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BELGICATHO - Page 9

  • Le cardinal De Kesel a ordonné l’unique nouveau prêtre flamand pour l’année 2018

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    Lu sur l'édition de ce jour de La Libre Belgique, p. 2:

    La personnalité : Elia William Cantaert 

    Ce n’est pas un scoop : la crise des vocations bat toujours son plein au sein de l’Église catholique belge. Et cette dernière ordonne surtout, bon an, mal an, un nombre limité de nouveaux prêtres francophones. C’est qu’au nord du pays, l’institution subit encore la sécularisation. En Wallonie et à Bruxelles, l’Église l’affronte depuis quelques lustres. Mais cela n’empêche pas les ordonnés de faire montre d’un beau dynamisme en paroisse ou au sein des mouvements d’Église. Dans ce contexte morose, le cardinal De Kesel a ordonné dimanche après-midi à la cathédrale Saint-Rombaut à Malines, l’unique nouveau prêtre flamand pour l’année 2018. Âgé de 28 ans, Elia William Cantaert est le troisième d’une famille de neuf enfants. Après ses humanités il a obtenu un baccalauréat en pédagogie à l’Université de Gand. Sa foi a toujours été active, nourrie aussi par son engagement social. Pendant ses études, il a ainsi participé à plusieurs pèlerinages à Lourdes comme brancardier. C’est du reste dans la cité mariale pyrénéenne qu’Elie a découvert sa vocation sacerdotale. En 2011, Mgr André-Joseph Léonard l’avait envoyé au séminaire Notre-Dame de Namur pour y suivre la formation sacerdotale proposée par l’archidiocèse de Malines-Bruxelles. Et l’an dernier, Elia Cantaert rejoignit à l’initiative du cardinal De Kesel le séminaire Jean XXIII à Louvain pour y parfaire sa formation sacerdotale.

  • Accord Chine-Vatican. Un secret de façade qui transparaît déjà dans les faits

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    Chinois HK-Yeung-Tong_-Ha.pngAu cours du mois qui a suivi l’annonce d’un accord entre le Saint-Siège et la Chine sur la nomination des évêques, plusieurs événements laissent deviner son contenu, qui est officiellement tenu secret. Un article de Sandro Magister traduit par notre confrère du site « diakonos.be » :

    « Le premier événement est connu. Il s’agit de l’arrivée au synode en cours à Rome du 3 au 28 octobre de deux évêques chinois, formellement invités par le Pape François avec l’accord des autorités de Pékin qui ont cependant été les premiers à l’annoncer.

    Comment les choses se sont-elles réellement passées ? Le cardinal Joseph Zen Zekiun, évêque émérite de Hong Kong, très critique de cet accord, a formulé le dilemme en ces termes dans un article posté sur son blog le 2 octobre : « Ces deux-là ont-ils été invités par le Saint-Siège avec la permission du gouvernement ou bien ont-ils été nommés par le gouvernement avec l’assentiment du Saint-Siège ? »

    La personne « bien informée » auprès de laquelle le cardinal Zen dit s’être informé n’a pas pu lui répondre. Mais pour le cardinal, l’une comme l’autre hypothèse sont alarmantes.

    Si c’est le régime chinois qui les a choisis, « l’Église en Chine serait complètement à la merci du gouvernement » tandis que si c’est le pape qui les a choisis, ce serait encore pire vu le profil des deux nominés, « totalement soumis au régime » qui « ne méritent en rien d’être invités à un synode ».

    Les deux évêques en question sont Jean-Baptiste Yang Xiaoting, l’évêque de Yan’an-Yulin et Joseph Guo Jincai, évêque de Chengde.

    Le premier a été nommé le 31 janvier dernier vice-président de la commission pour les affaires ethniques et religieuses des chinois à l’étranger par le comité permanent de l’Assemblée du peuple de la province de Shanxi, une émanation directe du parti communiste.

    Quant au second, il est membre de l’Assemblée nationale du peuple, le parlement chinois, où il a été promu par le département central pour l’organisation du parti communiste.

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  • Synode « des jeunes » : un entretien avec Mgr Fridolin Ambongo, archevêque coadjuteur de Kinshasa

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    Une interview réalisée pour KTO par Philippine de Saint-Pierre. Une occasion de découvrir la personnalité du prélat appelé à être un jour le successeur du Cardinal Laurent Monsengwo, primat de l’Eglise catholique au Congo. Avant sa nomination à Kinshasa, Mgr Ambongo fut archevêque de Mbandaka (Coquilhatville) dans l’ancienne province de l’Equateur.

    JPSC

  • Saint Jean-Paul II (22 octobre)

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    HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI À L'OCCASION DE LA BÉATIFICATION DU SERVITEUR DE DIEU JEAN-PAUL II sur le Parvis de la basilique Saint-Pierre, le dimanche 1er mai 2011 : 

    Chers frères et sœurs!

    Il y a six ans désormais, nous nous trouvions sur cette place pour célébrer les funérailles du Pape Jean-Paul II. La douleur causée par sa mort était profonde, mais supérieur était le sentiment qu’une immense grâce enveloppait Rome et le monde entier: la grâce qui était en quelque sorte le fruit de toute la vie de mon aimé Prédécesseur et, en particulier, de son témoignage dans la souffrance. Ce jour-là, nous sentions déjà flotter le parfum de sa sainteté, et le Peuple de Dieu a manifesté de nombreuses manières sa vénération pour lui. C’est pourquoi j’ai voulu, tout en respectant la réglementation en vigueur de l’Église, que sa cause de béatification puisse avancer avec une certaine célérité. Et voici que le jour tant attendu est arrivé! Il est vite arrivé, car il en a plu ainsi au Seigneur: Jean-Paul II est bienheureux!

