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BELGICATHO - Page 8

  • D'après le cardinal Ouellet, le pape n'a pas le projet de "libéraliser" l'Eglise

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    Du site de LaVie.fr  (Marie-Lucile Kubacki) :

    Cardinal Marc Ouellet : "François n'a pas comme projet de libéraliser l'Eglise"

    PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE-LUCILE KUBACKI 

    En 2013, alors que l'Eglise s'apprêtait à élire un nouveau Pape, le nom de Marc Ouellet, alors âgé de 68 ans, était sur toutes les lèvres. Préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine, il fut archevêque de Québec de 2003 à 2010 où ses prises de position fermes sur l'avortement et l'euthanasie lui valurent d'essuyer de virulentes polémiques. Créé cardinal par Jean Paul II en 2003, il a enseigné à  l’Institut Jean Paul II pour la famille au sein de l’Université du Latran et c'est un proche de Joseph Ratzinger avec qui il a fondé la revue Communio en 1972. Présent en France pour le quarantième anniversaire de l'édition française de cette publication, nous l'avons rencontré. Profondément spirituel, c'est un homme de conviction. Synode, crise de la famille, divorcés remariés, décentralisation de l'Eglise, pape François, il n'évite aucun sujet. (...)

    L’analogie entre le synode et le Concile vous semble-t-elle pertinente?

    Il est vrai qu’il y a quelques points communs mais l’échelle est différente. Le Concile a duré quatre ans : ce fut une Pentecôte, un temps de mise à jour et de large développement ecclésiologique mais aussi de débat et de tensions. A cette époque, il y avait vraiment un besoin d’ouverture à l’œcuménisme et aux transformations culturelles. Aujourd’hui la réflexion porte sur un sujet très précis: celui de la famille et la tension touche notamment à l’héritage de saint Jean Paul II. Entre la doctrine sur la famille qu’il a développée en complément du Concile et le vécu de bon nombre de gens, il y a une marge dans la société actuelle. Donc l’Eglise sent le besoin de reprendre le pouls des familles à la base et de traiter les problèmes actuels que sont l’explosion du nombre de divorces et la quantité de couples qui préfèrent ne pas se marier. La question des divorcés remariés a occupé un certain espace mais le problème est beaucoup plus profond désormais et nous en sommes à regarder les racines : la crise de l’engagement dans l’amour pour une vie.

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  • Le Jubilé de la Miséricorde présenté par Mgr Fisichella

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    Présentation du Jubilé de la Miséricorde par Mgr Fisichella

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    Président du Conseil pontifical pour la Nouvelle Evangélisation, Mgr Fisichella a présenté le logo, le site Internet dédié mais aussi le calendrier des célébrations du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde (8 décembre 2015 – 20 novembre 2016).

    Dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium qui demeure comme la carte de programmation du pontificat du Pape François, une expression est symptomatique pour saisir le sens du Jubilée extraordinaire qui a été proclamé le 11 avril dernier : « L’Eglise vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde, fruit de l’expérimentation de l’infinie miséricorde du Père et de sa force de diffusion.(Eg 24). C’est à partir de ce souhait qu’il faut relire la Bulle d’indiction du Jubilé Misericordiae Vultus où le Pape trace les finalités de l’Année Sainte.

    Comme on le sait, les deux dates indicatives seront le 8 décembre, la solennité de l’Immaculée Conception, marquant l’ouverture de la Porte Sainte à la Basilique Saint- Pierre, et le 20 novembre 2016la solennité de Jésus –Christ, Seigneur de l’Univers qui est la conclusion de cette Année Sainte. Il est bon d’affirmer d’abord, pour éviter des malentendus, que le Jubilé de la Miséricorde n’est pas et il ne veut pas être, le Grand Jubilé de l’An 2000. Toute comparaison est, donc, sans signification étant donné que chaque Année Sainte apporte ses caractéristiques et ses finalités.

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  • Des millénaires d’architecture chrétienne anéantis en Irak

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    Des millénaires d’architecture chrétienne pulvérisés en Irak

    Près de 72 églises et institutions chrétiennes ont été profanées ou totalement détruites en Irak depuis 1996 par des groupes violents dont l’État islamique ne constitue que le dernier épisode sur le plan chronologique. La destruction systématique de la mémoire architectonique et artistique de villes comme Mossoul – pour n’en citer qu’une – fait partie du plan brutal d’éradication des chrétiens hors du Moyen-Orient.

