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Films

  • Le temps du confinement, programmation spéciale en direct sur KTO

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    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Paris, le 18 mars 2020

    Le temps du confinement,
    programmation spéciale en direct sur KTO

    Avec le confinement, la télévision est plus que jamais une fenêtre ouverte, un lien avec les autres, un soutien pour ceux qui sont seuls, un espace pour la prière de tous. Les équipes de KTO se mobilisent pour assurer au mieux cet accompagnement par des retransmissions en direct et des programmes spéciaux.
     
    De nombreux temps de prières
    KTO diffuse en direct trois messes quotidiennes :

    • à 7h, à la chapelle Sainte-Marthe à Rome en partenariat avec Vatican media ;
    • à 10h, à la grotte de Lourdes (à l’exception du mercredi où l’Audience papale est maintenue);
    • à 18h15, à Saint-Germain-l’Auxerrois.

    Ces messes seront également diffusées le dimanche à 7h, 10h et 18h30.
    Les rendez-vous de prière habituels demeurent, même à huis clos, grâce à la mobilisation des chapelains de Lourdes et de ceux de Notre-Dame de Paris à Saint-Germain-l’Auxerrois ainsi que des Fraternités Monastiques de Jérusalem :

    • les offices des Laudes et du Milieu du jour à Saint Gervais ;
    • les Vêpres à Saint-Germain-l’Auxerrois ;
    • le chapelet de Lourdes est également maintenu. Vous pouvez donc suivre en direct la grande neuvaine à l’Immaculée conception.

    Une émission quotidienne en direct: Le café du curé à 14h30

    KTO ouvre sa ligne téléphonique et ses réseaux sociaux du lundi au vendredi. Autour d’un café, en direct, un curé de paroisse écoute, conseille et accompagne tous ceux qui sont confinés. Un échange spirituel et pastoral qui durera le temps de la crise pour tenir bon, en chrétien, dans l’épreuve. On peut poser ses questions en téléphonant au +33(0)173022284 ou par mail à cafeducure@ktotv.com

    Une émission animée par Florent Lévêque.
     
    Des fictions pour rassembler les générations

    Les prochains vendredis à 20h40, KTO diffusera une fiction, en partenariat avec Saje Distribution :

    • 20 mars : Jésus l’enquête
    • 27 mars : Dieu n’est pas Mort

    Et aussi : le 25 mars pour l’Annonciation le film Marie de Nazareth, de Giacomo Campiotti
    De nombreuses émissions habituelles de la chaine sont annulées (Esprit des lettres, Vie des diocèses, À la source, Églises du monde…), leur tournage étant impossible. Cette programmation spéciale demeurera en place aussi longtemps que dureront les mesures de confinement en France.

    À PROPOS DE KTO

    La chaîne de TV catholique KTO propose des éclairages sur des sujets de réflexion ou de débats, donne à voir la diversité des engagements chrétiens et accompagne la vie de prière de ses téléspectateurs. Elle offre chaque année plus de 250 heures de documentaire religieux et plus de 900 heures de direct, notamment lors d’événements exceptionnels comme les voyages du pape. KTO est diffusée par câble, ADSL ou satellite dans 88 pays et 300 millions de francophones peuvent y avoir accès. Près de 30 000 vidéos sont en accès gratuit sur le site KTOTV.com.

  • "J'y crois encore" : ce film bouleversant viendra-t-il sur les écrans belges ?

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    Du site de Famille Chrétienne :

    Vidéo – Film « J'y crois encore » : une histoire vraie bouleversante

    19/02/2020

    Saje distribution a dévoilé la bande-annonce de son prochain film « J’y crois encore ». Il retrace l'histoire vraie d'une star de la musique chrétienne, Jeremy Camp, et son combat avec sa fiancée lorsqu'ils apprennent qu'elle est atteinte d'une maladie incurable. Un témoignage édifiant sur l'amour d’un jeune couple, avec, en toile de fond, la question de la foi qui subsiste malgré l'épreuve de la maladie.

