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Economie

  • Vatican : transactions et investissements suspects à la Secrétairerie d'Etat

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    De Smart Reading Press (rubrique "Grand angle") :

    VATICAN : ENQUÊTE SUR DES TRANSACTIONS ET INVESTISSEMENTS FINANCIERS SUSPECTS AU SEIN DE LA SECRÉTAIRERIE D’ÉTAT

    En octobre 2019, suite à une descente de la Gendarmerie du Vatican, cinq employés de la Secrétairerie d’État, qui supervise la gouvernance de l’Église et de la Curie au nom du pape, étaient suspendus de leurs fonctions. Des ordinateurs et des documents liés à des transactions financières au sein du département étaient saisis.

    Au centre des investissements et des transactions financières examinés se trouve l’achat d’un bâtiment au 60 Sloane Avenue à Londres à l’homme d’affaires italien Raffaele Mincione, qui gérait à l’époque des centaines de millions d’euros de fonds de la Secrétairerie. L’achat a eu lieu par étapes, entre 2014 et 2018. Lors de la vente à la Secrétairerie de 30 000 des 31 000 actions du projet, la holding de Mincione a conservé les 1 000 actions avec droit de vote nécessaires pour contrôler la holding propriétaire de l’immeuble. Mincione a finalement proposé de se séparer de ces actions à des prix très élevés.

    Pour conclure la vente, en 2018, la Secrétairerie d’État a fait appel à un autre homme d’affaires, Gianluigi Torzi, qui a agi comme intermédiaire rémunéré à la commission pour l’achat des actions restantes. Torzi a gagné 10 millions d’euros pour son rôle dans cette transaction.

    En novembre 2018, Fabrizio Tirabassi, un employé par la Secrétairerie d’État qui y était responsable de la gestion des investissements financiers, a été nommé directeur de Gutt SA, une société appartenant à Gianluigi Torzi et enregistrée au Luxembourg. Nommé administrateur le 23 novembre 2018, il a été révoqué le 27 décembre. Au moment de sa nomination en tant qu’administrateur, l’adresse de Tirabassi était répertoriée comme étant celle de la Secrétairerie d’État à la Cité du Vatican.

    Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État, a été interrogé pour savoir s’il était au courant de cette nomination et s’il considérait qu’il était approprié qu’un fonctionnaire de la Secrétairerie accepte un tel poste. On lui a également demandé si les fonctionnaires de la Secrétairerie sont autorisés à accepter de tels postes. Le cardinal Parolin n’a pas répondu.

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  • Le diocèse de Luxembourg cède le "Wort", premier quotidien grand-ducal et pilier chrétien de la presse luxembourgeoise

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    De Pascale Braun sur lesechos.fr (Les Echos) :

    Le premier quotidien du Luxembourg vendu à une entreprise belge

    Le diocèse du Luxembourg cède le « Wort », premier quotidien grand-ducal, au groupe belge Mediahuis. La récente séparation de l'église et de l'Etat amenuise ses finances et son emprise médiatique.

    Luxemburger Wort - espace client

    TNS Ilres Multimédia évalue l'audience du « Wort » à 302.000 lecteurs, en incluant le site trilingue allemand-anglais-français du quotidien.

    15 mai 2020

    Annoncée fin mars, en plein confinement, la nouvelle du rachat par Mediahuis du premier quotidien grand-ducal, le « Luxemburger Wort », a stupéfié le microcosme de la presse luxembourgeoise. Personne ne savait rien des pourparlers entre le jeune groupe belge, fondé en 2013, et l'archevêché luxembourgeois, propriétaire du titre depuis sa création en 1848.

