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Ethique

  • Le WWF soutiendrait des programmes de stérilisation forcée

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    LE WWF ACCUSÉ DE SOUTENIR DES « PROGRAMMES DE STÉRILISATIONS FORCÉES » DE VILLAGEOIS

    de genethique.org

    Une enquête de l'émission Zembla, diffusée le 17 mai dernier à la télévision néerlandaise, a révélé que le WWF[1] serait « impliqué dans des programmes de stérilisation autour de parcs nationaux en Afrique et en Inde ». L’association aurait contribué à installer des « camps sanitaires dans plusieurs endroits du monde incluant une fonction de "planning familial" ». Le WWF Pays-Bas a lui-même confirmé que « trois programmes de "planning familial" sont en cours au Cameroun, au Congo et en Ouganda ».

    Parmi les témoignages, un médecin employé par le WWF entre 2005 et 2011 raconte qu’« en plus de son travail » habituel, parfois, il s’occupait « aussi de planification familiale » : « Pour la planification familiale, j’ai fait de la stérilisation sans scalpel chez les hommes. Un petit trou est fait dans la peau du scrotum […] La procédure ne prend que cinq à dix minutes ». Il précise avoir été payé 600 roupies, soit environ 8 euros par opération. Il ajoute qu’ « il est difficile de leur faire comprendre que ce n’est pas mauvais pour eux. (…) Après l’opération, ils sont convaincus ».

    WWF International a confirmé s’être engagé à travers le monde dans des projets de population santé environnement (PSE) dont des « services de santé reproductive incluant la planification familiale ». L’organisation a cependant déclaré que si « certains projets PSE comportent une composante de planification familiale », « la fourniture de services de santé relève de la compétence des experts du secteur » balayant ainsi toute responsabilité.

    De telles accusations ne sont pas les premières. En 2017, Survival International[2] avait accusé « des gardes forestiers financés par WWF de violation des droits humains envers les Pygmées au Cameroun, en RDC et en Centrafrique ».

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    [1]Ou  Fonds mondial pour la nature organisation non gouvernementale internationale créée en 1961, vouée à la protection de l'environnement et fortement impliquée en faveur du développement durable.

    [2] ONG de défense des droits des peuples autochtones.

    Sources : Libération, Jacques Pezet (21/05/2019) - L'ONG WWF mène-t-elle des programmes de stérilisation forcée aux abords de parcs nationaux en Inde ? ; Atlantico (19/05/2019) - L'association WWF accusée de soutenir des programmes de stérilisation forcée aux abords de parcs nationaux en Afrique et en Inde 

  • "Euthanasie, l'envers du décor ". Quand les soignants réfléchissent et livrent leurs expériences

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    "Euthanasie, l'envers du décor ". Quand les soignants réfléchissent et livrent leurs expériences

     Publié le : 12/06/2019

    Donner la parole aux professionnels de santé directement touchés par les questions relatives à l'euthanasie, à la fin de vie, et aux soins palliatifs : voici ce que propose l'ouvrage Euthanasie : l'envers du décor, coordonné par le Professeur Timothy Devos, hématologue à la KULeuven. La richesse et la force du livre résident dans le partage de leur vécu, et ils emmènent le lecteur dans la réalité de la fin de vie.

    « Les auteurs veulent prévenir les abus et percer les illusions et les idées simplistes », relève le philosophe et professeur émérite à la KULeuven, Herman De Dijn, dans la préface.

    Le Dr Catherine Dopchie, oncologue, responsable d'une unité de soins palliatifs à Tournai, a témoigné de son expérience dans le livre. Lors d'un entretien réalisé par Le Quotidien du Médecin, elle énonce : « L'euthanasie transforme une alliance en contrat de droits respectifs (…) L'euthanasie réduit la médecine à résoudre des problèmes, au lieu de s'intéresser à la personne qui souffre. L'euthanasie reste une tentation à laquelle il est juste et bon de résister. »

    Benoit Beuselink, docteur en médecine et chef de clinique au service d'oncologie médicale des Hôpitaux Universitaires de KULeuven, a lui aussi participé à la rédaction de l'ouvrage. Lors d'une interview réalisée le 29 mai 2019 sur La Première, il explique : « Nous croyons que le véritable soin est de s'occuper de la personne dans sa totalité, avec la santé physique, mais aussi psychique, sociale, spirituelle, que la fin de vie est plus qu'une souffrance physique (…) Nous sommes surtout en faveur des soins palliatifs ». Le médecin précise que cet ouvrage ne vise pas à formuler un dogme, mais plutôt une « opposition philosophique » « Nous pensons qu'il y a une transgression qu'il vaudrait mieux ne pas faire parce qu'elle devient incontrôlable ».

