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Ethique

  • IVG : les évêques américains saluent les annonces de l'administration Trump

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    De Vatican News :

    IVG : l’épiscopat américain salue les annonces de l’administration Trump

    La participation personnelle et inédite du président américain à la Marche pour la Vie représente un signal important adressé au mouvement pro-life.

    Les évêques des États-Unis saluent l'annonce de l'administration Trump qui souhaite introduire de nouvelles mesures pour assurer la mise en œuvre de l'amendement Weldon, la loi fédérale sur l'objection de conscience qui interdit la discrimination par les différents États contre les régimes d'assurance maladie qui ne couvrent pas l'avortement. La décision a été annoncée le 24 janvier, à l'occasion de la marche annuelle de la vie parrainée par l'Église aux États-Unis, à laquelle le président Donald Trump a lui-même participé cette année, alors que le vice-président Mike Pence était reçu par le Pape François au Vatican.

    Depuis 2014, l'État de Californie exige que tous les employeurs, y compris les agences confessionnelles, offrent une couverture santé à leurs employés en cas d'interruption volontaire de grossesse. Une politique que les autorités de Washington, en accord avec le tournant pro-vie impulsé par l'administration Trump, veulent maintenant arrêter en menaçant de retirer le financement fédéral à la Californie si celle-ci ne se conforme pas à l'amendement Weldon dans les 30 jours.

    Un changement salué par la conférence épiscopale

    Les évêques américains avaient eu plusieurs désaccords avec l’administration précédente de Barack Obama sur cette question de l'objection de conscience, et en ont d’autres avec l’actuelle administration républicaine sur d’autres dossiers sensibles comme l’immigration, mais ils saluent sa position sur l’IVG  : «C'est une merveilleuse nouvelle pour le droit à la vie, l'objection de conscience, la liberté religieuse et l'État de droit», a donc réagi Mgr Joseph F. Naumann, président de la Commission pour les activités pro-vie de la Conférence épiscopale.

    «Depuis près de six ans, les employeurs en Californie, y compris les Églises, sont obligés de financer et de faciliter les avortements dans leurs plans d'assurance santé en violation directe d'une loi fédérale sur la protection de la conscience», une «coercition aberrante, injuste et illégale», dénonce-t-il.

    Mgr Naumann exprime donc l'espoir que «l'action répressive entreprise et les mesures futures de l'administration mettront fin à toute nouvelle discrimination illégale à l'encontre de ceux qui rejettent l'avortement, comme une violation des droits humains et civils les plus fondamentaux»

  • Le discours de Donald Trump à la Marche pour la Vie de Washington

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Le discours de Donald Trump à la Marche pour la vie américaine : traduction intégrale

    Je vous propose ici ma traduction intégrale du discours de Donald Trump à la Marche pour la vie à Washington DC, le vendredi 24 janvier. Un moment historique. Car même à supposer que les motivations du président des Etats-Unis aient pu être électoralistes, quelle merveille qu'un pays ou l'engagement en faveur la défense de la vie humaine innocente est aujourd'hui un facteur de réussite électorale ! Une petite précision : la « Jeanne » interpellée par Trump au début de son discours est Jeanne Mancini, président de la Marche pour la vie. – J.S.

    Merci beaucoup et merci à vous, Jeanne. C'est un grand honneur pour moi que d'être le premier président de l'histoire à participer à la Marche pour la vie. Nous sommes ici pour une raison très simple : pour défendre le droit de chaque enfant, né ou à naître, de réaliser le potentiel qui lui a été donne par Dieu. 

    Depuis 47 ans, des Américains de tous horizons font le voyage depuis les quatre coins de ce pays pour défendre la vie.   

    Et aujourd'hui, en tant que président des États-Unis, je suis vraiment fier de me tenir à vos côtés. 

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  • RDC : Tshisekedi, Président par la grâce de Dieu ?

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    D’Hubert Leclercq sur le site de la Libre Afrique, ce 25 janvier 2020 :

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    L’ambiance lors des festivités pour le premier anniversaire de l’installation de Félix Tshisekedi à la présidence, annoncée pour ce dimanche à Kinshasa, donnera peut-être le ton des tensions à attendre dans les prochaines semaines en RDC.

    Certains membres de la plateforme CACH n’ont pu s’empêcher de commencer les célébrations pour le premier anniversaire de l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi ce vendredi 24 janvier en soirée. Coupe de champagne et repas de fête, une image qui n’est pas faite pour calmer la colère d’une population de plus en plus démunie dans la capitale mais aussi un peu partout dans les grandes villes du pays.

    Félix Tshisekedi, lui, est de retour au pays après son escapade européenne qui l’a vu passer par le Vatican, Londres et Davos. A son retour, il s’est entretenu avec un émissaire du président angolais Joao Lourenço, le ministre angolais en charge des Relations extérieures, Tito Antonio, qui a tenu à répéter à quel point les relations entre les deux Etats est au beau fixe.

    Félix Tshisekedi, lui, a fait le plein de réconfort avant de retourner affronter son prédécesseur Joseph Kabila.

    Les autorités du Vatican, celles de plusieurs Etats européens et quelques voisins lui ont rappelé qu’ils le soutenaient mais qu’ils attendaient plus de lui. Le soutien est présent mais la pression aussi. Aujourd’hui, après un an de « règne », Félix Tshisekedi est placé au pied du mur. Il doit faire un choix clair. Soit il divorce avec Kabila et sera soutenu par un large pan de la communauté internationale, soit il continue son mariage de raison avec son prédécesseur qui l’a installé au pouvoir et il sera relégué au rang des présidents infréquentables et isolé sur la scène internationale dans un Etat qui, sans l’aide financière internationale est voué à la faillite.

