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Famille

  • Confinement : des tas de suggestions sur aleteia.org

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  • Ne laissons pas la solitude se propager

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    Communiqué de presse
     
    Coronavirus : Redécouvrons nos relations
     
    Rome - Paris, le 13 mars 2020
     
    « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Dans ce contexte de pandémie, c’est pourtant la solitude qui est appelée à se propager. Et le seul remède reste la famille.
     
    Au cours des derniers jours, la crise de santé publique du coronavirus a pris une ampleur sans précédent partout en Europe et la coordination semble difficile. Notre Président, Vincenzo Bassi, présente ce message : « Nous souhaitons exprimer notre proximité à toutes les familles en Europe, aux pères et aux mères de famille, sans qui nous ne pourrions pas surmonter cette phase. Il n’est pas évident de rester longtemps ensemble dans des maisons qui deviennent rapidement étroites. Mais dans le même temps, nous vivons ce moment comme une occasion pour redécouvrir nos relations humaines et reconnaître le rôle essentiel de la famille pour nos sociétés. Les mesures d’urgence prises pour les familles doivent être universelles et automatiques : elles ne doivent pas être dépendantes des revenus ni comporter des procédures bureaucratiques, mais être facilement accessibles pour tous ».
     
    Notre Président d’honneur, Antoine Renard, souligne le service rendu par la famille à la société toute entière : « En ces moments d’urgence, les médecins et tout le personnel soignant sont soutenus par leurs familles, tout comme les personnes les plus vulnérables telles que les personnes âgés ». Il y a aujourd’hui environ 44 millions de ménages en Europe sont composés d’une seule personne, et 32% des personnes de plus de 65 ans vivent seules.
     
    Chaque famille devrait pouvoir s’occuper de ses ainés et les associations familiales doivent être soutenues dans leur service aux familles et aux personnes isolées : « Il faut assurer par tous les moyens possibles ce contact avec les personnes âgées et être très inventifs pour conserver ces liens et éviter la solitude », affirme Antoine Renard.
     
    Vincenzo Bassi, rappelle enfin que « Dans cette crise, nous avons tous notre part de responsabilité vis-à-vis du bien commun. Nous remercions le Saint-Père pour sa proximité, rendue concrète par la Sainte Messe transmise en ligne chaque matin à 7h00 : nous lui adressons nos meilleurs vœux aujourd’hui, à l’occasion du 7e Anniversaire de son élection pontificale ! En contenant au minimum les mesures de fermeture des églises et d’arrêt des sacrements, les Pasteurs peuvent nous accompagner dans la prise de conscience de l’action de Dieu dans l’histoire, qui nous permet de voir ce virus comme une opportunité nouvelle. Les familles tout particulièrement sont appelées à se redécouvrir comme églises domestiques, lieu premier de la transmission de la foi et de la prière. Des conseils pour la liturgie domestique sont déjà diffusés en ligne et les nouvelles technologies nous offrent des alternatives pour rester connectés dans la prière ».
    N’oublions pas que, depuis 2016, une Sainte Messe est célébrée chaque matin à 8h00 dans le Sanctuaire de Notre-Dame de Czestochowa à l’intention de toutes les familles en Europe.
     
    Fédération des Associations Familiales catholiques en Europe (FAFCE)
    Square de Meeus, 19
    B-1050 Bruxelles
    BELGIQUE

    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 26 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.

     
  • La Belgique : un pays de vieilles gens avec de moins en moins d'enfants...

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    BELGIQUE : LA FÉCONDITÉ EN BERNE

    05 mars 2020

    En Belgique, « depuis 10 ans, le taux de fécondité ne cesse de diminuer ». Il est passé de « 1,8 enfant en moyenne par femme » en 2008 à 1,6 aujourd’hui. Ce que le dernier rapport du « bureau du plan sur les perspectives démographiques 2019-2070 en Belgique » qualifie de « baby-bug ». « Cette baisse de fécondité se concentre surtout chez les femmes de moins de 30 ans, sans enfant. »

    « La crise financière de 2008 » sera la cause principale de ce déclin, puisque la « chute a commencé juste après celle-ci ». Cependant, malgré « la fin de la crise et la reprise économique », la fécondité n’est pas repartie à la hausse en Belgique. Un phénomène qui laisse les experts « perplexes ». Ils s’attendent néanmoins à « un effet de rattrapage », certaines jeunes femmes ayant seulement retardé le moment où elles donneront naissance, qui pourrait aboutir à un taux de fécondité de « 1,7 enfant par femme dès 2030 ».