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  • Séisme au Népal : mais que fait Dieu ?

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    Du site du diocèse d'Ajaccio :

    Séisme au Népal : que fait Dieu ?

    Editorial de l’Evêque d’Ajaccio

    Avec le récent séisme au Népal et son cortège de drames et de souffrances, c’est une nouvelle fois la question du mal qui revient à la surface. Les guerres et les injustices nous scandalisent – si du moins nous résistons à la « tentation de l’indifférence » comme dit le Pape François – mais, au moins, nous pouvons leur trouver une explication. En revanche, lorsqu’il s’agit d’une catastrophe naturelle, notre interrogation demeure et engendre souvent de la révolte. Car si certaines catastrophes proviennent de la négligence de l’homme (dérèglement climatique par exemple), dans bien d’autres cas, sa responsabilité ne saurait être mise en cause.

    Nous pouvons nous résigner et accepter la fatalité mais notre nature humaine est ainsi faite que nous avons besoin de comprendre. Et cette quête de vérité, qui en elle-même est bonne, se transforme parfois en besoin de trouver un coupable. La tentation est grande alors de désigner Dieu lui-même. Puisqu’il est le Créateur de toute chose, on peut lui reprocher un vice de fabrication ; puisqu’il est tout-puissant, il est au minimum coupable de non-assistance à personnes en danger.

    Notre nature humaine est ainsi faite que nous avons besoin de comprendre

    C’est une réaction qu’il faut respecter, surtout lorsqu’elle provient de personnes directement concernées par une catastrophe. Qui pourrait reprocher à des parents ayant perdu leurs enfants à Katmandou de se révolter contre Dieu ? Le livre de Job nous montre d’ailleurs que Dieu lui-même accueille cette révolte. Mais, le moment venu, il nous invite à aller plus loin.

    Comment aller plus loin ? En comprenant mieux ? Pour une part oui, et la révélation chrétienne nous éclaire sur ce grand mystère du mal ; pas tant d’ailleurs en l’expliquant qu’en mettant en évidence les fausses explications : non, Dieu n’a pas fait le mal ; non, Dieu ne s’amuse pas à nous faire souffrir ; non, Dieu ne se venge pas de l’homme. La révélation esquisse une explication, en particulier au moyen du récit symbolique de la faute originelle qui affirme que ni l’homme ni Dieu ne sont à l’origine du mal.

    Il montre cependant que l’homme a sa part de responsabilité dans le fait que le mal soit entré dans le monde ; une responsabilité qui n’est pas seulement celle de nos premiers parents mais la nôtre dans la mesure où le mal progresse à chaque fois que nous en sommes les complices.

    Tout cela peut nous éclairer, mais reste insuffisant. Car lorsque la souffrance nous envahit, ce n’est pas d’explications dont nous avons besoin, mais d’amour. Non pas un amour qui s’imposerait et aurait la prétention de faire taire nos révoltes, mais un amour qui se propose dans la délicatesse d’une brise légère et sous les traits d’un homme lui-même broyé par la souffrance.

    La Croix est la réponse de Dieu au scandale du mal

    C’est le mystère de la Croix. La Croix est la réponse de Dieu au scandale du mal. Nous pouvons l’ignorer ou la rejeter, mais si nous voulons bien la regarder, elle dévoile un abime de miséricorde dans lequel nous pouvons déposer nos souffrances, nos incompréhensions et nos révoltes. Tel l’enfant consolé dans les bras de sa mère, nous n’y trouvons pas forcément la réponse à toutes nos questions ; mais la puissance de l’amour nous délivre de l’absurdité de la souffrance et nous ouvre un chemin.

