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Ethique

  • Alfie Evans victime de l'acharnement thanatologique des médecins et des juges

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    De Sandro Magister traduit sur le site diakonos.be :

    Les Pâques d’Alfie et le tombeau vide

    Le petit Alfie aurait dû mourir en l’espace de quelques minutes, une fois son respirateur débranché. Avec les médicaments « de confort » de circonstance.  « Soigneusement installé sur les genoux de Mr Evans et de Ms James, s’ils le désirent ».  Et « après que la mort aura été confirmée, la famille pourra le laver, l’habiller et passer du temps avec lui ».

    Voilà ce qui était spécifié dans le « protocole » pour la mort d’Alfie, tel que notifié à ses parents Tom et Kate par l’Alder Hey Children’s Hospital de Liverpool.

    Mais ce n’est pas comme ça que les choses se sont passées. Parce que même sans le petit tuyau d’oxygène, débranché à 22h17 le lundi 23 avril, Alfie a continué à respirer.  Seul.  Pendant des heures et des heures.  A tel point que le jour suivant, les médecins de l’hôpital – manifestement contredits par les faits – ont dû lui redonner de l’oxygène, de l’eau et de la nourriture.  « Un miracle de la prière », a déclaré Francesco Cavina, l’évêque qui avait accompagné le père d’Alfie le 18 avril, pour « un petit guerrier qui veut vivre ».

    Ce lundi de la quatrième semaine de Pâques, nombreux sont ceux qui s’étaient mobilisés pour arrêter ceux qui voulaient faire mourir Alfie. A Rome, l’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù, appartenant au Saint-Siège, était prêt à l’accueillir et à le soigner.  La Secrétairerie d’Etat du Vatican était à l’œuvre depuis plusieurs jours sur ordre direct du Pape.  Le gouvernement de Rome avait donné la nationalité italienne à l’enfant et avait activé sa propre ambassade et consulats au Royaume-Uni.  La présidente du Bambino Gesù, Mariella Enoc, s’était rendue en personne à Liverpool tandis qu’un avion spécial était prêt à décoller de Rome avec à son bord une équipe médicale.  Le Pape François s’était de nouveau exprimé en faveur d’Alfie, dans un tweet : « Je renouvelle mon appel afin que la souffrance de ses parents soit entendue et que leur souhait d’accéder à de nouvelles possibilités de traitement soit exaucé. »

    Le jour suivant, mardi 24 avril, étant donné comment la stupéfiante vitalité d’Alfie contredisait de façon flagrante ceux qui voulaient le voir mort, les pressions pour la défense de l’enfant se sont faites intensifiées. Au point que le juge anglais chargé le dossier depuis le début et qui avait donné l’ordre de le mettre à mort la veille s’est vu contraint de convoquer une nouvelle fois les parties à l’audience, à Manchester, l’après-midi.

    Anthony Hayden, le juge, était titulaire jusqu’à il y a deux jours de la Family Division de la haute cour britannique, en plus d’être un activiste LGBT et l’auteur du livre « Children and Same Sex Families ». Sa thèse a toujours été qu’il fallait donner la mort à Alfie parce qu’elle correspondait à « his best interest », son meilleur intérêt.  Et c’était également la thèse de Alder Hey Children’s Hospital de Liverpool  où l’enfant était soigné.  Contre l’avis des parents qui s’y opposent.

    Des parents très jeunes, elle est anglicane et lui est catholique, issus de familles ouvrières, déjà plusieurs fois humiliés par les médecins de l’hôpital, ignorés par les grands journaux britanniques, et aujourd’hui traités de « naïfs » et de « fanatiques » par des juges méprisants au cours de l’audience convoquée par le juge Hayden.

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  • Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Faut-il dépénaliser totalement l'avortement ?

    Le politique parle beaucoup de l'avortement en Belgique. Non pas des aides insuffisantes pour prévenir l'avortement losque la femme est enceinte, non pas des conséquences sociétalesque constitue cet enjeu de santé publique.

    La question qui fait débat est celle de ladépénalisation totale l'IVG pour que la femme "ne se sente plus culpabilisée".

    Quels sont les chiffres ? Y a-t-il vraiment des études fiables quant aux effets psychologiquesd'une IVG sur les femmes ?

    Les documents repris ci-dessous aideront  le lecteur à mieux cerner la problématique au-delà de toute revendication idéologique et politique.

    Tableau comparatif de l’évolution des IVG en Europe : en 8 ans en Belgique, 22% d’augmentation d’IVG. La Belgique se place ainsi en deuxième place après l’Espagne.

    Flash Expert :

    Sortir l’avortement du Code Pénal ?

    Il n’y a aucun « droit à l’avortement » issu du droit international et européen

    L'avortement tardif au-delà de 12 semaines

    Fiche didactique l’avortement provoqué en Belgique

    Dossiers : Conséquences psychologiques de l’avortement

    Meta-étude Etudes scientifiques: syndrome post-avortement

    Derniers chiffres de la Commission Avortement 

  • La Cour d'appel de Londres rejette les recours introduits par les parents d'Alfie Evans; le petit garçon est condamné à mourir...

