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International

  • USA : vers une crise sociale et économique comparable à celle de 1929

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    De Vatican News :

    États-Unis: vers une crise sociale et économique comparable à celle de 1929

    Les États-Unis sont le nouvel épicentre de la pandémie. De Los Angeles à Miami essaiment un peu partout des hôpitaux de campagne. L’État de New York concentre le plus de malades, tandis qu’à Las Vegas, des parkings sont transformés en refuge pour sans-abris. Les trois quarts des Américains sont pour l’instant enfermés chez eux, annonçant une crise économique profonde, sertie d’un chômage galopant.

    Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

    Le confinement de la première puissance économique de la planète va engendrer un choc économique et social sans précédent. Le chômage, à 3% avant l’irruption de la pandémie, promet d’atteindre les 30 % pendant la crise, avance la politologue Nicole Bacharan, chercheuse associée à Sciences Po.

    De fait, en une semaine, 6,6 millions de nouvelles personnes se sont inscrites au chômage la dernière semaine de mars aux Etats-Unis, a annoncé le département du Travail. Le double de la semaine précédente - 3,3 millions d’inscriptions entre le 14 et le 21 mars (contre 282 000 la semaine d’avant). 

     Les faillites d’entreprises vont se succéder, et le colossal plan de stabilisation de Donald Trump à 2 000 milliards de dollars «ne suffira pas» selon elle. 

    Dans ce contexte,  le système de santé américain soumis «à un stress extrême» révèle au grand jour tous ses dysfonctionnements. Le bilan quotidien des victimes bat en effet des records jour après jour. 

    Nicole Bacharan , politologue franco-américaine, chercheuse à Sciences Po, décrypte les conséquences mondiales d’un effondrement américain, et compare la gravité de la crise à celle de 1929.  

    Entretien avec Nicole Bacharan

  • L'acquittement du cardinal Pell : analyse

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Le cardinal Pell acquitté à l’unanimité par la Haute Cour d’Australie, il est libre ! (Analyse)

    Le cardinal George Pell a enfin obtenu justice. Après 14 mois passés en prison à Melbourne, Australie, il a été immédiatement libéré à 12 h 30, heure locale, et conduit dans une maison religieuse, visiblement fatigué, les traits marqués. Les sept juges de la Haute Cour d’Australie – sise à Canberra – ont jugé à l’unanimité que le cardinal George Pell n’aurait pas dû être condamné pour agressions sexuelles sur mineurs sur la foi des témoignages qui ont conduit aux verdicts de culpabilité à son égard.

    Le communiqué de la Haute Cour indique que le jury de la cour d’appel de Melbourne aurait dû, en « agissant rationnellement au vu de l’ensemble des preuves », retenir le doute quant aux accusations. La Haute Cour a « ordonné que les condamnations soient annulées et que des verdicts d’acquittement soient prononcés à leur place »

    La décision, extraordinaire au vu de la pratique judiciaire australienne, témoigne dans sa radicalité de la mesure de l’injustice dont le cardinal Pell fut victime. On savait depuis le début de cette affaire que les accusations le concernant étaient des plus invraisemblables. Il s’est trouvé pris dans les filets d’une sorte de machination appuyée sur la mécanique d’un appareil judiciaire avide de le condamner.

    Il est rare qu’une affaire criminelle passe la barre du réexamen par la Haute Cour. en matière d’agression sexuelle sur mineur, il est même rarissime que celle-ci accepte de se pencher sur une condamnation par les juridictions inférieures. La Haute cour de Melbourne l’a pourtant fait. Elle aurait pu dès lors décider que le droit avait été bien appliqué, en rejetant la demande du cardinal. Elle aurait pu aussi renvoyer l’affaire devant une autre cour d’appel. Mais elle a choisi, et ce en un mois à peine après avoir entendu les arguments de la défense, de l’acquitter purement et simplement. Un tel désaveu de l’ensemble des juridictions inférieures, nous disait-on avant l’annonce de sa décision, serait inouï. Mais voilà : c’est fait.

    Et l’Alléluia que lancera le cardinal en cette nuit de Pâques qui approche sera sans aucun doute le plus beau de sa vie, lui qui depuis des mois est privé même de la possibilité de célébrer la messe.