    Dieu merci, il n’est pas nécessaire d’avoir connu une tragédie pour expérimenter combien l’amour divin console et guérit. C’est une expérience que nous pouvons faire à l’occasion des épreuves « ordinaires » de la vie. Ainsi, peu à peu, nous apprenons à grandir dans la confiance, nous découvrons le pouvoir de la compassion et nous nous sentons portés à prendre soin de ceux qui sont dans l’épreuve. C’est le cercle vertueux de l’amour ; c’est l’annonce, encore voilée, que le mal n’aura pas le dernier mot, que l’Amour manifesté en Jésus-Christ a ouvert au cœur de ce monde meurtri le chemin qui conduit à la Vie. A l’approche de la fête de Pentecôte, invoquons l’Esprit Saint pour qu’il nous guide sur cette voie.

    Olivier de Germay, Evëque d’Ajaccio.

  • Quelle générosité à l'égard des migrants ?

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    L'abbé Benoît Lobet, sur son blog, invite à la générosité à l'égard des migrants; et cela nous interpelle :

    Quelle générosité?

    Quelques personnes, ayant lu mon précédent post sur ce blog, me demandent ce que je préconiserais concrètement en matière d'accueil des migrants.

    Voilà donc.

    Si chaque famille "moyenne" pouvait accueillir une famille, pour un temps limité, dans des maisons où, par exemple, les grands enfants partis, on a de la place.

    Si les presbytères (le mien compris) et les églises pouvaient en faire autant, ainsi que les salles paroissiales et autres lieux publics qui ne sont pas régulièrement remplis.

    Si, dans ce contexte, on pouvait partager non seulement son toit, mais aussi sa nourriture.

    Et surtout, surtout, son amitié, son amour de l'autre, de celui, en particulier qui est en détresse, qui n'a plus d'espoir chez lui, qui va y mourir s'il y reste et qui risque d'en mourir s'il en part...

    Alors mon pays - et si ces mesures étaient collectives ou européennes, "mon" Europe - reprendraient à mes yeux la valeur qu'ils perdent de jour en jour en accumulant les restrictions, les réserves, les renoncements, en se barricadant.

    (Mes parents ont fait cela, en leur temps, en accueillant dans leur ferme des réfugiés républicains espagnols, pendant l'horrible guerre civile qui à la fin des années trente a ensanglanté ce pays magnifique. Je dois bien à leur mémoire d'écrire ici ce que j'écris, et de préconiser ce que je préconise. Et mes parents, qui n'étaient pas riches, qui étaient des paysans modestes,  n'étaient pas les seuls - beaucoup de Belges à l'époque  ont été généreux.)

    Alors, me semble-t-il,  les jeunes - les jeunes qui sont, paraît-il, le premier souci de la politique! - verraient ce qu'est une patrie,  digne de ce nom (le lieu où l'on reçoit et où l'on transmet le meilleur héritage de ses pères) : une communauté fraternelle, ouverte à l'universel, solidaire. Alors ils grandiraient d'un coup, hommes et femmes enfin mûris par l'exercice de la fraternité. Ils auraient appris qu'en ce monde rien ne se possède qui ne doive être partagé, sauf à devenir un poison pour qui veut tout garder sans rien donner. Ils deviendraient les amis d'autres jeunes, jeunes comme eux mais à l'inverse d'eux privés de tout, et ces nouveaux venus changeraient à jamais leur vie et leur regard sur le monde.

    Je ne suis pas économiste, mais je suis sûr, au plus profond de moi, que cela ne ferait aucun tort à l'économie, car on ne se fait jamais aucun tort quand on vient au secours de celui qui en a besoin.

    Je rêve d'un pays où l'on apprenne cela, où on le vive. 

    Et ce rêve est "par delà la religion", je le crois universel :

    "Cymodocée commençait à sentir une vive frayeur, qu'elle n'osait toutefois laisser paraître. Son étonnement n'eut plus de bornes lorsqu'elle vit son guide s'incliner devant un esclave délaissé qu'ils trouvèrent au bord d'un chemin, l'appeler son frère, et lui donner son manteau pour couvrir sa nudité. 'Etranger, dit la fille de Démodocus, tu as cru sans doute que cet esclave était quelque dieu caché sous la figure d'un mendiant, pour éprouver le cœur des mortels?' - 'Non, répondit Eudore; j'ai cru que c'était un homme.' " (CHATEAUBRIAND, Les Martyrs)

