Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Bioéthique

  • L'Université de la Vie 2019 "La vie à tout prix?" est en ligne sur le site d'Alliance Vita

    IMPRIMER

    C'est ici : http://www.universitedelavie.fr/mediatheque/

  • Comment une directrice de Planned Parenthood devint Pro-Vie après avoir assisté à un avortement sous échographie

    IMPRIMER

    Du site InfoChrétienne.com :

    Une directrice de Planned Parenthood devient Pro-Vie après avoir assisté à un avortement sous échographie

    Abby Johnson a toujours souhaité aidé les femmes dans le besoin autour d’elle. Et c’est cet engagement qui l’a conduite à faire carrière au sein de l’organisation Planned Parenthood, jusqu’à devenir directrice de clinique.

    Le Planned Parenthood est une organisation américaine fournissant des services d’avortement, de contraception ou de dépistage et traitement des MST. Convaincue et dévouée à la cause des femmes qu’elle espérait servir, Abby est au fil des ans, de plus en plus troublée par les choses qu’elle voit au sein de sa clinique, comme elle le décrit dans son blog. Elle continue toutefois son travail, toujours désireuse d’aider le plus grand nombre.

    Mais le 26 septembre 2009, alors qu’elle assiste à un avortement guidé par échographie, elle regarde effarée la lutte d’un foetus de 13 semaines pour échapper à la succion de l’avortement.

    « Quand il a touché le côté du bébé, le bébé a sauté et il essayait de fuir. »

    Elle a vu le bébé être démembré lors de l’intervention pour finalement complètement disparaitre de l’écran de l’échographie. En quelques minutes l’avortement était fini.

    « J’ai été témoin d’une mort. J’ai été témoin d’une réponse humaine, cette réponse ‘combat ou fuite’ (Fight or Fly) qui est en chacun de nous. »

    L’avortement guidé par échographie ne fait pourtant pas partie du protocole du Planned Parenthood, mais ce jour là le médecin a insisté pour procéder ainsi, assurant qu’Abby en retirerait un enseignement.

    Suite à cet événement, Abby n’a plus pu envisager un embryon ou un foetus comme un simple amas de cellules, et elle devenu un ardent défenseur des bébés à naître.

    Abby raconte que la question qu’elle a le plus entendue avant un avortement est, « Est-ce que mon bébé sentira quelque chose ».

    « Pas… Est-ce que mon embryon sentira ? Pas… Est-ce que mon foetus sentira ? Mais… Est-ce que mon bébé sentira ? »

    Et à cette question, Abby répondait toujours qu’à 13 semaines, le foetus ne ressent rien, parce que c’est ce qu’on lui avait appris. Pour Planned Parenthood, le foetus n’aurait pas de développement sensoriel avant 28 semaines.

    Voir ce bébé essayer d’échapper à la canule a été un déclic dans la vie de la jeune directrice. Elle a stoppé ses activités, démissionné et est devenue l’une des oratrices Pro-Vie les plus connues aux États-Unis.

    Aujourd’hui, Abby voyage à travers le monde pour partager son histoire, éduquer le public sur les questions relatives à la vie, défendre les droits des enfants à naître et contacter le personnel des cliniques d’avortement qui travaillent encore dans le secteur. Elle est la fondatrice de And Then There Was There, un ministère conçu pour aider les travailleurs des cliniques d’avortement à sortir de l’industrie. À ce jour, ce ministère a aidé plus de 430 employés à quitter le secteur de l’avortement. Abby vit au Texas avec son mari et ses sept enfants.

    Son histoire a fait le tour du pays et elle sera bientôt porté à l’écran dans le film Unplanned, co-écrit par Cary Solomon et Chuck Konzelman, les scénaristes et coproducteurs de God is not Dead.

    Ne manquez pas la bande-annonce en VO. Il n’existe pas encore de version française.

    H.L.

  • La Vie à tout prix ? L'Université de la Vie 2019 sur KTO

    IMPRIMER

    Quand les lois du marché s'invitent dans la procréation et que l'enfant devient une marchandise que l'on peut acquérir à n'importe quel prix, peut-on accepter toutes les techniques de procréation au nom du désir d'enfant ? Nous réfléchirons ensemble à d'autres chemins possibles, à une fécondité qui consent à ses limites. Conférence de l'Université de la Vie du lundi 14 janvier 2019.

    LA VIE SOUS CONDITIONS ?

