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Au rythme de l'année liturgique

  • Troisième dimanche de l'Avent, dimanche de la Joie

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    Gaudete.jpegHomélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies,fr - archive 2008)

    L’antienne d’ouverture donne le ton à toute la liturgie de ce jour : « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche ». Cette invitation pressante à la joie, a donné le nom à la Messe de ce troisième dimanche de l’Avent : « Gaudete », c'est-à-dire réjouissez-vous. La couleur liturgique adaptée à cette tonalité eut été le rose, mais cette pratique traditionnelle est tombée quelque peu en désuétude.

    Quelle est la cause de cette joie ? « Le Seigneur est proche ». Nous n’attendons pas un Dieu lointain dont la venue serait encore hypothétique, un Messie annoncé pour un temps reculé : non, notre joie est toute entière dans la paisible certitude de la présence au milieu de nous de celui qui est venu dans l’humilité de la crèche, qui viendra dans la gloire au dernier Jour, et qui dans l’entre-deux, continue de venir visiter les siens pour les secourir de sa grâce, les instruire de sa Parole, les fortifier de son Eucharistie.

    Cette joie est donc celle de sa présence, cachée certes, mais bien réelle : « le Seigneur est proche ». Ne nous a-t-il pas déjà « enveloppé du manteau de l’innocence et revêtu des vêtements du salut » (1ère lect.) ? Il est donc juste de « tressaillir de joie » dans l’Esprit qui repose sur nous, « parce que le Seigneur nous a consacrés par l’onction » (Ibid.). C’est pourquoi Saint Paul nous exhorte à « être toujours dans la joie, à prier sans relâche, à rendre grâce en toute circonstance » (2nd lect.), dans la fidélité au don reçu : « n’éteignez pas l’Esprit ».

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  • Saint Jean de la Croix (14 décembre)

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    San_Juan_de_la_Cruz_3631.jpg_1306973099.jpgLors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 16 février 2011, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse au grand mystique espagnol :

    Saint Jean de la Croix

    Chers frères et sœurs,

    Il y a deux semaines, j'ai présenté la figure de la grande mystique espagnole Thérèse de Jésus. Je voudrais aujourd'hui parler d'un autre saint important de ces territoires, ami spirituel de sainte Thérèse, réformateur, avec elle, de la famille religieuse carmélitaine: saint Jean de la Croix, proclamé Docteur de l'Eglise par le Pape Pie XI, en 1926, et surnommé dans la tradition Doctor mysticus, «Docteur mystique».

    Jean de la Croix naquit en 1542 dans le petit village de Fontiveros, proche d'Avila, en Vieille Castille, de Gonzalo de Yepes et Catalina Alvarez. Sa famille était très pauvre, car son père, issu d’une famille noble de Tolède, avait été chassé de chez lui et déshérité pour avoir épousé Catalina, une humble tisseuse de soie. Orphelin de père dans son jeune âge, Jean, à neuf ans, partit avec sa mère et son frère Francisco pour Medina del Campo, non loin de Valladolid, un pôle commercial et culturel. Il y fréquenta le Colegio de los Doctrinos, en assurant également d'humbles travaux pour les sœurs de l'église-couvent de la Madeleine. Par la suite, vues ses qualités humaines et ses résultats dans les études, il fut admis d'abord comme infirmier dans l'Hôpital de la Conception, puis au Collège des jésuites, qui venait d'être fondé à Medina del Campo: Jean y entra à dix-huit ans et étudia pendant trois ans les sciences humaines, la rhétorique et les langues classiques. A la fin de sa formation, sa vocation lui était très claire: la vie religieuse et, parmi tous les ordres présents à Medina, il se sentit appelé au carmel.