    Je désire adresser mes cordiales salutations à vous tous qui, pour cette heureuse circonstance, êtes venus si nombreux à Rome de toutes les régions du monde, Messieurs les Cardinaux, Patriarches des Églises Orientales Catholiques, Confrères dans l’Épiscopat et dans le sacerdoce, Délégations officielles, Ambassadeurs et Autorités, personnes consacrées et fidèles laïcs, ainsi qu’à tous ceux qui nous sont unis à travers la radio et la télévision.

    Ce dimanche est le deuxième dimanche de Pâques, que le bienheureux Jean-Paul II a dédié à la Divine Miséricorde. C’est pourquoi ce jour a été choisi pour la célébration d’aujourd’hui, car, par un dessein providentiel, mon prédécesseur a rendu l’esprit justement la veille au soir de cette fête. Aujourd’hui, de plus, c’est le premier jour du mois de mai, le mois de Marie, et c’est aussi la mémoire de saint Joseph travailleur. Ces éléments contribuent à enrichir notre prière et ils nous aident, nous qui sommes encore pèlerins dans le temps et dans l’espace, tandis qu’au Ciel, la fête parmi les Anges et les Saints est bien différente! Toutefois unique est Dieu, et unique est le Christ Seigneur qui, comme un pont, relie la terre et le Ciel, et nous, en ce moment, nous nous sentons plus que jamais proches, presque participants de la Liturgie céleste.

    «Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru.» (Jn 20,29). Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus prononce cette béatitude : la béatitude de la foi. Elle nous frappe de façon particulière parce que nous sommes justement réunis pour célébrer une béatification, et plus encore parce qu’aujourd’hui a été proclamé bienheureux un Pape, un Successeur de Pierre, appelé à confirmer ses frères dans la foi. Jean-Paul II est bienheureux pour sa foi, forte et généreuse, apostolique. Et, tout de suite, nous vient à l’esprit cette autre béatitude : «Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16, 17). Qu’a donc révélé le Père céleste à Simon? Que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Grâce à cette foi, Simon devient «Pierre», le rocher sur lequel Jésus peut bâtir son Église. La béatitude éternelle de Jean-Paul II, qu’aujourd’hui l’Église a la joie de proclamer, réside entièrement dans ces paroles du Christ: «Tu es heureux, Simon» et «Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru.». La béatitude de la foi, que Jean-Paul II aussi a reçue en don de Dieu le Père, pour l’édification de l’Église du Christ.

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  • Décléricaliser toute l’Église ?

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    De Marie-Lucile Kubacki sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    David Macaire : “Il faut décléricaliser toute l’Église“

    Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France en Martinique, David Macaire est, à 49 ans, le plus jeune évêque de France. Au synode des jeunes, il interroge la manière de retrouver des communautés chrétiennes rayonnantes et dynamiques.

    Il sort de la salle du synode en habit de dominicain, sacoche noire, après une longue journée de travail en petits groupes, les « cercles mineurs ». C’est lui qui coordonne le sien, composé d’évêques africains, de canadiens, de patriarches orientaux et de deux jeunes femmes. Un moment qu’il vit comme une sorte de « retraite spirituelle ». Nous lui proposons de nous installer quelque part, il choisit les marches de la colonnade de la place Saint-Pierre. Rencontre à bâtons rompus.

    Il reste une semaine avant la fin du synode, qu’est-ce qui émerge dans votre groupe comme point fort ?

    L’importance de la communauté. Le désir d’une Église plus familiale et de familles plus ecclésiales. La nécessité de faire confiance aux jeunes, mais pas de façon démagogique. Certaines interventions comportaient des éléments un peu démagogiques, comme si écouter les jeunes voulait dire qu’ils avaient la science infuse sur tout ! Il est aussi beaucoup question de comment faire vivre l’échange entre générations pour permettre la transmission d’un héritage, la tradition de l’Église, qui est tout sauf figée. La tradition est quelque chose de vivant. Il s’agit donc de transmettre un héritage en le faisant évoluer pour qu’il en reste toujours la substantifique moelle. L’image de la pirogue a été évoquée : les jeunes rament, donne la vigueur, et l’ancien donne l’orientation ! Et puis émerge aussi l’exigence de qualité des jeunes. S’ils aiment autant les stars de foot c’est qu’ils recherchent l’excellence… Cette excellence, nous pouvons la proposer à travers des figures de saints ! La figure des prêtres est également importante pour eux. Ils réclament des prêtres disponibles, pas des managers qui administrent. Et aussi des prêtres exemplaires.

    C’est toute l’Église qui est cléricalisée dans le mauvais sens du terme… On a fait reposer sur le prêtre tous les ministères.

    Vous évoquez l’importance de la communauté et des paroisses… Mais la réalité dans bon nombre de paroisses en France, ce sont des assemblées dominicales vieillissantes et des prêtres fatigués !

    L’Église a le savoir faire. Elle sait créer du dynamisme aux JMJ, dans les petits groupes, dans les aumôneries, les patronages, dans les écoles chrétiennes, elle sait être dans des endroits où on a besoin d’elle. Pourquoi la paroisse ne sait-elle pas le faire ? Je pense que ça part du fameux cléricalisme dont parle le pape, et qui ne concerne pas que le prêtre. C’est toute l’Église qui est cléricalisée dans le mauvais sens du terme… On a fait reposer sur le prêtre tous les ministères. Aujourd’hui on lui demande d’être à la fois d’être le chef d’établissement, le gestionnaire, le professeur, l’accompagnateur. D’où le burn out, la vie impossible et l’isolement. Cela ne va pas. Il est temps de revenir à une Église où les prêtres sont des curés d’Ars ou des « Benjamin Bucquoy », comme le héros de Monsieur le curé fait sa crise de Jean Mercier. Qu’ils retrouvent l’essentiel de leur sacerdoce, ce pour quoi ils ont donné leur vie : accompagner des gens – en plus, c’est ce que les jeunes demandent ! –, visiter les pauvres, les familles, célébrer, prier, prêcher, enseigner, partir en pèlerinage avec les fidèles ! Et non pas s’épuiser en réunions. C’est pour cela que les prêtres donnent leur vie. Et ce n’est pas parce qu’on s’habille en civil qu’on sort du cléricalisme, mais quand on est au milieu d’une « communauté de disciples missionnaires », comme dit le pape François.