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    Les recours des parents d’Alfie Evans rejetés par la cour d’appel de Londres : il est dans son « intérêt bien compris » de mourir

    Ecœurant. La décision de la cour d’appel de Londres de rejeter les recours de Tom Evans et de Kate James en affirmant que rien ne permet de dire que le juge de Manchester, Justice Anthony Paul Hayden avait eu en tous points raison d’empêcher les parents d’Alfie Evans d’essayer de le faire soigner à Rome ou à Münich relève à la fois de l’horreur, de la torture et du mensonge. C’est toujours la même histoire : Alfie, dont le cerveau a subi des dommages « irréversibles » selon les médecins et les juges, ne doit plus recevoir autre chose que des « soins palliatifs » par ce qu’il est dans son intérêt « bien compris » de mourir.

    Ce juge Hayden qui a noté dans son jugement du 20 février dernier que Tom Evans s’est « entiché » (ou « obnubilé » : besotted) de son petit garçon…

    Ecœurant parce que ce sont les autorités judiciaires qui ont sollicité les pauvres parents, qui depuis lundi soir se battent aux côtés de leur petit « guerrier », entourés de forces de l’ordre, surveillés, fouillés chaque fois qu’ils reviennent dans la chambre de leur enfant, en leur expliquant que trois juges se tenaient prêts pour eux.

    Trois juges prêts, en effet : prêts à simplement confirmer ce qu’avait dit leur confrère la veille. Lord Justice Andrew McFarlane, Lord Justice Peter Coulson et Lady Justice Eleanor King, dans toute la majesté de leurs robes et de leurs perruques, ont dit au bout de cinq heures d’audience et de délibéré, par la voix du premier d’entre eux : « Tout cela est affreux pour tous ceux qui sont impliqués. Nous sommes au milieu d’un plan de soins palliatifs à Alder Hey et je  ne vois aucun fondement pour affirmer que le juge [Hayden] avait tort. »

    Le juge Andrew McFarlane, qui connaît les appels en matière de droit familial, a jugé en novembre dernier qu'un couple d'homosexuels devait obtenir la garde de l'enfant né sur commande d'une mère porteuse qui prétendait le garder sans avoir de lien biologique avec lui parce qu'il était dans l'intérêt de l'enfant de vivre avec son parent génétique.

    Pour quoi cette torture de l’attente et des faux espoirs ? Etait-ce pour donner encore plus de solennité à la décision, plus de poids au droit de l’Etat et de la justice de décider ce qui est « bien » pour un enfant, intimider davantage des parents aussi intrépides ? Dans un pays de droit jurisprudentiel, c’est en tout cas une décision qui compte. Il faut réduire à rien, écraser les droits de ces parents qui luttent. Tom Evans, épuisé, a fait savoir qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours. Il continue. M’est avis qu’on l’utilise : il s’agit de montrer que rien ne sert de résister une fois que l’Etat a décidé ce qui est « bien ».

    (Saluons donc le pape François, le président Duda de Pologne, le président du parlement européen Tajani qui ont vigoureusement pris fait en cause pour le petit Alfie – et ce père qui reste lucide, concentré, volontaire face à ceux qui ont décidé que cette petite vie ne vaut pas d’être vécue…)

    Mensonge, parce que des médecins de l’hôpital d’Alder Hey sont venus expliquer à la barre que tout le monde parmi le corps médical a trouvé normal qu’Alfie continue de respirer de manière autonome après le retrait de la ventilation. Devant un juge antérieur, ils avaient déclaré tout aussi doctement que l’on pouvait s’attendre à une mort dans les quelques minutes, en tout cas « très rapide ». A l’heure d’écrire, cela fait plus de 48 heures qu’Alfie respire seul.

    Au bout de 33 heures, il a enfin reçu un peu de nourriture… Mais les médecins et leurs conseils ont fait savoir à la cour de Londres qu’il est tout à fait possible qu’atteint par telle ou telle infection respiratoire, Alfie ne meure subitement dans l’unité de soins intensifs où il se trouve toujours (sans soins intensifs).

    On a appris au cours de la procédure ce mercredi que la veille, Tom Evans a cherché à porter plainte pour conspiration pour meurtre à l'encontre de trois médecins.

    De son côté, la police de Merseyside a publié un communiqué menaçant de conséquences et de poursuites ceux qui, sur les médias sociaux, se laissent aller à des commentaires excessifs à l’encontre du personnel soignant ou des juges. « On surveille tous les messages »…

    C’est une abominable tyrannie qui s’installe. L’affaire Alfie Evans a des répercussions dont on commence tout juste à percevoir les débuts.