    RDC : Dissolution, bras de fer ou poker menteur ?

    Le souci, évidemment, c’est qu’en acceptant le marché avec Kabila, Tshisekedi s’est vu privé de majorité au Parlement et encadré par un exécutif où les postes qui comptent vraiment sont aux mains de la plateforme politique du FCC de Kabila.

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  • Célibat: nier la doctrine tout en la confirmant

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    De Stefano Fontana dans la Nova Bussola Quotidiana, cet article traduit et publié sur le site web « Benoit et moi »:

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    « L’idée s’est désormais répandue dans l’Église que ce pontificat veut changer beaucoup de choses doctrinales tout en réaffirmant la doctrine. Nous sommes confrontés à une nouvelle preuve évidente que dans l’Église aujourd’hui il y a deux langages théologiques incompatibles.

    Après les anticipations du livre sur la question du célibat sacerdotal, les jeux se durcissent et le niveau de tension est très élevé. Les enjeux et les protagonistes eux-mêmes sont au taquet. Les commentateurs creusent dans diverses directions pour comprendre ce qui se passe dans l’Église. A leurs réflexions, je voudrais ajouter une observation non pas tant sur le contenu (célibat) que sur la méthode.

    Nous sommes confrontés à une nouvelle preuve évidente qu’il y a deux langages théologiques incompatibles dans l’Église aujourd’hui. Au niveau de la pensée, le tremblement de terre qui se produit depuis un certain temps désormais peut être expliqué ainsi.

    Le Pape François a affirmé à plusieurs reprises que pour lui la richesse du célibat est un fait certain et qu’on ne doit pas y toucher. Pourquoi, alors, y a-t-il un nouveau livre de Benoît XVI et du Cardinal Sarah défendant farouchement le célibat ecclésiastique? Il n’est pas en danger, le pontife régnant prétend le considérer comme une richesse pour l’Église. Ses défenseurs ont beau jeu de prétendre que le pape François ne dit rien de nouveau par rapport à ses prédécesseurs, lui aussi confirme la validité du célibat. Ce qui signifie que le livre doit être considéré comme un prétexte, dénué de fondement. Mais beaucoup ont salué le livre comme une libération, signe que la crainte que quelque chose d’important sur le célibat change dans l’Église est répandue. Mais pourquoi cette impression est-elle si répandue si le Pape François a affirmé que le célibat est une richesse, confirmant ainsi la vérité de tous les temps? Ceux qui craignent un changement de norme sur cette question étaient-ils distraits quand le pape François a exprimé sa confirmation du célibat? Comme on le le voit, c’est un cercle vicieux et c’est cela qu’il faut clarifier.

    L’idée s’est désormais répandue dans l’Église que ce pontificat veut changer beaucoup de choses doctrinales tout en réaffirmant la doctrine. Beaucoup pensent que ce n’est qu’une tactique, d’autres, allant plus loin, pensent que c’est une façon de penser, nourrie théologiquement. C’est pourquoi quand le Pape dit que le célibat est une richesse, pour beaucoup, cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas de changement sur le célibat et ils ne se sentent pas rassurés. Si le célibat est une richesse, pourquoi le pape a-t-il permis que les documents du Synode de l’Amazonie disent beaucoup de choses qui s’y opposent? Pourquoi a-t-il permis que des cardinaux réclament l’approbation universelle des prêtres mariés dans la région amazonienne? Pourquoi a-t-il initié un processus de discussion s’il n’a pas l’intention de changer les choses sur le célibat? De telles observations conduisent beaucoup à penser que des changements vont se produire, bien que le pape ait dit que le célibat est une richesse et qu’en tant que tel il n’est pas touché, et que ces changements s’étendront à toute l’Église.

    Du reste, ces craintes sur l’avenir du célibat, malgré les propos rassurants du Pape, n’auraient aucun sens si elles n’étaient pas induites par d’autres cas précédents, au point de pouvoir parler d’une nouvelle façon de procéder de la part de l’autorité ecclésiastique. Le prototype de cette façon de faire a été Amoris laetitia. Dans ce cas également, il a été réitéré que ce que Jean-Paul II a enseigné est une richesse, aucune nouvelle doctrine n’a été officiellement annoncée, mais un processus a été engagé qui, de fait, a changé la doctrine, alors qu’elle était confirmée. Antonio Livi avait fait remarquer que cette façon de penser et de procéder est hégélienne: la thèse n’est pas annulée, mais maintenue dans la synthèse, laquelle toutefois naît de sa négation. L’interprétation est intéressante, mais il manque un petit ajout important. La synthèse ne sera pas une nouvelle doctrine mais une nouvelle praxis impliquant, mais n’exprimant pas, une nouvelle doctrine. De cette façon, il devient possible qu’il y ait une doctrine, et beaucoup de pratiques différentes avec la même doctrine, c’est-à-dire une doctrine et beaucoup de ses exceptions qui de fait éduquent à une nouvelle doctrine, qu’à ce stade nous pourrions appeler implicite.

