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BELGICATHO - Page 4

  • Les espèces animales seraient-elles en voie de disparition ?

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    Écologie — Les hommes ont-ils vraiment fait disparaître 60 % des animaux depuis 1970 ? (source)

    La chroniqueuse du Devoir, Josée Blanchette écrivait ce vendredi que « Des paléontologues nous informent que la plupart des mammifères et 40 % des insectes auront disparu dans 50 ans. » Elle ne cite pas de source. Mais ce genre de nouvelles circulent depuis quelques mois à la suite d’un rapport du WWF, célèbre organisme écologiste.

    Voici quelques manchettes sur le sujet tirées du seul site de Radio Canada en septembre et octobre 2018 .



    Qu’en est-il ?

    L’équipe à l’origine du rapport du WWF (le Living Planet Index) s’est appuyée sur des études antérieures dans lesquelles les chercheurs estimaient la taille de différentes populations animales, que ce soit par comptage direct, pièges photographiques, satellites ou par mesures indirectes comme la présence de nids ou de pistes. L’équipe a rassemblé de telles estimations pour 16 700 populations de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons, sur 4 000 espèces.

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  • Que penser du film "Grâce à Dieu" de François Ozon ?

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    D'Antoine Pasquier sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Que faut-il penser du film « Grâce à Dieu » ?

    MAGAZINE – Le film du réalisateur François Ozon sur l’affaire Preynat sort en salle le 20 février. Que faut-il en penser ?

    François Ozon a hésité. Son film Grâce à Dieu, qui raconte la naissance de l’association La Parole libérée, créée en 2015 par d’anciens scouts de Lyon abusés par le Père Bernard Preynat, devait d’abord s’appeler L’homme qui pleure. Ce titre aurait été d’une infinie justesse, tant ce long-métrage s’attache à dépeindre, avec une mise en scène sobre, la souffrance de ces hommes qui, devenus adultes, ont enfin réussi à mettre des mots sur des agressions qui les marquèrent à jamais.

    François Ozon raconte tour à tour les conséquences de cette libération de la parole pour Alexandre (Melvil Poupaud), François (Denis Ménochet) et Emmanuel (Swann Arlaud). Pour leurs familles aussi. Avec tout ce que cette libération implique : soulagement, justice, vérité, mais aussi incompréhension.

    Car il n’y a jamais d’un côté les bons et de l’autre les méchants. Le silence et l’inaction, tant reprochés à l’Église, concernent aussi les proches des victimes, à commencer par leurs parents. François Ozon n’a pas eu peur de le montrer. Ni de faire état des divisions au sein de La Parole libérée. Divergences sur la stratégie de communication, mais aussi sur le rôle de l’association : être un appui pour les victimes ou devenir le fer de lance de la dénonciation de l’impéritie de l’Église catholique ?

    Finalement, Ozon a opté pour un titre plus provocateur. « Grâce à Dieu » a été choisi en référence au mot malheureux du cardinal Barbarin prononcé à Lourdes en mars 2016 (« La majorité des faits, grâce à Dieu, est prescrite »), dont il fit amende honorable aussitôt – ce que le film expose bien.

    Ce choix pouvait laisser craindre un scénario à charge. Il n’en est rien, ou si peu. La première partie s’appuie sur les lettres et les mails – authentiques – échangés entre Alexandre et les autorités diocésaines.

    ▶︎ À LIRE AUSSI : La justice saisie contre le film « Grâce à Dieu »

    On y voit un cardinal Barbarin et une Régine Maire, sa collaboratrice, attentifs, prenant conscience de la gravité de la situation, recevant, téléphonant. Même si cela n’a pas suffi pour les victimes. Grâce à Dieu n’est pas un film sur l’affaire Barbarin, mais sur l’affaire Preynat. Ce dernier est omniprésent, que ce soit au travers de flash-back – où il est représenté en prêtre mutique au regard glaçant – ou dans ses confrontations avec les victimes devenues adultes, sous les traits d’un homme âgé et hagard. Une atteinte à la présomption d’innocence, selon son avocat.

    Grâce à Dieu aurait pu réussir un parcours sans faute si Ozon n’avait pas forcé le trait à certains endroits, faisant dire à tel ou tel personnage que « l’Église de Lyon est très puissante », ou prêtant à l’archevêque des formulations expéditives. Autant d’attaques sans fondement. Pourquoi n’a-t-il pas pris la peine de rencontrer Mgr Barbarin et ses collaborateurs comme il l’a fait avec les victimes ? Son souci de vérité n’en aurait été que plus probant.

