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Belgique

  • La mort d'un grand communicateur

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    De Christian Laporte sur le site de la Libre :

    Armand Pirard avait transcrit le concile Vatican II à la RTB(F)

    L'abbé Armand Pirard s'est éteint lundi à 2h15 du matin chez les Petites Sœurs des Pauvres dans leur maison de la rue Haute à Bruxelles. Agé de 88 ans, c'est une figure importante de l'actualité religieuse de la RTB et de la RTBF qui rejoint ainsi nombre de pionniers des grandes et belles années de croissance de la télévision belge.

    Ce prêtre du diocèse de Liège qui resta très attaché à sa paroisse de Francheville près de Stavelot - où il avait même fait venir la télé publique pour une messe de minuit à Noël! - avait cependant travaillé d'abord sur le grand reportage aux côtés de Raoul Goulard.

    Dans les années 1960, il avait vu arriver bien avant d'autres l'essor de la vidéo et l'utilité de son usage à des fins pédagogiques et culturelles. Cela l'avait amené à créer le CTV sis à l'avenue des Nerviens aux abords du parc du Cinquantenaire à Bruxelles. Cette institution servit d'interface entre la production de reportages de société pas uniquement religieux du reste et leur diffusion sous forme de cassettes dans les écoles ou autres lieux s'adressant à la jeunesse mais aussi aux chrétiens en général. Il fut donc un des grands promoteurs des téléforums en Belgique francophone.

    Dans le sillage de Jean Paul II…

    Et toujours prêt à lancer de nouvelles initiatives qui insisteraient sur la place des médias modernes dans la diffusion de l'Evangile. Cela l'amena à assurer des cours au département de Communication sociale de l'UCL tout en devenant un pilier des messes télévisées où il était l'adjoint de l'abbé Zech. Il en assura moult homélies tout en s'investissant aussi dans la difusion de messes en Eurovision.

    Armand Pirard fut en même temps le journaliste-religieux belge qui connut sans nul doute le mieux la dimension internationale du pape Jean-Paul II. Il assura en effet le reportage de nombre de ses voyages, y investissant sans limite. Et ce très vite après que Karol Wojtyla se soit installé sur le trône de Pierre. Très classique sur le plan doctrinal, l'abbé Pirard était très ouvert à toutes les innovations médiatiques. En ce sens, il avait bien traduit les conclusions du concile Vatican II en termes médiatiques!

    "S'il fallait le caractériser par un mot" explique l'abbé Philippe Mawet qui avait pris le relais en 2006 aux messes radiotélévisées "c'est bien celui de fraternel… Armand l'était avec ses collègues mais aussi avec toutes les équipes de la RTBF qui appréciaient son compagnonnage et sa dimension très professionnelle".

    Bien qu'atteint déjà par la maladie, l'abbé Pirard participa encore à diverses grandes cérémonies et à diverses conférences de presse, ces dernières années au siège de l'Eglise catholique à la rue Guimard. C'était l'occasion d'évoquer l'un ou l'autre souvenir de ses reportages. Une de nos dernières grandes rencontres se situa avant la béatification de Jean-Paul II.

    Son attachement sans limités à son diocèse d'origine l'avait amené à fêter ses 60 ans de sacerdoce en 2011 à Liège mais ces dernières années, sa paroisse était celle de son successeur Philippe Mawet, curé de Saint-Alix qui lui a administré le sacrement des malades le jour de l'Assomption. Ce sera là qu'on célèbrera, probablement, ce samedi son A-Dieu…

    Hommage rendu par la RTBF Radio

  • La Libre, Van Rompuy et les "ultra-cathos" : un frère de Saint-Jean dénonce un article tendancieux et peu respectueux de la déontologie journalistique

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    Le frère Marie-Jacques de la Communauté Saint-Jean adresse cette réponse à l'article paru jeudi dernier (17 août) dans La Libre et intitulé "Des catholiques opposés à Van Rompuy qui ose le débat sur la fin de vie" (la première mouture de cet article, celle publiée sur l'édition papier, incriminait les "ultra-cathos" auxquels belgicatho était assimilé) :

    Madame, Monsieur

    Permettez-moi de réagir à votre article "Des catholiques opposés à Van Rompuy qui ose le débat sur la fin de vie", fort tendancieux et non respectueux du minimum de déontologie journalistique, surtout sur un sujet aussi délicat.

