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environnement

  • 67 recettes de bonheur ou l'écologie humaine en actions

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    Tugdual Derville propose 67 recettes de bonheur

    Rédigé par Adélaïde Pouchol (site de l'Homme Nouveau)

    Tugdual Derville propose 67 recettes de bonheur

    L’auteur du livre, lui-même, ne s’y méprend pas : il ne s’agit pas de 67 recettes infaillibles pour trouver le bonheur parfait. Qui, d’ailleurs, aurait cette prétention ? Non, il s’agit plutôt de cuisiner, jour après jour, 67 ingrédients qui participent assurément du bonheur ou, pour le dire autrement, qui nous rendent un peu plus humains. Ce sont 67 petits riens qui sont en fait beaucoup pour qui veut bien retrouver le goût de la simplicité. Réapprendre à voir et à écouter vraiment, déconnecter (au moins un peu !), écrire une lettre, réparer un objet cassé, apprendre par cœur un beau texte, préférer s’impliquer plutôt que s’intéresser... Basique ? Trop facile ? Évident ? Essayez un peu, pour voir ! Derrière son apparente légèreté, le livre de Tugdual Derville est plus sérieux qu’il n’y paraît, alors même que l’auteur n’est paré ni de l’autorité ni de l’expertise du psychologue ou du coach en développement personnel, mais riche d’une longue expérience humaine. Le livre est sérieux parce que chacun des ingrédients proposés porte en lui toute une vision de l’homme et de la société profondément réaliste et chrétienne, parce que ces 67 recettes disent en creux la beauté de la création, la nécessité de la charité, l’importance de l’enracinement et de la mémoire, parce qu’elles envisagent l’homme non plus comme un individu mais comme une personne faisant partie d’un ensemble de communautés, depuis sa famille jusqu’à son pays.

    Tugdual Derville, 67 recettes de bonheur, Éditions Emmanuel, 150 p., 15 €

  • A chacun ses priorités : les préoccupations de nos évêques sont climatiques...

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    De cathobel.be :

    Marche pour le climat: préoccupation commune des évêques belges

    Coalition  (voir article sur ce site), les évêques belges partagent les préoccupations des citoyens. Ils nous invitent à nous joindre à l’appel Claim the climate pour une politique climatique ambitieuse et socialement juste.

    « Comme le Pape François, nous appelons à une conversion écologique radicale et à une écologie intégrale. Nous sommes de plus en plus souvent confrontés ces dernières années, aux effets dévastateurs du changement climatique qui affectent principalement les plus pauvres et leur sécurité alimentaire, la pérennité de l’habitat, la biodiversité et la qualité des écosystèmes.

    Les conséquences sociales et écologiques de la crise climatique sont mobilisatrices. On opte de plus en plus pour un mode de vie durable, une simplicité volontaire, une réduction de la consommation de biens et d’énergie et une diminution des déchets. Les gens passent aux énergies renouvelables, aux produits locaux, à la mobilité verte et aux produits durables. Ils investissent dans des projets qui permettent la transition vers une économie sobre en carbone.

    De nombreuses organisations chrétiennes prennent cette direction. L’Église catholique s’engage également dans cette voie. Ainsi, à l’automne dernier, les diocèses belges ont explicitement demandé aux institutions financières avec lesquelles ils collaborent, de privilégier dans leurs investissements les entreprises qui œuvrent pour un avenir énergétique durable. Ce sont des pas importants dans l’immense tâche pour le ‘soin de la maison commune’ (cf. Pape François, Laudato Si’).

    Une politique climatique ambitieuse et socialement juste

    Le rapport du GIEC pour les Nations Unies indique ce qui est nécessaire pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5°C ainsi que les conséquences désastreuses si nous laissons monter la température moyenne sur Terre de 2°C ou plus. Le rapport nous enseigne que nous avons besoin de transformations rapides, de grande envergure et sans précédent.

    Le prochain sommet sur le climat qui se tiendra à Katowice en Pologne du 3 au 14 décembre 2018, sera crucial pour l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris et la mise en route du processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nous partageons les préoccupations des nombreuses organisations de la Coalition Climat belge et soutenons leur appel à participer à la marche Claim the climate qu’ils organisent à Bruxelles, ce 2 décembre.

    Nous appelons les citoyens, les organisations et les gouvernements à accélérer et à intensifier leurs efforts pour faire face à la crise climatique. »

    Et pour ceux et celle s qui ne peuvent participer à cette marche, les évêques nous invitent aussi à agir en union de prière. Ils nous suggèrent  d’adresser cette intention lors des célébrations du début de l’Avent, le samedi 1er et le dimanche 2 décembre.

    « Prions pour les dirigeants du monde et leurs collaborateurs au grand sommet de l’ONU sur le climat, qu’ils prennent des mesures courageuses pour enrayer la spirale de la pauvreté et de la destruction écologique qui menacent notre monde et notre avenir. Qu’ils collaborent et s’accordent dans un dialogue qui dépasse les contradictions. Prions le Seigneur. »

    Source : communiqué de presse des évêques de Belgique, mardi 27 novembre, Bruxelles

  • Faire moins d'enfants pour sauver la planète ?

