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BELGICATHO - Page 9

  • Trop peu de prêtres ou trop peu de chrétiens ?

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    De Dominique Janthial en opinion sur le site de la Libre :

    Y a-t-il trop peu de prêtres ou bien trop peu de chrétiens ?

    Un contrepoint signé Dominique Janthial, prêtre du diocèse de Malines-Bruxelles et curé de la paroisse S. François à LLN.

    Dominique Janthial a enseigné la Bible à la Faculté de Théologie des Jésuites à Bruxelles (IET) pendant 20 ans à de futurs prêtres.

    Il y a deux jours, en réaction aux déclarations du pape François, et sous la forme d’une supplique adressée à Sa Sainteté, La Libre publiait la contribution externe de notre confrère, ami et depuis peu voisin, le p. Charles Delhez. Sans surprise, puisqu’il avait déjà exprimé son opinion dans un ouvrage paru il y a une dizaine d’année, le p. Charles – comme l’appellent avec affection les nombreux jeunes qui bénéficient de son ministère notamment dans le cadre des Equipes Saint Michel et sont nombreux à fréquenter aussi notre paroisse St François de Louvain-la-Neuve – le p. Charles donc, est en faveur de l’ordination d’hommes mariés au sacerdoce ministériel. Son propos est nuancé, citant le p. Lobinger, il demande au Pape, l’ordination d’hommes mariés qui exerceraient "leur ministère à temps partiel et seraient ordonnés pour une communauté particulière dans laquelle ils travailleraient en équipe". Les arguments sont également connus : peu d’attraction des jeunes pour une éventuelle "carrière sacerdotale", scandale de la pédophilie, etc.

    En réagissant à son propos, j’ai conscience de jeter un pavé dans le lac de Louvain-la-Neuve – ce que je fais à contre cœur car cela ne manquera pas d’effaroucher les oies, cygnes et autres vilains petits canards qui y évoluent gracieusement. De plus, il n’est jamais agréable d’aller contre une opinion qui, dans notre pays, bénéficie d’un large consensus dans la population en général et même chez les fidèles de l’Église catholique du moins chez les personnes de ma génération, les cinquantenaires et leurs aînés. Cependant il me semble que l’on peut discerner une tendance inverse chez les fidèles plus jeunes. Et cela doit quand même être pris en considération car bien que moins nombreux ils constituent néanmoins l’avenir de l’Église…

    Disons-le tout net, ma réserve vis-à-vis de la proposition du p. Charles n’est nullement d’ordre théologique. L’ordination d’hommes mariés est pratiquée dans les églises catholiques de rite oriental et, en vivant au Moyen-Orient pendant plusieurs années, j’ai pu rencontrer des prêtres mariés qui réalisent un beau travail pastoral. Non, ma réserve se situe sur le terrain de l’opportunité d’un tel changement dans notre contexte ecclésial belge. J’ai coutume de dire que nous ne manquons pas de prêtres, mais nous manquons de chrétiens. Là où il y a des communautés vivantes, des vocations surgissent. J’ai pu le constater durant tout mon ministère et j’ai été ordonné il y a déjà presque 25 ans.

    En revanche, mettre des prêtres que l’on fait venir de l’étranger pour garder des églises que les fidèles ont désertées – comme cela a été la politique de certains de nos évêques par le passé – n’a jamais fait revenir les chrétiens dans ces églises. Le p. Charles constate que les jeunes n’envisagent plus "la carrière sacerdotale [car] ils sont trop loin de l’Église" mais ces jeunes loin de l’Église envisageraient-ils davantage de devenir prêtres en étant mariés ? Je ne le crois pas. De plus être prêtre aujourd’hui nécessite d’avoir une formation très solide et un long mûrissement pour pouvoir répondre aux redoutables questions de notre société très sécularisée et où sévit ce que le Cardinal Danneels appelait "le déboisement de la mémoire chrétienne". Comment des hommes mariés trouveraient-ils le temps d’une telle formation au milieu de leurs activités familiales et professionnelles ? Et à supposer qu’ils le trouvent, qui voudrait être épouse de tels hommes sur-occupés, qu’en penseraient leurs enfants ?

    Je ne sais pas si l’Église doit se montrer obsédée par le désir de "tenir le terrain" ou donner l’impression qu’elle veut recruter des clercs tous azimuts. C’est peut-être là que se niche le cléricalisme le plus subtil. À l’inverse une répartition des tâches harmonieuse entre prêtres et laïcs lorsqu’elle est vécue paisiblement et joyeusement est la meilleure manière, à mon sens, de faire naître des vocations de prêtres et surtout… de chrétiens !

