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Ethique

  • Quand le Parlement européen « affirme résolument » que l’absence du droit à l’avortement dans un pays « constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles »

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    Du blog d'Yves Daoudal :

    Au Parlement européen

    Le Parlement européen a adopté le 12 septembre une résolution « sur la proposition de décision du Conseil portant conclusion, par l’Union européenne, de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

    Dans ce texte, le Parlement européen « affirme résolument » que l’absence du droit à l’avortement dans un pays « constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles ».

    4. affirme résolument que le refus d’accorder des services liés aux droits et à la santé sexuelle et génésique, y compris la possibilité d’avortements sûrs et légaux, constitue une forme de violence à l’encontre des femmes et des filles;

    La « rapporteure » Christine Revault D’Allonnes Bonnefoy a lourdement souligné que c’était un aspect majeur du texte, dans la ligne d’une récente convention de l’ONU qui considère que la non-légalisation de l’avortement peut s’apparenter dans certains cas à de la torture.

    Dans ce texte, d’autre part, le Parlement européen fait la promotion de l’idéologie du genre comme si cela allait de soi.

    Pas moins de 30 fois il est question de la lutte contre la « violence fondée sur le genre ».

    Comme il s’agit, selon l’intitulé, de la violence à l’égard des femmes, le mot genre est souvent synonyme de sexe (féminin). Mais l’idéologie du genre est clairement affirmée :

    la violence à l’égard des femmes et la violence fondée sur le genre, tant physique que psychologique,

    Et l’on s’en prend plusieurs fois aux « stéréotypes de genre », et la résolution demande même que soit favorisé « le langage neutre du point de vue du genre ».

    Ce texte a été voté par 489 députés contre 114 et 69 abstentions.

    (...) Marek Jurek avait fait inscrire dans le rapport intérimaire son « opinion minoritaire » déniant à ce texte toute légitimité juridique. Voir ci-dessous, avec l’autre avis minoritaire, celui d’Anna Záborská qui se bat depuis des décennies au Parlement européen pour la vie et la famille.

    Au cours du débat du 11 septembre, le seul député à avoir dénoncé le point 4 est, semble-t-il, Marek Jurek (Ana Záborská en restant sur le plan juridique, et demandant de prendre en compte les milliers de courriels qu’elle a reçus de Slovaques rejetant la Convention du Conseil de l’Europe). Il a remarqué que la « rapporteure » insistait sur le droit à l’avortement. « Il en est de même, a-t-il ajouté, de M. Péter Niedermüller [député hongrois] qui était plus précis parce qu'il a déclaré qu'il espérait que cette convention serait un outil pour faire pression sur son propre pays pour ne pas protéger la vie avant la naissance. Dans ce contexte, j'aimerais demander au commissaire Jourovej de faire une déclaration claire de respect des États qui, dans leur législation, protègent la vie avant la naissance. Nous avons ce droit en vertu des traités et une telle déclaration devrait être faite ici aujourd'hui. »

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  • PMA, euthanasie : il faut débattre de ce monde que l’on nous prépare dans la Silicon Valley au nom du transhumanisme et de la promesse de tout maîtriser et transformer, y compris la mort

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    De Jean-Pierre Denis sur le site de La Vie :

    Par-delà l'euthanasie et la PMA

    Vous reprendrez bien une tranche de sociétal ? Ainsi formulée, la question peut surprendre. Mais il y a de quoi s’avouer perplexe à l’heure où revient, ô combien organisé et ô combien prévisible, le double débat sur le début et sur la fin de vie. Avec, simultanément, l’annonce d’une procréation médicalement assistée « pour toutes » en 2018 et la médiatisation d’une demande de suicide assisté par une personne malade, faut-il réagir ? Surréagir ? Passer son tour de parole ? Après tout, il est moins que sûr que ces offensives idéologiques passionnent les citoyens, tandis qu’elles obsèdent activistes, moralistes, polémistes et autres… éditorialistes.

    Un seul point commun dans les deux camps : on reste toujours tenté de faire de ces sujets l’alpha et l’oméga de l’humanité telle que nous voulons l’envisager, voire, pour paraphraser Christiane Taubira, l’enjeu d’une « réforme de civilisation » qui nous « arrache » à nos déterminismes physiques ou culturels. Force est de constater que nous vivons dans une pénible ambiance de guérilla culturelle. Défavorable à la PMA généralisée – notamment parce qu’elle rend inéluctable la légalisation progressive des mères porteuses au nom de l’égalité des droits – et vigoureusement opposé à l’euthanasie – au nom de la défense des plus fragiles –, puis-je m’exclure de ce champ ?