    Au cours de l'été 1563, il débuta le noviciat chez les carmes de la ville, en prenant le nom religieux de Mattia. L'année suivante, il fut destiné à la prestigieuse université de Salamanque, où il étudia pendant un triennat les arts et la philosophie. En 1567, il fut ordonné prêtre et retourna à Medina del Campo pour célébrer sa première Messe entouré de l'affection de sa famille. C'est là qu'eut lieu la première rencontre entre Jean et Thérèse de Jésus. La rencontre fut décisive pour tous les deux: Thérèse lui exposa son programme de réforme du carmel, l’appliquant également à la branche masculine de l'ordre et proposa à Jean d'y adhérer «pour la plus grande gloire de Dieu»; le jeune prêtre fut fasciné par les idées de Thérèse, au point de devenir un grand défenseur du projet. Ils travaillèrent ensemble quelques mois, partageant les idéaux et les propositions pour inaugurer le plus rapidement possible la première maison des carmes déchaux: l'ouverture eut lieu le 28 décembre 1568 à Duruelo, un lieu isolé de la province d'Avila. Avec Jean, trois autres compagnons formaient cette première communauté masculine réformée. En renouvelant leur profession de foi selon la Règle primitive, tous les quatre adoptèrent un nouveau nom: Jean s'appela dès lors «de la Croix», nom sous lequel il sera universellement connu. A la fin de 1572, à la demande de sainte Thérèse, il devint confesseur et vicaire du monastère de l’Incarnation d'Avila, où la sainte était prieure. Ce furent des années d'étroite collaboration et d'amitié spirituelle, qui les enrichit tous deux. C'est à cette période que remontent aussi les plus importantes œuvres de Thérèse et les premiers écrits de Jean.

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  • L'image étonnante de Notre-Dame de Guadalupe (12 décembre)

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    C'est aujourd'hui la fête de Notre-Dame de Guadalupe. Une étude sur Notre-Dame de Guadalupe a été réalisée par le frère Bruno Bonnet-Eymard et publiée par la Contre-Réforme Catholique. Nous la relayons ici, saluant le travail scientifique réalisé par le frère, ce qui ne nous empêche pas d'être extrêmement réservés à l'égard des positions de la CRC sur d'autres questions.

    La Vierge au Mexique

    NOTRE-DAME DE GUADALUPE

    ET SON IMAGE MERVEILLEUSE
    DEVANT L'HISTOIRE ET LA SCIENCE

    par frère Bruno Bonnet-Eymard

    membre actif du Centro 
    de Estudios Guadalupanos

     

    Notre-Dame de la GuadalupeC'est le voyage du Pape au Mexique, en 1979, qui la fit paraître sur nos écrans pour la première fois. L'Image, brouillée par la distance, était médiocre et nul commentateur ne se soucia de nous en conter l'histoire. Sa beauté, son énigme constituaient un appel. Ainsi naquit le projet d'un pèlerinage jusqu'au pied de cette Image attirante, mystérieuse, mais aussi d'une enquête soigneuse, historique et polytechnique, enquête dont la méthode nous parut très tôt devoir être rigoureusement semblable à celle que, après et avec bien d'autres, nous avons menée sur le Saint Suaire de Turin pour aboutir enfin à une déclaration d'authenticité absolue.

    En effet, on ne peut pas apprendre son histoire sans désirer aussitôt la connaître, la voir, la vénérer. En 1531, dix ans après la conquête du Mexique par Cortés, un Indien chrétien du nom de Juan Diego, voit par trois fois la Vierge Marie lui apparaître pour lui demander de prier l'évêque élu de Mexico, Juan de Zumárraga, de lui construire une chapelle en ce lieu. Ce dernier demande un signe et la Vierge répond en imprimant miraculeusement, après une quatrième apparition, son propre portrait en pied sur la tilma de l'Indien. Depuis quatre cent cinquante ans cette Image d'une infinie délicatesse, empreinte sur un grossier textile de maguey, ne cesse d'attirer d'immenses pèlerinages. Tout Mexicain la tient pour miraculeuse.

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  • Liège : concert de noël à l’église du Saint-Sacrement le samedi 16 décembre 2017 à 20 heures

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    A l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132 à Liège  (face à la statue équestre de Charlemagne) le samedi 16 décembre 2017 à 20 heures, l'Ensemble vocal  Anima dirigé par Joëlle Augustin, professeur à l’académie de musique de Seraing, donnera un grand concert de Noël alliant la musique de variété aux grands classiques: Georg Friedrich Haendel et Antonio Vivaldi  mais aussi Astor Piazzola ou Carl Orff.

    Les chanteurs seront accompagnés au violon (Lorenz Swyngedouw, Olivier Schmitt), au violoncelle (Leonor Swyngedouw), à l’accordéon (Cathy Pauly) et au piano (Jacques Swyngedouw) . Soliste du chant : Sarah Raïss.