  • URGENT : signons la pétition pour sauver le petit Alfie Evans des médecins qui veulent le faire mourir

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    Chers amis Pour la Vie,

    Les médecins anglais Pro-Vie nous demandent de signer leur pétition pour sauver le petit Alfie Evans des médecins qui veulent le faire mourir par privation de nourriture et de liquides en l'endormant , ce la s'appelle la "sédation terminale" et est une forme d'euthanasieet d'envoyer une lettre de protestation au General Medical Council , l'équivalent  de notre Ordre des médecins.

    Vous trouverez la pétition ici:
    http://www.medethicsalliance.org.uk/press-release-alfie-evans.html

    Renvoyez  votre signature  avec éventuellement vos qualifications (médecin, infirmier(e) ou autre) ici:
    secretary@medethicsalliance.org.uk

    et l'adresse du General Medical Council est :

    gmc@gmc-uk.org

    Vous contribuerez ainsi à tenter de sauver cet enfant de 2 ans des "griffes" de médecins dévoyés euthanasiastes qui ont décrété que cet enfant ne valait plus la peine d'être traité en vue d'une guérison cela contre l'avis de ses parents

    merci pour votre soutien 

    Dr Philippe Schepens MD
    Member of the Pontifical Academy for Life (1995-2017) Member of the board of the PAV (1995-2004) Member of the board of the John-Paul II Academy of Life and Family Member of the board of the American Life League (honorary) Secretary-General of the World Federation of Doctors who respect Human Life

  • Initiative citoyenne européenne "One of Us" ("Un de nous") : la Cour de Justice de l'Union Européenne a rendu son jugement

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    INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE "UN DE NOUS" : LA COUR DE JUSTICE DE L'UNION EUROPÉENNE REND SON JUGEMENT

    Avec plus 1,7 millions de signatures, l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) Un de Nous a rassemblé le plus grands nombre de signatures de l’histoire de l’Europe. Cependant, en 2014, la Commission Européenne refuse de transmettre la proposition législative issue de l’ICE au Parlement européen. Un de nous saisi la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), qui a rendu son jugement le 23 avril 2018. Grégor Puppinck, docteur en droit et Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ-Strasbourg), analyse la décision pour Gènéthique.

    Sur l’aspect institutionnel du recours, le Tribunal a donné raison à Un de nous en décidant que l’acte par lequel la Commission a décidé de ne pas donner suite à l’Initiative citoyenne produit des effets juridiques et qu’il est donc attaquable devant le Tribunal de l’Union européenne (§77). Le Tribunal adopte la position d’Un de nous lorsqu’il reconnaît que : « le défaut de soumission du refus de la Commission […] à un contrôle juridictionnel compromettrait la réalisation de cet objectif [« encourager la participation des citoyens à la vie démocratique et de rendre l’Union plus accessible »], dans la mesure où le risque d’arbitraire de la part de la Commission dissuaderait tout recours au mécanisme de l’ICE, eu égard, également, aux procédures et conditions exigeantes auxquelles ce mécanisme est soumis. » Ainsi, le Tribunal donne raison à Un de nous sur un élément important de son recours et sauve le mécanisme d’Initiative citoyenne européenne à l’arbitraire le plus complet de la Commission en décidant qu’il peut faire l’objet d’un contrôle juridictionnel. Le quasi-monopole d’initiative législative de la Commission s’en trouve d’autant réduit.

    Néanmoins, le Tribunal a aussitôt limité la portée de son contrôle en jugeant, d’une part, que « la Commission dispose d’un large pouvoir d’appréciation aux fins de décider d’entreprendre ou pas une action à la suite d’une ICE » (§§145 et 169) et d’autre part, que la décision de la Commission : « doit faire l’objet d’un contrôle restreint de la part du Tribunal, visant à vérifier, outre la suffisance de sa motivation, l’existence, notamment, d’erreurs manifestes d’appréciation viciant ladite décision » (§ 170). Dès lors, le Tribunal n’a pas examiné de façon approfondie les griefs relatifs aux questions éthiques soulevés par Un de nous. Il ne leur a consacré qu’une dizaine de paragraphes sur les 185 que compte le jugement pour conclure, au terme de ce survol, que l’argumentation de la Commission n’était pas « entachée d’erreur manifeste » (§182).

    Ainsi, ce jugement constitue une victoire sur le plan institutionnel, et une défaite sur le plan éthique pour Un de Nous Il est surtout une victoire pour la Cour de Justice qui a étendu son pouvoir de contrôle sur la Commission en matière d’initiative législative. Les partisans d’une démocratisation de l’Union européenne s’en réjouiront car le mécanisme d’Initiative citoyenne s’en trouve quelque peu renforcé.

