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Foi

  • Sodoma : un chantage qui ne réussira pas

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    D'Aline Lizotte sur le site "Smart Reading Press" :

    «LA DAME PARLE TROP» : RÉFLEXION CRITIQUE SUR «SODOMA»

    Objet d’une campagne de presse orchestrée de main de maître, le livre de Frédéric Martel, Sodoma, tombe à point nommé, le jour même de l’ouverture du sommet pour la protection des mineurs au Vatican. Cette enquête de quatre ans se présente comme la révélation d’un système intra-ecclésial schizophrène, conjuguant hypocritement homosexualité et homophobie. Mais que vise-t-elle réellement ? Aline Lizotte nous éclaire sur son objet véritable.

    Au début de son livre Sodoma1, l’auteur cite Shakespeare dans Hamlet : «The lady doth protest too much, methinks2». Frédéric Martel traduit : «La dame parle trop» ; elle révèle ce qu’elle voulait cacher. Cette remarque de Shakespeare fait la trame de tout son livre : ceux qui parlent trop contre l’homosexualité manifestent ce qu’ils veulent cacher, leur propre vie intime. Ce sont des hypocrites, comme l’était Gertrude, la reine mère adultère et assassine.

    Mais l’argument se retourne contre Frédéric Martel : il parle trop ! Que révèle cette logorrhée ? Il n’est pas le seul à trop parler : le 23 juillet 2010 paraissait, à Rome, dans la revue Panorama3, un long article de Carmelo Abbate, «Le notti brave dei preti gay4» (Les bonnes nuits des prêtres gays). Cet article devint plus tard l’objet d’un livre, Sex and the Vatican, viaggio secreto nel regno di casti, paru aux éditions Piemme en 2011. En 2012 en a paru la traduction aux éditions Michel Lafon : Sexe au Vatican. Enquête sur la face cachée de l’Église, traduit de l’italien par Joseph Antoine.

    Vraiment, la dame parle trop ! Tous les dix ans, les groupes gays ont besoin d’attaquer le Vatican. Qu’est-ce qui explique ce prurit ? Pourquoi ont-ils tant besoin de nous dire qu’ils sont heureux et libérés ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette protestation de bonheur ? Oui, la dame parle trop !

    UNE ENQUÊTE TROP BIEN MENÉE

    L’enquête de Frédéric Martel est, en un sens, bien menée. Quatre ans d’interviews, un auteur assisté de quatre-vingts auxiliaires députés à la recherche, 14 avocats, des traductions en huit langues. Pour le coup, on y a mis toutes les ressources médiatiques. Pourquoi tant de paroles, tant d’argent investi ?

    Frédéric Martel ne cache pas son homosexualité. Il n’avoue rien ! Il ne proclame rien ! Mais que cache cette enquête ? Dénoncer le ou les lobbies gays au Vatican ? C’est un secret de polichinelle ! On sait qu’il y a des prêtres homosexuels actifs au Vatican, comme il y a des fonctionnaires homo dans tout État, des homosexuels dans toutes les corporations artistiques. On ne le cache plus, c’est devenu un fait sociétal.


    Les fausses attaques contre l’Église existent au pire depuis Néron, qui accusa les chrétiens de Rome d’avoir mis le feu à Rome.


    Alors, pourquoi la dame parle-t-elle ? Pour faire taire l’Église ? Pour mettre à nu son hypocrisie ? Elle continuerait à croire et à enseigner que l’homosexualité est un désordre grave, alors que 80 % des membres de la Curie seraient des homo-actifs ! Alors, l’Église serait un monstre d’hypocrisie ! Mais les fausses attaques contre l’Église existent au pire depuis Néron, qui accusa les chrétiens de Rome d’avoir mis le feu à l’Urbs, bon prétexte pour les livrer aux bêtes sauvages ! Et depuis, cela n’a pas cessé ! Le refrain change, mais la chanson demeure !