    Anima compte aujourd’hui plus de 120 choristes répartis en trois groupes : les jeunes « Anima », les adultes « Anima chorus » et les enfants « Anima Junior »

    Après avoir participé avec succès aux concours télévisés La France a un incroyable talent et Belgium’s got talent,  gagné le concours de la meilleure chorale de jeunes organisé par Radio Nostalgie, accédé en demi-finale  du concours international Euroradio et réalisé son premier album,  les chœurs d’ Anima sont aujourd’hui sollicités par plusieurs maisons  d’enregistrement.

    Anima compte aujourd’hui plus de 120 choristes répartis en trois groupes : les jeunes « Anima », les adultes « Anima chorus » et les enfants « Anima Junior ».

    Entrée du concert de Noël : 12 euros (moins de 12 ans : 6 euros). Prévente : 10 euros (s’adresser à l’académie de Seraing : 04 366 27 97 ou 0498 78 26 24.

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    JPSC

     

  • Ce temps qui nous est donné pour que nous puissions nous donner à Dieu (2e dimanche de l'Avent)

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    De Mgr Le Gall sur le site de la Communauté Saint-Martin :

    SE METTRE DANS LA LUMIERE POUR ACCUEILLIR LA LUMIERE

    Le deuxième dimanche de l’Avent précise en soulignant ce que nous avons contemplé la semaine dernière. Il accentue notre joie et notre espérance dans la venue du Seigneur. Il accentue aussi notre prise de conscience du péché qui encombre notre âme et qui la rongeIl nous fait comprendre enfin que « c’est par la Lumière que nous verrons la Lumière » comme dit la Parole (Ps 35, 10).

    Le bon pasteur

    La miséricorde, c’est le Cœur de Dieu qui se penche sur ma misère

    La première lecture est l’hymne du Livre de la Consolation dans lequel Yahvé demande à Son prophète de consoler Son peuple, dans le but de développer notre espérance et notre joie. Non seulement Dieu va venir, comme nous l’avions déjà remarqué dans les lectures de dimanche passé, mais Il va venir avec délicatesse : Il va venir en tant que pasteur. Dieu va se faire le berger de l’homme et Lui-même chercher Sa brebis : « J’irai chercher ma brebis, je la porterai sur mes épaules, je vais conduire mon troupeau. » Cette petite phrase exprime, non seulement le pardon de notre crime – « Dis à Jérusalem que son crime est pardonné, que son service est accompli » – mais quelque chose de plus subtil, une réalité proprement divine : la miséricorde, qui dépasse le pardon parce que la miséricorde est cette vertu de Dieu qui fait que Dieu est attiré par notre misère ; le cœur de Dieu est aimanté par les blessures de la brebis. Voilà le double motif qui accroît notre joie et notre espérance dans la venue de Jésus : non seulement Dieu vient, mais Il vient comme bon pasteur ; Il vient avec Sa miséricorde, Il vient me chercher et me prendre sur Ses épaules.

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  • Saint Juan Diego (9 décembre)

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    Juan-Diego.jpgSur ce site, une étude approfondie du saint que l'on vénère aujourd'hui :

    «  Juantzin, Juan Diegotzin  !  »

    Au lieu de l’effrayer, l’appel très suave, très doux, enflamme d’amour le cœur du macehualli, du campesino. La voix féminine, très caressante, appelle vers le sommet de la colline du Tepeyac, dans la direction du levant. Depuis un moment, Juan Diego fixe l’endroit des yeux parce qu’un ramage insolite s’y fait entendre, comme un concert d’oiseaux rares dont le chant harmonieux surpasse celui du cascabel, de la litorne marine et autres espèces au chant renommé qui peuplent les bosquets du Mexique. Soudain la musique s’est tue, le calme est revenu et une voix enchanteresse l’a appelé tendrement  : «  Mon petit Jean, mon petit Jean-Jacques  !   » Mais ni la traduction française ni la traduction espagnole  : «  ¡ Juanito, Juan Dieguito  !   » ne sauraient rendre exactement la nuance d’exquise courtoisie, de quasi révérence qui relève la familiarité contenue dans le suffixe nahuatl «  tzin   ».