    De l’autre côté de la pyramide des âges, « il y a par contre de plus en plus de personnes âgées en Belgique et l’augmentation des 67 ans et plus va se poursuivre à l’avenir ». Aujourd’hui, une personne sur six, soit « 17% de la population », a l’âge de la retraite. D’ici 50 ans, ce nombre devrait atteindre « une personne sur quatre ».

    Pour aller plus loin :

    Démographie : en France, la natalité toujours en berne

    Etats-Unis : fécondité et avortement en baisse

    En Hongrie : vers un remboursement intégral des FIV pour stimuler la natalité

    Russie : la PMA pour relancer une natalité en berne ?

    Sources: RTBF, AF (04/03/2020)

  • La foi en Dieu et le mariage conçu comme l'union d'un homme et d'une femme pourraient s'inscrire dans la Constitution russe

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    De Xavier Le Normand sur le site du journal La Croix :

    Vladimir Poutine veut introduire une référence à Dieu dans la Constitution russe

    « La foi en Dieu » pourrait apparaître dans la nouvelle Constitution russe voulue par le président Vladimir Poutine. Ce texte fondamental devrait également reconnaître le mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme.

    Xavier Le Normand (avec AFP), 

    05/03/2020

    Le président Vladimir Poutine avait pris tout le monde par surprise en annonçant mercredi 15 janvier son souhait de réformer la Constitution de la Fédération de Russie, datant de 1993. Depuis, un certain nombre d’amendements ont été adoptés par la Douma -– la chambre basse du Parlement russe – mais le chef de l’État a proposé une nouvelle vague de modifications. Celles-ci devraient être adoptées mardi 10 mars, lors d’un second examen du projet constitutionnel.

    Parmi ces ajustements constitutionnels portés par Vladimir Poutine, figure l’introduction de « la foi en Dieu » comme « tradition millénaire russe ». Cette volonté présidentielle manifeste la proximité de l’homme fort du Kremlin avec le Patriarcat orthodoxe de Moscou, avec lequel les liens se raffermissent années après années.

    Autre gage donné à l’Église orthodoxe russe : le souhait d’introduire dans la nouvelle Constitution la définition du mariage comme étant l’union d’un homme et d’une femme. En 2017, le patriarche Kirill de Moscou avait comparé les lois autorisant les unions homosexuelles à des lois fascistes. Un an auparavant, il avait dressé le parallèle avec une forme de « totalitarisme soviétique ».

    L’avenir de Vladimir Poutine

    Selon un communiqué de la Douma, « les amendements du président sont le résultat de son dialogue avec les représentants de toutes les factions et de la société civile ». D’abord étudié par le parlement russe, le projet de révision constitutionnel devra ensuite être approuvé par les électeurs lors d’un « vote populaire »qui devrait se tenir le 22 avril prochain. Selon un sondage du centre indépendant Levada relayé par l’AFP, seul un quart des Russes seraient favorables aux modifications constitutionnelles. Ils seraient en revanche 65 % à ne pas en comprendre la signification.

    Déjà président de 2000 à 2008 et de nouveau depuis 2012, Vladimir Poutine ne pourra pas se représenter au terme de son mandat en 2024, la Constitution russe interdisant d’exercer plus de deux mandats présidentiels consécutifs. La révision constitutionnelle annoncée par surprise pourrait ainsi être une façon pour Vladimir Poutine de préparer son après-mandat. Par exemple, en se tournant vers le poste de premier ministre qui devrait être largement renforcé par la nouvelle constitution.

  • Arrêter d’avoir des enfants par égard pour l’environnement est un raisonnement malsain

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    Un texte d'Olivier Rey via le site "Pour une école libre au Québec" :

    Écologisme occidental : « Les riches sont sommés de ne plus faire d'enfants »

    Texte d’Olivier Rey, le philosophe et polytechnicien, auteur de Leurre et malheur du transhumanisme paru en octobre 2018. Arrêter d’avoir des enfants par égard pour l’environnement est un raisonnement malsain, qui supprime d’autant plus les raisons de préserver notre planète, explique Olivier Rey.