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  • Un nouveau livre du cardinal Sarah : "Le soir approche et déjà le jour baisse"

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    Du cardinal Robert Sarah sur sa page facebook :

    Je suis heureux d’annoncer la sortie en France - le 20 mars prochain - de mon nouveau livre réalisé avec Nicolas Diat et dont le titre sera : Le soir approche et déjà le jour baisse. Mon analyse portera sur la profonde crise spirituelle, morale et politique du monde contemporain. Après Dieu ou rien, et La force du silence, Le soir approche et déjà le jour baisse est le dernier tome du triptyque que j’ai voulu écrire. Ce livre sera le plus important. Car je considère que la décadence de notre époque a tous les visages d’un péril mortel.

    L’image contient peut-être : une personne ou plus, chaussures, arbre, texte et plein air

  • Abus sexuels cléricaux : une assemblée mondiale des épiscopats réunie à Rome pour sortir du marasme spirituel ou noyer le poisson ?

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    De Gérard Leclerc sur le site web de « France Catholique » :

    tagle 33578_luis-antonio-tagle.jpgInutile de biaiser. Alors que le Pape réunit à Rome l’ensemble des présidents des Conférences épiscopales du monde entier du 21 au 24 février pour traiter de la question des abus sexuels contre les mineurs, la situation de l’Église apparaît d’une singulière gravité. Non tellement en référence à sa survie temporelle qu’à l’égard de sa mission divine. Les scandales se sont multipliés ces jours derniers, le principal concernant la parution d’un ouvrage exposant la présence d’un lobby homosexuel au centre de l’administration vaticane. L’auteur lui-même, militant homosexuel, tire des conclusions hasardeuses de l’enquête qu’il a menée durant quatre ans. La doctrine de l’Église n’est pas liée à des conjonctions d’intérêts, et l’institution elle-même obéit à des normes supérieures aux opinions et aux tendances individuelles des membres de la hiérarchie. De ce point de vue, la prochaine canonisation du cardinal Newman devrait remettre à l’honneur ce qui est au cœur de la tradition, qui est transmission de la foi depuis les origines. Le christianisme est tout autre chose qu’un programme publicitaire, malléable au gré des idéologies successives.

    Quant au contenu de l’ouvrage de Frédéric Martel, il ne surprendra pas, hélas, ceux qui connaissent depuis plusieurs années le contenu du rapport sur l’état de la Curie demandé par Benoît XVI, et qui compta certainement beaucoup dans sa décision de se démettre de sa charge. Depuis longtemps, une part essentielle de la machine administrative du Saint-Siège échappait à l’autorité du Pape. Elle était, au surplus, gangrenée par une corruption morale qui concernait jusqu’à certains hauts responsables. L’existence d’un réseau homosexuel était ainsi avérée, avec des pratiques défiant l’imagination. Frédéric Martel n’a donc eu aucune difficulté à découvrir la réalité qu’il étale largement auprès d’un public dont la surprise conduira à l’écœurement. À ceci près qu’il associe à son enquête une large part de fantasmagorie, chaque personne étant jaugée à partir de sa caractérologie sexuelle très particulière.

    Si le cardinal Bergoglio a été élu, c’est parce que son prédécesseur se jugeait dans l’incapacité physique de juguler le mal. Il est possible que le Pape venu de Buenos Aires n’ait pas immédiatement pris la mesure du fléau qu’il lui fallait combattre. Ses premières tentatives réformatrices n’ont pas entraîné encore le vaste mouvement de conversion qui s’impose. L’avertissement très informé que lui avait donné Mgr Vigano, notamment sur l’ampleur du désastre aux États-Unis, se trouve paradoxalement étayé par le livre à charge de Frédéric Martel. La réunion au sommet qui se tient à Rome devrait être l’occasion d’une prise de conscience décisive. Mais c’est la supplication des fidèles du monde entier qui devrait aider à la sortie du marasme, comme cela est arrivé plusieurs fois dans l’histoire.

    Ref. Sortir du marasme spirituel

    JPSC

  • La première et principale responsabilité du clergé consiste dans le fait de s’être éloigné de la vérité de l’Évangile

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    De Sandro Magister en traduction française sur le site Diakonos.be :

    Même le sommet sur les abus crée de sérieux « dubia ». La lettre ouverte de deux cardinaux

    Il y a encore un mois, la double finalité du sommet qui réunira du 21 au 24 février les chefs de file de la hiérarchie catholique mondiale autour du pape était « la protection des mineurs et des adultes vulnérables », c’est d’ailleurs ce qui est écrit dans la « lettre au peuple de Dieu » publiée par François le 20 août.