    Finalement, l’Initiative Un de Nous n’est certes pas parvenue à renverser le choix de la Commission européenne de sacrifier le respect de la vie humaine prénatale à l’intérêt de la technoscience et au contrôle démographique des pays pauvres. Mais cette Initiative a néanmoins permis :

    • de porter, avec une puissance inégalée, le témoignage de l’humanité de chaque vie individuelle, dès avant la naissance ;
    • de rassembler, au sein de la Fédération Un de Nous, un grand nombre de personnes et d’organisations porteuses de ce témoignage à travers l’Europe ;
    • de placer l'Union européenne face à ses contradictions en matière de démocratie et de rendre un peu moins arbitraire le pouvoir de la Commission européenne.
  • Le petit Alfie Evans condamné à mourir de faim ?

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Et maintenant, ils attendent qu'Alfie Evans meure de faim ?

    A l’issue de 3 heures d’audience devant la Haute Cour de Manchester, en Angleterre, mardi, le sort d’Alfie Evans est désormais scellé, selon le juge Hayden pour qui l’on est en train de vivre « le dernier chapitre de l’affaire de cet extraordinaire petit garçon ». Alors que l’enfant respire seul depuis plus de 24 heures, à l’heure d’écrire, le magistrat qui avait déjà décidé une première fois qu’il était opportun de priver Alfie de la ventilation que l’on croyait alors indispensable à sa survie, a pris de nouveau et sans surprise une décision de mort.

    Le fait qu’Alfie respire seul et que, manifestement, il ne souffre pas, n’a rien changé à sa détermination. Malgré la présence du chef de cabinet de l’ambassadeur d’Italie – l’enfant est officiellement citoyen italien désormais – le juge Hayden insiste : c’est dans « l’intérêt » d’Alfie de rester sous la responsabilité de l’hôpital pédiatrique Alder Hey qui doit poursuivre son « plan de fin de vie » pour le courageux petit bonhomme de 23 mois qui a pourtant manifesté si magnifiquement sa volonté de vivre.

    Le juge a donné raison aux médecins de Liverpool qui estiment qu’Alfie aurait des convulsions incessantes s’il devait faire le voyage à Rome (ou à Münich, où un autre hôpital est prêt à le soigner), qu’il n’y survivrait pas et que le déplacement serait « erroné et sans objet ».

    Tout au plus envisagera-t-on de le laisser rentrer chez lui, mais pas avant « trois ou cinq jours » pour pouvoir préparer ce transfert – les médecins ont précisé que cela serait de toute façon « impossible » en cas d’« hostilité » à leur encontre et qu’ils vivaient dans une « peur véritable ».

    Une fois de plus, les parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James n’ont rien à dire. On les a définitivement spoliés de leur droit de prendre des décisions médicales pour leur enfant. Ces décisions prises désormais par les médecins et confirmées par la justice reposent sur plusieurs faits avancés par ceux-ci : le cerveau d’Alfie est profondément atteint comme l’ont montré plusieurs IRM, et il ne saurait se regénérer, tous ses mouvements sont réflexes ou convulsifs, il n’entend, ni ne voit, ni ressent le monde extérieur, il ne ressent probablement pas de douleur ou d’inconfort mais cela reste incertain, il n’a aucun espoir de voir sa condition s’améliorer et sa vie dans l’unité de soins intensifs d’Alder Hey pourrait être prolongée « longtemps ». Dans une précédente décision, datée du 20 février, le juge Hayden avait ainsi justifié le retrait de la ventilation et des soins intensifs au motif de la « futilité » de la vie d’Alfie qui n’avait aucun espoir d’amélioration, et qu'il ne communiquerait « très probablement » jamais avec ses proches.

    On y lisait aussi qu’« Alfie n’a pas de réflexe de déglutition, il est incapable d’avaler et de gérer efficacement ses secrétions orales. Alfie est à 100 % dépendant du soutien du ventilateur ».

    Sur ce dernier point, avancé sans la moindre réserve par l’un des médecins qui soignent Alfie, le petit garçon a prouvé que le corps médical peut avoir spectaculairement tort. Il semble aussi d’après les photos que l’on voit d’Alfie depuis l’extubation qu’il ne bénéficie d’aucune traitement pour évacuer ses secrétions orales : les avalerait-il donc ?

    En proposant de le maintenir dans un protocole de fin de vie, la « solution finale » appliquée à Alfie Evans semble en outre devoir passer par le retrait de la nourriture qu’il recevait jusqu’à présent par sonde orale. Mardi soir, à 24 heures de son extubation, il n’avait reçu qu’un peu de fluides, et aucune nourriture. En même temps il consent des efforts inouïs pour continuer de respirer…

    Si cela se confirme, il faut dire clairement qu’il n’est pas question de « laisser » mourir Alfie, mais d’abréger délibérément sa vie après qu’il a échappé à une première tentative qui avait pour objectif sa mort.

    On notera que lorsque l’avocat de Tom Evans et Kate James, Paul Diamond, a plaidé sur le plan des « normes de civilisation », le juge lui a rétorqué qu’il ne voulait pas voir la cour servir de « plateforme pour des platitudes et des phrases choc ». Et à chaque phrase au contenu « chargé » il l’a rabroué en dénonçant ses « ridicules sottises émotives ».