  • Fête de la Présentation du Seigneur au Temple (2 février)

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    chris03.jpgHOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI lors de la messe avec les membres des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique en la fête de la Présentation du Seigneur (XVIIe journée de la vie consacrée)

    Basilique vaticane; samedi 2 février 2013

    Chers frères et sœurs !

    Dans son récit de l’enfance de Jésus, saint Luc souligne que Marie et Joseph étaient fidèles à la loi du Seigneur. Avec une profonde dévotion, ils accomplissent tout ce qui est prescrit après la naissance d’un garçon premier-né. Il s’agit de deux prescriptions très anciennes : l’une concerne la mère et l’autre l’enfant nouveau-né. Pour la femme, il est prescrit de s’abstenir des pratiques rituelles pendant quarante jours, et d’offrir ensuite un double sacrifice : un agneau en holocauste, et un pigeon ou une tourterelle pour le péché ; mais si la femme est pauvre, elle peut offrir deux tourterelles ou deux pigeons (cf. Lv 12, 1-8). Saint Luc précise que Marie et Joseph offrirent le sacrifice des pauvres (cf. 2, 24), pour souligner que Jésus est né dans une famille de gens simples, humble mais très croyante : une famille appartenant aux pauvres d’Israël, qui forment le véritable peuple de Dieu. Pour le fils premier-né, qui, selon la loi de Moïse, est la propriété de Dieu, le rachat était en revanche prescrit et établi au moyen de l’offre de cinq sicles, à payer à un prêtre n’importe où. Ceci pour faire éternellement mémoire du fait qu’au temps de l’Exode, Dieu épargna les premiers-nés des juifs (cf. Ex 13, 11-16).

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  • Lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël

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    FÊTE DE LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE

    HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II
    (Homélie lue par le Cardinal Somalo)

    Mardi 2 février 1999

    1. «Lumière pour éclairer les nations» (Lc 2, 32).

    Le passage de l'Evangile que nous venons d'entendre, tiré du récit de saint Luc, rappelle l'événement qui eut lieu à Jérusalem le quarantième jour après la naissance de Jésus: sa présentation au Temple. Il s'agit de l'un des cas où le temps liturgique reflète le temps de l'histoire: en effet, aujourd'hui, quarante jours se sont écoulés depuis le 25 décembre, solennité du Noël du Seigneur.

    Ce fait n'est pas sans signification. Il indique que la fête de la Présentation de Jésus au Temple constitue comme une «charnière», qui sépare et relie l'étape initiale de sa vie sur la terre, la naissance, de celle qui en sera l'accom- plissement, sa mort et sa résurrection. Aujourd'hui, nous quittons définitivement le temps de Noël et nous nous dirigeons vers le temps quadragésimal, qui commencera dans quinze jours avec le Mercredi des Cendres.

    Les paroles prophétiques prononcées par le vieux Syméon mettent en lumière la mission de l'Enfant amené par ses parents au Temple: «Vois! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction afin que se révèlent les pensées in- times de bien des cœurs» (Lc 2, 34-35). Syméon dit à Marie: «Et toi-même, une épée te transpercera l'âme» (Lc 2, 35). Les chants de Bethléem viennent de se taire et déjà se profile la croix du Golgotha, et cela se produit dans le Tem- ple, le lieu où sont offerts les sacrifices. L'événement que nous commémorons aujourd'hui constitue donc comme un pont entre les deux temps forts de l'année de l'Eglise.

    2. La seconde lecture, tirée de la Lettre aux Hébreux, offre un commentaire intéressant de cet événement. L'Auteur formule une observation qui nous invite à réfléchir: commentant le sacerdoce du Christ, il souligne comment le Fils de Dieu «se charge de la descendance d'Abraham» (cf. He 2, 16). Abraham est le Père des croyants: tous les croyants sont donc, d'une façon ou d'une autre, compris dans cette «descendance d'Abraham» pour laquelle l'Enfant, qui est dans les bras de Marie, est présenté au Temple. L'événement qui s'accomplit sous les yeux de ces quelques témoins privilégiés constitue une première annonce du sacrifice de la Croix.

    Le texte biblique affirme que le Fils de Dieu, solidaire des hommes, partage leur condition de faiblesse et de fragilité jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la mort, dans le but d'opérer une libération radicale de l'humanité, en vainquant une fois pour toute l'adversaire, le diable, qui trouve précisément dans la mort son point fort sur les êtres humains et sur chaque créature (cf. He 2, 14-15).