    Cuauhtlatóatzin–diminutif de Cuauhtla-tóhuac, «  celui qui parle comme l’aigle  » – a été baptisé sous le nom de Juan Diego en 1524. À cinquante-sept ans, c’est un homme encore alerte. Depuis qu’il a perdu sa femme, sa bien-aimée Lucía, il n’a plus de pensée que pour le Ciel. Aussi, en entendant cette musique merveilleuse, il se croit en paradis. Il racontera plus tard le tumulte de ses pensées, qu’un délicieux récit indigène, en langue nahuatl, a conservé fidèlement  : «  Est-ce que je le mérite  ? Suis-je digne d’entendre une telle merveille  ? Peut-être suis-je tout simplement en train de rêver  ? Où suis-je  ? Peut-être dans la Terre Fleurie dont nous parlaient les anciens, nos grands-parents, la Terre nourricière  ? Peut-être suis-je au Ciel  ?   »

    Voilà bien, pris sur le vif, le syncrétisme dont demeure imprégnée la mentalité de ces néophytes, dix ans après la Conquête, au témoignage même de toutes les chroniques missionnaires. D’emblée, c’est une note d’authenticité qui va s’affirmer de mille autres manières au long du récit. (…) Nous suivrons ici, en la paraphrasant librement, la version qu’a publiée la revue savante du Centro de Estudios Guadalupanos. (…) Cette traduction espagnole rend d’une manière particulièrement heureuse la fraîcheur colorée et l’inimitable familiarité, mêlée de révérence religieuse et d’exquise courtoisie, de ce premier dialogue que le Ciel engage avec la terre au seuil de nos temps modernes… en langue aztèque  !

    LA DAME ENTRE LES ROCHERS

    Juan Diego, le cœur battant d’allégresse, grimpa là où on l’appelait et découvrit une ravissante jeune fille, éblouissante de lumière, qui se tenait debout et lui demandait d’approcher. Quand il fut tout près, c’est elle qui engagea le dialogue d’amour  :

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  • Une homélie du pape Jean-Paul II à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception

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    MESSE À L'OCCASION DU 150 ANNIVERSAIRE
    DE LA PROCLAMATION DU DOGME
    DE L'IMMACULÉE CONCEPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

    HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

    Solennité de l'Immaculée Conception
    Mercredi 8 décembre 2004

    1. "Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi!"(Lc 1, 28).

    A travers ces paroles de l'Archange Gabriel, nous nous adressons à la Vierge Marie plusieurs fois par jour. Nous les répétons aujourd'hui avec une joie fervente, en la solennité de l'Immaculée Conception, en rappelant la date du 8 décembre 1854, lorsque le bienheureux Pie IX proclama cet admirable dogme de la foi catholique précisément dans cette Basilique vaticane. (...)

    1. Combien est grand le mystère de l'Immaculée Conception, que nous présente la liturgie d'aujourd'hui! Un mystère qui ne cesse d'attirer la contemplation des croyants et qui inspire la réflexion des théologiens. Le thème du Congrès qui vient d'être rappelé -"Marie de Nazareth accueille le Fils de Dieu dans l'histoire" - a permis un approfondissement de la doctrine de la conception immaculée de Marie comme présupposé pour l'accueil en son sein virginal du Verbe de Dieu incarné, Sauveur du genre humain.

    "Pleine de grâce", "κεχαριτωµευη":  c'est à travers cette appellation, selon l'original en grec de l'Evangile de Luc, que l'Ange s'adresse à Marie. Tel est le nom avec lequel Dieu, à travers son messager, a voulu qualifier la Vierge. C'est de cette façon qu'Il l'a pensée et vue depuis toujours, ab aeterno.

    1. Dans l'hymne de la Lettre aux Ephésiens, qui vient d'être proclamé, l'Apôtre loue Dieu le Père car il "nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles aux cieux, dans le Christ" (1, 3). Avec quelle bénédiction très spéciale Dieu s'est-il adressé à Marie depuis le début des temps!Marie est véritablement bénie entre toutes les femmes (cf. Lc 1, 42)!

    Le Père l'a choisie dans le Christ avant la création du monde, afin qu'elle soit sainte et immaculée en sa présence dans l'amour, la prédestinant d'avance à l'adoption filiale par Jésus Christ (cf. Ep 1, 4-5).

    1. La prédestination de Marie, comme celle de chacun de nous, est relative à la prédestination du Fils. Le Christ est la "souche" qui devait "écraser la tête" de l'antique serpent, selon le Livre de la Genèse (cf.Gn 3, 15); c'est l'Agneau "sans tache" (cf. Ex 12, 5; 1 P 1, 19), immolé pour racheter l'humanité du péché.

