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BELGICATHO - Page 8

  • L'esclavage en Lybie et l'éclairage de l'Eglise

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    D'Odilon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau (24 novembre) :

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Esclavage en Libye, les lumières de l’Église.

    Un reportage de CNN sur la Libye, diffusé le 14 novembre, a montré que l’esclavage n’était pas une pratique disparue. Certains migrants qui essayent de rejoindre l’Europe sont capturés et vendus, les hommes pour des travaux forcés, les femmes comme objets sexuels.

    Le problème de l’esclavage est lié à la mentalité, au rapport à l’autre, à une certaine vision de l’Homme. Si la particularité de l’Homme est bien d’être cette créature « capax Dei », son rapport à Dieu, qu’il y croie ou pas, le façonne. La religion a donc un impact très important sur les mentalités. Ainsi en Europe, le christianisme, en enseignant que l’homme est créé à l’image de Dieu, a permis la reconnaissance d’une égalité de dignité entre tous les hommes.

    En Libye, la population est constituée à 97 % de musulmans selon la CIA. Or, dans l’Islam, la place de la liberté est très différente. La traduction courante du mot Islam est d’ailleurs « soumission ». L’approche de l’esclavage est donc sans comparaison avec la vision chrétienne. Il y est beaucoup plus toléré, voire accepté.

    En effet, cette position chrétienne sur l’esclavage est conforme au message du Christ « aime ton prochain comme toi-même ». Il aura pourtant fallu 1500 ans pour que l’esclavage soit condamné, c’est dire combien cette évolution a été lente.

    Dès la lettre aux Galathes de Saint Paul, l’Église dégage la stricte égalité entre tous les hommes devant Dieu, « il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. » (Ga 3, 28).

    Lors des conciles nationaux des VI et VII siècles, l’Église met en place les premières avancées majeures sur le sujet : l’interdiction de mise à mort de l’esclave, le droit d’asile par l’Église de l’esclave menacé de mort et la reconnaissance de l’affranchissement comme un acte pieux.

    C’est le 13 janvier 1435 que le pape Eugène IV publie la première encyclique sur le sujet, Sicut Dudum. À l’époque, des indigènes des îles Canaries avaient été dépossédées de leurs biens et réduits à l’esclavage. Le pape a donc déclaré que tous ceux qui avaient asservis des indigènes et ne les libéraient pas seraient frappés d’excommunication.

    Deux bulles papales de Nicolas V, Dum Diversas (1452) et Romanus Pontifex (1455), accordées au roi du Portugal, donnent l’autorisation à celui-ci d’attaquer les Sarrasins, de les réduire en servitude et de confisquer leurs biens. Ces deux bulles, en autorisant brièvement l’asservissement d’hérétiques, sont une parenthèse dans l’histoire de l’Église, entre l’encyclique Sicut Dudum et la lettre apostolique Rubicensem de Pie II en 1462. Dans cette dernière, le pape qualifie l’esclavage de « grand crime ».

    En 1537, le pape Paul III, par la lettre apostolique Veritate Ipsas, reconnaît les Amérindiens comme hommes, qui, en tant que tels, ne peuvent être dépossédés de leurs biens ou réduits en esclavage. Cette lettre est suivie de la bulle Sublimis Deus. Ce dernier texte concerne les Amérindiens « et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts ».

    Le 3 décembre 1839, Grégoire XVI dénonce le retour de l’esclavage par la bulle In Supremo Apostolatus :

    « Désireux d’éloigner cette infamie si grande de tous les territoires des chrétiens [...] en vertu de l’autorité apostolique, Nous avertissons tous les fidèles chrétiens […] que personne désormais n’ait l’audace de tourmenter injustement des Indiens, des Nègres et d’autres hommes de cette sorte, de les dépouiller de leurs biens ou de les réduire en esclavage. »

    Quelques années plus tard, Léon XII, dans ses encycliques In Plurimis (1888) et Catholicae Ecclesiae (1890), rappelle l’interdiction de l’esclavage, insistant sur la contradiction entre celui-ci et le respect de la dignité humaine.