    Une étape importante dans ce type de parcours est que la situation existentielle, qui devrait être lue à la lumière de la doctrine, devient au contraire point de départ de la relecture de la doctrine, d’abord comme circonstance atténuante, puis comme exception. Si le célibat est une richesse pour l’Église en tant que tel, pourquoi n’est-il pas aussi une richesse pour l’Église en Amazonie? La situation en Amazonie est mise en cause pour atténuer la doctrine, mais ensuite elle devient une exception et beaucoup craignent qu’une fois généralisée, elle ne devienne une nouvelle doctrine, sinon formulée, du moins vécue. Il en est de même pour les divorcés remariés après Amoris laetitia: d’abord, leur situation devait expliquer l’atténuation de la règle découlant précisément des circonstances atténuantes liées à l’histoire de vie spécifique des personnes concernées, mais ensuite la situation, de circonstance atténuante est devenue exception et, dans de nombreuses parties de l’Église, elle est maintenant devenue une norme de fait.

    Cette façon de faire cause de graves torts à l’Église. Le Pape devrait confirmer la doctrine, et il le fait aussi, mais ces confirmations ne nous rassurent pas, car il semble avoir une conception nouvelle et différente de la relation entre la doctrine et la pratique. De sorte qu’aujourd’hui, beaucoup de fidèles craignent l’ouverture de processus non validés en amont par la doctrine, même si celle-ci est formellement confirmée, et ils voient le danger d’une doctrine confirmée et niée en même temps, bien qu’à des niveaux différents. Les deux approches différentes semblent maintenant être entrées en conflit au sommet de l’Église. »

    Ref. Célibat: nier la doctrine tout en la confirmant

    JPSC

  • D'après Mgr Aupetit, "Humanae Vitae" reste une encyclique prophétique

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    Du site de France Catholique :

    Mgr  Michel Aupetit

    Humanæ vitæ, une encyclique prophétique 

    Propos recueillis par Aymeric Pourbaix

    mercredi 22 janvier 2020

    Mgr Michel Aupetit © Michel Pourny

    Fortement opposé au projet de loi bioéthique présenté au Sénat, Mgr  Michel Aupetit, archevêque de Paris et ancien médecin, publie au même moment un petit livre qui présente à nouveaux frais l’encyclique de Paul VI, Humanaæ vitæ, sur la contraception. Hier présentée comme un outil de libération des femmes, la pilule est vue par une part grandissante de la génération actuelle comme un asservissement au service des hommes.

    Quel lien faites-vous entre la contraception artificielle, enjeu d’Humanæ vitæ (1968), et le débat actuel qui porte sur la «  PMA pour toutes  » ?

    Mgr Michel Aupetit : La difficulté de fond est la même dans tous les cas. On la désigne par «  la morale de l’autonomie  ». Le premier péché manifeste à quel point l’homme veut être autonome, il veut être à lui-même sa propre loi. Il veut décider de son bonheur qu’il considère dès lors comme un dû. C’est alors qu’il devient esclave de ses propres désirs, de ses illusions et de ses fantasmes. Or il nous faut reconnaître et confesser combien c’est l’alliance qui rend l’homme heureux, le fait de recevoir la vie des autres, du Tout Autre. Cette dépendance au Créateur et à l’humanité lorsqu’elle est assumée fait de nous des êtres libres et responsables, des êtres capables d’aimer et de donner la vie en vérité.

    «  Un enfant comme je veux et quand je veux  » est un slogan illusoire et égoïste… Heureusement, l’enfant nous surprendra toujours… mais à quel prix ? Qui sommes-nous pour le priver volontairement de ses origines ? C’est une violence inouïe qu’on lui inflige et dont on aura à rendre compte, inévitablement…

    À l’époque, Humanæ vitæ a été mal reçue par les épiscopats, sous prétexte que c’était irréaliste. Faut-il réintégrer le document dans la préparation au mariage ?

    La question n’est pas d’abord d’intégrer telle ou telle encyclique, mais d’être fidèle au dépôt de la foi et à la tradition vivante qui en découle. «  Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile  » (1 Co 9,16). Oui, le don de la vie est une bonne nouvelle !

    Comment aidons-nous les couples à s’ajuster à la grâce du salut et non pas à s’enfermer dans l’épreuve de la convoitise et de la concupiscence ? Il s’agit d’un chemin à parcourir pas-à-pas.

    L’horizon du discernement doit être le Salut, et non pas notre faiblesse. Comment ce Salut m’éclaire-t-il sur le petit bien que je peux accomplir maintenant ?

    Il ne faut pas vouloir régler toutes les difficultés en même temps, mais il s’agit d’avancer «  humblement avec ton Dieu  » (Mi 6, 8) qui t’éclaire sur le petit pas à poser pour avancer.

    L’enjeu est d’accompagner ce pas-à-pas qui est aussi très évangélique pour les pasteurs et ceux qui enseignent la catéchèse… Il convient de reconnaître à quel point le courage des couples, des familles nous édifie. Leur témoignage nous aide à redécouvrir toujours plus profondément le sens de notre sacerdoce. Qu’ils en soient remerciés !

    Il existe, dites-vous, deux conceptions de la maternité : possessive ou oblative. Et de la réponse à ce choix dépend toute la civilisation ?

