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Au rythme de l'année liturgique

  • Liège : Premier dimanche du mois à l’église du Saint-Sacrement

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    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_2.0 (3).jpg

    L’Ensemble Darius au cœur de Liège :

     il anime aussi chaque premier dimanche du mois la messe dominicale traditionnelle de 10h00 à l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy

    Prochain rendez-vous: le dimanche 7 mai

    JPSC

  • L'étonnant corps glorieux du Christ; prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 2e dimanche de Pâques

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    Prédication (archive du 1er mai 2011) pour le 2e dimanche de Pâques (Dimanche de la Miséricorde) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 20, 19-31).

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : Apparition du Christ huit jours après Pâques (Jean 20, 19-31) (http://aelf.org/)

    C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » 1l y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

  • Benoît XVI : le véritable renouveau de la liturgie est la condition fondamentale pour le renouveau de l’Eglise

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    Lu sur le blog « salon beige » :

    opera omnia.jpgAlors que le volume sur la Théologie de la Liturgie des Œuvres complètes du pape émérite Benoît XVI vient d’être publié à l’occasion de son 90e anniversaire, l’événement a été marqué par une parution simultanée en russe à la demande du patriarche de Moscou. Si la préface de ce volume des Opera Omnia a été rédigée par Benoît XVI en 2008, la version russe bénéficie d’une préface originale des mains du pape émérite en 2015. Inédite, elle vient d’être publiée en italien par Il Corriere della Sera. Et traduite en anglais par l’abbé John Zuhlsorf, prêtre catholique du diocèse de Madison. Extrait de la traduction de Jeanne Smits :

    […]

     « Dans les années qui ont suivi le Concile Vatican II, je suis redevenu conscient de la priorité de Dieu et de la divine liturgie. La mauvaise interprétation de la réforme liturgique qui a été largement diffusée au sein de l’Eglise catholique a conduit de plus en plus à mettre à la première place l’aspect de l’instruction, et celui de notre propre activité et créativité. Le “faire” de l’homme a quasiment provoqué l’oubli de la présence de Dieu. Dans ce genre de situation, il devient toujours plus clair que l’existence de l’Eglise tire sa vie de la célébration correcte de la liturgie et que l’Eglise est en danger lorsque la primauté de Dieu n’apparaît plus dans la liturgie et, par conséquent, dans la vie. La cause la plus profonde de la crise qui a bouleversé l’Eglise se trouve dans l’obscurcissement de la priorité de Dieu dans la liturgie. Tout cela m’a amené à me consacrer davantage que par le passé au thème de la liturgie car je savais que le véritable renouveau de la liturgie est la condition fondamentale pour le renouveau de l’Eglise. Les écrits rassemblés dans ce 11e volume des Opera Omnia sont nés de cette conviction. Mais en dernière analyse, même avec toutes leurs différences, l’essence de la liturgie en Orient et en Occident est unique, elle est la même. Et ainsi j’espère que ce livre puisse donner également aux chrétiens de Russie de saisir mieux et de manière nouvelle le grand don qui nous est offert dans la sacrée liturgie. »

    Ref. Le véritable renouveau de la liturgie est la condition fondamentale pour le renouveau de l’Eglise

    JPSC

  • Le christianisme n’est pas une idéologie ni un système philosophique mais un chemin de foi qui part de la Résurrection

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    De Constance Roques sur zenit.org :

    Le christianisme n’est pas « notre recherche de Dieu » mais « la recherche de Dieu à notre égard »

    « Notre foi naît le matin de Pâques » (Traduction intégrale de la catéchèse)

    Le christianisme « n’est pas tant notre recherche de Dieu (…) mais plutôt la recherche de Dieu à notre égard », a affirmé le pape François lors de l’audience générale du 19 avril 2017, place Saint-Pierre.