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    De Didoc.be qui reprend des extraits d'une interview de Jean-Michel Decroly parue sur la Libre :

    Faut-il faire moins d'enfants pour sauver la planète ?

    Nous publions ici un extrait d’une interview publiée dans La Libre Belgique du 18 octobre dernier. Sur Twitter, une infographie de l’AFP basée sur une étude scientifique répertorie différents moyens de réduire notre empreinte carbone. Si renoncer à un vol transatlantique ou à sa voiture à essence a un impact élevé, le plus sûr moyen de réduire notre empreinte carbone consisterait surtout à faire moins d’enfants. Une idée de bon sens ? Dans la rubrique « Ripostes », Louise Van der Kelen pose la question à deux intervenants. Nous reproduisons ici la réponse de Jean-Michel Decroly, professeur de géographie humaine et de démographie à l’ULB.

    Faut-il contrôler la natalité pour sauver la planète ?

    Je ne suis pas de cet avis. Je suis assez critique concernant l’infographie publiée par l’AFP qui nous informe que faire un enfant en moins est le meilleur moyen pour réduire son empreinte carbone. Ce tweet est tiré d’un papier qui a déjà été publié il y a plus d’un an dans la revue scientifique Environmental Research Letters et qui s’inscrit dans la ligne de pensée du néomalthusianisme. Il s’agit de l’idée selon laquelle la croissance démographique ou le fait de maintenir la fécondité élevée est le facteur principal des dérèglements environnementaux contemporains. Je n’y crois pas.

    Christian de Duve, prix Nobel de médecine, y croyait et attribuait à l’augmentation de la population le changement climatique, l’élévation du CO2 et la désertification et la perte de biodiversité. L’agronome René Dumont disait quant à lui qu’il fallait prendre des mesures limitatives autoritaires de la natalité pour limiter l’impact des hommes sur l’environnement. Il a d’ailleurs dit : L’abandon des petites filles dans les familles pauvres chinoises ou l’avortement systématique au Japon peuvent être à la lumière de nos récentes observations considérées comme des mesures comportant une certaine sagesse. À l’image de cette déclaration, l’information transmise par l’AFP est culpabilisante à l’égard des futurs couples mais également, je pense, très réductrice.

    Pourquoi ?

    Premièrement, parce que les estimations fournies par les auteurs de l’article initial sont relatives aux États développés qui ont un haut degré d’émission de gaz à effet de serre par personne et qui sont aussi des États à faible fécondité.

    Ensuite, les résultats exposés sont presque une tautologie. Fatalement, une naissance en moins, cela veut dire que c'est une personne de moins qui prendra sa voiture, qui prendra l'avion, qui consommera de l'électricité et des produits, etc.

    Enfin, le point le plus important, c’est qu’en mettant l’accent sur l’influence de la natalité sur les émissions de gaz à effet de serre, l’article omet de souligner l’influence des niveaux de consommation individuelle sur les émissions de gaz à effet de serre. L’article nous dit que le problème est lié au nombre d’enfants qu’on fait au lieu de se concentrer sur ce que chaque individu consomme réellement. Or les émissions de gaz à effet de serre liées à une naissance supplémentaire aux États-Unis seraient 86 fois plus élevées que celles liées à une naissance au Nigeria et 550 fois plus élevées que celles liées à une naissance au Bangladesh. Nous avons un impact environnemental incomparablement plus élevé que celui des pays moins développés. La question n’est donc pas tellement de se demander si on est beaucoup trop nombreux, mais de savoir pourquoi on est devenus de plus en plus gourmands, en particulier dans les pays développés.

    L’infographie est donc tout à fait fausse, selon vous ?

    Oui. De plus, en culpabilisant de la sorte les citoyens, on met de côté le fait que la responsabilité repose aussi sur l’inaction des pouvoirs publics et sur la façon dont les entreprises réalisent leurs productions et incitent les gens à consommer toujours plus.

    Il ne s’agit pas de faire moins d’enfants, il s’agit de faire de nous-mêmes et de nos descendants des gens qui consomment moins et qui n’acceptent pas d’être dans un mode d’organisation économique, de production et de consommation qui conduit à une détérioration de notre climat.

    À ce propos, un rapport du Fonds des Nations unies pour la population indique qu’un divorce causerait probablement plus d’émissions de gaz à effet de serre qu’une nouvelle naissance. Les foyers sont généralement chauffés ou refroidis indépendamment du nombre d’occupants. Et une séparation entraîne aussi une démultiplication du nombre de véhicules individuels. Devrait-on demander aux gens de ne plus divorcer ? Cela nous ramène au point initial, culpabilisant et un peu ridicule.