    Concernant Mr Van Rompuy, homme politique si respectable, qui a participé pourtant notamment à un débat à Liege il y a quelques années sur la profondeur de la doctrine sociale de l'Eglise, le titre de l'article semble insinuer "l'affront" de s'opposer à la parole réfléchie de cet homme politique. Or, sa compétence politique ne lui donne pas autorité pour se prononcer sur un domaine moral et d'autant plus vu sa gravité; et l'article ne mentionne pas volontairement qu'il fait partie des laïcs (qui se disent catholiques) membres de l'organisation qui gère les 15 hôpitaux des Frères de la charité et qui a voté cette euthanasie. Il parle en tant que membre du conseil de cette organisation, ayant choisi ce vote, pas à un autre titre. Ce n'est pas honnête de donner un poids à sa parole en se référant à d'autres attributions de cet homme.

    - De plus, la citation "le temps du Roma locuta, causa finita est" ne correspond pas du tout ni à l'attitude actuelle de Rome, ni aux circonstances. C'est le frère René Stockman, supérieur général des Frères de la charité qui a demandé leur avis, après avoir  avec ses Frères dit ouvertement leur désaccord avec cette décision, qui n'a pas été prise par les Frères de la charité comme tels mais par l'organisation laïque dans laquelle il n'y a que 3 frères minoritaires. Il était évident qu'il fallait une réponse puisque l'enjeu est de savoir s'ils peuvent continuer à assumer la responsabilité morale de ces hôpitaux (et les journaux ont bien attribué aux Frères une décision, qui ne dépendait pourtant pas d'eux), autrement dit si cette organisation peut se dire à l'avenir liée à leur Congrégation, et même si elle peut s'afficher encore comme catholique. C'est bien à Rome de se prononcer sur ces points.

    La citation latine de Mr Van Rompuy comme la tendance de l'article sont exactement dans la ligne de fond idéologique de la pensée et de la culture contemporaine, plus précisément occidentale, qui est devenue prédominante depuis un demi-siècle. Celle-ci est marquée en effet, comme l'ont souligné de nombreux auteurs, par le relativisme absolu et le primat absolu de l'opinion subjective. Tout jugement n'est plus que de l'ordre d'une opinion parmi d'autres. Oser émettre un jugement dépassant le subjectivisme de l'opinion et atteignant un certain niveau de vérité, c'est-à-dire tout simplement de respect et de manifestation du réel dans sa diversité et sa complexité, ne peut que susciter la suspicion, la réprobation et l'accusation d'intolérance. L'ouverture d'esprit consiste à assimiler tous les points de vue sans chercher à se poser la question de leur pertinence, c'est-à-dire de leur rapport au réel, donc de leur vérité. 

    En outre, cette culture est devenue essentiellement non seulement conditionnée mais déterminée par le mode affectif de l'émotion. L'adhésion de l'intelligence ne se fait plus en fonction du réel objectif qui se fait connaître et la détermine mais du mouvement affectif qui la précède. Aussi un argumentaire ne devra pas chercher à éclairer mais à susciter une émotion d'enthousiasme et d'agrément, ou au contraire de répulsion pour être respecté et reçu. Le tweet avec la citation latine joue précisément à ce niveau-là, en présentant l'autorité (qui est un service) de l'Eglise dans certains domaines comme un diktat tyrannique empêchant de penser, ce qui ne peut évidemment susciter que la répulsion. Le débat sur le fond est soigneusement évité. Une des phrases de l'article est quant à elle du même ordre : "proche des frères de la Charité belges qui ont osé mettre sur le tapis le débat de la fin de vie  - ce n'est pas vrai, c'est l'organisation laïque, et il n'y a pas de débat mais une décision - des personnes psychiquement au bout du rouleau" : là on joue sur la réaction émotive pour justifier la décision.