    Ce qui complique aussi les choses, c’est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, de parvenir à des compromis authentiques, c’est-à-dire stables. En fait, il s’agit de processus qui ne cessent de se nourrir de leurs propres avancées. On l’a vu en quelques décennies sur l’IVG, de la dépénalisation de l’avortement (loi Veil) à la quasi-criminalisation des sites hostiles à l’interruption de grossesse. On le constate déjà sur la fin de vie : malgré la loi Leonetti, malgré sa réforme sous François Hollande, ce n’est jamais assez. Il suffit de regarder comment se développent la question et la pression en Belgique comme aux Pays-Bas. En France, la double absence d’une éthique du débat et d’une véritable culture du compromis aggrave sans doute les choses. Chez nous, tout est toujours plus vif, plus idéologique, plus caricatural.

    Emmanuel Macron a évoqué l’humiliation dont ont été victimes les opposants au mariage pour tous. Il n’est pas certain que l’écoute qu’il prône soit tout à fait authentique, ou simplement possible. Respecter l’autre, c’est être prêt à l’entendre. Au moins un peu. Personne n’a le monopole du mépris, d’ailleurs. Avant d’y voir l’expression d’un capricieux « droit au bébé », ne ­pourrait-on pas donner l’exemple, chez les catholiques, en commençant par reconnaître que le désir d’enfant qu’expriment des lesbiennes ou des femmes célibataires est tout simplement beau et humain ? Que la demande d’euthanasie se comprend, face à la souffrance, au sentiment de déchéance, à l’absence d’accompagnement digne ?

    L’autre élément, c’est ce qu’on appellerait en anglais « the bigger picture », disons « le tableau d’ensemble » plus que le détail qui nous est montré. Les catégories sociales influentes des pays riches et démocratiques sont habitées par l’idée d’un progrès fondé sur l’expansion illimitée des droits individuels. Elles professent une foi aussi positiviste que naïve dans les possibilités que la technique offre, quand en réalité elle les impose. De ce double credo technophile et libertaire, elles ne font d’ailleurs qu’un. À l’inverse, ce n’est pas un hasard si un José Bové, en disciple du protestant Ellul, s’oppose si frontalement à la PMA, comme il l’a fait récemment encore dans la revue Limite. Il y a plus que la PMA dans la PMA et plus que la volonté d’abréger des souffrances dans le suicide assisté. Il y a déjà ce monde que l’on nous prépare dans la Silicon Valley au nom du transhumanisme et de la promesse de tout maîtriser et transformer, surtout la mort. De ce monde-là, il faudrait parler. Le voulons-nous ? Tel quel ? Tel qu’il prétend s’imposer à nous pour changer l’homme ? C’est sur cela que le débat devrait porter. Le reste…

    Lire également : PMA et euthanasie : deux éléments d'une même mutation

  • Succès pour la 13e marche pour le respect de toute vie humaine à Berlin

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    Du "Salon beige" :

    Succès de la Marche pour la vie à Berlin

    D'Angelika de Poncharra, déléguée de Choisir la vie aux relations avec les étrangers :

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    Malgré trois contre-manifestations déclarées à proximité, samedi 16 septembre 2017, la 13marche pour le respect de toute vie humaine a réuni environ 7500 personnes dans la capitale allemande pour manifester en faveur de la protection des plus faibles, l'accueil de tout enfant, contre l'avortement et la sélection prénatale. Le collectif « Bundesverband Lebensrecht », composé de 13 associations de défense de la vie et de la famille, avait appelé à la mobilisation et au recueillement pour se souvenir des enfants non-nés.