    De façon très humaine, la réflexion proposée apporte un éclairage unique et invite le lecteur à découvrir la réalité qui se cache derrière la normalisation de l'euthanasie.

    Le livre est accessible sur Amazon, à la Fnac, mais également sur le site internet de plusieurs librairies. 

    «Euthanasie : l'envers du décor. Témoignages de soignants», Parution 30/05/2019, Editions MOLS Collection(s) : Autres regards

    ...et sur RCF :

    Euthanasie, l'envers du décor

    Présentée par La rédaction de Cathobel

    En débat

    Le Professeur Timothy Devos a coordonné un ouvrage collectif intitulé "Euthanasie, l'envers du décor". Il explique la position du personnel médical face à cet acte.

  • Le sexe biologique et le genre sont naturellement fixés à la naissance et font partie du «plan de Dieu»

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    De Cindy Wooden sur le site "Présence - Information religieuse" (Canada) :

    Congrégation pour l'éducation catholique

    Rome reste opposé à la théorie du genre

    La Congrégation pour l'éducation catholique parle de la théorie du genre dans un document publié le 10 juin 2019. 

    Les écoles catholiques doivent aider les parents à enseigner aux jeunes que le sexe biologique et le genre sont naturellement fixés à la naissance et font partie du «plan de Dieu» pour la création, a déclaré la Congrégation pour l'éducation catholique.

    Dans un document publié le 10 juin, la congrégation a déclaré que l'Église catholique et ceux qui proposent une définition plus vague du genre peuvent trouver un terrain d'entente dans «un désir louable de lutter contre toutes les expressions de discrimination injuste», en éduquant les enfants dans le respect de chacun «et la différence», dans le respect de «l'égale dignité des hommes et des femmes» et dans la promotion du respect des «valeurs de la féminité».

    Et tout en prenant soin de respecter et de prendre soin des personnes qui «vivent des situations d'indétermination sexuelle», ceux qui enseignent au nom de l'Église catholique doivent aider les jeunes à comprendre que la création masculine et féminine fait partie du plan de Dieu pour eux, dit la congrégation.

    Le document intitulé Il les créa homme et femme: vers une voie de dialogue sur la question de la théorie des genres dans l'éducation, a été signé par le cardinal Giuseppe Versaldi, préfet de la congrégation, et par Mgr Angelo Zani, secrétaire de la congrégation.

    Le document reconnait une distinction entre «l'idéologie du genre», qui prétend présenter ses vues comme «absolues et indiscutables», et l'ensemble du domaine de la recherche scientifique sur le genre, qui tente de comprendre la manière dont la différence sexuelle est vécue au sein des différentes cultures.

    Tout en prétendant promouvoir la liberté individuelle et le respect des droits de chaque personne, le document indique que ceux qui considèrent le sexe comme un choix personnel ou une découverte personnelle sans rapport avec le sexe biologique favorisent en réalité une vision de la personne humaine «opposée à la foi et au bon sens».

    «La vision chrétienne de l'anthropologie considère la sexualité comme un élément fondamental de la personnalité», précise le document. «C'est l'un de ses modes d'être, de se manifester, de communiquer avec les autres et de ressentir, d'exprimer et de vivre l'amour humain.»

    Le document insiste sur le fait que l'idéologie moderne du genre et l'idée selon laquelle on choisit ou découvre son genre vont à l'encontre de la nature en affirmant que la seule chose qui compte dans les relations personnelles est l'affection entre les individus impliqués, indépendamment de la différence sexuelle ou de la procréation.

    La théorie du genre, a-t-il dit, nie «la réciprocité et la complémentarité des relations entre hommes et femmes» ainsi que «la fin procréatrice de la sexualité».

    Cela a conduit à des appels à la reconnaissance publique du droit de choisir son sexe et d'une pluralité de nouveaux types d'unions, en contradiction directe avec le modèle du mariage entre un homme et une femme, ce qui est présenté comme un vestige des sociétés patriarcales, dit le document.

