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Films

  • Sur les écrans : le portrait d'un père de famille catholique autrichien résistant au nazisme

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    De Jean-Marie Dumont sur le site de Famille Chrétienne :

    Franz Jägerstätter

    Portrait de Franz Jägerstätter -  ©IRIS PRODUCTIONS

    MAGAZINE – Le héros du film de Terrence Malick, Une vie cachée, qui sort le 11 décembre, est un père de famille catholique autrichien résistant au nazisme. Un bienheureux encore peu connu dans l’Église.

    « Jägerstätter ! » : ces quatre syllabes prononcées avec une froideur métallique par un homme en uniforme à la prison nazie de Brandebourg annoncent le dénouement de la tragédie que raconte Une vie cachée, le dernier film de Terrence Malick : l’exécution d’un agriculteur autrichien catholique qui a refusé de servir dans les armées allemandes à l’époque d’Hitler. En ce 9 août 1943, il est à peine plus de 15 h, et Franz s’abandonne à la Providence, après avoir écrit un dernier mot à son « épouse bien-aimée » et à sa mère : « Ces dernières semaines, j’ai souvent demandé à notre Mère du Ciel que, si cela était la volonté de Dieu, je meure bientôt pour fêter avec elle la fête de l’Assomption au Paradis. […] À vous que j’aime plus que tout, je souhaite une belle vie. Ne m’oubliez pas dans vos prières ! Suivez les commandements de Dieu, et par sa grâce nous nous reverrons bientôt au Ciel. » Quelques instants plus tard, Franz Jägerstätter est guillotiné pour « entrave à l’effort de guerre ».

    Qu’est-ce qui a pu conduire cet homme chaleureux de 36 ans, apprécié de tous dans son village de Haute-Autriche, aimant profondément Franziska avec laquelle il était marié depuis sept ans, père de trois petites filles, à cette fin brutale et odieuse ? Le désir poussé jusqu’à l’héroïsme d’aimer Dieu, de réaliser sa volonté et de ne l’offenser en rien, confronté à la déferlante du nazisme sur l’Europe. « Avant l’annexion (Anschluss) de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, Franz était déjà très préoccupé », explique Cesare Giacomo Zucconi, auteur d’une biographie intitulée Christ ou Hitler ?. « Son village, Sankt Radegund, était situé à quelques kilomètres de la frontière allemande. Il entendait parler depuis plusieurs années du nazisme, de sa réalité, de ses conséquences pour l’Église. Certaines déclarations de l’évêque de Münster, Mgr Clemens August von Galen, sur les euthanasies pra­tiquées par les nazis, arrivaient en Autriche. » La préoccupation de ce paysan à la foi profonde s’accroît avec l’Anschluss, puis lorsqu’il est contraint de suivre un entraînement militaire en 1940-1941 à Enns. Jusqu’à ce 2 mars 1943 où, après avoir mûrement réfléchi et longuement échangé avec sa femme, il se rend à la caserne d’Enns où il est convoqué et exprime son refus d’être incorporé à l’armée allemande.

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  • Namur, 11 décembre : "Un évêque selon le coeur de Dieu" (Mgr Sloskans)

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    Un film sur Mgr Sloskans présenté à Namur

    Ce mercredi 11 décembre à 20h, à l'auditoire L21 de l'UNamur sera projeté le documentaire ''Un évêque selon le cœur de Dieu''. Envoyé dans les camps soviétiques, Mgr Sloskans a vécu 35 ans en Belgique. Reconnu vénérable par l'Eglise catholique, un dossier de béatification de Mgr Sloskans est en cours d'examen.

    Né en 1893, d'origine Lettonne, Mgr Boleslas Sloskans a été envoyé dans les camps soviétiques avant d’être déporté en Sibérie. Sa faute? La fidélité à sa conscience et son amour pour le Christ et les hommes. Il a ainsi été victime des persécutions antireligieuses menées dans l'Union Soviétique et ensuite en Allemagne Nazie. Des années de persécutions, de tortures.

    Il écrivait: ''La prison est le plus grand et le plus magnifique événement de ma vie intérieure… Je suis si heureux que maintenant je suis prêt à aimer tous les hommes, même ceux qui semblent ne mériter aucun amour. Ce sont les plus malheureux.''