     
     
  • Louvain-la-Neuve, 18 février : projection du film Lourdes

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    Du site de l'Eglise catholique en Brabant Wallon :

    LE FILM LOURDES

    Projection à LLN, le mardi 18 février à 19h30

    Lourdes est un documentaire sur le sanctuaire de Lourdes. Réalisé par Thierry Demaizière et Alban Teurlai, il retrace l’itinéraire de pèlerins - hospitaliers ou malades, gitans ou militaires. Les réalisateurs ont recueilli leurs prières murmurées et écouté leurs histoires de destin brisé.

    C’est un film sur la condition humaine, sur la foi, sur le dévouement et l’amour maternel symbolisé par la Vierge. Lourdes apparait dans le cru et le nu de la vie comme une bouleversante leçon d’humanité.

    Le rocher de la grotte de Lourdes est caressé par des dizaines de millions de personnes qui y ont laissé l’empreinte de leurs rêves, leurs attentes, leurs espoirs et leurs peines. À Lourdes, convergent toutes les fragilités, toutes les pauvretés. Le sanctuaire est un refuge pour les pèlerins qui se mettent à nu, au propre – dans les piscines où ils se plongent dévêtus– comme au figuré – dans ce rapport direct, presque charnel, à la Vierge.


    Pour ceux qui le désirent, à la fin de la projection, un débat sera organisé avec des témoins qui sont en lien avec le film.

    Quand ? Mardi 18 février à 19h30
    Où ? Cinéscope de Louvain-la-Neuve (Grand-Place)

    Une organisation du Service Evangélisation du Vicariat du Brabant wallon (0476/60.27.80) et l’ASBL Eden4art (0490/39.95.57)

    Pour réserver vos places

  • Bruxelles (Stockel), 18 février : "Garabandal, Dieu seul le sait"; une première en Belgique !

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    Arrivée de Garabandal, Dieu seul le sait en Belgique !

    Le 18 février à 20h15 aura une séance spéciale organisée par l’association Saint Christophe au cinéma Le Stockel à Bruxelles.

    La projection sera suivie d’un échange accompagné par un prêtre, un témoin présent à Garabandal en 1966 et d’autres intervenants encore !

  • Kirk Douglas : "Dieu veut que vous fassiez des choses de votre vie et que vous aidiez les autres"

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    Du blog "le petit Placide" :

    R.I.P. Kirk Douglas 103 ans.

    7 Février 2020

    En février 1991, Kirk Douglas échappe à la mort. Il est le seul survivant d’un accident d’hélicoptère, et c’est à cette époque, alors que sa carrière est déjà derrière lui qu’il se demande quel est le sens à donner à sa vie. Pourquoi est-il le seul à avoir survécu ? Très vite, il se dit : « Dieu a dû me sauver la vie pour que j’accomplisse une mission. »

    C’est l’occasion pour lui de revenir à ses origines et d’étudier davantage la Torah durant les dernières années, car Kirk Douglas est issu d’une famille juive venue de Russie. Il l’évoque d’ailleurs dans sa biographie Climbing the mountain : my search for meaning, parue en 2002. Le Times of Israel rapporte sa vision de la foi : « Je ne crois pas que Dieu veuille des compliments. Dieu veut que vous fassiez des choses de votre vie et que vous aidiez les autres. » Il décide alors de fonder avec sa seconde femme une association pour venir en aide aux enfants défavorisés. Remarquant qu’ils manquent d’espaces verts près de chez eux ou de leurs écoles, ils se lancent dans le financement de 900 jardins en huit ans. « Quand nous les voyons heureux, nous savons que nous avons réussi notre devoir moral »

  • La Reine des Neiges 2 et La Guerre des étoiles IX, fers de lance du credo progressiste de Disney

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    De l'excellent site "Pour une école libre au Québec" :

    La Reine des Neiges 2 et La Guerre des étoiles IX, fers de lance du credo progressiste de Disney. Libérez-vous du passé, du désir, et de toutes les contraintes qui entravent votre liberté: telle est, en substance, la morale des deux derniers mégaproduction Disney, La Reine des neiges 2 et La Guerer des étoiles IX. Attention, intrigues déflorées et divulgâchées. Texte de Pierre-Henri d’Argenson, auteur d’un Petit traité d’éducation conservatrice (Le Cerf, 2019) et de La fin du monde et le dernier dieu (Liber, 2018).

