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BELGICATHO - Page 8

  • Benoît XVI au pape François : "Votre bonté est le lieu où j'habite"

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    De Constance Roques sur zenit.org :

    « Votre bonté est le lieu où j’habite », dit le pape émérite au pape François

    À l’occasion de la commémoration du 65ème anniversaire de son ordination sacerdotale, ce mardi 28 juin 2016, en la salle Clémentine du palais apostolique du Vatican – là même où Benoît XVI a annoncé sa renonciation le 11 février 2013 –, le pape émérite a remercié le pape François et les cardinaux Sodano et Müller qui lui ont adressé chacun un discours, et le choeur de la Chapelle Sixtine pour ses chants.

    Un merci « eucharistique ». Le pape émérite dit au pape François: « Votre bonté est le lieu où j’habite ».

    Voici notre traduction complète du discours de remerciement du pape émérite prononcé en italien, debout, d’abondance du coeur, sans papier, pendant plus de 4 minutes 30.

    Allocution du pape émérite Benoît XVI

    Saint Père, chers frères, Il y a 65 ans, un frère ordonné avec moi a décidé d’écrire sur l’image souvenir de sa première messe, excepté son nom et la date, seulement une parole en grec : « Eucharistomen », convaincu qu’avec cette parole, dans ses nombreuses dimensions, était déjà dit tout ce qui pouvait être dit à ce moment. « Eucharistomen » dit un merci humain, merci à tous. Merci surtout à vous, Saint Père ! Votre bonté, depuis le premier moment de votre élection, à tous les moments de ma vie ici, me touche, me porte réellement, intérieurement.

    Plus que dans les Jardins du Vatican, avec leur beauté, votre bonté est le lieu où j’habite : je me sens protégé. Merci aussi pour votre mot de remerciement, pour tout. Et espérons que vous pourrez avancer avec nous tous sur cette voie de la miséricorde divine, montrant la route de Jésus, vers Jésus, vers Dieu. Merci aussi à vous, Éminence [Cardinale Sodano], pour vos paroles qui ont vraiment touché le cœur : « Cor ad cor loquitur ». Vous avez rappelé l’heure de mon ordination sacerdotale, ainsi que ma visite en 2006 à Freising, où j’ai revécu cela.

    Je peux seulement dire qu’ainsi, par ces paroles, vous avez interprété l’essentiel de ma vision du sacerdoce, de mon action. Je vous suis reconnaissant pour le lien d’amitié qui se prolonge jusqu’à maintenant depuis si longtemps, de toît à toît [allusion à leurs habitations qui sont proches à vol d’oiseau] : il est presque présent et tangible. Merci, Cardinal Müller, pour le travail que vous faites pour la présentation de mes textes sur le sacerdoce, dans lesquels je cherche à aider aussi nos confrères à entrer toujours à nouveau dans le mystère où le Seigneur se donne dans nos mains. « Eucharistomen » : à ce moment-là, mon ami, Berger, voulait souligner non seulement la dimension du remerciement humain, mais naturellement la parole plus profonde qui se cache, qui apparaît dans la liturgie, dans l’Écriture, dans les paroles « gratias agens benedixit fregit deditque ».

    « Eucharistomen » nous renvoie à cette réalité du remerciement, à cette nouvelle dimension que le Christ a donnée. Il a transformé en remerciement, et ainsi en bénédiction, la croix, la souffrance, tout le mal du monde. Et ainsi, fondamentalement, il a « transsubstantié » la vie et le monde et nous a donné, et nous donne tous les jours, le Pain de la vraie vie qui dépasse le monde grâce à la force de son amour.

    Enfin, nous voulons nous insérer dans ce « merci » du Seigneur et recevoir ainsi réellement la nouveauté de la vie et aider par la transsubstantiation du monde : que ce soit un monde non de mort mais de vie, un monde dans lequel l’amour a vaincu la mort. Merci à vous tous. Que le Seigneur nous bénisse tous ! Merci, Saint Père.

  • La dissolution de la Fraternité des Saints Apôtres est suspendue temporairement

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    De Marie Malzac sur le site du journal La Croix :

    L’archevêque de Malines-Bruxelles suspend la dissolution de la Fraternité des Saints-Apôtres

    À la suite de l’émoi suscité par l’annonce du diocèse de Malines-Bruxelles de ne plus accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres, l’archevêque du lieu, Mgr Jozef De Kesel, a reçu des fidèles attachés à cette jeune communauté.