    Il aura fallu plusieurs siècles pour que l’Église condamne définitivement l’esclavage tel qu’il était alors compris (asservissement par la contrainte physique). Cette condamnation a été rendue possible par l’organisation hiérarchique de l’Église, par la figure du pape, mais aussi et surtout par la Révélation et tout le travail de recherche de la vérité mené par les théologiens.

    En Libye la solution ne peut pas être simplement une intervention physique qui traiterait les maux mais pas les causes. L’impact sur le terrain stopperait la traite mais sans changement de mentalité, le risque persisterait que ces méthodes surgissent de nouveau. La solution à long terme ne peut passer que par l’évangélisation et la propagation du message du Christ au plus grand nombre. Alors vraiment il n’y aura plus « ni esclave ni homme libre ». 

  • Une nouvelle église aux Emirats Arabes Unis

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    De l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Émirats Arabes unis : Autorisation pour une nouvelle église

    Publié le 21 novembre 2017

    Marc Fromager, directeur de l’AED, est de retour des Émirats Arabes Unis. Dans cette interview avec l’AED, il nous livre des informations sur la vie de l’Église locale et revient sur la visite du Patriarche Bechara Rai en Arabie Saoudite, pays voisin des Émirats. 

    Marc Fromager, vous rentrez des Émirats Arabes Unis. Quelle est l’atmosphère là-bas? 

    C’est un pays étonnant où plus de 80% de la population est étrangère. Ces expatriés n’ont pas vocation à rester et leur présence est sévèrement contrôlée. La majorité provient d’Asie avec de forts contingents de la péninsule indienne mais aussi des Philippines. Parmi eux, on compte un certain nombre de chrétiens, ce qui fait que les 8 paroisses catholiques du pays sont totalement débordées : il y a tout simplement trop de fidèles à vouloir assister aux messes.

    En soi, c’est bien sûr une bonne nouvelle même si on aimerait bien qu’il y ait l’autorisation pour au moins quelques églises supplémentaires. Mgr Paul Hinder, le Vicaire apostolique pour l’Arabie Sud, m’a justement confié qu’un nouveau lieu pour une église venait d’être autorisé, ce dont il se réjouissait bien sûr.

    Collée à son évêché à Abu Dhabi (la capitale des E.A.U.), il y a une grande mosquée et lorsqu’il y a l’appel à la prière, on ne s’entend plus du tout. Cette mosquée est nommée Marie, Mère de Jésus! Étonnant, non?

    –    La péninsule arabique connaît actuellement une certaine agitation, notamment en Arabie Saoudite. Les E.A.U. en sont-ils affectés ?

    Les deux pays sont liés, ne serait-ce que par leur intervention au Yémen et plus généralement par une forme d’appréhension à l’encontre de l’Iran. Ce qui se passe chez leurs voisins saoudiens a forcément un impact sur les émiratis, d’autant que l’onde de choc est à la fois économique, politique et religieuse.

    Sur ce dernier point, la virulence avec laquelle le prince héritier saoudien a critiqué le wahhabisme ne pourra pas ne pas avoir de conséquences sur la scène religieuse de la péninsule.

    –   Justement, quel sens donner à la visite historique du Patriarche maronite Bechara Rai en Arabie Saoudite?

    Cette visite est évidemment liée aux événements qui se déroulent au Liban et notamment la démission surprise du Premier Ministre le 4 novembre dernier, derriere laquelle il est difficile de ne pas voir la main saoudienne. Le Patriarche n’est pas uniquement le chef des maronites mais une réelle autorité politique au Liban et c’est sous cet angle qu’il faut sans doute comprendre ce déplacement. Il n’en demeure pas moins qu’il est une des principales figures du christianisme au Moyen-Orient et que cette visite constitue une première.

    –    Quelles sont les conclusions de cette visite ? peut-on espérer une ouverture vers la liberté religieuse ?

    Certains y ont vu ou ont cru pouvoir interpréter que cette visite annonçait une probable prochaine autorisation de construction d’une église en Arabie Saoudite – il n’y en a aucune en dépit de plus de 2 millions de chrétiens dans le pays – mais sans doute est-il encore trop tôt pour arriver à ce genre de conclusion. En réalité, rien n’a été officiellement annoncé et le fait que la nouvelle ait largement circulé ne confirme en rien son authenticité.