    En prévision de sa mort salvifique, Marie, sa Mère, a été préservée du péché originel et de tout autre péché. Dans la victoire du nouvel Adam, il y a également celle de la nouvelle Eve, mère des rachetés. L'Immaculée est ainsi un signe d'espérance pour tous les vivants, qui ont vaincu Satan par le sang de l'Agneau (cf. Ap 12, 11).

    1. Nous contemplons aujourd'hui l'humble jeune fille de Nazarethsainte et immaculée en présence de Dieu dans la charité (cf. Ep 1, 4), cette "charité" qui, dans sa source originelle, est Dieu lui-même, un et trine.

    Oeuvre sublime de la Très Sainte Trinité que l'Immaculée Conception de la Mère du Rédempteur! Pie IX, dans la Bulle Ineffabilis Deus, rappelle que le Tout-Puissant a établi "par un seul et même décret l'origine de Marie et l'incarnation de la Sagesse divine" (Pii IX Pontificis Maximi Acta, Pars prima, p. 559).

    Le "oui" de la Vierge à l'annonce de l'Ange prend place dans la situation concrète de notre condition terrestre, en humble obéissance à la volonté divine de sauver l'humanité non pas de l'histoire, mais dans l'histoire. En effet, préservée de toute tache de péché originel, la "nouvelle Eve" a bénéficié de façon particulière de l'oeuvre du Christ comme Médiateur et Rédempteur très parfait. Rachetée la première par son Fils, participant en plénitude à sa sainteté, Elle est déjà ce que toute l'Eglise désire et espère être. Elle est l'icône eschatologique de l'Eglise.

    1. C'est pourquoi l'Immaculée, qui marque "le début de l'Eglise, épouse du Christ sans tache et sans ride, resplendissante de beauté" (Préface), précède toujours le Peuple de Dieu, dans le pèlerinage de la foi vers le Royaume des cieux (cf.Lumen gentium, n. 58; Enc. Redemptoris Mater, n. 2).

    Dans la Conception immaculée de Marie, l'Eglise voit se projeter, anticipée à travers son membre le plus noble, la grâce salvifique de Pâques.

    Dans l'événement de l'Incarnation, elle trouve le Fils et la Mère indissolublement associés:  "Celui qui est son Seigneur et sa Tête et celle qui, en prononçant le premier fiat de la Nouvelle Alliance, préfigure sa condition d'épouse et de Mère" (Redemptoris Mater, n. 1).

    1. A Toi, Vierge Immaculée, prédestinée par Dieu par-dessus toute autre créature comme avocate de grâce et modèle de sainteté pour son peuple, je renouvelle aujourd'hui de façon particulièrel'acte de consécration de toute l'Eglise.

    Puisses-tu guider ses fils dans leur pèlerinage de foi, les faisant devenir toujours plus obéissants et fidèles à la Parole de Dieu.

    Puisses-tu accompagner chaque chrétien sur le chemin de la conversion et de la sainteté, dans la lutte contre le péché et dans la recherche de la beauté véritable, qui constitue toujours la marque et le reflet de la Beauté divine.

    Puisses-tu encore obtenir la paix et le salut pour tous les peuples. Que le Père éternel, qui T'a voulue Mère immaculée du Rédempteur, renouvelle également dans notre temps, à travers toi, les prodiges de son amour miséricordieux. Amen!

  • Saint Ambroise (7 décembre)

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    466-santambrogio_mosaicosacello.jpgLors de l'audience générale du mercredi 24 octobre 2007, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Ambroise :