    L’évêque belge a différé sa dissolution, pour laisser à un évêque français le temps d’éventuellement manifester son intention d’en prendre la responsabilité.

    Le 15 juin, Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles et président de la Conférence des évêques belges depuis quelques mois, annonçait que la Fraternité des Saints-Apôtres, issue du charisme du P. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ne serait plus accueillie dans son diocèse. Cette œuvre avait été érigée en « association publique de fidèles » par son prédécesseur, Mgr André-Joseph Léonard.

    « L’initiative pose problème », pouvait-on lire dans le communiqué. En cause : la plupart de ses membres sont originaires de France « où de nombreuses régions connaissent un manque cruel de prêtres ». Ce qui manifeste « un grave manquement à la solidarité entre évêques, tant avec ceux de notre pays qu’avec nos voisins français ».

    Cette décision et le motif invoqué avaient suscité une vive émotion, en particulier parmi les fidèles de la paroisse Sainte-Catherine, en plein cœur de la capitale belge, confiée aux prêtres de la Fraternité. Le lieu attire depuis deux ans, date de l’arrivée de cette œuvre sacerdotale, des personnes du quartier mais aussi de tout Bruxelles. Fermée pendant plusieurs années et promise à la vente, elle avait retrouvé une nouvelle vie grâce à cette œuvre, installée un an plus tôt dans le diocèse belge, après avoir dû quitter le diocèse de Toulon (Var).

    Suspension du décret de dissolution

    À leur demande, Mgr De Kesel a dès lors accepté de recevoir une délégation de laïcs « attachés à ce que l’élan missionnaire dégagé par la Fraternité puisse continuer en Belgique et que tous les prêtres et séminaristes qui désirent le poursuivre y soient accueillis avec bienveillance », ont-ils indiqué, mercredi 29 juin, dans un communiqué.

    Ces laïcs proches de la paroisse Sainte-Catherine précisent par ailleurs qu’à la suite de l’annonce épiscopale, « des dizaines de personnes ont introduit un recours canonique contre cette décision ». (En fait, d'après Christian Laporte dans la Libre, 85 recours ont été introduits en vertu du canon 1734 § 1 par des personnes qui se sentent lésées : 80 auprès de l'archevêque, 5 auprès des évêques de Belgique solidaires de la décision. ndB)

    Mgr De Kesel leur a redit que l’église Sainte-Catherine « restera bien ouverte et confiée aux prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres qui la desservent aujourd’hui, lesquels pourront continuer à vivre ensemble en fraternité durant tout son épiscopat », comme il l’avait déjà mentionné le 15 juin, poursuit le communiqué.

    « Il a dit enfin qu’il serait disposé, conclut-il, si d’autres évêques étaient désireux d’accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres et d’en être responsables canoniquement, à ce qu’une antenne puisse se développer et continuer sa mission en Belgique ».

    Le P. Tommy Scholtes, responsable presse de la Conférence des évêques de Belgique, a confirmé à la Croix que Mgr De Kesel n’avait pas encore signé de décret de dissolution, et qu’à ce jour aucun évêque français ne s’était manifesté.

    Respecter les personnes

    « En recevant cette délégation de paroissiens, ajoute-t-il, l’archevêque de Malines-Bruxelles a souhaité avant tout respecter les personnes, aussi bien les vocations que les fidèles ». Mgr de Kesel viendra par ailleurs visiter la paroisse lorsque la situation sera apaisée.

    En Belgique, les avis sont contrastés concernant la gestion de la Fraternité. Certains estiment que la décision de Mgr De Kesel de ne plus l’accueillir, quelques mois à peine après son arrivée, est « avant tout un choix idéologique, dans le contexte d’une Église en pleine réorganisation ».

    Pour d’autres, il s’agirait d’une mesure suscitée par les réticences de certains, dans l’Église belge, mais aussi en France, à l’égard de la personnalité du P. Zanotti-Sorkine, l’inspirateur de la Fraternité.

  • « Comment peut vouloir mourir pour Dieu celui qui ne veut pas vivre selon Dieu ? »

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    D’un moine, sur le site web de « L’Homme Nouveau » :

    « Dans le discours sur la montagne, le Seigneur semble insister sur le second commandement plutôt que sur le premier : il demande par exemple de prendre le temps de pardonner au prochain avant de s’approcher de l’autel du Seigneur (Mt. 5, 23s). Saint Jean Chrysostome l’explique ainsi : « Venant accomplir la Loi, le Seigneur ne commence pas par le premier commandement qui dit nos devoirs envers Dieu. Mais notre Dieu si bon poursuit d’abord les plus petites choses de la vie courante, nous ordonnant de nous traiter mutuellement avec respect et honneur » (Hom. XVII in Mt.).

