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BELGICATHO - Page 5

  • Livre du cardinal Sarah et de Benoît XVI : "Dans le célibat, il y a une profonde convenance théologique"

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    D'Arnaud d'Huart sur le site de Valeurs Actuelles :

    Livre de Benoit XVI : “Dans le célibat, il y a une profonde convenance théologique”

    17/01/2020

    Le Frère Pavel Syssoev, qui a pu lire de livre de Benoit XVI et du cardinal Sarah avant tout le monde, a accepté de répondre aux questions de Valeurs Actuelles, pour commenter le fond tonitruant de leur livre. Dominicain dans le diocèse de Bordeaux, il partage leur point de vue sur le célibat des prêtres.

    La question du célibat des prêtre fait de nouveau réagir. L’église catholique, toujours secouée par l’intervention du pape émérite, s’interroge sur la décision que devra prendre le pape actuel. Dans l’ouvrage Des profondeurs de nos cœurs édité par Fayard, l’ancien pape s’entretient avec le cardinal Robert Sarah pour rappeler l’essentiel du célibat dans le sacerdoce.

    Valeurs actuelles. Benoit XVI a décidé de retirer son nom du livre, pourquoi ce retournement soudain de situation ?

    Frère Pavel Syssoev. Benoit XVI est bien l’auteur d’un des deux textes qui composent ce livre. Je regretterais si sa contribution, riche et équilibrée, était écartée uniquement à cause de la polémique d’édition. Ce texte mérite d’être lu et médité.

    Qu’avez-vous pensé du contenu de ce livre ? Quels sont les éléments qui vous ont le plus marqués ?

    Ce texte est le fruit d’une réflexion de deux contributions : celle de l’ancien pape Benoit XVI et celle du cardinal Robert Sarah. Cette discussion commence avant même le synode sur l’Amazonie. La contribution du pape émérite est proprement théologique, elle montre les fondements bibliques du célibat sacerdotal. Ce n’est pas purement disciplinaire, il y a une vraie signification théologique. En exposant le don total que le Christ fait de toute sa personne, l’ancien pape médite sur le célibat de Jésus et donc celui des prêtres. Il y a une profonde convenance théologique. Le cardinal Sarah, lui, propose un regard pastoral, missionnaire en cohérence avec le texte de Benoit. Il est, d’ailleurs, très marqué par l’école française de spiritualité qui insiste sur une identification du prêtre avec le Christ. Pour lui, le célibat n’est pas une entrave, mais un atout pour la mission. Il s’oppose un « sacerdoce accommodé ». Le cardinal Sarah rappelle que le sacrement du mariage constitue une vraie consécration, il appelle au don entier de sa personne, tout comme le sacrement de l’ordre qui demande une disponibilité toute aussi entière. Maintenant il revient au pape François, et lui seul, de prendre la décision.

    Pensez-vous que rester dans la tradition du célibat peut assurer l’avenir de l’Église catholique ?

    En suivant la tradition du célibat, nous ne réduisons pas l’avenir de l’Église. Ce qui est premier, c’est de savoir ce qui est bon, ce qui est vrai et juste. Peut-être que certains prêtres souffrent de stéréotypes que la société nous impose. La vraie question à se poser est « Qu’est-ce que Dieu veut ? ». Il faut sortir d’une vision fonctionnelle et techniciste. Le sacerdoce est une réalité organique. Les prêtres ont donné leur vie pour Dieu et son peuple. Ce n’est en aucun cas une position administrative ou fonctionnaire... Le cardinal Sarah insiste sur le fait que si Dieu est là, il remplit pleinement la vie d’un homme.

    À travers votre célibat, y a-t-il un témoignage de foi que vous pouvez transmettre ?

    Je suis religieux, et le célibat fait partie de ma vocation. Avant l’envoi en mission, il y a tout d’abord une vraie relation avec le Christ, une alliance avec Dieu, où Dieu peut remplir la vie d’un homme. Je suis sûr que plusieurs prêtres liront ce livre avec une certaine émotion, car le pape émérite tout comme le cardinal Sarah reviennent à leur propre expérience sacerdotale. Cela nous rappelle la beauté de la grandeur de notre vocation, et c’est important de s’en rappeler aujourd’hui.

  • L’appel de Mgr Léonard a ses frères évêques : rejoindre la supplique du cardinal Sarah approuvée par Benoît XVI

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    Lu sur le site du bi-mensuel « L’Homme nouveau, l’appel rédigé par Mgr André Léonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles ce 17 janvier 2020 :

    L’appel de Mgr Léonard a ses frères évêques :  <br>Rejoindre la supplique du cardinal Sarah <br>approuvée par Benoît XVI

    « Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, « rejoin[t] entièrement la supplique que le cardinal Sarah, en étroite concertation avec Benoît XVI, adresse au Souverain Pontife ». Il demande fraternellement à tous les évêques qui pensent comme lui d’exprimer fermement leur position : que ne soit pas ouverte de brèche dans le célibat ecclésiastique. « Notre espoir est grand d'être entendus ».

    En tant qu’archevêque émérite de Malines-Bruxelles, je m’abstiens de toute interférence dans le gouvernement des diocèses dont je fus le pasteur, Namur et Bruxelles. Mais je demeure évêque et peux, à ce titre, exprimer des convictions doctrinales ou pastorales, même si elles divergent éventuellement de l’une ou l’autre position de mes anciens collègues de travail.

    Même si la chose est inédite et d’un impact infiniment supérieur, un Pape émérite, Benoît XVI en l’occurrence, peut semblablement collaborer légitimement à un livre projeté par un cardinal et, en concertation avec lui, émettre ses convictions théologiques et pastorales, sans manquer à son devoir de réserve. Il ne s’y exprime forcément plus en tant que successeur de Pierre et sa prise de position n’a pas d’autorité magistérielle. Mais sa parole est néanmoins d’un très grand poids.

