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Famille

  • Le nouveau site de l'Institut Européen de Bioéthique

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  • Stérilité : comment faire le deuil de la maternité

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    stérilité.jpgDe Madeleine-Marie Humpers :

    Stérilité. Faire le deuil de la maternité

    Espérer fonder une famille, et se découvrir stérile. Souhaiter devenir mère, et apprendre que cela n’aura pas lieu. La stérilité (ou l’infertilité) est tout d’abord un choc. Pour le surmonter, différentes étapes sont nécessaires. Sans négliger la foi, qui peut jalonner ce parcours difficile...

    Pour continuer à vivre et être heureuse, une femme stérile doit traverser une série d’étapes douloureuses, qui lui permettront de faire son deuil. Un deuil un peu particulier, à plusieurs visages : deuil de l’enfant que l’on n’aura jamais, deuil de la mère que l’on croyait pouvoir devenir et que l’on ne sera pas, deuil de cette vie de famille dans laquelle on inscrivait déjà notre avenir... C’est le deuil d’un projet, c’est le deuil d’une vie qu’il faudra porter, au lieu de cet enfant, irrémédiablement absent...

    Toute personne qui vit une période de deuil passe généralement plusieurs étapes : le déni, éventuellement la culpabilité, la colère, le marchandage, la dépression, la reconstruction et finalement l’acceptation[1]. Comment ces différentes étapes sont-elles vécues dans le cas du deuil de la maternité ? Et comment les dépasser, spécialement lorsqu’on est croyant ?  

    1. Le déni

    La situation semble irréelle, impossible à intégrer. Une réaction peut être alors de nier la réalité : une manière de se protéger face à la douleur, qui paraît encore insupportable. Ici, une femme stérile se dira peut-être : « Et si, malgré tout, ce mois-ci je tombais enceinte ? », « Telle femme a eu un enfant alors que tout semblait perdu. Alors pourquoi pas moi ? ». Elle continue d’espérer envers et contre tout. La difficulté est qu’effectivement, il existe des cas de grossesse totalement incroyables : des femmes qui sont tombées enceintes alors que la médecine estimait cela (presque) impossible pour différentes raisons, des couples qui ont eu un enfant après cinq ans, ou même dix ans d’attente... Le problème est qu’à force de se focaliser sur ces cas à peu près miraculeux, la femme stérile reste tout simplement dans la phase de déni, ce qui bloque sa progression dans le processus de deuil. Il est important de voir les choses en face : les miracles existent, oui, mais pour combien de personnes ? Pensez à tout le chemin qu’une femme peut parcourir si elle entreprend une démarche de deuil, et a contrario à tout le temps perdu à attendre cet enfant qui ne viendra peut-être pas, à tous ces mois gâchés à espérer dans la souffrance alors qu’une autre voie est possible... Il est important de sortir du déni pour pouvoir avancer, même s’il peut être très douloureux d’admettre la réalité, de se reconnaître stérile.

    Quelques phrases pour dépasser la phase de déni :

    « Oui c’est vrai, je n’aurai pas d’enfant. Et je suis capable de rendre ma vie très belle malgré cela ! »

    « Même si pour l’instant l’avenir me fait peur, même si la douleur paraît trop forte, je sais que ces impressions sont passagères. Ce ne sont que des illusions ! Je suis capable de plus que je ne le crois ! »

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  • Rétrograde !

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    Du site de la Libre (dépêche d'agence) :

    Les déclarations d'une élue du Vlaams Belang gênent la N-VA, l'Open VLD réagit fermement

    La présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten a laissé entendre une nouvelle fois mardi, à l'entame d'un second tour de consultations politiques que la N-VA a ouvert avec le Vlaams Belang, qu'elle refusait de collaborer avec le parti d'extrême-droite, en prenant la défense du mariage homosexuel et de l'adoption homoparentale remis en cause dernièrement par une nouvelle élue du VB.

    "L'amour est l'amour. Etre qui l'on veut être soi-même. Aimer qui l'on veut. Toutes les familles comptent. C'est notre valeur libérale. Nous en sommes fiers. C'est éloigné, d'une façon infranchissable, de ces idées conservatrices et extrémistes", a tweeté Mme Rutten.

    Elle évoquait ainsi l'interview récente d'une nouvelle élue du Vlaams Belang à la Chambre, Dominiek Sneppe. Cette dernière avait affirmé dans le quotidien "Krant van West-Vlaanderen" que le mariage homosexuel et l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, légaux en Belgique, allaient "un pont trop loin".

