Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Belgique

  • Football : quand le pape console les Brésiliens

    IMPRIMER

    Du Soir de ce lundi 9 juillet (p. 32) :

    Consolation 

    Grand amateur de football, le pape argentin François a eu un mot consolateur à l’attention des fidèles brésiliens présents dimanche sur la place Saint-Pierre de Rome. « Je vois des drapeaux brésiliens, a déclaré le chef de l’Eglise à la fin de l’angélus dominical en s’adressant à la foule. Bonjour les Brésiliens et… allez, il y aura une autre occasion », a-t-il déclaré en souriant.

  • 13 octobre 2018 à 15H00 : Prier le rosaire aux frontières pour la Belgique

    IMPRIMER

    ROSAIRE AUX FRONTIÈRES

    L’initiative du Rosaire aux Frontières

    Depuis le récent centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, plusieurs pays à travers l’Europe et le monde ont lancé des récitations de Rosaires, pour répondre aux nombreux appels de notre Mère du Ciel.

    La Belgique ne manque pas à cet appel et organise un Rosaire aux Frontières le 13 octobre 2018 à 15 h. La participation se concrétisera en récitant le Rosaire soit sur la ligne d’une frontière ou sur la plage, soit n’importe où dans le pays ou à l’étranger avec l’intention de s’associer au Rosaire aux Frontières.

    Il y a la possibilité de créer et animer un lieu de prière ou de rejoindre un lieu déjà existant.

    Les intentions de prière

    Nous prierons tout spécialement pour la renaissance de la vie de la Foi en Belgique et notre adhésion au christianisme que Dieu a pris le soin de venir Lui-même nous enseigner. Nous demanderons aussi à Notre Dame la grâce de construire une vraie culture de vie, la grâce de la conversion des pécheurs, de la Paix au cœur de tous les peuples et nations et celle de l’Unité dans l’Eglise du Christ. Le Rosaire est l’initiative de Paix la plus puissante !

    Lire plus … 

    L’Église

    La Conférence épiscopale a été informée du projet que notre Archevêque le Cardinal Josef De Kesel encourage en nous portant dans la prière. Ceci exprime notre volonté de montrer la face publique de la foi catholique en Belgique et répond ainsi à l’appel du Cardinal Robert Sarah lors de sa conférence de cette année à Bruxelles :

    « Soyez fermes dans votre Foi ! Ne vous laissez pas noyer par le monde d’aujourd’hui. Soyez dans le monde mais pas du monde. Nous devons le porter vers Dieu. N’ayez pas honte de l’Évangile. Soyons courageux. Réveillons notre Foi, [réveillons] le soutien de notre Foi pour ceux qui sont persécutés… »
    « Sans Moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15,5) »

    [Cardinal Robert Sarah, ND de Stockel, Février 2018]

    Le patronage

    Nous confions le bon déroulement et la réalisation de ce projet à Notre-Dame de Beauraing qui nous dit

    « Priez, priez beaucoup… Priez toujours… Je convertirai les pécheurs. Aimez-vous mon Fils ? M’aimez-vous ? Alors, sacrifiez-vous pour moi. »

  • Dépénalisation de l'avortement : vous avez signé la lettre ouverte aux députés, et maintenant ?

    IMPRIMER

    Lettre ouverte aux membres de la Chambre des représentants de Belgique

    Chers concitoyens, chers signataires,

    Vous avez été plus de 1200 à signer la lettre ouverte aux Députés belges (http://bit.ly/2Kb17wF ).

    MERCI!

    La lettre ouverte a été envoyée à tous les députés le 2 juillet dernier.

    Vous avez sans doute appris par la presse que la majorité (MR, NV-A, CD&V et Open-VLD) a déposé une contre-proposition de loi relative à la sortie de l'avortement du Code pénal (vous trouverez le texte de la proposition de loi ci-après: proposition de loi)

    Si cette contre-proposition est nettement moins grave que les propositions soumises par l'opposition (les sanctions pénales en cas de non-respect de la loi sont en effet maintenues et le délai de 12 semaines en principe aussi), elle contient cependant des éléments inacceptables.

    Nous tentons de rencontrer d'urgence les chefs de groupe de la majorité afin de leur faire part de nos graves préoccupations.