    Dans cette admirable synthèse, l'Auteur inspiré exprime toute la vérité sur la rédemption du monde. Il souligne l'importance du sacrifice sacerdotal du Christ, qui «a dû devenir en tout semblable à ses frères, afin de devenir dans leurs rapports avec Dieu un grand prêtre miséricordieux et fidèle, pour expier les péchés du peuple» (He 2, 17).

    Précisément parce qu'elle souligne le lien profond qui unit le mystère de l'Incarnation à celui de la Rédemption, la Lettre aux Hébreux constitue un commentaire adapté à l'événement liturgique que nous célébrons aujourd'hui. Elle souligne la mission rédemptrice du Christ, à laquelle tout le Peuple de la Nouvelle Alliance participe. Vous participez à cette mission de façon particulière, très chères personnes consacrées, qui remplissez la Basilique vaticane et que je salue avec une grande affection. Cette fête de la Présentation est de façon particulière votre fête: en effet, nous célébrons la troisième Journée de la Vie consacrée.

    3. Je suis reconnaissant au Cardinal Eduardo Martínez Somalo, Préfet de la Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique, qui préside cette Eucharistie. A travers sa personne, je salue et je remercie ceux qui, à Rome et dans le monde, travaillent au service de la Vie consacrée.

    En ce moment, ma pensée s'adresse avec une affection particulière à toutes les personnes consacrées de la terre: il s'agit d'hommes et de femmes qui ont choisi de suivre le Christ de façon radicale dans la pauvreté, dans la virginité et dans l'obéissance. Je pense aux hôpitaux, aux écoles, aux oratoires, où ils œuvrent dans une attitude de dévouement total au service de leurs frères, pour le Royaume de Dieu: je pense aux milliers de monastères, dans lesquels on vit la communion avec Dieu dans un intense rythme de prière et de travail; je pense aux laïcs consacrés, témoins discrets dans le monde, et aux nombreuses personnes en première ligne parmi les plus pauvres et les exclus.

    Comment ne pas rappeler ici les religieux et les religieuses qui, récemment encore, ont versé leur sang alors qu'ils accomplissaient un service apostolique souvent difficile et pénible? Fidèles à leur mission spirituelle et caritative, ils ont uni le sacrifice de leur vie à celui du Christ pour le salut de l'humanité. La prière de l'Eglise est aujourd'hui dédiée à chaque personne consacrée, mais tout particulièrement à eux. Elle rend grâce pour le don de cette vocation et l'invoque ardemment: en effet, les personnes consacrées contribuent de façon déterminante à l'œuvre de l'évangélisation, en lui conférant la force prophétique qui provient de l'aspect radical de leur choix évangélique.

    4. L'Eglise vit de l'événement et du mystère. En ces journées, elle vit de l'événement de la Présentation du Seigneur au Temple, en cherchant à approfondir le mystère qui y est contenu. Cependant, d'une certaine façon, l'Eglise puise chaque jour à cet événement de la vie du Christ, en méditant sa signification spirituelle. En effet, chaque soir, dans les églises et dans les monastères, dans les chapelles et dans les maisons retentissent dans le monde entier les paroles du vieux Syméon, qui viennent d'être proclamées:

    «Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole,
    laisser ton serviteur en paix;
    car mes yeux ont vu ton salut,
    que tu as préparé à la face de tous les peuples;
    lumière pour éclairer les nations
    et gloire de ton peuple Israël
    » (Lc 2, 29-32).

    C'est ainsi que pria Syméon, auquel il avait été donné de voir la réalisation des promesses de l'Ancienne Alliance. Ainsi prie l'Eglise, qui, sans épargner ses énergies, se prodigue pour apporter à tous les peuples le don de la Nouvelle Alliance.

    Dans la mystérieuse rencontre entre Syméon et Marie, se rencontrent l'Ancien et le Nouveau Testament. Ensemble, le vieux prophète et la jeune Mère rendent grâce pour cette lumière qui a empêché les ténèbres de vaincre. C'est une Lumière qui brille dans le cœur de l'existence humaine: le Christ, Sauveur et Rédempteur du monde, «lumière pour éclairer les nations et gloire de son peuple Israël». Amen!

  • La Chandeleur : une fête assez mystérieuse

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    De Presence-Info.ca : 

    Chandeleur: la recherche historique stagne

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    La Présentation de Jésus au Temple, par Fra Angelico (1440-41). 

    Pour plusieurs, la chandeleur est d'abord et avant tout synonyme de crèpes, reléguant l'aspect religieux de la fête de la Présentation de Jésus au temple au second rang. C'est en se penchant récemment sur les origines, les développements de cette fête et les rites qu'on y associe que le professeur Philippe Roy-Lysencourt, spécialiste en histoire du christianisme à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université, a constaté que la recherche historique bat de l'aile sur cette question. Portrait d'un terrain de recherche en attente d'être labouré.