    Chers frères et sœeurs,

    Le saint Evêque Ambroise - dont je vous parlerai aujourd'hui - mourut à Milan dans la nuit du 3 au 4 avril 397. C'était l'aube du Samedi Saint. La veille, vers cinq heures de l'après-midi, il s'était mis à prier, étendu sur son lit, les bras ouverts en forme de croix. Il participait ainsi, au cours du solennel triduum pascal, à la mort et à la résurrection du Seigneur. "Nous voyions ses lèvres bouger", atteste Paulin, le diacre fidèle qui, à l'invitation d'Augustin, écrivit sa Vie, "mais nous n'entendions pas sa voix". Tout d'un coup, la situation parut se précipiter. Honoré, Evêque de Verceil, qui assistait Ambroise et qui se trouvait à l'étage supérieur, fut réveillé par une voix qui lui disait:  "Lève-toi, vite! Ambroise va mourir...". Honoré descendit en hâte - poursuit Paulin - "et présenta le Corps du Seigneur au saint. A peine l'eut-il pris et avalé, Ambroise rendit l'âme, emportant avec lui ce bon viatique. Ainsi, son âme, restaurée par la vertu de cette nourriture, jouit à présent de la compagnie des anges" (Vie 47). En ce Vendredi Saint de l'an 397, les bras ouverts d'Ambroise mourant exprimaient sa participation mystique à la mort et à la résurrection du Seigneur. C'était sa dernière catéchèse:  dans le silence des mots, il parlait encore à travers le témoignage de sa vie.

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  • Saint Clément d'Alexandrie "le pédagogue" (4 décembre)

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    Lors de l'audience générale du mercredi 18 avril 2007, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à ce Père de l'Eglise (source) :

    Chers frères et sœurs,

    Après le temps des fêtes, nous revenons aux catéchèses habituelles, même si apparemment, il règne encore un climat de fête sur la Place. Avec les catéchèses, nous revenons, comme je l'ai dit, au filon commencé auparavant. Nous avons tout d'abord parlé des douze apôtres, puis des disciples des apôtres, et à présent des grandes personnalités de l'Eglise naissante, de l'Eglise antique. Dans la dernière, nous avions parlé de saint Irénée de Lyon, nous parlons aujourd'hui de Clément d'Alexandrie, un grand théologien qui naquit probablement à Athènes vers le milieu du deuxième siècle. Il hérita d'Athènes cet intérêt prononcé pour la philosophie, qui devait faire de lui l'un des hérauts du dialogue entre foi et raison dans la tradition chrétienne. Encore jeune, il rejoignit Alexandrie, la "ville symbole" de ce carrefour fécond entre différentes cultures qui caractérisa l'époque hellénistique. Il y fut le disciple de Pantène, jusqu'à lui succéder dans la direction de l'école catéchétique. De nombreuses sources attestent qu'il fut ordonné prêtre. Au cours de la persécution de 202-203, il quitta Alexandrie pour se réfugier à Césarée, en Cappadoce, où il mourut vers 215.

    Les œuvres les plus importantes qui nous restent de lui sont au nombre de trois:  le Protreptique, le Pédagogue et les Stromates. Même s'il ne semble pas que cela fût l'intention originelle de l'auteur, le fait est que ces écrits constituent une véritable trilogie, destinée à accompagner de manière efficace la maturation spirituelle du chrétien. Le Protreptique,  comme  le dit la parole elle-même, est une "exhortation" adressée à celui qui commence et cherche le chemin de la foi. Mieux encore, le Protreptique coïncide avec une Personne:  le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui se fait l'"exhortateur" des hommes, afin qu'ils entreprennent de manière décidée le chemin vers la Vérité. Jésus Christ lui-même se fait ensuite Pédagogue, c'est-à-dire l'"éducateur" de ceux qui, en vertu du Baptême, sont désormais devenus des fils de Dieu. Enfin, Jésus Christ est aussi Didascalo, c'est-à-dire le "Maître" qui propose les enseignements les plus profonds. Ceux-ci sont rassemblés dans la troisième œuvre de Clément, les Stromates, parole grecque qui signifie "tapisseries":  il s'agit, en effet, d'une composition non systématique de thèmes divers, fruit direct de l'enseignement habituel de Clément.

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  • Oh oui ! Viens Emmanuel !

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    Zoltán Kodály L'Accorche-Choeur, Ensemble vocal Fribourg

    Veni, Veni Emmanuel is a synthesis of the great "O Antiphons" that are used for Vespers during the octave before Christmas (Dec. 17-23). These antiphons are of ancient origin and date back to at least the ninth century.