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  • Le mythe d'Al-Andalus masque une terrible régression culturelle

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    De BCT sur le site de la revue Item :

    Avec l’Islam: terrible regression culturelle

    Al-Andalus est généralement présenté comme un paradis perdu, une société multiculturelle idéale, empreinte de raffinement et de tolérance dont l’éclat contrastait avec les supposés « âges sombres européens », marqués par la barbarie et l’obscurantisme médiéval. Cette vision toute manichéenne, érigée en dogme par « l’Histoire officielle », est peu à peu remise en cause par des historiens courageux.

    Après le livre de Sérafin Fanjul Al-Andalus, l’invention d’un mythe (Editions du Toucan), la récente publication du livre de Dario Fernandez-Morero, professeur au département d’espagnol et de portugais de l’Université Nortwestern (Illinois), Chrétiens, juifs et musulmans dans al-Andalus, mythes et réalités (éditions Jean-Cyrille Godefroy) remet lui aussi l’histoire à l’endroit en dénonçant la falsification d’al-Andalus. Clair et passionnant, largement accessible aux non-spécialistes, cet ouvrage a l’immense mérite de replacer l’occupation musulmane de l’Espagne dans le long conflit civilisationnel opposant l’islam à l’Europe.

    Le mensonge d’al-Andalus

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  • Quand un pape nettoyait les écuries d'Augias...

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    De Christophe Dickès sur le site "Storia Voce" (web radio) :

    Quand un pape nettoyait les écuries d’Augias du Vatican

    Pour les catholiques, le nom de saint Pie V est généralement associé à la messe en latin. Pour les autres, ce nom nous renvoie aux pires heures de l’Eglise : à la persécution des juifs, à l’inquisition bien évidemment mais aussi à la croisade. Or l’historien se doit avant tout de se replacer dans une époque. Il ne doit pas juger le passé avec des lunettes anachroniques, mais au contraire comprendre les faits à travers les mentalités et les conceptions du temps. Or si nous nous replaçons précisément dans cette époque du XVIe siècle, nous observons que l’Eglise est à une charnière de son histoire. Elle opère même une mutation majeure grâce à une réforme en profondeur. Pour l’Eglise, cette idée de réforme n’est pas anodine. Il y eut par le passé de nombreuses réformes : que l’on songe à Grégoire le Grand au VIe siècle, à la réforme grégorienne du XIe siècle ou encore à celle du Concile de Latran IV au XIIIe siècle. La réforme vise à retrouver la pureté des origines. Il s’agit de « re » former et de renouer les liens avec les valeurs évangéliques. Dans ce mouvement, le rôle de Pie V au XVIe siècle est essentiel et même historique puisque son empreinte va durer pas moins de quatre siècles… Pourtant, le pontificat n’a duré que six ans. Philippe Verdin o. p. lui consacre un essai historique. Il est interrogé par Christophe Dickès.

    L’invité: Philippe Verdin est dominicain. Il est l’un des animateurs du site Internet Retraite dans la Ville. Il a publié une douzaine de romans, essais, livres d’entretiens. Il est l’auteur entre autres de Saint Pie V, le pape intempestif paru aux Editions du Cerf (226 pages, 18€)

    Attention, la vidéo ci-dessous est une reprise de l’enregistrement audio. L’image est donc fixe.

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  • "A ta droite et à ta gauche"; homélie pour le 29e dimanche du temps ordinaire

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    Une homélie du Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d. sur le site du Carmel en France :

    29e Dimanche T.O., Marc 10, 35-45

    « À ta droite et à ta gauche »

    « Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demandons ». Curieuse demande. Curieux moment …

    Curieuse demande, discrète, secrète, enveloppée, comme si les deux frères craignaient de l’exprimer clairement. Mais Jésus les oblige à parler net :« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils veulent être à sa droite et à sa gauche dans sa gloire, dans son Royaume. Rien que cela ! Eux qui furent parmi les premiers appelés, qui furent même parmi les trois confidents de Jésus, n’ont encore rien compris au projet du Maître. Ils s’imaginent que Jésus va organiser un royaume terrestre, et ils croient le moment venu de se pousser aux postes honorifiques !

    Curieux moment pour parler de cela … En effet Jésus, pour la troisième fois et solennellement, vient de prédire sa passion : « Voici que nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’Homme sera livré aux grands prêtres et aux docteurs de la Loi. Ils le condamneront à mort et ils le livreront aux païens. On se moquera de lui, on crachera sur lui, on le flagellera et on le mettra à mort, et après trois jours il ressuscitera ».

    Déjà, lors de la deuxième prédiction de sa passion, les disciples avaient si peu compris qu’ils s’étaient disputés aussitôt après en vue d’une question de préséance. Mais Jésus, cette fois encore, ne se fâche pas : patiemment il tente encore de leur expliquer. Vous voulez partager mon sort ? Alors rappelez-vous que j’ai une coupe à boire et que j’ai un baptême dans lequel je dois être plongé.