    Frère Marie-Jacques csj

  • Flandre : on réaffecte les églises à tours de bras

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    Lu dans le quotidien "Het Laatse Nieuws" (19 août, p. 6) :

    46 églises obtiennent déjà de nouvelles affectations : du centre de remise en forme au marché de l'alimentation

    Pour la troisième fois, le gouvernement flamand a approuvé une série de dossiers concernant des églises qui recevront une nouvelle destination. Cette fois, il y en avait 16, celles évoquées précédemment en totalisant déjà 30. Cela ressort des chiffres demandés par le parlementaire flamand Kurt De Loor (s.p.a). "Les exemples de bâtiments d'église qui ont déjà été réaffectés parlent vraiment à l'imagination", a déclaré De Loor. "Pensez à Holy Food Market à Gand ou aux églises qui ont été transformées en garderies, pistes de skateboard ou centres de bien-être aux Pays-Bas. "À Ypres, une église a été transformée en centre de conditionnement physique. Le quatrième appel est en cours. Les municipalités et les conseils d'église peuvent toujours présenter leur candidature jusqu'au 22 septembre.

  • Quand Notre-Dame dérange

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    assomption.jpgLa popularité de la fête de l’Assomption de la Vierge Marie dont Pie XII -inspiré par une croyance pérenne depuis les premiers siècles de l’Eglise- a proclamé le dogme en ce jour mémorable de la Toussaint 1950, ne se dément pas. A Liège encore cette année-ci, malgré le temps maussade, on se pressait à l’église du Saint-Sacrement où j’ai assisté à la grande messe chantée en son honneur. Et la chapelle toute proche du monastère des Bénédictines était également comble: une piété contre laquelle le regard condescendant posé sur ces pratiques par l’esprit qui souffle sur l’Eglise des temps nouveaux n’a aucune prise. L’article d’Anne Bernet que le bimensuel l’Homme Nouveau » publie sur son site, en témoigne :  

    « De Maria, nunquam satis », « s’agissant de Marie, ce n’est jamais assez. » dit un vieil adage. Comment, en effet, un vrai catholique pourrait-il se lasser de parler et entendre parler de Sa Mère céleste, alors qu’en égrenant son chapelet, il ne cesse de redire Son nom et de penser à Elle ? Toute nouvelle parution consacrée à la Sainte Vierge devrait être une occasion de joie. Reste que ce n’est pas, hélas, toujours le cas.

    Il y a deux ans, Mgr Le Tourneau et Pascal-Raphaël Ambrogi publiaient chez Desclée de Brouwer un Dictionnaire encyclopédique de Marie destiné à faire date, somme impressionnante que chacun devrait posséder. Après cela, s’aventurer sur le même terrain s’avérait risqué, sauf à choisir une approche diamétralement différente et à borner sérieusement ses ambitions. C’est ce qu’a fait l’équipe réunie autour de Fabienne Henryot et Philippe Martin pour donner à leur tour un Dictionnaire historique de la Vierge Marie (Perrin. 570 p. 27 €). Le volume ne compte que cent cinquante articles, nombre dérisoire comparé aux entrées du Le Tourneau/Ambrogi, par référence aux cent cinquante grains du Rosaire. C’est là, au demeurant, la seule concession faite par les auteurs à la piété catholique.

    Quel fil directeur ?

    Car de quoi s’agit-il ? D’étudier le rapport des croyants, fatalement trouble, infantile, maladif, psychotique, à la Mère de substitution qu’ils se cherchent dans les cieux, censée apaiser leurs craintes existentielles. Le ton est donné, entre mépris, ricanements et prétention scientifique. À travers une sélection impossible parfois à décrypter, - pourquoi tel sanctuaire et pas tel autre, tout aussi connu, voire beaucoup plus ? Pourquoi telle dévotion, telle confrérie plutôt que d’autres plus répandues ? Pourquoi s’intéresser à des sujets mineurs (le vaudou mais pas les premiers samedis du mois ? Les bandes dessinées pornographiques ayant Marie pour héroïne mais pas la médaille miraculeuse …) et se borner à effleurer des thèmes plus intéressants ? -, un fil directeur finit cependant par se dessiner et il agacerait si l’on ne s’avisait pas, au fond, du très bon côté de l’affaire.