    Pourtant, l’ambition d’être tout à Dieu, n’est-ce pas la moindre des choses, ou mieux, l’unique Nécessaire n’est-il pas le plus urgent ? Belle question à laquelle, en fait, il faut répondre avec circonspection. Évidemment, l’union à Dieu est la grande urgence, pour chaque âme comme pour toute l’histoire humaine. Mais l’Évangile dénonce à diverses reprises les illusions qui nous guettent : le verre d’eau donné à quiconque a soif est plus sûr, le support mutuel dans le lourd quotidien surtout, voilà l’indice de la volonté de Dieu, plus sûre que la prière censément la plus belle. Il y a même un devoir de soupçonner une ferveur qui resterait loin du prochain : c’est d’ailleurs le tourment de l’ermite qui n’est jamais sûr d’être sur la bonne route.

    Pas de véritable martyre sans pardon

    Au IIIe siècle, deux amis se querellèrent, une histoire triste et classique. L’un des deux voulut promptement renouer le contact, à l’inverse de l’autre qui refusait de pardonner. Ce dernier fut pris dans la tourmente de la persécution et s’offrit au martyre avec courage et même avec joie. Sur le chemin qui le menait au bourreau, le premier le supplia alors à diverses reprises, mais en vain, de lui pardonner avant de mourir pour Jésus. Et voilà qu’au dernier moment, le condamné prit peur et renia sa foi, tandis que le premier prit sa place et eut la grâce de répandre son sang pour le Seigneur.

    Saint François de Sales consacre à cet épisode un beau chapitre de son Traité de l’Amour de Dieu (X, 8), et tire la leçon spirituelle de ce Saprice supplanté par Nicéphore dans le martyre : « Histoire effroyable et digne d’être grandement pesée pour le sujet dont nous parlons, car avez-vous vu, mon cher Théotime, ce courageux Saprice, comme il était hardi et ardent à maintenir la foi, comme il souffre mille tourments, comme il est immobile et ferme en la confession du nom du Sauveur, tandis qu’on le roule et fracasse dans cet instrument fait à mode de vis, et comme il est tout prêt à recevoir le coup de la mort pour accomplir le point le plus éminent de la foi divine, préférant l’honneur de Dieu à sa propre vie ! Et néanmoins parce que d’ailleurs il préféra à la volonté divine la haine de Nicéphore, il demeure court en sa course; et lorsqu’il est sur le point d’atteindre et gagner le prix de la gloire par le martyre, il s’abat malheureusement, et se rompt le col, donnant de la tête dans l’idolâtrie ».

    Le saint docteur objecte qu’il n’y a pourtant pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Cf. Jn. 15, 13). En réalité, ce qui est requis très prosaïquement, ce sont ces « actes plus aisés, plus communs et ordinaires et plus généralement nécessaires. Ô misérable Saprice ! Vous ne préférez pas la volonté [de Dieu] à la passion de la haine et rancune que vous avez contre le pauvre Nicéphore. Comment peut vouloir mourir pour Dieu celui qui ne veut pas vivre selon Dieu ? » (op. cit., id.)

    La charité authentique a besoin de preuves simples et tangibles. Saint Paul l’a dit d’une façon irremplaçable : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, quand j’aurais le don de prophétie et la connaissance des mystères avec une foi à déplacer les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien qu’une cymbale retentissante en vain » (I Cor. 13, 1-3). »

    Ref. Le pardon et l'union à Dieu

    JPSC

  • La réconciliation entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X n'est pas pour demain

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    Lu sur le site de Ouest-France :

    Les intégristes refusent la main tendue par François

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    Dans un communiqué publié, ce 29 juin, et signé par Mgr Fellay (photo), la Fraternité-Saint-Pie-X explique qu'"elle ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique, à laquelle elle a droit en tant qu'œuvre catholique".

    Pour lire le communiqué de la Fraternité-Saint-Pie-X,cliquer ici

    Ou lire ci-dessous :

    "Le but de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est principalement la formation des prêtres, condition essentielle du renouveau de l’Eglise et de la restauration de la société.

    1 - Dans la grande et douloureuse confusion qui règne actuellement dans l’Eglise, la proclamation de la doctrine catholique exige la dénonciation des erreurs qui ont pénétré en son sein, malheureusement encouragées par un grand nombre de pasteurs, jusqu’au Pape lui-même.