    Poursuivant, à l’occasion du mercredi de l’octave de Pâques, ses catéchèses sur l’espérance chrétienne, le pape a expliqué que « la foi naît de la résurrection » : « Accepter que le Christ soit mort, et qu’il soit mort crucifié n’est pas un acte de foi, c’est un fait historique. En revanche, croire qu’il est ressuscité, oui. Notre foi naît le matin de Pâques ».

    « Le christianisme est une grâce, c’est une surprise et cela suppose donc un cœur capable de s’étonner », a-t-il ajouté en prévenant : « Un cœur fermé, un cœur rationaliste est incapable d’étonnement et ne peut comprendre ce qu’est le christianisme ».

    Depuis le parvis orné de milliers de fleurs pour les fêtes pascales, le pape a invité chaque baptisé à se rendre à son propre « sépulcre » : « nous en avons tous un petit à l’intérieur. Y aller, et voir comment Dieu est capable de ressusciter de là. (…) Dieu fait croître ses plus belles fleurs au milieu des pierres les plus arides ».

    « Être chrétien signifie ne pas partir de la mort, mais de l’amour de Dieu pour nous, qui a vaincu notre ennemie la plus implacable », a aussi souligné le pape François. Et de conclure : « Jésus est encore ici, (…) il est ici, sur la place, avec nous : vivant et ressuscité ».

    Voici notre traduction intégrale de la catéchèse prononcée par le pape en italien.

    AK

    Catéchèse du pape François

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Nous nous rencontrons en ce jour, dans la lumière de Pâques, que nous avons célébré et que nous continuons de célébrer dans la liturgie. C’est pourquoi, dans notre parcours de catéchèses sur l’espérance chrétienne, je désire aujourd’hui vous parler du Christ ressuscité, notre espérance, comme le présente saint Paul dans la première Lettre aux Corinthiens (cf. chap.15)

    L’apôtre veut résoudre une problématique qui était certainement au centre des discussions dans la communauté de Corinthe. La résurrection est le dernier sujet abordé dans la Lettre, mais, en ordre d’importance, c’est probablement le premier : en effet, tout repose sur ce présupposé.

    En parlant à ses chrétiens, Paul part d’un donné irréfutable qui n’est pas l’aboutissement de la réflexion de quelque sage, mais un fait, un simple fait qui est intervenu dans la vie de plusieurs personnes. Le christianisme naît d’ici. Ce n’est pas une idéologie, ce n’est pas un système philosophique, mais c’est un chemin de foi qui part d’un événement, dont les premiers disciples de Jésus ont témoigné. Paul le résume ainsi : Jésus est mort pour nos péchés, il a été enseveli et le troisième jour il est ressuscité et il est apparu à Pierre et aux Douze (cf. 1 Cor 15, 3-5). Voilà le fait : il est mort, il est enseveli, il est ressuscité et il est apparu. C’est-à-dire Dieu est vivant ! C’est le cœur du message chrétien.

    En annonçant cet événement, qui est le noyau central de la foi, Paul insiste surtout sur le dernier élément du mystère pascal, à savoir le fait que Jésus soit ressuscité. En effet, si tout avait fini avec la mort, nous aurions en lui un exemple de dévouement suprême, mais cela ne pourrait pas engendrer notre foi. Il a été un héros. Non ! Il est mort, mais il est ressuscité. Parce que la foi naît de la résurrection. Accepter que le Christ soit mort, et qu’il soit mort crucifié n’est pas un acte de foi, c’est un fait historique. En revanche, croire qu’il est ressuscité, oui. Notre foi naît le matin de Pâques. Paul fait une liste des personnes auxquelles Jésus ressuscité est apparu (cf. vv.5-7). Nous avons ici une petite synthèse de tous les récits de Pâques et de toutes les personnes qui sont entrées en contact avec le Ressuscité. Au sommet de la liste, il y a Céphas, c’est-à-dire Pierre, et le groupe des Douze, ensuite « cinq cents frères », dont un grand nombre pouvaient encore rendre témoignage, puis Jacques est cité. Le dernier de la liste – comme le moins digne de tous – c’est lui-même. Paul dit de lui-même « l’avorton que je suis » (cf. v.8).