    La coupe, pour ces hommes qui lisaient les Prophètes, ce n’était pas seulement le symbole des souffrances, « la coupe amère », mais plus précisément la coupe du vertige, méritée par le peuple pécheur, comme l’avait crié le prophète Isaïe : « Lève-toi, Jérusalem, toi qui as bu de la main du Seigneur la coupe de son vertige » (Is 51,17). La coupe méritée par les péchés de son peuple, c’est Jésus qui la boira !

    Quant à la mystérieuse plongée dont parle Jésus, c’est la plongée dans la mort, la mort violente, injuste, la mort révoltante de l’innocent sur qui l’on crachera. Mais les deux disciples sont sûrs d’eux-mêmes : ce n’est pas maintenant qu’ils vont reculer. Le combat ne leur fait pas peur, pourvu qu’ils arrivent à leur fin, pourvu qu’ils participent au pouvoir du Messie. Ils croient encore qu’on entre dans le Royaume de Dieu comme dans une citadelle ; ils s’imaginent qu’au service de Jésus il y a de bonnes places à conquérir et un pouvoir comme récompense.

    Une fois de plus Jésus, en véritable éducateur de la foi, développe sa pensée : il ne crie pas ; il explique. Et il éclaire d’abord le futur, puis le présent. Pour le futur : oui, les deux frères suivront Jésus sur le chemin de la souffrance, et ils seront plongés, eux aussi, dans la mort, comme nous tous quand l’heure sera venue. C’est le sentier où, tôt ou tard, tous les vivants s’engagent, mais les croyants y marchent à la suite du Ressuscité.

    Quant aux places d’honneur, c’est le secret de Dieu ; et il y aura des surprises. On ne peut s’y pousser comme on joue des coudes sur la terre pour arriver en bonne position ou pour occuper un poste. Les places près de Dieu, c’est Dieu qui les propose, et il sait ce qu’il fait. D’ailleurs, même sur terre, pour un chrétien, les premières places, les vraies premières places, ne sont pas celles qu’on imagine.

    Et Jésus en vient à parler du présent. Il en appelle à l’expérience des disciples : « Vous savez que ceux qui semblent gouverner les peuples les oppriment, et que leurs grands exercent sur eux leur pouvoir ». « Ceux qui semblent gouverner », dit Jésus, faisant sans doute allusion au semblant de pouvoir que possédaient tous les roitelets de Palestine sous le protectorat romain.

    Mais Jésus, plus largement, vise la volonté de puissance qui travaille le cœur de tout homme. Où que nous soyons, en effet, et quelles que soient notre situation, notre position, nos responsabilités, que nous vivions à dix, à cinq ou à deux, nous sommes toujours le tyran de quelqu’un, nous profitons de la moindre miette de pouvoir, que ce soit en famille ou dans un cadre plus large de travail ou d’amitié. Nous voulons régner sur des intelligences, sur des destinées, sur des cœurs. Au grand jour ou plus subtilement, nous organisons sans le vouloir notre monde autour de notre moi, et parfois, même le témoignage rendu au Christ, même les engagements apostoliques, même la fidélité, servent à améliorer notre image de marque, à imposer notre présence, à nous glisser près du Christ, à sa droite ou à sa gauche.

    D’un mot le Christ renverse toutes nos fausses valeurs : « Il n’en est pas de même parmi vous ; bien au contraire. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui veut être le premier parmi vous, qu’il soit le serviteur de tous ». Il ne s’agit donc plus, en régime chrétien, de se pousser à la première place, mais de se mettre volontairement à la dernière.

    Entendons bien : cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à travailler à son vrai niveau, qu’il faille décliner les responsabilités en s’abritant derrière une humilité de mauvais aloi. Cela signifie qu’il nous faut rester, tout au long de notre vie, en situation de serviteur, « mettant au service de tous les dons reçus de Dieu ». Cela implique aussi que nous abordions chaque être humain comme digne d’être aimé et d’être servi, quelles que soient sa valeur, sa déchéance ou son ingratitude.

    C’est ainsi que Jésus, jour après jour, veut nous identifier à lui-même, car lui non plus « n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour la multitude ». Le meilleur de nous-mêmes, ce n’est pas ce que nous gardons, mais ce que nous donnons, et Jésus nous le redit à chaque Eucharistie où il se donne à nous.

    Quand nous aurons tout à l’heure communié à son Corps et à son Sang, n’étouffons pas la voix qui redira en nous : Tu ne peux plus vivre à ton compte.

  • L’Antéchrist selon Mgr Fulton Sheen

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    Lu sur le site web de « Pro Liturgia » :image001.jpg

    Mgr Fulton Sheen fut l’un des grands prédicateurs du 20e siècle. Au cours d’une émission radiophonique du 26 janvier 1947, il avait expliqué les 12 moyens employés par l’Antéchrist - une figure du Nouveau Testament - pour éloigner le plus possible de gens de Dieu. 
    L’Antéchrist, avait expliqué Mgr Sheen, n’attaquera pas directement le christianisme. C’est de façon très sournoise et sans éveiller le soupçon qu’il agira. Voyons comment il s’y prendra : 