    Quant à une éventuelle évolution de la situation religieuse à l’intérieur du pays, qui vivra verra! L’ambition de MBS (Mohammed ben Salmane Al Saoud, le prince héritier) sur ce sujet semble aussi vaste que sur d’autres sujets – reformes économiques et politique étrangère – mais attendons d’abord d’en voir l’application concrète. Quoiqu’il en soit, nous vivons une époque passionnante ! Espérons qu’elle puisse être constructive et porteuse de paix dans cette région sous tension permanente.

  • 2 décembre : Veillées pour la Vie à Bruxelles et Namur

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  • Comprendre l'anthropologie chrétienne avec Cyril Brun

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    D'InfoCatho.fr :

    Comprendre l’anthropologie chrétienne

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    Dans un entretien présentant deux de ses ouvrages, Cyril Brun revient sur l’anthropologie chrétienne.

    30 minutes pour comprendre…

     

  • Les saints martyrs du Viêt-Nam (24 novembre)

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    D'Evangile au Quotidien :

    Saints Martyrs du Viêt-Nam

    André Dung Lac, prêtre et ses compagnons martyrs entre 1745 et 1862

    Martyrologe Romain : Mémoire des saints André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Viêt-Nam : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine. Parmi eux, huit évêques, un grand nombre de prêtres et une foule considérable de laïcs chrétiens des deux sexes, de toute condition, de tout âge, qui ont tous préféré souffrir l’exil, la prison, les tortures et enfin les derniers supplices plutôt que de fouler aux pieds la croix et faillir à la foi chrétienne.

    L'église au Vietnam fécondée par le sang des Martyrs

    L'œuvre de l'évangélisation, entreprise dès le début, du XVIème siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. À l'heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de vingt-cinq (dix au Nord, six au Centre et neuf au Sud). Les catholiques sont environ six millions (presque 10% de la population).

    Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l'évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Viêt-Nam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l'œuvre apostolique et ont d'un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L'histoire religieuse de l'Église du Viêt-Nam enregistre qu'il y a eu en tout cinquante-trois décrets, signés par les Seigneurs Trinh et Nguyen et par les Empereurs qui, du XVIIème au XIXème siècles, ont promulgué contre les chrétiens des persécutions plus violentes les unes que les autres. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Viêt-Nam.

    Au cours des siècles, ces martyrs de la Foi ont été ensevelis d'une manière anonyme, mais leur mémoire est restée vivante dans l'esprit de la communauté catholique. Dès le début du XX siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes - dont les épreuves sont apparues les plus cruelles - ont été choisies et élevées aux honneurs des autels.

    Ils furent tous canonisés en même temps par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005)le 19 juin 1988, lors d'un de ses voyages en Asie, et déclarés Patrons du Viêt-Nam le 14 décembre 1990.

    Ces Saints peuvent être classés comme suit :

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  • Le nombre de catholiques latino-américains a baissé de 13%

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    D'AlterInfos.org :

    AMÉRIQUE LATINE - Plus de 60% de la population continue à se déclarer fidèle à l’Église catholique

    La Civiltà Cattolica Iberoamericana

    La dernière enquête Latinobarómetro donne un aperçu de l’évolution de la religiosité latino-américaine. Texte publié par Religión digital le 7 juillet 2017.

    Bien que le nombre de catholiques ait chuté ces dernières années, l’Amérique latine reste profondément croyante, avec plus de 60% de la population qui se déclarent fidèles de l’Église catholique, même s’ils ne le sont pas tous au même degré.

    Quoique le nombre de catholiques ait baissé dans le continent, passant de 80% à 67% – selon un rapport du Latinobarómetro [1] présenté l’année dernière – il n’en reste pas moins qu’à l’heure actuelle plus de la moitié de la population continue à suivre l’Église de Rome avec à sa tête le Pape François.

    Cela est particulièrement notable au Paraguay, qui compte 88% de fidèles, ou en Équateur, avec 81% de fidèles. Ce sont les deux pays qui comptent le plus grand nombre de croyants catholiques, suivis de près par le Mexique et le Venezuela, avec 79%, même si d’autres études (comme celle du centre de recherches Pew, aux États-Unis) situent aussi à ce rang la Colombie. Le cas du Mexique mérite une mention à part, car le nombre de catholiques non seulement n’y a pas baissé, mais a augmenté légèrement.

