au Synode des évêques sur le Moyen Orient

    Sous l’intitulé « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain », l’ « Union », cercle inter-facultaire des étudiants catholiques de Liège, et le groupe de réflexion « Ethique sociale » proposent cette année quatre rencontres sur les enjeux  majeurs de la crise actuelle de l’Europe. Celles-ci ont lieu sous forme de lunchs débats organisés à l’Université de Liège dans la Salle des Professeurs de l’Université, Bâtiment du Rectorat, place du XX août, 7, 1er étage à Liège (parcours fléché à partir de la grande entrée).

    Le cycle a été inauguré le 17 janvier dernier par un exposé de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, sur « Le Christianisme médiéval, creuset de l’Europe ».

    La prochaine rencontre aura pour titre «Immigration, identité et multiculturalité » : un thème délicat qui sera abordé par  Mme Annie Laurent, experte au Synode des évêques sur le Moyen Orient.

    Journaliste et écrivain, Mme Laurent est titulaire d’une maîtrise en droit international et d’un doctorat d’Etat en science politique (Université Panthéon-Assas, Paris) pour une thèse sur « Le Liban et son voisinage », une région où elle a séjourné de nombreuses années. Elle a fondé l’Association « Clarifier » pour éclairer sur les réalités de l’Islam selon une approche pédagogique et respectueuse des personnes qui s’y réfèrent. Elle explique non seulement le credo de l’islam, mais aussi l’anthropologie qui en découle, essayant d’identifier les références, les croyances, les aspirations du musulman qui vit dans nos pays.

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    Mardi 4 avril prochain à 18h00 dans la Salle des Professeurs de l’Université de Liège, Bâtiment du Rectorat, place du XX août, 7, 1er étage (parcours fléché à partir de la grande entrée.). P.A.F 15 € (5 € pour les étudiants) à payer sur place.

    Réservation obligatoire le 31 mars au plus tard : on peut s’inscrire

    -par téléphone 04.344.10.89 ou

    -par email info@ethiquesociale.org ou uniondesetudiantscatholiqueliege@skynet.be

    -plus de renseignements et s’inscrire en ligne, cliquez ici : http://www.ethiquesociale.org/conference/immigration-identite-et-multiculturalite/

    JPSC 

  • Stéphane Mercier était présent aux côtés de nombreux manifestants à la Marche pour la Vie à Bruxelles

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    Du site du Soir.be :

    Stéphane Mercier à la «Marche pour la vie»: «Je suis ici comme croyant»

    Le professeur, suspendu par l’UCL, a clôturé la marche anti-avortement à Bruxelles ce dimanche.

    Mille manifestants et une « guest star » : tel est le bilan, en deux mots, de la « Marche pour la vie », à Bruxelles ce dimanche. Environ 1.000 personnes, selon la police (trois mille selon les organisateurs - ndB), ont manifesté contre l’avortement. Le cortège s’est achevé par le discours attendu d’une nouvelle « star » de la cause, Stéphane Mercier, le professeur suspendu par l’UCL et sous le coup d’une procédure disciplinaire après des propos anti IVG très radicaux dans un cours.

    Face aux « marcheurs » anti-IVG, Stéphane Mercier a rappelé qu’il était à l’UCL depuis un certain temps : «  Assistant pendant six ans, chercheur et chargé de cours…  » «  Je suis ici comme être humain, comme philosophe, comme croyant  », souligne-t-il.

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    «Je suis ici comme être humain, comme philosophe, comme croyant» @lesoir 

    Interrogés par « Le Soir » avant la manifestation, les organisateurs s’étaient déclarés ravis de la présence de Stéphane Mercier.

    L’Université catholique de Louvain a entamé une procédure disciplinaire à l’encontre de Stéphane Mercier après avoir entendu ce dernier à propos de sa note rédigée dans le cadre de l’un de ses cours et dans laquelle il qualifiait notamment l’avortement de «  meurtre  », «  plus grave que le viol  ».

    L’UCL, qui avait déjà clairement pris ses distances plus tôt dans la semaine avec les propos de son chargé de cours invité, précise également avoir suspendu «  jusqu’à nouvel ordre  » les deux cours dont l’intéressé avait la charge.