    Accueillir la vie comme un don, l’éduquer en respectant ce don, c’est être disposé à accueillir son jaillissement comme il vient. C’est une grâce féminine que d’être conduite à percevoir combien la vie peut surgir même à travers la souffrance et la mort. Si le Christ apparaît d’abord aux femmes, n’est-ce pas parce qu’elles sont particulièrement disposées à accueillir la vie pour l’annoncer ? Avons-nous assez respecté et honoré cette vocation proprement féminine ou selon les mots de Jean-Paul II ce «  génie féminin  » ?

    Cette vocation «  hors hiérarchie  » nous éduque à la hiérarchie, c’est-à-dire à nous ordonner au Salut, à la vie. La question ne se pose pas seulement dans l’Église, mais dans la société tout entière.

    Le pape François ne cesse de le rappeler : «  Ne vous laissez pas voler votre espérance, ni votre joie.  » Notre société retrouvera une culture de vie, une réelle fécondité missionnaire si la femme ose être femme et si l’homme ose être homme.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

    Lire aussi l'interview de Mgr Aupetit sur aleteia.org

  • Donald Trump proclame le 22 janvier "journée du caractère sacré de la vie humaine"

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Donald Trump proclame la journée du caractère sacré de la vie humaine : traduction intégrale

    Le choix par Donald Trump du 22 janvier pour proclamer ce jour Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine est tout sauf anodin : c’est la date anniversaire de l’arrêt Roe versus Wade par lequel la Cour Suprême des Etats-Unis légalisait l’avortement dans ce pays. Sa Proclamation à cette occasion est remarquable en tous points, à commencer par celui-ci : il assoit la « sainteté de la vie humaine » (comme la désignent certains traducteurs) sur le fait que toute vie humaine est un « don de Dieu ».

    C’est en effet parce que l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu que sa vie a un caractère sacré, et que la vie humaine innocente doit être respectée et protégée. Sa « valeur et son potentiel incommensurables », comme l’écrit Donald Trump, lui viennent en effet de sa nature propre : l’homme, être raisonnable doté d’une âme immortelle, est appelé à une destinée d’éternité.

    Sa mention des avortements tardifs, qu’il invite le Congrès à interdire, vise particulièrement les Démocrates qui soutiennent le « droit » à l’avortement tout au long de la grossesse. Si Trump est en campagne, c’est aussi sur ce thème.

    Je vous laisse savourer l’intégralité de cette Proclamation dont je vous propose ici ma traduction, en attirant spécialement votre attention sur les termes solennels de ses derniers paragraphes. – J.S.

    *

    Toute personne – née ou à naître, pauvre, méprisée, handicapée, infirme ou âgée – a une valeur intrinsèque. Bien que chaque parcours soit différent, aucune vie n’est sans valeur ou sans importance ; les droits de tous doivent être défendus. En cette journée nationale du caractère sacré de la vie humaine, notre nation réaffirme avec fierté et force son engagement à protéger le don précieux de la vie à chacune de ses étapes, de la conception à la mort naturelle. 
    Nous avons constaté récemment une diminution du nombre total comme du taux d’avortements dans notre pays. De 2007 à 2016, la période d’analyse la plus récente, le nombre et le taux des avortements ont diminué respectivement de 24 % et de 26 %. Le taux de grossesses chez les adolescentes – dont la grande majorité sont non planifiées – a diminué de manière quasi continue au cours du dernier quart de siècle, contribuant au plus faible taux d’avortements chez les adolescentes depuis la légalisation de l’avortement en 1973. Tous les Américains devraient célébrer cette baisse du nombre et du taux d’avortements : elle représente des vies sauvées. Mais il reste encore beaucoup à faire et, en tant que Président, je continuerai à me battre pour protéger la vie des enfants à naître. J’ai promulgué une loi dans le cadre du Congressional Review Act qui permet aux États et aux autres bénéficiaires de subventions d’exclure de leurs projets dits « Titre X » les organisations qui pratiquent des avortements. Mon administration a également publié des règlements afin de garantir que les projets de planification familiale du Titre X soient clairement séparés de ceux qui pratiquent, encouragent ou recommandent l’avortement comme méthode de planning familial ; afin de protéger les droits de la conscience des travailleurs et des organisations de santé, y compris en ce qui concerne l’avortement ; et afin de garantir que le gouvernement fédéral ne contraigne pas les employeurs qui s’opposent, sur le fondement de croyances religieuses ou de convictions morales, à fournir une assurance couvrant les produits contraceptifs, y compris ceux qui, selon eux, provoquent des avortements précoces. En outre, j’ai demandé au Congrès d’agir pour interdire l’avortement tardif des bébés qui peuvent ressentir la douleur. 
    Mon administration met également en place une coalition internationale en vue de faire disparaître le concept d’avortement en tant que droit fondamental de l’homme. À ce jour, 24 nations représentant plus d’un milliard de personnes ont rejoint cette grande cause. Nous nous opposons à tout projet qui tente d’affirmer un droit mondial à l’avortement à la demande jusqu’au moment de l’accouchement, financé par le contribuable. Et nous ne nous lasserons jamais de défendre la vie innocente – chez nous comme à l’étranger. 
    En tant que nation, nous devons rester fermement attachés à cette vérité profonde selon laquelle toute vie est un don de Dieu – Dieu qui confère à chaque personne une valeur et un potentiel incommensurables. D’innombrables Américains sont des défenseurs infatigables de la vie, champions des plus vulnérables d’entre nous. Nous sommes reconnaissants envers ceux qui soutiennent les femmes confrontées à une grossesse imprévue, envers ceux qui apportent la paix aux femmes qui ont subi un avortement et envers ceux qui accueillent des enfants dans leur foyer par le biais du placement familial et de l’adoption. En cette Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine, nous célébrons le merveilleux don de la vie et renouvelons notre détermination à construire une culture où la vie est toujours respectée. 
    PAR CONSÉQUENT, moi, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution et les lois des États-Unis, je proclame par la présente le 22 janvier 2020 Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine. Aujourd’hui, j’invite le Congrès à se joindre à moi pour protéger et défendre la dignité de toute vie humaine, y compris celle des personnes à naître. Je demande au peuple américain de continuer à s’occuper des femmes qui vivent une grossesse imprévue et de soutenir l’adoption et le placement familial d’une manière plus significative, afin que chaque enfant puisse trouver un foyer aimant. Enfin, je demande à chaque citoyen de cette grande nation d’écouter le bruit du silence de cette génération que nous avons perdue, puis d’élever la voix au nom de tous ceux qui sont touchés par l’avortement, ceux qui sont visibles et ceux qui ne le sont pas. 
    EN FOI DE QUOI, j’ai apposé ma signature en ce vingt-et-unième jour de janvier de l’année de Notre Seigneur deux mille vingt et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique la deux cent quarante-quatrième.
  • Dès 13 semaines de gestation, le fœtus peut ressentir de la douleur pendant l’avortement