    Même si 13% de diminution est un chiffre à prendre en compte, l’opinion majoritaire chez les experts est une préoccupation moindre concernant l’Amérique, qui continue aujourd’hui d’être l’un des fiefs les plus notables de la religion catholique.

    Le plus curieux de l’affaire est peut-être que la grande majorité de ceux qui abandonnent la religion catholique ne le font pas pour devenir athées ou agnostiques (quelque chose qui paraît survenir uniquement dans deux pays, l’Uruguay et le Chili), mais se convertissent à d’autres religions, dans la plupart des cas à l’Église évangélique.

    De fait, les protestants ont augmenté dans la même mesure que le nombre de catholiques diminuait, ces protestants étant en outre plus pratiquants et plus confiants en leur institution. Au Brésil, par exemple, ils sont désormais la religion majoritaire. Curieusement, la religion qui ne cesse de stagner parmi les Latino-Américains est celle qui croît le plus rapidement dans le monde : l’Islam. Tandis que pour l’année 2050 on estime que le nombre de musulmans aura augmenté de 73% dans le monde, devenant la religion avec le plus grand nombre de fidèles, en Amérique latine elle aura seulement conquis 13% de la population.

    Au milieu de ces chiffres se détache la figure du Pape François, Jorge Mario Bergoglio, car de nombreux experts considèrent que le travail du Saint Père argentin a beaucoup freiné la perte de fidèles dans le monde entier (thème qui le préoccupe, comme lui-même le reconnaissait devant nous). Ses projets de flexibiliser la posture de l’Église sur des questions comme le mariage, l’homosexualité, le sacerdoce des femmes, le divorce ou la contraception, sont en syntonie avec cet objectif public, contraire dans une large mesure à la rigidité dogmatique établie traditionnellement depuis le Vatican.

    - Dial – Diffusion de l’information sur l’Amérique latine – D 3432. 

    - Traduction d’Annie Damidot pour Dial. 

    - Source (espagnol) : Religión digital, 7 juillet 2017.

    En cas de reproduction, mentionner au moins l’auteur, la traductrice, la source française (Dial) et l’adresse internet de l’article.

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    [1Le Latinobarómetro est une ONG qui réalise des sondages d’opinion dans 18 pays d’Amérique latine. Elle a son siège au Chili – NdT.

  • Les attaques contre les églises orthodoxes : une pratique habituelle des autorités albanaises

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    278401.p.jpgDe Jivko Panev sur le site "Orthodoxie.com" :

    Les autorités albanaises imposent l’entrée payante pour certaines églises orthodoxes

    Les autorités albanaises imposent l’entrée payante pour certaines églises orthodoxes. Dans le cadre de la campagne d’éradication de la minorité grecque en Albanie,  quelques monastères et églises « monuments archéologiques » ont décrété que leur accès serait désormais payant. Après la destruction de la chapelle Saint-Athanase à Drymades (au début de 2016), les autorités albanaises prennent des mesures restrictives à l’égard de l’Église orthodoxe en Albanie. Sur le site de l’Institut du patrimoine culturel du ministère albanais de la culture, il est mentionné que dans la province d’Avlon sont introduits des « billets spéciaux permettant la visite des monuments et des territoires archéologiques ». L’entrée est désormais payante pour le monastère Saint-Nicolas à Mesopotamo, le monastère des Quarante Martyrs, l’église de l’Icône de la Mère de Dieu des Blachernes à Berat, ainsi que d’autres lieux saints orthodoxes. Il est significatif que le ticket d’entrée n’a été établi que pour les églises orthodoxes, tandis que des mesures similaires n’ont pas été prises pour les mosquées et les églises catholiques-romaines. À l’initiative des autorités, des icônes et des vases sacrés avaient été enlevés de certaines églises pour être exposés dans les musées d’État.