    2 - La Fraternité Saint-Pie X, dans l’état présent de grave nécessité qui lui donne le droit et le devoir de distribuer les secours spirituels aux âmes qui recourent à elle, ne recherche pas avant tout une reconnaissance canonique, à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique. Elle n’a qu’un désir : porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire qui montre la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Eglise.

    3 - La « restauration de toutes choses dans le Christ », voulue par saint Pie X à la suite de saint Paul (Eph 1,10), ne pourra se réaliser sans le soutien d’un Pape qui favorise concrètement le retour à la Sainte Tradition. En attendant ce jour béni, la Fraternité Saint-Pie X entend redoubler d’efforts pour établir et diffuser, avec les moyens que lui donne la divine Providence, le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

    4 - La Fraternité Saint-Pie X prie et fait pénitence pour que le Pape ait la force de proclamer intégralement la foi et la morale. Ainsi il hâtera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie que nous appelons de nos vœux, à l’approche du centenaire des apparitions de Fatima."

    Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X,
    Ecône, le 29 juin 2016.

    Le pape François et Mgr Fellay s'étaient rencontrés, le 1er avril 2016, au Vatican.

    "Il s’est agi d’une rencontre très cordiale et constructive qui représente un pas supplémentaire sur le chemin de la réconciliation que nous souhaitons", avait alors déclaré Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, chargée des relations entre Rome et les traditionnalistes.

    Mgr Pozzo assurait par ailleurs que les lefebvristes avaient "très bien reçu" la main tendue du pape François qui, pour l'Année de la Miséricorde, a accordé aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X la possibilité de confesser les péchés, en déclarant leur absolution valide et licite.

    Le communiqué de la FSSPX a tout d'un nouveau pas en arrière. Jusqu'au prochain épisode de ce triste ballet entre Rome et Écône ?

  • Belgique : une maison de repos condamnée pour avoir refusé une euthanasie dans ses murs

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    Lu dans le bulletin de l’Institut Européen de Bioéthique  ce fait également évoqué par genethique.org :

    Ce mercredi 29 juin 2016, la maison de repos Sint-Augustinus de Diest, a été condamnée par le tribunal de première instance de Louvain pour avoir refusé qu'une euthanasie soit pratiquée en son sein. Il a condamné la direction de la maison de repos et de soins (MRS) à verser un dédommagement de 6000€ aux membres d'une famille pour le préjudice qu’ils ont subi pour avoir dû déplacer leur mère afin que celle-ci puisse être euthanasiée.

    Mariette Buntjens, âgée de 74 ans et en phase terminale d'un cancer métastasique, avait formulé sa demande d’euthanasie en 2011. C'est un médecin extérieur à l'institution qui a décidé de répondre à sa demande. Le médecin coordinateur dit avoir été mis devant le fait accompli et affirme que lui-même et l'équipe l'équipe soignante ont été laissés à l'écart et n'ont pas  pu s'entretenir avec Mme Buntjens de sa demande d'euthanasie.

    La direction aurait alors refusé que l'acte soit pratiqué dans ses murs car les conditions requises par la loi n'étaient pas remplies. En effet, la loi dépénalisant l'euthanasie prévoit dans son article 3, alinéa 4 que le médecin pratiquant l'euthanasie doit  « S’il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s’entretenir de la demande du patient avec l’équipe ou des membres de celle-ci. »

    La famille a donc décidé de ramener la patiente chez elle pour qu'elle puisse y être euthanasiée. Ses enfants ont ensuite saisi la justice, au motif que le refus de l’établissement de faire euthanasier leur mère dans la structure aurait aggravé ses souffrances physiques et psychiques.

    Lors de l’audience le 18 mai 2016, la direction de la maison de repos s’est défendue d’avoir refusé l’euthanasie pour motifs religieux ou par conviction. Selon elle, les conditions légales n’étaient pas remplies pour que la femme soit euthanasiée car elle n’avait pas confirmé sa demande d’euthanasie auprès du médecin coordinateur. L’équipe médicale de l’établissement n’aurait pas été contactée non plus.

    Source : Belga »

    Ref. une maison de repos condamnée pour avoir refusé une euthanasie dans ses murs

    La maison de repos Sint-Augustinus de Diest se serait donc défendue d’avoir refusé l’euthanasie pour des motifs religieux ou par conviction.  