    La preuve en est que « L’Osservatore Romano » du 11 janvier, dans un bas de première page d’Andrea Tornielli, rédacteur en chef de tous les médias du Vatican et porte-parole du Pape, mettait en évidence cette double finalité déjà dans le titre :

    > Incontro tra Pastori…

    Mais ensuite, les « adultes vulnérables » ont disparu de l’agenda officiel du sommet. Et avec eux a également disparu la question des abus homosexuels perpétrés sur des jeunes et des très jeunes hommes, malgré qu’ils constituent statistiquement la plus grande partie des abus commis par le clergé.

    Le 18 février, lors de la conférence de presse de présentation du sommet (voir photo), le cardinal Blase Cupich, le numéro un du comité organisateur, a même été jusqu’à nier que la pratique homosexuelle soit la cause des abus, malgré qu’il ait admis que la diminution de ces méfaits au cours des dernières années aux États-Unis était notamment le fruit d’un « screening » des aspirants au sacerdoce excluant les candidats « à risque ».

    Il est un fait que non seulement la question de l’homosexualité au sein du clergé mais aussi le mot « homosexualité » lui-même a été banni, y compris dans l’abondante documentation sur le sommet proposée aux médias du monde entier :

    > Incontro: La protezione dei minori nella Chiesa. Vaticano, 21-24 febbraio 2019

    La suppression de la question de l’homosexualité de l’agenda du sommet est clairement le fruit d’une décision du Pape François. En effet, ce dernier n’a jamais caché qu’il était archi-convaincu qu’il ne s’agissait pas tant d’abus sexuels que d’abus de pouvoir et qu’il ne s’agissait pas tant de problèmes individuels que des problèmes d’une caste, la caste cléricale.

    Mais beaucoup dans l’Église doutent qu’il faille tout réduire au « cléricalisme ».

    Ce n’est pas la première fois que François suscite des « dubia » dans la doctrine, dans la morale et dans la pratique. On a encore en mémoire ceux qui ont été dénoncés par les quatre cardinaux après la publication d’ « Amoris laetitia » et auxquels le pape n’a jamais donné de réponse.

    Et aujourd’hui, à nouveau, deux de ces cardinaux, l’allemand Walter Brandmüller et l’américain Raymond Leo Burke se sont senti le devoir de sortir à découvert avec la lettre ouverte publiée ci-dessous en s’adressant aux évêques qui prendront part au sommet sur la « protection des mineurs ».

    Ils appellent à briser le silence sur cet autre « fléau de l’agenda homosexuel » qui envahit l’Église et qui consiste selon eux à abandonner la « vérité de l’Évangile » et qui est donc lui aussi à l’origine de l’actuelle crise de la foi.

    Reste à voir si leur appel sera entendu au sommet de ces prochains jours.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    *

    LETTRE OUVERTE AUX PRÉSIDENTS DES CONFÉRENCES ÉPISCOPALES

    Chers Confrères, Présidents des conférences épiscopales,

    Nous nous adressons à vous avec une grande tristesse.

    Le monde catholique est désorienté et se demande avec angoisse : où va l’Église ?

    Face à la dérive en cours, il semble que le problème se réduise à celui des abus sur les mineurs – un crime horrible, tout particulièrement quand il est commis par un prêtre, mais qui n’est qu’un élément d’une crise bien plus vaste. Telle une plaie, la cause homosexuelle se répand dans l’Église, promue par des réseaux organisés et protégée par un climat de complicité et d’omertà. Les racines de ce phénomène se trouvent évidemment dans ce mélange de matérialisme, de relativisme et d’hédonisme qui refuse absolument l’existence d’une loi morale absolue, c’est-à-dire qui ne souffre pas d’exceptions.

    On accuse le cléricalisme est d’être responsable des abus sexuels, mais la première et principale responsabilité du clergé n’est pas dans l’abus de pouvoir, mais dans le fait de s’être éloigné de la vérité de l’Évangile. La négation, y compris publique, dans les paroles comme dans les actes, de la loi divine et naturelle, est à la racine du mal qui corrompt certains secteurs de l’Église.