    À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe, en Angleterre, les aides aux pauvres, garanties par la loi, faisaient l’objet d’âpres débats : fallait-il les maintenir, ou les supprimer ? En faveur de la suppression, Thomas Malthus avança cet argument : les aides distribuées aux pauvres encouragent ceux-ci à avoir davantage d’enfants, ce qui entraîne un accroissement exponentiel de la population, plus rapide que ne peut l’être l’accroissement global des richesses, d’où, finalement, un accroissement du nombre des pauvres. Le seul moyen de résorber la pauvreté, selon Malthus, était que les pauvres réduisissent considérablement leur progéniture.

    La quasi-totalité des économistes du XXe siècle a estimé que l’événement avait définitivement réfuté les vues de Malthus : globalement, on avait vu une croissance exponentielle de la population mondiale aller de pair avec une augmentation du « niveau de vie » moyen. Miracle reposant, toutefois, sur une exploitation toujours plus intense des ressources de la terre. Au point que celle-ci, aujourd’hui, demande grâce : et voilà que le malthusianisme, qui avait été repoussé dans les marges, redevient à la mode.

    Ce nouveau malthusianisme, cependant, se révèle bien différent de l’original. Malthus, en rigoriste pasteur anglican qu’il était, se refusait à concevoir d’autre moyen de limiter les naissances que la chasteté : le nouveau malthusianisme autorise la sexualité la plus débridée, pourvu qu’il n’en résulte aucune naissance. Par ailleurs, c’est aux pauvres que Malthus demandait de diminuer le nombre de leurs enfants, alors qu’aujourd’hui, ce sont les riches qui sont sommés de ne pas engendrer. Avec cet argument : le dérèglement et l’épuisement de la Terre ne sont pas seulement dus à un nombre trop grand d’êtres humains, mais aussi, et surtout, au mode de vie des ressortissants des pays riches. Ce sont donc eux qui devraient, en priorité, réduire drastiquement leur descendance (le mieux étant de ne pas en avoir du tout). [Ce suicide des Occidentaux ne servira à rien, s’ils sont remplacés par des masses jeunes venues du Sud pour pallier le « manque de main-d’œuvre » ou payer les retraites.]

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  • International Family News : un média international pro-vie et pro-famille

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    iFamNews est un projet de l’Organisation internationale pour la famille (International Organization for the Family, IOF). Notre but n’est rien de moins que de créer le premier média international vraiment pro-vie et pro-famille. Exactement comme IOF a réuni des dizaines de milliers de leaders du monde entier dans nos événements du Congrès Mondial des familles (World Congress of Families, WCF), nous voulons créer, avec cette nouvelle initiative, une communauté numérique globale de lecteurs pro-famille qui pourront s’appuyer sur nous comme sur une source fiable.

    L'équipe (Brown, Respinti, Grabowski) est présentée ici.

  • Pour Poutine, "un mariage, c'est une union entre un homme et une femme"

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    Lu sur le site de RTFrance :

    Vladimir Poutine : «Tant que je suis président, il n'y aura pas de parent 1 et de parent 2»

    13 févr. 2020

    Source: Sputnik

    Le président russe Vladimir Poutine lors de la réunion avec le groupe de travail chargé de la préparation des amendements à la constitution. Lors d'une réunion avec les membres du groupe de travail chargé d'étudier les propositions d'amendements à la Constitution de la Fédération de Russie, le président russe a réitéré sa ferme opposition à toute réforme concernant la filiation. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu'un mariage n'était possible qu'entre un homme et une femme, en apportant son soutien à l'idée de fixer ce principe dans la Constitution russe. «Un mariage, c'est une union entre un homme et une femme», a déclaré le chef de l'Etat russe, lors d'une rencontre avec un groupe de travail formé par le Kremlin pour plancher sur la réforme constitutionnelle proposée en janvier par le chef d'Etat russe. «C'est une bonne idée et elle doit être soutenue. Il nous faut juste réfléchir de quelle manière la formuler et où», a-t-il estimé, après une proposition faite par la députée conservatrice Olga Batalina de fixer dans la Constitution que le gouvernement doit soutenir les valeurs familiales traditionnelles. Selon la députée, la notion de famille est actuellement en danger en raison des tentatives d'introduire de nouveaux termes comme «parent numéro un» et «parent numéro deux». «Tant que je serai président, nous n'aurons pas de parent numéro un et [parent numéro deux] – il y aura toujours un père et une mère», a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion avec les membres du groupe de travail chargé de préparer les amendements à la Constitution, une réforme annoncée par le président russe début janvier.