    Cet interview gêne la N-VA aux entournures. Sur la VRT, son vice-président Lorin Parys a qualifié les propos de problématiques et relevant d'une opinion "rétrograde", tout en insistant sur la liberté d'expression.

  • "L’avortement n’est jamais la réponse que cherchent les femmes et les familles" (Pape François)

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Yes to life congrès du Dicastère pour les laïc, la famille et la vie © Vatican Media

    Yes To Life Congrès Du Dicastère Pour Les Laïc, La Famille Et La Vie © Vatican Media

    « L’avortement n’est jamais la réponse que cherchent les femmes et les familles », affirme le pape

    Congrès « Yes to life » à Rome (Traduction intégrale)

    « L’avortement n’est jamais la réponse que cherchent les femmes et les familles », a affirmé le pape François en recevant les participants à un congrès promu par le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, ce 25 mai 2019, au Vatican.

    La rencontre, sur le thème “Yes to Life! Prendre soin du précieux don de la vie dans la fragilité”, était organisée en collaboration avec la fondation “Il Cuore in una goccia – Onlus” et avec le soutien des Chevaliers de Colomb.

    « Aucun être humain ne peut jamais être incompatible avec la vie, ni de par son âge, ni de par ses conditions de santé, ni de par la qualité de son existence, a déclaré le pape avec force dans son discours. Tout enfant qui s’annonce dans le sein d’une femme est un don, qui change l’histoire d’une famille… Et cet enfant a besoin d’être accueilli, aimé et soigné. Toujours ! »

    Devant les 400 participants venus de 70 pays, le pape a plaidé pour le soin envers les enfants non-viables à la naissance : « prendre soin de ces enfants aide les parents à faire le deuil et à le concevoir non seulement comme une perte, mais comme une étape d’un chemin parcouru ensemble ».

    Dans les soins périnataux, il a recommandé aux médecins « que l’objectif de la guérison soit clair… ainsi que la valeur sacrée de la vie humaine, dont la protection reste la fin ultime de la pratique médicale ». « La profession médicale est une mission, une vocation à la vie », a-t-il insisté, encourageant à être « capables d’entrer en relation, de se charger des vies d’autrui, proactifs face à la douleur, capables de tranquilliser, de s’engager à trouver toujours des solutions respectueuses de la dignité de toute vie humaine ».

    Enfin, évoquant l’opposition de l’Eglise à l’avortement, il a assuré qu’il ne s’agissait pas d’une question de foi : « C’est un problème humain… est-il permis d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ?… Est-il permis de louer les services d’un tueur à gage pour résoudre un problème ? A vous la réponse. »

    Voici notre traduction du discours du pape.

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  • L’exposition précoce des enfants aux images pornographiques

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    De "La Sélection du Jour" :

    PORNOGRAPHIE À L’ÉCOLE : UNE DIRECTRICE BRISE LE SILENCE

    La directrice du collège de Mios, près d'Arcachon, en Gironde, a pris l’initiative d’écrire aux parents d’élèves pour les mettre en garde contre l’exposition précoce de leurs enfants aux images pornographiques. Si les plus concernés sont des collégiens de 6e et 5e, des élèves du primaire ont accès à de telles images.

    On savait déjà par des études comme celle commandée à l’Ifop par l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open) que 63% des garçons et 37% des filles de 15 à 17 ans consomment du porno. 90% des élèves de 6e en ont déjà vu. Mais les plus jeunes y sont aussi exposés par la banalisation des smartphones qui leur sont imprudemment confiés par leurs parents pour des raisons pratiques. Les rares collégiens dont les parents ont résisté à cette facilité ne sont pas pour autant à l’abri à cause des visionnages auxquels les invitent leurs camarades pendant les intercours ou les récréations. Des élèves du primaire, âgés d’à peine dix ans, y sont aussi exposés. Si le porno n’est anodin pour personne, avec des risques d’addiction surtout pour les garçons, les risques traumatiques sont encore plus importants pour des non-pubères.