    Lorsque la «complémentarité physiologique de la différence sexuelle entre hommes et femmes» est supprimée, la procréation n'est plus un processus naturel. Au lieu de cela, il faut recourir à la fécondation in vitro ou à la gestation pour autrui avec le risque de «réduire le bébé à un objet entre les mains de la science et de la technologie».

    La congrégation a insisté sur le fait que les éducateurs catholiques doivent être suffisamment préparés pour comprendre les subtilités des diverses questions soulevées par la théorie du genre et être pleinement informés de la législation actuelle et proposée dans leurs juridictions respectives, avec l'aide de personnes qualifiées dans ce domaine, de manière équilibrée et axée sur le dialogue.

    Cindy Wooden

    Ce document est consultable ICI.

    Lire aussi : 

  • Un nouveau dossier de l'IEB sur la sédation palliative

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    Nouveau dossier de l'IEB : la sédation palliative

    Belgique - La sédation palliative : analyse éthique pour dissiper la confusion

    La législation belge au sujet de la fin de vie offre le droit aux patients de recourir aux soins palliatifs, parmi lesquels la sédation palliative transitoire ou intermittente et la sédation palliative continue jusqu'au décès. Ces actes médicaux ont pour but de soulager les patients en fin de vie dont les symptômes ne sont plus contrôlables autrement, sans que leur vie ne soit abrégée intentionnellement.

    Parler de la sédation est nécessaire pour que les patients et leurs proches, mais aussi les médecins et le monde politique, évitent des rapprochements malheureux entre sédation et euthanasie. En effet, il arrive que la sédation palliative soit perçue comme une sorte d'échappatoire pour les partisans de l'euthanasie, permettant de contourner l'interdit ou d'éviter l'acte d'euthanasie là où il est légal, par une mise à mort lente. Trois médecins néerlandais se sont penchés sur la sédation palliative dans le Journal of Medical Ethics (JME) du British Medical Journal et ont confirmé qu...

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    Belgique - Fiche didactique : la sédation en fin de vie

    Pour les étudiants, leurs professeurs mais aussi les lecteurs pressés, voici une Fiche Didatique (Recto / verso) sur le sujet.

    Nous rappelons que l'IEB accueille les requêtes des étudiants pour leur recherches en vue d'un TFE. Nous répondons aussi aux demandes des enseignants qui souhaitent une intervention dans leurs classes.

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  • Mgr Vigano persiste dans ses accusations

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    Du site de La Libre (10 juin) :

    Un ex-prélat accuse à nouveau le pape d'inaction face aux abus sexuels

    Un ex-ambassadeur du Vatican à Washington, qui avait accusé le pape François d'avoir eu connaissance d'abus sexuels et d'être resté inactif, a estimé lundi que le souverain pontife continuait à ne "rien faire ou presque" en la matière.

    L'archevêque conservateur italien Carlo Maria Vigano est un accusateur chronique du pape et ses allégations restent sujettes à caution.

    Dans une longue interview réalisée par e-mail par le quotidien Washington Post, ce prélat retraité, retiré dans un lieu qu'il tient secret, a répété que le pape aurait "menti" pour couvrir Theodore McCarrick, un cardinal soupçonné d'abus sexuels qui a été défroqué en février.

    Le pape "ment de manière flagrante au monde entier pour couvrir les actes pervers (de McCarrick)", a écrit Mgr Vigano.

    Dans ses échanges avec le quotidien de Washington, Mgr Vigano a de nouveau assuré avoir averti en 2013 le pape François que le cardinal avait "corrompu des générations de séminaristes".

    Le souverain pontife a indiqué ne pas se rappeler de cet échange et n'avoir "rien" su des soupçons pesant contre Mgr McCarrick.

    "Comment peut-on, surtout si l'on est pape, oublier ce genre de chose ?", a rétorqué Mgr Vigano.

    L'ancien nonce apostolique, âgé de 78 ans, a jugé qu'un important sommet de la haute hiérarchie catholique, organisé en février au Vatican et consacré aux abus sexuels du clergé, n'avait débouché sur rien de concret.

    "Non seulement le pape François ne fait rien ou presque pour punir ceux qui ont commis des abus, il ne fait absolument rien pour dévoiler et traduire en justice ceux qui, des décennies durant, ont facilité et couvert les auteurs d'abus", a écrit le prélat.