    Une semaine avant les élections au Parlement fédéral, la manifestation a débuté à 13 h dans le quartier ministériel devant le Reichstag. Douze intervenants ont pris la parole, dont les déléguées de la marche parisienne et de la marche suisse (interdite cette année). L'archevêque de Berlin, Mgr Koch, et le président de la conférence des évêques allemands, le cardinal Marx, avaient envoyé des messages de soutien, tandis que l'évêque de Ratisbonne, Mgr Voderholzer, et trois évêques coadjuteurs étaient là. Les Églises protestantes étaient peu représentées. Les manifestants étaient venus de toute l'Allemagne, et spécialement du Sud à majorité catholique, mais aussi de plusieurs pays d'Europe de l'Ouest et de l'Est.

    Les intervenants insistaient sur le droit à la vie, premier de tous les droits, sur la défense de la dignité inhérente et intouchable de tout être humain. L'atteinte à cette dignité entraîne la souffrance du bébé, de la femme, de l'homme et de la société. Dieu aime tout homme, sa créature, dès la conception, et toute vie est une merveille de Dieu.

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    Le témoignage d'une maman et de son adolescent porteur de trisomie 21, a encouragé les assistants à « accepter de la main de Dieu et à aimer de tout son coeur » tout homme avec ses limites et à trouver beaucoup de bonheur avec des personnes « différentes », mais extraordinaires.

    Des jeunes de trois pays européens se sont présentés comme « We are the pro-life generation ! »

    Plusieurs demandes ont été adressées aux futurs membres du Bundestag : « Soyez favorables aux familles, respectez le début de la vie dès la conception, dites la vérité concernant l'avortement et l'euthanasie, protégez les embryons, les handicapés, les malades et les personnes âgées... »

    Les défenseurs de la vie ont ensuite commencé leur marche de silence et de deuil pour parcourir le centre de Berlin sur 5 km. Ils ont pu défiler sous la Porte de Brandebourg, symbole de la division allemande, puis de l'unité retrouvée. Un millier de croix blanches, des photos de petits enfants, des ballons et des pancartes parlaient du respect de la vie.  On y lisait « Je suis un être humain », « Tout homme veut vivre », »Accueil aimant au lieu d'exclusion », « Un homme véritable défend son enfant », « Accompagner au lieu de tuer », « Babies welcome », « Be pro-life, not pro-killing ! » etc. Il y avait aussi d'immenses faire-part de décès d'enfants avortés.

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    Dans la capitale fédérale, le douloureux souvenir des « vies sans valeur » selon l'idéologie national-socialiste est encore palpable, mais il reste aussi une forte présence communiste et anarchiste. Pendant tout l'après-midi, ces groupes « pro-choice » perturbaient la manifestation par des slogans comme « Ni Dieu, ni État, ni patriarchat » ou en s'infiltrant dans le cortège avec des parapluies dans les couleurs de l'arc-en-cielsymbole LGBT. Les 900 policiers déployés écartaient les perturbateurs et frayaient un chemin aux marcheurs en contenant les opposants. Les jeunes bénévoles organisateurs portaient des T-shirts verts avec le texte « It's a child, not a choice ! » 

    De retour devant le Reichstag, un office œcuménique a terminé la rencontre. Dans son sermon, l'évêque catholique de Ratisbonne, Mgr  Voderholzer, a rappelé que les enfants sont à accueillir comme une bénédiction de Dieu, et que nous devons prier pour tous les mal-aimés et pour les opposants. L'Incarnation du Fils de Dieu comme un tout petit bébé dépendant a élevé l'homme en dignité.

    « L'opposition féroce de certains prouve que nous avons à protéger quelque chose d'important, de précieux, de saint ! Il nous incombe de garder vivante la conscience de la gravité de l'avortement, de l'eugénisme, du suicide assisté et de l'euthanasie. Nous devons parler de ces sujets autour de nous et aider concrètement des personnes en difficulté afin que la vie humaine soit respectée et protégée. »

  • Le pape et l'accueil des migrants : une approche unilatérale et abstraite ?

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    De Thibaud Collin sur le site de l'Homme Nouveau :

    Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants… jusqu’où ?

    Publié dès le 21 août dernier, le Message du Pape François pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, qui aura lieu le 14 janvier prochain, porte son programme dans son intitulé : « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Ce texte a suscité de nombreuses réactions et repose toute la question du rapport entre le bien de la personne et le bien commun.