    Il a vécu les 35 dernières années de sa vie en Belgique. Il a incarné l'image du Bon Pasteur, un homme doux et humble. Un prêtre qui vouait une dévotion particulière à Notre-Dame de Beauraing. En Belgique, vivant dans une communauté religieuse, il fonde un séminaire destiné aux réfugiés du régime soviétique.

    Un homme qui ne peut laisser indifférent. Le cardinal Joseph De Kesel: ''La personne de Mgr Sloskans est une personne très importante pour notre pays, pour le monde d’aujourd’hui et pour l’Eglise actuelle. Je souhaite de tout mon cœur que le pape François puisse le béatifier, parce que c’est une figure qui inspire.''

    Ce documentaire est l'occasion d'en apprendre plus sur la vie de cet homme. Le film réalisé par Rita Lelde Briede, par Pascal Jérumanis et par Hubert van Ruymbeke sera présenté à l'auditoire L21 de la faculté de philosophie et lettres, 1, rue Grafé à Namur.

  • Les Eblouis ou les dérives sectaires du charismatisme

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    De Louis Daufresne sur La Sélection du Jour :

    « Les Éblouis » : glissement progressif du délire

    Depuis Grâce à Dieu de François Ozon, sorti en février, on sait que le clergé peut être complice des abus sexuels de ses prêtres. Avec Les Éblouis de Sarah Suco, c’est au tour des communautés charismatiques de « dérouiller ». Les voilà accusées de « dérive sectaire ». Il y a comme un décalage : des faits dont on ne peut mesurer l'ampleur et remontant aux années 80 sont présentés comme généralisables à une situation présente. La réalisatrice a beau souligner que « Ce n’est pas un film à charge contre l’Église catholique »l'institution prend quand même cher, par son absence de contrôle. Ici, la dérive sectaire advient sans que nulle autorité n'intervienne, un laxisme semblant relever d'une autre époque. Dans Les Éblouis, la communauté catholique ne ressemble pas au Temple solaire ou à une cellule djihadiste du Sahel. Sarah Suco le précise : la communauté agit « dans la paroisse du coin d’une ville de province », en l’espèce Angoulême. C’est sous cet aspect un peu subliminal que la responsabilité de l’institution catholique est engagée, à double titre :

    1. avoir confié une paroisse et ses fidèles à un loup « déguisé » en berger. Manque de discernement.

    2. Ne jamais s’être assuré qu’il s’agissait bien d’un berger et pas d’un loup. Manque d'autorité.

    Sarah Suco sait de quoi elle parle. Toute sa jeunesse (de 8 à 18 ans !), elle la vécut dans une communauté dont le nom n'est pas cité, ce qui permet de taper large. Camille met en scène sa propre histoire. Tout est filmé à la hauteur de son ressenti. Pour un premier rôle au cinéma, la prestation de Céleste Brunnquell est magistrale. Qu’il s’agisse de ses parents (Camille Cottin et Éric Caravaca) ou du berger/gourou (Jean-Pierre Darroussin), les autres rôles sonnent parfaitement juste.

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  • Quand les "sorcières" deviennent les icônes du féminisme

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    De REACnROLL sur Causeur.fr :

    Faire des « sorcières » les icônes du féminisme est absurde

    "Maléfique" de Disney, le film préféré de Marlène Schiappa?


    A l’heure où Marlène Schiappa signe une tribune visant à réhabiliter les sorcières, Barbara Lefebvre dénonce sur REACnROLL cette glorification de la figure du mal féminin, la réécriture de l’histoire et le brouillage des repères dans les fictions destinées aux enfants, et les conséquences que cela implique.


    Causeur vous propose de lire un extrait d’une intervention récente de Barbara Lefabvre sur REACnROLL. La chroniqueuse constate que désormais, dans les films Disney, les méchants ne sont plus vraiment des méchants, mais de pauvres personnages victimes de discrimination…

    Verbatim

    Faire aujourd’hui des sorcières des icônes de la libération de la femme ou d’un féminisme avant l’heure est complètement absurde, anachronique et faux. Cela me terrifie. On vit à une époque où parce qu’on est ministre ou président de la République, on peut dire n’importe quoi sur des périodes de l’Histoire, et d’ailleurs plus on les prend loin dans le temps mieux ça vaut, pour essayer de construire des récits sur aujourd’hui, pour justifier un discours politique de la bien-pensance, du néo-féminisme, du néo-antiracisme etc…

    Ce phénomène-là, je le vois aussi dans la propagande culturelle qui nous vient des Etats-Unis depuis un certain nombre d’années, qui consiste à une inversion complète des valeurs à travers l’inversion des personnages…

    Cela porte également préjudice aux études historiques.