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  • Le Comité central des Catholiques allemands critique la pratique belge de l'euthanasie

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    Le Comité central des Catholiques allemands critique la pratique belge de l'euthanasie

    La pratique de l'euthanasie belge est contraire aux principes fondamentaux de la dignité humaine, selon le Comité central des Catholiques allemands

    Le Comité central des Catholiques allemands (ZdK), l'organe consultatif et consultatif de l'Église catholique en Allemagne, se déclare préoccupé par la législation belge en matière d'euthanasie. Nous devons faire une distinction claire entre l'accompagnement aux mourants soucieux de la personne et le soutien actif au suicide, qui va à l'encontre de la dignité de la personne, suggère le président ddu Comité, Thomas Sternberg.

    L'euthanasie active, telle que pratiquée en Belgique, est et reste incompatible avec la doctrine catholique.

    Thomas Sternberg, ancien politicien démocrate-chrétien, interfère avec le débat belge sur l'euthanasie et la controverse sur le texte d'orientation des 15 institutions psychiatriques des Frères de la Charité. Ce texte n'exclut pas l'euthanasie pour les patients psychiatriques quand aucun autre traitement n'est disponible. La congrégation et ses institutions ont été appelées par le Vatican et le pape François à rejoindre la doctrine de l'Eglise sur la fin de vie.

    Sternberg préconise le renforcement des soins palliatifs et insiste sur le fait qu'il est incompréhensible qu'une congrégation catholique, même après une directive pontificale, reste déterminée à maintenir des dispositions en faveur de l'euthanasie active. Les soins dans les hôpitaux et les soins palliatifs ont été tellement développés que tous les patients ont aujourd'hui un accès sûr et égal aux différentes formes de conseil et de soins. En tant que chrétiens, nous prenons en considération le droit à l'autodétermination. Mais nous nous opposons à ce que l'on planifie la fin de la vie.

    Source: ZdK via kerknet

  • Euthanasie : les Frères de la Charité sur le point de se rallier aux positions romaines ?

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    Lu sur le quotidien "La Libre Belgique" de ce jour (18 août) (p. 10) :

    Euthanasie : les Frères de la Charité se rallieraient à l’enseignement de Rome 

    Pour autant, "un des trois frères siégeant au Conseil de l’organisation qui gère la quinzaine d’hôpitaux s’est rangé totalement derrière l’enseignement de l’Eglise", a expliqué le supérieur général de la congrégation, le père René Stockman, dans un entretien accordé au quotidien catholique italien "Avvenire". Le père Stockman, qui ne partage absolument pas le point de vue adopté par les Frères belges en matière d’euthanasie, a par ailleurs dit toute sa confiance dans le fait que les deux autres religieux se rallieraient également à ce point de vue, rapporte jeudi le site d’informations religieuses Kerknet. Le supérieur général espère par ailleurs que le conseil d’administration des institutions psychiatriques se ralliera à la position vaticane lors de sa réunion du 11 septembre. "Dans le cas contraire, ces institutions ne pourront plus faire partie de notre ordre", a-t-il rappelé.