  • "Viens, Seigneur Jésus"; homélie du pape Benoît XVI pour le premier dimanche de l'Avent

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     HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

    I Dimanche de l'Avent (Année B) (Archive du 30 novembre 2008)

    Chers frères et sœurs,

    Avec ce premier dimanche de l'Avent, nous entrons dans cette période de quatre semaines par laquelle commence une nouvelle année liturgique et qui nous prépare immédiatement à la fête de Noël, mémoire de l'Incarnation du Christ dans l'histoire. Le message spirituel de l'Avent est toutefois plus profond et nous projette déjà vers le retour glorieux du Seigneur, à la fin de l'histoire. Adventus est le terme latin qui pourrait être traduit par "arrivée", "venue", "présence". Dans le langage du monde antique, il s'agissait d'un terme technique qui indiquait l'arrivée d'un fonctionnaire, en particulier la visite de rois ou d'empereurs dans les provinces, mais qui pouvait également être utilisé pour l'apparition d'une divinité, qui sortait de sa demeure cachée et manifestait ainsi sa puissance divine:  sa présence était célébrée solennellement dans le culte.

    En adoptant ce terme d'Avent, les chrétiens voulaient exprimer la relation particulière qui les unissait au Christ crucifié et ressuscité. Il est le Roi, qui, étant entré dans cette pauvre province dénommée terre, nous a fait don de sa visite, et, après sa résurrection et son ascension au ciel, a voulu dans tous les cas rester avec nous:  nous percevons sa présence mystérieuse dans l'assemblée liturgique. En célébrant l'Eucharistie, nous proclamons en effet qu'Il ne s'est pas retiré du monde, et qu'il ne nous a pas laissés seuls, et, même si nous ne pouvons pas le voir et le toucher comme c'est le cas avec les réalités matérielles et sensibles, Il est toutefois avec nous et parmi nous; il est même en nous, car il peut attirer à lui et communiquer sa vie à tout croyant qui lui ouvre son cœur. L'Avent signifie donc faire mémoire de la première venue du Seigneur dans la chair, en pensant déjà à son retour définitif et, dans le même temps, cela signifie reconnaître que le Christ présent parmi nous devient notre compagnon de voyage dans la vie de l'Eglise qui en célèbre le mystère. Chers frères et sœurs, cette conscience nourrie dans l'écoute de la Parole de Dieu devrait nous aider à voir le monde avec un regard différent, à interpréter les différents événements de la vie et de l'histoire comme des paroles que Dieu nous adresse, comme des signes de son amour qui nous assure de sa proximité dans chaque situation; en particulier, cette conscience devrait nous préparer à l'accueillir lorsqu'"il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts; et son règne n'aura pas de fin", comme nous le répéterons d'ici peu dans le Credo. Dans cette perspective, l'Avent devient pour tous les chrétiens un temps d'attente et d'espérance, un temps privilégié d'écoute et de réflexion, à condition de se laisser guider par la liturgie qui nous invite à aller à la rencontre du Seigneur qui vient.

    "Viens, Seigneur Jésus":  chers amis, cette invocation ardente de la communauté chrétienne des débuts doit également devenir notre aspiration constante, l'aspiration de l'Eglise de tout temps, qui désire et se prépare à la rencontre avec son Seigneur. Viens aujourd'hui, Seigneur; illumine-nous, donne-nous la paix, aide-nous à vaincre la violence. Viens, Seigneur, telle est la prière que nous élevons précisément en ces semaines. "Seigneur, fais resplendir ton visage et nous serons sauvés":  c'est la prière que nous avons élevée, il y a peu de temps, à travers les paroles du Psaume responsorial. Et le prophète Isaïe nous a révélé, dans la première lecture, que le visage de notre Sauveur est celui d'un père tendre et miséricordieux, qui prend soin de nous en toute circonstance car nous sommes l'œuvre de ses mains:  "Toi Yahvé, tu es notre Père, notre rédempteur, tel est ton nom depuis toujours" (63, 16). Notre Dieu est un père disposé à pardonner les pécheurs repentis et à accueillir tous ceux qui ont confiance dans sa miséricorde (cf. Is, 64, 4). Nous nous étions éloignés de Lui à cause du péché en tombant sous la domination de la mort, mais Il a eu pitié de nous et de sa propre initiative, sans aucun mérite de notre part, il a décidé de venir à notre rencontre, en envoyant son Fils unique comme notre Rédempteur. Face à un si grand mystère d'amour, notre action de grâce s'élève spontanément, et notre invocation devient plus confiante:  "Montre nous ta miséricorde, Seigneur, aujourd'hui, à notre époque, dans toutes les parties du monde, fais nous ressentir ta présence et donne-nous ton salut" (cf. Chant à l'Evangile).

    (...)