    La Reine des Neiges 2 et Star Wars épisode IX, grosses productions emblématiques des studios Disney sorties au mois de décembre, ont au moins un point commun: leurs bandes annonces étaient très réussies. Dans ce domaine, Disney n’a pas perdu la main. Pour ce qui est des films eux-mêmes, c’est une autre histoire, ou plutôt la même: celle de l’effondrement de la puissance narrative et mythologique qui avait fait la force des premiers opus, au profit d’une tornade de séquences d’action sans profondeur ponctuées des poncifs à la mode de l’idéologie progressiste.



    Commençons par le dernier épisode de Star Wars, qui fait suite à deux autres déjà passablement dégradés par rapport à la trilogie historique. Nous ne reviendrons pas sur le scénario abracadabrantesque que l’on peine à suivre, baladés que nous sommes de planètes en course-poursuites. Si les héros de ce dernier opus n’ont pas tous la Force, ils ont de l’Endurance! Mais pas autant que le spectateur qui s’essouffle avant eux, et pour cause, c’est le but recherché: immergés dans l’action perpétuelle, les personnages vivent dans un éternel présent qui les prive de toute épaisseur psychologique, de tout mystère. Il ne reste rien du souffle épique de l’épopée initiale, ancrée dans le tragique de la condition humaine et la patience des constructions stratégiques, des intrigues politiques et amoureuses, des rites initiatiques, des révélations bouleversantes.

    Nous retrouvons surtout en creux les grands articles de la foi progressiste, le premier étant la dissolution de tout enracinement des choses dans un présent omniprésent qui réduit l’existence à une succession de séquences. En dehors de Rey et Kylo Ren, les nouveaux personnages et Poe et Finn en premier lieu n’ont quasiment pas d’histoire, pas de pensée, pas d’ancrage symbolique. On a l’impression que les nouvelles productions ont voulu casser les archétypes des mythes, ceux qui rattachaient les anciens personnages à des figures ancestrales: la princesse, le chevalier, le bandit, le père tyrannique… La trilogie de Georges Lucas puisait dans les Atrides, Rome, Aristote, Machiavel, Grimm, Tolkien, Asimov, la Bible, elle n’a pu être écrite que par des hommes de culture.

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  • "Les deux papes" : une caricature de Benoît XVI et une vision idyllique de François

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    Du site Aleteia.org

    « Les Deux Papes » : dans le film comme dans la réalité, « tout oppose les deux hommes »

    Agnès Pinard Legry | 22 décembre 2019

    Réalisé par Fernando Meirelles, le film « Les Deux Papes », actuellement diffusé sur Netflix, imagine une rencontre entre Benoît XVI et le cardinal Bergoglio à l’été 2012, soit un an avant la renonciation de Benoît XVI. « Dans le film comme dans la réalité tout oppose les deux hommes », explique à Aleteia l’historien et journaliste Christophe Dickès. « Il aurait pu sortir de toutes ces différences une grande richesse intellectuelle dans les échanges. Or, il n’en est rien ».

    « Les Deux Papes », le film de Fernando Meirelles actuellement diffusé sur la plateforme Netflix, évoque deux destins qui se croisent : alors que le cardinal Bergoglio (joué par Jonathan Pryce) souhaite poser sa démission et se retirer comme simple prêtre dans une paroisse, le pape Benoît XVI (interprété par Anthony Hopkins) lui fait part de sa volonté de renoncer à sa charge et lui demande de prendre sa place. Le film commence en 2005, année de l’élection de Ratzinger et se termine par l’élection de François, en 2013. Le spectateur est introduit dans l’intimité des papes, entre Castel Gandolfo, la résidence d’été du souverain pontife, et bien sûr le Vatican. Le tout est parsemé d’images sur la vie argentine de Jorge Bergoglio. Si, dans la forme, de nombreux éléments sont saisissants (décors somptueux, déroulement du conclave, jeu des acteurs…), « Benoît XVI est caricaturé, quand le futur pape François bénéficie, lui, d’un portrait quasi hagiographique », regrette l’historien et journaliste Christophe Dickès, auteur de plusieurs ouvrages dont Le Vatican, vérités et légendes et L’héritage de Benoît XVI.