    Le « Wort » distance ses concurrents avec un tirage de 66.000 exemplaires (pour 626.000 habitants dans le Grand-Duché de Luxembourg). En février dernier, TNS Ilres Multimédia évaluait son audience à 302.000 lecteurs, en incluant le site trilingue allemand-anglais-français du quotidien. Filiale de Lafayette SA, qui gère les actifs de l'archevêché, le groupe Saint-Paul Luxembourg, vendu dans son ensemble à Mediahuis, détient, outre le « Wort », le site anglophone Luxembourg Times, une plateforme numérique et une radio lusophones, plusieurs magazines gratuits et une imprimerie. Le groupe compte 350 salariés dont une centaine de journalistes. Il a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires de 55 millions d'euros pour 2 millions d'euros de bénéfices.

    302.000 lecteurs

    « Le groupe reste confronté à une régression linéaire du nombre de lecteurs et d'annonces. L'évolution technologique et l'adaptation à une population qui n'est plus exclusivement germanophone supposent beaucoup de moyens, pour un retour sur investissement incertain », souligne Pit Hentgen, président du conseil d'administration de Lafayette SA, qui fut administrateur du « Wort » durant dix ans.

    Or, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qui n'est intervenue au Luxembourg qu'en 2016, limite les moyens de l'église, contrainte de rémunérer le personnel nouvellement recruté sur ses propres deniers. « Cette situation oblige l'archevêché à plus de visibilité sur ses fonds propres. Le pôle médiatique ne pouvait donc plus compter sur des apports financiers dont la rentabilité n'interviendrait qu'à moyen terme », souligne François Pauly, que le nouvel actionnaire maintient dans ses fonctions de président du groupe Saint-Paul.

    Dissensions feutrées

    La cession du « Wort » tient peut-être aussi aux dissensions feutrées qui ont fait régresser l'influence de l'église dans son propre journal. Le quotidien couvre - et continuera à couvrir - les actualités religieuses, mais depuis 2017, la présidence de son conseil d'administration n'est plus occupée par un ecclésiastique. La rédaction s'est émancipée et a observé une prudente neutralité lors des débats sur la laïcisation de l'Etat.

    Le titre n'apparaît plus comme une courroie de transmission du Parti populaire chrétien-social (CSU). « Le 'Wort' n'assure plus à l'archevêché le 'soft power' d'antan. Son rachat par une entreprise internationale basée en Belgique offre la chance unique en Europe de constituer un groupe de presse à l'échelle transfrontalière », se réjouit Sven Clement, député et président du Parti pirate.

    Déjà propriétaire des quotidiens « De Standaard » en Belgique et de « NRC Handelsblad » au Pays-Bas, Mediahuis, qui réalisait en 2018 un chiffre d'affaires de 819 millions d'euros pour 28 millions d'euros de revenus nets, promet de mettre son expertise numérique au profit de son nouveau fleuron.

  • Le Congo de Léopold II : des dérapages incontestables

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    De Paul Vaute sur le blog "Le passé belge" :

    Civilisation, exploitation, exactions…: le Congo léopoldien (1)

    Pour le Roi comme pour ses contemporains, il n’y avait pas de contradiction entre l’élévation des peuples coloniaux et l’enrichissement de la métropole. Mais sur le terrain, on ne peut nier que l’entreprise a dérapé, même si les accusations récurrentes furent au départ étroitement liées aux ambitions britanniques en Afrique centrale (1885-1908)

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    Cette superposition de la carte du Congo (frontières en pointillé) sur celle de l’Europe donne une idée de l’immensité du territoire. (Source: n. 2, p. 69)