    Il a réitéré son appel à ce que le pape démissionne "s'il refuse d'admettre ses erreurs et de demander pardon".

    Mgr Vigano est soupçonné d'avoir mené sa charge au nom d'un groupe d'ultra-conservateurs qui reprochent au pape François certaines ouvertures notamment en direction des homosexuels ou des divorcés.

  • "Je te prends par la main" : déclaration des évêques belges sur l'accompagnement pastoral de fin de vie

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    Du site du diocèse de Liège :

    NOUVELLE DÉCLARATION DES ÉVÊQUES DE BELGIQUE SUR L’ACCOMPAGNEMENT PASTORAL DE FIN DE VIE : ‘JE TE PRENDS PAR LA MAIN’

    S’il est une certitude dans la vie de tout être humain, c’est la fin irrévocable de notre existence terrestre. Dans leur nouvelle déclaration ‘Je te prends par la main. Accompagnement pastoral de fin de vie.’ qui parait aujourd’hui, les évêques de Belgique veulent offrir des orientations évangéliques à tous ceux qui vont à la rencontre de personnes âgées et malades, en particulier aux agents pastoraux. Dans la ligne de la tradition biblique, la conviction fondamentale des évêques est que personne ne doit être abandonné.

    L’adieu à la vie comporte de nombreuses facettes : pouvoir lâcher prise, faire le point sur sa vie, avoir besoin de réconciliation et de réconfort. Une pastorale d’inspiration chrétienne peut être un soutien car elle permet de rencontrer les grandes questions existentielles, comme l’écrivent les évêques dans leur brochure d’une vingtaine de pages. Par-dessus tout, l’aumônier s’efforcera de susciter des liens avec d’autres et quand le mourant y est ouvert, aussi avec Dieu ‘qui est un allié dans notre fragilité, même s’Il est aussi un mystère insondable’. 

    Rites et sacrements

    Les rites gardent ici toute leur importance. Ils aident à exprimer l’inexprimable. Les évêques demandent que l’aumônier essaie de respecter cette demande, sans perdre la spécificité propre des sacrements et rites chrétiens. En ce qui concerne spécifiquement le sacrement des malades, les évêques demandent qu’il soit administré au début du processus de la maladie ou à un moment important de celui-ci, et non aux moments ultimes qui précèdent la mort. Le sacrement des malades est le sacrement pour les personnes gravement malades ou fortement affaiblies par l’âge et non le sacrement des mourants.

    Aspirer à la mort

    La base de l’accompagnement pastoral est l’écoute et la présence empathique de l’aumônier. Ceci n’est pas évident, surtout dans les situations d’impuissance, quand les gens disent aspirer à la mort. ‘Dans ce cas également, nous devons rester présents lors de conversations avec les personnes qui envisagent l’euthanasie ‘, écrivent les évêques. Mais, ils ajoutent immédiatement ‘cela n’implique en aucun cas une approbation de l’euthanasie. Pour l’aumônier, cela peut engendrer une tension qui n’est pas facile à vivre.’ Néanmoins, il est toujours possible de prier pour – et, si possible, aussi avec – cette personne. Car ‘si grande que soit notre impuissance humaine, nous confions toujours notre prochain à Celui qui est source de toute vie et dont la miséricorde ne connaît pas de limites’.

    Selon nos évêques, le terme de ‘souffrances insupportables’ qu’on entend de plus en plus souvent, doit conduire à s’interroger de manière critique sur le fait de savoir si nous consacrons une attention suffisante aux personnes vulnérables. Cela signifie, selon les évêques, un appel à la vigilance et à la recherche de moyens nouveaux et créatifs pour aider les plus vulnérables, lancé aux communautés de foi locales, aux prêtres, aux diacres, aux agents pastoraux et aux bénévoles.

    La dernière partie de Je te prends par la main traite de la foi en la résurrection qui, souligne-t-on, n’est jamais une évidence et ne nie en rien la gravité de la mort. Elle aborde la contribution que le ministre des funérailles peut apporter dans les jours qui suivent immédiatement la mort, en particulier lors de la préparation des obsèques religieuses.