    D'autre part, afin d'augmenter la pression sur nos députés, nous vous proposons d'envoyer d'urgence un email de protestation aux députés des partis de la majorité (voir la liste des adresses email ci-après: liste adresses) (ne pas envoyer à plus de 10 destinataires en une fois, sinon l'email sera bloqué).

    Vous trouverez ci-dessous un modèle d'email que vous pouvez utiliser.

    Merci pour votre engagement!

    Ensemble nous pouvons faire la différence!

    Cordialement,

    L'équipe du collectif citoyen (Pascale Bultez, Eléonore Atibala Nolabia, Bénédicte Herbert, Vincent Piessevaux, Serguei Ouattara, Pierre Debatty, Georges Paraskevaidis, Willy Tshamala, Jonatan Cortes)

    -----------------

    Proposition d'email

    Madame la Députée, Monsieur le Député,

    Je viens de prendre connaissance de la proposition de loi déposée par la majorité.

    Si celle-ci préserve, en partie, certains aspects de la loi actuelle (articles 350 et 351 du Code pénal), elle introduit en revanche des changements qui me paraissent inacceptables et qui pourraient avoir des conséquences très graves. Je ne nommerai que les trois plus importants :

    (1) L'article 2 § 6 de la proposition de loi porte atteinte à la liberté de conscience du médecin.

    Si cet article prévoit, comme actuellement, qu'aucun médecin n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse, elle oblige cependant le médecin qui refuse son intervention d'indiquer les coordonnées d'un autre médecin que la femme souhaitant interrompre sa grossesse peut consulter.

    Cet article est contradictoire puisqu'il reconnaît au médecin le droit de ne pas concourir à un avortement et à la fois l'oblige à y concourir en exigeant de lui qu'il fournisse les coordonnées d'un autre médecin disposé à pratiquer l'avortement.

    (2) L'article 3 § 2 condamne celui qui tente d'empêcher une femme d'accéder librement à un établissement pratiquant des IVG à une peine d'emprisonnement et une amende.

    Si un parent ou un proche tente de convaincre par les mots une femme enceinte souhaitant se rendre dans un centre d’avortement de renoncer à son projet, sera-t-il susceptible d'être condamné pénalement?

    Afin de lever toute ambiguïté à cet égard, le texte de l'article 3 § 2 doit être aussi clair que ce qui est indiqué dans l'exposé des motifs et préciser que seul celui qui tente d'empêcher physiquement la femme d'accéder librement à un centre d'avortement encourt une sanction pénale.

    (3) L'article 383 du Code pénal interdit actuellement toute forme de publicité pour des médicaments ou autres moyens de faire avorter une femme. La proposition de loi abroge cette interdiction et permet ainsi la libre promotion de l'avortement.

    Je continue à penser que le Parlement se trompe de débat. Comme indiqué dans la lettre ouverte qui vous a été adressée ( http://bit.ly/2Kb17wF ), les seules vraies questions sont: comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse en raison d’une grossesse non désirée et comment améliorer l'accueil, l'écoute et l'accompagnement de ces femmes et jeunes filles.

    Je fais appel à votre conscience et vous invite donc à ne pas accorder votre vote à la proposition de loi de la majorité.

    Je vous prie de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, à l'assurance de ma haute considération.

    (s.)

  • Pourquoi parler de néo-colonialisme ?

    IMPRIMER

    Lu sur le site « aleteia » :

    La-mondialisation-de-la-rvolution-culturelle-occidentale.jpg« L’imposition agressive et efficace de normes politiques et culturelles inspirées de la révolution sexuelle occidentale aux pays en voie de développement est une préoccupation croissante. Elle menace de produire dans ces pays les mêmes effets qu’en Occident : sécularisation des cultures et perte de la foi.

    • 1. 

    Les derniers papes ont dénoncé le néo-colonialisme qui exporte mondialement les « déchets toxiques spirituels » d’un Occident décadent et s’attaque particulièrement au mariage, à la famille, à la vie et à la morale chrétienne.

    En savoir +

    • 2. 

    Avocate et acteur-clef de la décolonisation depuis son origine, l’ONU s’est paradoxalement transformée au fil des dernières décennies en centre névralgique d’un puissant mouvement néo-colonisateur.