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    LES FŒTUS POURRAIENT RESSENTIR LA DOULEUR DÈS 13 SEMAINES DE GESTATION

    20 janvier 2020

    D’après une étude menée par un scientifique britannique, le professeur Stuart Derbyshire, et un médecin américain, John Bockmann, les fœtus « pourraient ressentir la douleur » dès 13 semaines de développement in utero.

    Contrairement au consensus médical qui existait jusqu’alors selon lequel, ayant un cortex trop peu développé, les fœtus de moins de 24 semaines ne ressentaient pas la douleur, les deux scientifiques affirment aujourd’hui que « le cerveau et le système nerveux du fœtus sont suffisamment développés pour qu’il ressente de la douleur ».

    En Grande-Bretagne, l’avortement est légal jusqu’à 24 semaines de grossesse. Le professeur Derbyshire, premier auteur de l’étude, est un ancien consultant du Pro-choice forum au Royaume-Uni et du Planning familial, deux organisations en faveur de l’avortement. En 2006, le scientifique avait écrit dans le British Medical Journal qu’« éviter de parler de la souffrance fœtale aux femmes souhaitant recourir à l’avortement était une politique sensée, basée sur de solides preuves que les fœtus ne peuvent pas ressentir la douleur ». Les deux scientifiques soutiennent au contraire aujourd’hui que « la femme désirant subir un avortement doit être informée que le fœtus peut ressentir de la douleur pendant l’avortement, et que l’équipe médicale devrait proposer à la femme qu’on administre un analgésique au fœtus ». Et ils écrivent dans le Journal of Medical Ethics que poursuivre avec la pratique actuelle de l’avortement sans prendre en compte ces nouveaux résultats relève de « l’imprudence morale ». Un possible changement « vite rejeté » par the British Pregnancy Advisory Service, le « plus important fournisseur d’avortements » du Royaume-Uni.

    Différentes associations en faveur de la défense de la vie ont appelé à prendre en compte ces nouvelles données, et notamment quant à la durée légale autorisée pour pratiquer un avortement. Pour le Dr Anthony McCarthy de la Société pour la protection des enfants non-nés, « une société qui déclare prendre au sérieux la souffrance animale ne devrait pas reculer devant la prise en compte de celle de jeunes êtres humains, au nom du ‘choix’ ».

    218 281 avortements ont été pratiqués en 2018 au Royaume-Uni, ce qui représente « 23% des grossesses ». Et « environ 6000 avortements par an sont pratiqués après 18 semaines de gestation ».

    Pour aller plus loin :

    Au Royaume-Uni, une étudiante sage-femme membre d'une association de défense de la vie suspendue 4 mois

    Allongement du délai légal pour avorter en Belgique : « Cette loi va trop loin »

    Sources: Daily Mail, Stephen Adams (19/01/2020)

  • Suisse : un patron chocolatier dans le colimateur des associations LGBT

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    Du site 24heures.ch :

    Patron de Läderach accusé d'homophobie

    Polémique / Des associations LGBT ont appelé au boycott de l'entreprise Läderach car son directeur général s'oppose au mariage pour tous et est anti-avortement.

    Johannes Läderach, 33 ans, arrivé à la tête de l'entreprise familiale en 2018.

    Johannes Läderach, 33 ans, arrivé à la tête de l'entreprise familiale en 2018.Image: archive/Keystone

    Le patron du chocolatier Läderach a répondu aux accusations d'homophobie et de misogynie, ainsi qu'au boycott de son entreprise initié par des associations LGBT et le Juso, dans une interview au journal Neue Zürcher Zeitung.

    «Les affaires ont malgré tout augmenté en 2019, mais nous avons des clients qui n'achètent plus chez nous. Cependant, de nouveaux clients sont arrivés, qui regrettent de voir un conflit se faire sur le dos des employés», a expliqué Johannes Läderach, 33 ans, arrivé à la tête de l'entreprise familiale en 2018, dans un entretien daté de samedi soir.