    Paul emploie cette expression parce que son histoire personnelle est dramatique : ce n’était pas un enfant de chœur, mais c’était un persécuteur de l’Église, fier de ses convictions ; il se sentait arrivé, avec un idée très limpide de ce qu’était la vie avec ses devoirs. Mais, dans ce cadre parfait – tout était parfait chez Paul, il savait tout – dans ce cadre de vie parfait, un jour se produit ce qui était absolument imprévisible : la rencontre avec Jésus ressuscité, sur la route de Damas. Là, il n’y a pas seulement eu un homme qui est tombé par terre ; il y a eu une personne saisie par un événement qui allait bouleverser le sens de sa vie. Et le persécuteur est devenu apôtre, pourquoi ? Parce que j’ai vu Jésus vivant ! J’ai vu Jésus-Christ ressuscité ! C’est le fondement de la foi de Paul, comme de la foi des autres apôtres, comme de la foi de l’Église, comme de notre foi.

    Qu’il est beau de penser que le christianisme est essentiellement cela ! Ce n’est pas tant notre recherche de Dieu – une recherche, en vérité, si hésitante – mais plutôt la recherche de Dieu à notre égard. Jésus nous a pris, nous a saisis, nous a conquis pour ne plus nous lâcher. Le christianisme est une grâce, c’est une surprise et cela suppose donc un cœur capable de s’étonner. Un cœur fermé, un cœur rationaliste est incapable d’étonnement et ne peut comprendre ce qu’est le christianisme. Parce que le christianisme est une grâce et la grâce ne peut que se percevoir et en plus, elle se manifeste dans l’étonnement de la rencontre.

    Et alors, même si nous sommes pécheurs – nous le sommes tous – si nos bonnes résolutions sont restées sur le papier ou si, en regardant notre vie, nous nous apercevons que nous avons accumulé les échecs… Au matin de Pâques, nous pouvons faire comme ces personnes dont nous parle l’Évangile : aller au sépulcre du Christ, voir la grande pierre roulée et penser que Dieu est en train de réaliser pour moi, pour nous tous, un avenir inattendu. Aller à notre sépulcre : nous en avons tous un petit à l’intérieur. Y aller, et voir comment Dieu est capable de ressusciter de là. Là, il y a le bonheur, là il y a la joie, la vie, là où tous pensaient qu’il n’y avait que tristesse, échec et ténèbres. Dieu fait croître ses plus belles fleurs au milieu des pierres les plus arides.

    Être chrétien signifie ne pas partir de la mort, mais de l’amour de Dieu pour nous, qui a vaincu notre ennemie la plus implacable. Dieu est plus grand que le néant et il suffit d’une bougie allumée pour vaincre la plus obscure des nuits. Paul crie, se faisant l’écho des prophètes : « Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est-il, ton aiguillon ? » (v.55). En ces jours de Pâques, portons ce cri dans notre cœur. Et si l’on nous demande le pourquoi de notre sourire donné et de notre partage patient, nous pourrons alors répondre que Jésus est encore ici, qu’il continue d’être vivant parmi nous, que Jésus est ici, sur la place, avec nous : vivant et ressuscité.

    © Traduction de Zenit, Constance Roques

  • « Surrexit Dominus vere »

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    Mgr Léonard.pngLa résurrection selon la chair, juste un symbole ? Monseigneur Léonard répond :