    Il est vrai que le droit à l’ «objection de conscience » n’est garanti qu’aux personnes qui ont une conscience morale. Les institutions, comme telles, n’ont pas cette conscience ontologique.  

    Mais, cela étant, les institutions fondées sur des convictions morales ou religieuses ont le droit de fonctionner conformément à leurs convictions. Ainsi, en l’espèce, ce n’est pas vraiment le droit à l’objection de conscience qui aurait pu être soulevé mais la combinaison de deux droits fondamentaux inscrits dans la constitution : le droit d’association et le droit à la liberté de religion. Sous réserve d’en savoir plus, la défense n’a apparemment pas soulevé ces deux moyens. Une question fondamentale n’a donc pas été posée. 

    JPSC 

  • Liège, du 12 au 16 juillet : session estivale du Renouveau charismatique francophone de Belgique

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    Source

    renouveau.jpgDU 12 AU 16 JUILLET : SESSION ESTIVALE DU RENOUVEAU À LIÈGE

    Mgr Delville, évêque de Liège nous accueillera  chaleureusement à Liège en présidant l’Eucharistie d’entrée en session !

    31ème session du Renouveau charismatique francophone de Belgique 

    Du 12 juillet au 16 juillet 2016 à Liège »

    Je parlerai à ton cœur »

    31ème  session du Renouveau charismatique au cœur de la cité ardente.

    Lancé depuis quelques années, le mouvement d’itinérance de ce grand rassemblement d’été se poursuit donc. La session d’été du Renouveau charismatique se déroulera cette année à Liège du 12 au 16 juillet 2016. Elle aura lieu au Palais des Congrès. La session débutera le 12 juillet à 16h15 par une Eucharistie présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.

    5 jours de louange, d’enseignements, de témoignages, de temps de prière, de célébrations.

    Sur le thème « Je parlerai à ton cœur », les participants vivront 5 jours ponctués  d’enseignements, de témoignages, de temps de prière, de célébrations et de démarches liées à l’année de la miséricorde.La plupart des intervenants ont un lien particulier avec l’Adoration eucharistique: le Père Nicolas Buttet fondateur et modérateur de la Fraternité Eucharistein en Suisse, le Père Florian Racine, fondateur des missionnaires de la très Sainte Eucharistie, l’abbé Pierre Renard, doyen de Ciney et le Père Marc Leroy responsable de la pastorale à la Basilique du Sacré-Cœur à Bruxelles, ces deux lieux ayant l’adoration permanente.

    Jacques Galloy de la Communauté de l’Emmanuel, auteur d’une BD sur Ste Julienne de Cornillon accueillera des groupes lors d’un pèlerinage au Carmel de Cornillon qui leur sera proposé. Alberto Maalouf et son association Notre-Dame Mère de la Lumière  seront présents à nouveau cette année. De même Danny-Pierre Hillewaert, ancien berger de la session participera à la journée évangélisation. Danielle Simonis, Véronique Hargot et Anne Leens animeront chacune un atelier. Autour de l’abbé Philippe Daloze, le berger de la session, divers prêtres liégeois accompagneront à divers moments forts : l’abbé Thierry Dobbelstein, le Chanoine Éric de Beukelaer. L’Eucharistie de clôture sera présidée par le nouvel archevêque Mgr Josef De Kesel, le samedi 16 juillet à 14h.

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  • Inviter le pape en Belgique ?

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    De Christian Laporte sur lalibre.be :

    Les jeunes chrétiens veulent inviter le Pape en Belgique

    Fin juillet, la jeunesse catholique mondiale - mais pas exclusivement car le rendez-vous est ouvert à tous les jeunes de bonne volonté - se retrouvera autour du pape François à Cracovie pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Lancées au début de son pontificat au milieu des années 1980 par le pape Jean-Paul II lors de deux rencontres successives à Rome qui s’étaient avérées très positives, les JMJ se sont largement internationalisées depuis lors. Après un passage par l’Amérique latine et le Brésil en 2013, elles reviennent en Europe et en Pologne où elles avaient déjà fait escale en 1991 sur le site marial de Czestochowa.

    Les communautés en force

    Du côté belge, on peut s’inscrire jusqu’à ce 30 juin pour bénéficier de conditions avantageuses pour rejoindre les 1.500 jeunes qui ont déjà confirmé leur venue. A savoir 400 francophones, 300 néerlandophones et quelque 800 autres jeunes qui se rendront en terre polonaise avec les délégations de communautés ou de mouvements chrétiens.