    Le jugement de la Haute Cour expose l’ensemble de l’affaire en  rappelant d’emblée qu’elle reposait sur le témoignage de deux enfants de chœur qui affirmaient avoir été sexuellement agressés  à une date indéterminée entre le 1er juillet et le 31 décembre 1996. Il rappelle que l’un des accusateurs est mort avant que l’affaire ne vienne devant la justice mais qu’il avait eu le temps de répondre à sa mère n’avoir jamais en réalité été victime d’attouchements de la part du prélat.

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  • Le cardinal Pell est acquitté et retrouve la liberté

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    De Paul Smeaton sur LifeSiteNews :

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    Le cardinal Pell, acquitté à l'unanimité des accusations d'abus sexuels par la Haute Cour d'Australie, sera libéré

    «Il est alarmant qu'un homme ait dû passer près de 14 mois en prison sur le témoignage non corroboré d'un seul accusateur, malgré plusieurs alibis. Il est nécessaire que la police et le procureur répondent des accusations de poursuites malveillantes », a déclaré un ancien enfant de chœur à la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne.

    6 avr.2020
     
    CANBERRA, Australie, 6 avril 2020 (LifeSiteNews) - La Haute Cour d'Australie a acquitté le cardinal George Pell de ses condamnations pour abus sexuels sur des enfants et a ordonné sa libération de prison, à l'unanimité des sept juges de la cour.

    "Je n'ai aucun ressentiment envers mon accusateur", a déclaré Pell dans un communiqué. «Je ne veux pas que mon acquittement s'ajoute à la douleur et à l'amertume que beaucoup ressentent.»

    John Macauley, un ancien servant d'autel à la cathédrale Saint-Patrick de Melbourne, a assisté au procès de Pell et à la récente audience d'appel, et a déclaré à LifeSiteNews que la décision d'aujourd'hui "est un grand soulagement pour ceux d'entre nous qui croyaient que la vérité finirait par émerger".

    "Le Cardinal est rentré volontairement de Rome pour laver son nom malgré tous les risques de se présenter devant un jury imprégné de propagande anti-Pell", a déclaré Macauley. "Chaque étape de cette saga juridique, qui remonte à cinq ans, a marqué d'une empreinte noire notre système judiciaire, mais tout est inversé aujourd'hui."

    Dans une déclaration mardi matin (heure australienne), la Haute Cour a annoncé: "Aujourd'hui, la Haute Cour a accordé l'autorisation spéciale de faire appel d'une décision de la Cour d'appel de la Cour suprême de Victoria et a reçu l'appel à l'unanimité. La Haute Cour a estimé que le jury, agissant rationnellement sur l'ensemble de la preuve, aurait dû avoir un doute sur la culpabilité du requérant pour chacune des infractions pour lesquelles il avait été condamné, et a ordonné que les condamnations soient annulées et que les verdicts d'acquittement soient inscrits à leur place."

    Pell, 78 ans, est en prison depuis février 2019 après qu'un jury l'ait reconnu coupable de deux chefs d'agression sexuelle contre un enfant le 11 décembre 2018. Il a toujours nié les accusations, qui reposent sur le témoignage non corroboré d'une seule personne. L'année dernière, la Cour d'appel de Victoria avait confirmé le verdict de culpabilité.

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  • Covid-19 : un risque de pénurie alimentaire ?

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    De Vatican News :

    Covid-19: l’ONU évoque un risque de pénuries alimentaires

    Des centaines de millions de personnes dans le monde pourraient se retrouver privées de nourriture en raison de la pandémie de Covid-19. Telle est l’inquiétude exprimée ce vendredi dans un rapport par le Programme alimentaire mondial.

    Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

    L’agence de l’ONU met en garde contre une possible pénurie d’approvisionnement qui menacerait la sécurité alimentaire. Les restrictions de circulation décidées par de nombreux gouvernements pour freiner la propagation du virus ont déjà un impact notable : des frontières sont fermées ce qui n’est pas sans conséquence sur le trafic de marchandises, des denrées ont été détruites dans certains ports et des pays comme la France ont fait état de difficultés pour trouver de la main d’œuvres afin de travailler dans les champs. «Il faut que les denrées continuent à circuler pour que les marchés ne soient pas déstabilisés», estime Tiphaine Walton, la responsable plaidoyer et communication au PAM France.

    Entretien avec Tiphaine Walton, responsable plaidoyer et communication au PAM

    Pour le moment, les stocks sont là et les marchés restent stables, note le Pam tandis que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) relève une tendance à la baisse des prix des denrées alimentaires de base (huiles, céréales, viandes, produits laitiers) en raison des perspectives de marasme économique. Il faudrait éviter un mouvement de panique.