    Avec les progrès du diagnostic anténatal, qui permet de déceler très tôt un handicap chez l'enfant à naître, ce qui amène parfois à une interruption médicale de grossesse, est-il encore possible d'accueillir inconditionnellement la vie de chaque être humain ? Cette question se pose aussi face aux cas de grande dépendance et de fin de vie, avec la tentation de l'euthanasie. Conférence de l'Université de la Vie du lundi 21 janvier 2019.

    VOIR également la médiathèque de l'Université de la Vie sur le site d'Alliance Vita

  • La vie : à quel prix ?? L'Université de la Vie 2019

    IMPRIMER

    Du site de l'Homme Nouveau :

    Université de la vie 2019 : la vie à quel prix ??

    Rédigé par Caroline Roux, déléguée générale adjointe & directrice de VITA International, propos recueillis par Adélaïde Pouchol le  dans Religion

    Université de la vie 2019 : la vie à quel prix??

    Depuis plus de 10 ans, l'association Alliance Vita dont l'objectif clairement affiché est de "décrypter pour informer et mobiliser pour protéger", organise des universités de la vie, autrement dit un cycle de conférences sur plusieurs soirées autour de thèmes qui touchent la bioéthique. Caroline Roux, déléguée générale adjointe et directrice de VITA International, présente l'Université de la vie 2018 pour L'Homme Nouveau. 

    Alliance Vita organise en janvier prochain une nouvelle édition de l’Université de la Vie, sur le thème « La vie, à quel prix ? ». Pourquoi ce thème et que recouvre-t-il exactement ?

    Ce thème « La vie, à quel prix ? » englobe les questions éthiques posées au niveau national, alors que la révision de la loi bioéthique est en débat en France, mais aussi à l’échelle internationale. On aurait pu croire que la vie humaine serait progressivement plus protégée avec l’abolition de l’esclavage ou la lutte internationale contre le trafic des êtres humains. Pourtant, à notre époque, la valeur attribuée à la vie est au centre des enjeux liés à la procréation. Quand cette valeur devient relative, on aboutit à l’avortement ou à considérer que certaines vies ne valent pas la peine d’être vécues car le fœtus présente un handicap. Et d’un autre côté, les techniques de procréation artificielle permettent de fabriquer la vie avec une nouvelle forme d’acharnement procréatif qui conduit à une surproduction d’embryons humains, à leur sélection, et à leur destruction en grand nombre. Nous sommes plongés dans une nouvelle forme d’eugénisme largement passée sous silence au nom d’une science toute-puissante. En « déshumanisant » le début de la vie, la non marchandisation du corps est remise en question, comme on le voit dans certains pays avec le commerce des gamètes, des mères porteuses et des enfants nés par GPA. 

    Avec les biotechnologies, on atteint aujourd’hui la racine de la vie avec le pouvoir de faire des manipulations génétiques au stade embryonnaire qui pourraient aboutir à changer la nature humaine elle-même. 

    Cette volonté de maîtriser la vie se retrouve en cas de grande dépendance et de fin de vie avec la tentation de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie. Plus globalement, l’exclusion grandissante des personnes âgées doit nous alerter sur la manière dont notre société considère la vulnérabilité. À tous les stades de la vie se dessine la même difficulté à appréhender la fragilité humaine.

    Lire la suite

  • Les 14, 21, 28 janvier, le 4 février 2019 : l'UNIVERSITE de la VIE avec ALLIANCE VITA "La Vie à quel prix ?"

    IMPRIMER

    Solidaires des plus fragiles...

    Cette année, les quatre soirées de formation organisées par l’association en visioconférence auront pour thème : La vie, à quel prix ? Les participants se retrouveront les lundis 14, 21, 28 janvier et le 4 février 2019 dans plus de 140 villes en France et à l’étranger pour suivre en direct exposés, débats et tables rondes sur des sujets d’actualité.  

    A l’heure où le gouvernement s’apprête à déposer un nouveau projet de loi bioéthique, experts et grands témoins croiseront leurs regards pour aborder des questions cruciales, parmi lesquelles :

    Faut-il fabriquer la vie à n’importe quel prix ? Toute vie vaut-elle la peine d’être vécue ? Comment manifester la valeur de la vie fragile ? Peut-on protéger l’Humanité contre les excès du marché ?

    Présentant sur son affiche un enfant sur le plateau d’une balance, cette nouvelle session de l’Université de la vie abordera de façon inédite de multiples problématiques : désir d’enfant, procréation artificielle, gestation par autrui, marchandisation du corps, handicap, dépendance, vieillissement, fin de vie, etc.