    « Il me paraît très important de souligner le réalisme de la résurrection. Ce n’est pas un réalisme naïf. Quand on parle de résurrection physique, je n’entends pas tomber non plus dans un anthropomorphisme presque grossier qui suscite des questions incongrues. Quel est le statut du corps de Jésus ressuscité ? Combien pèse-t-il ? Combien mesure-t-il ? C’est le genre de questions aussi idiotes que celle que l’on a posée sur l’eucharistie : comment Jésus, homme adulte, peut-il tenir dans l’hostie ? Ces questions indiquent bien que l’on comprend la réalité de la résurrection, comme celle de la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie,  uniquement sur le mode de nos réalités terrestres. A mon sens, le corps de Jésus ressuscité est un corps réel, mais non plus au sens habituel d’un corps humain réel, en vieillissement, et s’acheminant vers la mort. Il doit présenter un certain rapport avec le corps du Christ que ses contemporains ont connu avant sa crucifixion mais, puisque Jésus ressuscité ne meurt plus, sa condition humaine réelle, incarnée, n’est plus tout à fait la même que la nôtre. Je considère le corps de Jésus comme réel, mais je ne le situe pas dans le cosmos. S’il est présent dans notre cosmos, c’est par la présence eucharistique. Le mystère a sa part dans la condition présente, mais tous nous recevons les lumières nécessaires à faire un acte de foi, à dire oui à Dieu. Ce oui à Dieu, c’est peut-être avant tout un acte de foi en la résurrection du Christ. Le christianisme sans la résurrection du Christ, sans le Christ vraiment ressuscité, ce n’est plus le christianisme, ce n’est plus qu’une idéologie parmi d’autres. Perdre cela, c’est perdre tout le contenu du message. Insinuer cette réduction dans le cœur des croyants, c’est un grand malheur et un grand méfait. C’est sortir de la foi chrétienne et pénétrer sur le terrain de l’hérésie. L’hérétique, c’est une personne qui retient de la foi chrétienne ce qui lui convient et laisse tomber le reste. Cette attitude réduit le croyant à la dimension d’un partisan. L’hérésie provient toujours d’une étroitesse d’esprit. Incapable d’accueillir toute la réalité de la Révélation, on nie le reste. On laisse tomber ce que l’on n’est pas capable d’intégrer dans sa raison trop courte, et on le transpose sur un mode acceptable ».

    Extrait de : Monseigneur Léonard, un évêque de plein air, éd. Omer Marchal, 1994, p.266

    JPSC

  • Benoît XVI a 90 ans : l’esprit de la liturgie a marqué son enseignement

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    urbi et orbi.jpg

    L’un a semé et un autre, qui n’est peut-être pas son successeur direct, récoltera : soit qu’il dorme, soit qu’il se lève jour et nuit, la semence germera et d’autres récolteront, mais si personne n’avait semé on ne pourrait pas récolter : oui, Seigneur, comme dit la parabole, il y a un temps pour tout.

    JPSC

  • Quand soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) évoquait la Résurrection

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    Pour prolonger la joie de Pâques… (source)

    Edith STEIN :   MATIN DE PÂQUES

    Obscure est la nuit du tombeau,

    Et pourtant l’éclat des plaies sacrées

    Traverse l’épaisseur de la pierre,

    La soulève et la met de côté comme une plume ;

    De l’obscurité du tombeau se lève

    Le corps ressuscité du Fils de l’Homme,

    Eblouissant de lumière, rayonnant de clarté.

     

    Sans bruit, il sort de la grotte

    Dans l’aube naissante, paisible, d’une paix matinale,

    Une brume légère couvre la terre ;

    Elle est maintenant traversée par la lumière, scintillante de blancheur…

    Et le Sauveur s’avance dans le silence

    De la terre qui s’éveille à peine.

     

    Sous ses pas divins

    S’épanouissent des fleurs lumineuses, que nul n’a jamais vues…

    Et partout où son vêtement effleure le sol,

    La terre se met à briller d’un éclat d’émeraude.

     

    La bénédiction coule de ses mains sur les champs et les prés,

    Elle jaillit abondante et limpide –

    Et dans la rosée matinale de la plénitude de grâce

    La nature rayonne de joie et ovationne le Ressuscité

    Pendant qu’il s’avance en silence au devant des hommes.

    Poème d’Edith Stein [Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix], traduction Cécile Rastoin, © Ad Solem, sous le titre Malgré la nuit.

  • Permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi

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    De Daniel Hamiche sur le site "Observatoire de la Christianophobie" :

    Asia Bibi : sa poignante prière pour Pâques…


    Asia Bibi Paques 2017

    C’est dans sa prison de Multan qu’Asia Bibi a pu recevoir, Jeudi Saint, son mari Ashiq et Joseph Nadeem, le tuteur de sa famille, pour une célébration anticipée de Pâques. Ensemble, ils ont partagé un dîner frugal pour commémorer la Cène du Seigneur, puis Asia Bibi a prononcé une prière que rapporte le journaliste Paolo Affatato dans Vatican Insider, un supplément de La Stampa, aujourd’hui même. En voici le texte traduit par mes soins de l’italien.

    « Je te prie, Seigneur Jésus, de m’accorder la liberté. Toi qui es ressuscité d’entre les morts, toi qui es le Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi. Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi. Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence. Toi qui as souffert la torture et la croix, soulages ma souffrance. Gardes-moi près de toi Seigneur Jésus. En ce jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal. Je te prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait. Je te demande, Seigneur, de supprimer tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille. J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières ».

  • Je ne sais pas comment cela se fait, mais je suis sûr que le Christ est ressuscité et je parie là-dessus

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    «Que dit l’Eglise devant tant de tragédies?», homélie du pape François (traduction complète)

    « Parier » sur le Christ ressuscité

    « Que dit l’Eglise devant tant de tragédies ? », a interrogé le pape François au cours de son homélie pour la messe de Pâques qu’il a présidée place Saint-Pierre en présence de quelque 60 000 personnes, ce dimanche 16 avril 2017. Il invite à parier sur le Christ ressuscité.

    Le pape a parlé d’abondance du cœur et il a improvisé son homélie. Il y a affronté le thème du contraste entre la Bonne nouvelle de la résurrection du Christ et les tragédies que l’humanité et chacun continue de traverser.

    « Que dit l’Eglise devant tant de tragédies ?, a interrogé le pape. Simplement ceci : la pierre rejetée n’a pas en fait été vraiment écartée. Les petits cailloux qui croient et qui s’attachent à cette pierre ne sont pas rejetés, ils ont un sens, et, avec ce sentiment, l’Eglise répète du fond de son cœur : ‘Le Christ est ressuscité !’ »

    Et, a précisé le pape François, « C’est le mystère de la pierre rejetée qui finit par être le fondement de notre existence. »

    Il a invité à dire intérieurement: « Je ne sais pas comment comme cela se fait, mais je suis sûr que le Christ est ressuscité et je paris là-dessus. »

    A l’issue d ela messe, le pape François a salué les cardinaux et il a fait un tour de la place Saint-Pierre pour saluer les personnes présentes, sous les ovations.  A midi, il est monté à la loggia des bénédiction de la basilique vaticane pour son message de Pâques et sa bénédiction Urbi et Orbi.

    Au cours de la prière d’intercession – en hébreu, italien, anglais, hongrois, portugais et chinois – l’assemblée a prié pour le pape émérite Benoît XVI qui fêtait ses 90 ans aujourd’hui, et pour l’unité des chrétiens, en cette année où les chrétiens suivant différents calendriers fêtent Pâques le même jour.

    Voici notre traduction intégrale de l’homélie de ce dimanche de Pâques.

    AB

    Homélie du pape François

    Aujourd’hui, l’Eglise répète, chante et crie: “Jésus est ressuscité!” Mais comment cela ? Pierre, Jean, les femmes sont allées au tombeau, mais il était vide, Lui, il n’y était pas.

    Ils y sont allés le coeur fermé par la tristesse, la tristesse d’une défaite : le Maître, leur Maître, celui qu’ils aimaient tant a été exécuté, il est mort. Et de la mort, on ne revient pas. Voilà la défaite, voilà le chemin de la défaite, le chemin vers le tombeau.

    Mais l’ange leur dit : « Il n’est pas ici, il est ressuscité. » C’est la première annonce : « Il est ressuscité. » Et puis la confusion, le cœur fermé, les apparitions.