    Des appels au boycott ont été lancés alors que le directeur général s'est notamment engagé dans l'organisation de la «Marche pour la vie», opposée notamment à l'avortement. En octobre, une boutique du chocolatier à Bâle a dû fermer à cause d'une attaque à la boule puante. «Il y a eu des actes de vandalisme dans sept succursales de Läderach», a-t-il compté.

     

    Thomas Weiss@thunderbytech

    Nach Flashmob gegen Homophobie vor Zuger Läderach - Jetzt wehrt sich der Chocolatier: «Wir wurden missbraucht» | zentralplus - https://www.zentralplus.ch/die-confiserie-laederach-wehrt-sich-gegen-vorwurf-der-homophobie-1695049/ 

    Jetzt wehrt sich der Chocolatier: «Wir wurden missbraucht» | zentralplus

    Nachdem im Dezember ein paar Zuger eine «Süsse Küsse»-Aktion gegen Homophobie vor der Confiserie Läderach im Metalli durchgeführt haben, wehrt sich das Unternehmen nun vehement gegen die erhobenen…

    zentralplus.ch
    «Pas un seul employé n'a quitté l'entreprise depuis la vague de critiques contre moi». Le patron affirme comprendre que ses opinions suscitent des «résistances», «mais il n'est pas juste que les employés vivent dans la peur». Il ne compte pas s'abstenir de soutenir des organisations chrétiennes, en tant que «laïc qui lit la Bible».

    Accusations rejetées

    Le patron a affirmé rejeter les accusations d'homophobie et de misogynie. «Personne chez Läderach n'est homophobe, ni à la direction, ni dans le personnel». «Je ne suis pas misogyne, 60% de nos cadres sont des femmes». Il affirme seulement avoir une «opinion différente» sur le mariage pour tous et sur l'avortement.

    Le groupe a récemment ouvert des succursales à New York, Toronto et Londres «que nous exploitons nous-mêmes et que nous approvisionnons depuis la Suisse», d'après Johannes Läderach. La société d'Ennenda veut se limiter à 50 magasins en Suisse afin de rester exclusif.

    Actif sur le segment du chocolat premium, l'entreprise a réalisé des ventes annuelles à trois chiffres en millions, selon le journal zurichois. (ats/nxp)

  • RDCongo: la Cenco à Bruxelles pour demander une enquête internationale sur « la main invisible »

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    Lu sur le site web de la Libre Afrique:

    "Le président de la Conférence des évêques catholiques du Congo (Cenco), Mgr Marcel Utembi [archevêque de Kisangani, autrefois aussi dénommée Stanleyville, NdB], son secrétaire général, l’abbé Donatien Nsholé, et le secrétaire exécutif de Justice et Paix, le père Clément Makiobo, sont cette semaine à Bruxelles pour « rencontrer les partenaires du Congo », « partager nos préoccupations sur la situation sécuritaire à l’est » du pays et « leur demander de continuer à nous accompagner ». La Libre Afrique.be les a rencontrés :

    Utembi cq5dam.thumbnail.cropped.750.422-690x421.jpeg

    « Bien qu’il y ait eu des redditions » de membres de groupes armés à l’est du Congo ces dernières semaines, « on continue à tuer et à semer la terreur » dans cette région, déplore la délégation de la Cenco. « En raison d’expériences malheureuses par le passé », expliquent-ils, « nos compatriotes pensent à un plan de balkanisation, ce qui explique la réaction peu respectueuse survenue lorsque le président Félix Tshisekedi a dit que les Banyamulenge sont des Congolais. Pourtant, il a dit vrai ».

    Le président Tshisekedi a suscité des réactions hostiles pour avoir dit, le week-end dernier à Londres, devant la diaspora congolaise, que « les Banyamulenge (NDLR: Tutsis des hauts-plateaux du Sud-Kivu, à l’est de la RDC) sont des Congolais. Arrêtons de nous haïr. Ils sont restés en RDC génération après génération. C’est comme vous qui avez pris la nationalité ici (NDLR: en Grande-Bretagne). Il est anormal qu’on vous déconsidère ».

    Rivalités pour la terre et occupation

    Depuis les années 80, un courant d’opinion au Congo rejette l’idée que les rwandophones, à l’est du pays, sont Congolais. Ce rejet est lié à des questions de rivalité pour la terre; de variations (de droit et d’application des textes) dans la loi sur la nationalité; d’absence d’état civil permettant de distinguer rwandophones congolais et rwandais/burundais immigrés (soit avant soit après l’indépendance); de présence massive de Hutus rwandais, civils et militaires, ayant fui la défaite du régime génocidaire en 1994 pour gagner le Kivu et y commettant de terribles exactions depuis lors; d’occupation des Kivus par la nouvelle armée rwandaise, dominée par les Tutsis (1996-1998); et de manipulations politiciennes.

    Ces dernières années, la question a été particulièrement exploitée par les adversaires politiques de Joseph Kabila, accusé de n’être pas congolais mais rwandais. Bien souvent, l’hostilité pour les rwandophones tourne rapidement au racisme anti-Tutsis, ces derniers étant présentés comme « nilotiques » et non « bantous », au contraire des Hutus. Ce sont les Tutsis rwandais que les Congolais préfèrent voir comme responsables des violences dans les Kivus, bien que la majorité des exactions y aient été commises par les groupes armés hutus rwandais (FDLR et autres) et par l’armée congolaise, selon les enquêtes.