    Ce n'est pas la première fois que le chef de l'Etat russe s'exprime sur ce sujet. Lors d'une discussion sur l'identité nationale russe, Vladimir Poutine a fermement rejeté l'idée de remplacer les rapports de filiation traditionnels par des catégories plus «progressistes», utilisées par certaines administrations en Occident, notamment en France. «Dans certains pays, ils [les mots "père" et "mère"] ont été remplacés par "parent numéro un" et "parent numéro deux". J'espère que cela ne se produira jamais ici», a déclaré le 29 novembre le chef d'Etat russe lors d'une réunion du Conseil pour les relations interethniques, organe consultatif du Kremlin. Dans son discours annuel à l'Assemblée fédérale de Russie, Vladimir Poutine a proposé plusieurs pistes afin de réformer la Constitution. Ces amendements seront tous soumis au scrutin populaire, comme l'a annoncé le président russe.

  • François aux fiancés : que l'amour qui fonde la famille soit stable et soit pour toujours

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    Dire "oui" pour toujours ? C'est possible !

    Rencontre avec les fiancés pour la Saint-Valentin (archive 2014) (texte intégral) 

    (Zenit.org)

    A une époque où « faire des choix pour toute la vie semble impossible », le pape livre des recommandations pour que le « oui » et l'amour des mariés « soit stable et pour toujours ».

    Le pape François a rencontré quelque 25.000 fiancés qui se préparent au mariage, en provenance du monde entier, ce vendredi 14 février 2014, place Saint-Pierre, pour la Saint-Valentin.

    Au cours de la rencontre, organisée par le Conseil pontifical pour la famille, le pape a dialogué avec trois couples de fiancés. Voici notre traduction intégrale de ce dialogue :

    Dialogue entre le pape et les fiancés

    Première question : La peur de ce « pour toujours »

    [Q. Sainteté, nombreux sont ceux qui pensent, aujourd’hui, que se promettre fidélité pour toute la vie est une entreprise trop difficile ; beaucoup pensent que vivre ensemble est un beau défi, fascinant, mais trop exigeant, presque impossible. Nous vous demandons une parole pour nous éclairer sur ce point.]

    Pape François - Je vous remercie pour votre témoignage et pour cette question. Je vais vous expliquer : ils m’ont envoyé leurs questions à l’avance… C’est compréhensible… Et comme cela, j’ai pu réfléchir et penser à une réponse un peu plus solide.

    C’est important de se demander s’il est possible de s’aimer « pour toujours ». C’est une question qu’il faut se poser : est-il possible de s’aimer « pour toujours » ? Aujourd’hui, beaucoup de personnes ont peur de faire des choix définitifs. Un garçon disait à son évêque : « Je veux être prêtre, mais seulement pour dix ans ». Il avait peur de faire un choix définitif. Mais c’est une peur généralisée, propre à notre culture. Faire des choix pour toute la vie semble impossible. Aujourd’hui, tout change rapidement, rien ne dure longtemps… Et cette mentalité pousse beaucoup de ceux qui se préparent au mariage à dire : « On reste ensemble tant que dure l’amour », et ensuite ? Salut et à bientôt… Et le mariage se termine comme cela. Mais qu’est-ce que nous entendons par « amour » ? Seulement un sentiment, un état psycho-physique ? Bien sûr, si c’est cela, on ne peut pas se construire sur quelque chose de solide. Mais si, en fait, l’amour est une relation, alors c’est une réalité qui grandit, et nous pouvons dire, par analogie, qu’elle se construit comme une maison. Et on construit la maison ensemble, pas tout seul ! Construire, ici, signifie favoriser et aider la croissance.