  • Le pape sur la liturgie : words... words... words... ?

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    Face à la médiocrité de la liturgie que nous subissons dans la plupart de nos églises depuis des décennies (oserons-nous dire depuis Vatican II ?), il nous est difficile d'entendre ces discours sur l'art de célébrer qui vantent les acquis des réformes. Or, ce que nous constatons, c'est la trivialité des célébrations, la pauvreté des chants, les digressions des célébrants qui sortent si souvent de leur rôle liturgique pour "communiquer", les interventions inopportunes de tiers (laïcs, animateurs pastoraux), l'introduction d'éléments qui n'ont rien à voir avec le sacré. Les rites ont perdu leur saveur mystique et nous lorgnions souvent avec envie vers les célébrations des églises orthodoxes et leur extraordinaire puissance d'élévation contrastant avec le pouvoir d'aplatissement des nôtres. Il ne s'agit pas de dédaigner les propos du pape (ou de ceux qui ont préparé son discours) renvoyant dos à dos ceux qui se réfugient dans le passé (suivez son regard...) ou ceux qui se projettent dans l'avenir (le regard devient plus vague...) et demandent de diffuser parmi le peuple de Dieu la splendeur du mystère vivant du Seigneur se manifestant dans la liturgie...

    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    Liturgie: le pape demande d’ « approfondir » la formation liturgique (traduction complète)

    « La voie maîtresse à travers laquelle passe la vie chrétienne »

    Le pape François a reçu en audience les participants à l’assemblée plénière de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements – le dicastère pour la liturgie – ce jeudi 14 février 2019, dans la Petite Salle Paul VI du Vatican. Le thème de leur assemblée était « la formation liturgique du peuple de Dieu ».

    « Chers frères et sœurs, nous sommes tous appelés à approfondir et à raviver notre formation liturgique », a insisté le pape.

    Il a souligné son rôle dans la « croissance » du peuple de Dieu: « La liturgie, en effet, est la voie maîtresse à travers laquelle passe la vie chrétienne à toutes les étapes de sa croissance. »

    « Vous avez donc devant vous une grande et belle tâche : travailler pour que le peuple de Dieu redécouvre la beauté de la rencontre avec le Seigneur dans la célébration de ses mystères et qu’en le rencontrant, il ait la vie en son nom », a demandé le pape.

    Faisant observer le « défi » que présente la formation, le pape a par ailleurs souligné que la liturgie était un « trésor vivant qui ne peut être réduit à des goûts, des recettes et des courants mais qui doit être accueilli avec docilité et encouragé avec amour ».

    La liturgie revêt « un rôle irremplaçable dans l’Église et pour l’Église », affirme le pape François et la formation liturgique peut « aider concrètement le peuple de Dieu à mieux intérioriser la prière de l’Église », à faire « une expérience de rencontre avec le Seigneur et avec nos frères » et à « en redécouvrir les contenus et en observer les rites ». En ce sens, la liturgie a une fonction non seulement « formatrice », mais aussi « transformatrice », elle est « une vie qui forme et non une idée à apprendre » : c’est « une expérience tendue vers la conversion de la vie, à travers l’assimilation de la façon de penser et de se comporter du Seigneur

    Voici notre traduction du discours que le pape François a prononcé en italien.

    HG

    Dicastère pour la liturgie © Vatican Media

    Dicastère pour la liturgie © Vatican Media

    Discours du pape François

    Messieurs les Cardinaux,

    Chers frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,

    Chers frères et sœurs,

    Je suis heureux de vous rencontrer à l’occasion de votre assemblée plénière. Je remercie le cardinal préfet pour les paroles qu’il m’a adressées et je vous salue, vous tous les membres, collaborateurs et consulteurs de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.

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  • L'archevêque américain McCarrick définitivement renvoyé de l'état clérical

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Tribunal de la doctrine de la foi: Theodor McCarrick est renvoyé de l’état clérical

    Une sentence sans appel

    La Congrégation pour la doctrine de la foi a émis une sentence sans appel: Theodore Edgar McCarrick, 88 ans, archevêque émérite de Washington (Etats-Unis) est déclaré coupable de « sollicitation dans la confession » et de « violation du 6e commandement » avec enfants et adultes, il est par conséquent « renvoyé de l’état clérical », annonce le Vatican, ce samedi 16 février 2019.