  • Cité Notre-Dame de la Vie (Louveigné), 30 mars à 13H30 : témoignage des "Sentinelles de la Nuit"

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  • 39 nouveaux martyrs de la Guerre Civile espagnole seront prochainement béatifiés

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    De Maria Droujinina sur zenit.org :

    Cause des Saints: le p. José Maria Fernandez Sanchez et 38 nouveaux martyrs espagnols

    Vers la béatification de 39 martyrs de la famille spirituelle de S. Vincent de Paul

    Le prêtre espagnol José Maria Fernandez Sanchez et 38 autres  martyrs de la persécution anti-catholique qui s’est déchaînée en Espagne sous couvert de la Guerre civile pourront être bientôt béatifiés.

    Le pape François a autorisé la promulgation d’un décret reconnaissant un martyre de José Maria Fernandez Sanchez, ainsi que de ses compagnons – 32 prêtres et frères de la Congrégation de la Mission (les Lazaristes) et 6 laïcs de l’Association de la Médaille miraculeuse de la bienheureuse Vierge Marie -, lors d’une audience accordée au cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, ce jeudi 23 mars 2017.

    Né à Oviedo, en Espagne le 19 janvier 1875, le père José Maria Fernandez Sanchez a été martyrisé à Vallecas le 23 octobre 1936. Les autres martyrs ont été tués entre le 19 juillet et le 14 décembre 1936.

    L’enquête diocésaine de l’archidiocèse de Madrid a été déposée à la Congrégation pour les causes des saints en 2006.

    La reconnaissance de leur martyre en raison de leur fidélité au Christ ouvre la voie à leur béatification.

  • Euthanasie : 15 ans après sa dépénalisation en Belgique, qui sont les victimes collatérales ?

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    Lu sur le site Gènétique :

    « En Belgique, l’euthanasie a été dépénalisée le 28 mai 2002. 15 ans après, la pratique s’est développée et la loi a été étendue. Mais les conséquences sont lourdes pour l’ensemble de la société. 

    Votées à l’origine pour accompagner la fin de vie de personnes confrontées à des souffrances physiques ou psychiques insupportables, les lois dépénalisant l’euthanasie ou le suicide assisté ont engagé les pays sur une pente glissante. En Belgique, l’euthanasie peut désormais être demandée par des mineurs, des personnes en détresse psychique, ou des personnes atteintes de polypathologies dues à l’âge... Aux Pays-Bas, alors qu’un médecin vient d’administrer contre son gré un cocktail létal à une personne démente, la ministre de la santé parle d’élargir l’accès de ce « service » aux personnes de plus de 75 ans qui estiment avoir eu une « vie complète ». Il y a un an, la France a ouvert la boîte de Pandore en autorisant la sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt des traitements. Une euthanasie qui ne dit pas son nom. A l’autre bout du monde, la Nouvelle Zélande s’interroge à son tour sur l’opportunité d’une telle législation. Mais à mesure que se multiplient les lois permissives, les conséquences délétères de l’euthanasie se disent.

    15 ans après la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique, Carine Brochier de l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) en analyse pour Gènéthique les dommages collatéraux.

    Gènéthique : Quel est votre premier constat ?

    Carine Brochier : Les promoteurs de l’euthanasie affirment que « tout est maîtrisé ». Je ne le crois vraiment pas. L’application de la loi sur l’euthanasie est difficile à contrôler principalement parce qu’elle est soutenue par deux concepts : celui de l’autonomie du patient et celui de la souffrance physique ou psychique insupportable qu’il est difficile d’appréhender. Ce concept n’est ni mesurable, ni quantifiable. Il est donc forcément tributaire d’une évaluation ou d’un ressenti purement subjectif qui, de ce fait, échappe à tout contrôle. L’individu autonome en est le seul maître, car il peut même refuser que le médecin allège sa souffrance. La justification de l’acte a par ailleurs évolué. Actuellement, l’argument de la souffrance inapaisable est difficilement recevable parce que la prise en charge en soins palliatifs, lorsqu’ils sont performants et disponibles, permet de la soulager dans 96% des cas. Le diktat aujourd’hui est celui de l’autonomie du patient tout puissant qui s’impose aux médecins : « Faites ce que je vous ai demandé ! Faites ce que je veux ». Et ce, quelles que soient les alternatives possibles comme, par exemple, les soins palliatifs. C’est tellement fort que l’euthanasie est en passe d’être banalisée, de devenir un « acte de soin » comme un autre, accessible plus ou moins facilement, et même intégré dans la dénominatif des « Soins palliatifs intégraux ». L’euthanasie est présentée par les médias comme étant la meilleure façon de mourir sans souffrance, sans souci, en toute liberté pour ne pas se sentir « passer ».