    1) Il se présentera comme un grand philanthrope mettant essentiellement l’accent sur la paix dans le monde mais parlant rarement - ou uniquement de façon floue - du Dieu de Jésus-Christ. 
    2) Il écrira des articles livrant une nouvelle idée de Dieu : un Dieu dont l’image sera en harmonie avec le mode de vie des gens.
    3) Il se montrera ouvert à toutes les religions non-chrétiennes.
    4) Il abordera la question du péché qu’il réduira uniquement à des comportements qui ne sont ni généreux, ni tolérants, ni libéraux, y compris dans les domaines de la morale.
    5) Il montrera que la tolérance qui conduit à ne plus faire de différence claire entre le bien et le mal est la plus grande des vertus chrétiennes. 
    6) Il ne condamnera pas les expériences sexuelles, quelles que soient leurs formes. 
    8) Il utilisera habilement le vocabulaire religieux pour détruire la religion.
    9) Il présentera toujours le Christ comme étant la plus grande figure de tous les temps.
    10) Il dira que sa mission est de libérer les gens de cet esclavage que constituent le pharisaïsme et l’étroitesse d’esprit.
    11) Au milieu d’un amour apparent pour les hommes et d’un discours magnifique sur la création, il gardera au fond de lui le secret de la religion à laquelle il faut aboutir : celle d’une fraternité humaine sans la paternité de Dieu.
    12) Il construira une contre-Eglise imitant l’Eglise véritable. Extérieurement, cette nouvelle Eglise de l’Antéchrist sera semblable en beaucoup de points à l’Eglise du Christ, à une différence près : l’homme moderne en quête de Dieu qui la fréquentera n’y trouvera que sa propre solitude de sorte qu’il y mourra de faim, la communauté qu’il y trouvera étant incapable de répondre à ses besoins spirituels.

    Ref. Jeudi, 18 octobre 2018.

    L’Antéchrist est cette forme d’esprit, issue de l’Esprit multiforme du mal (appelé Légion par l’Ecriture): à l’aube du troisième millénaire, elle singe plus que jamais, pour mieux l’anéantir, la Parole du Christ dans ce monde dont l’évangile affirme que la figure passera au jour du jugement par le Fils de l'Homme. A son retour, celui-ci trouvera-t-il encore la foi sur cette terre (St Luc, 18, 8)? La question est posée par le Christ lui-même. La réponse est entre les mains de notre propre liberté.

    JPSC

  • Il est plus difficile d’être évêque ou prêtre en Europe qu’au Vietnam !

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions Etrangères de Paris) :

    Mgr Dao : « Il est plus difficile d’être évêque en Europe qu’au Vietnam ! »

    19/10/2018

    Mgr Duc Dao est le cinquième évêque de Xuan Loc. Jusqu’en mai 2016, il était évêque auxiliaire et recteur du grand séminaire, qui compte aujourd’hui plus de 450 séminaristes. Il est également recteur du nouvel Institut catholique du Vietnam. Le diocèse de Xuan Loc, érigé le 14 octobre 1965 à partir de l’archidiocèse de Saïgon, est massivement catholique avec plus d’1,1 million de fidèles, soit environ un tiers de sa population. Constitué en partie d’un afflux massif de catholiques venus du Nord après 1954, il compte 250 paroisses, administrées par 500 prêtres. Le diocèse est également animé par 447 religieux et 1810 religieuses. Rencontre.

    Mgr Joseph Dinh Duc DAO, évêque de Xuan Loc, est le 2 mars 1945 dans le diocèse très catholique de Bui Chu, au Nord-Vietnam, il a suivi en 1954 l’exode qui conduisit sa famille vers le Sud. À 19 ans, il est entré au grand séminaire Saint-Joseph de Saigon. L’année suivante, il fut envoyé à Rome, à l’Institut de la propagation de la foi. C’est là qu’il sera ordonné prêtre, à 26 ans, le 27 mars 1971. Il obtint un doctorat en théologie morale à l’université rédemptoriste Alfonsianum et un doctorat en missiologie à l’Université grégorienne. À Rome, il a dirigé le Centre international d’animation missionnaire. Il a été enfin, pendant dix ans, le directeur du bureau de coordination de la pastorale des Vietnamiens à l’étranger. En 2009, il est retourné dans le diocèse de Xuân Lôc où il a été nommé recteur du grand séminaire. Quatre ans plus tard, en février 2013, il était nommé évêque auxiliaire du diocèse.

    Au sein de votre évêché, votre séminaire est matériellement imposant…

    Mgr Duc Dao : En effet. Notre séminaire est celui qui compte le plus grand nombre de séminaristes au Vietnam. Nous avons 454 séminaristes venus de onze diocèses, dont la moitié de Xuan Loc. Pour l’ensemble du pays, nous avons environ 2000 séminaristes pour huit grands séminaires. Notre diocèse a été fondé en 1965, à partir de l’archidiocèse de Saigon. Pour environ 3,5 millions d’habitants, nous comptons plus d’un million de catholique, soit un tiers de la population. Pour mémoire, nous sommes plus nombreux qu’à Saigon, qui compte environ 700 000 catholiques. Notre diocèse a reçu de nombreuses migrations de catholiques. D’abord en 1954 depuis le Nord, puis en 1972 depuis le Centre, et enfin après 1975 depuis tout le pays, en raison de la fertilité de notre territoire. En fait, ce sont les catholiques locaux qui se sont intégrés aux migrants. Nous avons construit une tradition religieuse commune. Moi-même, je suis originaire du Nord…

    Comment se manifeste aujourd’hui cette différence entre le nord et le sud du Vietnam ?

    On constate que les gens du Nord et du Centre sont plus « combatifs » que les gens du Sud. Car nous avons dû lutter pour conserver notre vie, nos identités. Aussi bien dans la vie quotidienne que dans la vie de l’Église, les gens du Sud ont longtemps vécu plus librement. Nos vocations, ici, viennent souvent des familles du Nord.

    Quelles sont vos relations avec les autorités ?