    Entretien à lire sur le site Aleteia.org
     
    On peut lire aussi, sur le site "Benoît et moi" :
    • Encore « Les deux Papes » : Groß propagande... à ce niveau, c'est vraiment du lourd. Le but de l'opération est évidemment de magnifier François, aux dépens de Benoît XVI, tout en accréditant la légende d'une bonne entente entre ...
    • Opération « Deux Papes » : Je n'ai pas encore vu le "cadeau de Noël" de Netflix à ses abonnés, mais je vais le faire (*). J'en ai parlé dans ces pages, et d'après ce que j'en lis aujourd'hui sous la plume de Rino Camilleri (**)...
    • Les Deux Papes: Un coup bas contre Benoît XVI
      La critique de La Verità, transmise par une amie. Je rassure mes lecteurs les plus bienveillants, je ne fais pas une fixation, mais la sortie du film est un événement important comme révélateur de la ...
    • Les deux Papes, mensonges en cascade. Et Benoît XVI diffamé…
      Sur le site américain "First things", et sous la plume d'un écrivain catholique irlandais John Waters, un formidable, je ne dis pas critique, ni même recension, mais argumentaire détaillé pour démonte...
  • "Notre-Dame de Paris, l'épreuve des siècles" : un documentaire d'une "inculture crasse"

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    De RCF :

    Notre-Dame de Paris à l'épreuve du documentaire

    Présentée par Mgr Benoist de Sinety

    L'ÉDITO DE MGR BENOIST DE SINETY (prêtre, vicaire général du diocèse de Paris en charge de la solidarité, auteur du livre : 'Il faut que des voix s’élèvent' Flammarion 2018)

    JEUDI 19 DÉCEMBRE À 7H55

    L'édito de Mgr Benoist de Sinety

    Un documentaire sorti sur France 2 mercredi soir qui retrace l'histoire de Notre-Dame : une prouesse technique mais une inculture crasse

    Une bande de copains, le regard hilare, se tenant presque par l’épaule comme une équipe de Foot au soir de la victoire. C’était l’image finale du documentaire diffusé hier soir par France 2 censé relater l’histoire de Notre-Dame.

    Il s’agit certainement d’une prouesse technique, où l’image 3D amplement utilisée et soutenue par une bande-son qui n’a rien à envier à celle de la série Game of Thrones, retraçait plus de huit siècles d’histoire.
     
    Tout débutait de manière bien sympathique : la figure du premier évêque fondateur, Maurice de Sully, longuement évoqué, nous rassurait d’emblée sur le sérieux de l’entreprise.
     
    Mais un détail aussitôt inquiétait : à la place de l’habituelle croix pectorale, l’évêque bâtisseur se voyait affublé d’un médaillon rond probablement plus proche de l’ordre du temple solaire (on n’ose pas penser à une Loge !) que de la foi en Jésus Christ.

    Les minutes du documentaire s’égrènent, agréables comme un dessin animé, les scènes de construction se veulent pédagogiques. La fiction se mêle à l’histoire sans que jamais le commentaire ne juge utile de le signaler... Les personnages de Victor Hugo sont évoqués sans être nommés, au premier rang desquels un prédicateur au visage de Savonarole, un chanoine violeur, une Esméralda blonde... les églises chrétienne du Moyen Âge semblent par ailleurs ne réunir que des moines et des crânes tonsurées...

    Comment dès lors prétendre faire œuvre d’Histoire si la légende et les faits avérés  sont traités à parts égales, si le romanesque est mêlé au réel ?
     
    Les bâtisseurs nous sont présentés comme des hommes allant « au bout de leurs rêves », de leurs visions,  sans que ne soient mentionnées, en aucune manière, ni les raisons de leur entreprise, ni jamais, ô grand jamais, l’idée même que la foi en Jésus-Christ puisse en être l’inspiration, le ressort, et au final la clé de son succès.
     