    Je te prends par la main – Accompagnement pastoral de fin de vie peut être commandé sous forme de brochure chez Licap, E-mail : commandes@halex.be. Coût : 3,75 euros. Egalement disponible en néérlandais et allemand!

    S.I.P.I. – Bruxelles, mercredi 12 juin 2019.

  • Quand deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère à la place du Pape

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    De l'abbé Barthe sur le site de l'Homme Nouveau :

    Deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère… à la place du Pape ?

    Le cardinal Burke, patron de l'Ordre souverain militaire de Malte, le cardinal Janis Pujats, archevêque émérite de Riga (Lettonie), et trois évêques, Mgr Tomash Peta, archevêque de Sainte Marie à Astana, Mgr Jan Pawel Lenga, archevêque émérite de Karaganda et Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Sainte-Marie d'Astana (Kazakhstan) viennent ce matin du lundi de Pentecôte de rendre publique une Declaration of Truths, « Déclaration des vérités » (traduite ICI), réaffirmant les enseignements de l'Église concernant les points aujourd’hui les plus mis à mal, jusqu’au plus haut niveau, dans une époque qu'ils qualifient de « confusion et désorientation doctrinales quasi universelle ». L’information et le texte de huit pages sont donnés par le vaticaniste Edward Pentin, dans le National Catholic Register. (Une note explicative accompagne le document et se trouve en traduction française ICI)

    Les rappels moraux concernent la procréation, le mariage et visent spécialement la doctrine d’Amoris lætitia qui fait difficulté :

    « Quiconque, époux ou épouse, qui a obtenu un divorce civil du conjoint avec lequel il est validement marié et qui a contracté un mariage civil avec une autre personne du vivant de son conjoint légitime, et qui vit maritalement avec le partenaire civil, choisissant de rester dans cet état en pleine connaissance de la nature de l'acte posé et avec plein consentement à cet acte, est dans un état de péché mortel et ne peut donc recevoir la grâce sanctifiante, ni croître en charité. »

    En prévision de l’assemblée du Synode sur l’Amazonie, dont tout porte à croire qu’il remettra en question la discipline du célibat sacerdotal, les déclarants affirment :

    « La loi par laquelle les prêtres sont tenus d'observer la continence parfaite dans le célibat découle de l'exemple de Jésus-Christ et appartient à la tradition immémoriale et apostolique selon le témoignage constant des Pères de l'Église et des Pontifes Romains. Pour cette raison, cette loi ne doit pas être abolie dans l'Église romaine par la nouveauté d'un célibat sacerdotal facultatif, que ce soit au niveau local ou universel ».

    Sur l’œcuménisme, ils ont ces paroles définitives :

    « Le véritable œcuménisme veut que les non-catholiques entrent dans l'unité que l'Église catholique possède déjà indestructiblement en vertu de la prière du Christ, toujours entendue par son Père, "afin qu'ils soient un" (Jean 17,11) »,

    Mais l’article de la Déclaration le plus fort est l’article 9, qui vise directement et terme à terme la phrase du document d’Abu Dhabi, signé conjointement par le pape François et l’imam d’Al Azhar, du 4 février 2019, portant sur le fait que Dieu voudrait la diversité des religions :

    « La religion née de la foi en Jésus-Christ, le Fils incarné de Dieu et le seul Sauveur de l'humanité, est la seule religion voulue positivement par Dieu. Erronée donc l'opinion qui dit que de même que Dieu veut positivement la diversité des sexes masculin et féminin et la diversité des nations, de même il veut aussi la diversité des religions ».

    Pour finir, le document en appelle au témoignage de foi des pasteurs et des fidèles, manifestant l’infaillibilité in credendo de l’Église :

    « Une voix commune des Bergers et des fidèles par une déclaration précise des vérités sera sans aucun doute un moyen efficace d'aide fraternelle et filiale pour le Souverain Pontife dans la situation extraordinaire actuelle de confusion et de désorientation doctrinale générale dans la vie de l'Église ».

  • Sur l’importance des thèmes écologistes dans le débat politique actuel

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    J-P. Le Goff : « L’écologie participe des nouvelles formes de spiritualités diffuses »

    le Figaro a interrogé, le philosophe et sociologue français Jean-Pierre Le Goff sur l'écologie politique. Il reprend dans de large mesure le constat fait ici sur la dimension religieuse de l'écologisme (voir, notamment, notre billet de 2008 Spiritualité autochtone, écologie et norme universelle moderne ou la recension en 2011 de Critique de la secte écocondriaque : le fanatisme de l'Apocalypse).