    Durant la guerre, l’Église a cherché à servir les gens, en conservant un équilibre. Depuis 1975, elle a cherché à être acceptée, à entrer dans la société gouvernée par les Communistes. Aujourd’hui, du moins en apparence, nous sommes acceptés. Nous cherchons à vivre ensemble, à servir la société dans un esprit missionnaire. Aujourd’hui, les catholiques sont considérés comme un groupe parmi d’autres. Notre lien avec Rome n’est pas vécu comme une trahison, un danger politique. Nous vivons une évolution de plus en plus favorable à l’évangélisation. Mais nous devons toujours faire preuve de prudence dans l’action… Que le régime soit communiste ou capitaliste, nous sommes appelés à être des fidèles témoins de Jésus-Christ. La mentalité du combat n’est pas celle de l’Église. Nous devons simplement annoncer l’Evangile du Christ, source de joie et de réconciliation. Globalement, l’Église du Vietnam est perçue comme un facteur de réconciliation, notamment en raison de notre présence auprès des plus faibles.

    L’Église catholique ne souffre plus d’être assimilée à une puissance étrangère ?

    Une conception erronée, qui a longtemps identifié les catholiques avec les puissances occidentales occupantes, a rendu l’évangélisation difficile. Il est vrai que l’identité confucianiste du système impérial pouvait assimiler la conversion au christianisme à une traitrise. La France a utilisé cette identité, très étroite, en compliquant la situation, tout en prenant la défense des personnes persécutées. De plus, notre mentalité a tendance à considérer à égalité toutes les religions. Mais pour nous Jésus est un absolu : il nous faut le choisir.

    Comment envisagez-vous l’avenir de votre diocèse ?

    Notre diocèse s’urbanise de plus en plus. Mais la vitalité de la foi est toujours là. Chez vous, en Europe, la foi ce sont des idées. Ici, la foi c’est la vie. Certes le vent de la sécularisation, qui porte la séduction de la richesse, souffle dans le monde entier. Mais en Europe, la sécularisation porte en elle la lutte contre l’autorité de l’Église, ce qui n’est pas le cas ici. Chez nous, la sécularisation, si elle a pour objectif l’acquisition de richesses, n’est ni contre Dieu, ni contre l’Église. D’une certaine façon, l’Église est aussi persécutée en Europe comme au Vietnam. Il est plus difficile d’être évêque ou prêtre en Europe qu’au Vietnam ! Ici, si nous sommes attaqués, la communauté nous défend. L’Église est comme une famille de Dieu. Cette conception familiale conditionne ici les relations entre les personnes, tout au long de la vie.

    Comment voyez-vous l’avenir des vocations ?

    Nous avons encore beaucoup de vocations, mais nous constatons quelques signes de diminution, à cause de la vie matérielle plus facile, de la séduction des richesses disponibles. Mais ce sont toujours la paroisse et la famille qui soutiennent les vocations. Dans notre culture, la religion est un héritage de la personne, de la famille.

    Vous êtes recteur du tout nouvel Institut catholique du Vietnam. Qu’en attendez-vous ?

    L’Institut catholique est une réalité nouvelle, depuis seulement trois ans. Nous commençons avec une cinquantaine d’étudiants et aujourd’hui les étudiants sont un total de 120. C’est pour nous un véritable défi : il s’agit de trouver et former des professeurs, de monter une bibliothèque… C’est une véritable nécessité pour exprimer la maturité de l’Église. Certes, la dévotion est très forte dans notre Église, mais il nous faut aussi réfléchir sur cette vitalité de la foi, l’approfondir, pour exprimer aussi la foi comme idée… mais pas comme en Europe ! Après les guerres, le communisme, le temps est venu de développer ce que nous n’avons pas développé auparavant. Car tous les pays sont exposés à tous les courants d’idée : nous devons encourager nos prêtres, nos fidèles, à réfléchir plus. La tradition seule n’est pas suffisante. Nous devons entrer en dialogue avec les mouvements culturels, avec les institutions culturelles contemporaines, nous consacrer à la recherche. Les acteurs de la pastorale n’ont pas le temps pour cela. La vie a changé, notre « foi pastorale » doit également changer. Nous devons pouvoir nous interroger : pourquoi sommes-nous catholiques ?

    (EDA / Frédéric Mounier)

  • Les statistiques de l'Eglise catholique 2018 : rien de très réjouissant, particulièrement en Europe

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    Une dépêche de l'agence Fides :

    VATICAN - Les statistiques de l’Eglise catholique 2018 

    Cité du Vatican (Agence Fides) – A l’occasion de la 92ème Journée missionnaire mondiale du Dimanche 21 octobre 2018, l’Agence Fides présente comme d’habitude un certain nombre de statistiques choisies de manière à offrir un panorama de l’Eglise dans le monde. Les tableaux sont extraits du dernier Annuaire statistique de l’Eglise (mis à jour au 31 décembre 2016) et concernent les membres de l’Eglise, ses structures pastorales, les activités dans le domaine sanitaire, de l’assistance et de l’éducation. Entre parenthèses est indiquée la variation – augmentation (+) ou diminution (-) – par rapport à l’année précédente, selon la comparaison effectuée par l’Agence Fides.

    Population mondiale

    Au 31 décembre 2016, la population mondiale s’élevait à 7.352.289.000 personnes, avec une augmentation de 103.348.000 par rapport à l’année précédente. L’augmentation totale concerne cette année encore tous les continents, y compris l’Europe, qui voit pour la seconde année consécutive sa population s’accroître à nouveau après la diminution des années précédentes. Les augmentations les plus consistantes concernent, une fois encore, l’Asie (+49.767.000) et l’Afrique (+ 42.898.000), suivies par l’Amérique (+ 8.519.000), l’Europe (+ 1.307.000) et l’Océanie (+ 857.000).

    Nombre de catholiques

    A la même date du 31 décembre 2016, le nombre des catholiques était de 1.299.059.000, avec une augmentation totale de 14.249.000. L’augmentation concerne tous les continents à l’exception, pour la troisième année consécutive, de l’Europe (- 240.000), et se trouve être plus importante, comme par le passé, en Afrique (+ 6.265.000) et en Amérique (+ 6.023.000), continents suivis par l’Asie (+ 1.956.000) et l’Océanie (+ 245.000). 