  • Liège (Université), mardi 26 mai : LA FAMILLE DANS LES RELIGIONS MONOTHÉISTES

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    Dans la situation actuelle de la culture occidentale, nous sommes en présence d’une crise d’identité de la famille dont la conception va des familles décomposées et recomposées, aux familles monoparentales et aux familles homosexuelles. Cette crise d’identité de la famille est en corrélation avec la crise des relations humaines dans la vie sociale : manque de sécurité, manque de respect, de solidarité, de compassion. Cette année, nous posons la question de savoir si les liens familiaux constituent un problème pour la société actuelle caractérisée par une culture relativiste qui porte aux extrêmes l’individualisme totalitaire du moi ou si c’est justement la famille la solution. Nous recherchons cette solution dans la révélation que Dieu a donnée de la famille et que notre monde a un urgent besoin de connaître.

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    MARDI 26 MAI 2015 A 18H00 A L’UNIVERSITE DE LIEGE

    LA FAMILLE DANS LES RELIGIONS MONOTHÉISTES

    (JUDAISME, CHRISTIANISME, ISLAM) 

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    Table ronde avec

    Albert GuiguiGrand Rabbin de la Communauté Israélite de Bruxelles,
    Renée Toussaint-NottinProfesseur de philosophie au Séminaire de Namur,
    Radouane AttiyaAssistant au département des sciences de l’Antiquité de l'Université de Liège - service de langue arabe, études islamiques et histoire de l’art musulman

    Modérateur : chanoine Armand Beauduin, ancien Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique 

    Un premier temps, avant le lunch, sera consacré à la présentation de la doctrine du mariage et de la famille dans les trois grandes traditions monothéistes, son sens et ses articulations : chaque orateur soulignera quelques aspects qu’il considère comme les plus caractéristiques de sa propre tradition.

    Dans un second temps, après le lunch, le modérateur animera un échange entre les uns et les autres, à partir de deux questions distinctes : Comment la doctrine que vous avez présentée est-elle actuellement reçue au sein de votre Communauté et comment réagissez-vous aux doctrines exposées par les autres orateurs ?

    Cette rencontre se tient a la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

    Apéritif à 18h00, exposés suivis du lunch et du débat, de 18h15 à 20h30

    Participation aux frais : 10 € (à régler sur place); 2 € pour les étudiants
    Inscription nécessaire trois jours ouvrables à l’avance (mercredi 20 mai 2015
    soit par téléphone : 04 344 10 89, soit par email : info@ethiquesociale.org
    soit via le site web éthique sociale, en cliquant ici : la famille dans les religions monothéistes (judaisme, christianisme, islam)

  • Bruxelles, "aux Minimes", 8 mai : fête de sainte Jeanne d'Arc

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  • En Wallonie et à Bruxelles : la ministre Milquet menace de reporter à 2016 la dispense des cours de religion dans l’enseignement « officiel »

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    D’Isabelle Lemaire dans « La Libre »

    « Pour Joëlle Milquet, la coupe est pleine. La ministre CDH de l’Éducation doit faire face à l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a ouvert le droit aux élèves de l’enseignement officiel de ne suivre ni cours de morale ni cours de religion. Elle tente depuis d’organiser la rentrée scolaire 2015. La ministre a transmis une circulaire aux écoles du réseau officiel demandant à ce que les parents précisent leur choix via un questionnaire : cours de religion, de morale (option 1) ou ni l’un ni l’autre (option 2).

    Mais voilà, la Fapeo (association de parents de l’enseignement officiel) a appelé fin avril les parents à choisir l’option 2. Et deux pouvoirs organisateurs de l’officiel (le Cpeons et le CECP) ont embrayé en envoyant une lettre à toutes les communes leur demandant de relayer la lettre de la Fapeo. Comme si cela ne suffisait pas, certains pouvoirs organisateurs (celui de Bruxelles-Ville, par exemple) ont distribué leur propre version du questionnaire.

    Démarche illégale

    Quelle est la position de la ministre face à cette fronde ? "On rêve ! On est à Moscou, dans une dictature ? Outre le fait que la démarche de la Fapeo est illégale, car le Pacte scolaire interdit tout frein au libre choix, cette laïcité militante rend impossible l’organisation de la rentrée, vu qu’il n’y a pas de moyens complémentaires pour l’encadrement", s’exclame Joëlle Milquet. Car le risque est grand d’avoir de nombreux élèves dispensés dont il va falloir occuper.