    En savoir +

    • 3. 

    Précisément depuis que l’ONU défend l’auto-détermination au nom des droits de l’homme, de la démocratie, de l’égalité et de la liberté, ces valeurs universelles ont subi le choc d’une révolution culturelle extrêmement violente en Occident. La démocratie et ses valeurs se sont corrompues de l’intérieur. Les pays soumis à la pression de « se démocratiser » en ont souffert les conséquences : « démocratisation » en est venue à signifier en pratique « alignement sur la réinterprétation révolutionnaire des valeurs démocratiques ».

    En savoir +

    • 4. 

    A la fin de la guerre froide, l’ONU a transformé les objectifs de la révolution culturelle d’Occident en normes politiques et culturelles mondiales. De 1990 à 96, l’ONU a organisé neuf grandes conférences internationales au cours desquelles les nouvelles « normes » furent adoptées. Elles portent des noms bien connus : santé et droits sexuels et reproductifs (ou génésiques), perspective du genre, déconstruction des stéréotypes (féminin, masculin, maternel, paternel, familial…), promotion d’un « nouveau paradigme » de la famille (« familles sous toutes ses formes » ou « diversité des familles ») etc.

    En savoir +

    • 5. 

    Depuis les années 1990, l’ONU se présente de plus en plus comme une organisation, non plus internationale (ce qu’elle est par mandat), mais mondiale. Cette qualification, auto-proclamée, est abusive. Elle représente de graves menaces au respect de la souveraineté des nations, un principe de la Charte des Nations-Unies, et à la subsidiarité. Elle est d’autant plus dangereuse que le contenu des normes dites mondiales est aujourd’hui souvent contraire à l’esprit de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui reconnaît la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, comme cellule de base de la société, et promeut la liberté de religion.

    En savoir +

    • 6. 

    Depuis la conférence du Caire, la plupart des pays en voie de développement ont permis à leurs politiques de développement social, de santé et d’éducation – et fréquemment aussi à leurs lois, d’être infectés, du moins jusqu’à un certain point, par les composantes radicales de la santé reproductive. Dans la mesure où ils l’ont fait, ils ont vendu leur souveraineté et leur indépendance à une minorité étrangère au pouvoir de la gouvernance mondiale. Les agents de la santé et des droits reproductifs ont avancé en Afrique avec une détermination implacable. Rien ne saurait être plus contraire à l’âme africaine que des politiques et lois s’attaquant à la maternité, la vie et la famille.

    En savoir +

    • 7. 

    Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, la constitution pastorale Gaudium et Spes, dans le contexte de décolonisation du début des années 1960, met en lumière « les richesses des diverses cultures » (54) et le « génie propre de chaque peuple » (56). La vocation spécifique de chaque peuple, les dons que Dieu a fait à chacun sont aujourd’hui appelés, en ce temps de mondialisation, à bénéficier à tous, dans un fructueux « échange des dons ». Cette perspective ouvre un immense champ d’action. »

    En savoir +

    Ref. Pourquoi parler de néocolonialisme ?

    Marguerite Peeters 64Fiche.pngMarguerite Peeters est journaliste. De 1991 à 1993, elle a vécu en Ukraine. A son retour en Occident, elle a commencé à s’intéresser aux grandes conférences internationales de l’ONU et à la construction d’un consensus mondial sur le développement durable et ses composantes qui avait commencé directement après la guerre froide. En 1995, elle a fondé un service d’information spécialisé dans la mondialisation et les organisations internationales (Interactive Information Services). Elle a produit jusqu’à ce jour plus de 200 rapports détaillés sur ces sujets. Son travail s’est surtout distingué par les interviews d’experts qu’elle a pu réaliser pour tenter de comprendre le sens du nouveau langage employé par les organisations internationales: experts de l’ONU, de la gouvernance mondiale, des ONGs influentes. En 2001 elle a publié une synthèse analytique de ses travaux sur un site Internet américain: Hijacking Democracy – The Power Shift to the Unelected, dont elle a apporté quelques copies ici. En septembre 2003, elle a fondé à Bruxelles l‘Institute for Intercultural Dialogue Dynamics, dont l’objet est l’étude des concepts-clefs, valeurs et mécanismes opérationnels de la mondialisation. Ces dernières années, elle a participé à divers séminaires et conférences sur le thème de la laïcité