    En fait d’« apprentissage » à la relation sexuelle, les scénarios pornos suscitent violence et dégoût. On fabrique des détraqués, hommes et femmes, dont la relation à la sexualité et l’estime de soi sont dégradées. Si les femmes sont les principales victimes de la pornographie, c’est toute la société qui est confrontée à ce fléau surgi tout droit de la prétendue « libération sexuelle » des années soixante au service du mercantilisme le plus abject boosté par la révolution numérique. Sur les réseaux sociaux, des images détournées ou volées violent l’intimité d’adolescents qui sont tombés dans le piège de se mettre en scène. Certains se suicident.

    D’où l’urgence d’alerter les parents dès l’école primaire comme l’a fait cette directrice. Mais entreprendre un vrai dialogue avec les enfants, installer un logiciel de contrôle parental et interdire l’usage des smartphones à l’école ne suffiront pas à endiguer un tel fléau. Il faut aussi frapper les sites. En France, la législation interdit de rendre accessible la pornographie à un mineur. Mais peu de sites mettent en place les moyens pour que la législation soit respectée. Ils se contentent d’inviter à confirmer d’un clic que l’on est majeur. Il suffit aux jeunes internautes de mentir sur leur âge pour accéder aux contenus pornographiques. Au Royaume uni, une nouvelle loi entrera en vigueur le 15 juillet : elle imposera aux sites hébergeant des vidéos ou des images pornographiques de vérifier si les internautes ont effectivement plus de 18 ans en produisant un document d’identité, un numéro de téléphone mobile ou encore via l’achat d’une carte d’accès dans une boutique. Etant entendu qu’être majeur ne rend pas pour autant anodine cette forme d’esclavage sexuel qu’est la pornographie … Le visionnage de contenus pornographiques entraîne une addiction comparable à celle des drogues. Il activerait d’ailleurs les mêmes zones du cerveau.

    Il s’agit d’un fléau mondial d’une ampleur inouïe et en constante expansion : « Un quart des recherches sur le web sont des requêtes à caractère pornographique. Chaque seconde, 372 personnes recherchent des contenus pour adultes sur les moteurs de recherche, 28 258 internautes en visionnent et 3 075 dollars y sont ainsi dépensés (…) L’industrie du sexe représente aujourd’hui un marché mondial de 100 milliards de dollars alors qu’elle était estimée à 60 milliards de dollars en 2015 » rapporte Samy Mansouri, enseignant-chercheur à l’Université Paris Dauphine sur le site The Conversation (en lien ci-dessous).

    http://theconversation.com/incidences-de-la-pornographie-sur-les-comportements-ou-en-est-la-recherche-117133

  • Femme au foyer et fière de l'être...

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    Ds Sophie Casper en opinion sur le site de La Libre :

    Je suis femme au foyer et fière de l’être !

    Une opinion de Sophie Casper, femme au foyer.

    Au risque d’être traitée de réactionnaire, j’ose dire haut et fort que le rôle de femme au foyer me semble être l’un des métiers les plus excitants au monde. Et un métier, cela s’apprend !

    À la question traditionnelle, "que faites-vous dans la vie ?", rarissimes sont les personnes de sexe féminin à oser répondre : je suis femme au foyer. Celle-ci serait immédiatement jugée avec mépris, comme un échec de vie. La seule valorisation de nos jours ne peut être que d’ordre professionnel, intellectuel ou éventuellement sportif. Femme au foyer, ménagère, est considéré comme une sous-tâche, quelque chose dont personne n’oserait sérieusement se prévaloir.

    Ce mépris cache le nœud d’un problème, conséquence directe de la révolution féministe. Autant cette dernière s’est avérée indispensable pour la libération de la femme, autant, comme toute révolution et les excès habituels qu’elle engendre, elle n’a eu de cesse de vouloir imiter l’homme de manière obsessionnelle, comme si celui-ci était un modèle tellement réussi. En conséquence, tout ce qui désormais touche aux tâches considérées comme féminines est considéré comme inférieur.

    Des "super women"

    La femme s’étant mise au travail doit désormais non seulement gérer une carrière au même titre que n’importe quel homme et bien sûr continuer en fin de journée à s’occuper de son foyer, être une bonne épouse, bonne mère et, cela va sans dire, être en forme physique, garder la ligne, tout en restant séduisante, etc. Les hommes étaient censés compenser et prendre sur eux la part des charges ménagères. Nul besoin de préciser que les choses ne se sont pas passées comme prévu. Une étude montre même que dans les pays nordiques, où l’implication des hommes a été la plus conséquente, le taux de divorce n’a jamais été aussi haut.