    Face à cette situation, cardinaux et évêques se taisent. Vous tairez-vous également lors de la réunion convoquée ce 21 février au Vatican  ?

    Nous sommes de ceux qui ont interpellé le Saint-Père en 2016 sur les “dubia” qui divisaient l’Église à l’issue des conclusions du Synode sur la famille. Aujourd’hui, ces “dubia” non seulement n’ont pas reçu de réponse mais s’inscrivent dans une crise de la foi bien plus générale. Nous voulons par conséquent vous encourager à faire entendre votre voix et à proclamer l’intégrité de la doctrine de l’Église.

    Nous invoquons le Saint-Esprit pour qu’il assiste l’Église et éclaire les pasteurs qui la guident. Un acte décisif est aujourd’hui urgent et nécessaire. Nous mettons notre confiance dans le Seigneur qui a promis : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).

    Walter Card. Brandmüller

    Raymond Leo Card. Burke

    *

    Des appels semblables à celui de la lettre des cardinaux Brandmüller et Burke ont été publiés à l’approche du sommet du Vatican du 21-24 février par les cardinaux Gerhard Müller et Wilfried Napier, par les archevêques Charles Chaput et Carlo Maria Viganò et par d’autres catholiques célèbres au cours d’un symposium en ligne soutenu par le National Catholic Register :

    > What Can We Expect From the Vatican Summit?

    *

    Du côté des organisateurs du sommet, on ne manquera pas d’être surpris par l’absence de l’un de ceux qui sont à son origine: le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston et président de la Commission pontificale pour la protection des mineurs instituée en 2014 par le Pape François.

    Parmi les participants au sommet, O’Malley sera seulement présent en tant que membre du conseil des cardinaux qui assistent le pape dans le gouvernement de l’Église universelle.

    Ce refroidissement entre le cardinal et François a fait l’objet d’un article de Francis X. Rocca dans « The Wall Street Journal » du 14 février.

  • Quand Mgr Léonard revient sur les années de son épiscopat namurois

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    I-Grande-84766-journal-d-un-eveque-de-campagne.net.jpgLu sur L'Avenir de ce jour (Namur p. 2) (via la revue de presse de l'archidiocèse)

    Monseigneur Léonard: «Non, je ne regrette rien» 

    À la manière de Bernanos, Mgr Léonard a rédigé son Journal d’un évêque de campagne. Rencontre. …Quand avez-vous rédigé votre journal d’un évêque de campagne? « Dès le départ, j’y ai pensé, mais je ne l’ai pas rédigé à l’époque car je n’avais pas le temps. Le déclic, c’est que j’ai relu plusieurs romans de Bernanos, dont son célèbre journal d’un curé de campagne. Je me suis mis dans l’état d’esprit de l’époque, tant dans les sentiments que les attitudes, en respectant les dates et sans allusion à l’actualité d’aujourd’hui. J’ai ainsi demandé aux archives de m’envoyer des photocopies de mes agendas, ainsi que les publications relatives à mes visites pastorales. » …Vous êtes le principal sujet de vos réflexions. N’est-ce pas un péché d’orgueil de se mettre ainsi en scène? « Je n’ai pas tellement pensé à cela. Mon avenir est forcément limité. J’aurai bientôt 79 ans. J’ai voulu surtout évoquer des sujets pastoraux très divers qui pouvaient aujourd’hui être une contribution auprès d’autres évêques en France ou de prêtres ou de chrétiens engagés dans la pastorale. Il y a des réflexions sur la catéchèse, le sacrement de mariage… Le carnet, c’est pour éviter toute forme d’enseignement professoral, en traitant aussi autant que possible le sujet avec humour. »  / Page complète)
     
    L'Avenir Namur p. 3: 