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  • "Marchons enfants" à Paris : une démonstration de force

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    « Démonstration de force »

    Communiqué du collectif Marchons enfants :

    Malgré les grèves et le contexte social, la manifestation unitaire contre la PMA sans père, la GPA et le projet de loi bioéthique a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes.

    « Une démonstration de force » : le message est clair. Le mouvement associatif partenaire du label « Marchons Enfants » a réussi son pari : poursuivre la mobilisation pour le retrait du projet de loi bioéthique. Un projet de loi ni bio, ni éthique, et même clairement anti-éthique. Compte tenu des enjeux, les organisateurs ne souhaitent pas contribuer à une énième bataille des chiffres face aux estimations fantaisistes de la préfecture de police et d’un cabinet privé, qui a su trouver une niche pour faire parler de lui gratuitement à chaque manifestation.

    Le sujet est trop grave. La loi va-t-elle priver volontairement des enfants de père, de l’amour d’un père, tout au long de leur vie ? Ce serait une profonde injustice. Ce projet de loi va retirer des droits aux enfants, à commencer par celui d’avoir un père à ses côtés pour grandir. Les centaines de milliers de manifestants ont démontré par leur présence la puissance, la vigueur et la détermination du mouvement social. Désormais, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de répondre aux vives et légitimes inquiétudes exprimées, sans le moindre incident, par une foule familiale et populaire. Les observateurs ont tous salué la forte présence de la jeunesse au cœur du cortège, notamment parmi les milliers de volontaires qui ont permis le succès de la manifestation. Cette jeunesse exprime une attente claire : le retrait du projet de loi bioéthique. Selon une enquête Ifop publiée cette semaine, près de 2 jeunes sur 3 (64% des 18-25 ans) souhaitent le retrait du projet de loi.

    Parce que la famille est plébiscitée par les Français, il y a urgence à poursuivre la mobilisation. L’examen du projet de loi en 1ère lecture au Sénat doit démarrer mardi 21 janvier. C’est pourquoi, le mouvement associatif et les associations partenaires du label « Marchons Enfants » appelle à de nouveaux rassemblements le 21 et le 22 janvier à 19h devant le Sénat (rue Tournon).

    La démonstration de force de ce jour marque un tournant dans le processus politique de ce projet de loi. Le gouvernement doit sortir du silence, de l’indifférence et du mépris vis-à-vis des Français.

  • Selon les scientifiques, avant d'atteindre 24 semaines, les bébés à naître pourraient souffrir pendant leur avortement

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    Jusqu'à présent, le consensus de l'opinion médicale était que les fœtus ne peuvent ressentir de douleur avant 24 semaines de gestation, après quoi l'avortement est illégal en Grande-Bretagne, sauf dans des cas particuliers.

    Mais deux chercheurs en médecine, dont un expert britannique de la douleur “ pro-choix '' qui pensait qu'il n'y avait aucune chance que les fœtus ressentent la douleur aussi tôt, affirment des études récentes suggèrent fortement que l'hypothèse est incorrecte.

    Les études indiquent que les bébés à naître pourraient ressentir «quelque chose comme de la douleur» dès 13 semaines, disent-ils.

    Les bébés à naître peuvent ressentir de la douleur avant d'atteindre 24 semaines, disent les scientifiques – ce qui signifie qu'ils pourraient souffrir pendant leur avortement. Sur la photo: le fœtus humain à environ 12 semaines

    12ème semaine de grossesse

    Les femmes qui se font avorter et qui ont atteint ce stade de la grossesse devraient être informées que le fœtus pourrait ressentir de la douleur pendant l'interruption de grossesse, affirment-ils. Et le personnel médical devrait demander si la femme souhaite que la douleur soit soulagée.

    Pour continuer malgré les nouvelles preuves “ flirtent avec l'insouciance morale '', ils écrivent dans l'influent Journal of Medical Ethics.

    La nuit dernière, des anti-avortement ont déclaré que les affirmations des scientifiques devraient changer les attitudes envers l'avortement et sa pratique – suggestions qui ont été rapidement rejetées par le plus grand fournisseur d'avortement du pays, le British Pregnancy Advisory Service.

    L'auteur principal de l'article controversé est le professeur britannique Stuart Derbyshire, qui a agi en tant que consultant pour le Pro-Choice Forum au Royaume-Uni et Planned Parenthood, une organisation américaine pro-choix de premier plan.

    En 2006, il a écrit dans le British Medical Journal qu'éviter de parler aux femmes qui demandent un avortement de la douleur fœtale était «une bonne politique basée sur de bonnes preuves que les fœtus ne peuvent pas ressentir de douleur».

    Jusqu'à présent, le consensus de l'opinion médicale était que les fœtus ne peuvent ressentir de douleur avant 24 semaines de gestation, après quoi l'avortement est illégal en Grande-Bretagne, sauf dans des cas particuliers.

    Mais dans l'article du JME, lui et le médecin américain John Bockmann disent qu'il existe désormais de “ bonnes preuves '' que le cerveau et le système nerveux sont suffisamment câblés à 18 semaines pour que le fœtus ressente de la douleur.

    Plus précisément, on a pensé que le cortex, la couche externe du cerveau qui traite des informations sensorielles, n'est pas suffisamment développé pour que la douleur s'enregistre.

    En conséquence, «de nombreux corps médicaux… déclarent que la douleur n'est pas possible avant 24 semaines de gestation». Cependant, des études récentes montrent clairement «que le consensus n'est plus valable», affirment-ils.