    Parmi les personnalités attendues, outre Tugdual Derville, François-Xavier Pérès,Caroline RouxBlanche Streb et Olivier Trédan, d’Alliance VITA, interviendront :

    • Michael Lonsdale, comédien
    • Olivier Rey, philosophe,
    • Clotilde Noël, à l’initiative de la communauté « Tombée du nid« ,
    • Maître Adeline le Gouvello, avocate de « Juristes pour l’enfance« ,
    • Dr. Xavier Mirabel, cancérologue,
    • Benoît Clermont, auteur avec sa femme de « Gaspard, entre Terre et Ciel« ,
    • Bertrand et Gaëlle Lionel-Marie, responsables bioéthique nationaux des AFC,
    • Sophie et Cédric Barut, auteurs de « Je rentrerai avant la nuit« ,
    • Le Général Henri Marescaux, fondateur d’une association d’aide aux prostituées. 

    D’autres invités exceptionnels, témoins ou experts, interviendront au plan national ou local.

    Plus de 35 000 personnes au total ont déjà participé aux cinq précédentes éditions nationales de l’Université de la vie d’Alliance VITA en faisant le tout premier évènement bioéthique national.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site :

     Université de la Vie Inscription en ligne
  • Quand un chercheur chinois affirme avoir contribué à la naissance de bébés génétiquement modifiés

    IMPRIMER

    De Sixtine Chartier sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Bébés génétiquement modifiés : quelles implications éthiques ?

    Un chercheur chinois affirme avoir contribué à la naissance de bébés génétiquement modifiés. Une grande première qui suscite de vastes questions éthiques... et des doutes. L'université du chercheur ne soutient pas la démarche et conteste ses méthodes.

    [L'article a été modifié suite à la publication du communiqué de l'Université de Shenzhen.]

    Les premiers « bébés OGM » de la planète seraient nés en Chine. C’est en tout cas ce qu’a annoncé le scientifique chinois Hé Jiankui, de l'Université de Shenzhen, dont les propos ont été rapportés par l’agence américaine Associated Press, le 26 novembre. Cette annonce n'a cependant fait l'objet d'aucune publication scientifique, ce qui signifie qu'elle n'a pas été vérifiée de façon indépendante par la communauté des chercheurs. Il s’agirait de jumelles dont l’ADN a été modifié afin de les rendre résistantes au virus du SIDA.

    Le chercheur chinois dit avoir utilisé la technique CRISPR-Cas9, plus connue du grand public sous le nom de « ciseaux génétiques » pour parvenir à ses fins. Une méthode, peu coûteuse et relativement facile à mettre en place, qui fait beaucoup parler d’elle depuis quelques années. Utilisée jusque-là au niveau expérimental, son application clinique n’avait jamais été réalisée. Autrement dit, les embryons humains modifiés n’étaient jamais réimplantés dans un utérus en vue d’une naissance. Ce serait désormais chose faite.

    La communauté scientifique a accueilli cette annonce avec une grande circonspection, à commencer par l'université de Shenzhen, dont est issu le chercheur. Dans un communiqué publié le 26 novembre, elle a affirmé avoir été « profondément choquée par cet événement ». « La recherche a été conduite en dehors du campus et n'a été signalée ni à l'université ni à son département », poursuit le communiqué, mentionnant que He Jiankui était en congé sans solde depuis février 2018 et jusqu'à janvier 2021. Elle regrette par ailleurs que le chercheur, en utilisant CRISPR-Cas9 pour modifier des embryons humains ait « sérieusement violé l'éthique académique et les codes de conduite ».« Je suis favorable à un moratoire sur l'implantation d'embryons modifiés », a réagi Feng Zhang, membre du Broad Institute du MIT et d'Harvard et un des co-inventeurs de la technique de modification du génome CRISPR-Cas9, dans la revue MIT Technology« Profondément préoccupé », il a également estimé que les risques de l'expérimentation surpassent les bénéfices. À la veille du deuxième sommet international sur l’édition du génome humain, à Hong Kong, la discussion entre scientifiques devrait s'intensifier.

    Avons-nous basculé dans une nouvelle ère ? Nous avons listé les cinq questions majeures que posent l'application clinique de cette technique scientifique :

    >>> Les 5 problèmes éthiques posés par la modification génétique d'embryons humains

  • La France est-elle eugéniste ?

    IMPRIMER

    Du site genethique.org, cette question aisément transposable à la réalité belge :

    POLÉMIQUE : LA FRANCE EST-ELLE EUGÉNISTE ?

    Polémique : la France est-elle eugéniste ?