    Dans une déclaration mardi soir aux manifestants devant la clinique, Tom Evans a déclaré qu’avec Kate, il a dû soutenir plusieurs fois son fils en lui faisant du bouche à bouche ou en le désobstruant. Il a précisé que les médecins et infirmières avaient plusieurs fois essayé d’empêcher Kate de toucher son fils. Pour ce qui est de la « peur » dont ces médecins ont parlé, il a rappelé que la chambre d’Alfie est gardée par 6 policiers en uniforme et portant des Tasers, et ce ne sont pas les médecins qu’ils menacent. Son sentiment est que les soignants attendent le moment où l’état d’Alfie se détériorera puisqu’ils restent impassibles lorsqu’il montre des signes de détresse.

    En clair : puisqu'une grande partie de son cerveau est atteint, on peut au fond considérer que sa vie humaine ne mérite plus protection.

  • Une Belge nommée parmi les cinq nouveaux consulteurs de la Congrégation Romaine pour la Doctrine de la Foi

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    Nous l’avons déjà signalé : Laetitia Calmeyn, vierge consacrée dans le diocèse de Paris, a notamment enseigné la théologie morale au Collège des Bernardins de 2009 à 2017. Originaire de Belgique, où elle est née en 1975, elle a notamment été infirmière en soins palliatifs, avant de suivre des études à l’Institut d’Études Théologiques de Bruxelles (IET). Elle s’est aussi spécialisée dans la théologie du corps de saint Jean-Paul II.

    Voir et entendre ici sa communication dans le cadre des conférences de carême 2015 à Notre-Dame de Paris :

    JPSC

  • Avortement : le cdH empétré dans ses contradictions

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    La consistance de cette formation centriste est de plus en plus problématique. Cela se confirme sur la question de l'avortement qu'elle serait prête à faire sortir du code pénal tout en s'accrochant au délai de douze semaines après lequel il resterait punissable... On chercherait en vain une logique dans ces prises de positions chèvre-choutistes qui ne satisferont personne et qui ne tiennent aucun compte du respect de la vie humaine. On voit de moins en moins pourquoi l'ancien électorat du PSC se considèrerait représenté par cette formation politique dont le déclin s'avère de plus en plus irréversible.

    Voici ce qu'on peut lire dans la Libre de ce jour (24 avril) :

    Le CDH accorde ses violons sur la dépénalisation de l’IVG : voici la position du parti

    Les centristes veulent le maintien de sanctions pénales en cas d’avortement après 12 semaines.

    Un débat serein, nous dit-on unanimement. Le bureau politique du CDH a abordé lundi matin la problématique de la dépénalisation de l’avortement. Avec, à l’arrivée, une position de consensus sur les grands principes. Ce que les humanistes devraient proposer (la position reste à affiner), c’est une sortie de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) du Code pénal, mais en conservant des sanctions pénales en cas d’IVG après 12 semaines de grossesse.

    La question était réapparue mercredi lorsque la ministre wallonne de la Santé, Alda Greoli (CDH), déclara "qu’il faut sortir l’avortement du Code pénal" et ajoutait : "C’est la position du CDH." Cette sortie a été comprise comme une prise de position inédite du parti en faveur de la dépénalisation totale de l’avortement. Mais le lendemain, elle dut rétropédaler en annonçant que "le débat et la réflexion se poursuivent au CDH"

    Pas de sanction avant 12 semaines

    En fait, la position adoptée lundi par le bureau politique est assez proche de ce qu’annonçait Mme Greoli. Cette dernière précisait en effet que "des sanctions […] demeurent nécessaires" afin que l’avortement ne soit pas "banalisé". Et c’est bien cela que va défendre le CDH.

    Aujourd’hui, l’article 350 du Code pénal prévoit une amende et une peine de prison en cas d’avortement. Sauf pour "la femme enceinte, que son état place en situation de détresse", et qui respecte certaines conditions. Parmi celles-ci : une IVG pratiquée avant les 12 semaines de grossesse et un délai de réflexion obligatoire de six jours.

    Par ailleurs, l’interruption médicale de grossesse (IMG) est permise, elle, à n’importe quel moment de la grossesse.

    Les centristes devraient donc proposer prochainement une sortie de l’IVG du Code pénal. Pour le symbole, ils signifieraient par là que la femme qui pratique une IVG ne commet plus un délit. Mais ils veulent en même temps le maintien de balises fortes. Et, selon eux, cela passe par des sanctions pénales en cas de violation des règles, parmi lesquelles le respect du plafond des douze semaines de grossesse que certains partis politiques voudraient repousser, voire carrément supprimer.