    Une étude a révélé qu'un adulte dont le cortex était fortement endommagé pouvait encore ressentir de la douleur.

    Les deux médecins disent que leurs propres “ différences marquées '' sur la moralité de l'avortement “ ne devraient pas interférer avec la discussion sur la possibilité d'une douleur fœtale ''.

    Compte tenu des progrès récents dans la compréhension, «agir comme si nous avons la certitude» que les fœtus ne peuvent pas ressentir de douleur avant 24 semaines «flirte avec une insouciance morale que nous sommes motivés à éviter».

    Leurs conclusions soulèvent de graves questions pour l'industrie britannique de l'avortement, qui a procédé à 218281 interruptions de grossesse en 2018, soit près du quart (23%) de toutes les grossesses. Environ 6 000 avortements sont pratiqués chaque année à 18 semaines ou plus tard.

    Le professeur Derbyshire et le Dr Bockmann conseillent: “ Étant donné la preuve que le fœtus pourrait ressentir quelque chose comme la douleur lors d'avortements ultérieurs, il semble raisonnable que l'équipe clinique et la femme enceinte soient encouragées à envisager une analgésie fœtale (soulagement de la douleur). ''

    Mais Clare Murphy, de BPAS, a déclaré: «L'examen le plus complet de cette question à ce jour a conclu qu'un fœtus ne peut pas ressentir de douleur avant 24 semaines.

    "Il n'y a rien dans ce document qui conduirait à un changement de pratique." Le Dr Anthony McCarthy, de la Société pour la protection des enfants à naître, a déclaré: “ Une société qui prétend prendre au sérieux la douleur animale ne devrait pas reculer face à la douleur infligée aux jeunes êtres humains au nom du “ choix ''.

    "Rendre la mort indolore pour celui qui est tué ne signifie pas pour autant que la mort est ainsi justifiée."

    La députée pro-vie Fiona Bruce a déclaré: “ Compte tenu de l'évolution des points de vue et de la recherche sur la douleur fœtale, les orientations du Collège royal des obstétriciens et gynécologues sur cette question concernant l'avortement – qui a maintenant près de dix ans – devraient être revues. ''

    Lord Alton, un homologue, qui fait partie d'une enquête parlementaire sur la douleur fœtale, a déclaré: “ Ces nouvelles preuves exercent une pression supplémentaire sur le Parlement pour qu'il réexamine d'urgence notre délai actuel d'avortement. Nous avons eu pour la dernière fois un véritable débat sur les délais en 2008. »

    Le Collège royal des obstétriciens et gynécologues n'a pas répondu à une demande de commentaires.

  • RDC : real politik au Vatican

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    De Hubert Leclercq sur le site web de la Libre Afrique :

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     " Félix Tshisekedi a été reçu vendredi matin par le pape François. Une audience qualifiée de chaleureuse, ce qui contraste avec la visite de son prédécesseur Joseph Kabila en septembre 2016.

    A cette date, la République démocratique du Congo (RDC) était à trois mois d’une élection présidentielle et Joseph Kabila ne semblait pas disposé à renoncer à présenter sa candidature malgré le fait qu’il était atteint par la limite constitutionnelle de deux mandats. Lors de leur entretien, le pape avait clairement exprimé sa désapprobation à Joseph Kabila et le ton n’avait pas été vraiment chaleureux.

    En 2018, il avait été question que le pape fasse une halte en RDC lors de son voyage à Madagascar, au Malawi et à Maurice qui devait se tenir au mois de septembre 2019. Mais le Vatican a finalement décidé de s’en tenir au trajet initial.

    Lobbying

    Un mois après ce premier rendez-vous manqué, Tshisekedi a pu « croiser » le pape François le 5 octobre, au Vatican, à l’occasion de la consécration du cardinal Fridolin Ambongo.

    Depuis cette date, Félix Tshisekedi a multiplié les signes de bonne volonté à l’égard du nouveau cardinal qui aurait joué un rôle essentiel dans la tenue de l’entretien de ce jour.

    Félix Tshisekedi espère toujours pouvoir convaincre la pape de faire prochainement une halte en RDC. Le Vatican a déjà laissé entendre que le Souverain pontife souhaitait entreprendre un voyage en Afrique centrale d’ici 2022. Djouba et Kinshasa sont deux des destinations qui pourraient être à l’ordre du jour.

    Félix Tshisekedi, désigné président grâce à son prédécesseur, cherche depuis son installation sur le trône de la RDC, des soutiens de toutes parts. Le monde catholique serait un outil majeur dans cette quête. Mais le nouveau président ne fait pas l’unanimité dans les rangs catholiques congolais. Si le cardinal Ambongo semble s’être rangé clairement de son côté; plusieurs évêques demeurent très critiques à son égard. « Un voleur reste un voleur », nous disait la semaine dernière un évêque congolais joint par téléphone. « Si François reçoit Félix, il ne doit pas penser qu’il sera absout de tous ses pêchés… », ajoutait-il.

    Pour l’heure, rien n’a filtré de cet entretien ."

     Ref. RDC : Félix Tshisekedi en audience papale

    Le même Hubert Leclercq rappelle, ici dans la foulée, ce dimanche 19 janvier,  comment Kabila a imposé Tshisekedi au mépris de la démocratie et de la morale : ce dont les puissances de ce monde, quelles qu’elles soient,  semblent  d’ailleurs s’accommoder….

     JPSC