    Nous avons des jeunes historiens aujourd’hui qui sont aussi dans cette logique du buzz, c’est-à-dire de chercher des sujets de niche qui peuvent les mettre sur le devant de la scène. Aujourd’hui par exemple, quand on est historien et qu’on veut écrire une thèse, on doit trouver un sujet porteur pour se faire remarquer du monde académique où hélas, se développe cette mode des sujets de micro-histoire ou de sujets soit-disant « sulfureux ». En réalité, cela porte préjudice à l’étude historique.

    >>> Retrouvez l’intégralité de cette intervention en vous abonnant sur RNR.TV <<<


    Ce phénomène-là, je le vois aussi dans la propagande culturelle qui nous vient des Etats-Unis depuis un certain nombre d’années, qui consiste à une inversion complète des valeurs à travers l’inversion des personnages. Ayant une enfant en âge de regarder ces niaiseries que sont les séries Disney notamment, je me rends compte que vous avez toute une réécriture des histoires de Disney, notamment La belle au bois dormant avec le personnage de Maléfique.

    Maléfique a fait l’objet d’un film, avec Angelina Jolie, tome 1 et tome 2, puisqu’il y a eu la version numéro 2 qui est assez édifiante aussi et où finalement Maléfique n’est pas la méchante sorcière qu’on imaginait naïvement… En fait, Maléfique se révèle être la mère adoptive d’Aurore, la belle au bois dormant, puisqu’elle va finalement l’accueillir étant donné qu’Aurore décide que c’est sa mère son parent d’intention car son père, le roi, s’avère être un très méchant roi et au final c’est Maléfique qui se trouve être le personnage positif.

    A lire aussi: Comment le mot « féminicide » nous est imposé

    Dans Maléfique 2, la suite, c’est carrément le monde de Maléfique qui est un monde de monstres, de trolls etc, qui s’avère être discriminé, dans un état de quasi-apartheid, par le monde des humains, à savoir le royaume du descendant du père d’Aurore ! Aurore fait le go-between entre ces deux mondes, et c’est Michelle Pfeifer qui s’avère être le personnage qui persécute Maléfique… [La sorcière] n’est donc plus une méchante mais une gentille et vous avez toute une série de productions Disney sur ce thème. Vous avez une autre série qui s’appelle Descendants, ils en sont au troisième volet. Dans ces films, tous les enfants des méchants ne sont pas des méchants mais des gentils qui vont réussir à se mêler au monde bien-pensant.

    Je vois à travers tout ce récit une façon d’insuffler dans les esprits des nouvelles générations que le méchant n’est jamais méchant et que lorsque le discours général vous dit que c’est un méchant, en réalité c’est sans doute que c’est un gentil.

    Je trouve cette incapacité récente à donner aux enfants des repères clairs, qui sont les repères simplistes des contes, problématique. [Autrefois] il y avait le méchant et il y avait le gentil. Et ensuite, quand on commençait à avoir un esprit critique un peu affûté, quand on devenait adulte, on n’était effectivement plus dupe de ce côté binaire des récits des contes et légendes. Mais ces contes et légendes, dans leur récit binaire, nous aident aussi à nous construire dans notre capacité à être dans un discernement moral.

    Aujourd’hui, je ne vois pas comment les enfants peuvent avoir ne serait-ce qu’un début de discernement moral puisqu’on leurs explique systématiquement que le méchant n’est pas méchant, que le grand méchant loup, il n’était pas si méchant que ça, et puis après tout « peut-être que la grand-mère elle avait envie de se faire manger par le grand méchant loup. » Je trouve que c’est absolument sidérant et cela nous prépare une génération qui va être incapable d’avoir le moindre discernement moral et ça m’inquiète, c’est pourquoi cette histoire de sorcières [Marlène Schiappa NDLR] n’est pas aussi anecdotique qu’on croit, elle s’insère vraiment dans un discours général qu’on tient… aux enfants.