    Présence : Que fête-t-on exactement le 2 février?

    Philippe Roy-Lysencourt : Le 2 février, en s’appuyant sur l’évangéliste saint Luc (Luc 2, 22-38), l’Église commémore trois épisodes bibliques qui eurent lieu le même jour: la Purification de la Vierge Marie, la Présentation de Jésus au Temple et la double rencontre de la Sainte Famille avec le vieillard Siméon et avec la prophétesse Anne.

    Les deux premiers événements font référence à deux prescriptions juives: celle qui imposait la purification de la mère après un enfantement et celle qui ordonnait de consacrer au Seigneur tout mâle premier-né. La première est une loi de Moïse qui ordonnait aux femmes juives ayant enfanté de demeurer quarante jours sans s’approcher du tabernacle. À l’issue de cette période, elles devaient offrir un sacrifice à Dieu pour être purifiées. Ce sacrifice consistait en l’offrande d’un agneau qui devait être consommé en holocauste, auquel devait s’ajouter une tourterelle ou une colombe. Si la famille était trop démunie pour offrir un agneau, ce qui était le cas de Marie et Joseph, il était permis de le remplacer par une autre tourterelle ou une autre colombe.

    La seconde loi ordonnait aux juifs de racheter à Dieu tout mâle premier-né. Pour comprendre cette prescription, il faut remonter à l’esclavage des juifs en Égypte et aux plaies qui touchèrent ce pays suite au refus obstiné du pharaon de les laisser quitter le pays. Après la dixième plaie au cours de laquelle tous les premiers-nés d’Égypte moururent – sauf ceux des enfants d’Israël – tous les garçons premiers-nés des juifs devinrent propriété de Dieu et devaient lui être rachetés (Exode 13). Ainsi, un mois après sa naissance, le premier-né tombait sous la loi du rachat dont le prix était de 5 sicles d’argent. Marie et Joseph se soumirent à cette prescription le jour où ils présentèrent Jésus au Temple. Il faut mentionner ici que cette dernière démarche n’était pas obligatoire ; ce qui était requis, c’était uniquement le rachat. Cependant la présentation de l’enfant était possible et c’était une pratique pieuse à laquelle Marie et Joseph s’astreignirent.

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  • Le Christ, Lumière pour toutes les nations

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    Du Père Simon Noël sur son blog :

    Chandeleur (archive 2014) 

    La fête de ce jour a reçu plusieurs dénominations, qui toutes évoquent un aspect essentiel du mystère célébré. Dans la tradition liturgique grecque, on parle de l'hypapante, mot grec qui signifie la rencontre, rencontre entre Jésus et Siméon, mystère de Dieu qui vient à la rencontre de son peuple. La liturgie latine parle de présentation du Seigneur au Temple: au début de sa vie, Jésus s'offre à son Père, pour le salut du monde, et il le fait par les mains de sa mère. On parle aussi de la Purification de Notre-Dame, pour rappeler que la sainte famille a observé les rites de purification, prévus par la loi mosaïque pour une femme qui a enfanté. Grand mystère: celui qui a donné la loi à Moïse sur le Sinaï se soumet lui-même à la loi et démontre ainsi qu'il veut vraiment partager la vie religieuse de son peuple. On parle enfin de chandeleur, pour rappeler que le Christ est la lumière qui brille dans nos ténèbres humaines.

    En célébrant aujourd’hui l’entrée de Jésus au temple, 40 jours après sa nativité, nous clôturons tout le cycle de Noël, au sens large. Un signe que nous changeons de temps liturgique est le fait que le soir, à l’issue des complies, nous ne chanterons plus l’Alma Redemptoris Mater, que nous chantions depuis le début de l’avent, mais ce sera désormais jusqu’à Pâques, le chant de l’Ave Regina caelorum.

    Dans l’évangile et l’icône de ce jour, nous voyons, rassemblés autour de l’enfant Jésus, quatre personnages : Marie, Joseph, Siméon et Anne. Ces quatre personnages ont une chose en commun : ils font partie des pauvres du Seigneur, ils sont les représentants du véritable Israël. Lorsque le peuple de Dieu fut exilé à Babylone, en punition de son infidélité, certains prophètes ont commencé à développer le thème du petit reste. Dans le peuple, majoritairement infidèle, il y avait un noyau resté fidèle à Dieu, un noyau qui en somme rachetait le peuple et sauvait son honneur. A ce petit reste allait échoir une mission de salut non seulement pour le peuple en son entier, mais aussi pour toutes les nations de la terre. Une mission universelle donc, comme le dira Siméon : Lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël, ton peuple. Beaucoup de psaumes sont l’expression de l’âme de ces fidèles fervents. Les pauvres du Seigneur, ce noyau de fidèles fervents, au sein du peuple de Dieu, avaient pour caractère d’être des âmes pieuses et qui n’attendaient leur salut que de Dieu. Ils portaient au maximum toute l’espérance messianique d’Israël.