    Sa contribution active au livre projeté par le cardinal Sarah n’est en aucune manière une « attaque » contre le pape François. Benoît XVI, pas plus que le cardinal, ne critique son successeur. Ils lui adressent une « supplication » dans un esprit filial, sans rien retrancher de leur obéissance au pape actuel. Exactement comme quatre cardinaux s’étaient adressés au pape François en lui demandant filialement de dissiper leurs « dubia », leurs « doutes », leur perplexité, concernant certains aspects ambigus du chapitre VIII de l’exhortation Amoris laetitia, à savoir ceux qui touchent l’indissolubilité d’un mariage sacramentel valide, avec ses retombées concernant l’accès aux sacrements de la réconciliation et de la communion eucharistique lorsqu’on se trouve dans une situation permanente de cohabitation conjugale avec un partenaire qui n’est pas son conjoint « dans le Seigneur ».

    D’autres ambiguïtés ont surgi ultérieurement. Il est parfaitement pertinent de répondre à la question d’un journaliste en déclarant en substance : « Si une personne homosexuelle cherche sincèrement à faire la volonté de Dieu, qui suis-je pour la juger ? » Mais, comme on ne précise pas en quoi consiste cette volonté de Dieu et quelles sont les conséquences morales qui en découlent, l’opinion publique retient, à tort, de cette réponse ambiguë que les pratiques homosexuelles sont désormais légitimées par l’Église catholique. Ce qui n’est pas vrai.

    Semblablement, quand on signe une déclaration commune, avec un haut responsable de l’islam, suggérant que la diversité des religions correspond à la « volonté » de Dieu, il ne suffit pas de corriger oralement l’ambiguïté de cette formulation (le texte publié demeurant inchangé) en disant que Dieu « permet » simplement cette diversité. Il faudrait encore souligner positivement que le dialogue interreligieux ne peut porter atteinte à l’unicité absolue de la Révélation chrétienne, en laquelle le Dieu unique et trinitaire nous offre son amour sauveur en la personne de Jésus. Ce qui n’empêche pas de saluer des « semina Verbi » (des « semences » du Verbe de Dieu), voire des « reliquia Verbi » (des « restes » du Verbe) dans d’autres religions que le judéo-christianisme.

    D’autres ambiguïtés se sont introduites dans le récent synode sur l’Amazonie, notamment concernant une certaine vénération de la « Pachamama », de la Terre-Mère. Mais, sur ce point, il faut attendre la publication de l’exhortation post-synodale. On peut espérer que notre pape François y dissipera les ambiguïtés de ce synode.

    Une de ces ambiguïtés concernait précisément la question du célibat sacerdotal dans l’Église catholique latine. À cet égard, en communion avec beaucoup d’autres évêques, que j’invite fraternellement à exprimer eux aussi leur ferme position, je rejoins entièrement la supplique que le cardinal Sarah, en étroite concertation avec Benoît XVI, adresse au souverain pontife. Notre espoir est grand d’être entendus, car le pape François a nettement déclaré son attachement au célibat sacerdotal dans l’Église latine. Mais en envisageant quand même des exceptions… Qui, hélas, comme en d’autres matières, sont rapidement universalisées !

    La supplique exprimée dans le livre en question est donc d’une urgente actualité et parfaitement légitime. Jamais il ne faut « attaquer » le Pape. Il faut, au contraire, toujours respecter sa personne et sa mission. Mais il s’impose parfois et il est toujours permis de le « supplier » et de lui demander des « éclaircissements ». Ce que nous faisons.

    + André LEONARD, archevêque émérite de Malines-Bruxelles. »

    Ref. L’appel de Mgr Léonard à ses frères évêques :  rejoindre la supplique du cardinal Sarah approuvée par Benoît XVI

    JPSC

  • Corée du Sud : le nombre de catholiques a augmenté de 48,6 % au cours des vingt dernières années

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Le nombre de catholiques coréens a augmenté de 48,6 % au cours des vingt dernières années

    17/01/2020

    Au cours des vingt dernières années, la Corée du Sud a enregistré une augmentation record de 48,6 % du nombre de catholiques, selon un rapport publié récemment par l’Institut pastoral catholique de Corée (CPIK). Bien que cette tendance ait fortement ralenti ces derniers temps, la communauté catholique s’est considérablement développée, en passant de 3 946 844 baptisés en 1999 à 5 866 510 en 2018. Sur tous les diocèses de Corée du Sud, celui de Suwon, situé juste au sud de Séoul, la capitale, est celui qui a enregistré la plus forte augmentation avec un taux de 89,1 % entre 1999 et 2018, suivi du diocèse de Daejeon, dans le centre du pays, avec 79,6 %, et celui d’Uijeongbu, au nord de la capitale, avec 78,9 %.

    Selon un rapport publié récemment par l’Institut pastoral catholique de Corée (CPIK), l’Église en Corée du Sud a enregistré le taux d’augmentation record de 48,6 % du nombre de catholiques en vingt ans, entre 1999 et 2018. Ainsi, la communauté catholique sud-coréenne est passée de 3 946 844 baptisés en 1999 à 5 866 510 en 2018. Les diocèses de Suwon, au sud de Séoul, de Daejeon dans le centre du pays, et d’Uijeongbu au nord de la capitale, sont ceux qui ont enregistré la plus forte croissance. Une tendance qui s’est cependant ralentie progressivement pour passer en dessous d’1 % ces dernières années. En comparaison, en 2000 et 2001, le taux annuel d’augmentation était respectivement de 3,2 % et 3,9 %. Il a continué de baisser pour atteindre 2 % en 2009 puis 1,7 % en 2010, avant d’augmenter à nouveau légèrement jusqu’à 2,2 % en 2014, l’année de la visite apostolique du pape François à Séoul. Le taux est finalement passé en dessous d’1 % il y a deux ans.