    Nous préparer à l'avènement du Christ est également l'exhortation que nous recueillons de l'Evangile d'aujourd'hui:  "Veillez", nous dit Jésus dans la brève parabole du maître de la maison qui part, mais ne sait pas s'il reviendra (cf. Mc 13, 33-37). Veiller signifie suivre le Seigneur, choisir ce qu'il a choisi, aimer ce qu'il a aimé, conformer sa vie à la sienne; veiller comporte passer chaque instant de notre temps dans l'horizon de son amour sans se laisser abattre par les inévitables difficultés et problèmes quotidiens. 'est ce que nous devons faire, et nous demandons au Seigneur de nous donner sa grâce afin que l'Avent soit un encouragement pour tous à marcher dans cette direction. Que nous guident et nous accompagnent de leur intercession l'humble Vierge de Nazareth, Marie, élue par Dieu pour devenir la Mère du Rédempteur, saint André, dont nous célébrons aujourd'hui la fête et saint Laurent, exemple d'intrépide fidélité chrétienne jusqu'au martyre. Amen!

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  • L'Avent : préparer la venue du Seigneur qui vient

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    L’Avent : préparer la venue au Seigneur qui vient (source)

    Le Seigneur ne s’est pas retiré du monde, Il ne nous a pas laissés seuls. L’Avent est un temps où l’Église appelle ses enfants à veiller, à être éveillés pour accueillir le Christ qui passe, le Christ qui vient. Éditorial pour approfondir ce très beau temps de l’année liturgique.

    Opus Dei - L’Avent : préparer la venue au Seigneur qui vient

    « Donne à tes fidèles, Dieu tout-puissant, d’aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur, pour qu’ils soient appelés, lors du jugement, à entrer en possession du Royaume des cieux. » Ces mots tirés de la prière du premier dimanche de l’Avent illustrent efficacement le caractère spécifique de ce temps, par lequel commence l’Année liturgique. Se faisant l’écho de l’attitude des vierges sages dans la parabole évangélique, qui ont su apprêter à temps l’huile pour les noces de l’Époux [1], l’Église invite ses enfants à veiller, à être éveillés pour accueillir le Christ qui passe, le Christ qui vient.

    Un temps de présence

    Le désir d’aller à la rencontre du Seigneur, de préparer sa venue [2], nous renvoie au terme grec parousie, que le latin a traduit par adventus, d’où procède le mot Avent.

    En réalité, adventus peut se traduire par « présence », « arrivée », « venue ». Il ne s’agit pas, d’autre part, d’un terme trouvé par les chrétiens. Dans l’Antiquité, il était employé dans un contexte profane pour désigner la première visite officielle d’un personnage important — le roi, l’empereur ou leurs fonctionnaires — à l’occasion de sa prise de fonction. Il pouvait aussi indiquer la venue de la divinité, qui sort de son existence cachée pour se manifester avec éclat ou bien qui est célébrée dans le culte. Les chrétiens l’ont adopté pour exprimer leur rapport à Jésus-Christ : Jésus est le Roi qui est venu dans cette bien pauvre « province » qu’est notre terre, pour rencontrer tout le monde ; un Roi qui invite à participer à la fête de son « Adventus » tous ceux qui sont convaincus de sa présence parmi nous.

    En disant adventus, les chrétiens affirmaient en toute simplicité que Dieu est ici : le Seigneur ne s’est pas retiré du monde, il ne nous pas laissés seuls. Même si nous ne pouvons ni le voir ni le toucher, comme nous pouvons le faire pour les réalités sensibles, il est ici et il vient nous visiter de bien des manières : dans la lecture de la Sainte Écriture ; dans les sacrements, spécialement l’Eucharistie ; dans l’année liturgique ; dans la vie des saints ; dans tant et tant d’épisodes, plus ou moins prosaïques, de notre vie quotidienne ; dans la beauté de la création… Dieu nous aime, connaît notre nom, s’intéresse à toutes nos affaires et se tient toujours près de nous. L’assurance de sa présence, que la liturgie de l’Avent nous suggère discrètement mais régulièrement au cours de ces semaines, n’esquisse-t-elle pas devant nos yeux une nouvelle image du monde ? Cette certitude que nous donne la foi nous fait contempler ce qui nous entoure sous un jour nouveau et, bien que tout demeure pareil, nous avons la sensation que tout est différent, parce que tout est expression de l’amour de Dieu [3].

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