    « Le 11 janvier 2019, le Congrès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a émis le décret conclusif du procès pénal contre Theodore Edgar McCarrick, archevêque émérite de Washington, DC, par lequel l’accusé a été déclaré coupable du crimes suivants commis en tant que clerc: sollicitation dans la confession et violations du sixième Commandement du Décalogue avec des enfants et des adultes, avec la circonstance aggravante d’abus de pouvoir, par conséquent, la peine de renvoi de l’état clérical lui a été imposée », précise le communiqué.

    Il ajoute que lors de la session ordinaire du 13 février 2019, « la Congrégation pour la doctrine de la foi a examiné les arguments présentés dans l’appel de l’appelant et a décidé de confirmer le décret du Congrès ».

    La même source indique que « cette décision a été notifiée à Theodore McCarrick le 15 février 2019 ».

    Enfin, cette décision est sans appel: « Le Saint-Père a reconnu le caractère définitif de cette décision, conformément à la loi, ce qui rend le cas res iudicata, c’est-à-dire non susceptible d’appel ultérieur. »

    C’est en septembre 2017 que l’archidiocèse de New York a signalé au Saint-Siège les accusations portées par un homme contre Theodore McCarrick pour des abus remontant aux années 1970, alors qu’il était adolescent.

    Le pape François a fait procéder à une enquête préliminaire approfondie dans l’archidiocèse de New York: la documentation a ensuite été transmise à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Le directeur éditorial du Dicastère pour al communication, Andrea Tornielli rappelle, dans Vatican News en italien, les étapes historiques qui ont conduit à cette sentence.

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  • Sommet sur les abus sexuels au Vatican : de bonnes questions

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    Du site "Pro liturgia" :

    Au cours d’une conférence publiée par le « National Catholic Register » Mgr Carlo Viganò, ancien nonce aux Etats-Unis, a déclaré : « Bien que je prie pour le succès du sommet devant aborder la question des abus sexuels dans l’Eglise, différentes questions montrent qu’il n’y a pas vraiment de volonté de s’attaquer aux véritables causes de la situation actuelle. » 

    Mgr Viganò a ensuite précisé les « différentes questions » :

    « 1) Pourquoi la réunion se concentre-t-elle uniquement sur la maltraitance des mineurs ? Ces crimes sont certes les plus terribles, mais ce qui s’est passé aux Etats-Unis et au Chili, et qui a largement provoqué le sommet à venir, a pour objet la maltraitance de jeunes adultes, y compris de séminaristes, et pas seulement des mineurs. Or, presque rien n’a été dit sur l’inconduite sexuelle chez les adultes, qui est en elle-même un grave abus d’autorité pastorale, que la relation soit ou non « consentie ».

    2) Pourquoi le mot « homosexualité » n’apparaît-il jamais dans les derniers documents officiels du Saint-Siège ? Bien que la plupart des homosexuels ne soient en aucun cas des “abuseurs”, il est un fait que la grande majorité des victimes d’abus commis par des religieux homosexuels sont des adolescents et des post-adolescents. Croire que pour condamner les abus il suffit d’affirmer qu’on a de la compassion pour les victimes relève de l’hypocrisie. Une revitalisation spirituelle du clergé est certes nécessaire, mais elle ne sera inefficace tant que la question de l’homosexualité n’est pas franchement abordée.

    3) Pourquoi le pape François garde-t-il des homosexuels notoires parmi ses proches collaborateurs, voire les nomme-t-il lui-même à ses côtés ? Pourquoi a-t-il refusé de répondre à des questions légitimes et sincères sur cette question ? Sa réelle volonté de réformer la Curie et de lutter contre la corruption risque de lui faire perdre toute sa crédibilité. »

    Et Mgr Viganò de conclure : « J’ai demandé au Saint-Père de reprendre les engagements qu’il avait lui-même pris lorsqu’il a pris ses fonctions de successeur de Pierre. J’ai souligné qu’il s’était donné pour mission de renforcer ses frères et de guider toutes les âmes à suivre le Christ sur le chemin de la croix. Je l’ai mis au défi - et maintenant je le prie à nouveau - de dire la vérité, de se repentir, de montrer sa volonté de suivre la mission confiée à Pierre de confirmer ses frères dans la foi (Lc 22, 32).

    Je prie pour que les évêques rassemblés à Rome se souviennent du Saint-Esprit qu’ils ont donné aux prêtres par imposition des mains et pour qu’ils s’acquittent de leur responsabilité en faisant pression pour que les questions posées ci-dessus puissent avoir des réponses claires. Je prie pour qu’ils ne rentrent pas dans leurs pays sans des réponses adéquates à ces questions ; car sans ces réponses, ils abandonneraient leurs troupeaux aux loups et infligeraient des conséquences terribles à l’ensemble de l’Eglise.