    L’abondante bibliographie de notre histoire coloniale s’est enrichie de trois ouvrages centrés sur la période léopoldienne – la plus controversée, comme on le sait. Signe des temps: deux sont dus à des chercheurs natifs du Congo, dont un y vit. Leurs regards n’en divergent pas moins, exactement comme l’ont fait ou le font toujours ceux des acteurs, des témoins et des experts belges. Le livre de Mathieu Zana Etambala, docteur en histoire (Katholieke Universiteit Leuven), a été entrepris dans le prolongement d’un projet de recherches du Musée royal de l’Afrique centrale à Tervuren [1]. On y trouve brassées amplement les sources relatives aux débuts de la colonisation dans quatre régions tenues pour avoir été durement éprouvées: le royaume Kuba (qui résista longtemps à toute pénétration étrangère blanche ou noire), le Domaine de la  couronne au lac Léopold-II (aujourd’hui Maï Ndombé), la province de l’Equateur et l’Ituri (ou Aruwimi). D’une tout autre tonalité, l’essai de Jean-Pierre Nzeza Kabu Zex-Kongo, chercheur et enseignant, docteur en géographie et pratique du développement, est un véritable plaidoyer pour l’œuvre africaine de notre deuxième souverain, sans pour autant faire l’impasse sur les zones d’ombres [2]. Venu un peu avant les deux précédents, Pierre-Luc Plasman a adapté sa thèse de doctorat, défendue à l’Université catholique de Louvain, en une étude où prévaut la volonté d’équilibrer les points de vue [3].

    L’ampleur de ces travaux et du sujet lui-même justifie qu’exceptionnellement, deux articles consécutifs leur seront consacrés. Les trois approches, avec leurs spécificités, sont de celles qui redonnent la priorité à la quête du vrai, trop souvent altéré dans l’opinion commune par la masse des écrits passionnels.

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  • USA : vers une crise sociale et économique comparable à celle de 1929

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    De Vatican News :

    États-Unis: vers une crise sociale et économique comparable à celle de 1929

    Les États-Unis sont le nouvel épicentre de la pandémie. De Los Angeles à Miami essaiment un peu partout des hôpitaux de campagne. L’État de New York concentre le plus de malades, tandis qu’à Las Vegas, des parkings sont transformés en refuge pour sans-abris. Les trois quarts des Américains sont pour l’instant enfermés chez eux, annonçant une crise économique profonde, sertie d’un chômage galopant.

    Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

    Le confinement de la première puissance économique de la planète va engendrer un choc économique et social sans précédent. Le chômage, à 3% avant l’irruption de la pandémie, promet d’atteindre les 30 % pendant la crise, avance la politologue Nicole Bacharan, chercheuse associée à Sciences Po.

    De fait, en une semaine, 6,6 millions de nouvelles personnes se sont inscrites au chômage la dernière semaine de mars aux Etats-Unis, a annoncé le département du Travail. Le double de la semaine précédente - 3,3 millions d’inscriptions entre le 14 et le 21 mars (contre 282 000 la semaine d’avant). 

     Les faillites d’entreprises vont se succéder, et le colossal plan de stabilisation de Donald Trump à 2 000 milliards de dollars «ne suffira pas» selon elle. 

    Dans ce contexte,  le système de santé américain soumis «à un stress extrême» révèle au grand jour tous ses dysfonctionnements. Le bilan quotidien des victimes bat en effet des records jour après jour. 

    Nicole Bacharan , politologue franco-américaine, chercheuse à Sciences Po, décrypte les conséquences mondiales d’un effondrement américain, et compare la gravité de la crise à celle de 1929.  

    Entretien avec Nicole Bacharan

  • Covid-19 : un risque de pénurie alimentaire ?

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    De Vatican News :

    Covid-19: l’ONU évoque un risque de pénuries alimentaires

    Des centaines de millions de personnes dans le monde pourraient se retrouver privées de nourriture en raison de la pandémie de Covid-19. Telle est l’inquiétude exprimée ce vendredi dans un rapport par le Programme alimentaire mondial.

    Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

    L’agence de l’ONU met en garde contre une possible pénurie d’approvisionnement qui menacerait la sécurité alimentaire. Les restrictions de circulation décidées par de nombreux gouvernements pour freiner la propagation du virus ont déjà un impact notable : des frontières sont fermées ce qui n’est pas sans conséquence sur le trafic de marchandises, des denrées ont été détruites dans certains ports et des pays comme la France ont fait état de difficultés pour trouver de la main d’œuvres afin de travailler dans les champs. «Il faut que les denrées continuent à circuler pour que les marchés ne soient pas déstabilisés», estime Tiphaine Walton, la responsable plaidoyer et communication au PAM France.