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  • "La responsabilité des familles en matière d’éducation commence dès le « ventre maternel » et dès la naissance"

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    Du site aleteia.org :

    L’éducation des enfants commence par celle apportée par les familles

    Le pacte éducatif entre les familles, les écoles et les nations se trouve dans une situation de « grave » crise, a alerté le souverain pontife devant les participants au colloque organisé par l’Académie pontificale des sciences sociales à la Casina Pio IV. Cela s’explique par le fait que les différentes institutions investies dans le champ de l’éducation ont toutes « délégué à d’autres » la tâche « décisive » qui leur incombait.

    Face à cela, chacun est appelé à « renouveler et à consolider le dévouement de tous — individus et institutions — en faveur de l’éducation », a demandé le pape François. Cela doit permettre de « forger un nouveau pacte éducatif », seul moyen selon lui de changer l’éducation. Dans cette nouvelle optique, « il faut donner à la famille toute sa place », a-t-il plaidé.

    « L’un des moyens fondamentaux d’améliorer la qualité de l’éducation au niveau scolaire est de parvenir à une plus grande participation des familles et des communautés locales aux projets éducatifs », a insisté le successeur de Pierre. Or, la « responsabilité » des familles commence déjà dès le « ventre maternel » et à la naissance, a-t-il rappelé. Dans le nouveau contexte mondial, il faut aider les familles à « comprendre » l’importance de ce stade précoce de la vie.

  • Pour Emmanuel Macron , le père n'est pas forcément un mâle

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    De Pascale Morinière sur aleteia.org :

    « Votre problème, c’est que vous croyez que le père est forcément un mâle » m’a dit Emmanuel Macron

    31 janvier 2020

    Invitée le 26 janvier au Palais de l’Élysée pour célébrer la Convention des droits de l’enfant, la présidente des Associations familiales catholiques (AFC) s’est entretenue avec Emmanuel Macron du projet de « PMA pour toutes ». Elle explique les propos que lui a tenus le président de la République sur la « fonction symbolique » de la paternité.

    Ce 26 janvier avait lieu une réception à l’Élysée à l’occasion des 30 ans de la ratification de la Convention internationale des droits de l’enfant. Cette convention désigne le « caractère primordial de l’intérêt supérieur de l’enfant » (art. 3) et stipule que l’enfant a « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux » (art. 7). Il était donc étonnant, dans la même semaine, de célébrer cette convention et de voir voté, au Sénat, l’article 1 du texte du projet de la loi de bioéthique autorisant la PMA avec l’effacement du père biologique.

    « Vous croyez que le père est forcément un mâle »

    Reçue, ainsi que plusieurs dizaines de présidents d’associations œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance ou de la famille, j’ai donc interpellé le président de la République sur cette incohérence. Je lui ai en même temps offert le livre Paternité de Fabrice Hadjadj et François-Xavier de Boissoudy (éditions de Corlevour).

    Il a accepté de me répondre en expliquant que la paternité se composait de deux dimensions : le père génétique et le père symbolique. Par cette nouvelle loi, le père « génétique » serait connu de l’enfant né de PMA avec la possibilité d’accéder à des données identifiantes. Quant au père « symbolique », il s’agirait pour Emmanuel Macron d’une fonction pouvant être assumée par n’importe qui. Devant mon incompréhension, il a ajouté : « Votre problème, c’est que vous croyez que le père est forcément un mâle. »

    Plus de sens commun

    La petite phrase d’Agnès Buzyn : « Un père peut être une grand-mère », au moment des débats à l’Assemblée nationale, était passée pour un dérapage verbal. Elle est, on le comprend maintenant, une pensée parfaitement assumée et partagée au sein du gouvernement. Avec la double filiation maternelle qui s’organise dans ce projet de loi, une mère n’est plus celle qui accouche selon l’antique adage : Mater semper certa est — « La mère est celle qui accouche ». Ainsi, avec le vote de la nouvelle loi de bioéthique, nous n’aurions plus de sens commun pour les mots « père » et « mère ».

    Ces mots sont pourtant parmi les plus intimes et charnels de notre expérience humaine. Ils sont ceux qui nous relient les uns aux autres, d’une génération à l’autre en nous ancrant dans une double lignée filiative. Comment pouvons-nous encore faire société sans que ces mots-là, ainsi que les mots « mariage », « homme » ou « femme » recouvrent une réalité partageable par tous les citoyens français ?