    Je garde espoir car je sais que le Seigneur n’abandonnera jamais son Eglise. »

  • "Sodoma" : une bombe ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    “Sodoma”, de Frédéric Martel : un livre de combat contre la tradition de l'Eglise 
    et ses défenseurs comme le cardinal Burke

    “Sodoma”, de Frédéric Martel : un livre de combat contre la tradition de l'Eglise <br>et ses défenseurs comme le cardinal Burke

    Le 21 février prochain, jour de l'ouverture du sommet sur les abus sexuels, le livre du journaliste Frédéric Martel sera disponible en librairie. Le titre est évocateur : Sodoma. Fruit selon son auteur, de quatre ans d'enquête, le brûlot mettrait à jour l'omniprésence des homosexuels au sein du Vatican. Jeanne Smits a publié sur son blog un article qui soulève beaucoup de questions autant sur les réelles motivations de Frédéric Martel, que sur la qualité de ses recherches. Nous mettons l'article à votre disposition : 

    Tout ce qui est excessif est insignifiant, disait Talleyrand. Ce sont les premiers mots qui viennent à l'esprit lorsqu'on lit les « bonnes feuilles » de Sodoma (pas besoin de vous faire un dessin), le livre à paraître du militant homosexuel Frédéric Martel. Oui, insignifiant comme les mensonges de celui qui est « père du mensonge », insignifiant comme ce qui procède par insinuation, suggestion, fabrication d'images, rumeurs, ouï-dire, insignifiant comme la grosse artillerie que l'on sort pour détourner l’attention d’un problème précis en essayant de détruire, en même temps, celui qui le pose.

    L'idée force de Sodoma tient en quelques lignes : le Vatican est le plus vaste club « gay » au monde, car 80 % de ses clercs – prélats, cardinaux, monsignore y compris – sont homosexuels, actifs ou refoulés. Et même, insinue-t-il, trois papes récents : Pie XII, Jean XXIII et Paul VI… Et comme c’est un secret maladivement gardé, c’est cette « culture du secret » qui explique le choix de « couvrir » les prêtres pédophiles au cours de ces dernières décennies – la crainte de se faire soi-même « outer ».

    Mais outre que cela apparaît comme une exagération délibérée, il s’agit avant tout d’une charge massive contre tout ce qu’il y a de traditionnel dans l’Eglise : notamment sa doctrine morale, sa liturgie de jadis, ses interdits sexuels, « l’hypocrisie » et la « double vie » des opposants conservateurs au pape François. Tout cela ne s’expliquerait que par un seul biais : l’homosexualité active ou refoulée, forcément cachée, de ses prêtres, évêques, cardinaux, papes qui font partie d’une société essentiellement homosexuelle dont les décisions ont été, au bout du compte, dictées par cette situation. On n’en finirait pas de donner des exemples de ces analyses psychologiques de comptoir qui émaillent le livre de Martel.

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  • Le cardinal Kevin Farrell a été nommé camerlingue de la Sainte Eglise romaine : un choix judicieux ?

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    L'information figure sur Vatican News :

    Le cardinal Kevin Farrell est le nouveau camerlingue de la Sainte Église romaine

    Le Pape François a nommé le cardinal américain pour succéder au cardinal Tauran, décédé l’été dernier.

    Le cardinal américain Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, a été nommé camerlingue de la Sainte-Église romaine. Il s’agit d’un poste clé au sein de la Curie romaine, puisqu’il serait en charge d’assurer l’intérim en cas de décès ou de renonciation du Saint-Père. Cette charge était restée vacante depuis le décès, l’été dernier, du cardinal français Jean-Louis Tauran, qui occupait alors cette responsabilité depuis décembre 2014.

    Précisément, la Constitution apostolique Universi Domini Gregis, promulguée par le saint Pape Jean-Paul II en 1996, attribue au camerlingue la prérogative de l’administration des biens temporels du Saint-Siège durant la période sede vacante du pouvoir pontifical. Lors de la dernière période de vacance pontificale, à partir de la démission effective de Benoît XVI le 28 février 2013 à 20h, et jusqu’à l’élection du Pape François le 13 mars 2013, cette charge était occupée par le cardinal Tarcisio Bertone, ancien Secrétaire d’État.