    Le Message du Pape pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié, rendu public le 21 août, a suscité de nombreuses réactions et critiques, le sujet étant devenu inflammable en Europe depuis qu’elle subit une vague migratoire sans précédent et une montée en puissance de la présence musulmane. Notons que l’évêque de Rome intervient dans un contexte social et politique italien très tendu, puisqu’une réforme du code de la nationalité portée par le gouvernement de gauche de Gentolini vise à installer le droit du sol dans ce pays confronté à cette grande migration. Le texte du Pape est intitulé « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Le Pape décline sa pensée en s’appuyant sur ces quatre verbes.

    Un des passages les plus discutés est le suivant : « Le principe de la centralité de la personne humaine, fermement affirmé par mon bien-aimé prédécesseur Benoît XVI (cf. Lettre encyclique Caritas in veritate, n. 47), nous oblige à toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale. » Force est de constater que la citation est sortie de son contexte puisque Benoît XVI parle effectivement de la centralité de la personne mais dans un paragraphe consacré au principe de subsidiarité appliqué au développement d’une économie plus humaine. Ni l’assistanat ni la pure logique froide et mécanique du marché ne peuvent assurer le développement, dit le pape Benoît, car c’est par la mise en œuvre de la vertu de prudence que le bien des personnes et des peuples peut être atteint.

    Comment faut-il alors comprendre cette priorité de la sécurité personnelle sur la sécurité nationale ? Si cela signifie que le respect des droits de la personne peut engendrer un mal pour la sécurité nationale, cela serait une remise en cause de la doctrine sociale sur le bien commun qui ne peut être considéré comme concurrent du bien de l’individu. Il faut donc probablement entendre cette expression dans le sens où un État risque d’invoquer la sécurité nationale pour légitimer le viol des droits de la personne humaine. Encore faut-il déterminer de quels droits il s’agit. Et c’est là que le texte s’obscurcit. Dans la tradition théologique assumant le droit naturel les droits sont toujours à prendre en tant qu’exprimant et réglant des relations déterminées entre des êtres humains qui ne sont jamais des êtres indéterminés. Ainsi par exemple aucun État n’a le droit de couler un bateau transportant des civils, mais il peut par un légitime esprit de défense réguler les flots de population, s’il juge qu’il s’agit d’invasion mettant en danger le bien commun du peuple qu’il sert.

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  • Le Frère René Stockman réagit à la décision de l'organisation des Frères de la Charité en Belgique de pratiquer l'euthanasie dans ses murs

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    Non à l'euthanasie ! (source)

    Le débat sur l'euthanasie dans l'organisation des Frères de la Charité en Belgique nous cause de graves préoccupations depuis un certain temps. C'est ainsi avec honte que j'ai appris, le mardi 12 septembre, le verdict final selon lequel l'organisation a décidé de maintenir leur texte d'orientation et de permettre ainsi la pratique de l'euthanasie chez les patients psychiatriques dans certaines conditions au sein de leurs et nos établissements.

    J'étais encore plus surpris de lire qu'ils ont considéré leur décision en conformité même avec la doctrine catholique et l'ont décrite comme une sorte d'assistance miséricordieuse. (Lire la suite)

    Fr. René Stockman, Supérieur général des Frères de la Charité

     Télécharger l'article complet »

  • Défis éthiques : le pape invite les médecins et les professionnels de la santé à protéger le don de la vie

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    De zenit.org :

    Médecine: protéger « le don de la vie » face aux « défis éthiques »

    Le pape François a invité les médecins et les professionnels de la santé à protéger « le don de la vie » face aux « défis éthiques urgents », au cours de l’audience générale du 20 septembre 2017, place Saint-Pierre.

    Lors des salutations aux pèlerins anglophones, après sa catéchèse, le pape s’est adressé « aux nombreux médecins et professionnels de la santé présents », en encourageant « leurs efforts dédiés à respecter et à protéger le don de la vie face aux défis éthiques urgents de notre époque ».

    « Sur vous tous et sur vos familles, j’invoque la joie et la paix de Notre Seigneur Jésus-Christ », a-t-il ajouté.

  • La médiatisation du geste d'Anne Bert suscite des réactions indignées

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    MALADIE DE CHARCOT : « NOUS NE NOUS RECONNAISSONS PAS DANS LA DEMANDE D’ANNE BERT »

     

    L’Arsla[1], l’association pour la recherche sur la SLA[2], regrette la médiatisation du geste d'Anne Bert associé à la maladie et déplorent un « raccourci Charcot-euthanasie ».