    LE FIGARO. – En dehors des aspects politiques, quels sont, selon vous, les éléments marquants des dernières élections européennes ?

    Jean-Pierre LE GOFF. – Sans prétendre à l’exhaustivité, l’importance prise par l’écologie et les différences culturelles entre les générations sont importantes à prendre en considération. Ces deux phénomènes ne renvoient pas seulement à des fractures sociales et territoriales, mais ils me paraissent symptomatiques d’un glissement de terrain civilisationnel en lien avec un bouleversement du tissu éducatif qui ne date pas d’aujourd’hui.

    L’importance des thèmes écologistes dans le débat politique ne manifeste-t-elle pas une prise de conscience salutaire ? 

    Jean-Pierre LE GOFF. – L’écologie comme telle n’appartient pas à un camp et cette prise de conscience ne concerne pas seulement les politiques mais l’ensemble des citoyens. Elle se rapporte à un ensemble de problèmes qu’on ne peut ignorer : réchauffement climatique, biodiversité, énergies, gestion des déchets, production agricole… Toute la question est de savoir comment on analyse ces questions et les réponses qu’on entend leur donner. Mais la référence globale à l’écologie donne lieu à des discours démagogiques et idéologiques qui s’intègrent à un nouvel « air du temps » problématique.

    Comment le discours écologiste s’inscrit-il dans les différences entre les générations et ce nouvel « air du temps » ? 

    Jean-Pierre LE GOFF. – La conjugaison du jeunisme et du discours écologiste est manifeste à travers la figure emblématique de Greta Thunberg qui donne des leçons au monde entier et appelle les lycéens à faire grève pour le climat chaque vendredi. Sentimentalisme et victimisation sont poussés au plus haut point quand cette jeune fille fond en larmes au Parlement européen de Strasbourg. Face à cette « image poignante », comment les adultes et les politiques n’auraient-ils pas eu envie de la consoler ? Cette jeune « messagère » porte un regard sombre sur le monde qui fait froid dans le dos. Son texte « Rejoignez-nous » est typique d’une vision du monde binaire en « noir ou blanc » où la peur et les bons sentiments délimitent d’emblée le bon camp. Le manichéisme règne en maître au sein de la culture adolescente et plus largement. Le plus étonnant est la façon dont nombre d’adultes, de journalistes et de politiques ont salué cet apolitisme moralisant comme un modèle de citoyenneté ou une nouvelle avant-garde destinée à « changer le monde » et « à prendre notre destin en main ». À l’heure du jeunisme triomphant, la peur d’apparaître comme un « réac » ou un vieux « c… » a sans doute joué un rôle dans ces prises de position. Mais, plus fondamentalement, on assiste à un brouillage des classes d’âge et des rôles quand les jeunes donnent des leçons aux adultes en matière de bons comportements. Par un jeu de miroirs infantilisant, les adultes et les militants écologistes applaudissent en fait un modèle d’écocitoyenneté qu’ils ont eux-mêmes inculqué aux nouvelles générations. Ces dernières le renvoient comme un boomerang en accusant les adultes de ne jamais en faire assez et d’être les victimes de leur inaction. Les responsables politiques imbus d’écologie ont beau leur répéter qu’ils sont de leur côté, ils récoltent les fruits du jeunisme, d’une vision éco-idéologique du monde et d’un type de comportement qu’ils ont semés et encouragés depuis des années.

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  • Dans le coma, Suzanne se réveille juste avant d'être débranchée

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    DANS LE COMA, ELLE SE RÉVEILLE JUSTE AVANT D'ÊTRE DÉBRANCHÉE

    07 juin 2019  Fin de vie

    Les médecins considéraient qu’il n’y avait pas d’améliorations possible et ses deux enfants, 22 et 23 ans, ont été confronté à la douloureuse nécessité de devoir choisir entre « maintenir en vie leur mère en souffrance » ou de la laisser mourir. « Ça a été déchirant, t’as même pas idée », explique son fils de 23 ans.