  • Bruxelles, 2 septembre : cours sur l'avortement et sur l'idéologie du genre par Stéphane Mercier

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  • Quand la Libre épingle Belgicatho à tort

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    Ainsi, la Libre de ce jour (p. 9, rubrique "La journée") se croit autorisée à prendre à parti notre blog qui, selon la Rédaction de ce quotidien, s'en serait pris à Herman Van Rompuy. Nous avons publié hier les "utiles précisions" concernant l'affaire des Frères de la Charité autorisant la pratique de l'euthanasie dans leurs murs. A propos d'Herman Van Rompuy, il était seulement signalé ceci :

    "16) Herman van Rompuy, membre donc de ce conseil d’administration a réagi de la façon suivante à une interpellation sur Twitter du canoniste flamand Kurt Martens : « Le temps de "Roma locuta, causa finita" ("Rome a parlé, la cause est entendue") est désormais loin derrière nous. »

    17) Herman van Rompuy n’a pas commenté son tweet. Le Frère Stockman a déclaré le 14 août n’avoir aucune idée de l’intention de van Rompuy mais constater au travers de ce tweet un déclin du respect pour l’autorité du Vatican."

    Cela justifie-t-il que la Rédaction de La Libre, nous assimilant à toute la mouvance des sites qualifiés par elle d'"ultras-cathos", nous accuse de stigmatiser l'homme politique flamand ?

    Mise à jour (11H30) : Il est amusant de constater que, depuis la parution de ce "post", le site de la Libre a modifié l'article en question (sur l'édition en ligne) et qu'il n'est plus question d'"ultra-cathos" mais bien de "catholiques" !

  • Euthanasie : le supérieur général des Frères de la Charité met les points sur les "i"

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Euthanasie: mise au point du supérieur général des Frères de la Charité

    « Oui » à la vie, « non » à l’euthanasie

    La vie est une valeur absolue et l’euthanasie ne peut jamais être considérée comme un geste thérapeutique, rappelle, entre autres, le p. René Stockman, supérieur général des Frères de la charité.

    Dans un entretien accordé au quotidien catholique italien Avvenire, il explique que trois frères siègent au Conseil de l’organisation de la quinzaine d’hôpitaux placés sous l’égide de sa communauté et que les autres membres sont des laïcs.

    L’organisation qui gère les hôpitaux psychiatriques pour cette congrégation, en Belgique, s’est dite favorable à l’euthanasie des patients lorsqu’il n’existait pas de “traitement alternatif raisonnable”.

    Un conseil composé en majorité de laïcs

    La décision a été contestée par cette communauté religieuse elle-même et par la Congrégation romaine pour la vie consacrée.

    Le p. Stockman souligne que la congrégation religieuse à laquelle il appartient c’est une chose et le Conseil de l’organisation une autre chose: “Il y a d’une part la Congrégation des Frères de la charité qui se trouve en Belgique et d’autre part, l’organisme qui gère les structures sanitaires. C’est un organisme où sont présents trois de nos frères, mais la majorité est composée de laïcs. Parmi les conseillers, il y a aussi Herman Van Rompuy, qui a été le premier président du Conseil européen.”

    Par conséquent l’ouverture à l’euthanasie vient de cet organisme: “En dépit du fait que ce sont des laïcs catholiques, dans une réalité comme celle de la Belgique, on voit progresser une mentalité sécularisée où la Doctrine de l’Eglise est – injustement – considérée sur certains points comme quasi “dépassée”.”

    Le supérieur de la Congrégation a adressé une lettre à tous : “J’espère que dans la réunion du conseil du 11 septembre on reviendra à la ligne indiquée par le Vatican.”

    Il souligne que selon la loi belge “on peut dire non à l’euthanasie” dans une structure catholique.

    Il explique le choix de l’euthanasie du fait des pressions “culturelles, politiques, et sociales” liées à la sécularisation et “très fortes” aussi en milieu catholique. Il dit avoir insisté dans sa lettre sur “quatre points fermes” sur lesquels “aucun compromis” n’est possible.

    Quatre points fermes

    Le p. Stockman explique ces quatre points fermes: “En premier lieu, rappeler que le respect de la vie est une valeur absolue. Secundo, que l’on ne peut pas indiquer l’euthanasie comme une “solution” à un malade sans perspective de guérison. Tertio: l’euthanasie ne peut être considérée comme un acte médical. Quatrième et dernier point: l’euthanasie ne peut pas être pratiquée dans les hôpitaux qui se disent liés à notre congrégation religieuse. J’en ai parlé aussi avec le Secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, et il a confirmé que sur ce point, on ne fait pas de compromis.”