    « Nous avons reçu beaucoup d'appels de malades et de leurs proches pour dire leur indignation. Peu se reconnaissent dans ce choix très personnel, même si chacun connaît la réalité de la souffrance de cette maladie », explique Christine Tabuenca, directrice générale de l’Arsla. « Cela leur renvoie une image négative et ultime de la maladie alors que la grande majorité d'entre eux ne pense ni à l'euthanasie ni au suicide, qu'ils sont au contraire dans l'espoir et la vie, dans le combat, qu'ils profitent du présent et font tout pour compenser la perte d'autonomie ».

    L’association déclare « respecter cette dame », mais considère que sa médiatisation va provoquer un raccourcit « Charcot-euthanasie » et témoigne aussi d’un « non-respect » « du travail des médecins et des chercheurs qui accomplissent un formidable accompagnement médical et humain pour diminuer les souffrances ».

    Le professeur William Camu, neurologue au CHU de Montpellier, déplore également une médiatisation « excessive » : « C’est dommage de parler de la SLA uniquement en donnant la parole à cette dame, dont les interventions choquent beaucoup de mes patients. Je peux comprendre la révolte dans laquelle elle se trouve. D’autres patients sont dans le même état d’esprit. Et depuis qu’elle témoigne dans les médias, j’en connais au moins deux qui se sont mis aussi à réclamer l’euthanasie. Mais il faut bien comprendre qu’ils ne sont qu’une petite minorité de l’ensemble des patients ».

    Par ailleurs, il évoque les pistes de recherches, en particulier de thérapie génique, face à la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Bien qu’il n’existe pas de traitement permettant aujourd’hui de guérir la SLA, « un médicament, le riluzole, permet de diminuer la souffrance des cellules nerveuses et leur vitesse de dégénérescence […] et améliore le pronostic vital de 30 %. Cela veut dire qu’au bout d’un an et demi de traitement, il y a 30 % de décès en moins avec ce médicament. Globalement, cela permet de gagner une année de vie supplémentaire. Cela reste bien sûr insuffisant mais nous fondons de gros espoirs sur d’autres pistes de recherches, notamment fondées sur la thérapie génique ».

    Pour aller plus loin :

    Euthanasie : Agnès Buzyn répond à Anne Bert

    Fin de vie : un autre regard sur la maladie de Charcot

     

    [1] Association fondée en 1984 par un neurologue et un patient comptant 10.000 adhérents et accompagnant 3000 malades des 7000 à 8000 recensés en France.

    [2] Abréviation pour la sclérose latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Charcot (du nom du médecin qui l’a décrite au 19e siècle).

    Sources: La Croix, Pierre Bienvault (19/09/2017) ; Le Figaro, Delphine de Mallevoüe(19/09/2017)

  • Parution d'un livre consacré aux dérives de l'euthanasie dans notre pays

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    Dans le Soir du 12 septembre dernier, la présidente de l'ADMD s'inquiète elle-même des dérives d’une éventuelle loi euthanasie… pour fatigue de vivre :

    Jacqueline Herremans alerte surtout sur les risques de dérives. La personne n’est-elle pas soumise à des pressions extérieures (de son entourage, de sa famille, par exemple) qui la pousseraient à demander l’euthanasie ? Autre dérive potentielle selon la présidente de l’ADMD : « On pourrait se dire : puisque des personnes âgées peuvent mettre fin à leur vie sereinement, pourquoi encore les soigner ? Il ne faudrait pas que des choix individuels deviennent de nouvelles normes sociétales… » Depuis l’élargissement de la loi aux mineurs, l’euthanasie n’a plus suscité d’importants débats remontant jusqu’au Parlement. L’ouverture du droit à l’euthanasie pour les personnes âgées « fatiguées de vivre » pourrait vraisemblablement en devenir un. La population belge semble prête, voire demandeuse. (Le Soir, 12/09/2017)

    Un ouvrage consacré à cette question devrait paraître ces prochains jours comme le signale SudInfo :

    Les dérives de l'euthanasie recensées dans un ouvrage qui pointe les pratiques en Belgique

    Le 23 septembre 2002, la loi euthanasie entrait en vigueur en Belgique. Sept jours plus tard, Mario Verstraete, atteint par la sclérose en plaques, était le premier à demander son application. Ce jeudi paraîtra un livre de l’université de Cambridge, auquel a participé un spécialiste belge. Il dénonce les dérives d’une pratique devenue « normale » en Belgique.