      Eh bien ! aujourd’hui, ces 4 pauvres du Seigneur, sont en train d’accueillir et de célébrer le salut donné par Dieu, la réalisation des promesses de Dieu faites aux Pères, la fidélité de Dieu qui vient visiter et rencontrer son peuple.  Cette fête de clôture reprend et synthétise tout ce que nous avons déjà célébré lors de fêtes de Noël et de l’épiphanie. Examinons trois thèmes présents dans la liturgie de ce jour.

      Nous avons chanté ce verset du psaume 47 : nous accueillons, ô Dieu, ton amour au milieu de ton temple. En voici une autre traduction, tirée de la Bible en français courant : Dieu, à l’intérieur de ton temple, nous refaisons l’expérience de ta bonté. Dans l’action liturgique, nous revivons tous le mystère célébré. Avec Siméon, nous accueillons Marie, qui nous donne l’enfant Jésus, pour la plus grande joie de l’âme. Ce geste de Siméon qui prend l’enfant dans ses bras, nous le revivons tout spécialement au moment de la communion eucharistique. C’est vraiment tout l’amour de Dieu que nous recevons alors, au milieu de l’Église.

      La procession avec les chandelles nous a d’autre part rappelé que le Christ est la lumière des nations. Le Christ est venu apporter aux hommes la vérité sur Dieu et sur l'homme. La lumière apportée par le Seigneur s'appelle la doctrine chrétienne. La doctrine chrétienne est la doctrine que Jésus est venu révéler aux hommes, que les apôtres ont prêchée et que l’Église continue à enseigner. C'est notre trésor le plus précieux. Étudier, approfondir cette doctrine de vérité et de salut remplit l'âme d'une lumière immarcescible et le cœur d'une joie ineffable.  La célébration de ce jour est une invitation à rechercher la lumière du Christ  en étudiant sa parole. Nous sommes invités à lire la Parole de Dieu, la Bible, à lire aussi des livres qui nous parlent de la foi, à lire la vie des saints, qui nous stimulent dans notre vie chrétienne. Saint Benoît nous rappelle l'importance des "saintes lectures" dans la vie spirituelle. Souvent en effet lorsque nous avons notre âme dans le vague, il suffit d'un bon livre pour nous réchauffer et nous enthousiasmer à nouveau pour les choses de Dieu.

      Le Seigneur Jésus sera, selon la prophétie du vieillard Siméon,  un signe de contradiction. Face à sa personne et à son message, les hommes vont devoir prendre position. L’Église est elle aussi en notre temps signe de contradiction. Elle n'est pas au-dessus de son maître. Nous ne devons donc pas nous étonner de constater, de nos jours particulièrement, le développement d'une haine du christianisme. Certains préfèrent les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres sont mauvaises. Dans un pays comme la France, il y a eu pour l'année 2013 pas moins de 800 profanations de lieu de culte, commis dans l'impunité la plus complète. 
     
       Quant à nous restons inébranlablement attachés à celui qui est notre lumière et notre vie, le seul sauveur : Jésus- Christ.
     
    On pourra également relire cette belle homélie de saint Jean-Paul II
  • Quel mal ont donc fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?

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    De Monseigneur Gollnisch sur le Figaro Vox (lefigaro.fr):

    «Quel mal ont fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?»

    «Quel mal ont fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - La bienveillance des pays occidentaux envers les Chrétiens d'Orient, si nécessaire soit-elle, ne suffit pas à leur rendre justice, considère Mgr Gollnisch. Les Chrétiens d'Orient font partie de notre civilisation, la civilisation de la Méditerranée, et doivent être considérés comme tels, souligne l'homme d'Eglise.

    Monseigneur Gollnisch est directeur général de l'Œuvre d'Orient et Vicaire général de l'Ordinariat des catholiques orientaux en France. En 2016, il a publié Chrétiens d'Orient, résister sur notre terre (Cherche midi).

    Il est temps de redécouvrir l'unité de la civilisation méditerranéenne, notre civilisation.