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  • "Il est foncièrement faux d’imputer au pape François tout ce qui va mal aujourd’hui" (cardinal Müller)

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    En traduction française sur le site "Benoît et moi" :

    Nouvelle interview du cardinal Müller (dans le journal catholique allemand 'Die Tagespost' (classé conservateur).

    « IL FAUT À PRÉSENT UNE PAROLE CLAIRE »

    Regina Einig (www.die-tagespost.de / 15 mai 2019)

    Eminence, les signataires d’une lettre ouverte au pape François l’accusent d’hérésie. Quel crédit accordez-vous à cette accusation?

    Une accusation de cette nature, contre le plus haut représentant de la vraie foi, révélée par Dieu dans le Christ, est la chose la plus grave qui puisse se produire dans « l’Eglise du Dieu vivant, colonne et support de la vérité » (1 Tim 3, 15). Car le pape, en tant qu’évêque de Rome, est le successeur de saint Pierre, sur qui le Seigneur a bâti son Eglise. Dans la personne de Pierre, chaque pape, en tout temps, répète la confession de l’Eglise : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Dès lors que les signataires sont des théologiens réputés, il serait important que le Saint-Père fasse publier, en réponse, par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (et pas par la Secrétairerie d’État ni par l’un ou l’autre journaliste ou théologien ami) une mise au point officielle.


    Comment peut-on, historiquement, situer l’accusation ? A-t-il existé dans le passé des papes exposés à une accusation d’hérésie?

    L’histoire offre peu d’exemples de papes accusés d’erreur sur tel ou tel point précis – c’est pour cette raison que l’infaillibilité ex cathedra n’était pas mise en question. Ici, l’accusation va plus loin : c’est toute la structure de la foi catholique, dans les principes qui la caractérisent et en bien des points de son contenu essentiel, qui serait désarticulée. Je ne partage pas ce point de vue. Selon moi, les problèmes naissent d’une fausse prémisse qui voudrait que l’Eglise soit restée en retard sur son époque et que la foi ait besoin d’une modernisation, pour rendre moins vive son opposition aux forces dominantes en Occident sur des questions importantes de morale. Dans le camp des « amis » du pape – comme ils se désignent eux-mêmes en une autolégitimation qui leur permet de stigmatiser comme ennemis du pape les fidèles catholiques qui ne partagent pas leur manière de voir – on confond la foi avec une idéologie néo-marxiste et néo-libérale. On parle de croyants traditionnalistes et de croyants modernes. Et ils pensent que c’est avec ces derniers, et par eux seulement, que l’Eglise a un avenir. En réalité, la foi de l’Eglise repose sur la révélation que Dieu fait de lui-même et que transmettent l’Ecriture et la tradition apostolique. Cette foi est interprétée par toute l’Eglise et, en particulier, par le magistère des évêques, en union avec le pape qui est leur principe d’unité, sans falsification ni mutilation.


    D’où vient la thèse de l’opposition au pape?

    Toute la bêtise du discours sur une opposition au pape naît dans la tête et la volonté de puissance affichée d’idéologues qui conduisent l’Eglise à l’abîme. Que trouve-t-on d’autre, en effet, dans l’éloge cynique de la renonciation du pape Benoît XVI et la déclaration de prise de pouvoir de ceux qui disent : « Maintenant c’est à nous et maintenant nous expulsons de l’Eglise tous ceux qui étaient fidèles à Jean-Paul II et à Benoît XVI ». Il faut maintenant que le pape François se prononce clairement pour l’unité de tous les catholiques dans la foi révélée. Ce qui est nécessaire, ce n’est pas une obéissance aveugle à un commandement d’une ligne de parti à chaque fois différente, mais la confiance dans le pape et dans les évêques qui, de leur côté, connaissent les frontières et la nature véritable de l’autorité dans l’Eglise. Qu’un évêque ordonne quelque chose (en vertu de son autorité formelle) ne suffit pas à rendre cet enseignement vrai ou à obliger les catholiques à une obéissance aveugle. Il faut pour cela que les indications des pasteurs soient ancrées dans l’Ecriture, la Tradition et les définitions de foi de l’Eglise. Prenons un exemple : l’ordre donné par un évêque de distribuer la sainte communion aussi à des non-catholiques va contre la foi et ne peut être suivi. Les sanctions que l’évêque prend à cet égard sont sans effet ou levées par le pape et ses tribunaux.