    La corne de l'Afrique à risque

    Déjà en proie à des sécheresses nuisibles aux récoltes, les pays d’Afrique subsaharienne pourraient être les premiers menacés. Ils dépendent souvent des importations de denrées pour se nourrir, et de leurs exportations de matières premières pour payer ces aliments.

    Selon le Programme alimentaire mondial, pour «de nombreux pays pauvres, les conséquences économiques seront plus dévastatrices que la maladie elle-même».

    Tiphaine Walton souligne également que l’arrivée du Covid-19 est contemporaine de la «période de soudure» quand les familles commencent à manquer de nourriture et attendent de pouvoir commencer la récolte.

    Aux côtés des gouvernements, le Programme alimentaire mondial suit de très près l’évolution des marchés ou de la production agricole. «Le premier acteur de l’humanitaire a déployé toute sa puissance logistique» assure Tiphaine Walton. Un plan d’action a été mis en place pour pouvoir acheminer des denrées par bateaux, avions ou camions. Des stocks ont été constitués à proximité des pays considérés comme à risque.

  • Coronavirus : une crise qui en cache une autre ?

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    De sur Smart Reading Press :

    LES INCERTITUDES DU CORONAVIRUS

    Seule certitude, le prix à payer sera exorbitant, même si l’impact démographique de l’épidémie reste très limité. Après tout, il meurt chaque année dans le monde environ 3,46 millions de personnes d’infections respiratoires, plus de 1,37 millions de cancers du poumon, sans parler des 7,25 millions de maladies coronariennes, des 6,15 millions d’AVC et des 1,78 millions de victimes du Sida, et tous les autres, jeunes ou vieux.

    INCERTITUDES À PROPOS DE L’IMPACT SANITAIRE

    Comparée à ces chiffres, la pandémie de Coronavirus est une affaire bénigne, presque insignifiante. Au 1er avril, il n’y avait depuis le début de l’épidémie que 820 000 cas d’infection diagnostiqués dans 185 pays et 40 000 morts comptabilisés. À peu près autant que de morts causés par des attaques de chiens. Pour le moment, ce décompte «officiel», s’il est réel, représente à peine un trait de crayon du point de vue démographique.

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  • Le cardinal Bo (Yangon) ne mâche pas ses mots à l'égard du régime chinois

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    Le régime chinois et sa culpabilité morale face à la contagion mondiale - COVID

    Déclaration du Cardinal Charles Bo - Archevêque de Yangon Myanmar

             Vendredi dernier, le pape François se tenait face à une place Saint-Pierre vide, s'adressant à des millions de personnes dans le monde qui regardaient les écrans ou le suivaient en ligne. La place était vide mais partout le cœur était plein non seulement de peur et de chagrin, mais aussi d'amour. Dans sa belle homélie Urbi et Orbi, il nous a rappelé que la pandémie de coronavirus a uni notre humanité commune. "Nous avons réalisé que nous sommes sur le même bateau, nous tous fragiles et désorientés, mais en même temps importants et nécessaires, nous sommes tous appelés à ramer ensemble", a-t-il déclaré.

             Aucun coin du monde n'est épargné par cette pandémie, aucune vie n'est à l'abri. Selon l'Organisation mondiale de la santé, près d'un million de personnes ont été infectées jusqu'à présent et plus de 40 000 sont décédées. D'ici à la fin, le nombre de morts dans le monde devrait s'élever à des millions.

             Des voix internationales s'élèvent contre l'attitude négligente de la Chine, en particulier de son despotique Parti communiste chinois (PCC) dirigé par son homme fort XI. Le London Telegraph (29 mars 2020) a déclaré que le ministre local de la Santé a accusé la Chine de cacher la véritable ampleur du coronavirus. Sous le choc, il a signalé la réouverture des marchés «humides» qui ont été identifiés comme la cause de la propagation du virus. James Kraska, un professeur de droit estimé, écrivant dans le dernier numéro de War on Rocks, dit que la Chine est légalement responsable de COVID 19 et que des réclamations pourraient être faites en milliers de milliards. (War on the Rocks, 23 mars 2020).

             Un modèle épidémiologique de l'Université de Southampton a révélé que si la Chine avait agi de manière responsable une, deux ou trois semaines plus rapidement, le nombre de personnes infectées par le virus aurait été réduit de 66%, 86% et 95% respectivement. Son échec a déclenché une contagion mondiale tuant des milliers de personnes.