    Concrètement, pour le CDH, après 12 semaines, rien ne changerait: l’IVG reste interdite. En revanche, avant 12 semaines, il n’y aurait plus de sanctions pénales même si les règles prévues par la loi (femme "en situation de détresse" ou délai de réflexion) ne sont pas respectées. Les détails de la position du CDH devraient être connus dans les prochains jours.

  • Le sort du petit Alfie Evans, le pape et l'Eglise : un survol chronologique très éclairant

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    alfie2-large.jpgLe petit Alfie Evans a finalement été débranché lundi soir et, depuis lors, il continue à respirer faiblement et l'on prie pour qu'un miracle survienne... Pourtant, l'Italie, quelques heures auparavant, lui avait octroyé la nationalité italienne dans l'espoir de faciliter son transfert à l'hôpital du Bambino Gesu à Rome. Mais rien n'a pu faire changer la détermination des tribunaux britanniques qui ont ordonné que l'enfant soit débranché : tous les recours effectués par son papa, les interventions du pape François, les manifestations autour de l'hôpital, les démarches diplomatiques de l'ambassadeur d'Italie, tout cela s'est donc avéré inutile. Le détail de la situation actuelle est exposé ICI.

    Sandro Magister (traduit sur diakonos.be) revient sur la chronologie des évènements :

    Les Pâques d’Alfie Evans. Une chronologie jour après jour

    Avant Pâques, c’est le temps du Carême. A commencer par ce dramatique 20 février, le jour où la haute cour de justice de Londres a ordonné que le petit Alfie Evans, 22 mois, affligé d’une maladie neurologique inconnue, incurable et hospitalisé à l’Alder Hey Children’s Hospital de Liverpool, soit mis à mort et débranché de son respirateur.

    Pour justifier son jugement, le juge Anthony Hayden cite un passage du message sur la fin de vie que le Pape François a envoyé le 7 novembre 2017 à Mgr Vincenzo Paglia, le président de l’Académie pontificale pour la vie.

    Depuis Rome, aucune protestation se s’élève contre cette instrumentalisation des déclarations du Pape. Il faut attendre le 8 mars pour qu’une voix forte se fasse entendre aux plus hauts échelons de l’Eglise, celle du cardinal Elio Sgreccia, âgé de 90 ans, bio-éthicien de renommée internationale et président de l’Académie pontificale pour la vie de 2005 à 2008.

    Mais le 9 mars, dans une interview au journal « Templi », Mgr Paglia donne raison au juge londonien sur toute la ligne.

    Les jours passent et la mobilisation pour défendre la vie d’Alfie s’amplifie, alimentée par ses parents, Tom Evans et Kate James, à peine plus de vingt ans, elle anglicane et lui catholique.

    Arrive Pâques et le 4 avril, le mercredi de la semaine « in albis », le pape François sort pour la première fois son silence avec un tweet : « J’espère sincèrement que tout le possible soit fait pour continuer à accompagner avec compassion le petit Alfie Evans… »

    Le 13 avril, le vendredi de la seconde semaine de Pâques, l’archidiocèse de Liverpool s’exprime également par la voix de son porte-parole. Mais avec un tout autre son de cloche.  Il se plaint que les parents d’Alfie et les autorités de l’hôpital « ne sont pas en mesure de se mettre d’accord sur un programme » pour interrompre la respiration de l’enfant.  Il prend acte avec désapprobation des manifestations de soutien à Alfie autour de l’hôpital.  Il fait part de l’engagement de l’évêque auxiliaire de Liverpool, Tom William « aux côtés des médecins » sans pour autant rencontrer les parents du petit « qui ne sont pas catholiques ».  Elle prend acte qu’on continue à « prier pour Alfie, sa famille et ceux qui les accompagnent dans ce voyage ».

    Le jour suivant, Tom Evans écrit à l’archevêque de Liverpool, Malcom Patrick McMahon, pour lui exprimer sa tristesse pour le communiqué, pour lui rappeler qu’aussi bien lui qu’Alfie sont baptisés dans l’Eglise catholique et pour lui demander de l’aide pour « faire sortir notre enfant de Grande-Bretagne afin qu’il soit soigné jusqu’à la fin naturelle de son existence terrestre ». L’hôpital pédiatrique dans lequel les parents voudraient transférer Alfie est celui du Bambino Gesù à Rome qui a fait état de sa disponibilité depuis l’été précédent et qui a dépêché ses médecins à Liverpool.

    Aucune réponse de l’archidiocèse. Même le chapelain de l’Alder Hey Children’s Hospital joue les abonnés absents face aux demandes des parents d’Alfie.