    Mais les disciples restent enfermés toute la journée au Cénacle, parce qu’ils avaient peur qu’il leur arrive la même chose qu’à Jésus.

    Et l’Eglise ne cesse de dire à nos défaites, à nos cœurs fermés et peureux : « Arrête-toi, le Seigneur est ressuscité ! »

    Mais si le Seigneur est ressuscité, comment ces choses peuvent-elles arriver ? Comment peuvent arriver tant de malheurs, de maladies, de trafic des personnes, de guerres, de destructions, de mutilations, de vengeances, de haine ? Mais où est le Seigneur ?

    Hier j’ai téléphoné à un jeune qui a une maladie grave, un jeune cultivé, un ingénieur. Et en parlant pour donner un signe de foi, je lui ai dit : « Il n’y a pas d’explication pour ce qui t’arrive. Regarde Jésus sur la croix : Dieu a fait cela avec son Fils, et il n’y a pas d’autre explication. » Et lui m’a répondu :”Oui, mais il a demandé à son Fils, et le Fils a dit oui. A moi, on n’a pas demandé si je voulais cela. » Cela nous bouleverse, à personne d’entre nous on ne demande : « Mais tu es content de ce qui se passe dans le monde ? Est-ce que tu es prêt à porter cette croix ? » Et la croix continue et la foi en Jésus s’écroule.

    Aujourd’hui, l’Eglise continue à dire : « Arrête-toi, Jésus est ressuscité ! » Et ce n’est pas de l’imagination, la Résurrection du Christ n’est pas une fête avec plein de fleurs. C’est beau, mais ce n’est pas cela, c’est quelque chose de plus.

    C’est le mystère de la pierre rejetée qui finit par être le fondement de notre existence. Le Christ est ressuscité, voilà ce que cela signifie. Dans cette culture du rejet, où ce qui n’est pas utile est rejeté, cette pierre  – Jésus – est rejetée et elle est source de vie.

    Et nous aussi, petits cailloux par terre, sur cette terre de douleur, de tragédies, avec la foi dans le Christ ressuscité, nous avons un sens, au milieu de tant de calamités. Le sens de voir au-delà, le sens de dire : « Regarde, il n’y a pas de mur, il n’y a pas d’horizon, il y a la vie, il y a la joie, il y a la croix avec cette ambivalence. Regarde en avant, ne te ferme pas ! Toi, petit caillou, tu as un sens dans la vie, parce que tu es un petit caillou près de ce grand rocher, cette pierre qui a été rejetée par la méchanceté du péché. »

    Que dit l’Eglise devant tant de tragédies ? Simplement ceci : la pierre rejetée n’a pas en fait été vraiment écartée. Les petits cailloux qui croient et qui s’attachent à cette pierre ne sont pas rejetés, ils ont un sens, et, avec ce sentiment, l’Eglise répète du fond de son cœur : « Le Christ est ressuscité ! »

    Pensons un peu, que chacun de nous pense, aux problèmes quotidiens, aux maladies que nous avons vécues ou qu’a l’un de nos parents. Pensons aux guerres, aux tragédies humaines, et, simplement, d’une voix humble, sans fleurs, seuls, devant Dieu, devant nous-mêmes, disons : « Je ne sais pas comment cela se fait, mais je suis sûr que le Christ est ressuscité et je parie là-dessus. »

    Frères et sœurs, voilà ce que je voulais vous dire. Rentrez chez vous aujourd’hui, en répétant dans votre cœur : « Le Christ est ressuscité ! ».

  • La Résurrection est nôtre

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    Introït de la Messe du saint Jour de Pâques 

    Resurrexi et adhuc tecum sum, alleluia : posuisti super me manum tuam, alleluia : mirabilia facta est scientia tua, alleluia, alleluia.

    Je suis ressuscité et me voici encore avec vous, alleluia : tu as pour jamais posé ta main sur moi, alleluia : merveilleuse est apparue ta sagesse, alleluia, alleluia.