    Journal d’un évêque de campagne 

    Depuis Mgr Léonard vit dans le sud de la France, mais n’a pas pour autant oublié ses années namuroises. La preuve, la sortie de son Journal d’un évêque de campagne . Un titre volontairement inspiré du célèbre roman de l’écrivain Bernanos. Mgr Léonard évoque les 19 années de son épiscopat à la manière d’un carnet intime. Il s’agit pourtant d’une reconstruction, dans un style qui oscille entre l’exaltation, la critique, la justification, en n’oubliant pas l’humour, volontiers féroce. L’auteur ne tait pas les critiques qui ont entouré sa nomination et ses principales décisions, en particulier la transformation du Séminaire diocésain ou l’ouverture d’un séminaire Redemptoris Mater, ou bien encore l’arrivée de nouvelles communautés. Il évoque sans détour ses relations difficiles avec une frange du clergé diocésain ou la presse et singulièrement avec Vers l’Avenir , journal dont l’évêché était actionnaire et dont il aurait attendu davantage de «docilité» dans le chef de ses journalistes.

    Mgr André Léonard, «Journal d’un évêque de campagne», éditions Luc Pire, 206 pages, 17€

  • Une Nuit au Monastère : Franck Ferrand

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    Un moment inédit: grâce l'hospitalité du père abbé et de la communauté, KTO a invité un grand conteur, un amoureux de l´histoire, à passer une nuit à l´abbaye bénédictine de Solesmes, loin des bruits du monde. Après une nuit emplie du silence des moines et les oreilles résonnant encore de leurs chants grégoriens connus dans le monde entier, l´historien journaliste Franck Ferrand raconte son expérience et les ressorts de sa vie à Charles Mercier.

    Une nuit au monastère du 16/02/2019 :

    JPSC

  • "Sodoma" : prendre de la hauteur...

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    Une tribune du Frère Thomas Michelet o.p. sur Aleteia.org :

    « Sodoma » : les pécheurs sont dans l’Église

    L’Église est sans péché, mais les pécheurs sont dans l’Église. La boue révélée sur le visage de l’Église par le livre militant « Sodoma » appelle les chrétiens à croire davantage dans la sainteté du Corps mystique, malgré les défaillances de ses membres. « Toute âme qui s’abaisse, abaisse l’Église, toute âme qui s’élève, élève l’Église. »

    Encore un pavé dans la mare. Un de plus, dans une actualité déjà chargée et pesante pour l’Église catholique qui n’avait vraiment pas besoin de ça. Pour les fidèles, un motif supplémentaire de dégoût, de colère ou de désarroi. Cette fois, il s’agit d’un livre dont le titre, Sodoma, fleure bon le scandale (c’est là son principal argument de vente). Relayé par une presse grand public complaisante, il prétend nous livrer le secret jusque-là le mieux gardé du Vatican (le bon vieux mythe du complot) : l’existence au sommet de l’Église non pas d’un lobby gay, comme le pape François l’a déjà reconnu, mais d’une homosexualité omniprésente qui atteindrait des proportions inimaginables à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie. Les chiffres avancés vont de 20% à 80% selon les témoins (un tel écart laisse douter de leur fiabilité).

    Un livre militant

    « Le Vatican, c’est “Fifty Shades of Gay”. » Nos cardinaux et prélats de Curie seraient quasiment tous homosexuels : pratiquants ou pénitents, assumés ou refoulés, latents ou occultes. Plus ils le nieraient, plus ils le seraient. À preuve l’esthétisme de leurs costumes liturgiques, leurs robes ecclésiastiques et leurs calottes roses, soutanes et vieilles dentelles. La condamnation des pratiques homosexuelles ne servirait qu’à donner le change pour éviter d’être démasqué. Ce serait la clef de lecture principale de toutes les grandes décisions du magistère récent de l’Église, l’explication ultime de sa rigidité morale et de son obsession du sexe : rejet de la pilule et du préservatif, misogynie, célibat ecclésiastique…

    L’auteur, Frédéric Martel, ne cache pas son militantisme LGBT. Plusieurs publications à son actif vont dans ce sens : La Longue Marche des gays(2002) ; Le Rose et le Noir, Les Homosexuels en France depuis 1968 (2008) ; Global Gay (2013). Quel est le propos affiché du présent ouvrage ? Non pas de dénoncer ces pratiques en elles-mêmes, qu’il juge légitimes, mais leur hypocrisie. Changer la morale de l’Église pour passer d’un simple état de fait à un état de vie reconnu comme tel. Bref, le « mariage pour tous », jusque pour les clercs et même entre eux.