    >>> Retrouvez l’intégralité de cette intervention et les réactions de Régis de Castelnau en vous rendant sur RNR.TV <<<

  • Marie Laforêt ne faisait pas mystère de sa foi

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    C'est ce que l'on découvrira ICI

    et dans les archives de la RTS :

    "La France m'a déçue du point de vue culturel, politique. Elle ne m'intéresse plus. Et boum !". Avec la franchise et l'humour qui la caractérisent, Marie Laforêt se confie à Jacques Huwiler. Catalane d'origine, née en GIronde, ayant grandi à Paris, elle s'est établie à Genève pour élever ses enfants "dans la tranquillité". La comédienne et chanteuse se souvient de son enfance, initiée très tôt à la culture dans une famille où la religion "était forte mais légère et drolatique". Catholique convaincue, celle qui avait envisagé de devenir carmélite, mais ne s'est jamais mariée à l'église, parle de Vatican II, du pape et de l'ouvrage qu'elle veut consacrer à Hérode le Grand. Racines, le 21 octobre 1990.

  • "Joker" ou l'image de l'enfant sans père

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    De Charles Vaugirard sur Aleteia.org :

    Cinéma : « Joker », l’image de l’enfant sans père

    Joker, le film sur les origines de l’ennemi juré de Batman est une œuvre terrifiante et immense à la fois. La réalisation de Todd Philipps doublée de la performance de Joaquin Phoenix dans le rôle-titre est une œuvre troublante, aux multiples messages sur la réalité de notre société. C’est en particulier, de manière surprenante, un film sur la paternité.

    L’enfant rejeté par son père

    Arthur Fleck, alias le Joker, est l’archétype de l’enfant sans père, blessé par tout ce qui aurait pu remplacer le père absent. Dès le début du film, on voit un homme fragile, cassé par la maladie, vivant chez sa mère, vieille et fragile. La relation avec sa mère est ambiguë : il la baigne, il s’allonge à côté d’elle, sur son lit, pour regarder la télévision… Presque comme un mari, ce qui donne une relation œdipienne : le père est absent, le fils le remplace… Mais Arthur possède tout de même une figure masculine, un père rêvé : le présentateur vedette de la télévision, Murray Franklin (Robert de Niro). On le voit même s’imaginer siéger dans le public, être remarqué par son héros qui l’invite sur scène et le prend dans ses bras en lui disant : « J’aimerais tellement avoir un fils comme toi. » Murray est sa seule image paternelle.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Quand Arte programme une nouvelle fois "Amen"

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    Amen, le film de Costa-Gavras qui accable le pape Pie XII pour le rôle qu'il aurait joué dans la Shoah, est au programme de la chaîne Arte ce dimanche soir. Belgicatho est revenu de nombreuses fois sur ces évènements pour rendre justice au pape Pacelli :

    Nous vous conseillons d'aller consulter ce site consacré à ce pape calomnié  : http://www.pie12.com/index.php?

    avec les rubriques suivantes :

  • Une vie après la vie ?

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    De Louis Daufresne sur la Sélection du Jour :

    Y a-t-il une vie après la vie ?

    On naît pour mourir mais est-ce qu’on meurt pour naître ? En ce jour de la Toussaint, on pourrait croire que la question ne concerne que le christianisme, Saint-Paul invitant comme on le sait à se dépouiller du « vieil homme » pour revêtir le « nouveau ». L’apôtre recommande d’imiter Jésus-Christ et, à ce titre, se situe dans l’ordre de la foi et de l’esprit. Mais la question peut se lire autrement, dans le registre du corps et de la conscience. C’est ce que montre le film Thanatos, l’ultime passage, sorti en salle cette semaine« Il n’y a pas plus universel que la mort. C’est l’égalité parfaite entre tous les hommes », constate son réalisateur Pierre Barnerias. Mais qui nous parle de ce qui se passe à ce moment-là ? À la vérité, les religions ne communiquent guère sur le sujet, se bornant à la loi des deux f : fidélité et finalité : plus on est fidèle, plus on se rapproche du salut. D’où le rôle-clé joué ici-bas par la persévérance dont tous les rituels servent à entretenir la flamme. Les religions sautent l’obstacle de la mort en canalisant le fleuve de nos angoisses vers l’immense réceptacle capable de les vidanger. Ce fleuve s’appelle l’espérance. Celle-ci est un discours que l’on se raconte. Sauf que la mort n’est pas un discours : ce que l’on en sait découle de l’expérience et non de la croyance. Les religions n’ont pas de prises sur ce phénomène palpable. Car évidemment, pour en parler, il faut l’avoir vécu.