    Le diocèse de Daejeon, érigé en 1962 et suffragant de l’archidiocèse de Séoul, couvre la province de Chungcheong du Sud et la région métropolitaine de Hongseong, la capitale de la province. Sur 3,8 millions d’habitants, 315 000 sont catholiques, soit un peu plus de 8 % de la population locale. Mgr Lazarus You Heung-sik, évêque de Daejeon depuis 2005 et président de la commission des Affaires sociales de la conférence des évêques de Corée (CBCK), fait part de plusieurs facteurs qui ont contribué à cette croissance dans son diocèse. « En 2014, le pape François a rendu visite à notre diocèse à l’occasion de la 6e Journée asiatique de la jeunesse. Quand une telle grâce est reçue, il faut en faire bonne usage et la faire fructifier. C’est pourquoi nous avons ouvert un synode diocésain le 8 décembre 2015, une date qui coïncidait avec l’ouverture du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde [2015-2016] », explique l’évêque. « Le synode diocésain a duré trois ans et cinq mois, jusqu’au 27 avril 2019. C’était une opportunité d’avancer ensemble, aux côtés des prêtres, de religieux et religieuses, des laïcs et des jeunes. Pour marcher ensemble et nous écouter les uns les autres avec humilité, pour un nouvel éveil de la foi et de la vie chrétienne », ajoute-t-il.

    L’Église de Corée missionnaire en Asie

    « Pour le diocèse, le synode représente un chemin de discernement communautaire dans l’Esprit Saint. Cela a dynamisé l’engagement des catholiques de la région pour l’annonce de l’Évangile. Les chiffres mis à part, la participation des catholiques à la messe dominicale et au sacrement de la réconciliation est importante », se réjouit Mgr Lazarus You. « Pour moi, la période actuelle est très chargée. Le 10 janvier, j’ai célébré l’ordination de neuf prêtres. En parallèle, je me suis également occupé du transfert de 120 curés et vicaires du diocèse – à Daejeon, les premiers servent en paroisse pour un mandat de cinq ans, et les vicaires pour deux ans. Avant de rejoindre leur nouvelle paroisse, ils sont invités à venir me voir pour un entretien personnel », explique-t-il. « Dans notre diocèse, près de 25 % des baptisés prennent part à la liturgie et aux sacrements de façon régulière, soit 5 % de plus que la moyenne nationale. J’y vois les fruits du synode diocésain. » Interrogé sur la raison de la conversion de tant de Coréens au catholicisme, Mgr You estime que « le monde d’aujourd’hui est victime du matérialisme, de la convoitise et de la compétition égoïste ».

    « Tout le monde pense d’abord à soi et veut dépasser les autres. Comment cela peut-il conduire au bonheur et à la paix ? Nous avons besoin de nous concentrer sur la vie communautaire, avec l’amour mutuel comme nouveau commandement », insiste-t-il.  « Quand on marche ensemble, on partage des expériences de foi sans lesquelles il est difficile d’en parler et de l’expliquer. De telles expériences favorisent une vie chrétienne concrète, sur laquelle le pape François insiste tellement. C’est ce qu’il a souligné le 17 novembre, à l’occasion de la Journée mondiale des pauvres. C’est fondamental : il faut chercher et rejoindre les personnes dans le besoin, pas seulement ponctuellement mais au quotidien, et s’intéresser aux besoins des autres. » Forte de cette augmentation du nombre de catholiques, l’Église en Corée est prête à jouer un plus grand rôle pour l’évangélisation en Asie, en se proposant comme soutien des autres communautés catholiques sur le continent asiatique. « Nous essayons toujours d’aider les autres, parce que c’est comme cela que l’on progresse. En donnant, on reçoit d’autant plus. L’Église coréenne est bien consciente de la nécessité de s’ouvrir aux autres pays, aussi bien matériellement qu’en termes de personnes et de missionnaires fidei donum. Nous continuerons sur cette voie ; nous continuerons d’avancer et de progresser de plus en plus. »

    (Avec Asianews, Séoul)

  • Saint Antoine, père des moines

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    saint_26.jpgSource : Missel.free (Voir également le site "Hodie mecum eris in paradisio", notamment pour l'iconographie)

    Antoine, né vers 251 en Haute Egypte, avait dix-huit ans lorsque moururent ses parents, chrétiens à la fortune considérable, qui lui laissaient le soin d'élever sa petite sœur. Observant et pratiquant, il fut un jour vivement frappé par cette invitation de Jésus : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel : viens et suis-moi ! » (Mat, XIX 21). Il obéit, mais fit toutefois une réserve des ressources nécessaires à sa sœur. Bientôt il fut impressionné par une autre parole du Sauveur : « Ne vous mettez pas en peine du lendemain. » (Mat, VI 34). Il se débarrassa de sa réserve, confia sa sœur à une communauté de vierges, et se retira dans une solitude voisine de Qéman, entre Memphis et Arsinoé ; conduit par un vieil ascète, Antoine partagea son temps entre la prière et le travail. Cette demi-retraite ne lui suffit pas longtemps ; quand sa réputation lui amena trop des visiteurs, il se réfugia dans un des anciens tombeaux égyptiens de la montagne où, de temps à autre, un ami lui apportait des provisions. Là commencèrent ses tribulations : le démon lui livrait de furieuses attaques. Un matin l'ami charitable le trouva étendu inanimé sur le sol ; il le rapporta au village où, le croyant mort, on prépara ses funérailles. Antoine reprit ses sens et demanda à être ramené immédiatement dans sa grotte.

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  • La liberté de conscience du pharmacien reconnue ?

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    OBJECTION DE CONSCIENCE : À BERLIN, UN PHARMACIEN OBTIENT GAIN DE CAUSE

    16 janvier 2020

    A Berlin, un pharmacien qui refusait de vendre la pilule du lendemain pour des raisons de conscience a récemment fait l'objet d'une procédure judiciaire engagée par la Chambre des pharmaciens de Berlin. Pour la première fois, un tribunal allemand s'est prononcé sur cette question et a confirmé le droit du plaignant d'agir selon sa conscience concernant la vente de certains produits.