    Les attaques contre les églises orthodoxes sont devenu pratique habituelle pour l’Albanie contemporaine. Dans une série de cas, l’enlèvement des objets précieux et la destruction des églises sont effectués par l’État lui-même. Il y a un certain temps, des fresques uniques du célèbre iconographe Onuphre (XVIème siècle), en Albanie centrale, ont été détruites. De nombreux objets sacrés des monastères et églises orthodoxes ont été exportés à l’étranger et vendus au marché noir des antiquaires. Il y a quelque mois, des inconnus ont volé 18 icônes byzantines de l’église Sainte-Marina à Lambovo. Dans la ville de Premeti, des fonctionnaires, sous le motif de « rachat d’anciennes dettes », ont volé dans l’église orthodoxe de l’Entrée au Temple de la Très Sainte Mère de Dieu des icônes, des vases sacrés et même un une cloche. Dans l’église de la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu à Lambovo ont eu lieu des prises de vue d’un film, dont le sujet était « l’indigne conduite du clergé orthodoxe ». Les photographies, sur lesquelles de jeunes femmes faisaient de la publicité pour des robes de mariage dans les églises orthodoxes de Berat et d’Elbasan ont rencontré un large écho. Les mannequins on posé dans des attitudes provoquantes devant l’Autel et les icônes. Il y a quelques mois, la ministre albanaise de la culture Mirela Kumbaro, dans une interview au journal Gazeta Shqiptare a déclaré que l’État transférerait toute une série de monuments en des mains privées, étant donné que celui-ci n’est pas en mesure d’assurer leur préservation et leur restauration. Répondant à la question du journaliste qui demandait si les monastères et les églises orthodoxes seraient restitués par l’État, la ministre a répondu : « J’appelle les communautés religieuses à participer à la restauration des monuments. Par ailleurs, je considère que les églises sont des lieux remarquables pour l’organisation de manifestations culturelles et sociales : des concerts, des expositions, des forums ». L’archevêque Anastase, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie a exprimé l’opinion selon laquelle « L’Église orthodoxe en Albanie continue à être persécutée par les autorités : les lieux saints, confisqués du temps du régime athée, dont un grand nombre de monastères, ne lui sont toujours pas restitués ». Comme le dit l’archevêque, « ce n’est pas l’affaire des autorités politiques à définir ce qui est sacré et ne l’est pas ».

  • Russie : un million de signatures pour la défense de la vie

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    De Jivko Panev sur le site "Orthodoxie.com" :

    Un million de signatures pour la défense de la vie en Russie

    Un million de signatures pour la défense de la vie humaine dès le moment de la conception, pour l’interdiction des avortements artificiels et pour l’attribution de fonds du budget fédéral pour aider les femmes enceintes et les familles avec enfants seront transmises le 21 novembre 2017 à l’administration du président russe Vladimir Poutine par des représentants du mouvement Pro-vie, selon les informations de l’agence Interfax-religion. Il est prévu que les participants se mettent en rang près de l’Administration du Kremlin avec des boîtes pleines de signatures, collectées par des bénévoles dans toutes les 85 régions du pays. Ces boîtes sont au nombre de cent, décorées par des dessins d’enfants. Des actions auront lieu plus tard mardi près des ambassades des pays où est protégée la vie de l’enfant avant la naissance, en soutien des positions législatives de ces États. Une « flash mob » au moyen des réseaux sociaux aura lieu également le même jour. Des partisans au droit de a vie dès le moment de la conception téléchargeront des photos avec le hashtag #миллион_ и _я (1 million et moi) et #зажизнь (pour la vie). « La vie des enfants avant la naissance est protégée dans 139 pays à des degrés divers. Quant à la Russie mourante, elle appartient à la catégorie des pays les plus libéraux dans ce domaine, où la vie d’un enfant avant sa naissance n’est pas protégée du tout », a déclaré le coordinateur du mouvement Serge Tchesnokov. Le métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk a parlé de ce sujet récemment à l’émission télévisée « L’Église et le monde », déclarant que du point de vue de l’Église et de beaucoup de professionnels de la médecine et hommes de sciences, les fœtus sont des êtres humains. « Du point de vue de l’Église », a-t-il précisé, le fœtus n’est pas une partie du corps maternel, mais un autre être humain ». Au mois d’août, le mouvement « Pro-vie » de Russie avait annoncé la collecte de plus d’un million de signatures pour soutenir l’initiative d’attribuer un montant du budget de l’État aux familles nombreuses. La liste de signatures contient également une proposition de protection de la vie de chaque enfant dès le montant de sa conception.