    JPSC

  • Belgique : "Donner un statut au foetus, c'est porter atteinte à l'accès à l'avortement"

    IMPRIMER

    Lu sur le site de l’hebdomadaire « Le Vif » le point de vue du président du CAL (Centre d’Action Laïque) présenté par « Belga » en ces termes :

    « L'ambition du gouvernement - portée par le ministre CD&V de la Justice Koen Geens - et de la majorité parlementaire, de modifier le Code civil de manière à offrir un statut pour l'enfant mort-né procède "insidieusement" d'une intention "idéologique" de "fragiliser les motifs à la base de la dépénalisation de l'avortement", estime le président du Centre d'Action Laïque (CAL), Henri Bartholomeeusen dans une lettre ouverte publiée jeudi :

    « Après dix ans de tentatives, le parlement est sur le point, en commission de la Chambre, d'avancer sur la reconnaissance du foetus, une manière d'aider les parents d'un enfant né sans vie à faire leur deuil.

    Un enregistrement et des modalités d'inscription seraient possibles à partir d'un seuil de 140 jours. Mais pour Henri Bartholomeeusen, ce serait "un comble" de voir un gouvernement à participation libérale laisser "le CD&V détricoter" la loi dépénalisant l'avortement, portée il y a 25 ans par la sénatrice libérale flamande Lucienne Herman-Michielsens.

    "Nous refusons que la douleur des personnes soit instrumentalisée à des fins idéologiques", écrit le président du CAL.

    "Les partis du gouvernement sont-ils conscients du fait que la reconnaissance d'un état civil, avec prénom et nom de famille, pour un foetus de 20 semaines, constitue une intrusion violente dans la manière de faire le deuil de cette grossesse? ", souligne-t-il.

    Il veut pour preuve de l'instrumentalisation idéologique de la douleur des personnes concernées que lors des auditions en commission parlementaire seuls des juristes ont été entendus et pas des psychiatres ou des psychologues.

    Le CAL se demande comment continuer à permettre aux femmes d'avorter à 12 semaines de grossesse "s'il est permis de donner un nom de famille aux restes d'une fausse-couche".

    Les laïques demandent le strict respect de l'autonomie de la femme tout en veillant à la singularité des individus confrontés à l'épreuve d'une fausse-couche. »

    Ref. « Donner un statut au fœtus, c’est porter atteinte à l’accès à l’avortement »

    embryon2_-_getty_images_48.jpgEn soi, le droit d’inscrire dans un registre public un fœtus né sans vie ne tranche pas la question de son statut et des conséquences qui devraient s’en suivre.   

    Mais cette question existe et mérite d’être posée en droit. L’embryon ou, a fortiori, le fœtus ne sont manifestement pas de simples objets, comme une chaise ou une table. Qu’ils n’aient pas d’existence autonome en dehors des personnes qui les portent n’implique pas que celles-ci disposent de tous les droits sur eux.

    Le droit, lit-on dans toutes les notices juridiques accessibles au grand public, distingue les personnes et les choses, les objets et les sujets de droit mais aussi les êtres vivants des personnes : les plantes et les animaux, bien que vivants, ne sont pas des personnes juridiques. Ils ne disposent pas de droits subjectifs.

    Seuls les êtres humains et tous les êtres humains sont dotés de la personnalité physique. La personnalité est un droit inné, un don de naissance qui ne souffre aucune exception: elle vient à l'homme avec la vie.

    Et la question sui generis qui  se pose au sujet de l'embryon humain est la suivante : biologiquement, l'embryon est défini par l'état de développement marqué par le passage d'une cellule unique à un ensemble complexe de cellules. Il s'agit des huit premières semaines après la fécondation, avant le développement du fœtus. C'est donc une entité humaine vivante destinée à devenir une personne à part entière, ce qui impose une protection de la future personne juridique : « Infans conceptus pro iam natus habetur quoties de eius commodis agitur » lit-on déjà dans les manuels de droit romain. Et cette question de principe dépasse le seul domaine du droit privé, comme celui des successions ou des assurances…

    JPSC

  • Avorter en Belgique : échec à la surenchère abolitionniste des sanctions pénales ?