    Entretien avec Tiphaine Walton, responsable plaidoyer et communication au PAM

    Pour le moment, les stocks sont là et les marchés restent stables, note le Pam tandis que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) relève une tendance à la baisse des prix des denrées alimentaires de base (huiles, céréales, viandes, produits laitiers) en raison des perspectives de marasme économique. Il faudrait éviter un mouvement de panique.

    La corne de l'Afrique à risque

    Déjà en proie à des sécheresses nuisibles aux récoltes, les pays d’Afrique subsaharienne pourraient être les premiers menacés. Ils dépendent souvent des importations de denrées pour se nourrir, et de leurs exportations de matières premières pour payer ces aliments.

    Selon le Programme alimentaire mondial, pour «de nombreux pays pauvres, les conséquences économiques seront plus dévastatrices que la maladie elle-même».

    Tiphaine Walton souligne également que l’arrivée du Covid-19 est contemporaine de la «période de soudure» quand les familles commencent à manquer de nourriture et attendent de pouvoir commencer la récolte.

    Aux côtés des gouvernements, le Programme alimentaire mondial suit de très près l’évolution des marchés ou de la production agricole. «Le premier acteur de l’humanitaire a déployé toute sa puissance logistique» assure Tiphaine Walton. Un plan d’action a été mis en place pour pouvoir acheminer des denrées par bateaux, avions ou camions. Des stocks ont été constitués à proximité des pays considérés comme à risque.

  • Réviser le financement des cultes en Belgique ?

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    De NousCitoyens :

    Faut-il réviser le financement des cultes en Belgique ?

    Le système actuel de financement des cultes est bétonné dans la Constitution. Il n’assure pas une égalité de traitement entre les différents courants philosophiques. Il y a un déphasage grandissant entre la répartition du gâteau et la distribution statistique de la population entre les différentes obédiences. Le système est sous pression. Le législateur va-t-il se contenter de corriger le système actuel (au risque de le compliquer davantage) ou réformer de fond en comble le financement des cultes ? Sous la dénomination de « système italien élargi » nous présentons un système qui applique la démocratie participative.

  • Coronavirus : une crise qui en cache une autre ?

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    De sur Smart Reading Press :

    LES INCERTITUDES DU CORONAVIRUS

    Seule certitude, le prix à payer sera exorbitant, même si l’impact démographique de l’épidémie reste très limité. Après tout, il meurt chaque année dans le monde environ 3,46 millions de personnes d’infections respiratoires, plus de 1,37 millions de cancers du poumon, sans parler des 7,25 millions de maladies coronariennes, des 6,15 millions d’AVC et des 1,78 millions de victimes du Sida, et tous les autres, jeunes ou vieux.

    INCERTITUDES À PROPOS DE L’IMPACT SANITAIRE

    Comparée à ces chiffres, la pandémie de Coronavirus est une affaire bénigne, presque insignifiante. Au 1er avril, il n’y avait depuis le début de l’épidémie que 820 000 cas d’infection diagnostiqués dans 185 pays et 40 000 morts comptabilisés. À peu près autant que de morts causés par des attaques de chiens. Pour le moment, ce décompte «officiel», s’il est réel, représente à peine un trait de crayon du point de vue démographique.

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  • Coronavirus : le début d'une ère nouvelle ?

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    Du Père Olivier Nguyen (prêtre du diocèse de Fréjus-Toulon) sur le site de La Nef

    11 mars 2020

    L’épreuve mondiale du coronavirus : les débuts d’un temps nouveau ?