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  • Patrimoine religieux: restaurer ne signifie pas réaffecter

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    Le Christ de la Portioncule semblait dire à saint François d’Assise « va et restaure mon Eglise qui tombe en ruine » : une exhortation que François prit d’abord à la lettre en relevant de ses mains, sa truelle, son marteau et ses clous la petite église du VI e siècle avant de comprendre que l’appel visait l’Eglise du Christ elle-même : l’un ne va pas sans l’autre. JPSC 

  • 26 mars 2017 : Marche pour la vie à Bruxelles

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    Samedi 25 mars à 20 heures à la Veillée pour la Vie à l'église Sainte-Catherine (Place Sainte-Catherine, métro Sainte-Catherine) à Bruxelles.

    Dimanche 26 mars à 15h au Mont des Arts, marche pour la Vie !

    JPSC

  • Josef Mayr-Nusser, laïc martyr, mort sous le nazisme, est béatifié aujourd'hui

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Italie: béatification du martyr Josef Mayr-Nusser, le courage du « non » à Hitler

    Le cardinal Amato évoque la vie de ce père de famille du Tyrol du Sud

    Le laïc martyr Josef Mayr-Nusser (1910-1945), mort sous le nazisme, sera béatifié le samedi 18 mars 2017, lors d’une messe en la cathédrale de Bolzano (Italie). Ce père de famille du Tyrol du Sud (aujourd’hui en Italie, autrefois en Autriche) eut le « courage » de dire « un ‘non’ frontal à Hitler devant tous les SS en train de se former », souligne le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

    Pour le préfet, qui présidera la célébration au nom du pape François, les chrétiens peuvent apprendre du futur bienheureux « le courage d’être des témoins du Christ et de son Évangile aujourd’hui », de « manifester l’amour de la vérité et le respect de notre propre conscience » et de promouvoir « l’idéal de la famille ».

    Dès son jeune âge, Josef a développé une vie de prière profonde et une grande attention envers les plus pauvres, rappelle le cardinal Amato à l’antenne de Radio Vatican : « En 1934, à 24 ans, il fut élu président de l’Action catholique de Trente et en 1939 président de la nouvelle Conférence de Saint Vincent fondée à Bolzano. Sa journée était faite de la messe quotidienne, du chapelet quotidien, du service des pauvres et du travail ».

    Le 26 mai 1942, à 22 ans, il épousa Hildegard Straub (1907-1998) et ils eurent un fils, Albert Mayr. En 1944, après l’entrée des forces armées allemandes et la création de la « Zone d’opération des Préalpes », Josef Mayr-Nusser fut incorporé de force dans l’armée allemande et affecté à la Waffen-SS.

    Considéré comme un héros de la résistance du Tyrol du Sud contre l’occupation nazie, il fut témoin du Christ « jusqu’à l’offrande de sa vie », ajoute le cardinal Amato : « Il fut envoyé … à Konitz, près de Dantzig, en Pologne au camp d’entraînement des SS. Là, on lui demanda de prêter serment au Führer mais il refusa, en raison de sa foi. Il a dit un ‘non’ frontal à Hitler devant tous les SS en train de se former ».

    « Où a-t-il trouvé ce courage ?, s’interroge-t-il. Dans ses lectures : quand il était jeune, il avait lu les œuvres de saint Thomas, celles de Romano Guardini, mais surtout les Lettres de prison de Thomas More qui, comme Grand Chancelier d’Angleterre, avait dit ‘non’ à son souverain pour ne pas renier son identité catholique. Et c’est donc ce ‘non’, dit pour sauver sa conscience, que Josef a porté dans son cœur jusqu’à cette expérience tragique de devoir dire ‘non’ à Hitler, signant sa condamnation à mort ».

    Chargé sur un train en direction du camp de concentration de Dachau, il mourut pendant le trajet des conséquences des mauvais traitements subis. Les témoignages racontent que, malgré ses souffrances, Josef ne se plaignit jamais, continuant jusqu’au bout de remercier ceux qui cherchaient à soulager sa douleur et partageant sa nourriture avec les autres prisonniers. Un ancien soldat allemand qui l’escorta dit qu’il avait passé 14 jours avec un « saint ».

    « L’extraordinaire personnalité de Josef enrichit l’Église, mais surtout insuffle dans l’humanité contemporaine la joie de la cohérence évangélique qui désintoxique la société des germes pathogènes du mal », conclut le cardinal Amato : « Lorsque les chrétiens se montrent vraiment levain, lumière et sel de la terre, ils deviennent eux aussi, comme Jésus, objet de persécution et signe de contradiction ». La mémoire liturgique du bienheureux martyr Josef Mayr-Nusser tombe le 3 octobre.