    De l'Andalousie à la Turquie, de l'Algérie à la Provence, du Maroc à la Grèce et à la Croatie, les paysages se ressemblent, travaillés par les mondes grec et latin, araméen et arabe, égyptien et berbère. Les oliviers, les vignes, les palmiers, les collines qui descendent vers la mer, les pêcheurs, les chants, les temples: voici cette civilisation méditerranéenne, une et multiforme, liée à l'Afrique et à l'Arabie, à la Perse et à l'Europe centrale.

    Comment oublier ce que nous devons aux civilisations égyptienne, araméennes, et assyro-babylonienne? La Méditerranée que tant de gens du nord aiment rejoindre aux beaux jours ne saurait être une division entre deux mondes. Ce serait couper en deux notre propre civilisation, notre propre corps. Il est clair qu'une minorité musulmane se déploie en Europe, dans des pays qui n'y étaient pas habitués, ni préparés. Cela pose les problèmes que nous savons, qui ne sont pas insurmontables mais qui exigent des uns et des autres un retour sur soi-même, une conversion et une clarification qui pourront être bénéfiques à chacun.

    Au sud et à l'est de notre Méditerranée commune, il y a des chrétiens enracinés là depuis deux mille ans.

    Qu'est-ce que les chrétiens disent d'eux-mêmes? Qu'est-ce que les musulmans disent d'eux-mêmes? Et qu'est-ce que la laïcité dit d'elle-même, à un moment où plusieurs confondent la laïcité des pouvoirs publics, celle des services publics, de l'espace publique ou de l'opinion publique. Le prix de la laïcité a été remis en 2017 aux Femen qui avaient envahi la Cathédrale Notre-Dame et l'église de la Madeleine: comment aider dans ces conditions ceux des musulmans réticents à intégrer la laïcité?

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  • Avec saint Ignace, se laisser enseigner et imprégner par la manière dont Dieu est avec nous dans notre histoire

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    Un "topo" proposé par le site Notre-Dame du WEB :

    Topo#6 - Notre histoire de salut

    Notre histoire de salut…ou le salut dans notre histoire.

    Dans notre monde et notre actualité troublés, nous pouvons nous laisser enseigner et imprégner avec saint Ignace par la manière dont Dieu est avec nous dans notre histoire.

    Profondément aimés, attendus, espérés par Dieu, nous découvrons sans cesse son vrai visage et son cœur : la toute-puissance d’Amour. Un amour créateur, un amour qui pardonne. Cet amour est aussi un amour qui pâtit avec chacun de nous : il compatit. Sa compassion l’amène à nous sauver, et à nous sauver parmi nous, avec nous.

    Nous rêverions que notre salut passe par un claquement de doigt, n’est-ce-pas ? Ce serait tellement plus facile. Et pourtant … Dieu a fait le choix d’une histoire et du temps. Nous parlons de l’histoire de notre salut qui prend place dans la Grande Histoire du Salut.

    Car je ne me sauve pas tout seul et je ne suis pas sauvé tout seul. Ce que je suis, je le suis par et avec les autres. Qui s’est donné la vie tout seul ? Qui peut vivre sans relation ?

    Oui, Dieu m’aime personnellement et il aime toute l’humanité. C’est tous et chacun qu’il veut sauver. Pourquoi ? par Amour.

    St Ignace propose, dans ses Exercices, de nous regarder et de regarder le monde, comme Dieu peut le voir. Je peux demander une connaissance intérieure de ce Dieu qui s’est fait Homme. Entrer dans le cœur de Dieu et me mettre à son école. Entrer dans le regard de Dieu, ce regard de Bonté sur notre monde, sur chacun de nous, sur moi et sur la création.

    Je prends le temps de regarder notre monde. Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que j’entends ? Quel regard est-ce que je porte sur le monde, sur ce qui m’entoure ?

    Comment Dieu voit-il ce monde ?

    Et Dieu, que voit-il ? Un monde, avec ses contrastes. Contrastes des personnes : des jeunes, des vieux, des enfants, des hommes, des femmes. Mais aussi ceux qui sont très habillés et ceux qui sont presque dévêtus, à cause du climat. Il y a différentes couleurs de peau.

    Contrastes des situations : avec ses joies et ses souffrances, l’amour et la haine, la paix et la guerre. Les uns sont en bonne santé, les autres malades, les uns riches, les autres pauvres, les uns riant, les autres pleurant, les uns ouverts à la vie, les autres enfermés sur eux-mêmes, les uns naissant, les autres mourant etc.

    Il voit ce monde qui va à sa perte, qui souffre et qui est perdu.

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  • Existe-t-il un droit à l'émigration ?