  • Une nouvelle église à Medellin (Colombie) avec l'aide de l'AED-Belgique

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Colombie – Histoire de réussite : une nouvelle église à Medellin del Ariari

    Les fidèles de Medellin del Ariari sont ravis de leur nouvelle église : nos bienfaiteurs ont offert 30.000 euros, et la nouvelle église sera bientôt achevée. Cette paroisse du diocèse de Granada n’a été fondée qu’en 2013. Ce n’est pas une paroisse « normale », car les lieux sont censés devenir un mémorial pour les personnes qui ont été assassinées depuis 1980 en Colombie. Les habitants du village ont vécu dans leur propre chair la souffrance qui a affligé l’ensemble du pays : entre 2002 et 2006, sept-cents familles ont été expulsées sur le territoire de la paroisse actuelle. Une partie d’entre elles est maintenant revenue, mais le tissu social et la confiance dans la vie doivent être reconstruits.

    La nouvelle église doit non seulement permettre de se souvenir, mais elle doit aussi devenir un lieu de guérison, de réconciliation et de paix. Ce sont spécialement les proches des victimes qui doivent y être pris en charge pastoralement et psychologiquement. L’accent doit y être mis sur le respect et la protection de la vie, laquelle a été piétinée dans le passé. Les trois prêtres clarétains qui travaillent ici s’engagent de toutes leurs forces pour faire reposer la vie des gens sur des bases durables et pour la protéger.

    Le Père Alfonso María Prieto nous a fait part du fait que l’église était déjà achevée à environ 70 pourcents. Ainsi, des messes peuvent déjà y être célébrées. Il nous écrit : « Grâce à votre générosité, nous avons pu faire avancer les travaux sans trop de retard. Ce n’est pas une église luxueuse, mais elle est très belle, car le Seigneur Dieu qui est si généreux avec nous tous le mérite bien. Cette église sera pour la paroisse un magnifique et accueillant sanctuaire spirituel, qui sera en même temps un souvenir vivant des nombreux martyrs et des victimes de la violence d’une époque de tristesse et d’obscurité, mais elle offrira aussi l’espoir d’un avenir de justice et de paix. Merci beaucoup ! »

    Votre don bénéficiera à ce projet ou à un projet similaire, et permettra le travail pastoral de l’Aide à l’Église en Détresse. Communication sur votre virement : 214-01-19 Colombie

  • Que faire de l'abbaye de Marche-les-Dames ?

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    Occupée, il y a quelques années, par les moniales de la Fraternité de Bethléem, l’abbaye avait retrouvé une affectation au mois de septembre 2014 en abritant les prêtres et futurs prêtres en formation de la Fraternité des Saints Apôtres. Un des premiers actes du successeur de Mgr Léonard à l’archevêché fut de dissoudre cette Fraternité pour des motifs officiels absurdes, avant de se séparer aussi des Fraternités de Jérusalem pour des motifs non moins obscurs de « restructurations » entreprises par le Vicariat de Bruxelles..

    Trouvera-t-on pour ce bijou de l'art mosan une nouvelle affectation dont l'âme du lieu voudrait qu'elle soit religieuse ?

    De M.V. sur le site de LaLibre.be :

    Quelle affectation pour l'abbaye de Marche-les-Dames?

    On a parlé de logements sociaux, puis de centre culturel et enfin d'habitat groupé

    Suite à la question de la chef de groupe PS, Eliane Tillieux, sur l’avenir de l’Abbaye de Marche-les-Dames, l’échevin Tanguy Auspert a apporté quelques précisions sur cet édifice qui n’appartient pas à la Ville de Namur mais qui présente pourtant un réel intérêt. Inoccupée depuis plusieurs années, elle n’a toujours pas trouvé de nouvelle affectation. "Il a été question de reconvertir le lieu en logements sociaux mais jusqu'à ce jour, les moyens semblent avoir manqués pour passer de la théorie à la concrétisation", note la conseillère communale.