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  • Je pense que le pape doit faire la clarté par une déclaration relevant du magistère ordinaire ou authentique

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    [Exclusif] Le cardinal Eijk réaffirme que les divorcés remariés ne peuvent avoir accès ni à la communion ni à l'absolution

    Rédigé par Cardinal Eijk, propos recueillis par Jeanne Smits le  dans Religion

    [Exclusif] Le cardinal Eijk réaffirme que les divorcés remariés ne peuvent avoir accès <br>ni à la communion ni à l'absolution

    ©photos Olivier Figueras "une personne divorcée qui se remarie civilement ne peut – faute de se trouver dans de bonnes dispositions – recevoir la communion, pas plus qu’il ne peut dans ces conditions recevoir l’absolution."

    Le 22 février 2018, le cardinal Reinhard Marx annonçait, en tant qe président de la conférence des évêques d'Allemagne, l'ouverture de la communion aux protestants mariés avec un catholique. Suite à cette prise de position, le cardinal néerlandais Willem Jacobus Eijk, archevêque d'Utrecht, a demandé une clarification au pape, le 7 mai 2018 dans une tribune publiée sur les sites National Catholic Register et La Nuova Bussola Quotidiana. Un an après cette tribune, Jeanne Smits est allée à la rencontre du cardinal Eijk pour faire un point sur l'intercommunion et la situation de l'Eglise, nous publions conjointement avec le site LifeSite, leur entretien.

    Eminence, j’ai été très frappée par l’article que vous avez publié dans le National Catholic Register et La Nuova Bussola Quotidiana en mai dernier. Vous aviez d’abord évoqué l’idée que l’on puisse donner la communion aux conjoints protestants de fidèles catholiques. Vous souligniez la confusion que cela provoquerait. La situation s’est modifiée depuis lors : avez-vous eu des informations à ce sujet, par exemple, à propos de couples qui auraient demandé à bénéficier de cette possibilité, ou si cela se fait ici ou là ?

    J’ai réagi à ce document de la conférence des évêques allemands pour une raison très précise. Il se trouve que dans notre diocèse cela fait déjà un bon moment qu’à l’occasion des grandes cérémonies nous attirons l’attention sur le fait que seules les personnes vivant en communion complète avec l’Eglise catholique, peuvent recevoir la communion. Les autres peuvent s’avancer, les bras croisés sur la poitrine, pour recevoir une bénédiction. Nous précisons encore : « Vous pouvez également tout simplement rester à votre place pour vous y unir au Seigneur par une prière silencieuse. » Ce texte, nous l’avons également intégré dans les livrets de cérémonie, par exemple pour les ordinations sacerdotales, les confirmations… Dans de nombreux endroits, nous constatons que les personnes en tiennent compte. On voit partout des gens s’avancer les mains croisées sur la poitrine ; ce sont souvent des protestants mariés avec des catholiques. Ces personnes se montrent très heureuses de cette bénédiction. Elles apprécient beaucoup de pouvoir s’avancer avec les autres, et de recevoir quelque chose, elles aussi.

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  • Refus d'enfants : de plus en plus de jeunes optent pour une contraception définitive

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    D'Audrey Morard sur le site de La Libre :

    Le boom de la contraception définitive chez les jeunes

    Des moins de 25 ans décident de sauter le pas. Le dialogue avec le médecin est alors essentiel.

    Quand on pense à la contraception définitive, on pense à des trentenaires, des quarantenaires, des cinquantenaires. Et puis, il y a les plus jeunes. C’est le cas d’Anna, 20 ans.

    Elle va subir une ligature des trompes dans trois mois. Elle ne souhaite pas avoir d’enfants. Jusqu’à l’âge de 16 ans, elle en voulait, "deux" précise-t-elle. Elle a progressivement changé d’avis. "Je veux me sentir libre de faire ce que j’ai envie, quand je veux. En plus, ma maman et moi avons une santé fragile : des scolioses, des problèmes aux yeux, aux pieds. Je ne veux pas que mon enfant subisse la même chose, les mêmes douleurs."

    Selon l’INAMI , la vasectomie a augmenté de 16,5 % entre 2006 et 2016 en Belgique, tandis que la ligature des trompes connaît une baisse de 33 %. Une opération à l’âge de vingt ans est possible. La vasectomie et la ligature des trompes sont de lourdes opérations et a priori irréversibles.