    « C'est une décision encourageante de la Cour. Il s'agit d'une déclaration claire que le pharmacien avait le droit d'agir selon sa conscience et qu'il n'a pas négligé son devoir professionnel en le faisant. Le droit à la liberté de conscience doit inclure le droit d'agir en conséquence. Une société libre repose sur le fait que ses citoyens agissent en toute conscience », a déclaré Felix Böllmann, conseiller juridique d'ADF International.

    Dans toute l'Europe, la loi protège le personnel médical contre la participation à des procédures qui pourraient violer sa conscience, mais les pharmaciens se trouvent parfois dans une impasse quand il s'agit de la protection de leur droit de conscience.

    La chambre des pharmaciens, quant à elle, a jusqu’au 20 janvier pour faire appel de la décision.

    Pour aller plus loin :

  • Unité avec les chrétiens (protestants de préférence) mais pas avec les cathos tradis ?

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    Du site "Paix liturgique" (lettre 729 du 15 janvier) :

    SEMAINE DE PRIÈRE POUR L'UNITE DES CHRÉTIENS … MAIS PAS AVEC LES CATHOLIQUES ATTACHÉS A LA TRADITION ?

    « Puisse chaque Église reconnaître aujourd'hui le mal qu'elle a fait à d'autres chrétiens et en demander humblement pardon, et puisse-t-elle entendre la même demande que d'autres chrétiens lui adressent et, à son tour, leur accorder son pardon ». C’est la prière que la Conférence des Evêques de France nous propose pour la Semaine de l’Unité, qui va de dérouler, comme chaque année, du 18 janvier (jadis, fête de la Chaire de saint Pierre) au 25 janvier (fête de la Conversion de saint Paul).

    La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens fut créée à l’initiative de l’abbé Paul Couturier (1881-1953), prêtre de Lyon, en janvier 1933, pour l'unité de tous les baptisés chrétiens, notamment catholiques, orthodoxes, anglicans, réformés. Après le Concile, la Semaine vit l’organisation de prières communes, parfois même de cérémonies communes. Elle est préparée conjointement par le Conseil œcuménique des Eglises, de Genève, et le Conseil Pontifical pour l’Unité des Chrétiens.

    Sur elle pèse aujourd’hui les ambiguïtés de la définition de l’œcuménisme lors du dernier concile, qui n’est ni l’œcuménisme né au sein du monde protestant, lequel considère qu’aucune Eglise chrétienne ne correspond à la vraie et toute spirituelle Eglise du Christ, ni l’unionisme catholique traditionnel, qui cherchait à réintégrer les chrétiens séparés dans des Eglises unies à Rome. L’œcuménisme issu du Concile est une sorte de transaction : il considère que l’Eglise catholique est la vraie Eglise, mais que les autres Eglises chrétiennes ont cependant une réalité surnaturelle et qu’elles sont des Eglises « imparfaites », avec lesquelles une sorte d’unité progressive est possible. L’œcuménisme comme une sorte de compromis entre l’orthodoxie et l’hétérodoxie.

    Quoi qu’il en soit, l’œcuménisme pratiqué par les instances catholiques vise les autres Eglises chrétiennes, pour préparer avec elles par la prière, le dialogue, les efforts de compréhension et la charité l’unité, aussi mal définie qu’elle soit. La Conférence des Evêques nous invite ainsi à la prière et à la charité pour tous les chrétiens. Ou pour presque tous…

    Balayer non devant, mais derrière sa porte

    Car pourquoi, quand on prétend œuvrer pour l’unité, ne pas chercher d’abord à la retisser à l’intérieur de la maison ? N’y a-t-il pas hypocrisie à déborder de mansuétude et de bons sentiments ad extra, et de ne monter que rejet et exclusion ad intra.

    Dans son livre Les dissensions ecclésiales, un défi pour l’Eglise catholique (Cerf, 2019), l’abbé Pierre-Marie Berthe, dans une perspective très centrée sur la Fraternité Saint-Pie-X, regrette cependant à juste titre le « deux poids, deux mesures » des autorités ecclésiales depuis le Concile, qui ne sont que gentillesse, ouverture et dialogue vis-à-vis des chrétiens séparés, mais dont le fond de l’attitude vis-à-vis des chrétiens traditionnels n’est que méfiance et rejet a priori.

    Et malgré tout, 50 ans d’œcuménisme actif n’ont finalement abouti à aucun résultat concret avec les frères séparés. La seule exception n’en est pas une, puisqu’elle se modèle sur l’ancienne pastorale de l’uniatisme, qui réintégrait en corps, dans l’unité romaine, des Eglises orientales séparées. Il s’agit du retour au catholicisme d’un certain nombre d’anglicans – fort traditionnels au demeurant – organisé par la constitution apostolique Anglicanorum cœtibus de Benoît XVI, du 4 novembre 2009, qui permet, pour ces anglicans devenant catholiques, la création d’ordinariats personnels, des sortes de diocèses un peu semblables aux ordinariats militaires (les sujets ne sont pas les habitants d’un territoire, mais sont une catégorie déterminée de personnes, ici d’anciens anglicans bénéficiant des privilèges liturgiques).

    Quelles sont alors les raisons de l’échec de l’œcuménisme ? Ses ambiguïtés fondamentales assurément, avec notamment cette étrange construction théologique de la « communion imparfaite » (Unitatis redintegratio, n. 3 : « Ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le baptême, se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite avec l’Église catholique »). Selon Unitatis redintegratio, on pourrait être dans la communion catholique partiellement, à 30% (les protestants), 40% (les anglicans), 80% (les orthodoxes), si on nous permet d’exprimer ainsi trivialement les choses Or, la théologie et le magistère antérieur tenaient au contraire que la foi – et donc la communion au Christ et à l’Eglise – ne se divise pas : on a ou on n’a pas la foi, et de la sorte on est ou on n’est pas en communion avec le Christ. Sauf, bien entendu pour ces chrétiens apparemment séparé, mais dont la bonne foi, dont Dieu seul juge, fait qu’ils sont en fait invisiblement catholiques.