    Le 15 avril, troisième dimanche de Pâques, c’est le Pape François en personne qui s’exprime et cette fois à voix haute, pendant le Regina Caeli, en associant au cas d’Alfie le cas similaire d’un français de 42 ans :

    « Je confie à vos prières les personnes, comme Vincent Lambert en France, comme le petit Alfie Evans en Angleterre et dans d’autres pays qui vivent, parfois depuis longtemps, dans un état de grave infirmité, médicalement assistés pour leurs besoins primaires. Il s’agit de situations délicates, très douloureuses et complexes.  Nous prions pour que chaque patient soit toujours respecté dans sa dignité et traité de manière adaptée à son état, avec l’accord des membres de la famille, des médecins et des autres professionnels de la santé, avec le plus grand respect pour la vie. »

    Le même jour, même le président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Paglia, publie un communiqué en ligne avec les déclarations du Pape, revenant ainsi sur ses précédentes déclarations.

    Lire la suite sur diakonos.be

  • Marche pour la Vie : une couverture médiatique très minimaliste

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    Une couverture médiatique minimaliste et qui insiste plus sur la présence de contre-manifestants que sur la marche elle-même... 

    Marche pour la vie à Bruxelles: une vingtaine de contre-manifestants interpellés

    BX1 Le collectif demande le retrait de l'avortement du code pénal, le renoncement au délai de réflexion obligatoire, l'abandon du projet de loi visant à octroyer une personnalité juridique aux enfants morts-nés et la gratuité de l'ensemble des moyens de contraception. “Imposer une semaine de grossesse à ...

    Plusieurs centaines de personnes marchent contre la sortie de l'avortement du code pénal
    Environ 800 personnes selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles en début d'événement et 2.000 selon les organisateurs, ont participé dimanche après-midi, à la 9e édition de la «marche pour la vie» à Bruxelles. La marche est partie du Mont des Arts à 15h pour se terminer vers 17h sur la ...
     
    -  Plusieurs centaines de personnes manifestent "pour la vie" au Mont des Arts
    Ce dimanche après-midi, plusieurs centaines de personnes étaient réunies pour une manifestation "pour la vie" au Mont des Arts à Bruxelles. Selon la police, ils seraient environ 800 à avoir pris part à l'événement, 2000 selon les organisateurs de la marche. Les manifestants militent contre l'avortement ...
     
    Et, comme nous le disait un de nos amis : "Les spécialistes de la communication savent que ce qui fait le succès d’une manifestation dans une société comme la nôtre, ce n’est ni le nombre de participants ni les bons arguments.  C’est avant tout la couverture médiatique qui compte.  Or, on a pu constater en Belgique que dans le cas de la marche pour la Vie, les voix médiatiques étaient majoritairement en faveur du « droit à l’avortement », ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on connaît les tendances de nos journaux, de nos chaînes TV et radio.  Et depuis que certains jeunes se dévouent et consacrent beaucoup d’énergie à l’organisation de la marche, le « droit à l’avortement » et les arguments fallacieux en sa faveur reçoivent une publicité accrue…  Ces derniers jours, on a pu s’en rendre compte en regardant le JT de la RTBF : on annonce que 3 sondés (belges) sur 4 trouvent que l’avortement est en droit. Même si les chiffres sont gonflés (ils viennent du CAL), cela ne diminue en rien leur impact sur l’opinion publique. Sans parler des innombrables débats télévisés où les partisans du « droit à l’avortement » ont le plus long temps de parole et l’appui du modérateur… Même un grand nombre de ceux qui se disent catholiques se sont laissé influencer par cette campagne mensongère qui, depuis la première marche pour la Vie en Belgique, a pris une ampleur sans précédent."
  • De l’hospice à l’euthanasie. Plaidoyer pour les vieux.

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    C’était à l’époque déjà lointaine où  « La Libre Belgique » confiait une chronique du journal augustave-thibon.jpg philosophe Gustave Thibon. Extrait de « La vieillesse encombrante » : une réflexion prémonitoire parue dans l’édition du 9 novembre 1973. Mais  « où sont les neiges d’antan ? », comme dirait le poète…

    «  Cette personne (une jeune interne des hôpitaux) travaille dans un service de cardiologie où elle a observé une étrange et inexplicable recrudescence des cas d’hospitalisation pendant la période des vacances. Les examens faits, très peu de cas lui ont paru justifier une telle mesure. Mais elle n’a pas tardé à découvrir le pot-aux roses en constatant qu’il s’agissait surtout de vieilles gens, présentant évidemment de vagues déficiences cardiaques, chose habituelle à leur âge, et dont les enfants avides de partir en vacances et ne pouvant les emmener avec eux au hasard des routes et des campements, s’empressaient de s’en débarrasser, avec la demi-complicité du médecin traitant, en les envoyant en observation à l’hôpital […]. Ce qui nous conduit à méditer une fois de plus sur le sort amer de tant de vieillards dans la société contemporaine.

    Deux facteurs caractéristiques de notre époque contribuent à les isoler : l’oubli du passé et la dépréciation de la vie.

    L’oubli du passé. On perd la reconnaissance à leur égard, parce que, au sens littéral du mot, on ne les reconnaît plus. Ils appartiennent à un temps révolu qui n’a laissé presqu’aucune trace dans les mémoires […].