    L’épidémie de coronavirus que subissent particulièrement une province de la Chine et différents foyers naissant dans le monde fait réfléchir les chrétiens sur sa cause, sa signification et l’espérance que nous pouvons avoir en ces temps qui sont particuliers. Sans être alarmiste, il est important d’interpréter comme nous invite à le faire le Seigneur les signes des temps. Ce qui frappe immédiatement l’esprit, c’est la révélation de grande faiblesse des structures économiques mondiales et dans le même temps celle de l’illusion d’un monde idéal qui pourrait se faire sans Dieu, fondé sur une économie puissante mondialisée. Tout d’un coup, « en une heure de jugement »[1] l’homme moderne s’aperçoit que la confiance dans les États nations, dans les grandes entreprises, dans le système économique mondial n’est pas assurée. En quinze jours, les ventes de voiture ont baissé de 90 % en Chine, des milliers de chaînes d’approvisionnement ont été rompues et de plus en plus, paraît difficile une reprise économique prochaine de la deuxième puissance mondiale assurant près de 15 % de l’économie planétaire. Comme si le Seigneur disait : « l’activité économique de ce monde moderne repose sur du sable, sur une technique idolâtrée mais qui ne peut pas sauver l’homme ni se sauver elle-même ».

    La propagation de ce virus semble comparable à cette petite pierre dont parle le livre de Daniel qui brise soudainement une statue de bronze et de fer au pied d’argile[2]. Par analogie, elle pourrait aussi exprimer un écroulement de fonctionnements nationaux et de grands dynamismes sociétaux reposant non pas sur le primat de l’homme et de Dieu mais sur le fer et le bronze de la machinerie d’une économie mondialisée. Un monde fondé sur le travail total, le tout économique et le sans-Dieu est-il en train de s’effondrer ? L’avenir le dira, mais plus rien ne sera jamais comme avant : chacun saura qu’il ne peut mettre sa confiance et son espérance dans un monde se fondant sur la recherche d’une croissance économique sans fin.

    Notre propos se veut objectif et en même temps rassurant car comme chrétiens nous savons que nous avons « déjà la victoire »[3] grâce à Celui qui nous a tant aimés. Il possède aussi un certain regard prophétique au sens d’une tentative de lecture dans l’Esprit de l’actualité internationale à partir de la parole de Dieu. Il s’articulera en trois parties : le kairos de cette épidémie, le jugement de la Chine, le jugement des nations. La conclusion donnera l’espérance que nous pouvons avoir.

    Lorsque nous parlons de jugement sur une ou des nations, nous n’entendons pas un châtiment divin, au sens positif que nous pourrions avoir, mais d’abord une certaine intervention de Dieu sur une période donnée et sur un ou des pays donné(s) en vue d’instruire et de corriger. Nous verrons plus loin quel sens plus précis nous pouvons donner à cette notion.

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  • Le marché juteux de la contraception

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    UN CHIFFRE D’AFFAIRES RECORD POUR LA SOCIÉTÉ MITHRA SUR LE MARCHÉ DE LA CONTRACEPTION

    09 mars 2020

    En 2019, le chiffre d'affaires de la société belge Mithra « a augmenté de 47% par rapport à l'année précédente, pour atteindre le montant record de 96,5 millions d’euros ». Et ce, « principalement grâce à l’accord signé avec l’australien Mayne Pharma concernant la commercialisation de la pilule contraceptive Estelle aux États-Unis ».

    Parmi les projets de 2020, Mithra recense « la soumission du dossier Estelle auprès des autorités réglementaires américaines au 2e trimestre, la production des lots d’Estelle afin d’être prêt pour le lancement commercial prévu au premier semestre 2021, la fin du recrutement pour la phase 3 de Donesta[1] et le lancement des études cliniques pour le PeriNesta, le produit pour le marché de la périménopause », ainsi que « la commercialisation à grande échelle de l'anneau contraceptif Myring, en particulier sur les trois plus grands marchés du monde (États-Unis, Allemagne et Italie) ». Ainsi, « près de 2 millions d'anneaux » devraient être produits en 2020.

    Le PDG de Mithra, François Fornieri, se réjouit : « 2019 a marqué le 20e anniversaire de Mithra et fut une année exceptionnelle à plus d'un titre ». « Le lancement attendu de Myring sur les trois plus gros marchés mondiaux en 2020 et celui d'Estelle dès 2021, achèvera notre transition en une société biotech commerciale ».