    « Tout ceci a un nom, c’est l’eugénisme ». La polémique bat son plein depuis les propos de Laurent Wauquiez dimanche au meeting de Sens commun (cf. PMA pour toutes et eugénisme : les propos de Laurent Wauquiez provoquent le débat). Les politiques saisissent cette opportunité pour se positionner, la ministre de la santé et des solidarités, Agnès Buzyn, elle, va plus loin et cherche à se défendre sur le fond en déclarant ce lundi : « Aujourd’hui, aucune politique publique en France, heureusement, n’induit de l’eugénisme. L’eugénisme, c’est le fait de vouloir faire une sélection génétique pour aboutir à des hommes parfaits. (…) Aucun acte médical en France ne peut conduire à l’eugénisme. C’est dévoyer le sens des mots ». Une tentative de justification de ce qui se fait depuis de nombreuses années, que remet en cause, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Lejeune[1], qui constate que le mot même d’eugénisme est utilisé par ceux qui en assument la mise en œuvre. Décryptage. 

    Qu’entend-on par « eugénisme » ?

    Le terme eugénisme signifie en grec « bien engendré ». L’eugénisme est définit comme la « théorie cherchant à opérer une sélection sur les collectivités humaines à partir des lois de la génétique »[2].Des théories pensées dès Platon, et reprises au XIXème siècle par Charles Darwin ou encore par Francis Galton (cf. Faut-il parler d’eugénisme ?). Rappelons que le Conseil d’Etat s’était essayé à définir l’eugénisme en 2009 lors de ses travaux sur la révision de la loi bioéthique de 2011 : l’eugénisme « peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État et contraire à la dignité humaine. Il peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents dans une société où primerait la recherche de ‘l’enfant parfait’ ».

    En France, l’article 16-4 al 2 du code civil est, sur cette notion, catégorique : « Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite ».

    Si cet interdit fondateur, conséquence directe du principe qui le précède  (article 16-4 al 1) : « Nul ne peut porter atteinte à l'intégrité de l'espèce humaine », semble limpide, des comportements insidieux dans le domaine de la médecine prénatale ont été mis en  place, justifiés par des constructions plus ou moins assumées.

    L’eugénisme, un « ordre établi » dans le diagnostic prénatal de la trisomie 21

    Le constat est indiscutable : aujourd’hui, la politique de diagnostic prénatal de la trisomie 21 conduit à l’avortement de 96% des enfants détectés, éventuellement jusqu’au jour de la naissance[3]. Nous assistons à l’éradication d’une population sur la base de son génome.

    Les commentaires ne manquent pas pour justifier l’élimination massive de ces personnes trisomiques avant leur naissance.

    Il y a déjà 20 ans, le professeur Jacques Milliez écrivait : « Il est généralement admis, par exemple, qu’ (…) un fœtus atteint de trisomie 21 peut, légitimement au sens de l’éthique collective et individuelle, bénéficier d’une interruption médicale de grossesse. Il existe une sorte de consensus général, une approbation collective, un consensus d’opinion, un ordre établi en faveur de cette décision, au point que les couples qui devront subir une interruption de grossesse pour une trisomie 21 ne se poseront guère la difficile question de la pertinence de leur choix individuel. La société en quelque sorte, l’opinion générale, même en dehors de toute contrainte, a répondu pour eux. Tout le monde ou presque aurait agi de la même façon. L’indication paraît même tellement établie que les parents considèrent en quelque sorte que c’est un droit. Qui d’ailleurs songerait à leur disputer ? L’économie sera faite ici de lancinantes interrogations sur la pertinence du choix »[4].

    Lire la suite

  • Bruxelles, 27 novembre : Bernard Noirot-Nérin - Vous aviez dit que j'allais mourir !

    IMPRIMER
    https_%2F%2Fcdn.evbuc.com%2Fimages%2F52696797%2F281892254075%2F1%2Foriginal.jpg
     

    Bernard Noirot-Nérin - Vous aviez dit que j'allais mourir !

    Et toi, que ferais-tu si ton compagnon ou ta compagne était victime d’un grave accident?

    Que ferais-tu s’il tombait dans un coma profond ?

    Que ferais-tu si tous les médecins, l’un après l’autre, la condamnaient ?

    Que ferais-tu si elle se réveillait un jour, subitement ?

    Que ferais-tu si elle n’était plus comme avant ?

    Et si elle t’enjoignait de refaire ta vie ?

    Après cela...

    Comment élever des enfants ?

    Comment gérer ce nouveau quotidien ?

    Comment reconstruire et maintenir en vie son couple ?...