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  • "Pas d'harmonie totale entre Benoît XVI et François"

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    L’interview de Sandro Magister : « C’est la fin de la concorde entre les Papes. »

    « Si Benoît XVI est intervenu, c’est parce qu’il croit que la crise de l’Église est désormais grave »

    Pour le Vaticaniste de l' «Espresso» , le livre de Sarah a mis en évidence les profonds contrastes entre les Pontifes: « Désormais, leur coexistence se réduira à une formalité ».

    Maurizio Caverzan - La Verità - 16 janvier 2020 (traduction du site "Benoît et moi")

    C’est l’observateur le plus aigu de ce qui se passe dans les Palais Sacrés, 76 ans, auteur de coups journalistiques comme la publication en avant-première, en mars 2018, de la lettre complète de Joseph Ratzinger, manipulée pour simuler son soutien aux théologiens bergogliens, Sandro Magister tient sur le site de l’Espresso le très suivi blog Settimo cielo, publié en quatre langues. Nous nous sommes adressés à lui pour éclairer les faits de ces jours et comprendre comment peut continuer la coexistence entre les deux Papes après la publication tortueuse du livre sur le célibat des prêtres, publié hier en France et attendu pour la fin du mois en Italie.

    Quelle idée vous êtes vous faite de l’essai « Des profondeurs de nos coeurs » écrit par le Cardinal Robert Sarah et Benoît XVI ?

    2019 a été une année clé pour ce que nous appelons, pour simplifier, la coexistence des deux Papes. Parce qu’au cours de cette dernière année, le Pape émérite a décidé de sortir au grand jour sur les questions brûlantes du Magistère et de la pastorale ecclésiastique. En avril dernier, il a confié à un mensuel allemand les Notes sur les scandales d’abus sexuels, dans lesquelles il esquissait une cause de la crise de l’Eglise différente de celle proposée par François. Aujourd’hui, il a décidé de publier une réflexion sur le célibat sacerdotal avant que François ne prononce son Exhortation sur le Synode de l’Amazone. S’il a choisi de rompre le silence qu’il s’était imposé au moment du renoncement, c’est parce qu’il considère la situation de l’Eglise aujourd’hui particulièrement grave ».

    Une situation qui rend « impossible de se taire », comme l’ont écrit les auteurs du livre en citant saint Augustin ?

    Exactement. Un choix qui rappelle celui des grands moines antiques qui, voyant la vie de la communauté en danger, ont abandonné l’isolement pour les secourir. Ainsi, aujourd’hui, le Pape émérite quitte sa position de retraite et de prière pour accompagner l’Eglise de sa voix autoritaire dans un moment de grande incertitude.

    L’affaire fait exploser l’anomalie des deux Papes : est-il urgent de réglementer l’action et la parole de Benoît XVI ?

    Effectivement, ces deux événements récents ont mis en évidence quelque chose de non résolu. La coexistence des deux Papes, l’un régnant et l’autre émérite, est un primum absolu. La figure du Pape émérite n’a pas de codification canonique et est inventée par celui qui l’est pour la première fois. Lequel, au moment de son abdication, a laissé dans le vague les directives relatives aux domaines de son action, montrant qu’il pouvait se comporter de manière originale et créative ».

    Il avait promis une position de retrait et de prière, alors qu’il a récupéré une présence différente?

    La plupart du temps sur des sujets cruciaux. Il ne faut pas oublier que Benoît XVI a attribué la cause des abus sexuels à la perte de la proximité de Dieu d’une grande partie de l’Église, alors que pour François la cause est le cléricalisme. Quant au célibat des prêtres, Ratzinger trouve même son fondement théologique dans l’Ancien Testament, pour lequel le dévouement total à Dieu est incompatible avec un autre dévouement absolu tel que celui requis dans le mariage.

    Certains observent que le célibat des prêtres n’est pas un dogme mais un choix récent de l’Église.

    Ce n’est pas la pensée de Benoît XVI. Il avertit que toucher ce point pivot n’est pas simple car il fonde l’état ontologique du consacré à Dieu ».

    La publication de ce texte est-elle une forme de pression sur le Pape François qui est sur le point de promulguer l’Exhortation du Synode sur l’Amazonie? Quelqu’un a aussi parlé d’interférence dans son Magistère.

    Je crois qu’il doit être compris comme un signal d’alarme lancé par des personnalités de grande autorité, Benoît XVI en particulier, pour attirer l’attention sur la gravité de la décision qui va être prise. Si une ‘fente’ s’ouvre pour l’Amazonie, à terme elle sera valable pour toute l’Eglise.

    Après le retrait de la signature sur la couverture et le choix de préciser que le livre est publié « avec la contribution » de Benoît XVI, on se demande comment le Pape émérite a pas pu ne pas savoir qu’il participait à une publication à double signature.

    Même si l’on peut admettre que le Pape émérite n’avait pas de notions précises sur la forme éditoriale de la publication, le fond de sa pensée ne laisse cependant aucune place à l’interprétation. Et il ne laisse aucun doute sur le fait qu’il a voulu participer à ce livre avec un texte qui lui est propre, et en lisant et en approuvant toutes les autres parties de la publication, comme le démontrent ses lettres rendues publiques par le Cardinal Sarah.

    Selon vous, qu’écrira le Pape François dans le document sur le Synode?

    Pour ce que j’en ai vu durant ces sept années de pontificat, je ne serais pas surpris s’il ouvrait une ‘fente’ aux prêtres mariés, peut-être dans une note de bas de page. D’une part, il pourrait confirmer la doctrine actuelle en général, d’autre part, il pourrait permettre des exceptions qui seront abordées avec des pratiques plus ou moins désinvoltes. C’est ce qui s’est passé pour la doctrine du mariage après le Synode sur la famille.