    Le moins qu’on puisse écrire est que la délégation belge est gonflée à bloc comme on a pu s’en rendre compte lors d’un point de presse jeudi à l’ambassade de Pologne. C’est que les participants aux JMJ nourrissent le secret espoir de pouvoir convaincre le pape François de venir en Belgique dans un laps de temps pas trop éloigné. Une première délégation a même déjà préparé le terrain mais les jeunes Belges espèrent évidemment frapper positivement l’esprit du Pape sur place. Cela dit, les JMJ se déroulent certes du 26 au 31 juillet prochain en Pologne mais elles démarreront déjà en Belgique dès ce 10 juillet : si le grand rassemblement de départ vers Cracovie est prévu à Battice le 16 juillet, les jeunes progresseront jusque là à partir de Fleurus, Wavre, Namur, Arlon et Embourg. L’occasion de s’immerger dans les paroisses et de vivre sa foi "sur le terrain".

    Le 13 juillet, ils auront été rejoints par les jeunes de l’archidiocèse de Cambrai qui présenteront une pièce sur Jean-Paul II.

    L’esprit des JMJ aussi dans les camps d’été

    Par ailleurs, comme l’a expliqué la coordinatrice Claire Jonard, diverses animations autour des JMJ sont préparées dans le cadre des camps d’été des mouvements de jeunesse. "Une autre manière de vivre l’événement en communion avec Cracovie." Démarrera ensuite l’immersion dans les paroisses polonaises dans le diocèse de Lublin qui compte une importante université catholique où enseigna Jean-Paul II et qui a des liens très étroits avec l’Université de Louvain.

    Enfin, aura lieu la montée vers Cracovie et les rencontres avec le Pape après un grand rassemblement de tous les pèlerins belges le 26 juillet. La délégation belge sera épaulée par six évêques : NNSS De Kesel, Kockerols, Hudsyn, Deville, Van Looy et Hoogmartens.

    Renseignements : www.jmj.be.

  • Etats-Unis : la Cour Suprême pèse de tout son poids en faveur de l'avortement

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    ETATS-UNIS : LA COUR SUPRÊME REJETTE LA LOI LIMITANT L’ACCÈS À L’AVORTEMENT DANS DEUX AUTRES ETATS

     de genethique.org 

    Au lendemain de sa décision de rejet d’une loi texane limitant l’avortement, mardi 28 juin 2016, la Cour Suprême de Etats-Unis a également refusé de considérer les restrictions prisent par les Etats du Mississippi et du Wisconsin (cf. États-Unis : La Cour suprême rejette une loi texane limitant l'avortement).

    Ces deux Etats avaient, en effet, adopté « une législation obligeant les médecins pratiquant l’avortement à disposer d’un droit d’admission de leurs patientes dans un hôpital de proximité, une condition difficile à obtenir par les praticiens ». Elle est à l’origine de la fermeture de plusieurs centres d’IVG locaux.

    Ces restrictions avaient été revues par les juridictions inférieures, et elles avaient été « gelées ». En réaffirmant avec force l’accès des femmes à l’avortement, la plus haute instance judiciaire américaine confirme de facto les décisions de ces juridictions.

    L’avortement est un sujet qui divise le pays depuis plusieurs décennies. Il avait été adopté en 1973 aux Etats-Unis, mais cette décision a fait l’objet de nombreuses mesures restrictives dans certains Etats : « plus de 1 000 restrictions », selon Jennifer Dalven, avocat de l’American Civil Liberties Union, qui ajoute que ces restrictions « prennent de multiples formes ».

    La décision prise lundi par la Cour suprême va obliger certains Etats à revoir leurs politiques d’accès à l’IVG.

  • Après le covoiturage et la colocation, le co-parenting

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    Vu sur francetvinfo.fr :

    Co-parentalité : quand l'amour entre les deux parents n'est plus nécessaire

    Après le covoiturage et la colocation, le co-parenting. France 2 revient sur ces familles d'un nouveau genre.

    Hélèna est aujourd'hui comblée avec ses deux enfants. Être mère, elle se l'est toujours imaginé. Mais la quarantaine approchant, elle a eu peur de ne jamais le devenir, ne trouvant pas le père idéal. Et puis elle a trouvé celui qui allait devenir le père de ses enfants. Julien était un ami, mais juste un ami. Il a accepté et les voilà aujourd'hui co-parents.  