    Le supérieur général se dit confiant dans la réponse positive de l’organisme mais si la réponse ne l’était pas, “je crains, dit-il, que ces structures ne puissent plus à l’avenir se dire liées à notre congrégation”: “Ce serait l’unique, et douloureuse, possibilité.”

  • Frères de la Charité : d'utiles précisions

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    Paul Forget, sur sa page facebook, apporte les précisions suivantes :

    Comme des informations contradictoires et erronées circulent sur l’affaire des Frères de la Charité, je clarifie ici pour vous la situation.

    1) La congrégation des Frères de la Charité est une congrégation de religieux laïcs (non-prêtres) de droit pontifical. Elle dispose d’une province belge, la communauté des Frères de la Charité de Gand.

    2) Cette communauté a en charge des centres psychiatriques, pour environ 8000 patients, soit la plus grande partie de ces patients en Flandre.

    3) Depuis janvier 2015, l’ASBL « Provincialaat der Broeders van Liefde » a étendu la gestion des centres à des personnalités du monde académique et politique et n’est donc plus sous la seule responsabilité légale des Frères et de laïcs proches. Les Frères sont seulement 3 sur 14 administrateurs. 6 sont tout à fait indépendants de la Congrégation.

    4) Parmi ces administrateurs se trouvent Herman Van Rompuy, qu’on ne présente plus, l’ancienne sénatrice CD&V Bea Cantillon et Marcia De Wachter, directeur de la Banque Nationale de Belgique.

    5) En avril dernier, le conseil d’administration de l’ASBL a décidé d’autoriser et de soutenir l’idée de pratiquer l’euthanasie dans ses centres, y compris pour des malades psychiatriques n’étant pas en phase terminale.

    6) Dans la foulée, le Révérend Frère René Stockman, belge et supérieur général de la congrégation, a demandé au Vatican une enquête et une déclaration aux évêques de Belgique.

    7) Rapidement, l’évêque d’Anvers, Mgr Bonny déclare à un journaliste qu’il n’a pas lu l’entièreté du texte, mais qu’il suppose qu’il exprime la même pensée que les évêques de manière équilibrée.

    8) Le 22 mai, les évêques de Belgique publient une déclaration condamnant la position de l’ASBL « Provincialaat der Broeders van Liefde ».

    9) Successivement le Cardinal Parolin (secrétaire d’État du Vatican), le Cardinal Müller (ex-préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi), le Cardinal de Aviz (préfet de la congrégation pour les instituts de vie consacrée) et enfin le pape se sont saisis de l’affaire.

    10) Le Cardinal Müller demande alors au Frère Stockman de transmettre aux intéressés la condamnation du texte par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

    11) Après de nouvelles consultations, le Cardinal de Aviz mandate le Frère Stockman pour prendre les mesures nécessaires au nom du Vatican. Ces mesures peuvent aller jusqu’au désaccouplement des institutions psychiatriques de la Congrégation (et de la communauté gantoise) et à la perte de l’identité catholique pour les centres. Le conseil d’administration a jusqu’au 5 septembre pour revoir sa position.

    12) Le 10 août, la salle de presse du Saint-Siège confirme l’intervention personnelle du pape dans ce dossier.

    13) Le Saint-Siège n’a pas de pouvoir personnel sur des personnes qui ne sont ni religieux ni prêtres. Les non-religieux gardent donc au plan juridique un droit de vote dépourvu de toute contrainte, hormis au plan moral.

    14) Les religieux siégeant au conseil d'administration ont été invités à signer une lettre commune, adressée à leur supérieur général, déclarant qu’ils « appuient pleinement la vision du Magistère de l’Église catholique, qui a toujours affirmé que la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue, dès sa conception jusqu’à sa fin naturelle ». Ceux qui refuseraient encourront des sanctions canoniques.