    Source : http://www.lalibre.be/debats/ripostes/faut-il-faire-moins-d-enfants-pour-sauver-la-planete-5bc750d0cd708c805c3c2c8c.

  • Ecologie et pacifisme : la doctrine des nouveaux péchés capitaux

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    Lu sur le site « diakonos.be :

    « Le pape modifie le catéchisme pour interdire la peine de mort:

    La formulation actuelle du CEC 2267 précisait en effet que : "L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort, si celle-ci est l’unique moyen praticable pour protéger efficacement de l’injuste agresseur la vie d’êtres humains."

    Le Pape François vient de demander une révision de cette formulation sur la peine de mort, de manière à affirmer que «quelle que puisse être la gravité de la faute commise, la peine de mort est inadmissible, car elle attente à l’inviolabilité et à la dignité de la personne».

    L′Eglise s′engage ainsi ″de façon déterminée″ à abolir la peine de mort ″partout dans le monde″. Même après avoir commis des crimes très graves″, explique le rescrit, ″la personne ne perd pas sa dignité″.

    Source: press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2018/08/02/0556/01210.html#letterafra ...

    Par ailleurs, dans la nova bussola quotidiana, Stefano Fontana note que "deux  requêtes récentes du Cardinal Coccopalmerio, Préfet émérite du Conseil Pontifical pour les Textes Législatifs, méritent de ne pas être négligées parce qu'elles expriment bien le nouveau climat qu'on respire dans l'Église sur la question environnementale, ou écologique.

    Le cardinal a souhaité deux choses: tout d'abord que dans le Code de Droit Canonique, le comportement anti-écologique soit rendu explicite et condamné et qu'en revanche une attitude de respect mais aussi de prévention pour protéger l'environnement soit établie comme une nouvelle obligation légale. La seconde est que puisse être établi un service de notation environnemental des entreprises qui tienne compte de la Doctrine sociale de l'Église.

    Puisse Dieu ne pas vouloir que ces requêtes trouvent un quelconque accueil. Il serait ridicule de punir un curé en vertu du droit canon parce qu'il n'a pas collaboré à la conversion des énergies non renouvelables en énergies renouvelables en continuant à conduire une voiture diesel, ou parce que le presbytère n'a pas encore été équipé de panneaux solaires.

    En plus d'être ridicules, les deux requêtes pourraient facilement être accusées de servir des intérêts partisans: ceux des entreprises impliquées dans le commerce des énergies renouvelables, et ceux des sociétés de "notation écologique catholique".

    Des deux propositions du cardinal, la plus intéressante du point de vue de la Doctrine sociale de l'Église est la seconde. Pour évaluer une entreprise du point de vue du néo-environnementalisme catholique, il faut des critères et le cardinal ne doute pas que ces critères doivent être ceux de la Doctrine sociale de l'Église. Mais sommes-nous sûrs que les critères de la Doctrine sociale de l'Église - du moins tels que nous les avons connus jusqu'à présent - approuveraient l'évaluation du néo-environnementalisme catholique ?

    Depuis que les "bilans sociaux" sont en vogue et que l'on parle beaucoup de "responsabilité sociale des entreprises", on assiste à une forte augmentation de l'attention portée par les entreprises à la protection de l'environnement, dont les éléments sont montrés en tête de leurs bilans sociaux comme preuve de la responsabilité sociale de l'entreprise. En revanche, jamais les bilans sociaux des entreprises n'accordent une place aux aides à la famille, aux investissements pour une culture de la vie, aux initiatives pour encourager la maternité des femmes salariées de l'entreprise elle-même, ou à des formes de collaboration avec ceux qui, dans la région, travaillent en première ligne sut ces frontières. Ceci pour une simple raison: l'environnementalisme est à la mode, la défense de la vie humaine dès le moment de la conception ne l'est pas. Par conséquent, la responsabilité sociale des entreprises est fortement conditionnée par ce que le climat culturel et social environnant considère comme digne de cette responsabilité: utiliser du papier recyclé oui, faire une contribution au centre local d'aide à la vie, non…." (traduction de notre consoeur du site « Benoît et moi » ) Lire la suite ici

    Commentaire lu sur le « Salon beige » :

    « En 2004, le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, écrivait dans un memorandum destiné aux évêques américains :

    "Les catholiques peuvent légitimement avoir des opinions différentes sur la guerre ou la peine de mort, mais en aucun cas sur l’avortement et l’euthanasie".

    La question de la peine de mort n'est pas un principe non négociable mais une question prudentielle laissée à l'appréciation du laïcat. Faut-il en conclure que la nouvelle rédaction du catéchisme de l'Eglise catholique empiète sur l'action légitime du temporel ?