    "Malheureusement, la Ville de Namur n’est pas propriétaire des lieux", précise Tanguy Auspert, échevin du patrimoine. "C’est notamment l’ASBL Notre-Dame du Vivier qui jouit d’un bail emphytéotique émanant du propriétaire de l’abbaye seule : Iproma (Institut de Promotion Artisanale). Dès lors, il est difficile, pour les autorités communales, d’intervenir quand bon lui semble, afin de préserver ce bien."

    L’Abbaye de Marche-les-Dames, autrement appelée Notre-Dame du Vivier, est classée depuis le 22 janvier 1969. Elle comprend une église, les jardins et le presbytère, un cimetière et l’abbaye proprement dite. Il s’agit donc là d’un énième site namurois qui figure dans la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Wallonie (sauf son orgue). Autant dire que la Ville de Namur lui porte un certain intérêt. En janvier 2017, la fabrique d’église signalait des problèmes au niveau du clocher de l’église dont elle est propriétaire. Selon elle, il menaçait de s’effondrer. La Ville s’est alors rendue sur place, avec la Région wallonne, qui a décrété qu'il n’y avait heureusement pas d’urgence.

    L’échevin Tanguy Auspert, attaché comme on le sait aux bâtiments religieux et patrimoniaux, a suggéré une délégation de maîtrise d’ouvrage pour les travaux de restauration du clocher. Ainsi, en octobre 2017, le marché a été attribué à l’entreprise L’Art du Toit pour un montant de 13.500€ TVAC, après la modification budgétaire n°2. Ce marché est subsidié à concurrence de 80% par le SPW.

    "Ce genre d’intervention ponctuelle est la seule chose que la Ville de Namur peut se permettre sur ce site qui ne lui appartient pas. Il y a effectivement plusieurs pistes envisagées pour l’avenir de l’Abbaye: espace culturel, habitats groupés... Il faut malgré tout garder à l’esprit que ces pistes doivent agréer toutes les parties. Que ce soit Iproma, l’ASBL, l’Evêché de Namur ou encore la Région wallonne", note-t-il

    Actuellement, la seule obligation légale de la Ville est d’assurer l’entretien de la chapelle qui est reconnue comme une paroisse à part entière. Et cela dans le cadre de la charge obligatoire des bâtiments de cultes reconnus.

  • 100 ans de crimes communistes : un documentaire-vidéo exceptionnel pour marquer le centenaire de la Révolution d’octobre

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    De Jeanne Smits sur Réinformation.tv :

    100 ans de crimes communistes : un documentaire-vidéo exceptionnel pour marquer le centenaire de la Révolution d’octobre

    Vladimir Poutine n’a pas voulu célébrer avec éclat le centenaire de la Révolution d’octobre… ce en quoi il ressemble aux dirigeants occidentaux et aux médias qui ont eux aussi fait profil bas. D’aucuns y verront une manière de se désolidariser des crimes du communisme. Il s’agit plutôt de les oublier, de les enterrer : toute révolution, tout génocide modernes vont de pair avec un mémoricide. Poutine s’est borné à lâcher : « Les résultats de la Révolution ont été contrastés. Les conséquences négatives et positives sont étroitement liées. » On est loin de « l’intrinsèquement pervers » ! 100 ans de crimes communistes méritaient autre chose – et c’est pourquoi nous reprenons ici un documentaire-vidéo exceptionnel qui, sous ce titre, tire les vraies leçons de la révolution bolchevique qui n’a pas fini de produire ses fruits empoisonnés.

    100 ans de crimes communistes trop oubliés dans l’ex-bloc soviétique comme en Occident

    Réalisé grâce aux moyens techniques et humains de TVLibertés, intégralement financé par l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) le documentaire présente une synthèse accessible à tous et richement illustrée des horreurs du marxisme-léninisme dont le but n’est pas d’améliorer la condition ouvrière, mais de se servir de la force que représentent les travailleurs pour lâcher la dynamique des oppositions.