    Victimes d’accidents, des personnes déclarées mortes par la médecine sont revenues à la vie terrestre. Cela s’appelle une expérience de mort imminente (EMI), plus connue son le nom anglais de NDE (near death experience). En passant de l’autre côté, ces anonymes ont fait l’expérience d’une nouvelle naissance, relativisant ainsi la frontière de la mort. Cette expérience n’a rien à voir avec une hallucination. Il s’agit d’une décorporation qui, au lieu d’abolir la conscience du sujet, la déplace dans une autre dimension. De Sydney à Long Island, de Londres à Toulouse, tous les témoignages réunis par Pierre Barnerias concordent : le plus souvent, il y a ce fameux tunnel, cette lumière irradiante, et surtout cet Amour impossible à retranscrire en langage humain. L’enquête confronte des médecins de renom à ce qui contredit toute la doxa matérialiste. « Pourquoi s'obstiner à croire qu'il n'y a rien après la mort ? » interroge Pierre Barnerias. Chez nos ancêtres, aux yeux desquels l’être subsistait dans l’âme, l’ultime passage était vécu comme une migration, pas comme une rupture. Notre société soi-disant évoluée définit la mort en creux : c’est la fin de la vie. Point barre. Cette vision très minimaliste, bas de plafond, sous-tend qu’il n’y a rien à comprendre. Mais (ce qui est le cas dans le film) quand une mère perd brutalement son fils dans un accident de la route, elle va chercher des réponses, exiger une sorte de droit de suite. L’environnement déchristianisé, très peu résilient, n’a rien à lui offrir. Bien au contraire, il augmente la détresse. Puisque la mort est incompréhensible, rien ne peut être dit à son sujet. Et c’est logique, si on considère qu’elle n’est que la porte sur le néant, l’aube du sommeil éternel. C’est pour cela que les « expérienceurs » (comme on les appelle) mettent souvent des décennies à raconter leur voyage dans l’au-delà. De peur d’être pris pour fous. Dans un univers médical ultra technicisé, tout est fait pour maintenir le patient ici-bas, comme si passer de l’autre côté n’était pas concevable. Ceux qui ont vécu des EMI prouvent le contraire. Notre conscience perdure au-delà de nos sens et si invraisemblable que cela puisse paraître, on peut voir les yeux fermés et marcher tout en se voyant allongé dans son lit.

    Qui peut douter que de tels récits révolutionnent notre manière d’envisager la vie ? Les témoignages recueillis par Pierre Barnerias reflètent cette transformation : d’abord, tous ont désiré rester « là-haut », ne pas redescendre, tellement ils s’y sentaient bien. Simplement, « on » leur a dit que leur temps sur Terre n’était pas fini. La seule expérience négative met en scène un tunnel sombre où des êtres méchants maltraitent « l’âme » en l’entraînant vers un monde terrifiant. Et encore, ce cas inouï s’achève sur une rencontre avec… Jésus ! Ensuite, une fois revenus, les expérienceurs ont changé de vie. Ils n’étaient plus animés que par la volonté de répandre l’Amour autour d’eux. On voit ainsi un patron de boîte de nuit new-yorkais rompre avec la seule trinité qui guidait ses pas, sexe - argent - pouvoir. C’est grâce à leur « voyage » que certains ont pu surmonter la mort de leur proche dans l’accident qui les avait plongés dans le coma. Thanatos se feuillette en images comme le Guide du routard de l’au-delà. Très habilement, Pierre Barnerias ne fait de la retape pour aucun clergé. Son précédent opus, (pour Marie) et le 3° secret était plus clivant. Ici, l’Amour transcende toutes les croyances et il est dommage qu’il ait renoncé à inclure la séquence avec l'expérienceur musulman. Quoi qu’il en soit, le documentaire devrait continuer à libérer la parole sur un sujet trop ignoré du grand public et du corps médical. Les EMI changent notre regard sur le vieillissement et sur le soin que peuvent attendre les personnes abusivement dites « en fin de vie ». Car comme nous tous, elles n’en sont pas encore au début.