    Cela fait quinze ans que la loi euthanasie est d’application en Belgique. Notre pays est à la pointe de cette pratique qui est même « ouverte » aux mineurs. Ce jeudi, un livre sortira aux éditions de la célèbre université de Cambridge. Cet ouvrage, dont le titre traduit de l’anglais, est « Euthanasie et suicide assisté. Leçons de la Belgique », revient sur ces quinze années qui ont changé la fin de vie de bon nombre de Belges.

    Des milliers d’euthanasies sont déclarées chaque année en Belgique… Mais de nombreuses ne le sont pas  !

    > Le livre s’attarde aussi sur l’euthanasie pour les personnes vulnérables comme les enfants, les handicapés

  • Associations chrétiennes et Marche pour l'avortement : un démenti d'Entraide et Fraternité

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    Dans un "post" mis en ligne le 11 septembre consacré à la Manifestation européenne pour le droit à l'avortement du jeudi 28 septembre à Bruxelles, nous avions relevé que plusieurs associations chrétiennes de notre pays étaient liées au mouvement organisateur, celui de la "Marche Mondiale des Femmes". Mais, nous rétorque-t-on, cela n'implique pas que ces associations chrétiennes soutiennent toutes les initiatives de la Marche Mondiale des Femmes, comme le signale un démenti d'Entraide et Fraternité. Nous en prenons acte tout en regrettant que ces associations chrétiennes acceptent de faire partie d'une plate-forme qui promeut des manifestations et des mobilisations en opposition avec l'éthique chrétienne et le respect de la vie. 

    Entraide et Fraternité et Vivre Ensemble ne soutiennent en aucun cas cette manifestation pro-avortement. Nous ne sommes pas du tout liés ni à l’organisation ni à la promotion de cet événement.  

    Nous sommes effectivement membres de la plateforme la Marche Mondiale des Femmes comme organisme de lutte contre la pauvreté. Celle-ci regroupe différents membres qui ont en commun la défense des femmes. Il s’agit d’un vaste mouvement de solidarité autour des 4 thèmes suivants :

    • Pauvreté & indépendance économique – femmes et travail décent,
    • Violences envers les femmes,
    • Paix et démilitarisation,
    • Biens communs et accès aux ressources – souveraineté alimentaire. 

    http://www.marchemondialedesfemmes.be/index.php/fr/membres-marche-fr/liste-des-participants-fr Ces différents membres ne soutiennent pas tous toutes les actions de la Marche des Femmes ni  ne soutiennent toutes les mêmes revendications.

    Comme vous pouvez le voir sur la page web de cet  événement, nous ne sommes pas partie prenante/corganisateur ni promoteur de cette manifestation : http://www.marchemondialedesfemmes.be/index.php/fr/rencontre-europeenne-de-la-mmf-2017-bruxelles/flyer-de-la-manifestation-du-28-september. Notre nom n’y figure pas.

    Nous ne soutenons absolument pas cette marche contre (ô lapsus...) l’avortement. Nous déplorons que le blog de Belgicatho qui se veut blog de réinformation fasse de la désinformation à ce sujet et utilise notre nom et ceux d’autres organisations proches comme Justice et Paix. Que cherche-t-ils en faisant de tels amalgames malhonnêtes ?

    A Entraide et Fraternité/Vivre Ensemble, nous nous battons pour que le Livre de la Vie soit précisément réalité pour tant d’enfants, de femmes et d’hommes dans le monde et ici. Pas de doute que nous nous rejoignons dans le même combat, ainsi qu’avec les communautés chrétiennes de Belgique et nos partenaires d’ici et d’ailleurs.

    C'est, somme toute, une bonne nouvelle ! Et alors, on peut rêver de voir Entraide et Fraternité soutenir activement la prochaine Marche pour la Vie... 