    IMPRIMER

    De Jean-Jacques Durré sur le site interdiocésain francophone de Belgique :

    « 4 juillet 2018 :

    Au moment où la Commission Justice de la Chambre débat de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), deux pétitions circulent pour s’opposer à une dépénalisation totale. L’une émane d’un collectif de citoyens. L’autre met en exergue la menace qui pèse sur le personnel médical, en matière de liberté de conscience.

    avortement-1440619389_137234_1000x667x0.jpgAu moment d’écrire ces lignes, les discussions sont toujours en cours à la Commission Justice de la Chambre où les députés débattent de la sortie de l’IVG du code pénal. Pas moins de sept propositions sont été déposées, émanant de tous les partis. Certaines visent à ramener l’avortement à un acte purement médical, ce qui aura pour conséquence en quelque sorte, de « faire sauter les barrières » qui canalisent cette pratique, encadrée par la loi Lallemand-Michielsens de 1990, portant sur une dépénalisation partielle. Surprise: hier la majorité fédérale annonçait qu’elle allait déposer un projet de loi, issu d’un compromis sans doute âprement négocié entre les partis de la coalition. Selon l’agence Belga, la proposition de loi sera prise en considération ce jeudi 6 juillet ou le 13 juillet.

    Outre la sortie du Code pénal de faits prévus par la loi, le futur texte supprimerait la notion d’état de détresse de la femme exigé aujourd’hui pour recourir à une IVG, mais conserverait le délai de douze semaines pour recourir à l’acte, alors que certaines propositions soutenues par les milieux laïcs voudraient porter le délai à 18, voire 20 semaines. Dans la proposition que présenterait le gouvernement, le délai de réflexion de 6 jours, préalable à toute intervention, est conservé mais en cas de raison médicale urgente invoquée par la femme, on pourra prolonger de quelques jours le délai de 12 semaines de grossesse au-delà duquel l’avortement n’est plus autorisé. Enfin, le médecin qui refuse de pratiquer une IVG serait contraint de renvoyer sa patiente vers un confrère. A noter que si l’avortement est retiré du Code pénal, les sanctions à l’égard des actes réalisés hors respect des conditions sont maintenues.

    Parallèlement, le ministre de la Justice Koen Geens déposera rapidement un projet de loi permettant la reconnaissance du foetus. Pour l’équipe Michel, il n’y a là aucun lien à y voir. La majorité espère que l’opposition se joindra à la proposition de la majorité.

    Mise en garde des évêques et pétition

    L’accord a déjà été critiqué par le recteur de l’ULB, Yvon Englert, qui avait été auditionné par la commission de la Justice de la Chambre. Il regrette que la majorité ne touche pas au délai de réflexion et de grossesse, qui conditionne le droit à l’avortement, jugeant que ce délai de réflexion (6 jours aujourd’hui) « doit relever du colloque singulier entre le médecin et sa patiente ». Yvon Englert propose aussi de porter à 20 semaines de grossesse pour recourir à l’avortement. Réaction immédiate du chef de groupe MR à la Chambre, David Clarinval: « Yvon Englert critique la proposition de loi visant à sortir l’IVG du code pénal, alors qu’il ne l’a pas lue ! »

    Dans ce contexte, deux pétitions ont vu le jour dernièrement. La première initiative émane d’un collectif de citoyens et s’intitule « Lettre ouverte aux membres de la Chambre des représentants de Belgique concernant la détresse des femmes et jeunes filles confrontées à une grossesse non prévue ». On peut y lire notamment: « Nous pensons que le débat actuel ne pose pas la bonne question. Le fait de sortir ou non l’IVG du Code pénal ne nous semble pas la réponse adéquate à la seule vraie question : comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse, c’est-à-dire comment aider les femmes et les jeunes filles à ne pas se trouver enceintes sans l’avoir voulu, et d’autre part, comment améliorer l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d’une grossesse non prévue.« 

    La deuxième pétition concerne plus particulièrement la menace que ferait peser la dépénalisation totale de l’IVG sur les soignants: comme  le soulignent les experts soutenant la pétition,  » si l’avortement venait à être considéré comme un acte médical – ainsi qualifié par une loi distincte ou parce qu’il serait réglé dans la loi relative aux droits des patients – et non plus comme une infraction dépénalisée dans certaines circonstances, la liberté des institutions de soins et la liberté de conscience des soignants seraient gravement mises en danger. » Cette pétition a déjà récolté les signatures des soignants mais aussi de tous les citoyens voulant protéger la clause de conscience du personnel soignant, confronté aux demandes d’avortements.