    Pour aller plus loin :

    Sources: L’Echo, Olivier Gosset (09/03/2020) – Le Soir, Belga (09/03/2020)
  • Surpopulation : une crainte justifiée ?

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    De Gérard-François Dumont* sur le site de la Nef :

    mars 2020

    Vous avez dit surpopulation ?

    La peur de la surpopulation revient régulièrement sur le devant de la scène, les héritiers de Malthus sont décidément bien vivants. Cette crainte récurrente est néanmoins bien plus ancienne, on la trouve déjà chez Platon, Bacon ou Hobbes. Elle est fondée sur la peur qu’une population trop nombreuse ne puisse se nourrir provoquant ainsi des catastrophes ! Plus récemment, l’agronome français René Dumont prédisait dans les années 1960 que « 80 % de la population du monde sera sous-alimentée en 2000 ». Vers la même époque, le biologiste américain Paul Ehrlich publiait The Population Bomb (1968) qui annonçait de terribles famines en raison de la surpopulation voyant un cinquième de la population disparaître à l’horizon 1980 faute de nourriture. Citons encore James Loverlock qui, se référant aux contraintes écologiques, appelait à une division par douze de la population mondiale, sans préciser comment il comptait atteindre un tel résultat !

    Ce qui est remarquable est qu’aucune de ces prédictions catastrophistes ne s’est produite, toutes se sont révélées fausses, c’est même l’inverse qui s’est réalisé.

    Démographie et fantasme !

    D’une part, le taux de sous-alimentation, loin d’augmenter avec la population, n’a cessé de régresser : de 1966 à 2000 il est passé de 30 % à 14 % au lieu d’atteindre les 80 % prévus par nos prophètes de malheur. Autrement dit, on nourrit mieux aujourd’hui une population de 7,5 milliards d’hommes que jadis une population mondiale bien plus faible. Et la malnutrition serait plus faible sans les mauvaises gouvernances et les guerres.

    D’autre part, l’« explosion démographique » tant redoutée pour le nouveau millénaire n’était qu’un fantasme. L’évolution moyenne de la population dans le monde se caractérise, depuis la fin des années 1960, par une continuelle décélération, conforme à la logique de la transition démographique. Ehrlich, par exemple, prévoyait en 1968 une population de 66 millions en 2000 pour Calcutta qui n’en compte « que » 17 millions.

    La transition démographique comprend deux étapes. La première est celle pendant laquelle les progrès économiques et sanitaires permettent d’enregistrer une baisse très importante de la mortalité infantile et des femmes en couches. La seconde étape est de nature différente. Là, le changement provient de la natalité qui se met à baisser parce que les couples ont réalisé l’amélioration considérable des taux de survie de leurs nouveau-nés, il n’y a donc plus besoin d’autant de naissances pour satisfaire la descendance espérée.

    Ce mécanisme de la transition démographique explique la croissance démographique inédite dans le monde depuis deux siècles. Il dément ainsi une croyance fréquente selon laquelle cette multiplication par six de la population mondiale durant cette période serait due à une forte augmentation des naissances, à une tendance des couples à une fécondité débridée. Ce n’est nullement le cas. La croissance démographique tient en réalité aux progrès qui ont permis le recul considérable de la mortalité, qui a engendré une formidable croissance de l’espérance de vie, et non à une croissance de la natalité. En effet, entre 1950 et 2020, la fécondité moyenne dans le monde est passée de 5 enfants par femme à 2,4, soit une baisse de 50 %.

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  • Qui va financer le Pacte mondial pour l'Education du Pape François ?