  • Les "samedis philo" : programme du premier trimestre 2017-2018

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  • PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme : une tribune percutante de François-Xavier Bellamy (mise à jour)

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    De Figaro Vox (lefigaro.fr) :

    François-Xavier Bellamy: «PMA pour toutes, dernière frontière avant le transhumanisme»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - L'ouverture de la PMA pour toutes les femmes a été annoncée par le gouvernement. Pour François-Xavier Bellamy, une telle décision serait un dévoiement de la médecine et constituerait le point de bascule vers le transhumanisme.

    Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de philosophie, François-Xavier Bellamy enseigne en classe préparatoire. Il est également l'auteur de Les Déshérités, ou l'urgence de transmettre (éd. Plon, 2014).

    Alors nous y voilà rendus, à cette frontière si longtemps rêvée, si longtemps imaginée, à cette frontière tant redoutée aussi. À la plus essentielle de toutes les frontières. Celle que les légendes de l'humanité ont tenté de décrire pendant des millénaires, celle qui a hanté les nuits des alchimistes, celle dont tant de héros et de puissants dans l'histoire ont recherché avidement la trace... La véritable Finis Terrae, le seuil du monde humain connu. Nous voilà prêts à passer la ligne. Et finalement ce n'est pas si impressionnant que cela. Et c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, au fond.

    Il n'y a qu'un pas à faire, et nous allons le faire presque sans y penser. Juste un pas de plus, comme n'importe quel pas. Sans voir la ligne sous nos pieds.

    On nous en avait pourtant parlé, de cette fameuse frontière dont les progrès de la science ne cessent de nous rapprocher. Le transhumanisme. L'homme augmenté. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce nouveau monde incroyable, qui devenait peu à peu attirant ou vaguement terrifiant à mesure qu'il semblait devenir possible.

    Monde où la médecine ne servirait plus à réparer les corps, mais à les mettre au service de nos rêves. Monde où le donné naturel ne serait plus une limite, ni un modèle - où l'individu enfin émancipé des frontières ordinaires du vivant pourrait modeler sa vie, et celle des autres, à la mesure de son désir. Nous avons eu le temps de l'imaginer, ce monde de science-fiction.

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  • Les droits de l’homme ne peuvent devenir « un fourre-tout rhétorique » répondant aux caprices de l'époque

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    ONU : les droits de l’homme ne peuvent être « un fourre-tout rhétorique »

    Mise en garde par Mgr Janusz S. Urbanczyk (Traduction intégrale)

    « Le terme “droit de l’homme” doit être strictement et prudemment appliqué, de peur qu’il ne devienne un fourre-tout rhétorique, sans cesse élargi pour répondre aux caprices passagers de l’époque », avertit le Saint-Siège. « Une telle approche élastique discréditerait le concept même des droits de l’homme. »

    Mgr Janusz S. Urbanczyk, représentant permanent du Saint-Siège, est en effet intervenu à la séance d’ouverture de la Réunion de mise en œuvre de la dimension humaine 2017 de l’OSCE ce lundi 11 septembre 2017 à Varsovie.

    Pour la Doctrine sociale de l’Église, rappelle-t-il, « les droits de l’homme sont décrits comme universels, inaliénables et inviolables… La sécurité, la sûreté et la paix ne résultent pas de la limitation des droits de l’homme, mais plutôt de leur jouissance par tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ».

    Mgr Urbanczyk met aussi en garde contre le fait de « sortir ces droits de leur propre contexte, en limitant l’étendue de l’application des droits et en permettant de varier le sens et l’interprétation des droits et de nier leur universalité au nom de différentes perspectives culturelles, politiques et sociales ». « Une telle approche, explique-t-il, semblable à celle qui considère les droits de l’homme et les libertés fondamentales comme des privilèges accordés par l’État (pour être révoqués à son gré), nuit à l’idée même des droits de l’homme et entrave certainement leur jouissance par chaque homme et chaque femme. »

    Le rôle de l’OSCE est de « corriger » les « infractions, faire avancer la cause des droits humains universels et promouvoir la juste protection si nécessaire de ces droits », exhorte le représentant du Saint-Siège.

    Voici notre traduction de la déclaration en anglais de Mgr Urbanczyk.

    Madame la Présidente,

    Le Saint-Siège est heureux de participer à cette réunion  de mise en œuvre de la dimension humaine (HDIM) 2017 et remercie la Pologne, notre pays hôte, pour son hospitalité, ainsi que la présidence autrichienne de l’OSCE et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, pour la planification et l’organisation de cette réunion.

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