    On ne peut en tous cas que regretter que le débat tourne à la cacophonie et prenne des allures de « gueguerre » entre majorité et opposition. Faut-il rappeler à nos élus que l’on parle ici de vie humaine. Personne dans ce débat n’a fait mention de cet élément qui doit primer sur tout. Personne non plus n’a aborder le cas de détresse que vivent nombre de femmes ayant eu recours à l’avortement. Ramener l’IVG à un acte purement médical, c’est nier la primauté de la vie.

    Rappelons que le 15 juin dernier, dans un communiqué, les évêques de Belgique ont attiré l’attention sur le danger que représente selon eux, le retrait de l’avortement du Code pénal: « c’est prendre le risque d’en faire une intervention médicale anodine. Non seulement, dans les cas prévus par la loi, l’avortement ne sera plus considéré comme une infraction. Il deviendra un droit. Celui qui posera des questions ou refusera l’avortement devra se justifier. Cela vaut tant pour le médecin que pour la femme concernée. Même si on conserve la clause de liberté de conscience, elle sera de moins en moins invoquée. Car un acte médical requiert une décision médicale, et non pas tant une décision de conscience ». Et d’ajouter: « L’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une ‘intervention’ ordinaire. Il ne sera jamais pratiqué de gaîté de cœur. Ce sera toujours un échec: il y aura toujours des perdants. Certes, en certaines circonstances, on peut se sentir perdu et désespéré. On se retrouve alors si seul, déboussolé. Une législation qui ferait de l’avortement une intervention ordinaire, fait très peu de cas du vécu, du ressenti des personnes. Pourquoi à ce moment-là demander aide et conseil? Les questions menacent de ne même plus être prises au sérieux. Ce qui ne fera qu’augmenter solitude et désarroi. »

    Ref. Deux pétitions pour s’opposer à la dépénalisation totale de l’avortement

    L’imputabilité d’un acte intrinsèquement mauvais est variable selon les circonstances, cela ne change rien à sa nature objectivement condamnable. On juge toujours des personnes. Autre chose est d’appeler le mal un bien.

    JPSC

  • Ce lundi 2 juillet, Stéphane Mercier était l'invité du Forum Catholique

    IMPRIMER

    C'est ici : https://rendez-vous.leforumcatholique.org/forum.php?id=109

  • Pour mes élèves : Bilan après deux ans et demi de renvoi, par Arnaud Dumouch, professeur de religion à l'Institut saint Joseph de Châtelet

    IMPRIMER

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/08/13/affaire-dumouch-le-dossier-s-enlise.html

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/01/13/affaire-belge-un-professeur-de-religion-catholique-perd-son-5744399.html

    http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2016/01/21/un-lynchage-post-leonardien-pas-tres-catholique-au-royaume-d-5747923.html

  • Sanctuaire de Banneux : souscription pour la réalisation d’un monument dédié à saint Josémaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei

    IMPRIMER

    affiche_banneux-page-001.jpg

    Les dons peuvent être versés sur le compte bancaire IBAN BE59 3631 7184 3826 BIC : BBRU BEBB avec la mention : « Monument saint Josémaria ». Tel. +32 (0)472 97 11 00  Email : iledemeuse@outlook.com

     JPSC

  • URGENT :deux pétitions à signer et à faire circuler pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique

    IMPRIMER

    Deux pétitions pour s'opposer à la dépénalisation totale de l'avortement en Belgique

    Alors que certains partis politiques poussent en direction d'un vote express pour une dépénalisation totale de l'avortement avant les vacances parlementaires du 21 juillet, alors que les partis ont auditionnés les "experts" qu'ils s'étaient choisis, voici que des citoyens prennent la plume et invitent leurs semblables à se joindre à eux par ces 2 pétitions : ils veulent ainsi faire entendre leurs voix à ceux qui, lors des élections prochaines,  demanderont leurs votes.