             Dans mon propre pays, le Myanmar, nous sommes extrêmement vulnérables. Bordant la Chine, où le COVID-19 a commencé, nous sommes une nation pauvre, sans les ressources sanitaires et sociales dont disposent les nations plus développées. Des centaines de milliers de personnes au Myanmar sont déplacées par le conflit, vivant dans des camps dans le pays ou à nos frontières sans installations sanitaires, médicaments ou soins adéquats. Dans ces camps surpeuplés, les mesures de «distanciation sociale» mises en œuvre par de nombreux pays sont impossibles à appliquer. Les systèmes de santé dans les pays les plus avancés du monde sont débordés, alors imaginez les dangers dans un pays pauvre et en proie aux conflits comme le Myanmar.

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  • Coronavirus en RDC : l’impossible confinement de Kinshasa

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    Kinshasa vient de rater sa mise en confinement. Alors que la capitale congolaise de 12 millions d’habitants devait entamer un confinement total à partir de ce samedi 28 mars, le gouverneur de Kinshasa est revenu sur sa décision en reportant sine die la mise sous cloche de la ville. Un revirement surprise qui a créé la confusion en République démocratique démocratique du Congo (RDC) après l’annonce de l’état d’urgence par le président Félix Tshisekedi mercredi 25 mars. Depuis cette date, les déplacements depuis et vers Kinshasa sont interdits, les lieux publics fermés et les rassemblements limités. De Christophe Rigaud sur le site « Afrikarabia » :

    « Un confinement par rotation

    Avec l’arrivée des premiers cas de Covid-19 à Kinshasa le 10 mars dernier, les autorités congolaises avaient semblé prendre la mesure du danger de la propagation de la maladie dans une capitale surpeuplée et au bord de l’implosion. En annonçant un confinement total « par intermittence » de Kinshasa, le gouverneur Gentiny Ngobila voulait également innover dans le mode de restriction de déplacement de la population. Les autorités de la capitale souhaitaient mettre en place un confinement par rotation : 4 jours de confinement, suivis de 2 jours où les Kinois pouvaient se ravitailler. Le tout sur 3 semaines consécutives.

    Une flambée des prix

    Mais quelques heures avant le lancement du confinement, les autorités provinciales de la capitale ont annoncé son report à une date non précisée. Le porte-parole du gouverneur a justifié l’annulation de cette mesure par une brusque flambée des prix sur les biens de première nécessité « susceptibles de créer l’insécurité ». En effet, dès l’annonce de la mise à l’arrêt de Kinshasa pendant 4 jours, les habitants se sont tous rués dans les commerces et les banques, créant des rassemblements importants et des bousculades bien peu compatibles avec les mesures de distanciation sociale recommandées pour éviter la propagation du virus.

    « Catastrophe humanitaire » 

    Mais bien pire, l’annonce précipitée du confinement de Kinshasa n’a visiblement pas tenu compte de l’extrême précarité dans laquelle vit la grande majorité des Kinois, avec moins de 2 dollars par jour, sans eau, ni électricité, dans des cités insalubres où s’entassent les plus pauvres. « Le seul résultat auquel cela peut aboutir est une catastrophe humanitaire ou des émeutes » s’est inquiété le mouvement citoyen La Lucha. Tout comme le Cardinal Ambongo qui plaide pour « un confinement accompagné. Je connais la situation de mon peuple. Si vous confinez les Kinois pendant deux ou trois jours, il y aura des morts ».

    « Nous allons tous mourir…de faim ! »

    « Cette mesure est irresponsable ! » tonne Jean-Claude Katenge, le président de l’ASADHO, une organisation de défense des droits de l’homme. Avec ce confinement « par intermittence », les Kinois allaient se retrouver dans les rues les mêmes jours pour s’approvisionner dans les magasins. Sur les réseaux sociaux, un Kinois ironise : « les 2 jours de ravitaillement seront consacrés à une contamination massive ! ». Les habitants de Kinshasa s’inquiètent également des conséquences économiques d’une telle mesure, alors que 78% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. « Faire des courses ? Avec quel argent ? Nous n’allons pas mourir du Coronavirus, mais de faim ! », peut-on lire sur Twitter. « 90% de Kinois vivent du secteur informel et c’est chaque matin qu’ils sortent pour nourrir leurs familles le soir. Sans mesures d’accompagnement, il aura des débordements » prévient un autre internaute. Les conditions de vie précaire dans la capitale congolaise ne plaident pas non plus pour un confinement total. Seul un Kinois sur deux a accès à l’électricité et à l’eau potable… lorsque qu’il n’y a pas de coupures.