    La marque de l’idéologie

    Il serait injuste de mettre en doute le professionnalisme et le souci d’objectivité d’une telle enquête (quatre années dans trente pays, 1500 personnes interrogées dont 41 cardinaux, 52 évêques et 45 nonces) en l’accusant de se confondre avec une quête existentielle un peu obsessionnelle. Néanmoins, on peut s’interroger. Lorsqu’un discours est à la fois totalisant, univoque et infalsifiable, c’est souvent la marque de l’idéologie. Les témoins eux-mêmes peuvent être conduits à grossir un phénomène en décrivant la réalité non pas telle qu’elle est mais telle qu’ils se la projettent en fonction de leur propre existence, par des mécanismes souvent inconscients d’autojustification. Pour un marteau, tout problème finit par ressembler à des clous. N’y a-t-il pas aussi quelque contradiction à affirmer d’un côté le lien étroit entre l’existence de ce « bastion gay » au Vatican et l’omertà sur les affaires de pédophilie, et de l’autre côté nier tout rapport entre pédophilie et homosexualité ? Est-ce bien un hasard de calendrier si ce livre sort juste au moment où les évêques du monde entier sont rassemblés à Rome pour discuter de ces affaires ?

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  • Être missionnaire en Chine aujourd’hui

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    La diversité de l’engagement des chrétiens se révèle à travers de grands évènements ou des projets locaux, auprès des personnes fragiles, au service du Bien commun ou par l’évangélisation. Un regard d’espérance sur le monde. Ci-dessous, dans la grande Tradition missionnaire : « se faire chinois parmi les chinois », c´est la vie quotidienne du père Nicolas de Francqueville, prêtre des Missions Etrangères de Paris et envoyé à Hong Kong. Après trois années intensives d'études du cantonnais, la langue locale, il découvre les joies et défis de la mission en paroisse. Portrait d'un jeune prêtre dynamique qui nous emmène à la découverte de son quotidien de missionnaire ! Un reportage en partenariat avec les Missions Etrangères de Paris.

    JPSC

  • Sainte Bernadette Soubirous (18.2); "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l'autre."

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    bernadette.jpg

    Sainte Bernadette Soubirous[1]
    Décret de la S. Congrégation des Rites[2] sur l'héroïcité de ses vertus

    source : missel.free

    Le 18 novembre 1923 eut lieu dans la salle ducale au Palais du Vatican la cérémonie de lecture solennelle du Décret sur l'héroïcité des verus de la Vénérable Bernadette Soubirous. Cette Cause « intéresse l'univers catholique tout entier » à cause des rapports qui la rattachent au grand fait de Lourdes, et dans une lettre à ses diocésains Mgr. Chatelus, évêque de Nevers, déclare qu'elle est « particulièrement chère au Pape [ancien pélerin de Lourdes], qui en possède tous les détails et en désire le succès ».

    Sur cette question : « Est-il bien établi, dans le cas et pour l'effet dont il s'agit, que les vertus théologales de Foi, d'Espérance et de Charité envers Dieu et le prochain, ainsi que les vertus cardinales de Prudence, de Justice, de Force et de Tempérance et leurs annexes, ont été pratiquées à un degré héroïque ? »

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  • Comment se situer justement par rapport à l’Église en crise ?

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    Du site de la Communauté de l'Emmanuel (merci au Salon Beige) :

    Don Jean Pateau : « Refuser le prêtre vedette et revêtir l’humble livrée du serviteur »

    Comment se situer justement par rapport à l’Église en crise ? A l’heure ou l’institution est ballotée par les scandales, Don Jean Pateau, père abbé de Fontgombault, nous appelle à entrer dans une vraie obéissance, celle de l’écoute, celle de Marie. Un article publié dans Il est vivant !

    « Laissons-nous fasciner par le Christ. Les cléricalismes de tous bords passeront ; seule la charité, seul l’amour vrai demeurent. » Don Pateau

    Il est vivant ! comment avez-vous accueilli la Lettre du Pape au peuple de Dieu ? 