    Ecouter aussi sur RCF : https://rcf.fr/spiritualite/temoins-de-la-foi/vincent-lafargue-devenir-pretre-apres-une-experience-de-mort-imminent

  • Bruxelles (Woluwe-Saint-Lambert), 15 novembre : "Et je choisis de vivre"; un film à ne pas manquer

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    C'est avec enthousiasme que nous vous proposons la projection du film documentaire "Et je choisis de vivre" au collège Don Bosco (270 chaussée de stockel, 1200 Woluwe-Saint-Lambert) le vendredi 15 novembre à 19h30.

    Ce film lumineux, qui retrace la quête de sens d'une mère ayant perdu un jeune fils, parvient à mettre des mots sur le deuil et entrevoir la possibilité d'un nouvel élan de vie.

    "À tout juste 30 ans, Amande perd son enfant. Pour se reconstruire, elle entreprend alors un parcours initiatique dans la Drôme, accompagnée de son ami réalisateur, Nans Thomassey. Ensemble, et sous l’œil de la caméra, ils partent à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont, comme Amande, vécu la perte d’un enfant."

    Il nous tient à cœur d'ouvrir un espace de parole autour du deuil périnatal, un sujet terriblement tabou, qui touche malheureusement plus de monde que l'on ne croit.

    A la suite de la projection, nous vous invitons, autour d'un verre, à échanger à propos du film.

    Préventes (jusqu'au 13 novembre):

    • 8€/adulte
    • 5€/- de 16 ans

    Sur place (en liquide uniquement):

    • 10€/adulte
    • 5€/- de 16 ans

    Pour réserver, merci d'envoyer un mail à l'adresse centredb1200@hotmail.com et d'effectuer le versement au compte BE29 0014 3768 2264 avec comme communication "EJCDV + nom + nombre de places".

    SI vous ne pouvez pas participer à l'événement mais souhaitez tout de même marquer votre solidarité au projet, nous vous proposons d'effectuer un don sur le même compte avec en communication "Don EJCVD". L'intégralité de la somme perçue sera reversée au service de néonatologie de l'hôpital Erasme. Service qui nous est cher au vu de notre histoire et dont l'équipe réalise tous les jours un travail fabuleux auprès des bébés et de leurs parents.

  • Bruxelles, 19 octobre : Sept évêques martyrisés pour leur foi dans la Roumanie communiste

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    19 OCTOBRE | FILM DOCUMENTAIRE « SEPT ÉVÊQUES MARTYRS DE LA FOI » À L’ÉGLISE ROYALE SAINTE-MARIE À SCHAERBEEK (source)

    Cette soirée sera dédiée au récit de la béatification des sept évêques martyrs, morts pendant la période communiste en Roumanie, béatifiés par le Pape François le 2 juin en Roumanie.

    Monseigneur Jean KOCKEROLS, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles et  Monseigneur Claudiu Lucian POP, évêque auxiliaire de la Curie Archiépiscopale Majeure de l’Eglise Greco-Catholique Roumaine rehausseront la soirée de leur présence.

    L’événement est organisé par l’Eglise roumaine gréco-catholique, unie à Rome, de Bruxelles.

    Pour plus d’informations : Filip CHERESI, prêtre : 0472 438 509fcheresi@gmail.com

    Date / Heure

    Date(s) - 19 octobre 2019 de 18h00 à 21h30

    Lieu : Eglise royale Sainte-Marie Place de la Reine, 1030 Schaerbeek

  • Premier du genre : un documentaire du cardinal Müller

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    Cardinal Gerhard Müller, former prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, wrote a public testament of faith this winter, which has now been turned into a documentary film.

    Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a écrit un testament public de la foi cet hiver, qui a maintenant été transformé en film documentaire. (Daniel Ibáñez / CNA)

    De Bree A. Dail sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Müller commente son "Manifeste" cinématographique

    Arcadia Films a publié le 1er octobre un documentaire sur le Manifeste de la foi du cardinal.