    La ministre, qui va rencontrer les frondeurs ce mardi, menace : "Si ça continue, je ne dépose aucun texte sur la dispense car rien ne m’y oblige. Et je reporte le décret sur l’organisation de la dispense à 2016, en liant le tout avec le cours de citoyenneté." 

    Ref. Milquet menace de reporter à 2016 la dispense des cours de religion

     

     C’est en effet ce qu’il y aurait de mieux à faire : attendre la mise en place de ce 8e cours offert en option obligatoire aux élèves qui récusent la religion et la morale laïque…

    JPSC

  • GPA : il n'y a pas de traite d'êtres humains "éthique" !

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    GPA: Il n’y a pas de traite d’êtres humains éthique !

    Une opinion de Joseph Junker, Ingénieur civil et blogueur à www.speculooz.com publiée sur LaLibre.be :

    Ce dimanche 3 mai au siège du gouvernement bruxellois, des bébés ont été vendus. Au cœur de notre capitale, des contrats ayant pour objet la livraison d’un être humain ont été négociés. Inacceptable. Abject. Répugnant. On m’accusera sans doute volontiers de lancer des points Godwin à l’emporte-pièce, je n’en ai cure. Car quand dans une démocratie des enfants sont l’objet d’un commerce, que peut-il arriver de pire ? Quelle est l’étape suivante ?

    On ergote volontiers sur l’aspect scandaleusement commercial de ces transactions, mais il faut aussi se rappeler le fond de la chose qui n’est guère plus reluisant : Il s’agit d’une part d’enlever un enfant à peine né à sa mère pour le confier à des gens qui ne sont pas ses parents et d’autre part de prostituer (pardon en langage politiquement correct « de louer »), neuf mois durant pour des tiers le corps d’une femme en l’une des choses les plus intimes : sa maternité. Si je conviens volontiers que le fait de payer pour cela ajoute un relent particulièrement désagréable à la chose, quiconque a tenu comme moi un nourrisson dans ses bras comprendra qu’il lui importera peu de savoir un jour s’il a été vendu ou « donné » comme un chaton. Ce qui compte pour lui et le rends inconsolable, c’est sa maman. Le reste n’est que détail, rien de plus que l’arme du crime par lequel est commise l’injustice ultime : celle faite à un enfant.

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  • A propos de la prononciation gallicane du latin

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    De l’abbé Claude Barthe sur le « Forum Catholique » :

    « Le latin en général et le latin du culte en particulier se prononçait jadis selon les habitudes locales. Le latin "à la française", c'est-à-dire selon la prononciation parisienne ne s'est vraiment imposé partout en France qu'au XVIIe siècle. C'était la prononciation des juristes, des collèges, plus tard de l'Université napoléonienne, de la liturgie. C'est pourquoi on dit toujours un "Te Deom", ou on parle encore de la Bulle UnigenitUs. On est passé à la prononciation italienne assez tard, à partir de la Séparation (en même temps que les clercs ont commencé à abandonner le rabat français, mais pas l’élégant chapeau français à bords retournés). Ma grand-mère répondait encore la messe à la française et j'ai connu des prêtres qui en avaient conservé des restes (le gn dur, par exemple, pour Agnus Dei : AkgnUs Dei, comme dans gnose). Sans parler des films de don Camillo, version française : "DominUs vobiscom". Il existe une lettre de saint Pie X louant l'archevêque de Bourges d'encourager une prononciation se rapprochant de la prononciation romaine. Jusqu’à l’adoption de la prononciation "restituée", cicéronienne à ce qu’il paraît, l’Université prononçait à la française. Pierre Chaunu racontait qu’à la fin des repas d’agrégés, il n’était pas rare qu’un professeur improvisât un discours latin, prononcé comme l’eût fait Bossuet ou le cardinal Pie. Je crois que c’est ce dernier qui faisait taire les rires des prélats italiens à l’audition d’un de ses discours, lors du Concile du Vatican, par un rageur : "GallicUs som" ! »

    Ce que nous rappelle l’abbé Barthe est tout aussi valable pour la Belgique francophone. J’entends encore notre professeur du droit des obligations à l’université de Liège, dans les années 1960,  prononcer : « pacta sOnt servANda » et notre curé, qui parlait de la « missa pro defUNctis », chanter bien sûr  « DominUs vobiscOm », sans oublier d’annoncer  « Te DeOm » pour la Fête nationale. Tombant sur ces lignes, un catholique postconciliaire, sans mémoire ni racines, n’y perdrait même pas son latin puisque c’est déjà fait.