    Directeur Conformité et membre du Comité Exécutif d'une compagnie d'assurance vie, est en charge de la conformité, l'éthique et la responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE), Bernard Noirot-Nérin voit sa vie basculer lorsque son épouse, Anne-Claire, est victime d’un grave accident de vélo.

    Enfermée dix mois dans un long coma, la mort frôlée à trois reprises, les médecins ne lui accordent plus de chances de s'en sortir...

    Mais Anne-Claire se réveille soudainement après ces longs mois! C’est amnésique et paralysée qu’elle doit reconstruire sa vie, et lui avec elle. Bernard et Anne-Claire sont parents de quatre enfants...

    Dans deux livres, "Petit Journal d'Espérance", et "Vous aviez dit que j'allais mourir", il témoigne de son combat et de son expérience face à l'incertitude, au chagrin, et enfin au renouveau qui a suivi le retour à la vie de sa femme...

    Nous vous attendons nombreux ce Mardi 27 Novembre 20h15, à l'UOPC (Hermann-Debroux), pour profiter et discuter de cette expérience de vie !

    La conférence sera suivie d'un chaleureux drink, d'une dédicace et vente de livres de l'auteur !

    Au plaisir de vous accueillir nombreux,

    A très bientôt,

    L'équipe des Soirées de la Bioéthique

    - Sponsorisés par l'Institut européen de Bioéthique -

    PAF (à payer sur place) :

    -26 ans et étudiants: 3€

    Adultes : 5€

  • La matrice du transhumanisme est cette reconstruction de l'humain que la fécondation in vitro nous impose depuis quarante ans

    IMPRIMER

    De Jean-Marie Le Méné dans Valeurs Actuelles repris dans "Le coin des experts" de genethique.org :

    "LA MATRICE DU TRANSHUMANISME EST CETTE RECONSTRUCTION DE L’HUMAIN QUE LA FÉCONDATION IN VITRO NOUS IMPOSE"

    Derrière toute PMA, quelle qu'en soit sa finalité, se découvre la conception d'un humain manipulable, dissécable, congelable, triable et destiné à répondre à la solvabilité du marché, dénonce le magistrat et président de la Fondation Jérôme-Lejeune.

    La couverture récente d’un magazine représentant un journaliste, son compagnon et leurs filles, issues d’une gestation pour autrui (GPA), illustre une double déconnexion. Entre la loi et les mœurs d’abord : quand une chose est faisable, éthique ou pas, avec ou sans loi, elle se fait. Les mœurs précèdent la loi. Déconnexion aussi entre les mœurs et la technique. Avant que l’opinion publique n’en prenne conscience, des découvertes scientifiques entrainent des applications technologiques susceptibles de modifier les mœurs. Ainsi, l’actualité sociétale dont témoigne cette couverture – la GPA – est-elle déjà dépassée par l’actualité scientifique.

    En effet, le 11 octobre dernier, des scientifiques chinois ont publié, dans Cell Press, un article démontrant qu’ils avaient réussi à fabriquer des souriceaux à partir de deux parents de même sexe. Les souriceaux issus de deux mères ont survécu et donné une descendance. Les souriceaux issus de deux pères n’ont pas survécu au-delà de 48 heures. Les auteurs de cette publication auraient réussi à neutraliser les régions du génome « à empreinte » paternelle ou maternelle qui rendent nécessaire la fécondation hétérosexuelle. Mais l’expérimentation comporte des zones d’ombre et elle est loin de pouvoir s’appliquer à d’autres espèces, notamment à l’espèce humaine. Il est évident que la piste de recherche visant à fabriquer des embryons humains issus de parents de même sexes sera poursuivie et que les pratiques de PMA/GPA en seront impactées. L’utérus artificiel fera le reste et la GPA ne sera plus nécessaire.

    Celi devrait nous conduire à mettre l’accent sur un aspect indigent de la réflexion bioéthique : la déréglementation de la recherche sur l’embryon qui alimente les transgressions que nous critiquons. Le seul sujet de bioéthique capable de susciter de l’intérêt est le bloc PMA pour toutes/GPA. Subtilement, le politique acceptera la PMA pour toutes et refusera la GPA. Et le débat prendra fin. Mais on n’évoque là que la partie émergée de l’iceberg. Or, ce que l’on oublie de commenter et qui figure dorénavant dans toutes les lois de bioéthique est plus grave. C’est la libéralisation progressive des diverses modalités de la reproduction pour répondre, non aux besoins des parents ou de la médecine, mais aux aspirations d’un marché qui crée à la fois l’offre et la demande. D’ores et déjà se profile la création d’embryons à trois parents, d’embryons chimériques homme/animal, d’embryons transgéniques modifiant la descendance, en attendant la création d’embryons par reproduction non sexuée qui fera partie des possibilités offertes dès que la technique sera au point. L’efficacité conduit à adosser ces évolutions à la mise en banque des gamètes, à l’extension du contrôle génétique avant la procréation, au cours de la fécondation in vitro et jusqu’au terme de la grossesse.