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    Du site Breizh Info :

    Italie. Mgr Giampaolo Crepaldi : « Il n’existe aucun droit à l’émigration » [Interview] 

    « La Doctrine sociale de l’Église est claire : les peuples doivent rester dans leur Patrie. La politique décide si elle accueille ou non, la religion, elle doit annoncer le Christ. Mais peut-être certains l’ont-ils oublié… » Cette opinion énoncée par l’archevêque de Trieste, monseigneur Crepaldi, dans un entretien accordé au journal La Verità, que nous reproduisons ci après, semble en totale contradiction avec les propos du pape François et de la majorité de l’Église, notamment en Italie, où celle-ci est considérée comme la première force d’opposition au gouvernement italien.

    A lire quelques écrits du pape sur l’accueil des migrants, on a l’impression de se retrouver devant un nouveau dogme. Il y a, bien sûr, un besoin impératif d’assistance humanitaire, mais il faut faire la distinction entre assister et accueillir. Et la doctrine sociale de l’Église catholique ne prône pas l’accueil inconditionnel si souvent prêchée et connotée politiquement. La Verità a rencontré Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste et président de l’Observatoire International Cardinal Van Thuân sur la doctrine sociale de l’Eglise, pour chercher à comprendre comment interpréter le problème sans tomber dans des slogans à l’emporte-pièce.

    La Verità : Mgr Crepaldi, les appels à accueillir [les migrants] se multiplient souvent aussi de la part d’hommes d’Eglise. Quels sont les critères que nous donne la Doctrine Sociale de l’Eglise pour affronter le problème des migrations sans tomber dans un angélisme béat ?

    Mgr Crepaldi : « Les migrants ne pouvant tous arriver à Lampedusa et être accueillis, il faut se pencher sur le problème avec une bonne politique, laquelle doit toujours rechercher le Bien Commun qui n’est pas seulement celui des migrants mais aussi celui de la nation qui les accueille et celui de la communauté universelle ».

    La Verità : C’est-à-dire ?

    Mgr Crepaldi : « C’est-à-dire que les politiques doivent considérer les besoins des demandeurs d’asile mais aussi s’interroger sur les possibilités réelles d’intégration. Outre l’assistance immédiate, il y a d’autres problèmes ».

    La Verità : Lesquels par exemple ?

    Mgr Crepaldi : « Combattre les structures criminelles qui organisent les passages de migrants, décourager la complicité de certaines ONG, ne pas décharger toutes les responsabilités sur l’Italie mais favoriser la collaboration européenne et méditerranéenne. La charité personnelle met souvent le cœur en premier sans voir les obstacles mais la politique doit réguler l’accueil de façon structurée pour le bien de tous ».

    La Verità : Selon le dixième rapport de votre Observatoire, la question de la relation avec l’islam revêt clairement une importance politique et doit donc être jugée d’après les principes de la Doctrine Sociale.

    Mgr Crepaldi : « La politique doit avant tout connaitre les religions desquelles elle s’occupe sinon elle ne fait preuve d’aucune rationalité. Cela doit aussi s’appliquer à l’islam. C’est aussi le devoir de l’Eglise, en un certain sens, qui ne devrait pas se limiter à un seul dialogue interreligieux ou à prêcher un accueil général et inconditionnel. Même l’Eglise devrait évaluer l’islam – tout comme les autres religions, du reste – à la lumière des principes de la Doctrine Sociale ».

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  • France : la chasse au Bellamy est ouverte !

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    De Jérôme Cordelier sur le site de l'hebdomadaire Le Point :

    La chasse au Bellamy est ouverte (et c'est une bonne nouvelle pour LR)

    PARTI PRIS. Sitôt nommée, la tête de liste LR est devenue le nouveau bouc émissaire des bien-pensants. Une entrée en campagne parfaite !

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  • Il ne faut pas avoir peur d'aller à la rencontre des musulmans

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne (Benoît Pénicault) :

    Vidéo – Père Henry Fautrad : « N'ayons pas peur d'aller à la rencontre des musulmans »

    Le Père Henry Fautrad, auteur de Musulmans - comprendre, rencontrer, aimer (éditions de l'Emmanuel) nous explique pourquoi aller à la rencontre des musulmans pour leur parler du Christ est important. « Les musulmans veulent rencontrer des chrétiens » nous confie-t-il.

     
  • "J'étais au-dessus de mon corps"

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    Vu et lu sur le site d'Europe 1 :

    Krystel Cahanin-Caillaud raconte ses 5 semaines de coma : "J'étais au-dessus de mon corps"

    Chez Christophe Hondelatte mercredi, retour sur le témoignage fort de Krystel Cahanin-Caillaud. En 2010, elle avait sorti un livre dans lequel elle racontait son accident et ses semaines dans le coma.