    Un manque d’anticipation

    Le report du confinement « donne l’impression que le pouvoir tâtonne dans la gestion d’une matière aussi délicate que la santé publique » s’interroge également le Cardinal Ambongo, qui dénonce le manque d’anticipation des autorités. Certains politiques reprochent aux autorités congolaises d’avoir appliqué un simple « copié-collé » des mesures de confinement en vigueur en Europe, sans tenir compte de la triste réalité du terrain. Quatre députés nationaux ont rappelé dans un courrier adressé aux autorités que « le succès et l’efficacité des mesures de confinement reposent sur la prise en compte de la dimension, économique, sociale et humanitaire de la crise. »

    Vers un taux de mortalité de 10% ?

    Le temps presse. Avec 58 cas confirmés de Covid-19 et 5 décès, les autorités congolaises doivent agir vite pour circonscrire le virus, qui pour le moment est concentré sur la capitale. Mais le risque est grand, au vu du délabrement du système sanitaire congolais. Le pays ne compte que 250 hôpitaux généraux pour 80 millions d’habitants. La quasi totalité des Congolais n’a pas de protection sociale. À titre de comparaison, on trouve 13,1 lits par 1000 habitants dans les hôpitaux du Japon, 2,5 lits au Canada et seulement 0,8 lit en RDC. Face à une épidémie non maîtrisée et de grande ampleur, les hôpitaux congolais ne pourront pas faire face à l’afflux de malades. Jean-Jacques Muyembe, le patron de la riposte Covid-19 en RDC n’est pas vraiment optimiste. Le 11 mars dernier, dans une conférence de presse à Goma, ce professeur respecté affirmait qu’il y aurait « certainement un taux de mortalité qui avoisinerait les 10%. » Ce qui laisserait craindre 75.000 décès rien qu’à Kinshasa, selon un autre médecin, le Docteur Antoine Samsoni.

    Pour une meilleure pédagogie

    Avec 5 décès sur 58 cas officiellement déclarés, la RDC présente à ce jour le taux de mortalité le plus élevé en Afrique : 8,6%. L’Algérie est deuxième avec 6%. Ce qui en dit long sur la faillite du système de santé congolais. Les autorités doivent rapidement trouver la parade pour contenir l’épidémie. Le prix Nobel de la paix, le docteur Denis Mukwege affirme « se préparer au pire ». Et rappelle dans une vidéo, que « notre meilleur moyen d’enrayer la propagation du virus est la prévention ». Une prévention qui passe par des messages pédagogiques compris et acceptés par toute la population. Un défi énorme pour ce pays-continent qui doit également faire face à la méfiance et au scepticisme de la population, comme cela a été le cas au Nord-Kivu pendant l’épidémie de fièvre Ebola. Mais il faudra faire vite car le temps est compté. L’augmentation des chiffres dramatiques de la contamination en Europe nous le rappellent tous les jours. »

    Ref. L'impossible confinement de Kinshasa

    A propos de l'auteur : Christophe Rigaud est journaliste,  directeur du site Afrikarabia consacré à l'actualité en République démocratique du Congo (RDC) et en Afrique centrale.

    Ajoutons à son commentaire que l’expansion démographique non contrôlée et l’anarchie urbanistique ont prévalu dans les grandes agglomérations congolaises à partir de l’indépendance du pays: ce qui peut faire craindre le pire.

    Par contre, dans les vastes territoires de la brousse, l’habitat moyen se situe en dessous de la moyenne nationale de 30 habitants au km2 et les infrastructures de communication (ponts, routes, chemins de fer…) se sont inexorablement effondrées au cours du dernier demi-siècle : de ce fait, la population pourrait, peut-être, y bénéficier d’un certain confinement géographique. Mais, en même temps que ceux des communications, les réseaux sanitaires très denses de l’époque coloniale ont également disparu : pour tomber de Charybde en Scylla…

    JPSC

  • L'Amérique Latine et les Caraïbes seront consacrées à Notre-Dame de Guadalupe le jour de Pâques