    Comment le dire en termes choisis : il y en a marre de voir ce que la sécularisation produit comme inculture crasse. Qu’une chaîne publique ait dépensé autant d’argent pour ce qui n’est au bout du compte qu’un Docufiction en pensant faire œuvre d’Histoire laisse pantois.
     
    Qu’on me comprenne bien : je suis aux antipodes d’un réflexe corporatiste ou d’un discours identitaire qui n’ont à mes yeux aucun sens, car ils sont le contraire de ce qu’est l’Évangile.

    Mais je réclame simplement et fermement que la vérité soit dite, qu’elle soit montrée, car elle n’est pas simplement une opinion parmi d’autres. La cathédrale Notre-Dame est un fruit de la foi chrétienne. Elle est cela avant toute autre dimension symbolique. C’est faire œuvre d’Histoire, de bon sens, et de sincérité que de le reconnaître.
     
    Oui, il est vraiment temps que dans notre pays, nous soyons les témoins persévérants et fidèles de cette Lumière qui révèles aux sages leur ignorance et aux puissants leur pauvreté. Joyeux Noël à tous !

  • Netflix suscite le scandale avec un film parodique sur Jésus

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    De Xavier Le Normand sur le site du journal La Croix

    « Ciao Netflix ! » Une comédie parodique sur Jésus fait polémique au Brésil

    13/12/2019

    Les faits 

    La version brésilienne de Netflix propose depuis le 3 décembre à ses abonnés un film parodique présentant un Jésus homosexuel. Dans ce pays de 209 millions d’habitants, la comédie de quarante-six minutes diffusée sur Netflix a déclenché une vive polémique.

    Au Brésil, Netflix a choisi de célébrer l’approche de Noël avec un film au goût plus que douteux. Le titre du film, La première tentation du Christ, aurait pu laisser croire à une œuvre pieuse, mais c’est en réalité une comédie parodique qui attaque frontalement certains points fondamentaux de la foi chrétienne. « Jésus est dépeint comme un adolescent indécis concernant sa mission sur terre, explique le média chrétien local Universal. Il consomme de la drogue, a une relation homosexuelle avec le diable et croit que Dieu est son oncle. » La sainte Vierge n’est pas épargnée tandis que les autres personnages sont « alcooliques, paresseux et goinfres ».

    Dans ce pays de 209 millions d’habitants, la comédie de quarante-six minutes a déclenché une vive polémique. « Je suis en faveur de la liberté d’expression, mais cela vaut-il la peine d’attaquer la foi de 86 % de la population ? », interroge ainsi sur Twitter Eduardo Bolsonaro, député fédéral et fils du président. « J’annule mon abonnement Netflix. Qui ne respecte pas mon Seigneur Jésus ne mérite pas mon respect. Ciao Netflix ! », a tweeté pour sa part Julio Cesar Ribeiro, autre député fédéral.

    Ver imagen en Twitter

    « Désabonnez-vous de Netflix ! »

    La critique la plus forte est probablement venue de Mgr Henrique Soares, évêque de Palmares, dans l’État du Pernambouc (centre est du pays). Dans une lettre ouverte, il dénonce ainsi un « film blasphématoire, vulgaire et irrespectueux »« Netflix nous gifle au visage, nous crache en pleine face, se moque de notre foi », accuse-t-il. Pour l’évêque, le film est « certainement incité par la force démoniaque qui a inspiré tant de cœurs et d’esprits en ces temps de néopaganisme ».

    « En tant qu’évêque de l’Église, poursuit Mgr Soares, j’exhorte fortement les chrétiens à proclamer leur amour, leur foi et leur respect pour notre Seigneur Jésus-Christ. Montrez que votre amour pour lui est réel et actif, désabonnez-vous de Netflix ! (…) Si vous croyez vraiment et aimez le Seigneur, il n’y a rien d’autre à faire. » Joignant le geste à la parole, l’évêque de Palmares a lui-même résilié son abonnement à la plateforme de vidéos en streaming.

    la pétition

    https://www.citizengo.org/fr/rf/175928-demandons-netflix-darreter-diffusion-dun-film-ou-jesus-christ-est-homosexuel?

  • "Une vie cachée" : un Terrence Malick mystique et magnifique

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    En Belgique, il faudra, semble-t-il, attendre le mois de février 2020 pour que ce film apparaisse sur les écrans.