    Ps. Domine, probasti me et cognovisti me. Tu cognovisti sessionem meam et resurrectionem meam

    Tu m’as éprouvé, Seigneur et tu m’as connu. Tu as connu mon coucher et ma résurrection (Ps. 138)

    LA RESURRECTION EST NÔTRE 

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    Le chrétien fidèle à son incorporation au Christ par le baptême ressuscitera pour le rejoindre au lumineux bonheur du Ciel.

    La perception de notre mortalité, qui s’impose à chacun de nous au quotidien, et parfois bien lourdement, peut certes venir se dresser comme un écran bien sombre faisant obstacle à notre foi en cette vérité : ainsi s’en trouve-t-il, malheureusement en trop grand nombre, de ces disciples rachetés par le Christ, qui vivent dans l’affliction, comme ceux qui n’ont pas d’espérance (cf. 1 Th 4, 12). Et quant à ceux qui professent au moins en théorie une vraie espérance, ils ne l’ont pas toujours bien chevillée au cœur, de sorte qu’elle ne produit plus chez eux les heureux fruits de souriante paix dont elle regorge en fait.

    Or, pour peu que l’on examine le fondement de ce point qui sert en quelque sorte de charpente à notre vie d’ici-bas, il se révèle on ne peut plus assuré. Osons cette image, dont nous pensons que l’argumentation proposée un peu plus bas montrera la pertinence : il ne s’agit pas d’un simple vernis laqué, mais de ce que les gens de métier appellent une coloration dans la masse, une couleur indissociable du matériau auquel elle donne éclat. Expliquons-nous.

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  • Pâques est au fond le seul événement qui mérite ce nom

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    De Vianney Passot sur le site "FigaroVox"

    Rémi Brague : « Pâques est au fond le seul événement qui mérite ce nom»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN- A l'occasion de la fête de Pâques, le philosophe Rémi Brague a accordé un entretien fleuve à FigaroVox. Il revient sur le sens de cette fête dans la France d'aujourd'hui, et rappelle l'impérieuse nécessité de défendre les chrétiens d'Orient, matrice de notre civilisation.

    Rémi Brague est un philosophe français, spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive. Membre de l'Institut de France, il est professeur émérite de l'Université Panthéon-Sorbonne. Auteur de nombreux ouvrages, notamment Europe, la voie romaine (éd. Criterion, 1992, rééd. NRF, 1999), Le Règne de l'homme: Genèse et échec du projet moderne(éd. Gallimard, 2015) et Où va l'histoire? Entretiens avec Giulio Brotti (éd. Salvator, 2016).

    FIGAROVOX.- Dimanche, c'est la fête de Pâques: la résurrection du Christ trois jours après sa crucifixion. Dans une France largement déchristianisée, et même coupée de toute idée de transcendance, fêter Pâques a-t-il encore un sens?

    Rémi BRAGUE.- Effectivement, bien des gens n'ont plus qu'une vague idée du christianisme de leurs ancêtres. Ne nous faisons d'ailleurs pas non plus trop d'illusions sur la profondeur de la foi desdits ancêtres. Nous n'avons pas d'instruments de mesure, mais tout porte à croire qu'ils n'étaient guère mieux lotis que nous.

    Quoi qu'il en soit, pour pas mal de nos contemporains, Pâques ne peut avoir que le sens que l'on donne aux œufs cachés dans le jardin et au lapin qui, dans certaines régions, les apporte, à défaut des cloches, spécifiquement chrétiennes. Dans tous les cas, nous restons chocolat…

    Pour qui a gardé un accès à la transcendance, Pâques est au fond le seul événement qui mérite ce nom. Ce que nous appelons ainsi, d'habitude, est la réalisation de possibilités dont le passé était gros. Le kaléidoscope tourne et nous fait apparaître une configuration originale, imprévue pour nous, de paillettes brillantes qui étaient pourtant là dès le début. La résurrection est le seul événement qui, comme le dit le mot, «arrive», accoste à notre rivage en venant d'un «Ailleurs» absolu.