  • P. Simon Noël, osb : contra spem in spe

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    Jésus calme la tempête.jpg«Contra spem in spe », dit saint Paul : contre l'espérance dans l'espérance. Le P. Simon Noël (Chevetogne) a posté ce billet sur son blog, au retour d’une session charismatique, marquée par la crise qui ébranle l’Eglise en Belgique et ailleurs en Europe : 

    « Je reviens de deux journées d'une session charismatique de louange et de guérison pour enfants et leurs parents. Cela m'a permis de prendre un peu la température de notre Église. La session avait lieu dans un lieu où vivent des religieux âgés ou malades. J'ai eu des contacts avec ceux-ci aussi bien qu'avec les participants de la session.

    Quelles conclusions tirer des conversations auxquelles j'ai pris part ? D'abord beaucoup de témoignages désabusés sur la situation actuelle de l’Église de la part des religieux qui nous accueillaient : plus de vocations, une pratique religieuse vieillissante et en baisse constante. La sécularisation ne cesse de s'affirmer. Ainsi un home proche pour personnes âgées, qui portait un nom chrétien, y a renoncé récemment pour adopter un nom plus neutre. Pax Christi vient aussi de changer son nom en Be.Pax. Les religieux en question craignent eux-mêmes de devoir aller bientôt dans une maison de repos, où, semble-t-il, ils ne disposeront plus d'une chapelle. Et tant d'autres choses furent dites qui vont dans le sens d'une apostasie qui se généralise et d'une confusion au sein même de l’Église.

    Et puis, il y eut tant de belles choses, prometteuses d'un avenir meilleur, dans la session des enfants et de leurs parents. Des petits et des grands qui vivent en profondeur le sacrement de la réconciliation. Des enfants initiés à l'adoration du Saint Sacrement et à la prière du rosaire. Des adultes qui se sont relayés jour et nuit devant le Saint Sacrement pour la louange et l'intercession. De nombreuses grâces de délivrance et de guérison. Une écoute patiente et priante de tant de souffrances humaines, de la part des accompagnateurs, prêtres, religieuses et laïcs.

    Alors que dire ? La situation est bien contrastée. D'une part, la mort spirituelle, d'autre part, la vie de l'Esprit. Oui la crise est réelle mais l'avenir de l’Église est entre les mains de Dieu.

    Je conclus par ce que m'a dit un des prêtres accompagnateurs de la session. La crise est grave, et pourrait s'aggraver, au point qu'à un moment donné, tout humainement semblera perdu. Alors ce sera l'intervention directe, inattendue et miraculeuse de Dieu, qui semble dormir pour l'instant au fond de la barque de Pierre. Un renouveau extraordinaire s'ensuivra et fera notre émerveillement.

    Par notre prière, notre silence et notre fidélité, que soit hâtée la venue de ce jour. Gardons confiance et restons calmes. »

    Ref. Une session charismatique

    Volens nolens, l’Europe passera aux « barbares », en fait des peuples souvent plus religieux  que  le monde aux cheveux blancs qui s’étiole sous nos yeux. Les chrétiens ne sont pas absents de ces migrations venues d’outre mers : déjà, dans nos paroisses et communautés, ils partagent la jeunesse et la conviction de leur foi vivante avec les minorités de souche restées fidèles. Quelqu’un a dit « noli timere, pusillus grex », n’aie  pas peur, petit troupeau: j’ai vaincu le monde. L’identité qui nous intéresse c’est celle du Christ.

    JPSC

  • Il n’est pas anachronique de parler de martyrs de nos jours

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    De ihsnews.net :

    Pour le cardinal Amato, « il n’est pas anachronique de parler de martyrs de nos jours »

    angelo-amato

    « Il n’est pas anachronique de parler de martyrs de nos jours. Les événements dramatiques du siècle dernier et de ce début de siècle confirment la signification profonde du martyre, qui est une profession de foi, qui accompagne toujours l’Église du Christ dans l’histoire ». C’est ce qu’a affirmé le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, le 8 mars 2017.

    Le cardinal a participé à une rencontre à l’Université pontificale Grégorienne, autour du livre « Témoins de la foi » (Testimoni della fede, Gabrielli editori). Dans des extraits de son intervention rapportés par L’Osservatore Romano en italien, il a souligné que la « férocité diabolique des persécuteurs » des chrétiens était « sans aucune justification rationnelle ».