    De Christophe Caron sur le site de La Voix du Nord :

    «Une vie cachée»****: Terrence Malick mystique et magnifique

    Un dilemme moral en forme de chemin de croix. Un cheminement spirituel aussi long (2 h 53) que beau et profond. Qu’on ne s’y trompe pas, le nouveau film du cinéaste américain va diviser, une fois de plus. On vous explique ici pourquoi il s’agit d’un film important. Et pourquoi il nous a envoûtés.

    L’Autrichien Franz Jägerstätter (le comédien August Diehl) se résigne à l’épreuve morale même s’il pense à ses proches. Regard vers la lumière. De l’influence de l’art spirituel et pictural sur l’œuvre de Terrence Malick...
    L’Autrichien Franz Jägerstätter (le comédien August Diehl) se résigne à l’épreuve morale même s’il pense à ses proches. Regard vers la lumière. De l’influence de l’art spirituel et pictural sur l’œuvre de Terrence Malick...

    M comme Malick

    Terrence Malick, 76 ans aujourd’hui, est l’un des plus grands cinéastes américains vivants. L’un des plus discutés aussi, sans doute l’apanage des géants. Si la première partie de sa filmographie semble faire l’unanimité (Les Moissons du ciel, La Ligne rouge, Le Nouveau Monde), la suite est sujette à davantage de controverses. The Tree of Life par exemple, qui a néanmoins décroché la Palme d’or à Cannes en 2011. Un chef-d’œuvre selon nous.

    M comme mutique

    Il existe très peu d’images de Terrence Malick. Pas d’interview non plus. Par contrat, il n’est pas tenu d’assurer la promo de ses films. Quand il a décroché la récompense suprême sur la Croisette en 2011, il était présent… mais personne ne l’a vu ! Le grand mystère reste cette absence de vingt ans entre Les Moissons du ciel (1978) et La Ligne rouge (1998). À l’instar d’un Stanley Kubrick, Malick cultive le culte du secret.

    M comme mystique

    C’est notamment ce qui agace ses détracteurs : une sorte de panthéisme qui s’est accentué de film en film. Dieu, la foi, la croyance, la nature divinisée… Autant de thèmes qu’on retrouve dans tous ses films, accompagnés ces dernières années d’une sorte d’expérimentation formelle dénuée de toute ligne narrative qui a déconcerté plus d’un spectateur : À la merveille (en partie tourné au mont Saint-Michel), Knights of CupsSong to Song. Bref, le cinéaste, diplômé de philosophie et passionné de peinture, donnait l’impression d’avoir quitté la sphère terrestre.

    M comme magnifique

    Une vie cachée célèbre le retour de Terrence Malick à une narration linéaire : le dilemme moral d’un paysan autrichien objecteur de conscience refusant de s’engager dans l’armée nazie, en 1938. Il est arrêté, emprisonné et condamné à mort pendant que sa femme continue de travailler la terre et à couver ses enfants, au sein d’un village incrédule, voire agressif. Comment comprendre un tel comportement jusqu’au-boutiste d’ailleurs inspiré d’une histoire vraie (l’Autrichien sera béatifié et déclaré martyr par l’Église catholique en 2007) ?

    Pour le coup, Malick ne s’avance pas masqué. Il propose un chemin de croix sacrificiel, vertigineux et hypnotique que les images, d’une beauté subjuguante, élèvent au rang de symphonie spirituelle. Plutôt que de prosélytisme, il est ici question de résistance, de courage et de foi, dans un poème tragique qui devrait bouleverser les plus farouches des athées.

    «Une vie cachée»****

    Fiche

    Réalisateur. Terrence Malick.

    Interprètes. August Diehl, Valerie Pachner, Maria Simon, Bruno Ganz.

    Durée. 2 h 53.

    Genre. Drame.

    Résumé. Franz Jägerstätter, paysan autrichien, refuse de se battre aux côtés des nazis. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa famille, Franz veut rester un homme libre et entreprend une correspondance avec sa femme Franziska, qui est restée au village.