    Un phénomène nouveau 

    Un père et une mère, mais sans relation amoureuse, qui ne vivent pas ensemble, mais se partagent l'éducation des enfants et l'autorité parentale. Ces nouveaux parents cherchent à concilier leur désir d'enfants et leur liberté. Devenir père ou mère, sans être en couple, le concept se développe et on trouve aujourd'hui plusieurs sites spécialisés. Pour Sabine Walper, spécialiste de la petite enfance, l'absence d'amour entre les deux parents n'est pas nécessairement problématique. En Allemagne, le co-parenting est un phénomène très récent. Quelques milliers d'enfants seraient déjà nés dans ces familles d'un nouveau genre.

    voir la séquence consacrée au "co-parenting" : http://www.francetvinfo.fr/sante/enfant-ado/co-parentalite-quand-l-amour-entre-les-deux-parents-n-est-plus-necessaire_1523467.html

  • La vision de l'art du pape

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    Sans titre.pngUne approche de l'art qui peut surprendre...

    A découvrir sur Arte :

    La vision de l’art du pape François

    Le pape Francois vient de publier un livre sur sa vision de l'art : "Mon idée de l'art". Depuis son arrivée au Vatican, il a fait des choix artistiques plutôt surprenants. À commencer par une représentation du Christ hors de l'iconographie traditionnelle ou encore des œuvres d'un jeune artiste argentin qui utilise des déchets. Il est toujours possible "d'ouvrir des horizons où il semblait qu'il n'y en avait plus" dit ainsi le Pape dans son nouveau livre.

    une séquence du JT sur ARTE à voir et écouter : http://info.arte.tv/fr/la-vision-de-lart-du-pape-francois

  • Le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles porte un coup fatal à la hausse des vocations

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    Lu sur « diakonos.be »

    Le Primat de Belgique, en poste depuis moins d’un an, vient de fermer pour des raisons douteuses une fraternité de prêtres qui attirait de nombreuses vocations.

     Jozef De Kesel a été nommé archevêque du siège principal de Belgique, Malines-Bruxelles, succédant à l’Archevêque André Léonard, d’orientation plus traditionnelle. Alors que son prédécesseur s’était illustré par des positions fermes en faveur de la défense de la vie et ses positions tranchées sur la sexualité humaine, De Kesel appelle quant à lui de ses vœux une Eglise qui « ne se replie pas sur elle-même » et qui « respecte les homosexuels ».

     De Kesel a donc fait un pas supplémentaire vers une plus grande « libéralisation » de son diocèse en ordonnant la fermeture d’une fraternité de prêtres fondée par son prédécesseur.

     L’Archevêque Léonard avait en effet fondé la « Fraternité des Saints Apôtres » en tant qu’association cléricale de droit diocésain, avait ouvert un séminaire pour former les séminaristes de cette même fraternité et leur avait confié deux paroisses à Bruxelles.

     La fondation d’une fraternité peut sembler une décision étrange de la part d’un évêque – étant donné qu’il est tout de même seul aux commandes de son propre diocèse – mais cela démontre à nouveau combien d’obstacles un évêque conservateur doit surmonter.

     Comme dans de nombreux diocèses allemands, le soi-disant manque de prêtres est souvent invoqué pour justifier ou renforcer des structures laïques en tous genres, pour instaurer des « liturgies de la parole » avec distribution de la communion ou la création de toutes sortes d’offices extraordinaires qui ont pour effet de rendre les prêtres superflus. Dans de nombreuses paroisses du Nord de l’Allemagne ou dans les zones rurales, les messes sont inaccessibles aux personnes qui ne disposent pas d’une voiture ou qui sont trop âgées pour se déplacer. Ces dernières doivent se contenter de pseudo-liturgies dirigées par des laïcs.

     Plutôt que de perdre du temps à combattre les critiques internes et externes, Mgr Léonard avait choisi une autre option : ouvrir une fraternité qui puisse transmettre la beauté de la prêtrise et attirer de nouvelles vocations. La Fraternité n’avait que 3 ans mais comptait déjà 6 prêtres et 21 séminaristes à son actif – une abondance extraordinaire selon les standards de l’Europe du Nord.

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  • Brexit aussi à la COMECE ?

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    Lu sur le site « Riposte catholique » :

    Comece.png« Le Brexit pourrait poser une question en interne à la  Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) puisqu’elle est composée d’évêques délégués des 28 Etats membres de l’Union européenne. Pour le Royaume Uni, elle compte un évêque délégué de la Conférence épiscopale d’Angleterre et du Pays de Galles, et un évêque délégué de la Conférence épiscopale écossaise. Cette question devrait être à l’ordre du jour de de la prochaine assemblée plénière de la COMECE au mois d’octobre 2016 à Bruxelles.