    Il est temps de réaliser que la matrice du transhumanisme est cette reconstruction de l’humain que la fécondation in vitro nous impose depuis quarante ans. Dans ce bric à brac transhumaniste, la PMA pour toutes et la GPA sont des déclinaisons, des variantes, des options au gré des modes. Refuser l’une ou l’autre de ces transgressions est modérément utile si l’on n’interroge pas la source qui leur permet de se développer, à savoir le principe même de la PMA. Comment critiquer efficacement des pratiques en restant à l’intérieur même du cadre qui les perfectionne ? Cela signifie que se contenter de disqualifier la PMA destinée aux couples homosexuels, tenue pour non médicale, au profit de la PMA réservée aux couples hétérosexuels, tenue pour médicale, revient à nourrir le système qui continuera à imposer ses produits dérivés au fur et à mesure des avancées technologiques. La PMA qui est historiquement une transposition dans l’espèce humaine des techniques d’élevage et d’amélioration des races animales est de nature antispéciste. Réduite à un appariement de cellules, rien ne distingue la conception d’un enfant de celle d’un animal. La PMA n’est donc jamais médicale tant que l’embryon humain peut être fait, défait, refait, parfait pour répondre à la solvabilité du marché. La véritable disruption transhumaniste n’est ni la PMA pour toutes ni la GPA, qui sont des bricolages surannés, mais l’hubris consistant à assembler l’humain sur une chaîne de montage, le trier, le congeler, le décongeler, l’augmenter, le transférer, le céder à des tiers, le livrer à la recherche, le disséquer sur des paillasses et le détruire à péremption. La détermination à voir un « progrès » dans la PMA est la première marche du transhumanisme.

    Article publié initialement dans le magasine Valeurs actuelles du 1er novembre 2018 sous le titre : PMA : la partie émergée d’un redoutable iceberg, p. 83-84.

  • Bioéthique : tout est lié !

    IMPRIMER

    Du site "Ecologie humaine" : 

    BIOÉTHIQUE : TOUT EST LIÉ !

    Tribune de Blanche Streb, auteur de Bébés sur mesure : le monde des meilleurs, paru en juin 2018 aux éditions Artège. Ce propos est issu d’une conférence tenue le 3 octobre 2018 à Sainte Foy-Lès-Lyon.

    « Chers tous,

    Certains enfants sont déjà en âge de prononcer ces quatre mots : « Je suis un OGM », un organisme génétiquement modifié…

    Ils sont nés d’une technique de procréation artificielle qu’on appelle la Fécondation In Vitro à trois parents, ou FIV 3 parents. Pour se faire, on utilise deux ovules – l’un de la femme souhaitant être mère biologique, l’autre d’une donneuse – et un spermatozoïde. Trois personnes sont donc intervenues dans la conception de ces enfants.

    On peut dire que ce sont des bébés génétiquement modifiés car ils sont créés dès leur première cellule, avec l’ADN de trois personnes. Ils sont nés en Ukraine, au Mexique : où ce n’est pas autorisé mais tout simplement pas interdit. C’est déjà légalisé au Royaume-Uni et le sera peut-être un jour en France.

    Cette FIV 3 parents a pour objectif affiché d’éviter des maladies graves et rares. Mais cette technique ne guérit personne ; elle fabrique quelqu’un…

    La FIV 3 parents fait de l’enfant ainsi né un cobaye, le cobaye de la technique qui a contribué à le faire naitre. Ni sûre ni efficace. Ce n’est même plus un essai sur l’homme, c’est un essai d’homme.

    Derrière cet objectif affiché se cache une autre réalité : un prétendu rajeunissement des ovules. Qui constitue un grand marché que certains entendent bien exploiter pour leur propre profit.

    Et voilà comment en quelques lignes, vous venez de plonger dans des problématiques bien réelles de bioéthique

    La bioéthique rassemble les questions qui touchent à l’éthique et à la vie ; questions morales qui concernent la recherche, la biologie, la génétique, la santé…

    Vous sentez-vous concerné par la bioéthique ?

    Peut-être pas. Peut-être pas encore. Pourtant les biotechnologies s’intéressent tant à l’homme…. nous devrions aussi nous y intéresser !