    Le pourcentage des catholiques au sein de la population mondiale a diminué de 0,05%, la même diminution que l’année précédente, arrivant à représenter 17,67%. S’agissant des continents, on enregistre des augmentations en Amérique (+ 0,06%), en Asie (+0,01%) et en Océanie (+ 0,02%) et des diminutions en Afrique (- 0,18%) et en Europe (- 0,11%).

    Habitants et catholiques par prêtre

    Le nombre d’habitants par prêtre a globalement augmenté cette année encore de 254 unités cette fois, atteignant le total de 14.336. La répartition par continent enregistre des augmentations en Afrique (+ 271), en Amérique (+ 108), en Europe (+ 66) et en Océanie (+ 181), la seule diminution concernant l’Asie (- 264).

    Le nombre des catholiques par prêtre a augmenté globalement de 39 unités, atteignant le chiffre de 3.130. Des augmentations sont enregistrées en Afrique (+ 7), en Amérique (+ 74), en Europe (+ 22) et en Océanie (+52) alors qu’une diminution se confirme, comme l’année passée, en Asie (- 13).

    Circonscriptions ecclésiastiques et stations missionnaires

    Le nombre des circonscriptions ecclésiastiques a augmenté de 10 par rapport à l’année précédente, arrivant à 3.016, avec de nouvelles circonscriptions créées en Afrique (+ 3), en Amérique (+ 3), en Asie (+ 3) et en Europe (+ 1). Aucune variation n’est enregistrée en Océanie, tout comme les années précédentes.

    Le nombre des stations missionnaires avec prêtre résident est au total de 2.140 (soit 581 en plus alors que l’année précédente, leur nombre avait diminué). Il a diminué seulement en Afrique (- 63) alors qu’il a augmenté en Amérique (+ 98), en Asie, (+ 151), en Europe (+ 364) et en Océanie (+ 31).

    Le nombre des stations missionnaires sans prêtre résident a diminué globalement de 513 unités, leur nombre s’établissant désormais à 142.487. Elles voient leur nombre augmenter en Afrique (+ 135), en Europe (+ 456) et en Océanie (+91) alors qu’elles diminuent en Amérique ( - 35) et en Asie (- 1.160).
    Evêques

    Le nombre total des Evêques dans le monde a augmenté de 49 unités atteignant un total de 5.353. Cette année le nombre d’Evêques diocésains augmente tout comme celui des Evêques religieux. Le nombre des Evêques diocésains est de 4.090 (27 de plus que l’année précédente) alors que les Evêques religieux sont au nombre de 1.263 (22 en plus).

    L’augmentation du nombre des Evêques diocésains concerne l’Amérique (+ 20), l’Asie (+ 9), l’Europe (+ 3) alors qu’il diminue en Afrique (- 2) et en Océanie (- 3). Les Evêques religieux voient leur nombre augmenter sur tous les continents à l’exception de l’Asie (- 7), l’Afrique en gagnant 5, l’Amérique 14, l’Europe 8 et l’Océanie 2.

    Prêtres

    Le nombre total des prêtres dans le monde a diminué cette année encore, atteignant le chiffre de 414.969 (- 687). Le continent où l’on constate encore une diminution consistante est une nouvelle fois l’Europe (- 2.583), auquel s’ajoute cette année l’Amérique (- 589). Les augmentations concernent l’Afrique (+ 1.181) et l’Asie (+ 1.304), l’Océanie demeurant stable.

    Le nombre des prêtres diocésains a augmenté globalement de 317, atteignant le chiffre de 281.831, avec une seule diminution, cette année encore : l’Europe (- 1.611), les augmentations concernant l’Afrique (+ 983), l’Amérique (+ 180), l’Asie (+ 744) et l’Océanie (+ 21).

    Le nombre des religieux prêtres a quant à lui diminué globalement de 1.004 unités, soit le triple de l’année précédente, pour s’établir à 133.138. Consolidant la tendance de ces dernières années, leur nombre augmente en Afrique (+ 198), en Asie (+ 560) mais diminue en Amérique (- 769), en Europe (- 972) et en Océanie (- 21).

    Diacres permanents

    Le nombre des diacres permanents dans le monde a, cette année également, augmenté de 1.057 et arrive au total de 46.312. L’augmentation la plus forte concerne encore une fois l’Amérique (+ 842), suivie par l’Europe (+ 145), l’Océanie (+ 45), l’Afrique (+ 22) et l’Asie (+ 3).

    Le nombre total des diacres permanents diocésains dans le monde est de 45.609, avec une augmentation global de 982 unités. Cette croissance concerne tous les continents à l’exception de l’Asie (- 38). Ainsi leur nombre augmente en Afrique (+ 36), en Amérique (+ 807), en Europe (+ 130) et en Océanie (+ 47).

    Le nombre total des diacres permanents religieux est de 703, avec une augmentation de 75 unités par rapport à l’année précédente, sachant que les augmentations concernent l’Asie (+ 41), l’Amérique (+ 35) et l’Europe (+ 15), alors que les diminutions ont lieu en Afrique (- 14) et en Océanie (- 2).

    Religieux et religieuses

    Le nombre des religieux non prêtres a diminué globalement pour la quatrième année consécutive, en contre tendance avec les années précédentes, de 1.604 unités et arrive à un total de 52.625. Les diminutions, beaucoup plus consistantes que l'année précédente, s'enregistrent partout dans le monde : en Afrique (- 50), en Amérique (- 503), en Asie (- 373), en Europe (- 614) et en Océanie (- 64). Se confirme également la tendance à la diminution globale du nombre des religieuses, de 10.855 unités cette année, inférieure à celle de l'année précédente. Les religieuses sont globalement au nombre de 659.445. Les augmentations concernent, une fois encore, l'Afrique (+ 943) et l'Asie (+ 533) alors que les diminutions sont relatives à l'Amérique (- 3.775), à l'Europe (- 8.370) et à l'Océanie (- 216).