    Dans l'entourage du pape François, beaucoup aimeraient aussi changer d'autres paragraphes du catéchisme de l'Eglise catholique et il est quand même étonnant de les voir continuer à agir, malgré des scandales, en toute impunité. En 1986 (déjà !), le cardinal Ratzinger prévenait qu'un nombre toujours croissant de gens, même à l'intérieur de l'Eglise, exercent une très forte pression sur elle pour l'amener à légitimer les actes homosexuels. Vers une prochaine modification du catéchisme ? Ce qui était juste hier peut-il devenir mauvais aujourd'hui ? »

    En matière de vérités à croire, le vieil Héraclite (VIe siècle avant notre ère) disait "Panta rhei" et, plus près de nous, Pascal: "Vérité en deça des Pyrénées, erreur au delà", mais la Lettre aux Hébreux (attribuée  à saint Paul): "Christus heri, hodie et in sacula". Entre le relatif et l'absolu, où passe la frontière ?

    JPSC

  • Le baiser et la gifle

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de « La Vie » : 

    « L’État se veut laïque, mais la culture reste imprégnée de religion. La société sécularisée n’a rien d’indifférent. On s’en aperçoit par moments, par emballements, par accident. On se rappelle de Dieu, de ses ministres et de ses manifestations, par à-coups et par dégoûts, à gros traits fugaces, excessifs, emportés. On cherche très sincèrement les clés pour comprendre ce qui se joue, mais on fouille souvent dans la mauvaise poche. Un exemple ? Des millions de gens ont vu et partagé la vidéo d’un prêtre âgé giflant un bébé qui pleurait pendant son baptême.

    Que nul ne me soupçonne de cautionner quelque violence ou abus que ce soit. Mais le geste incontrôlé d’un homme de toute évidence hors de ses sens n’a littéralement aucun sens, on ne peut en tirer aucune leçon, aucune signification, aucune généralité. Cet acte a beau être odieux, il ne dit rien. Pourtant, l’évêque du lieu s’est pressé de réagir et son diocèse de communiquer, de suspendre le méchant vieillard à grands coups de tambour et de trompette. Sous peine d’être accusé de je ne sais quelle complaisance, il faut y aller de son jet de pierre. Quant aux 125 jeunes hommes ordonnés cette année, et pour la plupart ces jours-ci, qui s’en soucie ? Au royaume de l’image virale, la gifle l’emporte par K.-O. sur l’imposition des mains. Qu’on me permette d’affirmer ici que c’est une pure illusion d’optique. Car oui, en revanche, l’engagement de ces jeunes hommes porte une signification profonde.

    Oui, le baiser fait causer. Mais ce qui aura du sens se situe hors cadre, hors champ, et se mesurera demain.

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  • Pour le pape, l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation

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    De Vatican News (Hélène Destombes) :

    Le Pape : 'l'énergie ne doit pas détruire la civilisation"

    Le Pape François a reçu ce samedi 9 juin 2018 au Vatican des experts et responsables de l’énergie et des représentants de grands groupes pétroliers mondiaux . Il les a exhortés à «combattre la pollution, d’éradiquer la pauvreté et de promouvoir l’équité sociale », en développant les énergies propres.

    Les représentants de grands groupes pétroliers mondiaux tels que BP, Shell, Equinor ou Pemex  participaient ces deux derniers jours à une rencontre au Vatican organisée par l’Académie pontificale des Sciences sur le thème « la transition énergétique et le soin de notre maison commune ».

    L'énergie doit être au service de la civilisation

    «La civilisation a besoin d’énergie mais l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation». : c’est le constat posé par le Pape, assorti d’une condition. Tout son discours s’articule autour de cette donnée essentielle. Prenant appui sur son encyclique Laudato si', le Saint-Père insiste sur la nécessité de garantir «l'énorme quantité d'énergie nécessaire à tous, avec des méthodes d'exploitation des ressources qui évitent de produire des déséquilibres environnementaux qui induirait un processus de dégradation et de pollution, dont toute l'humanité d'aujourd'hui et demain serait gravement blessé».

    «La qualité de l'air, le niveau des mers, l’importance des réserves d'eau douce, le climat et l'équilibre des écosystèmes fragiles ne peuvent qu'être influencés par la manière dont les êtres humains remplissent leur "soif" d'énergie, malheureusement avec de fortes inégalités», observe le Pape.

    «La nécessité d'occuper des espaces pour les activités humaines ne peut être réalisée de manière à mettre sérieusement en danger l'existence humaine et d'autres espèces d'êtres vivants sur Terre». D’où la nécessité de mettre ne place une «stratégie globale sur le long terme» qui «offre une sécurité énergétique et favorise ainsi la stabilité économique, protège la santé et l'environnement et favorise le développement humain intégral, en établissant des engagements précis pour s'attaquer au problème du changement climatique».

    S'engager dans la transition énergétique

    La question énergétique représente à la fois une grande opportunité et un défi historique qui doit être relevé «si nous voulons éliminer la pauvreté et la faim», souligne le Pape, mettant en exergue les liens intimes entre ces différentes problématiques.

    Pour cela, il faut s’engager dans la transition énergétique, développer «les énergies propres en limitant l'utilisation systématique des combustibles fossiles». Et le Saint-Père demande de tenir les engagements pris à Paris par 196 Etats en 2015 ; des engagements qui, notamment en ce qui concerne les émissions de CO2, ne sont pas tenus, ce qui est «préoccupant».