    CITÉ DU VATICAN - Le «Manifeste de foi» du cardinal Gerhard Müller a été transformé en un «documentaire catéchétique». Dans le document, décrit comme un «témoignage public de foi», le cardinal Müller a appelé les fidèles à résister à l'erreur en se ressourçant dans les vérités de la foi catholique.

    «Face à la confusion croissante autour de la doctrine de la foi, de nombreux évêques, prêtres, religieux et laïcs de l'Église catholique m'ont demandé de témoigner publiquement de la véracité de la Révélation», a déclaré l'ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi dans l’introduction de son document, publié en février. «C’est la tâche des bergers de guider ceux qui leur sont confiés sur le chemin du salut. Cela ne peut réussir que s’ils le savent et le suivent eux-mêmes. "

    Considéré comme le premier du genre, ce documentaire a été produit dans le but de présenter le contenu intégral du document du cardinal Müller dans un contexte cinématographique avec sa dynamique.

    Arcadia Films (...) a qualifié le documentaire d '«opéra de la foi». La projection du film a commencé le 1er octobre. Selon Arcadia Films, «Manfesto of Faith» a bénéficié d'une audience de plus de 40 000 vues au cours de sa première semaine.

    Le National Catholic Register a interrogé le cardinal Müller par courrier électronique peu de temps après ses débuts, le 1er octobre, afin de recueillir ses impressions sur la production cinématographique de son travail écrit.

    (L'interview a été modifiée pour le style.)

    Votre Eminence, quelles ont été vos réactions en voyant votre travail écrit "prendre vie"?

    Je suis très impressionné par cette présentation. Elle parle aux cœurs et aux esprits des gens - un moyen moderne et sympathique de communiquer la foi.

    Un sondage récent aux États-Unis suggère que 80% des catholiques ne croient pas en la présence réelle de Jésus dans l'Eucharistie. Un autre sondage a montré que seulement un Allemand sur 10 qui s'identifie comme catholique assiste à la messe une fois par an. Très peu de solutions concrètes ont été proposées pour remédier à cette crise. Comment comptez-vous utiliser ce film dans votre mission apostolique pour le salut des âmes - et comment aimeriez-vous que d'autres prêtres, évêques - même des laïques - l'utilisent (ainsi que votre manifeste)?

    Seuls ceux qui croient sont également dignes d'être crus. Quand nous regardons le «Christ, celui qui est à l'origine de notre foi et celui qui la conduit à sa perfection» (Hébreux 12: 2), nous surmontons nos peurs et nos doutes. Le rationalisme doit également être contré par une argumentation théologique correcte. Aujourd'hui, de hauts responsables de l'Église plantent des arbres pour les médias. Mais il est beaucoup plus important de semer dans les âmes «la graine éternelle de la parole de Dieu qui vit et demeure» (1 Pierre 1:23), afin que les fruits de la foi, de l'espoir et de l'amour y fleurissent. Là où, au lieu de la catéchèse et du travail pastoral, le travail médiatique et politique est déployé, l’Église continue de régresser, même lorsque les franc-maçons, les médias grand public, les lobbyistes de l’avortement et les propagandistes «LGBT» nous louent.

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  • Plus belle la vie grâce à Downton Abbey

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    Lu sur la Sélection du Jour (Louis Daufresne) :

    GRÂCE À DOWNTON ABBEY, C'EST PLUS BELLE LA VIE

    Arrivé en salles le 25 septembre, Downton Abbey vient, une nouvelle fois, donner à la France une leçon de bon goût, de génie culturel et de rayonnement planétaire. À ce grand jeu de l’influence, l’Angleterre n’est pas « exit ». C’est même tout le contraire : 120 millions de téléspectateurs dans plus de 200 pays, tel est le tableau de chasse de la série TV qui s’imposa pendant six saisons (2010-2015) comme un must à l’esthétique indépassable. Récompensé aux Golden Globes et Emmy Awards américains comme aux Bafta britanniques, Downton Abbey suscita un engouement qui devait continuer à surprendre jusqu’à son créateur et scénariste Julian Fellowes : « Je ne pensais pas particulièrement à un film quand la série s'est arrêtée (...) mais il y a eu cette espèce de vague de demandes et finalement c'est devenu réalité », expliqua-t-il le 9 septembre lors de l’avant l'avant-première mondiale à Londres. Les critiques britanniques, dans leur ensemble, apprécièrent le charme de ce « somptueux » long métrage, tout en soulignant qu'il n'est pas autre chose qu'un nouvel épisode, plus développé, de la série TV. Le majordome Carson y reprend du service à l'occasion de la visite du roi George V et de la reine Mary, un honneur qui plonge la famille Crawley dans un grand état d'excitation. Julian Fellowes réussit la prouesse d'inventer une intrigue pour chacun des personnages (une vingtaine !). Il ne s’agit pas ici de faire la critique de cette version longue et unique mais de se poser une question simple :