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Les financiers potentiels du Pacte pour l'éducation du pape François selon Jeffrey Sachs : l'ONU, le FMI, l'UE, Bill Gates et quelques autres grands de ce monde

    L’économiste américain, Jeffrey Sachs, partisan avoué du contrôle de la population, a annoncé au Vatican le nom de certains partenaires financiers potentiels du Pacte mondial pour l’éducation que le pape François lancera le 14 mai prochain en vue de créer un « nouvel humanisme ». Sur la liste – présentée sur écran lors d’un atelier sur ledit Pacte organisé à l’Académie pontificale des sciences les 6 et 7 février derniers – figurent le milliardaire américain Bill Gates, le magnat des affaires le plus riche de Chine, Jack Ma, Mukesh Ambani, patron de la plus grosse société pétrochomique de l’Inde et l’homme le plus riche d’Asie, l’UNESCO et plusieurs autres agences des Nations Unies, ainsi que la Banque islamique de développement.

    Une grande partie des informations et des développements de cet article sont repris dans l’excellent article publié hier par Diane Montagna sur LifeSiteNews, en particulier le compte-rendu de son très révélateur entretien avec Mgr Sanchez Sorondo, organisateur de l'atelier.

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  • L'inéluctable déclin démographique du continent européen

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    De Laurent Chalard et Michel Ruimy sur Atlantico.fr :

    La bombe démographique européenne : à partir de 2021, la population diminuera

    Laurent Chalard : Ce qui fait prendre conscience aujourd’hui aux élites dirigeantes de la crise démographique européenne qui s’annonce est que selon les projections de l’ONU, dont s’est fait récemment l’écho le Financial Times sous la plume de Valentina Romei, la population devrait diminuer sur l’ensemble du continent européen à partir de l’année prochaine et plus juste uniquement dans quelques pays, du fait d’un déficit naturel, c’est-à-dire d’un excès des décès sur les naissances, qui ne serait plus totalement compensé par l’immigration provenant d’autres continents, principalement d’Afrique et d’Asie. Pourtant, étant donné les tendances démographiques à l’œuvre en Europe depuis les années 1970, cette situation était largement anticipée par les experts, qui, d’ailleurs, pensaient que cette baisse de la population serait arrivée plus tôt, ayant sous-estimé le volume de l’immigration récente vers l’Europe, beaucoup plus élevé ces dernières années que par le passé, proche de celui constaté vers les Etats-Unis. En effet, la fécondité européenne étant constamment inférieure au seuil de remplacement des générations depuis les années 1980, cela sous-entendait qu’à long terme, le niveau des naissances finirait par devenir insuffisant pour soutenir une croissance naturelle. Mais, le temps court des politiques n’est pas le temps long de la démographie !

    Qu'est ce qui a changé aujourd'hui pour qu'elle paraisse à ce point inévitable ?

    Laurent Chalard : Dans les prochaines années, sauf flux migratoires massifs, la situation de déclin démographique du continent européen est inéluctable pour deux raisons, qui conduisent à la détérioration de son solde naturel. La première raison concerne la natalité, où deux facteurs jouent à la baisse. Le premier, comme nous l’avons vu précédemment, est le maintien d’une fécondité constamment inférieure au seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme) depuis plusieurs décennies, avec environ 1,6 enfant par femme à l’heure actuelle, c’est-à-dire que les générations ne se renouvellent que de l’ordre des 3/4. Pour donner une idée plus parlante, chaque année, pour une moyenne de 100 individus en âge de procréer, il n’y a que 75 naissances.  Le deuxième facteur est que les générations qui arrivent aujourd’hui en âge de procréer sont les premières générations creuses des années 1990, en particulier en Europe de l’Est et du Sud, ce qui accentue le phénomène de diminution des naissances, puisque dans un premier temps l’abaissement de la fécondité concernait des générations nombreuses, celles du baby-boom. La seconde raison concerne la mortalité, où un unique facteur joue à la hausse. En effet, étant donné l’héritage du baby-boom post-seconde guerre mondiale qui a concerné l’ensemble du continent, même si son ampleur et sa durée ont été variables selon les pays, désormais commencent à arriver aux grands âges des générations très nombreuses, ce qui va conduire mécaniquement à l’augmentation du nombre de décès. A l’arrivée, cette dernière combinée à la baisse des naissances va entraîner l’accentuation du déficit naturel du continent.

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