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE - Consécration de l'Amérique latine et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe en la Solennité de Pâques

    mercredi, 1 avril 2020
     

    Mexico (Agence Fides) – La Présidence du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), conjointement aux Evêques du Mexique célébrera, le Dimanche de Pâques, 12 avril, à midi, heure du Mexique, l'Acte de consécration de l'Amérique latine et des Caraïbes à Notre-Dame de Guadalupe, « pour lui demander la santé et la fin de la pandémie ». Ainsi que l'écrit l'Archevêque de Trujillo et Président du CELAM, S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, en annonçant l'initiative, « le moment présent exige de nous en tant que Pasteurs, de voir et d'écouter les afflictions de nos peuples afin d'insuffler l'espérance en tournant les yeux vers notre Mère du ciel ». Il invite par suite tous les pays du continent à s'unir, au travers des moyens de communication, à la célébration qui aura lieu en la Basilique nationale mexicaine. A midi, ce 12 avril, les cloches de toutes les églises d'Amérique latine et des Caraïbes sonneront, marquant le début de la récitation du Rosaire missionnaire, offert pour la santé des personnes des cinq continents, auquel suivra la Messe de Pâques, qui se conclura par l'Acte de consécration à Notre-Dame de Guadalupe. (SL) (Agence Fides 01/04/2020)

  • À tu et à toi avec la mort. Comment annoncer la nouvelle que le monde ne veut pas entendre

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    Lu en traduction sur le site « diakonos.be » cet article publié par Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    «  (S.M.) Je reçois et je publie.  Le professeur Leonardo Lugaresi est un spécialiste du Nouveau Testament et des Pères de l’Église très apprécié des lecteurs de Settimo Cielo, qui retrouveront au bas de cet article les liens vers toutes ses précédentes interventions.

    Cher M. Magister,

    La lettre du prêtre français qui se gausse de l’angoisse « médiévale » qu’il attribue au professeur Pietro De Marco et qui lui oppose la petite leçon de son christianisme « moderne » (« la religion n’est pas le lieu de transfert de ses angoisses ») touche bien malgré lui, et je le crains à l’insu de son auteur, au cœur même du problème.

    Le monde d’aujourd’hui est effectivement en proie à une angoisse de mort.  La pandémie de Covid-19 qui est en train de terroriser le monde entier n’est pas la première cause de décès en absolu et ne le sera probablement pas à l’avenir, malgré son développement inquiétant.  Sur notre planète, les hommes meurent davantage pour toute une série d’autres raisons, chaque année par dizaines de dizaines de millions.  Mais cela ne nous angoisse pas parce qu’il s’agit, pour ainsi dire, de la mort des autres.

    La mort due au coronavirus, en revanche, c’est notre mort à nous.  Celle qui pourrait me tomber dessus à moi à tout moment quelles que soient les précautions que je pourrais prendre.  Le virus invisible et omniprésent fait apparaître, comme possibilité universelle, la constante imminence de ma propre mort.  C’est-à-dire précisément ce que la modernité avait soigneusement programmé d’évacuer de son horizon.

    Ce qui nous est insupportable à nous, hommes modernes, c’est en fait de découvrir subitement la condition d’impuissance dans laquelle nous nous trouvons.  Le recours, instinctif et généralisé, à la métaphore de la guerre pour représenter la condition présente de l’humanité trahit aussi notre besoin inconscient d’avoir des armes en main. Et nous les aurons probablement, sans doute dans un futur proche, mais pas tout de suite.

    Mais cette condition, toute abhorrée qu’elle soit par la modernité, appartient essentiellement à la vie humaine dans son rapport avec la mort, et cela il faut le dire aussi.

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  • A coronaviro libera nos : Bénédiction du pape Urbi et Orbi

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    Ce soir du 27 mars 2020, sous la pluie d’une place Saint-Pierre déserte : impressionnant.

    ” Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

    Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

    Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

    La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

    À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”

    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul.

    Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes!

    « Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

    Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

    Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu.

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    Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs.

    Tu nous demandes de ne pas avoir peur.

    Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs.

    Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête.

    Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5).

    Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

    Ref.Bénédiction du pape Urbi et Orbi

    JPSC

  • À Fatima, 24 pays consacrés au Cœur Immaculé de Marie

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    De Vatican News :

    Le cardinal dos Santos Marto lors de la cérémonie de consécration, le 25 mars 2020, au sanctuaire de Fatima

    Le cardinal dos Santos Marto lors de la cérémonie de consécration, le 25 mars 2020, au sanctuaire de Fatima  (AF_SantuarioFatima)

    À Fatima, 24 pays consacrés au Cœur Immaculé de Marie

    Ce mercredi 25 mars, en la Solennité de l’Annonciation, 24 pays ont été consacrés au Cœur Immaculé de Marie et au Sacré-Cœur de Jésus, lors d’une cérémonie présidée par le cardinal Antonio dos Santos Marto, évêque de Leiria-Fatima, au célèbre sanctuaire marial portugais. Le prélat a demandé à Marie de "nous libérer de la pandémie qui nous frappe".
     

    Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    Un acte spirituel particulièrement fort a été posé par 24 conférences épiscopales du monde pour invoquer la protection du Seigneur et de la Vierge Marie face à la pandémie meurtrière de Covid-19.

    Pour tous ceux qui traversent l’épreuve de la pandémie

    La cérémonie de consécration au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie s’est déroulée à huis-clos en la Basilique Notre-Dame du Rosaire, au sanctuaire de Fatima, dans la soirée de ce mercredi 25 mars. Le cardinal Antonio dos Santos Marto a d’abord récité un chapelet, avant de réciter la prière de consécration. «En cette singulière heure de souffrance, accueillez ceux qui périssent, encouragez ceux qui se consacrent à Vous et renouvelez l'univers et l'humanité (...) Assistez votre Église, inspirez les dirigeants des nations, écoutez les pauvres et les affligés, exaltez les humbles et les opprimés, guérissez les malades et les pécheurs, relevez les abattu et les découragés, libérez les captifs et les prisonniers, et délivrez-nous de la pandémie qui nous frappe» a notamment demandé l’évêque de Fatima-Leiria. Le cardinal dos Santos Marto a également prié pour «les enfants, les personnes âgées et les plus vulnérables», demandant à la Sainte Vierge Marie de «réconforter les médecins, les infirmières, les professionnels de la santé et les soignants bénévoles», de soutenir les familles et de «nous renforcer dans la citoyenneté et la solidarité».

    Les pays qui ont été consacrés sont les suivants: Albanie, Bolivie, Colombie, Costa Rica, Cuba, Espagne, Guatemala, Hongrie, Inde, Kenya, Mexique, Moldavie, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, Pologne, Portugal, République dominicaine, Roumanie, Slovaquie et Timor oriental. Pour l’Espagne et le Portugal, il s’agissait du renouvellement de leur consécration, mais c’était la première fois que ces consécrations se déroulaient simultanément. Concernant la Roumanie, il s’agissait de sa première consécration.

    Genèse de l’initiative

    Au Portugal, l’initiative est née d'une demande formulée par un groupe de laïcs, qui a recueilli des milliers de signatures. La conférence épiscopale portugaise a ensuite annoncé, la semaine dernière, qu'elle re-consacrerait le Portugal à Jésus et à Marie le soir du 25 mars. Peu après cette annonce, la conférence des évêques d’Espagne a demandé que leur pays soit également consacré au cours de la même liturgie. Puis les évêques portugais ont invité les responsables des autres conférences épiscopales nationales à demander la consécration de leur pays.

    Lors de son intervention, le cardinal a rappelé que les saints François et Jacinto Marto, deux des trois petits bergers auxquels la Vierge Marie est apparue en 1916 et 1917, ont tous les deux été emportés par la grippe espagnole, lors de la terrible épidémie qui fit entre 20 et 50 millions de morts. François est décédé le 4 avril 1919 à l’âge de 10 ans, dans la maison familiale. La petite Jacinthe a quant à elle rendu son dernier soupir le 20 février 1920, à 9 ans, seule, dans l'hôpital Dona Estefania de Lisbonne où elle était entrée au début du mois.

    Le cardinal Marto a prié pour que les deux jeunes saints interviennent pour «tant de malades qui, de nos jours et de manière profonde, font l'expérience de la solitude de l'isolement auquel ils sont soumis».

    Pour l’heure, la pandémie de coronavirus a fait plus de 21 000 morts à travers le monde, et plus d'un tiers des 7,8 milliards habitants de la planète sont tenus de rester confinés chez eux.

    L’Irlande consacrée, mais pas depuis Fatima

    L’Irlande a elle aussi été consacrée au Cœur Immaculé de Marie en cette solennité de l’Annonciation par l’archevêque d’Armagh et primat de l’île, Mgr Eamon Martin, depuis la cathédrale d’Armagh, à midi.

    Rappelons par ailleurs que le 25 mars 1984, le Pape Jean-Paul II avait consacré le monde entier au Coeur Immaculé de Marie, lors de la venue de la statue de Notre-Dame de Fatima à Rome.