    Membres des Instituts séculiers

    Le nombre des membres des Instituts séculiers masculins est globalement de 618, et diminue (- 79) après la hausse de l'année précédente. Au niveau continental, il connaît une augmentation en Afrique (+ 2) et en Asie (+ 4) alors qu'il diminue en Amérique (- 77) et en Europe (- 8), la situation, cette année encore, demeurant stable en Océanie.

    Le nombre des membres des Instituts séculiers féminins a diminué globalement de 459 unités, pour un total de 22.400 membres. Il augmente seulement en Afrique (+ 113), alors qu'il diminue en Amérique (- 33), en Asie (- 35), en Europe (- 502) et en Océanie (- 2).

    Missionnaires laïcs et catéchistes

    Le nombre des missionnaires laïcs de par le monde est de 354.743, soit une augmentation globale de 2.946, particulièrement sensible en Amérique (+ 4.728) et en Afrique (+ 759). Leur nombre diminue en revanche en Asie (- 1.565), en Europe (- 921) et en Océanie (-55).

    Le nombre des Catéchistes de par le monde a diminué globalement de 36.364 unités pour atteindre le chiffre de 3.086.289. La seule augmentation s’enregistre en Afrique (+ 10.669) alors qu’il diminue en Amérique (- 20.407) en Asie (- 12.896), en Europe (- 13.417) et en Océanie (- 313).

    Grands Séminaristes

    Le nombre des grands séminaristes, diocésains et religieux, a globalement diminué cette année encore, de 683 unités, pour un total de 116.160. Les augmentations les plus consistantes concernent l’Afrique (+ 1.455) et, de manière plus limitée, l’Asie (+ 9) alors que les diminutions touchent l’Amérique (- 1.123), l’Europe (- 964) et l’Océanie (- 60).

    Le nombre des grands séminaristes diocésains est de 71.117 (+ 999 par rapport à l’an dernier) et celui des séminaristes religieux est de 45.043 (- 1.682). Pour les séminaristes diocésains, l’augmentation de leur nombre intéresse l’Afrique (+ 1.059), l’Amérique (+ 16) et l’Asie (+ 310) alors que ce dernier diminue en Europe (- 381) et en Océanie (- 5). S’agissant des grands séminaristes religieux, leur nombre augmente seulement en Afrique (+ 396) alors qu’il diminue en Amérique (- 1.139), en Asie (- 301), en Europe (- 583) et en Océanie (- 55).

    Petits séminaristes

    Le nombre total des petits séminaristes, diocésains et religieux, a diminué cette année, en contre tendance par rapport à l’année précédente, de 2.735 unités, pour atteindre un total de 101.616. Ils ont vu leur nombre diminuer sur tous les continents : en Afrique de 69, en Amérique de 1.299, en Asie de 871, en Europe de 581 et en Océanie de 5 unités.

    Le nombre total des petits séminaristes diocésains est de 78.369 (- 1.729) et celui des religieux de 23.247 (- 1.006). S’agissant des petits séminaristes diocésains, l’augmentation s’enregistre cette année en Afrique (+ 236) et en Océanie (+ 7). Leur diminution concerne en revanche l’Amérique (- 684), l’Asie (- 988) et l’Europe (- 300).
    Le nombre des petits séminaristes religieux connaît en revanche une augmentation seulement en Asie (+ 207) alors qu’il diminue en Afrique (- 305), en Amérique (- 615), en Europe (- 281) et en Océanie (- 12).
    Instituts d’instruction et d’éducation

    Dans les domaines de l’instruction et de l’éducation, l’Eglise gère de par le monde 72.826 écoles maternelles pour un total de 7.313.370 élèves ; 96.573 écoles primaires pour 35.125.124 élèves et 47.862 établissements d’enseignement secondaire pour un total de 19.956.347 élèves. Elle suit en outre 2.509.457 jeunes d’écoles supérieures et 3.049.548 étudiants.

    Instituts sanitaires, de bienfaisance et d’assistance

    Les instituts de bienfaisance et d’assistance gérés par l’Eglise dans le monde comprennent : 5.287 hôpitaux avec une présence plus importante en Amérique (1.530) et en Afrique (1.321) ; 15.937 dispensaires pour la plus grande partie en Afrique (5.177), en Amérique (4.430) et en Asie (3.300) ; 610 léproseries principalement en Asie (352) et en Afrique (192) ; 15.722 maisons de retraite pour personnes âgées, malades chroniques et handicapés, pour la plus grande partie en Europe (8.127) et en Amérique (3.763) ; 9.552 orphelinats dont la majeure partie en Asie (3.660) ; 11.758 jardins d’enfants dont la majeure partie en Amérique (3.191) et en Asie (3.295) ; 13.897 dispensaires de consultations matrimoniales distribués en grande partie en Europe (5.664) et en Amérique (4.984) ; 3.506 centres d’éducation ou de rééducation sociale et 35.746 institutions d’un autre genre. 
    Circonscriptions ecclésiastiques dépendant de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples

    Les Circonscriptions ecclésiastiques dépendant de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples (CEP) sont globalement au nombre de 1.114, en octobre 2018 soit trois circonscriptions de plus que l’année précédente. La majeure partie d’entre elles se trouve en Afrique (511) et en Asie (482). Viennent ensuite l’Amérique (75) et l’Océanie (46).
    (S.L.- Agence Fides 21/10/2018)