    Que reste-t-il de Pâques et des fêtes chrétiennes, sinon des jours fériés? Ont-elles encore au moins une signification culturelle, ou sont-elles porteuses de sens pour quelques marginaux seulement?

    Cette signification culturelle serait aussi une signification naturelle. C'est vrai pour Noël, qui tombe au moment du solstice d'hiver, lorsque le jour cesse de décroître. C'était déjà chez les Romains la date des Saturnales. Comme on l'a à peu près toujours su, on l'a choisie pour fêter la naissance de Jésus, sur laquelle les Évangiles ne nous disent rien. On voulait faire comprendre par ce symbole qu'une nouvelle lumière se levait. Est-ce de la récupération? Mais oui, c'est celle d'un sain paganisme, celle d'un respect pour la beauté manifeste et la bonté profonde de la nature. Le retrouver pourrait être un premier pas sur le chemin d'une foi intégrale, de la nature au «Dieu de la nature» (Jefferson).

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  • Vous qui avez jeûné et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui

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    Homélie attribuée à saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
    Liturgie orthodoxe de Pâques (source)

    « Entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25,23)

          Que tout homme pieux et ami de Dieu jouisse de cette belle et lumineuse fête ! Que tout serviteur fidèle entre avec allégresse dans la joie de son Seigneur ! (Mt 25,23) Celui qui a porté le poids du jeûne, qu'il vienne maintenant toucher sa récompense. Celui qui a travaillé depuis la première heure, qu'il reçoive aujourd'hui le juste salaire (Mt 20,1s). Celui qui est venu après la troisième heure, qu'il célèbre cette fête dans l'action de grâces. Celui qui est arrivé après la sixième heure, qu'il n'ait aucune crainte, il ne sera pas lésé. Si quelqu'un a tardé jusqu'à la neuvième heure, qu'il approche sans hésiter. S'il en est un qui a traîné jusqu'à la onzième heure, qu'il n'ait pas honte de sa tiédeur, car le Maître est généreux, il reçoit le dernier comme le premier..., il fait miséricorde à celui-là, et comble celui-ci. Il donne à l'un, il fait grâce à l'autre...

          Ainsi donc, entrez tous dans la joie de votre Maître ! Premiers et derniers..., riches et pauvres..., les vigilants comme les oisifs..., vous qui avez jeûné et vous qui n'avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd'hui. Le festin est prêt, venez donc tous (Mt 22,4). Le veau gras est servi, que personne ne s'en aille affamé. Jouissez tous du banquet de la foi, venez puiser au trésor de la miséricorde. Que nul ne déplore sa pauvreté, car le Royaume est apparu pour tous ; que nul ne se lamente de ses fautes, car le pardon a jailli du tombeau ; que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a libérés. Il a détruit la mort, celui que la mort avait étreint, il a dépouillé l'enfer, celui qui est descendu aux enfers...

          Isaïe l'avait prédit en disant : « L'enfer fut consterné lorsqu'il t'a rencontré » (14,9). L'enfer est rempli d'amertume..., car il a été terrassé ; humilié, car il a été mis à mort ; effondré, car il a été anéanti. Il s'est emparé d'un corps et s'est trouvé devant Dieu ; il a saisi la terre et a rencontré le ciel ; il a pris ce qu'il voyait, et il est tombé à cause de l'Invisible. « Ô mort, où est ton aiguillon ? Enfer, où est ta victoire ? » (1Co 15,55). Christ est ressuscité et tu as été terrassé ! Christ est ressuscité et les démons sont tombés ! Christ est ressuscité et les anges sont dans la joie ! Christ est ressuscité et voici que règne la vie ! Christ est ressuscité et il n'est plus de morts dans les tombeaux, car le Christ, ressuscité des morts, est devenu les prémices de ceux qui se sont endormis. À lui gloire et puissance dans les siècles des siècles ! Amen.