    Cela se produira-t-il aussi sur le célibat ecclésiastique ?

    Ce ne sont pas les indices qui manquent. Au retour du voyage au Panama, s’adressant aux journalistes dans l’avion, le pape Bergoglio a cité et partagé l’expression de Paul VI:  » Je préfère donner ma vie avant de changer la loi du célibat sacerdotal ». Mais après cette phrase, il se réfère à des situations particulières dans les îles du Pacifique et cite comme intéressant un livre du théologien allemand Fritz Lobinger, devenu évêque en Afrique du Sud, en faveur de l’ordination d’hommes mariés et defemmes, à qui confier la seule tâche d’administrer les sacrements, sans les deux autres fonctions, l’enseignement et le gouvernement, qui sont inextricablement liées au sacerdoce.

    Pourquoi devrions-nous craindre une exception ?

    Parce qu’une exception autorisée en Amazonie ou dans quelque île du Pacifique deviendrait bientôt la règle dans une Église catholique comme celle d’Allemagne, parmi les plus dévastées au monde à cause du déclin des fidèles et de la foi et pourtant curieusement considérée par le Pape François comme l’avant-garde du renouveau ecclésial.

    Dans l’Église orthodoxe, il y a toujours eu des prêtres mariés.

    En attendant, dans l’Église orthodoxe, les évêques sont seulement célibataires. De plus, dans le livre, Ratzinger rappelle que l’Eglise universelle des premiers siècles prévoyait des ministres mariés, mais que ceux qui étaient ordonnés devaient cesser d’avoir des relations avec leurs épouses. Ensuite, lors de l’ordination sacerdotale, seuls les célibataires étaient admis.

    La pénurie de vocations n’est-elle pas une raison suffisante pour admettre des hommes mariés « âgés » à la foi éprouvée?

    Dans l’Eglise naissante aussi, les vocations étaient rares et pourtant le christianisme s’est épanoui malgré tout. Les communautés catholiques du Japon ont survécu héroïquement pendant 250 ans sans un seul prêtre. Ce fut le cas pour de nombreuses communautés cachées dans le monde. Il y a des moyens de compenser l’absence des prêtres.

    Par exemple ?

    Le dimanche, là où personne ne peut célébrer l’Eucharistie, les laïcs peuvent lire les lectures, réciter le credo et distribuer les hosties consacrées et conservées depuis la dernière fois que le prêtre est venu. C’est une pratique qui n’est pas si différente de celle qui est adoptée en apportant la communion aux malades.

    Les partisans de l’ouverture aux prêtres mariés observent que les apôtres avaient tous une femme et des enfants.

    Pas tous. L’apôtre Paul était célibataire. Et bien sûr, Jésus l’était. Quitter la maison et la famille pour suivre Jésus n’était pas une métaphore mais la réalité. Jésus admirait ceux qui, s’identifiant pleinement avec lui « devenaient eunuques pour le royaume des cieux ».

    Dans les lettres exhibées par le Cardinal Sarah, Benoît XVI approuve la forme de publication prévue. Le retrait de la signature est-il dû à des pressions, ou à quelque chose d’autre?

    Les mots parlent clair. L’adhésion du Pape Benoît XVI est évidente. Il n’y avait rien qu’il ignorait. La polémique est née des partisans du pape François pour minimiser la portée du livre et peut-être d’une certaine fragilité de l’archevêque Georg Gänswein, secrétaire du pape Benoît XVI et préfet de la maison papale, pour résister à de telles pressions.

    En mars 2018, lorsque l’instrumentalisation de Ratzinger pour soutenir la publication de certains textes de théologiens bergogliens est devenue évidente, le Préfet du Secrétariat pour les Communications, Mgr Dario Viganò, a démissionné. Quelles seront les conséquences cette fois-ci?

    Je ne pense pas qu’il y en aura. Il n’y a pas de bouc émissaire. Le Cardinal Sarah sera peut être démis de ses fonctions de Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin à l’âge de 75 ans. Il y a un contraste flagrant entre sa position et celle du pape François. Mais dans l’Église, cela ne devrait pas surprendre car les contrastes ont toujours été présents, y compris pendant les pontificats de Benoît XVI, de Jean-Paul II et de Paul VI.

    À votre avis, y a-t-il un lien entre ces deux événements ?

    La similitude est dans la vaine tentative de montrer l’harmonie totale entre Benoît XVI et François.

    Comment la coexistence entre eux pourra-t-elle se poursuivre ?

    Je crains qu’elle ne se réduise de plus en plus à des formalités. Aujourd’hui, les distances sont plus évidentes que ce qu’on aurait pu prévoir immédiatement après l’abdication de Benoît XVI et l’ascension de François. Un motif de plus pour la difficulté objective de la coexistence entre les deux Papes, jamais expérimentée auparavant.

    Quelle est votre évaluation du pontificat de Bergoglio ?

    C’est un pontificat qui met en marche des processus, multipliant les options, mais sans les orienter en même temps. A plusieurs reprises, François a dit que le pasteur ne se place pas tant devant ou au milieu du troupeau, mais derrière, car le troupeau sait déjà où aller. Franchement, cela me semble une dévalorisation du rôle de leadership confié à l’origine au successeur de Pierre, à partir du Nouveau Testament.

  • Jean-Marie Guénois (Le Figaro) : Benoît XVI démontre que l’Eglise a toujours voulu le célibat sacerdotal

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    Les astuces et les notes de bas de page pour dire « en même temps » une chose et son contraire, ce n’est pas le genre de Benoît XVI dont, faut- il le rappeler, la devise :  « cooperatores Veritatis », (coopérateurs de la Vérité) illustre parfaitement le témoignage que le cardinal Sarah et lui apportent dans le livre qui provoque  aujourd’hui l’ire de l’establishment « bergoglien »

    Et alors ?  Une raison de plus de l’acquérir de toute urgence.