    La première consiste à sectionner le canal déférent. Cette partie de l’appareil génital permet de transporter les spermatozoïdes vers la verge. Au cours d’une ligature des trompes, un clip en titane de trois millimètres est apposé sur les trompes de Fallope.

    Anna est consciente des conséquences, mais cela n’influence en rien sa décision : "J’ai côtoyé des enfants, j’ai une nièce de six mois. Mais je n’ai pas développé ce contact avec les enfants. Je mets du temps. J’ai d’ailleurs dit à ma tante : ‘Je n’aurai pas tout de suite de l’amour pour ta fille, mais je serai toujours là pour elle si elle a besoin de moi.’" L’entourage d’Anna est partagé sur sa décision. Sa famille se montre compréhensive. Seul un de ses oncles se montre plus réticent : "Il m’a demandé, pourquoi tu fais ça maintenant ?"

    Les patients arrivent sûrs de leur choix en consultation. Face à cette attitude, comment réagit le médecin ? "Le médecin a toujours le droit de refuser de pratiquer une vasectomie ou une ligature des trompes", explique le Professeur Bertrand Tombal, urologue aux Cliniques Saint-Luc. Il a déjà eu en consultation des jeunes hommes de 18 ans ou 22 ans. Face à ces cas de figure, le spécialiste favorise le dialogue. Il est arrivé à en dissuader certains. "On leur explique que ce n’est pas forcément une bonne idée. Ils doivent comprendre les tenants et les aboutissants d’une telle opération. Leur argumentaire doit être solide et équivalent à leur demande", souligne le praticien qui a refusé des opérations à des jeunes hommes. "J’ai dit non, mais rien ne dit qu’ils sont allés voir ailleurs..."

    À l’hôpital Saint-Pierre, un travail multidisciplinaire a été mis en place pour discuter des patientes car "chaque demande est unique", insiste Sarah Colman, psychologue. Elle travaille en étroite collaboration avec les gynécologues Daniel Murillo et Yannick Manigart. "Bien sûr qu’on craint toujours que des patientes regrettent, encore plus quand elles ont moins de 25 ans. Nous voulons être une oreille attentive pour elles. C’est pour cela que l’équipe échange ensemble et avec la patiente. Nous sommes assez ouverts, mais nous devons être à l’aise avec ce que l’on fait, en accord avec notre conscience", déclare le Docteur Manigart. "Un médecin qui n’est pas entouré, qui n’a pas le retour d’une psychologue, ira plus facilement vers un refus", ajoute Sarah Colman.

    Anna a pris le temps de discuter avec son gynécologue. "Pas une seule seconde" le spécialiste a tenté de dissuader la jeune femme. Anna ne redoute pas cette prochaine intervention. "J’ai déjà subi treize opérations. Ce n’est pas une de plus qui va me faire peur !"

  • Les enjeux démographiques vus de France et d'Allemagne

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    De Philippe Oswald sur le site "La Sélection du Jour" :

    LES DÉFIS DÉMOGRAPHIQUES VUS DE FRANCE ET D’ALLEMAGNE

    A près de trois semaines des élections européennes, un sondage original réalisé par l’IFOP pour Alliance Vita met en regard ce que les Français et les Allemands attendent de l’Europe sur les enjeux démographiques : natalité, vieillissement des populations, solidarité entre les générations. S’ils divergent sensiblement sur les attentes qu’ils expriment quant à la natalité et à la politique familiale, Français et Allemands convergent sur les solutions à apporter au vieillissement. Mais les uns et les autres se montrent très majoritairement réfractaires au recours à l’immigration (seulement 11% de Français s’y disent favorables contre 16% pour les Allemands) pour compenser le déficit démographique, solution mise en avant par la Commission européenne. Français et Allemands portent d’ailleurs un regard pessimiste sur la construction européenne, décrite comme « trop économique et financière et pas assez humaine et sociale » (78% approuvent cette affirmation en France, 71% en Allemagne, les « tout à fait d’accord » étant 39% en France et 30% en Allemagne).

    Des deux côtés du Rhin, les sondés se disent majoritairement d’accord (62% des Français, 50% des Allemands) pour « valoriser la solidarité entre les générations » et développer des modes d’accompagnement de la dépendance afin de mieux prendre en charge les personnes en grand âge. Toutefois, il n’y a que 16% de Français à déplorer « l’insuffisance des aides accordées aux familles avec enfants » contre 46% d’Allemands, ce grand écart s’expliquant par la faiblesse des politiques familiales en Allemagne, alors que la France est encore perçue comme pratiquant une politique familiale généreuse bien que celle-ci ne cesse d’être rabotée. En revanche, ce sondage confirme le pessimisme national des Français : 52% d’entre eux redoutent l’avenir pour eux et leurs enfants en raison « des conditions de vie difficiles pour les familles » contre 36% des Allemands dont l’économie est nettement plus prospère (3,2% de chômage en Allemagne, 8,8% en France).