    Christophe Hondelatte revient mercredi sur l'expérience de mort de Krystel Cahanin-Caillaud. En juin 1992, elle a un grave accident de voiture et se voit au-dessus de son corps, inconsciente. Elle va rester quatre mois dans le coma avant de se réveiller.

    "Je sais qu’il y a quelque chose après la mort". Krystel Cahanin-Caillaud n'a pas encore 18 ans. Elle s'apprête à passer le baccalauréat, mais à la veille de ce grand jour, elle s'autorise une sortie avec des amis au bord d'un lac. Sur la route du retour, elle monte à l'arrière du véhicule. Un ami les suit à moto, le conducteur de la voiture fait un peu la course avec lui. Puis tout se passe très rapidement : la voiture qui rate le virage et bute sur le talus, Jo et Hector, des amis de Krystel à l'avant, qui sont éjectés, les deux autres personnes près des portières aussi, seule Krystel reste coincée. Mais lors du dernier tonneau de la voiture, elle est finalement éjectée à son tour.

    La suite de cette histoire, Krystel Cahanin-Caillaud la raconte d'un point de vue forcément bien particulier, qu'elle a évoqué dans un livre : Je suis sortie de mon corps. À l'époque, la jeune fille entend qu'on l'appelle mais elle ne peut pas répondre. Elle se voit aussi, s'observe, étendue par terre, totalement désarticulée, le visage en sang. "J'étais au-dessus de mon corps, je ne peux pas trouver des mots plus juste que ça", explique-t-elle au micro d'Europe 1. Krystel Cahanin-Caillaud voit Jo venir la réanimer, il refait partir le cœur, mais Krystel demeure dans le coma. "Je sais qu’il y a quelque chose après la mort, car je voyais les autres alors que j’étais morte", souligne-t-elle, "il se passe quelque chose mais dire quoi, je ne sais pas."

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  • "Notre-Dame au Coeur d'Or" : ouverture d'un nouveau collège - privé et hors contrat - en Belgique

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    Collège Notre-Dame au Coeur d'Or

    Un internat catholique pour garçons en Belgique

     Retrouvez-nous à une de nos présentations

    • A Banneux N-D – le mardi 5 février
    • A la Converserie (Saint-Hubert) – le dimanche 17 février
    • A Luxembourg-ville – le mardi 26 février
    • A Bruxelles (Montgomery) – le mercredi 27 mars (nouvelle soirée)
    • A la Converserie (Saint-Hubert) – le dimanche 31 mars

    Détails et inscriptions

    Une école secondaire en immersion anglaise

    Le Collège accueille les élèves de la 6e primaire à la 6e secondaire (de la 6e française à la Terminale).

    Sous le double patronage des Saints Don Bosco et Thomas d’Aquin, le collège délivre une formation intellectuelle complète, littéraire et scientifique, en immersion anglaise. Le néerlandais ou l’allemand complète la formation linguistique.

    Acquisition de connaissances et formation de l'esprit d'analyse

    Dépassement de soi et esprit d'équipe par la pratique du sport

    Une formation complète

    La pratique quotidienne des sports d’équipe, le chant choral, le théâtre et la découverte de la nature favorisent le développement du corps et la formation humaine.

    La prière personnelle et communautaire, la messe hebdomadaire et la formation catéchétique participent à la formation spirituelle des élèves.

    Un internat catholique

    Le Collège Notre-Dame au Coeur d’Or accueille les garçons en internat. Les gares de Libramont et de Marloie sont à quelques minutes en navette de l’école.

    L’internat permet de développer l’esprit d’équipe, d’organiser les temps d’études et de proposer des activités éducatives comme des rencontres au sein de l’école ou à l’extérieur,

    Les activités de l’internat sont proposées aux élèves externes.

    ViergeBeauraing Notre-Dame au Coeur d'Or, la Vierge de Beauraing

    Batiments de l'école secondaire et son parc à la Converserie

    Un cadre privilégié

    Situé dans un splendide massif forestier à la Converserie, le collège  bénéficie d’un écrin de quiétude pour la découverte de la nature, la pratique du sport et l’étude.

    La chapelle de Saint Hubert, lieu de sa conversion, jouxte les bâtiments du Collège.

    Indépendant

    "Le Collège a fait le choix de la liberté dans ses programmes et ses méthodes éducatives pour poursuivre notre objectif de formation intellectuelle, physique et spirituelle.

    Pour cette raison, le Collège est privé et hors contrat."