    15) La réponse pourrait être retardée à la deuxième semaine de septembre en raison de l'agenda du conseil d'administration.

    16) Herman van Rompuy, membre donc de ce conseil d’administration a réagi de la façon suivante à une interpellation sur Twitter du canoniste flamand Kurt Martens : « Le temps de "Roma locuta, causa finita" ("Rome a parlé, la cause est entendue") est désormais loin derrière nous. »

    17) Herman van Rompuy n’a pas commenté son tweet. Le Frère Stockman a déclaré le 14 août n’avoir aucune idée de l’intention de van Rompuy mais constater au travers de ce tweet un déclin du respect pour l’autorité du Vatican.

  • Liège: fêter le 15 août à l'église du Saint-Sacrement

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    Le 15 août à Liège, la piété mariale se mêle volontiers au folklore populaire et c’est très bien ainsi. Plus insolite : cette année un groupe d’étudiants des écoles supérieures de musique a aussi voulu se réunir pour célébrer la Madone avec les plus beaux motets mariaux du répertoire classique. Au programme : Arcadelt, Liszt, Aichinger, Diogo Dias Melgas. Cela se passe au cours de la messe célébrée le mardi 15 août à 10h en l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132. Avec l’Ensemble polyphonique « VocA4 » réuni par l’association Foliamusica pour la promotion des jeunes talents (dir. C. Leleux) et l’excellent soliste du plain-chant de la messe, Peter Canniere (directeur de la Schola grégorienne de Leuven et professeur au « Gregoriaans Centrum Drongen »). A l’orgue : Patrick Wilwerth, chef du chœur universitaire de Liège. Bienvenue à tous.

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    LES ORIGINES DE LA FÊTE DE L’ASSOMPTION

    Très tôt, les premiers chrétiens ont eu le pressentiment que la Mère de Dieu, préservée de tout péché, ne pouvait pas avoir connu la corruption de la mort. Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l’Eglise. Au VIe siècle, la fête de la Dormition est déjà célébrée en Orient, vers la mi-janvier. Plus tard, l’empereur byzantin Maurice (582-602) la fixera définitivement au 15 août.

    La fête arrive à Rome grâce au pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse petit à petit en Occident : en 813, le concile de Mayence l’impose à l’ensemble de l’Empire franc. Peu à peu, la fête va prendre le nom d’Assomption mais l’Eglise ne ressent pas le besoin d’ériger en dogme cette croyance.

    C’est après la proclamation par Pie IX du dogme de l’Immaculée Conception, dans le grand courant de dévotion mariale du XIXe siècle, que des pétitions commencent à affluer à Rome pour que  soit officiellement défini le dogme de l’Assomption.

    C’est ce que fit solennellement le pape Pie XII le 1er novembre 1950 sur la place Saint-Pierre à Rome : « Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste » (constitution apostolique « Munificentissimus Deus »).

    Extraits des chants de la messe:

    Ave Maria, Jacob Arcadelt, Namur 1507-Paris 1568

    Franz Liszt, Doborjan, 1811-Bayreuth, 1886

     Moines de l'abbaye de Fontgombault, Chants grégoriens de l'Assomption

    Plus de renseignements : tel 04 344 10 89  ou e-mail : sursumcorda@skynet.be

    __________

    Une initiative de "Sursum Corda" asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Tel. 04.344.10.89.

    E-mail : sursumcorda@skynet.be. Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Faire un don ? Compte bancaire : IBAN BE58 0003 2522 9579 BIC BPOTBEB1 de Sursum Corda asbl, Rue Vinâve d'île, 20 bte 64, 4000 Liège.

    JPSC 

  • Le Vatican prend clairement position à propos du débat sur l’euthanasie dans l’organisation des Frères de la Charité en Belgique et demande au Supérieur général de prendre de nouvelles mesures

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    Communiqué de presse du Supérieur général des Frères de la Charité

    Rome, le 5 août 2017

    Le Vatican prend clairement position à propos du débat sur l’euthanasie dans l’organisation des Frères de la Charité en Belgique et demande au Supérieur général de prendre de nouvelles mesures.