    L’enseignement le plus préoccupant de ce sondage réside sans doute dans la banalisation de l’euthanasie pour une importante minorité des personnes interrogées : 24% des Français et 29% des Allemands se disent favorables à « accroître le recours à l’euthanasie pour les personnes âgées qui le demandent ». « Cela nous inquiète évidemment : le choix de société entre vraie solidarité et incitation au suicide ou à l’euthanasie est posé » commente Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita, dans un entretien à Atlantico (en lien ci-dessous).

    Vieillissement, natalité, solidarité entre générations : le sondage qui montre ce que Français et Allemands attendent de l’Europe sur nos défis démographiques
    Atlantico 28-04-2019
    Vieillissement, natalité, solidarité entre générations : le sondage qui montre ce que Français et Allemands attendent de l’Europe sur nos défis démographiques
    Lire l'article sur : Atlantico
  • L’accouchée (61 ans) : à la fois grand-mère et mère-porteuse…

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    De RCF via Ecologie Humaine :

    GRAND-MÈRE PORTEUSE

    « J’espérais que c’était un poisson d’avril, mais c’est une histoire vraie que je vais vous rapporter. Accrochez-vous ! » : un billet féministe de Tugdual Derville, co-initiateur du Courant pour une écologie humaine.

    « L’affaire est renversante. Le 25 mars aux États-Unis une petite fille est née. Souhaitons-lui de tout cœur une heureuse vie ! Dire qui est sa maman est compliqué. Car l’accouchée, qui a 61 ans, est à la fois sa grand-mère et sa mère-porteuse… Le père de la fillette, son géniteur, est le fils de cette femme. On a procédé avec son sperme à des fécondations in vitro. Sur la photo prise à la maternité, à côté du géniteur, on voit un autre homme : c’est son mari. Sa sœur a données ovocytes pour concevoir l’enfant. Donc, d’un côté, une tante est la mère génitrice du bébé, et, de l’autre, une grand-mère est sa mère gestatrice. Mais l’enfant n’aura pas de maman éducatrice, seulement deux papas : génétiquement, l’un est son père, l’autre son oncle. Voilà.

    Je récapitule la recette de cette folie : prélever le sperme d’un homme et 12 ovocytes à la sœur de son compagnon… Mélanger le tout. Obtenir sept embryons. Les faire passer au test génétique. Ne garder que les trois meilleurs. En congeler deux. Mettre le troisième dans l’utérus de sa grand-mère. Attendre neuf mois. Servir aux médias. Le tour est joué. Et l’on vante un progrès pour l’humanité !

    L’accouchement par la grand-mère s’est déroulé en présence des deux hommes. Ils disent avoir « tout contrôlé ». Une femme trop âgée pour concevoir naturellement a donc subi une grossesse ultra-tardive qu’on sait risquée ; une autre femme a subi un prélèvement ovocytaire, qui n’a rien d’anodin. Tout cela pour assouvir le désir de deux hommes. Ces derniers contestent déjà l’homophobie de la loi du Nebraska, qui reconnaît la grand-mère porteuse comme mère de sa petite-fille, et son fils comme seul père, tant que la grand-mère porteuse n’a pas fait acte d’abandon pour que l’autre homme puisse adopter.

    Bonjour les repères généalogiques ! Tout ce petit monde est condamné à s’entendre… Compagnons, belle-mère-porteuse et gendre, frère et sœur, pour éviter de compliquer davantage la situation de l’enfant. Ça n’est déjà pas évident pour les couples de tenir et pour les ados de se construire ! Imaginez les binômes invraisemblables que la technique artificielle s’est autorisée à inventer… Faire son enfant avec sa mère ou sa sœur est un fantasme infantile qui n’est digne ni d’une société adulte, ni de l’écologie humaine. Et je pense que si certaines femmes se sacrifiaient un peu moins face aux désirs masculins, le monde tournerait mieux. »

    Sources : Émission RCF du 05 avril 2019