    «Des progrès ont été faits» relève toutefois le Pape tout en interpellant les dirigeants des compagnies pétrolières, «mais est-ce suffisant ?» Un appel à passer à la vitesse supérieure et surtout à prendre des décisions politiques en plaçant au centre de toute stratégie le «bien commun».

    «Les décisions politiques et les critères de responsabilité sociale et d'investissement doivent tenir compte de l’engagement en faveur du bien commun à long terme, de sorte qu'il existe une solidarité entre les générations évitant opportunisme et cynisme».

    Changements climatiques et pauvreté

    «Il existe également des motivations éthiques profondes», note le Saint-Père. «Comme nous le savons, nous sommes affectés par les crises climatiques. Cependant, les effets du changement climatique ne sont pas répartis uniformément. Ce sont les pauvres qui souffrent le plus des ravages du réchauffement climatique, avec des perturbations croissantes dans le secteur agricole, l'insécurité de la disponibilité de l'eau et l'exposition aux graves phénomènes météorologiques».

    Chaque décision doit aussi s’accompagner de la certitude «d’une conscience accrue de faire partie d'une même famille humaine liée par des liens de fraternité et de solidarité. Ce n'est qu'en pensant et en agissant avec l'attention constante à cette unité fondamentale qui surmonte toutes les différences, qu'en cultivant un sentiment de solidarité universelle et intergénérationnelle, que nous pourrons vraiment avancer résolument sur la voie indiquée».

    Industriels, investisseurs, chercheurs et utilisateurs d’énergie, autant d’acteurs de la société appelés à «investir aujourd’hui pour construire demain», mais, reconnait le Pape, «nous ne disposons pas encore d’une culture nécessaire pour affronter cette crise». Il faut donc des leaders «pour indiquer la voie», qui «imaginent la transition globale en tenant compte de tous les peuples de la terre, comme des futures générations et de tous les écosystèmes et espèces». Une nouvelle approche qui requiert «audace» et «imagination» que le Pape considère urgente et indispensable et qui a besoin «de la bénédiction et de la grâce de Dieu».

  • Le discours du pape au Corps diplomatique

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    De zenit.org :

    Discours au Corps diplomatique : le pape défend les Droits fondamentaux de l’homme (Texte intégral)

     
    Voeux au Corps diplomatique © Vatican MediaVoeux Au Corps Diplomatique © Vatican Media

    Le droit à la vie, à la liberté et à l’inviolabilité de chaque personne humaine, le droit de former une famille, la liberté de mouvement, le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, le droit au travail… le pape François a défendu ces droits fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ce 8 janvier 2018, devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège.

    Le pape a en effet consacré son traditionnel discours de vœux du Nouvel An à ce document, soixante ans après son adoption de la part de l’Assemblée Générale des Nations Unies (10 décembre 1948): « Après soixante ans, a-t-il déploré, il est regrettable de relever comment de nombreux droits fondamentaux sont aujourd’hui encore violés. »

    Au fil de son long discours, le pape a formulé des vœux pour les pays ravagés par les conflits, notamment l’Irak, la Syrie, l’Ukraine, et divers pays d’Afrique. Il a plaidé pour « le désarmement intégral » : « La prolifération des armes aggrave clairement les situations de conflit et comporte des coûts humains et matériels considérables qui minent le développement ainsi que la recherche d’une paix durable. »

    Anne Kurian

    Discours du pape François

    Excellences, Mesdames et Messieurs,Elle constitue une belle coutume, cette rencontre qui, en conservant encore vive dans les cœurs la joie de Noël, m’offre l’occasion de vous présenter personnellement les vœux pour l’année commencée depuis peu et de manifester ma proximité ainsi que mon affection aux peuples que vous représentez. Je remercie le Doyen du Corps Diplomatique, Son Excellence Monsieur Armindo Fernandes do Espiríto Santo Vieira, Ambassadeur de l’Angola, pour les paroles déférentes qu’il vient de m’adresser au nom de tout le Corps Diplomatique accrédité près le Saint-Siège. J’adresse une spéciale bienvenue aux Ambassadeurs venus de l’extérieur de Rome pour l’occasion, dont le nombre s’est accru suite aux relations diplomatiques nouées avec la République de l’Union du Myanmar, en mai dernier. De même, je salue les Ambassadeurs résidents à Rome toujours plus nombreux, parmi lesquels se trouve, à présent, l’Ambassadeur de la République de l’Afrique du Sud, tandis je voudrais dédier une pensée particulière à feu l’Ambassadeur de la Colombie, Guillermo León Escobar-Herran, décédé quelques jours avant Noël. Je vous remercie pour les relations fructueuses et constantes que vous entretenez avec la Secrétairerie d’État et avec les autres Dicastères de la Curie Romaine, en témoignage de l’intérêt de la communauté internationale pour la mission du Saint-Siège et pour l’engagement de l’Église catholique dans vos pays respectifs. Dans cette perspective se situe aussi l’activité du Saint-Siège concernant les Conventions, qui l’an dernier a vu la signature, au mois de février, de l’Accord Cadre avec la République du Congo et, au mois d’août, de l’Accord entre la Secrétairerie d’État et le Gouvernement de la Fédération Russe sur les voyages sans visa des titulaires de passeports diplomatiques.