    Le débat sur l’avenir de l’Europe se poursuivra lors d’un congrès européen organisé par la COMECE, en octobre 2017, à l’occasion du 60e anniversaire des Traités de Rome.

    Le cardinal Reinhard Marx,  président de la COMECE  a déclaré regretter le vote britannique, tout en appelant l’Europe à aller de l’avant (on ne sait pas trop où). Ce regard vers l’avenir, c’est la vocation de la COMECE, pusqu’elle a été crée il y a plus de trente ans pour penser et accompagner le projet européen. C’est ce qu’explique Johanna Touzel porte-parole de la COMECE.

    Voici la déclaration du cardinal :

    « Jeudi dernier, une majorité d’électeurs britanniques a voté par référendum pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il convient naturellement de respecter cette décision des électeurs britanniques, même si nous la regrettons profondément en tant que COMECE. En effet, l’Union européenne est le projet d’une Communauté solidaire. C’est pourquoi le retrait volontaire d’un de ses membres est douloureux et a des conséquences pour tous les autres. Il faudra maintenir, utiliser et développer à l’avenir les multiples liens culturels et spirituels qui existent entre nous. Nous le savons : l’Europe est plus que l’Union européenne. Les étapes à venir des négociations concrètes sur le retrait et ses modalités vont exiger de toutes les parties concernées qu’elles fassent preuve de sens de la responsabilité et de mesure. En particulier, les plus faibles et les plus vulnérables, ni au Royaume-Uni, ni dans l’Union européenne, ne doivent être victimes de ce processus.

    Après le référendum, le temps est venu pour l’Union européenne de regarder de l’avant. La décision des électeurs britanniques confronte l’Union et ses États membres à la question de leurs objectifs et de leurs devoirs. L’Union européenne a besoin d’un nouveau départ. Nous avons besoin en quelque sorte de « repenser » l’Europe. Les réflexions sur le développement futur de l’Union européenne doivent donc s’appuyer sur une participation élargie de la société. L’Europe et l’UE sont la responsabilité de tous, parce que c’est uniquement ensemble que les peuples de l’Europe seront en mesure de trouver un avenir meilleur. Il s’agit notamment de retrouver le chemin vers un «véritable humanisme européen», celui que le Pape François a encouragé les Européens à prendre dans son discours de réception du Prix Charlemagne. L’Eglise compte bien contribuer à ce débat nécessaire sur l’avenir de l’Europe. C’est pourquoi la COMECE organisera en octobre 2017, à l’occasion du 60e anniversaire des traités de Rome, un congrès afin d’insuffler les réflexions de l’Eglise dans le débat sur l’avenir de l’Union européenne.

    Dans le même temps, l’Union européenne ne doit pas se figer dans l’autoréflexion. Que ce soit ensemble ou côte-à-côte, les peuples et les nations européennes ont une responsabilité morale envers le monde, les pays les plus pauvres, la sauvegarde de la création et la limitation du changement climatique. Grâce à l’Etat de droit et à la perspective d’une vie en paix et d’un niveau de vie élevé, l’Europe représente un pôle d’attraction pour de nombreuses personnes. Même sous des conditions politiques modifiées, l’UE devra continuer à être à la hauteur de sa responsabilité dans le monde.

    Le nationalisme qui se renforce dans certains pays ne doit pas devenir à nouveau le levier de l’exclusion, de l’hostilité et de la discorde. Nous nous y opposerons en tant qu’Eglise de toutes nos forces. »

    Ref. Brexit aussi à la COMECE ?

    A noter : sous la direction de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège mais aussi ancien professeur d’histoire à l’Université catholique de Louvain (UCL),  Gérard-François Dumont (géo-démographe, professeur  à l’Université de Paris IV), Vincent Dujardin (président de l’Institut d’études européennes de l’UCL) et Jan De Volder (professeur à la Katholieke Universiteit Leuven et rédacteur politique de Tertio, revue d’opinion catholique flamande) publient aux éditions « Lumen Vitae » un essai intitulé « Quelle âme pour l’Europe? ». Ce livre sera présenté à la presse lundi prochain  4 juillet, au siège de la COMECE à Bruxelles, en présence notamment de Mgr Alain Lebeaupin, nonce apostolique auprès de l'Union européenne.

    JPSC