    La consécration des nations du monde au Cœur Immaculée de Marie s’est répandue suite à la demande formulée par la Vierge Marie lors de sa troisième apparition aux trois pastoureaux, le 13 juillet 1917. Notre-Dame avait notamment demandé la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé, afin d’épargner l’humanité de la guerre, de la famine et de persécutions contre l’Eglise et le Saint-Père, et d’obtenir la paix et la conversion de la Russie.

    On observera l'absence de la Belgique lors de cette consécration à laquelle nos évêques n'ont pas jugé opportun de s'unir. Pouvait-on s'attendre à autre chose de leur part ?

  • Suivez en direct la bénédiction Urbi et Orbi du pape François

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    De Vatican News :

    Une bénédiction "Urbi et Orbi" exceptionnelle ce vendredi

    Le Pape organise ce vendredi 27 mars à 18h un temps de prière suivi d’une bénédiction eucharistique "Urbi et Orbi", afin d'offrir une occasion de vivre avec foi et espérance ce temps d'épreuve pour toute l'humanité.

    C'est avec une force particulière que le Pape François a lancé une invitation à participer spirituellement au moment de prière qu'il présidera ce soir. Devant une place Saint-Pierre vide mais "pleine" de la présence spirituelle des fidèles qui suivront cet évènement à travers les médias, depuis le parvis de la Basilique Saint-Pierre, le Pape participera à un temps de lecture de la Parole de Dieu puis d’adoration, avant de donner avec le Saint Sacrement la bénédiction "Urbi et Orbi, à laquelle sera attachée la possibilité de recevoir l'indulgence plénière, «selon les conditions prévues par le récent décret de la Pénitencerie Apostolique», a annoncé le Bureau de Presse du Saint-Siège.

    La bénédiction "Urbi et Orbi", qui est normalement donnée après l'élection du Souverain Pontife, le jour de Pâques et de Noël, est propre au ministère pétrinien, car le Pape s’adresse ainsi à la ville de Rome, en tant qu'évêque du diocèse, et au monde, en tant que Souverain Pontife. Et c'est une bénédiction à laquelle l'indulgence plénière est attachée, qui peut être accordée de façon collective pour les personnes directement menacées par les guerres et les épidémies.

    Pour accompagner ce moment de prière particulier, il y aura l'icône de la Salus Popoli Romani et le Crucifix de l'église de San Marcello al Corso, les deux images que le Pape est allé vénérer le dimanche 15 mars pour invoquer la fin de la pandémie. La fin de la Grande peste de 1522 à Rome est associée à la procession de ce Crucifix dans les rues de la Ville éternelle, qui vit sa première épidémie de grande ampleur depuis plusieurs décennies mais a déjà traversé, dans sa longue histoire, de nombreuses épreuves dont elle s’est finalement relevée.

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    Face à la pandémie du coronavirus, le pape François a décidé d’unir toute l’Eglise pour une prière extraordinaire ce vendredi, à 18h. « Nous écouterons la Parole de Dieu, nous élèverons notre supplication et nous adorerons le Saint-Sacrement avec lequel je donnerai la bénédiction Urbi et Orbi » a-t-il annoncé. Le parvis de la Basilique Saint-Pierre et la place seront déserts, en raison du confinement imposé par les autorités. Le pape invite donc à être en communion de prière par le biais des moyens de communication. Fait exceptionnel, cette bénédiction Urbi et Orbi ("à la Ville et au Monde") est d’ordinaire réservée aux grandes solennités de Noël et de Pâques, ou lors de l’élection d’un nouveau pape.  

    Vivez en direct cette prière extraordinaire et la bénédiction Urbi et Orbi du pape François ce vendredi 27 mars à 18h00 à la télévision
    sur KTO, ktotv.com et sur sa chaîne Youtube

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    A 7h, la messe présidée par le pape François, en direct de la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Durant cette période d’épreuve, le Saint-Père a décidé que cette messe soit retransmise chaque jour.

    A 10h, la messe célébrée à la Grotte de Lourdes.

    A 18h30, la messe présidée par Mgr Aupetit, archevêque de Paris, en direct de l’église Saint-Germain l’Auxerrois.

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    À VENIR SUR KTO :

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    Dieu n'est pas mort
    Film de : Harold Cronk

    Le professeur de philosophie Radisson, citant de nombreux grands auteurs, demande à ses étudiants d’attester par écrit que Dieu est mort. L’un d’entre eux, Josh, s’y refuse. Son professeur le met alors au défi de prouver le contraire à lui et à ses camarades. Un défi qui ne sera pas sans conséquences…  A voir en famille, parents et adolescents…

    En partenariat avec Sage Distribution