    Le cardinal Kevin Farrell, 71 ans, a été appelé par le Pape François pour prendre en charge le nouveau Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie institué le 1er septembre 2016. Originaire d’Irlande mais arrivé aux États-Unis dans les années 1960, il a notamment été évêque auxiliaire de Washington de 2001 à 2007 puis évêque de Dallas de 2007 à 2016. Il a été créée cardinal en novembre 2016, lors de la clôture du Jubilé de la Miséricorde, peu après avoir pris ses fonctions à Rome.

    Son dicastère est notamment en charge de l’organisation des JMJ et de la Rencontre mondiale des familles. À ce titre, le cardinal Farrell a accompagné le Pape lors de ses récents voyages apostoliques en Irlande et au Panama.

    Pourtant,on peut avoir de sérieuses réserves concernant ce prince de l'Eglise, proche du Père Maciel et de l'ex cardinal McCarrick, comme le signalait Sandro Magister :

    Né en Irlande, Mgr Farrell est entré chez les Légionnaires du Christ vers le milieu des années soixante, quand cette organisation était encore modeste et que son maléfique fondateur, Marcial Maciel, était encore nimbé d’une aura de respectabilité universelle. Ayant quitté la Légion une quinzaine d’années plus tard, Mgr Farrell a par la suite gardé un silence complet sur les méfaits sexuels de Maciel – qui avaient alors éclaté au grand jour – et a toujours feint de n’avoir jamais eu de contact digne de ce nom avec lui.  Il ressort cependant de témoignages fiables qu’il exerçait des responsabilités dans la Légion et qu’il jouissait d’une proximité non épisodique avec Maciel qui rend invraisemblable qu’il ne se soit pas rendu compte des comportements malsains de son supérieur.

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  • Le cardinal Mindszenty en chemin vers la béatification

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    Lu sur le site Vatican news (Cyprien Viet) :

    cardinal-mindszenty-2.jpg« Le Pape François a reconnu les vertus héroïques de l’ancien archevêque d’Esztergom-Budapest, figure de la résistance au communisme.

    Dans les décrets publiés ce mercredi sur la reconnaissance de l’héroïcité des vertus de plusieurs personnalités qui sont donc en chemin vers la béatification, se détache la figure du cardinal hongrois Joszef Mindszenty (1892-1975). Cet évêque fut l’une des personnalités les plus actives dans la lutte contre le totalitarisme au XXe siècle en Europe centrale, qu’il s’agisse du fascisme ou du communisme.

    Résistant au communisme

    Ordonné prêtre en 1915 et évêque en 1944, Mgr Mindszenty est rapidement emprisonné par le régime fasciste hongrois. Libéré en avril 1945, il devient archevêque d’Ezstergom-Budapest, et donc primat de Hongrie, dès la fin de la guerre. Pie XII le crée cardinal un an plus tard. Mais le régime communiste se durcit: le lendemain de Noël 1948, il est arrêté pour trahison, conspiration et non-respect des règles de l’État.

    Condamné un an plus tard à la prison à vie, il sera libéré lors de l’insurrection de 1956 et apporte alors son soutien au réformiste Imre Nagy. Mais peu après, la violente répression soviétique et le rétablissement d’un gouvernement autoritaire pousse le cardinal Mindszenty à se réfugier à l’ambassade des États-Unis. Tout en gardant le titre de primat de Hongrie, il se voit une nouvelle fois empêché d’exercer concrètement son ministère.

    Son confinement durera 15 ans: en 1971, il quitte finalement la Hongrie pour Vienne, en Autriche, où il s’éteindra quatre ans plus tard, sans jamais avoir renoncé au titre de primat de Hongrie, bien qu’un nouvel archevêque ait été nommé pour le diocèse de la capitale hongroise dans le cadre d’un accord entre le Saint-Siège et le gouvernement.

    «L’Église du silence»

    Cette période douloureuse a beaucoup marqué les catholiques de Hongrie, et reste symbolique du combat mené par «l’Église du silence» dans les pays communistes. Saint Jean-Paul II, qui avait fait de la lutte contre le totalitarisme l’axe structurant de son pontificat, rendra hommage au cardinal Mindszenty lors d’un voyage en Hongrie en août 1991. Il se recueille alors sur la tombe où venait alors d’être transféré le corps du cardinal, quelques mois après la chute du régime communiste et 16 ans après son décès en Autriche.

    La joie des catholiques de Hongrie

    L’annonce de ce nouveau pas vers la béatification du cardinal Mindszenty a été accueillie avec une grande émotion en Hongrie. L’actuel archevêque d’Esztergom-Budapest, le cardinal Peter Erdö, a expliqué dans un communiqué publié ce mercredi 13 février que son prédécesseur portera désormais le titre de «vénérable».