    Comment expliquer le succès de Downton Abbey ? Car enfin, la série retrace la vie quotidienne d'une famille d'aristocrates et de leurs domestiques de 1912 à fin 1925. Le film reprend l'histoire en 1927, un an après la grève générale opposant le monde ouvrier au patronat allié au gouvernement conservateur de Stanley Baldwin. Mais, pour être franc, il ne se passe rien. Downton Abbey n’est pas une fresque historique, ne raconte pas des « événements ». Ce n’est que du théâtre filmé, contrairement à l’adaptation télévisée du roman de Jean d’Ormesson, Au plaisir de Dieu (Gallimard, 1974). Dans la série française de six épisodes, tournée au château de Saint-Fargeau (Yonne), le sublime Jacques Dumesnil interprète le duc de Plessis-Vaudreuil : tous les déchirements politiques y passent, de la Séparation de l'Église et de l'État à la séparation d'avec la demeure familiale. Et les ultimes paroles du duc sont dignes d’une tragédie : « c’était beau », dit-il en se retournant vers son château pour la dernière fois. Downton Abbey est beau, et les images sont mieux séquencées et plus soignées que dans son vieil équivalent français. Et surtout, l’histoire s’y conjugue au présent. C’est la prouesse de cette série : le charme dit quelque chose de l’Angleterre inaltérable, de la permanence d’un style. Comme si les peuples de tous les pays raffolaient de ce modèle monarchique occidental. Sinon, comment expliquer que Lady Violet (l'actrice Maggie Smith), pourtant un monument de la scène britannique, connaisse une célébrité planétaire si tardive, alors qu'elle compte à 84 ans deux Oscars, quatre Emmy awards, trois Golden Globes, un Tony Award et cinq Baftas ? « Je menais une vie parfaitement normale avant Downton Abbey, confiait-elle en 2007. J'allais au théâtre, dans des galeries d'art (...) toute seule. Maintenant je ne peux plus », se lamentait l'impitoyable comtesse de Grantham, aux répliques délicieusement vachardes.

    Mais alors, pourquoi Downton Abbey plaît-il autant ? Et si c’était notre monde à l’envers, tout simplement ? Le beau y est partout et fait prendre conscience de la prolétarisation esthétique de notre époque, aussi bien dans l’architecture que dans l’habillement. Le temps y est inutile : l’image le laisse s’écouler sur tous les personnages au fil de conversations qui font entrer dans l’intimité de chacun d’eux, comme s’il n’y avait quasiment pas de second rôle. Bien sûr, Lady Mary (l'actrice Michelle Dockery) et Matthew forme le couple le plus glamour qui soit. La mort de Matthew (l’acteur Dan Stevens) à la fin de la saison 3 submergea de tristesse des millions de gens et les offusquèrent car son épouse venait d’avoir son bébé. Downton Abbey, dit-on, joue à fond sur le glamour et les élégances. Mais ce n’est pas le seul ingrédient du succès. Une musique de fond y est constante : le sens du devoir, de la reconnaissance et de la retenue. Qu’il s’agisse des aristocrates ou des domestiques, il y a la volonté de faire durer un mode de vie et d'y tenir son rang. Le majordome Charles Carson (l’acteur Jim Carter) se montre plus fidèle aux traditions que son maître, Robert Crawley (l'acteur Hugh Bonneville). Même les ressentiments irlandais du chauffeur Tom Branson (l’acteur Allen Leech) s’effacent devant la loyauté à une famille qui lui aura permis de progresser socialement. Avec Downton Abbey, les mondes d'en-haut et d'en-bas ne sont pas étanches. Les plafonds du Highclere Castle sont de bois sculptés, et point de verre.