  • Quand "les deux papes" débarquent sur nos écrans

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    D'Odile Tremblay sur le site du Devoir :

    «The Two Popes»: deux papes pour un Netflix

    Dans des performances de haut calibre, Anthony Hopkins (à gauche) incarne Benoît XVI et Jonathan Pryce (à droite) se glisse dans la peau de François.

    Photo: TIFF Dans des performances de haut calibre, Anthony Hopkins (à gauche) incarne Benoît XVI et Jonathan Pryce (à droite) se glisse dans la peau de François.

    Netflix toujours. Omniprésent. Non seulement à travers ses films projetés au TIFF, mais dans ceux qu’il achète au marché, en les retirant ainsi pour la plupart du circuit des salles.

    Tellement puissant Netflix, qu’il prend même ses aises au Vatican. Ainsi, était présenté ici The Two Popes du Brésilien Fernando Meirelles (City of God), produit par la grosse plateforme en question. Tout indique que le film connaîtra également une sortie dans les cinémas, tant Netflix voudra le positionner en vue des Oscar.

    Approuvé de toute évidence par le Vatican (qui a fourni quelques documents d’archives), The Two Popes aborde la saga improbable mais vraie du pontificat abrégé de Benoît XVI et de la prise de pouvoir de François. (...)

    Plutôt que de creuser les divers scandales qui grenouillaient dans les coulisses vaticanes, Meirelles et ses scénaristes ont plutôt imaginé des rencontres entre les deux porteurs de blanche calotte, avant la démission de Benoît XVI et après. Il a humanisé ainsi les deux papes, surtout le premier, au plus faible capital de sympathie que l’actuel locataire du siège de Saint-Pierre.

    Le film est porté par la double prestation exceptionnelle d’Anthony Hopkins (Benoît) et de Jonathan Pryce (François). Maquillage aidant, ce dernier ressemble au pape actuel physiquement, dans ses manières et son énergie, à un point criant. Hopkins apporte une touche plus inusitée à son personnage cérébral, ici plus sensible que nature. Pryce hérite de la partition sympathique du duo. L’humour de Bergoglio, son empathie et sa simplicité crèvent l’écran à travers ce jeu d’acteur inspiré.

    Par-delà tout ce que le film passe sous silence, évacuant vite les scandales pédophiles et les complots de palais, on peut parler d’une réussite Netflix. La finesse des dialogues entre les deux hommes, vraies passes d’armes souvent tissées d’humour, exposent les positions respectives des papes sur les réformes à apporter à l’Église et sur leurs visions du monde : l’une conservatrice, l’autre plus progressiste, rendant ce film passionnant.

    Les répliques échangées ont beau relever du domaine de la fiction, elles collent aux deux personnages et ne sonnent jamais faux. Les doutes de ces hommes face à leurs capacités de jouer un rôle clé dans un contexte de mutations sociales et de remises en question des positions de l’Église s’éclairent sous un jour neuf.

    Meirelles est un grand cinéaste. Ses magnifiques gros plans sur ces visages expressifs, ses déambulations à travers les splendeurs du Vatican au glorieux passé (dont la Chapelle Sixtine recréée), les rituels millénaires du concile servis par d’amusants montages, la caméra subtile et vivante de Cesar Charlone servent la proposition du film, qui plonge dans les grands questionnements contemporains sans appuyer la note.

    The Two Popes, qui en fin de parcours met beaucoup l’accent sur l’humanisme de François face aux migrants dont nul ne sait que faire, est aussi une entreprise de réhabilitation d’un Vatican mal en point. On imagine les tractations en haut lieu de l’équipe pour faire approuver ceci en laissant tomber cela afin d’obtenir l’imprimatur du Vatican. Mais en plongeant en des eaux plus intimes et moins controversées que la réalité des coulisses, le film a pu se permettre de s’en affranchir…

    Ajoutons cet extrait de la critique parue dans La Libre de ce jour (11 décembre) Arts Libre, p. 6:

    Le solitaire et le solaire 

    Dès leur premier échange à Castel Gandolfo, le palais d’été du pape, tout les oppose. Pour l’un, l’Église s’inscrit hors du temps afin de servir de repère à toutes les générations. Pour l’autre, c’est l’inverse, elle doit être en phase avec les préoccupations des fidèles. Pour l’un, elle est rigueur; pour l’autre, elle est compassion. Leurs positions sont antagoniques, voire inconciliables, mais leur discussion se déroule sans éclat, à propos feutrés. Insensiblement, le fossé apparaît moins profond – pas un mot, par exemple, sur la place des femmes. Il semble même se combler à la faveur du partage d’une préoccupation intime : comment entendre la voix de Dieu ? … Et c’est là qu’on voit tout le talent de Fernando Meirelles, dans cette utilisation subtile de l’humour. D’abord pour marquer sa neutralité, son “objectivité” avec une pointe d’irrévérence, lorsque, réunis pour le conclave, les cardinaux pénètrent dans la chapelle Sixtine en tenue d’apparat au son de Dancing Queen d’ABBA. Ensuite, une petite blague, un trait d’esprit viennent régulièrement oxygéner les échanges théologiques et idéologiques entre les deux leaders. Enfin, et surtout, c’est notamment par le rire que se tisse une complicité entre les deux hommes, confessant l’un à l’autre leurs angoisses et leurs remords.

  • Sur les écrans : le portrait d'un père de famille catholique autrichien résistant au nazisme

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    De Jean-Marie Dumont sur le site de Famille Chrétienne :

    Franz Jägerstätter

    Portrait de Franz Jägerstätter -  ©IRIS PRODUCTIONS

    MAGAZINE – Le héros du film de Terrence Malick, Une vie cachée, qui sort le 11 décembre, est un père de famille catholique autrichien résistant au nazisme. Un bienheureux encore peu connu dans l’Église.

    « Jägerstätter ! » : ces quatre syllabes prononcées avec une froideur métallique par un homme en uniforme à la prison nazie de Brandebourg annoncent le dénouement de la tragédie que raconte Une vie cachée, le dernier film de Terrence Malick : l’exécution d’un agriculteur autrichien catholique qui a refusé de servir dans les armées allemandes à l’époque d’Hitler. En ce 9 août 1943, il est à peine plus de 15 h, et Franz s’abandonne à la Providence, après avoir écrit un dernier mot à son « épouse bien-aimée » et à sa mère : « Ces dernières semaines, j’ai souvent demandé à notre Mère du Ciel que, si cela était la volonté de Dieu, je meure bientôt pour fêter avec elle la fête de l’Assomption au Paradis. […] À vous que j’aime plus que tout, je souhaite une belle vie. Ne m’oubliez pas dans vos prières ! Suivez les commandements de Dieu, et par sa grâce nous nous reverrons bientôt au Ciel. » Quelques instants plus tard, Franz Jägerstätter est guillotiné pour « entrave à l’effort de guerre ».

    Qu’est-ce qui a pu conduire cet homme chaleureux de 36 ans, apprécié de tous dans son village de Haute-Autriche, aimant profondément Franziska avec laquelle il était marié depuis sept ans, père de trois petites filles, à cette fin brutale et odieuse ? Le désir poussé jusqu’à l’héroïsme d’aimer Dieu, de réaliser sa volonté et de ne l’offenser en rien, confronté à la déferlante du nazisme sur l’Europe. « Avant l’annexion (Anschluss) de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, Franz était déjà très préoccupé », explique Cesare Giacomo Zucconi, auteur d’une biographie intitulée Christ ou Hitler ?. « Son village, Sankt Radegund, était situé à quelques kilomètres de la frontière allemande. Il entendait parler depuis plusieurs années du nazisme, de sa réalité, de ses conséquences pour l’Église. Certaines déclarations de l’évêque de Münster, Mgr Clemens August von Galen, sur les euthanasies pra­tiquées par les nazis, arrivaient en Autriche. » La préoccupation de ce paysan à la foi profonde s’accroît avec l’Anschluss, puis lorsqu’il est contraint de suivre un entraînement militaire en 1940-1941 à Enns. Jusqu’à ce 2 mars 1943 où, après avoir mûrement réfléchi et longuement échangé avec sa femme, il se rend à la caserne d’Enns où il est convoqué et exprime son refus d’être incorporé à l’armée allemande.

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