    Au Canada, Suzanne Desjardins, presque 54 ans, qui souffre d’emphysème pulmonaire. Elle est à l’hôpital pour une grippe. A cause de la maladie dégénérative qui l’affecte depuis de nombreuses années, sa situation se complique. Le 23 mai, les médecins pensent qu’elle ne passera pas la nuit. Ses enfants, en accord avec la famille, prennent la décision d’arrêter les traitements.

    Une demi-heure avant qu’elle ne soit débranchée, son frère qui est auprès d’elle la voit ouvrir un œil. Il bondit et la secoue : « C’était vraiment le désespoir. Je ne voulais pas la perdre. Au bout d’une dizaine de secondes, elle s’est comme réveillée », raconte-t-il. Confuse encore quelque jours, la patiente revient totalement à elle : « Je veux vivre ! J’ai encore plein de choses à faire, j’ai juste la moitié de ma vie de faite ». Elle attend encore les résultats d’un examen avant de quitter l’hôpital.

    Pour aller plus loin :

    Dans le coma pendant 27 ans, une femme se réveille miraculeusement

    « J'étais au-dessus de mon corps », le témoignage de Krystel Cahanin-Caillaud après 5 semaines de coma

    Un anglais sort de son coma juste avant d'être "débranché"

    Sources: Journal de Montréal, Antoine Lacroix (07/06/2019) - À 30 minutes d'être débranchée

  • Le nouveau site de l'Institut Européen de Bioéthique

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  • Nouvelles du front de l'avortement...

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    USA: pas d'eucharistie pour deux élus catholiques soutenant l'avortement
    Deux parlementaires ayant soutenu une loi facilitant l'avortement dans l'Illinois sont privés d'eucharistie jusqu'à ce qu'ils «se soient véritablement ...
     
    Deux élus catholiques pro-avortement privés... d'eucharistie
    Deux élus catholiques pro-avortement privés... d'eucharistie ... en votant pour toute législation qui promeut l'avortement, ne doivent pas se présenter ...

    États-Unis – Avortement : quand Netflix s'en mêle...
    Le combat qu'elle vient d'engager contre cet État qui a récemment adopté une loi interdisant les avortements dès que les battements du cœur du ...
     

  • Le gouvernement de Donald Trump met fin à toute recherche médicale sur les tissus foetaux issus d'avortements

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    Du site du Vif :

    Les Etats-Unis coupent les fonds publics pour la recherche sur les tissus foetaux

    Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu'il mettait fin à toute recherche médicale dans les centres fédéraux sur les tissus foetaux issus d'avortements, accédant à une revendication majeure des militants anti-IVG aux Etats-Unis.

    Le département de la Santé a annoncé dans un communiqué que plus aucun chercheur des Instituts nationaux de santé (NIH) ne pourrait travailler sur ce type de tissus. "Promouvoir la dignité de la vie humaine de la conception jusqu'à la mort naturelle est l'une des premières priorités de l'administration du président Trump", a indiqué le ministère.En outre, l'administration a indiqué qu'elle ne renouvellerait pas le contrat de financement public, d'un montant de deux millions de dollars par an, passé en 2013 avec l'université de Californie à San Francisco (UCSF) pour des travaux de recherche sur les tissus foetaux. Ceux-ci sont utilisés pour développer de nouveaux traitements contre le VIH, le virus qui cause le sida.L'UCSF utilise notamment des souris dans lesquelles les chercheurs implantent du tissu foetal pour créer un système immunitaire proche de celui de l'homme et tester des anticorps potentiels contre le virus.

    Les projets de recherche financés par des fonds publics dans d'autres universités ou centres de recherche ne seront pas exclus systématiquement, mais seront désormais soumis à un nouvelle procédure impliquant un comité d'éthique consultatif.
     
    La décision a été saluée par les opposants au droit à l'avortement, qui assurent que ce type de recherche est immoral et pourrait encourager les femmes à avorter. La décision du gouvernement intervient après le vote dans plusieurs Etats conservateurs de lois très restrictives sur les interruptions volontaires de grossesse (IVG). L'objectif est de ramener cette question sensible devant la Cour suprême, qui avait légalisé l'avortement en 1973, en espérant un revirement des juges de la Cour où les conservateurs ont désormais la majorité.Donald Trump, un opposant déclaré à l'avortement, veut également mobiliser sa base électorale fortement opposée à l'IVG alors qu'il briguera un second mandat en 2020.