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  • Quand le pape s’attaque aux causes des migrations et défend l’accord de Paris

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix :

    Le pape s’attaque aux causes des migrations et défend l’accord de Paris

    Rappelant que migrations et urgences alimentaires sont intimement liées, le pape François a plaidé en faveur de l’accord de Paris, lundi 16 octobre, devant l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il a appelé les responsables internationaux à s’attaquer aux causes de la faim : les conflits et les changements climatiques.

    Non seulement combattre la faim dans le monde, mais aussi s’attaquer à ses causes profondes. Telle était la substance du long discours que le pape François a adressé lundi 16 octobre à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qu’il était venu rencontrer à son siège de Rome.

    Et d’entrée, le pape a posé un geste symbolique : alors que la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée ce même jour, portait sur la question des migrations, François a inauguré dans le hall de la FAO une statue en marbre du petit Aylan, réfugié syrien retrouvé mort en 2015 sur une plage turque. « Il n’est pas acceptable que, pour éviter de s’engager, on se retranche derrière des sophismes linguistiques qui ne font pas honneur à la diplomatie, la réduisant de “l’art du possible” à un exercice stérile pour justifier les égoïsmes et l’inactivité », a dénoncé le pape dans son discours.

    A lire : Pour le pape, la dignité des migrants avant tout

    Les conflits et les changements climatiques.

    « Comment arrêter les gens prêts à tout risquer, des générations entières qui peuvent disparaître parce qu’elles manquent de pain quotidien ou sont victimes de violence ou de changement climatique ? », a-t-il interrogé les participants à la rencontre de la FAO, dont, au premier rang, juste devant lui, les ministres de l’agriculture du G7. « Ils se déplacent vers là où ils voient une lumière ou perçoivent une espérance de vie. Ils ne peuvent pas être arrêtés par des barrières physiques, économiques, législatives, idéologiques », a-t-il prévenu.

    Mais, dans ce texte en espagnol, signe qu’il l’avait longuement et personnellement travaillé, François s’est surtout attaché aux causes de la faim qui poussent des populations entières à émigrer. Et, en premier lieu, les conflits et les changements climatiques.

    Pour répondre aux conflits, le pape a exhorté à l’application du droit international « qui nous indique les moyens de les prévenir et de les résoudre rapidement, évitant que se prolongent et se produisent les carences et la destruction du lien social ». Il a aussi plaidé pour le désarmement et la lutte contre le trafic d’armes.

    Le pape plaide en faveur de l’accord de Paris

    Face aux changements climatiques, il a exhorté à un engagement concret et à« un changement de style de vie », plaidant en faveur de l’accord de Paris sur le climat, « dont, malheureusement, certains se sont éloignés », a-t-il regretté, sans citer nommément les États-Unis…

    « Pour certains, il suffirait de diminuer le nombre de bouches à nourrir, mais c’est une fausse solution si on prend en compte la déperdition de nourriture et les modèles de consommation qui gaspillent tant de ressources », a aussi mis en cause le pape. Soulignant alors que, « réduire est facile » mais que « partager, en revanche, implique une conversion, et cela est exigeant », le pape a alors suggéré d’introduire la notion d’« amour » dans les relations internationales.

    « Aimer les frères, prendre l’initiative, sans attendre de réciprocité, est le principe évangélique qui s’exprime également dans de nombreuses cultures et religions, se convertissant en principe d’humanité dans la langue des relations internationales », a-t-il expliqué, soulignant que « nous ne pouvons pas agir seulement si les autres le font, ni nous limiter à la pitié, parce que la pitié se limite à l’aide d’urgence » (lire ci-dessous).

    Et François d’appeler à traduire dans les faits ce « principe d’humanité » en luttant contre la spéculation qui favorise les conflits, la dégradation des sols et la contamination des eaux, qui poussent aux migrations, ou encore l’accaparement des terres « avec la complicité de ceux qui devraient défendre les intérêts du peuple », mettant ainsi en cause la corruption et l’absence de légalité.