    JPSC  

  • Pape François : Non seulement un chrétien peut faire de la politique, mais il le doit !

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    Les chrétiens ont le devoir de s’engager en politique mais il ne faut pas créer des partis d’inspiration chrétienne, a affirmé le Pape à un groupe de laïcs italiens. Lu sur le site « aleteia », sous la plume d’Elisabeth de Baudüin :

     « Non seulement un chrétien peut faire de la politique, mais, si c’est sa vocation, il doit s’engager dans cette voie qui constitue l’une des formes les plus hautes de la charité. C’est ce que le Pape a affirmé, le 30 avril 2015, aux quelque 4 000 membres des Communautés de vie chrétienne italiennes et de la Ligue missionnaire des étudiants italiens présents salle Paul VI, à l’occasion de leur congrès national (Frascati, 30 avril-3 mai 2015). 

    Deux mouvements de laïcs chrétiens qui puisent à la même source

    Les communautés de vie chrétienne (ou CVX) sont une association internationale de laïcs catholiques de spiritualité ignacienne, qui compte près de 130 000 membres présents dans 59 pays. Fondée par des jésuites italiens, la Ligue missionnaire des étudiants (Lega missionnaria studenti) regroupe les élèves et anciens élèves des écoles et instituts dirigés par des jésuites. Les branches italiennes de ces deux mouvements distincts mais qui puisent à la même source (non seulement jésuite mais mariale), sont en lien et collaborent.  

    On ne peut se contenter de regarder depuis le balcon

    Certes, faire de la politique est difficile et c’est même une forme de martyre, a poursuivi le Pape. Cela comporte également le risque de se salir les mains. Mais on ne peut rester les bras croisés à se contenter de « regarder depuis le balcon » prospérer la culture du rejet ! En rappelant au passage, sur les terres de la démocratie chrétienne, que « fonder un parti politique catholique n’est pas la voie », le Pape jésuite aura sans doute fait grincer quelques dents… Mais le Christ Lui-même n’a-t-il pas appelé à la séparation des pouvoirs, en disant : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ?

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  • « Ne refusez jamais le baptême », demande le pape François à 19 nouveaux prêtres

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    Lu , sous ce titre, dans le quotidien « La Croix » (extrait) :

    « Dans la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape François a ordonné dimanche 26 avril 13 prêtres pour le diocèse de Rome (Italie) ainsi que six autres appartenant à différentes congrégations implantées dans le monde. Au fil d’une homélie largement inspirée du texte prévu par le rituel d’ordination, le pape François a ajouté quelques notes personnelles, invitant particulièrement les nouveaux pasteurs à construire l’Église à travers leurs paroles et leur témoignage.

    « Que vos homélies ne soient pas ennuyeuses, que vos homélies rejoignent le cœur des gens parce qu’elles sortent de votre cœur », a notamment demandé le pape aux nouveaux prêtres après avoir relevé que, comme chaque évêque, il prenait « le risque » de les ordonner.

    « Ne refusez jamais le baptême à ceux qui le demandent », a également demandé le pape François avant d’évoquer le sacrement de pénitence. « Je vous demande de ne jamais cesser d’être miséricordieux », a-t-il alors demandé aux nouveaux prêtres avant de leur lancer : « Vous serez dans le confessionnal pour pardonner, et non pour condamner »…

    Ref. « Ne refusez jamais le baptême », demande le pape François à 19 nouveaux prêtres

    Prises à la lettre, les formules «improvisées » du pape François sont toujours aussi discutables. Que fait-il  exactement de la parole du Christ concernant le sacrement de pénitence : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (St Jean, 20, 22) et, s’agissant du baptême, de cette disposition canonique :" qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif. » (CIC de 1983, article 843-2).

    JPSC