    L’examen des grâces reçues et des miracles liés à son intercession «pourra démontrer que dans la figure du cardinal Mindszenty nous pouvons voir non seulement un exemple, mais aussi quelqu’un qui peut nous soutenir avec son intercession efficace», a-t-il précisé.

    «Nous sommes très reconnaissants au Saint-Père et nous avançons dans la prière pour pouvoir célébrer au plus vite notre vénérable prédécesseur qui, acceptant chaque souffrance, a aimé Dieu, l’Église et notre peuple, avec une indestructible fidélité, dans la chaîne des Bienheureux», s’est réjoui le cardinal Erdö. »

    Ref. Le cardinal Mindszenty en chemin vers la béatification

    JPSC

  • Newman, «Père de l’Eglise pour le siècle à venir!»

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    Le Bx Cardinal Newman sera canonisé: un second miracle a été  reconnu. Lu sur le site web « Zenit » , l'article ci-dessous signé  Pascale Vincette:

    Le cardinal Paul Poupard a évoqué cette confidence du pape Paul VI : « Newman, Père de l’Eglise pour le siècle à venir ! ». Une expression citée par Pascale Vincette, professeur au collège des Bernardins (Paris), dans sa présentation du bienheureux cardinal John Henry Newman (1801-1890), qu’elle adresse aux lecteurs de Zenit, en ce jour où le Vatican annonce la reconnaissance d’un second miracle, ce qui ouvre la voie à sa prochaine canonisation. Pascale Vincette souligne aussi l’insistance de Newman sur la place des laïcs dans l’Eglise et son rôle dans Vatican II. Benoît XVI avait voulu présider lui-même sa béatification, en Angleterre, à Birmingham, le 19 septembre 2010.

    ***

    Newman: parcours biographique

    "Suite à la béatification de John Henry Newman, le 19 septembre 2010, Benoît XVI disait que cet événement avait davantage mis en lumière « un intellectuel de grande envergure, un éminent écrivain et poète, un sage homme de Dieu, dont la pensée a illuminé de nombreuses consciences et exerce encore aujourd’hui une fascination extraordinaire »[1]. Qui est donc Newman ?

    John Henry Newman est né à Londres le 21 février 1801, dans une famille bourgeoise appartenant –comme la plupart des Anglais alors– à l’Église d’Angleterre ou « anglicane » (l’Église « établie » du pays, l’Église officielle, liée à l’État). Il est l’aîné de 6 enfants. Sa famille est peu pratiquante, ce qui est normal à cette époque, mais la lecture de la Bible y occupe une place centrale. Chaque famille la possède et on la lit non seulement à l’église, mais chez soi. Newman en est imprégné très tôt, notamment grâce à sa grand-mère paternelle, et il en apprend par cœur des chapitres, voire des livres entiers.

    L’année 1816 est marquée par plusieurs événements majeurs. Suite aux guerres napoléoniennes, la banque où travaille son père, dans la « City », doit fermer ses portes. La famille est contrainte de déménager dans une petite ville et s’adapte à la situation financière désormais précaire. Quelques mois plus tard, John Henry tombe malade et il est autorisé à passer l’été en convalescence à l’école. C’est alors que Newman fait une expérience spirituelle qui le marquera pour toujours et qu’il appellera sa « première conversion » : « Quand j’eux quinze ans, un grand changement se fit dans ma pensée. Je subis les influences d’un credo défini, mon esprit reçut l’empreinte du dogme, et cette empreinte, grâce à Dieu, ne s’est jamais effacée ni obscurcie […]. Je crus que la conversion intérieure dont j’étais conscient… continuerait dans la vie future, et que j’étais prédestiné à la gloire éternelle […] [cette conversion] m’isola des objets qui m’entouraient, elle me confirma dans la défiance que j’avais touchant la réalité des phénomènes matériels ; et elle concentra toute ma pensée sur deux êtres – et deux êtres seulement– absolus et s’imposant avec une évidence lumineuse, moi-même et mon Créateur »[2].

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  • Harcèlement, heures supplémentaires, humiliation ouverte et népotisme : l'insupportable culture de travail qui sévit chez Amnesty International

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    De Dominique Dewitte sur le site de L'Express.live :

    Amnesty International est soumise à une culture de travail «toxique» depuis un quart de siècle

    Ce problème peut entacher gravement la réputation de l'organisation

    L’organisation de défense des droits humains Amnesty International souffre d’une culture de travail toxique depuis des années. C’est la conclusion d’un rapport du consultant Konterra Group. Amnesty International avait demandé au consultant de procéder à un audit de son organisation après le suicide de deux employés l’an dernier. Le rapport décrit un environnement de travail dans lequel règnent une culture de harcèlement, d’heures supplémentaires, d’humiliation ouverte et de népotisme.