    Les mauvaises décisions prises en matière de bioéthique ont un impact concret sur notre société.

    « Rien de ce monde ne nous est indifférent ». Voilà une phrase du Pape François qui bouscule. Laudato Si’ est une encyclique éclairante qui nous invite à changer le monde. Changer le monde ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Peut-être d’abord essayer de changer soi-même, pour commencer…

    Voici trois prises de conscience majeures auxquelles nous invite Laudato Si’.

    Lire la suite

  • Mgr Michel Aupetit : « En libéralisant la PMA, nous créons des souffrances futures »

    IMPRIMER

    Interview de l’archevêque  de Paris par Antoine Pasquier et Samuel Pruvot  pour le magazine « Famille Chrétienne » :

    « EXCLUSIF - L’archevêque de Paris ne mâche pas ses mots après le dernier avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). L'ancien médecin juge que l’embryon n’est plus protégé par la loi qui cède à la volonté du plus fort.

    Quel regard portez-vous sur l’avis du CCNE qui recommande l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la libéralisation de la recherche sur l’embryon ?

    Ces deux points se rejoignent. Ceux qui sont sans-voix demeurent sans-voix. La France refuse toujours de statuer sur l’embryon alors que d’autres pays l’ont déjà fait. L’embryon n’est pas protégé par la loi ; il n’a pas même droit à la parole. Une larve de scarabée doré est certainement mieux protégée aujourd’hui qu’un embryon humain ! Au lieu de protéger le plus faible, ce qui est sa mission normalement, le droit se met aujourd’hui au service de la volonté du plus fort. Nous avons tous été un embryon à un moment donné. Nous étions totalement dépendants de la volonté de nos parents. Mais une chose est de dépendre de nos parents, qui nous ont accueillis avec amour, et une autre d’être à la merci d’une volonté coercitive.

    En quoi cette logique de domination est-elle présente dans la PMA ?

    De quel droit les parents font-ils peser sur leurs enfants leur désir ? Demain, ils voudront choisir aussi leur morphologie !? En libéralisant la PMA, nous sommes en train de créer des souffrances futures. J’ai constaté que les jeunes chrétiens de cette génération sont plus sérieux et plus pieux que ceux de la génération précédente. Quand on les écoute en confession, on perçoit qu’ils portent en eux les déchirures de cette société « liquide » dont parlent les sociologues. Une société dont les relations ne sont ni stables ni fiables.

    En demandant aux médecins de répondre à des demandes sociétales, ne modifie-t-on pas leur rôle ?

    On veut transformer les médecins en prestataires de services. Autrefois, le médecin et son patient entretenaient une vraie relation, avec la possibilité pour le premier de refuser de soigner (sauf urgence) et pour le second de changer de médecin. Aujourd’hui, la relation a disparu. Seul demeure un désir individuel auquel le médecin doit se soumettre.

    ︎ À LIRE AUSSI : Les objections de l'Église sur la PMA

    L’ordre des médecins se dit pourtant favorable à la PMA pour les femmes…

    Autrefois, l’ordre des médecins défendait une certaine forme de déontologie. Le mot « déontologie » vient du grec deontos, ce qui doit être. Le serment d’Hippocrate était ordonné au bien du malade et comportait une liste d’actes que les médecins se refusaient de poser. L’ordre des médecins a perdu cette capacité. Quand j’entends son président dire : « Nous n’avons pas à faire de morale », cela veut dire que la déontologie a disparu puisque la déontologie et la morale sont une seule et même chose.

    Le CCNE ne semble pas du tout tenir compte des avis exprimés lors des États Généraux de la bioéthique. Pourquoi ?

    On peut effectivement se poser la question de savoir à quoi ont vraiment servi ces États Généraux !? Près de 80% des personnes ont exprimé leur opposition à la PMA. Pourquoi organiser une telle concertation si on ne tient aucun compte de ses résultats ?

    Le CCNE est-il fidèle à sa mission d’origine ?

    Le comité d’éthique a été institué au départ comme une entité indépendante de sages, autour du professeur Bernard. Celui-ci avait la réputation d’être un sage, mais aussi un esprit libre. Aujourd’hui, force est de constater qu’une majorité de membres du CCNE sont choisis parce qu’ils pensent la même chose que le gouvernement ! Le CCNE n’est plus vraiment un comité de sages dont on peut attendre une parole indépendante et libre. Il existe cependant des voix divergentes, courageuses, grâce auxquelles cela ne ressemble pas trop à une démocratie à l’africaine.