    Ref. Jean-Marie Guénois: “Benoît XVI démontre que l’Eglise a toujours voulu le célibat sacerdotal”

    JPSC

  • Joseph Hollanders, un oblat belge de 83 ans, a été assassiné en Afrique du Sud

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    De Kerknet.be :

    L'Oblat flamand Joseph Hollanders tué en Afrique du Sud

    15 JANVIER 2020

    Dans sa maison de Bodibe, près de Lichtenburg en Afrique du Sud, l'oblat flamand Joseph Hollanders (83 ans) a été retrouvé assassiné dimanche.

    Joseph - Jeff pour ses innombrables amis sud-africains - Hollanders (83 ans), un oblat flamand qui travaillait comme missionnaire en Afrique du Sud depuis plus d'un demi-siècle, a été retrouvé assassiné dimanche dans sa maison de la ville de Bodibe, à proximité de Lichtenburg, au nord-ouest du pays. On a probablement été voler dans sa maison; ça s'est produit peu de temps après son retour chez lui après la célébration du dimanche. Après une récente vague de cambriolages dans le village, il avait lui-même pris des mesures de sécurité. Le missionnaire flamand avait informé l'évêque Victor Phalana de Kerksdorp lors de sa visite en décembre.

    "Les agresseurs devaient savoir qu'il était particullièrement vulnérable le dimanche, dans l'après-midi, explique l'évêque Mgr Phalana. Il venait probablement de rentrer de la messe du dimanche. Comment on doit être corrompu pour attaquer un vieil homme sans défense comme Jeff. Tout le monde sait qu'il n'avait pas d'argent, qu'il était au service d'une communauté pauvre. Il a utilisé chaque centime qu'il possédait pour ses ouailles. Il devait tout donner!"

    Un villageois qui avait rendez-vous avec le père Hollanders l'a trouvé lundi matin. Son corps ne portait aucune trace visible de blessure. Mgr. Phalana soupçonne qu'il est décédé d'une crise cardiaque ou d'une strangulation. "Quel grand cœur avait cet homme! Il était plein de vie, d'énergie et de dévouement. Il m'a dit qu'il se sentait en sécurité parce qu'il était très impliqué dans la communauté. Sa communauté faisait partie de sa vie. Notre pays a atteint un point où il n'y a plus de respect pour la vie, l'Église ou un homme de Dieu vieux et sans défense."

    Joseph Hollanders a été emmené à l'église de Bodibe mardi, où un service de deuil a eu lieu. Les funérailles auront lieu le mercredi 22 janvier à 10 heures dans la cathédrale du Christ Sauveur de Klerksdorp, où il sera également enterré.

    Joseph Hollanders est né le 4 mars 1937 à Meeuwen dans le Limbourg. Le 8 septembre 1958, il fait le premier vœu de religieux des Oblats. En 1963, il a été ordonné prêtre et le 31 janvier 1965, il est parti pour l'Afrique du Sud. Il y a travaillé à divers endroits dans la province du Nord-Ouest. Les deux dernières années, Jef a vécu et travaillé à Bodibe. Bodibe est une ville d'environ 25 000 habitants avec une population exclusivement noire. C'est une région très pauvre. Il n'y a pas d'industrie, le chômage est donc élevé. Les jeunes n'ont guère de perspectives d'avenir et la pauvreté est élevée dans de nombreuses familles. Le crime sévit dans la région, principalement en raison du problème des drogues et de l'alcool.

    Source: famille MaroelaMedia / Hollanders

  • Le livre à quatre mains de Benoît XVI et du cardinal Sarah cartonne en librairie

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    De Christophe Henning sur le site du journal La Croix :

    Le livre de Benoît XVI et du cardinal Sarah est déjà un succès de librairie

    Depuis le mercredi 15 janvier au matin, les clients défilent sans discontinuer à « La Procure » à Paris pour acheter le livre signé du cardinal Sarah… et de Benoît XVI. La polémique sur la participation du pape émérite à ce texte attise la curiosité pour un sujet sensible : le célibat des prêtres.

    Le livre « Des profondeurs de nos cœurs » se vend, dès ce mercredi matin, presque comme… des petits pains. En décembre, l’ouvrage est présenté « sous X » par les représentants des éditions Fayard : la pratique est courante en ce qui concerne les « livres événement ». Reste aux libraires à tenter le coup, ou pas. Fin 2019, rien ne filtre sur les auteurs du livre mystère. Fort des conseils, le directeur de la librairie La Procure à Paris réserve 300 exemplaires. Dimanche 12 janvier au soir, apprenant les noms de coauteurs, il lance immédiatement une commande supplémentaire.

    Deux grandes signatures

    « Un livre avec les noms de Benoît XVI et du cardinal Sarah allait évidemment susciter un grand intérêt de nos clients », explique Jean-Baptiste Passé. Sur le podium en tête des ventes de la librairie non loin de Saint-Sulpice, trois noms : le pape François, le frère Adrien Candiard et… le cardinal Sarah. Aux personnalités des auteurs s’ajoute le thème du livre : « Le célibat des prêtres est un sujet particulièrement sensible, nul doute que ce texte publié par deux grandes signatures allait alimenter le débat ! », se réjouissait le libraire.

    Et voilà qu’éclate la polémique : quelle est la part du pape émérite dans cet ouvrage ? « S’il y a eu usurpation, c’est très grave », reconnaît Jean-Baptiste Passé qui pressent ce que la profession appelle un « hot book ». L’imbroglio autour de l’ouvrage s’est développé dès lundi aux premières heures, jusqu’à tard mardi, veille de la sortie du livre. À l’issue des allers-retours entre Rome et l’éditeur parisien, plusieurs éléments de présentation seront modifiés dans les prochaines impressions, mais rien n’empêchait la commercialisation à la date prévue. « Il n’y a eu ni action en référé devant la justice, ni rappel de l’éditeur, insiste le libraire. Au-delà de la polémique, le contenu du livre peut nourrir la réflexion. » Et les livres se vendent, dès ce mercredi matin, presque comme… des petits pains.