    Le groupe Konterra mentionne un problème qui dure depuis au moins un quart de siècle. Amnesty International a été créée au début des années 1960 par l’avocat britannique Peter Benenson.

    Plan de réforme

    « De nombreux employés ont souvent déclaré qu’ils se sentaient exclus des discussions importantes« , indique le rapport. « Le personnel entendait souvent dire qu’il ne servait à rien. Il y avait aussi régulièrement des menaces qui sortaient du cadre des procédures disciplinaires normales. Ces problèmes semblent dominer la culture du travail depuis plus de vingt-cinq ans. »

    Le rapport, qui a principalement porté sur le secrétariat international de l’organisation à Londres, mentionne également un grave manque de confiance dans la direction de l’organisation.

    « De nombreux employés considèrent leur emploi comme une vocation », indique le rapport. « Les employés disent que la nature de leurs tâches peut avoir des effets traumatisants. Cependant, la plupart des problèmes de bien-être ne sont pas liés à l’exposition aux traumatismes ou à la souffrance. Ils proviennent bien davantage de la culture et de la charge de travail, qui ont un effet particulièrement néfaste. »

    Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International, a reconnu que l’étude avait abouti à des conclusions alarmantes. Il a promis de présenter un plan de réforme d’ici la fin mars.

    Atteintes à la réputation

    « Amnesty International n’est en aucun cas la seule grande organisation confrontée à de tels problèmes », commente l’étude publiée dans le journal britannique The Times. « Oxfam a également récemment publié les conclusions provisoires d’un rapport sur une série de scandales sexuels au sein de son organisation. »

    « Là encore, les faits établis étaient symptomatiques d’un plus large éventail de problèmes dont l’organisation a souffert. Comme c’est le cas pour Amnesty International, de nombreux employés d’Oxfam ont également mentionné le harcèlement et un environnement de travail toxique. »

    « De nombreuses personnes du secteur bénévole et communautaire décrivent des difficultés dans la gestion de leurs organisations », note le Times. « Les employés et les dirigeants de ces organisations peuvent probablement compter davantage sur l’engagement que sur le professionnalisme. »

    « La conviction du droit moral peut avoir des conséquences dévastatrices. Cela peut conduire à une attitude caractérisée par l’impatience et l’intolérance à l’égard de ses collègues. Cependant, ces organisations ont de puissants ennemis et sont donc particulièrement vulnérables aux atteintes à la réputation. En conséquence, leur mission risque également de perdre de la crédibilité. »

  • Cyrille et Méthode (14 février), apôtres des Slaves

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    im4263.jpgLe mercredi 17 juin 2009, lors de l'audience générale, Benoît XVI consacrait sa catéchèse aux saints Cyrille et Méthode :

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais parler aujourd'hui des saints Cyrille et Méthode, frères de sang et dans la foi, appelés apôtres des slaves. Cyrille naquit à Thessalonique, du magistrat de l'empire Léon en 826/827:  il était le plus jeune de sept enfants. Dans son enfance, il apprit la langue slave. A l'âge de quatorze ans, il fut envoyé à Constantinople pour y être éduqué et fut le compagnon du jeune empereur Michel iii. Au cours de ces années, il fut initié aux diverses matières universitaires, parmi lesquelles la dialectique, ayant comme maître Photios. Après avoir refusé un brillant mariage, il décida de recevoir les ordres sacrés et devint "bibliothécaire" auprès du Patriarcat. Peu après, désirant se retirer dans la solitude, il alla se cacher dans un monastère, mais il fut bientôt découvert et on lui confia l'enseignement des sciences sacrées et profanes, une fonction qu'il accomplit si bien qu'elle lui valut le surnom de "philosophe". Entre-temps, son frère Michel (né aux alentours de 815), après une carrière administrative en Macédoine, abandonna le monde vers 850 pour se retirer dans la vie monastique sur le mont Olympe en Bithynie, où il reçut le nom de Méthode (le nom monastique devait commencer par la même lettre que le nom de baptême) et devint higoumène du monastère dePolychron.