    La première Initiative est une lettre ouverte qui se trouve ICI.

    "Nous pensons que le débat actuel ne pose pas la bonne question. Le fait de sortir ou non l'IVG du Code pénal ne nous semble pas la réponse adéquate à la seule vraie question : comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse, c’est-à-dire comment aider les femmes et les jeunes filles à ne pas se trouver enceintes sans l’avoir voulu, et d'autre part, comment améliorer l'accueil, l'écoute et l'accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d'une grossesse non prévue."

    La deuxième, ICI , concerne plus particulièrement la menace que ferait peser la dépénalisation totale de l'IVG sur les soignants : comme  le soulignent les experts soutenant la pétition, " Si l'avortement venait à être considéré comme un acte médical - ainsi qualifié par une loi distincte ou parce qu'il serait réglé dans la loi relative aux droits des patients - et non plus comme une infraction dépénalisée dans certaines circonstances, la liberté des institutions de soins et la liberté de conscience des soignants seraient gravement mises en danger."

    Cette position est détaillée sur ce nouveau site qui recueille les signatures des soignants mais aussi de tous les citoyens voulant protéger la clause de conscience du personnel soignant qui est confronté aux demandes d'avortements.

    www.soignantSOSverzorger.be

  • Dimanche 1er Juillet 2018 (10h00) à l’église du Saint-Sacrement à Liège : Solennité de la fête des saints Pierre et Paul

    IMPRIMER

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_juillet2018.jpg

    MESSE GRÉGORIENNE, ORGUE ET VIOLONS

    DIMANCHE 1er JUILLET 2018 À 10 HEURES

     

    IMG_6965 - Copie.jpgL’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Le dimanche 1er juillet prochain, l’organiste Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers et l’Ensemble instrumental Darius ont choisi de privilégier la musique de l’âge baroque et la découverte d’un compositeur chilien d’aujourd’hui.

    Le propre grégorien de la messe de la Fête des saints Pierre et Paul est chanté par la Schola du Saint-Sacrement. Il commence par la mélodie de l’introït composée sur des paroles extraites des actes des apôtres et du psaume 138 illustrant la confiance en Dieu dans les épreuves et se termine par les Laudes Carolingiennes en l’honneur du Christ Vainqueur.

     

  • Belgique : la décomposition de la famille s'accélère

    IMPRIMER

    Lu dans l'édition du journal "Le Soir" de ce jour (p. 8) :

    Plus d’un bébé sur deux naît hors mariage 

    Les statistiques parlent d’elles-mêmes pour traduire l’évolution de la société belge. S’il était inconcevable il y a quelques décennies encore qu’un enfant naisse en dehors des liens sacrés du mariage, la tendance s’est inversée : pour la première fois, en 2015, plus de la moitié des enfants (50,6 %) sont nés de couples non mariés, ressort-il des chiffres de Statbel, l’office belge de statistique. La courbe des naissances survenues dans le mariage ne cesse de piquer du nez : au-dessus de 70 % en 2000 (et de 96 % en 1980), elle passe donc pour la première fois sous la barre des 50 % au niveau national, avec quelques disparités régionales. Si, en Flandre, le cap n’est pas encore dépassé (49,5 % en 2015), il a été franchi dès 2007 en Wallonie où seules quatre naissances sur dix étaient le fruit d’une union scellée par un mariage en 2015. Selon l’Office de statistique national, cependant, les deux Régions évoluent désormais au même rythme malgré un niveau de départ bien différent (un peu moins de 80 % en Flandre contre un peu plus de 60 % en Wallonie, en 2000).
     
    « La société belge a évolué très rapidement » 

    « C’est une tendance que l’on observe dans la quasi-totalité des pays développés. Ce qui est intéressant en Belgique, c’est la vitesse avec laquelle cela s’est fait. Le phénomène concernait environ 25 % des naissances en 2000, soit la même proportion que l’Allemagne et un peu moins que la Suède ou le Royaume-Uni (40 %). Quinze ans plus tard, elles ont doublé en Belgique pour dépasser les 50 %, contre un peu plus de 30 % en Allemagne et 50 % au Royaume-Uni. Par ailleurs, le phénomène est aussi lié à l’augmentation du nombre de divorces et au tassement de l’importance de la religion. »