    La dévaluation de la vie. Combien de fois n’avons-nous pas entendu proférer cette atroce banalité : je n’ai jamais demandé à naître ? A quoi j’ai toujours envie de répondre : «  Qu’attendez-vous donc pour mourir ? Votre suicide réparerait l’erreur initiale commise par vos parents ». Plaisanterie qui serait d’ailleurs fort peu goûtée  car ce sont en général ceux qui n’ont pas demandé à naître qui sont les plus acharnés à « vivre leur vie », dans le sens d’une satisfaction immédiate  de leurs appétits les plus égoïstes. En quoi ils ne se contredisent pas : la vie individuelle émergeant à peine du néant  -et ce néant est très lourd à porter- quand elle n’est pas animée et transfigurée par l’amour de la vie des autres. Mais on conçoit que, dans un tel climat de misère intérieure, on répugne à la gratitude et au dévouement envers ceux dont on a reçu ce triste cadeau […].

    Nietzche voyait dans le sens de l’honneur et dans la reconnaissance les deux vertus nobles par excellence : celles par quoi l’homme prend assez de distance avec lui-même pour résister au pouvoir dissolvant du temps. La première en engageant l’avenir (l’homme d’honneur et celui qui tient ses promesses quels que soient les changements extérieurs ou intérieurs survenus entretemps), la seconde en liant l’homme au passé, en inspirant la fidélité aux êtres dont on a reçu jadis des bienfaits, mais dont on n’a plus rien à attendre dans le présent et le futur. Aussi n’est-ce pas par hasard que le sentiment de l’honneur et le respect des aïeux ont toujours coexisté dans toutes les civilisations dignes de ce nom.

    On nous vante chaque jour les progrès de la gérontologie –science de la vieillesse- dont le but est de prolonger la durée de la vie humaine. Mais quel sens peuvent avoir ces progrès s’ils ne s’accompagnent pas d’une renaissance de la gérontophilie : l’amour des vieillards ? A quoi bon prolonger la présence absente de ces êtres désaccordés dont personne n’entoure la solitude aussi longtemps qu’ils traînent leur fantôme d’existence, et que personne ne pleurera à l’heure de leur mort ? »

    JPSC

  • L'Eglise et l'amour homosexuel

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    De l'abbé Christophe Cossement sur son site "Don Christophe" :

    l’amour homosexuel et l’Église catholique

    Notes de conférence, dont il faudra excuser les défauts de forme et la brièveté du propos. Merci aux lecteurs. (février 2017)

    Contexte culturel

    Il y a toujours eu des personnes de tendance homosexuelle, mais la question de l’homosexualité se pose dans une culture inédite, la culture occidentale post-chrétienne et sa fascination pour la liberté. La vision de l’homme et de l’amour héritée du christianisme, qui était encore celle de la société d’il y a 50 ans, est devenue marginale. À la place, il y a l’affirmation toujours plus véhémente de l’autonomie de la liberté. Le judéo-christianisme avait valorisé la liberté comme don de Dieu. Maintenant la liberté n’est plus don mais revendication. Alors que jadis la vie et l’amour étaient les grands absolus — entendu au sens de ce qui vaut par soi-même —, la liberté est devenue le seul absolu.

    La façon de considérer l’amour s’en trouve modifiée. L’amour est soumis à la perspective utilitaire. Au lieu que l’on dise que la liberté doit être au service du don de soi dans l’amour, on estime que l’amour est un des outils que la liberté peut utiliser pour réaliser ce qu’elle veut. La liberté s’en empare pour en faire quelque chose qui apporte, qui procure jouissance à la demande. Alors pourquoi ne pas vivre l’amour, y compris physique, entre hommes, entre femmes, ou dans d’autres combinaisons changeantes au gré de ma fantaisie ?

    On constate que les jeunes générations n’ont aucune difficulté à admettre les nouvelles normes autour du mariage homosexuel. J’ai longtemps cru que c’était à cause de l’efficacité du matraquage médiatique. Mais il me semble que c’est plus profond : leur vision de l’amour a changé. La vie sexuelle est avant tout un moyen de se faire plaisir. La généralisation de la contraception, la promotion massive du préservatif ont achevé de réduire le regard sur la sexualité à la source d’une satisfaction, que ce soit entre un jeune homme et une jeune fille, ou entre deux gars, ou deux filles. Vraiment, peu importe. Je me rappelle ce mot de Benoît XVI : « la seule fixation sur le préservatif représente une banalisation de la sexualité. Or cette banalisation est justement à l’origine d’un phénomène dangereux : tant de personnes ne trouvent plus dans la sexualité l’expression de leur amour, mais uniquement une sorte de drogue qu’ils s’administrent eux-mêmes1. Si on veut proposer quelque chose de différent, il faudra aller à ce niveau de profondeur : c’est quoi la sexualité ?

    Lire la suite sur le site de l'abbé Cossement