    Don Pateau Saint François-Xavier, recevant une lettre de saint Ignace, se mettait à genoux pour la lire, manifestant ainsi respect et esprit filial à l’égard de son supérieur. C’est ainsi qu’un fils de l’Église doit réagir en face d’un texte ou d’une parole du Saint-Père; ce qui ne signifie pas pour autant s’imaginer que tout ce qui est écrit ou dit bénéficie nécessairement du charisme de l’infaillibilité. Le pape François a choisi de s’exprimer souvent et dans des circonstances très variées, donnant au monde l’image d’un Pape plus accessible.

    En même temps, le Saint-Père n’est pas à l’abri d’une imprécision de langage, d’une erreur matérielle ou même de jugement. Ne pouvant savoir tout sur tout, il est aussi conditionné par la présentation qu’on lui aura faite de telle ou telle question. Quoi qu’il en soit, nous lui devons respect et esprit filial.

    Les premiers moines recommandaient dans la lecture de l’Écriture Sainte trois types d’attention: ad verba, ad sensum, ad Deum – aux mots, au sens, à Dieu. Une telle lecture des textes du Pape se révèle particulièrement fructueuse.

    L’attention aux mots demande de recevoir le texte tel que le Saint-Père l’a écrit et non à travers un extrait plus ou moins long obtenu dans la presse. L’attention au sens exige de comprendre le texte, son orientation et les points particuliers développés, dans leur contexte. La rencontre de la prétendue pensée du Pape à travers un éditorial, un article de presse, voire la parole d’un clerc, peut laisser à désirer. Sous la plume d’un idéologue, un texte devient aisément un manifeste. Est-ce vraiment la pensée du Saint-Père ? L’attention à Dieu enfin demande de se souvenir que le Pape est un pasteur, et que comme tel, il conduit son troupeau vers le Seigneur.

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  • La sainteté de a à z; dopez votre vie spirituelle !

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    Rédigé par Odon de Cacqueray (site de l'Homme Nouveau)

    78 figures spirituelles, 
    78 chemins vers le ciel

    78 figures spirituelles, <br>78 chemins vers le ciel

    Après une dizaine d’années à écrire pour Paroles et prières des billets sur des saints, des auteurs spirituelles, des figures inspirantes pour notre vie de foi, l’abbé Christian Venard publie aux éditions Artège La sainteté de A à Z, dans lequel il présente 78 grands personnages pour « dope(r) (n)otre vie spirituelle ». 

    À l’exception de Benoît XVI, l’abbé Christian Venard ne présente que des hommes et des femmes qui ont déjà rendus leurs âmes à Dieu. Après quelques lignes de biographie, une anecdote, ou bien un trait de caractère, parfois une œuvre de la figure choisie, sont présentés au lecteur qui en plus de découvrir certains des personnages, comme Jacques Loew ou Hélène Kowalska, pourra approfondir sa connaissance de grands saints bien connus tel Padre Pio. Il est fascinant de voir la variété des chemins de sainteté, souvent différents de ce que souhaiterait notre simple volonté.

    Le livre de l’abbé Venard s’inscrit dans la continuité de l’appel à la sainteté du Pape François dans l’exhortation apostolique Gaudete et Exsultate. La postface signée par Mgr Laurent Camiade, évêque de Cahors, est d’ailleurs un commentaire du texte du pape. Les personnages plus ou moins connus ne sont pas présentés pour pouvoir épater la galerie; s’ils sont aussi différents les uns des autres, et ont été réunis, c’est pour que nous puissions choisir des exemples, des modèles à suivre. 

    Une présentation du recueil serait incomplète si elle ne mentionnait pas la belle préface de Monseigneur David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France selon lequel l’abbé Venard « nous enseigne comment se réalise concrètement l’Eglise, corps mystique du Christ, royaume de Dieu et temple de l’Esprit à travers l’Histoire. »

    La sainteté de A à Z, dopez votre vie spirituelle, chez Artège, 12€.

     

  • Seigneur, j'ai mis mon espoir dans ta miséricorde

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    Lire : http://www.hommenouveau.fr/2762/religion/je-chanterai-pour-le-seigneur-brpour-tout-le-bien-qu-il-m-a-fait-.htm