    Image après image, on se remémore – ou on découvre, et c’est indispensable pour les plus jeunes – l’indépassable horreur de la répression communiste qui par nature torture, détruit, écrase. Grâce au travail de (remarquable) vulgarisation réalisé par Bernard Antony à partir de milliers de pages d’histoire, voici des images pour servir la vérité. Pour en tirer avec lui les leçons : l’un des grands intérêts du scénario est de permettre de dégager les constantes du communisme, qui s’est toujours imposé dans la violence, et qui s’est toujours maintenu par l’asservissement et l’extermination, toujours servie par la police politique qui fait nécessairement partie du dispositif. De la Russie soviétique à la Chine, de Cuba au Vietnam… L’iconographie et les témoignages sont exceptionnels.

    Un documentaire-vidéo pour ne pas « fêter » le centenaire de Révolution octobre

    Le chapitre sur la collusion première entre deux systèmes totalitaires, le nazisme et le communisme, est à ne pas manquer.

    Attention : si vous commencez à visionner ce film de près d’une heure et 40 minutes, prévoyez du temps – il est difficile de s’en détacher, tant on se rejouit de voir cette « histoire à l’endroit » !

    Jeanne Smits

    • Pour participer au financement de ce film, qui reste à boucler : c’est par là.

  • Le pape François rappelle la responsabilité éthique des scientifiques

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    GÉNÉTIQUE, NEUROSCIENCES ET ROBOTS : LE PAPE FRANÇOIS RAPPELLE LA RESPONSABILITÉ ÉTHIQUE DES SCIENTIFIQUES

     de genethique.org

    A l’occasion de l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la culture mi-novembre, le pape François a prononcé un discours dans le thème de ces journées, qui visaient à « décrypter les modèles anthropologiques qui sous-tendent les nouvelles idéologies » dans les domaines de la médecine et de la génétique, ou encore des neurosciences et des robots.

    La médecine et la génétique, « qui nous permettent de regarder dans la structure la plus intime de l’être humain et ainsi d’intervenir pour la modifier », ouvrent la voie au traitement de maladies considérées incurables il y a peu, mais elles ouvrent aussi « la possibilité de déterminer les êtres humains en ‘programmant’ certaines caractéristiques ». Les neurosciences offrent de leur côté « des informations importantes sur le fonctionnement du cerveau humain », mais « remettent en question les réalités de l’anthropologie chrétienne » comme l’âme, la conscience de soi, la liberté. Quant aux robots autonomes, ils nous « amènent à réfléchir sur ce qui est spécifiquement humain et nous rend différents de la machine ».

    Ces développements scientifiques et technologiques « conduisent certains à penser que nous nous trouvons à un moment particulier de l’histoire de l’humanité, pratiquement à l’aube d’une ère nouvelle et à la naissance d’un nouvel être humain, supérieur à ce que nous avons connus jusqu’à maintenant » a expliqué le pape. Nous sommes face à des interrogations « grandes et graves ». L’Eglise trouve une réponse anthropologique à ces questions dans la Genèse, « qui s’articule autour des concepts de relation et de liberté ».

    Si l’anthropologie « reste un horizon dans lequel se déterminent les choix existentiels et éthiques », cet horizon « devient de plus en plus fluide et malléable face aux changements économiques et sociaux et surtout aux incroyables découvertes de la science et de la technique ». Des défis qui appellent notre reconnaissance envers les scientifiques, tout en sachant que « les sciences ne suffisent pas à donner toutes les réponses ». Le pape François appelle ainsi à « dépasser la tragique division entre les ‘deux cultures’, la culture humaniste-littéraire-théologique et la culture scientifique » et encourage un dialogue « plus grand ». Pour cela, l’Eglise propose plusieurs grands principes : la « centralité de la personne humaine, qui doit être considérée comme une fin et non pas un moyen » ; la « destination universelle des biens, qui concerne aussi ceux de la connaissance et de la technologie » ; et « le principe que tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas par le fait même éthiquement acceptable ».

    « La science, comme toute autre activité humaine, a des limites à respecter pour le bien de toute l’humanité, et a besoin d’un sens de la responsabilité éthique. La véritable mesure du progrès, ainsi que le rappelait le bienheureux Paul VI, c’est celui qui vise au bien de chaque homme et de tout l’homme », a conclu le pape.

    Sources: Zenit, Hugues de Warren (20/11/2017); Radio vatican (18/11/2017)