    ︎ À LIRE AUSSI : Mgr Michel Aupetit : « sur la PMA, l’Église et les chrétiens doivent s’exprimer »

    Que peuvent faire les fidèles catholiques qui ont joué le jeu des débats de bioéthique et qui se sentent floués ?

    Les fidèles vivent la même chose que les évêques… Nous avons mené un important travail de réflexionpour informer les politiques et les citoyens, dont notre dernière déclaration « La dignité de la procréation » est un des fruits. Cependant, il est peut-être possible que la détermination du gouvernement ou du Parlement sera telle que notre parole ne sera pas entendue. Ceci dit, nous avons posé une parole, et cette parole demeurera toujours. Personne ne pourra nous reprocher de n’avoir rien dit.

    Vous défendez une parole prophétique des évêques, mais quelle est la valeur d’une parole qui ne produit pas de résultats tangibles au niveau législatif ?

    Notre parole continue à faire son chemin. Elle passe de conscience en conscience, de pensée en pensée. Un jour prochain, l’opinion publique se rendra compte que nos alertes étaient légitimes. La vérité a toujours le dernier mot. Quand Pilate demande à Jésus, « qu’est-ce que la vérité », Jésus ne lui répond pas. C’est maintenant que nous comprenons la vérité du Christ. Nous continuerons donc à parler sans nous faire d’illusion. Notre parole est pareil au grain de blé qui tombe en terre ; il meurt mais pour porter beaucoup de fruits. Si ma parole n’est pas entendue aujourd’hui, je crois qu’elle portera du fruit avec la grâce de Dieu.

    Pour hâter un retournement de l’opinion, faut-il se mobiliser dans la rue comme le demande La Manif pour tous ?

    Les chrétiens pourront agir en tant que citoyens pour se manifester ou manifester tout court. Il existe de nombreuses possibilités pour engager une action citoyenne.

    Des parlementaires demandent la suppression de la clause de conscience des médecins pour l’IVG. Êtes-vous inquiet ?

    Je crois vraiment que tout Etat qui touche à la liberté de conscience s’appelle une dictature. »

    Ref. Mgr Michel Aupetit : « En libéralisant la PMA, nous créons des souffrances futures »

    JPSC

     

  • Bruxelles, 9 octobre : l'embryon : sujet ou objet ? Soirée de la Bioéthique avec le Professeur Emmanuel SAPIN

    IMPRIMER

    Embryon: sujet ou objet? Avec le Professeur Sapin

    · Organisé par Les Soirées de la Bioéthique
    (RDVS à l'Institut Marie Haps avec un paf de 3€ - pas d'inscription nécessaire)

    Pour entamer une nouvelle année de Soirées de la bioéthique, nous aurons la chance d'accueillir le mardi 9 octobre prochain le Professeur Emmanuel Sapin

    Pour entamer une nouvelle année de Soirées de la bioéthique, nous aurons la chance d'accueillir le mardi 9 octobre prochain le Professeur Emmanuel Sapin, Chef de service en Chirurgie Pédiatrique et Néonatale au CHU de Dijon, et Professeur à la Faculté de Médecine, qui a participé aux premières interventions chirurgicales fœtales, et s'est fortement intéressé aux questions éthiques relatives à la recherche scientifique anténatale; comme celles-ci :

    • L'embryon, lorsqu'il est sujet de recherche scientifique, est-il sujet ou objet de cette recherche?
    • Qu'est-on avant notre naissance?
    • A partir de quel moment un embryon peut-il être considéré comme pleinement humain, et quelle dignité lui accorder alors?
    • Quel statut est réservé aux embryons dans le cadre des recherches scientifiques ?
    • Peut-on l'utiliser comme un objet pour la cause de la science, particulièrement lorsqu'elle a une visée thérapeutique?
    • La société partage-t-elle la même vision de l'embryon?
    • Quel impact cela a-t-il sur notre perception du commencement de la vie humaine?
    • Quel impact sur notre perception de l'homme?
    • Nos semblables peuvent-ils être mis à notre service pendant leur vie anténatale?
    • Peut-on créer des embryons de laboratoire?

    C'est en tant que médecin-chercheur spécialisé que le Professeur Sapin creusera ces questions, afin de nous offrir un regard à la fois scientifique et éthique sur cette réalité qu'est la recherche sur les embryons humains.

    Nous vous attendons nombreux pour cette première conférence de l'année, qui sera suivie du traditionnel petit verre collectif !

    Des livres écrits par nos conférenciers vous seront proposés à des prix démocratiques dans notre librairie.