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    « Serait-ce exagéré de parler d’amour ? »

    Extrait du discours du pape François, lundi 16 octobre à Rome, devant la FAO

    « Serait-ce exagéré d’introduire dans la langue de la coopération internationale la catégorie de l’amour, conjugué à la gratuité, l’égalité de traitement, la solidarité, la culture du don, la fraternité, la miséricorde ? Ces mots expriment effectivement le contenu pratique du terme “humanitaire”, si utilisé dans l’activité internationale. (…)

    Aimer signifie aider chaque pays à augmenter la production et atteindre l’autosuffisance alimentaire. Aimer se traduit par une réflexion sur les nouveaux modes de développement et de consommation et l’adoption de politiques qui n’aggravent pas la situation des populations les moins avancées ou leur dépendance extérieure. Aimer signifie ne pas continuer à diviser la famille humaine entre ceux qui profitent du superflu et ceux qui manquent du nécessaire. »

  • Belgique : l’Église investit dans un avenir respectueux du climat

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    Communiqué de presse

    L’Église investit dans un avenir respectueux du climat

    Dans l’Accord sur le climat conclu à Paris, les dirigeants mondiaux se sont mis d’accord pour maintenir l’augmentation de la température à moins de 2°. L’Eglise catholique de Belgique veut y apporter sa contribution. Dans une déclaration rendue publique ce jour, les évêques de Belgique demandent aux institutions financières avec lesquelles ils travaillent de remplacer leurs investissements en énergies fossiles par des investissements dans des entreprises et energies durables.

    Un signal fort d’un choix positif

    La lutte contre le réchauffement climatique comme l’accord sur le climat de Paris en 2005 le prévoit, ne peut se faire que si on arrête l’utilisation d’énergies fossiles, et si plus de 80 % des réserves de charbon, pétrole et gaz restent enfouis, déclare Karles Malfliet, collaborateur à la direction de Ecokerk, créé en partenariat avec les évêques catholiques et le Réseau Justice et Paix néerlandophone.  Malfliet se réjouit de l’engagement  des évêques de Belgique, qui répondent ainsi positivement à l’appel de Ecokerk et Oikocredit, la plus grande organisation sociale chrétienne d’investissement.  Cette décision est un signal fort d’un choix positif pour donner forme à une meilleure vie en société pour les prochaines années, selon Malfliet.

    Concrètement, les évêques de Belgique ont décidé de demander aux institutions financières avec lesquelles ils travaillent de donner la priorité dans leurs investissements  à  des entreprises qui s’engagent à davantage utiliser les sources d’énergie renouvelables ; à des entreprises et des projets qui diminuent la demande d’énergie et qui favorisent une utilisation efficiente de l’énergie.

    Dans les années à venir les investissements dans l’exploration et l’extraction d’énergies fossiles doivent entièrement faire place à des investissements dans le développement durable, les énergies renouvelables et la transition vers une économie faiblement émettrice en Co².

    Global Catholic Climate Movement

    Un certain nombre d’organisations liées à l’Eglise catholique ont décidé de rejoindre l’appel et de prendre le même engagement que les évêques de Belgique.  Ils s’agit de Broederlijk Delen, Welzijnszorg, Pax Christi Vlaanderen, Vicariaat Vlaams-Brabant Mechelen, les mIssionnaires de Scheut, l’abbaye ND de Nazareth,  les soeurs de la Barmhartigheid Jesu, Gasthuiszusters Augustinessen de Louvain, et le Réseau Justice et Paix. Ils rejoignent la campagne internationale de divestment/investment  du Global Catholic Climat Movement qui publiera le 4 octobre, en la fête de st François d’Assise, une liste des institutions catholiques qui ont pris les mêmes décisions ces derniers mois.

    « La gouvernance éthique des investissements des ces institutions catholiques devient ainsi un levier pour que la technologie basée sur les énergies fossiles fortement polluantes soit sans délai remplacées sans délai. (Encyclique Laudato Si’ 165), conclut Johan Elsen, le directeur de Oikocredit Belgique. »

    Ecokerk et Oikocredit expriment l’espoir que beaucoup d’autres organisations liées à l’Eglise catholique suivront  ce mouvement.

  • La pilule : un perturbateur endocrinien

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    De Cécile Deffontaines sur le site de l'Obs :

    "La pilule est un perturbateur endocrinien"

    Dans son essai "J’arrête la pilule", la journaliste Sabrina Debusquat dresse un réquisitoire contre ce symbole de la libération sexuelle. Débat avec la gynécologue Nasrine Callet.

    1967-2017 : en France, la pilule fêtera ses 50 ans en décembre. Joyeux anniversaire ? Pas vraiment. Le petit cachet que les femmes avalent chaque jour, sûres de s’épargner les grossesses à répétition, fières de ce geste symbole de leur liberté sexuelle, n’a plus l’aura d’antan. Le scandale des pilules de troisième et quatrième génération, en 2012, l’a entachée d’une terrible réputation : mener des femmes jeunes, en pleine santé, au seuil de la mort, par AVC et embolie. Lesdites pilules ont beau avoir été mises au rancart au profit des pilules de seconde génération, le mal est fait. Les prescriptions sont en forte baisse. Selon la dernière enquête de l’Ined sur la contraception (2014), 41% des femmes prenaient la pilule en 2013, contre 50% sept ans plus tôt.