    Attiré par l'exemple de son frère, Cyrille aussi décida de quitter l'enseignement et de se rendre sur le mont Olympe pour méditer et prier. Quelques années plus tard, cependant (vers 861), le gouvernement impérial le chargea d'une mission auprès des khazars de la Mer d'Azov, qui demandèrent que leur soit envoyé un homme de lettres qui sache dialoguer avec les juifs et les sarrasins. Cyrille, accompagné de son frère Méthode, s'arrêta longuement en Crimée, où il apprit l'hébreu. Là, il rechercha également le corps du Pape Clément i, qui y avait été exilé. Il trouva sa tombe, et lorsque son frère reprit le chemin du retour, il porta avec lui les précieuses reliques. Arrivés à Constantinople, les deux frères furent envoyés en Moravie par l'empereur Michel iii, auquel le prince moldave Ratislav avait adressé une requête précise:  "Notre peuple - lui avait-il dit - depuis qu'il a rejeté le paganisme, observe la loi chrétienne; mais nous n'avons pas de maître qui soit en mesure de nous expliquer la véritable foi dans notre langue". La mission connut très vite un succès insolite. En traduisant la liturgie dans la langue slave, les deux frères gagnèrent une grande sympathie auprès du peuple.

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  • Le cardinal Newman en route vers la canonisation et le cardinal Mindszensty vers la béatification

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    Du site du journal La Croix :

    Le cardinal Newman sera bientôt canonisé

    La reconnaissance d’un miracle à l’intercession du bienheureux John Henry Newman ouvre la voie à sa prochaine canonisation. Le pape reconnaît aussi les vertus héroïques du cardinal hongrois Jozsef Mindszensty, figure de la lutte contre le communisme.

    Le pape François a autorisé mardi 12 février la Congrégation des causes des saints à reconnaître un miracle attribué au bienheureux John Henry Newman

    Le pape François a autorisé mardi 12 février la Congrégation des causes des saints à reconnaître un miracle attribué au bienheureux John Henry Newman (1801-1890), ouvrant ainsi la possibilité de sa prochaine canonisation.

    Théologien anglican très estimé, figure du Mouvement d’Oxford dont le but était de lutter contre la mainmise de l’État sur l’Église anglicane et de ramener l’Église d’Angleterre à ses racines catholiques, John Henry Newman avait rejoint l’Église catholique en 1845.

    À lire aussi : John Henry Newman, un intellectuel converti, fidèle à lui-même et à la vérité

    Devenu prêtre catholique, et après avoir découvert l’Oratoire de saint Philippe Néri à Rome, il fonda (1848) à Birmingham une communauté semblable, sans vœux religieux avant d’être créé cardinal par Léon XIII en 1879.

    Très inspiré par les Pères de l’Église, celui que le philosophe français Jean Guitton considérait comme « le penseur invisible de Vatican II » sera en effet un des précurseurs du concile.

    À lire aussi : L’héritage universel du cardinal Newman

    Benoît XVI, qui avait un grand respect pour sa pensée, l’a béatifié en 2010 à Birmingham, lors de son voyage en Grande-Bretagne.

    Une sainte indienne, un bienheureux équatorien

    Le pape a aussi autorisé la reconnaissance d’un miracle à l’intercession de la bienheureuse indienne Mariam Thresia Chiramel Mankidiyan (1876-1926), fondatrice des Sœurs de la Sainte-Famille, qui devrait donc elle aussi être bientôt canonisée.

    Lors de l’audience accordée mardi 12 février au cardinal Angelo Becciu, préfet de la Congrégation des causes des saints, le pape a aussi autorisé la reconnaissance du martyre du jésuite équatorien Emilio Moscoso (1846-1897), assassiné au cours de la révolution libérale équatorienne.

    Le père Moscoso sera donc bientôt béatifié.

    Cinq vénérables, dont le cardinal Mindszensty

    Enfin, la Congrégation pour les causes des saints reconnaît les vertus héroïques de cinq nouveaux vénérables, qui pourront être béatifiés après la reconnaissance d’un miracle à leur intercession :

    – le cardinal Jozsef Mindszensty (1892-1975), archevêque d’Esztergom, primat de Hongrie, et héros de la résistance contre le communisme ;

    – le père Giovanni Battista Zuaboni (1880-1939), prêtre du diocèse de Brescia (Italie) et fondateur de l’Institut séculier Compagnie de la Sainte-Famille ;

    – le père Emmanuel García Nieto (1894-1974), jésuite espagnol, formateur de nombreux prêtres et évêques à l’Université de Comillas ;

    – Mère Serafina Formai (1876-1954), religieuse italienne, fondatrice des Sœurs missionnaires de la Bonne Nouvelle ;

    – Mère Maria Berenice Duque Hencker (1898-1993), religieuse colombienne, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de l’Annonciation.