    La prochaine exhortation apostolique

    C’est d’ailleurs une attente forte des clients autour des questions clivantes dans l’Église aujourd’hui : le statut du prêtre, les questions éthiques, la lutte contre les abus… En l’espèce, « les lecteurs ont envie de savoir ce que dit le pape émérite ou l’un des cardinaux les plus en vue au Vatican. Ils cherchent à se positionner alors que deux camps nettement polarisés s’affrontent… »

    La prochaine pièce au dossier sera l’exhortation post-synodale du pape François, attendue avec impatience et qui sera, elle aussi, un succès de librairie. « Le débat sur le fond est légitime, poursuit Jean-Baptiste Passé. Il y a une saine curiosité à s’intéresser au livre. La polémique sur la forme est détestable et jette la suspicion sur le livre. »

    Quarante-huit heures après le lancement du livre Des profondeurs de nos cœurs, on finit par savoir quels sont les passages de Benoît XVI et ce qui relève davantage de la plume du cardinal Sarah. Mais le mal est fait (?!). « Nous avons besoin de textes forts, qui font avancer, dont l’autorité est incontestable, un vrai souffle pour l’Église », souligne Jean-Baptiste Passé. Par exemple ? Le libraire n’hésite pas une seconde : « L’encyclique Laudato Si est un modèle. »

    Des profondeurs de nos cœurs, Benoît XVI, Cardinal Robert Sarah, Fayard, 178 p., 18 €.

    capture d'écran : chez Amazon, "Des profondeurs de nos coeurs" est numéro un des ventes :

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  • Portes Ouvertes vient de publier l'Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2020 : sombre tableau !

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    Du site de "Portes Ouvertes" :

    CE QU’IL FAUT RETENIR DE L’INDEX 2020

    LES TENDANCES DE LA PERSÉCUTION AUJOURD'HUI

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    1 - L’Afrique de l’Ouest devient le nouveau foyer brûlant du terrorisme islamique

    • Le Burkina Faso, le Niger et le Cameroun entrent dans le classement. En Afrique, 1 chrétien sur 5 est fortement persécuté. La persécution y a augmenté de 2,4 % par rapport à l’année précédente et de 5,1 % si l’on considère uniquement les pays d’Afrique de l’Ouest. 
    • Cette tendance risque de s’aggraver dans les années qui viennent quand on considère le nombre de pays africains à la porte de l’Index 2020 (15 pays sur 23 où la persécution est déjà élevée). L’extrémisme islamique est le mécanisme de persécution prévalant dans ces pays.

    2- En Asie du Sud et du Sud-Est, la liberté de religion mise en danger par la violence islamiste et par les États

    • L’influence de l’idéologie islamique radicale a émergé lors d’attentats contre des églises remplies de monde. On pense particulièrement au Sri Lanka (200 chrétiens morts à Pâques) et aux Philippines (qui ne figurent pas dans l’Index 2020) où 20 personnes sont mortes et plus de 100 ont été blessées dans la cathédrale de Jolo.
    • En Chine et en Inde, de nouvelles lois refrénant la liberté religieuse ainsi que l’utilisation croissante de la technologie biométrique et de l’intelligence artificielle est un danger supplémentaire pour les chrétiens. En Chine, le nombre d’églises ciblées explose (5 576 contre 171 l’année précédente).

    3- Au Moyen-Orient, la persécution systémique confirme son emprise alors que le christianisme risque de disparaître

    • La plupart des pays de ces régions présents dans l’Index 2020 montent ou restent au même niveau de persécution. Les chrétiens y sont discriminés dans leur vie quotidienne (accès à l’éducation, à l’emploi, à un lieu de culte…).
    • Le nombre de chrétiens en Irak est passé de 1,5 million en 2003 à environ 202.000 de nos jours: soit une baisse de 87 % sur une seule génération. Les chrétiens de Syrie, épuisés par neuf ans de conflits, ne sont désormais plus que 744.000 contre 2,2 millions avant le début de la guerre.

    LES 5 PAYS OÙ LES CHRÉTIENS SONT LE PLUS PERSÉCUTÉS

    Tout découvrir de ce rapport sur le site de Portes Ouvertes

  • Loi bioéthique en France : l'archevêque de Paris tape du poing sur la table

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    Communiqué de Mgr Michel Aupetit sur le projet de loi bioéthique (source)

    15 janvier 2020

    « Si nous nous taisons, les pierres crieront » (cf. Lc 19, 40).

    Après avoir commencé à détruire la planète, allons-nous laisser défigurer notre humanité ? Qui osera élever la voix ?

    À l’heure de l’examen par le Sénat du projet de loi bioéthique, une prise de conscience est urgente. Depuis des années, nous nous engageons toujours plus avant vers une dérive mercantile de pays nantis qui se payent le luxe d’organiser un trafic eugéniste avec l’élimination systématique des plus fragiles, la création d’embryons transgéniques et de chimères.

    Comment se fait-il que notre société si soucieuse, à juste titre, du respect de l’écologie pour la planète, le soit si peu quand il s’agit de l’humanité ? Tout est lié.

    Je le répète une fois encore : l’enfant est un don à recevoir, pas un dû à fabriquer. L’absence d’un père est une blessure que l’on peut subir, mais il est monstrueux de l’infliger volontairement.

    Comme vient de le rappeler le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, il faut garantir au nom de la liberté le droit à l’objection de conscience dans ces domaines.

    Il est encore temps pour le législateur de se ressaisir, d’oser dépasser les postures idéologiques et pour tous les citoyens de faire entendre la voix du bon sens, de la conscience et de la fraternité humaine.

    +Michel AUPETIT
    Archevêque de Paris