    Dans ce contexte de désamour, un essai sorti en librairie jeudi 6 septembre enfonce le clou. Dépression, libido à zéro, cancers, mais aussi pollution chimique qui pourrait nuire aux futurs bébés… N’en jetez plus ! "J’arrête la pilule" (1), de la journaliste indépendante Sabrina Debusquat, est un réquisitoire dérangeant étayé par une année d’enquête, à éplucher des centaines d’études et interviewer de nombreux experts. L’auteure, qui dit redouter un "scandale sanitaire" à venir, est allée à la rencontre, aussi, des jeunes femmes qui s’en détournent, quitte à opter pour des méthodes naturelles modernisées. Ironie de l’histoire, ces aventurières de la courbe de température sur smartphone se veulent les pionnières d’un nouveau féminisme. Désireuses d’enfin partager la "charge mentale contraceptive" avec les hommes.

    Parce que prendre la pilule est un rite de passage à l’âge adulte, parce qu’elle reste, pour les soixante-huitardes, une indiscutable évidence, parce qu’elle est toujours, dans les esprits, l’un des emblèmes de la libération sexuelle, parions que ce livre va faire polémique. "L’Obs" a confronté son auteure à Nasrine Callet (2), oncologue-gynécologue à l’Institut Curie, pour savoir si, oui ou non, il faut jeter la pilule. Le débat est lancé.

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  • Changer la donne, à hauteur d'homme

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    Pour une société de bien commun (du blog de Denis Sureau "Chrétiens dans la Cité") :

    Le Courant pour une écologie humaine a été créé par trois catholiques, Gilles Hériard Dubreuil, Tugdual Derville et Pierre-Yves Gomez pour « mettre le bien de la personne humaine au cœur des orientations et des décisions de notre société », en s'appuyant« sur une proposition anthropologique et sur une vision de l’homme et de la société incluant une pacification des relations entre l’homme et la nature ». Il publie aujourd'hui un premier livre, La Société de Bien Commun : changer la donne, à hauteur d'homme, qui réunit 21 contributions sur des thèmes très différents : le transhumanisme, l'agriculture, la gestion publique de l'eau, l'urbanisme, l'interculturel, l'enfance menacée, les initiatives locales face au vieillissement, les soins palliatifs, le patronage, le financement participatif, le capitalisme d'entreprise, le métier de DRH, le service militaire adapté, la réforme de la justice, etc. On le voit, de nombreuses initiatives allant dans ce sens ne sont pas étrangères au souci de Chrétiens dans la Cité, même si ici l'inspiration n'est pas explicitement chrétienne. Une précision : ce livre peut être téléchargé gratuitement sur le site www.ecologiehumaine.eu où il est possible de faire part de ses réflexions et réactions.

  • France : les églises sont l'enjeu de tous

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    De RCF :

    En France, les églises sont l'enjeu de tous

    Les églises font partie de notre paysage, de notre patrimoine. Pourtant faute de fidèles, et de prêtres, les portes de certaines d’entre elles restent souvent fermées.

    Petites, grandes, imposantes, gothiques romanes contemporaines, les églises font partie de notre paysage, de notre patrimoine. Au détour des régions, leurs clochers se dressent et pourtant faute de fidèles, de prêtres, les portes de certaines d’entre elles restent souvent fermées. D’autres sont même parfois désaffectées.

    Alors comment redonner vie à ces églises, se les réapproprier ? Comment dialoguer, travailler avec les différents acteurs qui gravitent autour de ces lieux de culte ? C’est pour répondre à ces questions que les évêques de France ont mené depuis 2014 une réflexion sur le sujet. Une réflexion qui s’achève vendredi 10 mars par un colloque au Collège des Bernardins sur le thème, "Les églises, un enjeu pour tous".  Au programme des conférences, tables rondes avec des élus, des personnalités du monde de l’Eglise, du patrimoine, de l’architecture et des médias.

    C'est Mgr Jacques Habert, évêque de Séez, qui a présidé ce groupe de travail mis en place par la CEF. Un groupe de travail et de réflexion, composé d'évêques et de responsables de l'art sacré, qui a porté de nombreux fruits, comme l'explique Mgr Habert, à Pauline de Torsiac. 

    L’avenir des églises, un sujet de préoccupation pour les évêques mais aussi pour les communautés chrétiennes, les élus, le monde de la culture et du patrimoine. De quoi s'interroger sur la coordination de tous ces acteurs, sur ce sujet commun. Par ailleurs, l’un des défis pour les communautés chrétiennes, c’est de se réapproprier sur le plan pastoral ces églises de les faire vivre alors même que le nombre de prêtres est passé de 40 000 dans les années 60 à 15 000 aujourd’hui.

    Illustration en fin d'émission avec l’opération "Un jour, une église" lancé en 2012 dans l’Aube. L’idée est simple : faire découvrir ce qui fait le charme et la singularité d’un édifice dans le plus grand respect des bâtiments et évidemment en accord avec les prêtres du secteur, qui encouragent cette initiative.