    Il a salué la mémoire des chrétiens, souvent « inconnus », qui « se sont opposés aux systèmes totalitaires européens du siècle dernier » : « Ce sont des chrétiens à la foi profonde et aux gestes courageux, prodigieuse actualisation du comportement des premiers martyrs du christianisme ».

    « L’Église n’oublie pas ses fils courageux et beaucoup d’entre eux ont été élevés aux honneurs des autels », a ajouté le cardinal. En hommage à ces figures, il a dressé la liste des 64 martyrs appartenant aux pays européens qui ont souffert des dictatures nazie et communiste, béatifiés dans la période 2008-2017 :

    Les martyrs européens des dictatures béatifiés entre 2008 et 2017

    Francesco Giovanni Bonifacio, prêtre de 34 ans du diocèse de Trieste (Italie) — né dans la Slovénie actuelle — martyrisé en 1946. Torturé et jeté dans les « foibe » – gouffres -, il a été béatifié à Trieste le 4 octobre 2008.

    Zoltan Lajos Meszlényi, évêque auxiliaire de Esztergom en Hongrie, martyr, mort en camp de concentration en 1951. Béatifié le 31 octobre 2009 à Esztergom.

    Jerzy Popiełuszko, prêtre du diocèse de Varsovie (Pologne), martyr, assassiné par le régime communiste en 1984. Brutalement torturé pieds et poings liés, il fut abandonné dans la Vistule, peut-être encore vivant. Béatifié à Varsovie le 6 juin 2010 en présence de sa vieille maman. Le musée qui lui est dédié montre la férocité inouïe de ses bourreaux, non pas des hommes mais d’infernales incarnations du mal.

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  • Eglise: le pape François veut modifier la loi du célibat obligatoire pour les prêtres de rite latin

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    DieZeit_cover.jpgC’est ce qu’il a réaffirmé à l’hebdomadaire allemand « Die Zeit » le 9 mars dernier (voir ici  sur Belgicatho).  Il n’y a là aucun « scoop ». Le 13 juillet 2014, Eugenio Scalfari, fondateur et ancien directeur du quotidien italien de gauche « La Reppublica » avait déjà reproduit ce dialogue censé transcrire la parole même du pape régnant  à propos du célibat des prêtres:

     -« Comment va évoluer au fil du temps ce problème dans l'Eglise de Rome ? » 

    - «Peut-être ne savez-vous pas que le célibat a été établi au Xe siècle, c'est-à-dire 900 ans après la mort de notre Seigneur (1). L'Eglise catholique orientale a à ce jour la faculté que ses prêtres se marient. Le problème existe certainement mais n'est pas d'une grande ampleur. Il faut du temps, mais il y a des solutions et je les trouverai. »

    Le célibat ecclésiastique, une invention tardive ?

    Ceux qui comme le pape régnant voient dans le célibat des clercs majeurs une invention tardive (1) sont de moins en moins nombreux, car l’argument, tiré en fait d'une disposition du 2e concile de Latran (1139), ne résiste pas à une simple lecture du texte conciliaire : celui-ci a pour objet de frapper de nullité tout mariage contracté par un clerc déjà ordonné. Mais les auteurs qui font autorité reconnaissent généralement que le respect de la continence exigé des clercs est bien antérieur à cette époque. On en trouve la trace formelle dans un décret du concile d’Elvire (305 ou 306), dont on peut déduire qu'il "canonise" une pratique existante. Etablir le motif exact de celle-ci et la genèse précise de son développement est une autre question: c'est sur ce point que les auteurs divergent, bien plus que sur l'antiquité de la règle. 

    Approfondir la doctrine

    Par ailleurs, les seuls arguments historiques ou disciplinaires sont rarement décisifs pour mettre fin à une  contestation (ce n’est pas la première) dans un domaine aussi sensible : a fortiori lorsqu’elle refait surface  dans l’ambiance séculariste postconciliaire exaltant toutes les formes de liberté. C’est pourquoi, dans l’époque précédant le règne du pape François, la réflexion s’est surtout portée sur le développement théologique légitime de la doctrine du célibat ecclésiastique.

    Selon l’argumentaire avancé à ce titre, la prêtrise est un état avant d’être une fonction et si -selon l’adage- le prêtre devient un autre Christ, par le sacrement qui l’ordonne à son Seigneur, il doit lui être « configuré en tout ». Ceci expliquerait que le prêtre ne puisse être une femme et demeure célibataire.

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