    À la suite de la discussion qui a eu lieu ces derniers mois entre l’organisation des Frères de la Charité en Belgique et l’Administration générale des Frères de la Charité à travers le Supérieur général, le Fr. René Stockman, à propos de l’autorisation oui ou non de l’euthanasie à l’intérieur des établissements des soins de santé mentale des Frères de la Charité en Belgique, l’organisation belge avait pris la décision, au mois de juin de cette année, d’autoriser l’euthanasie sous certaines conditions à l’intérieur de ces établissements. Cette décision s’opposait à la vision de l’Administration générale de la Congrégation, et également au texte de vision des Évêques belges qui avaient avancé dans leur déclaration du 22 mai 2017 de ne pas pouvoir souscrire à l’application de l’euthanasie, dans ce cas auprès des patients avec un trouble psychiatrique.

    Par la suite, les dicastères concernés du Vatican – à savoir la Secrétairerie d’Etat, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée – avaient demandé au Supérieur général, le Fr. René Stockman, de présenter un rapport sur la situation dans la branche belge des Frères de la Charité. Le résultat était une prise de position claire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, demandant au Supérieur général de transmettre cette prise de position à l’organisation des Frères de la Charité en Belgique et leur demandant de se conformer à cette vision qui exclut toute forme d’euthanasie.  

    Après de nouvelles consultations entre ces trois dicastères et une consultation finale avec le Pape, le Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée, le Cardinal de Aviz, en tant que responsable du Vatican pour les congrégations de droit pontifical, a formulé dans une lettre au Supérieur général la procédure de suivi de ce dossier. Dans ce document, il félicite et encourage le Supérieur général pour sa prise de position claire à propos de l’euthanasie et il le charge et le mandate pour prendre de nouvelles mesures. Le Supérieur général mettra tout en œuvre pour conformer l’organisation à la vision de l’Église catholique et – à défaut de cela – il prendra les mesures juridiques nécessaires pour sauvegarder l’identité catholique et la position, les intérêts et les structures des Frères de la Charité et de leurs œuvres.

    En plus, il a été prié de demander aux frères qui sont membres du Conseil d’administration de l’organisation des Frères de la Charité en Belgique, de rédiger une lettre officielle dans laquelle ils déclarent au Supérieur général qu’ils suivent entièrement la vision du Magistère de l’Église catholique, affirmant depuis toujours que la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue, à partir du moment de la conception jusqu’à sa fin naturelle.

    L’organisation des Frères de la Charité en Belgique devra recevoir de nouveau la question de modifier le texte de vision sur l’application de l’euthanasie chez les patients psychiatriques, de telle sorte que la pratique soit conforme à la vision précitée du Magistère de l’Église catholique et également conforme au charisme des Frères de la Charité. Cela signifie que ledit texte de vision doit être adapté selon les principes suivants : l’affirmation que le respect de la vie est absolue ; le refus de considérer le manque de perspective chez un patient et le fait prétendu de ne plus pouvoir être traité comme des arguments pour autoriser l’euthanasie ; ne pas accepter que la pratique de l’euthanasie soit considérée comme un acte médical et ne pas accepter que l’euthanasie – si les conditions légales sont remplies selon le droit belge – ait lieu à l’intérieur de l’établissement des Frères de la Charité.

    Les frères en question et l’organisation ont été informés de la prise de position du Vatican et ils ont été invités à répondre de façon positive à ce qui leur est demandé dans un délai d’un mois. La Région belge des Frères de la Charité, les autres membres du Conseil de la Congrégation, les Évêques belges et le Nonce apostolique ont été également informés de cette évolution.

    Fr. René Stockman

    Supérieur général

    Frères de la Charité

    rene.stockman.fc@fracarita.org

    Lire sur zenit.org : Belgique : Rome demande aux Frères de la Charité de renoncer à l'euthanasie