Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

International

  • Italie : toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

    IMPRIMER

    En Italie , le nouveau gouvernement sera-t-il uniquement composé de catholiques de stricte observance ? Lu sur le blog « Salon Beige » :

    Franc Maçon 6a00d83451619c69e20223c84cf53f200c-800wi.jpg« Quelque 30 points développés dans un document de 58 pages. Voilà ce que contient le « contrat de gouvernement pour le changement » de Matteo Salvini et Luigi Di Maio.  Le texte a été plébiscité, à plus de 90 %, par les militants des deux partis consultés ce week-end. Et, d'après un sondage publié samedi, 60 % des Italiens souhaiteraient donner leur chance à ce programme. Dans le texte final, la remise en cause de l'euro ou encore la demande à la BCE d'annuler 250 milliards d'euros de dette italienne, critiquées avec virulence, ont disparu. Demeurent les mesures phares sur lesquelles  les deux forces antisystème ont bâti leur succès électoral. Si leur financement reste très vague, leur coût est estimé entre 100 et 170 milliards d'euros, creusant encore les déficits sans se soucier de réduire l'énorme dette publique, chiffrée à plus de 2.300 milliards d'euros soit 132 % du PIB. [...]

    « Payez moins mais payez tous. » C'est l'un des slogans de la Ligue pendant la campagne électorale au cours de laquelle elle promettait d'introduire un impôt sur le revenu à taux unique de 15 %. Cette mesure dans l'un des pays européens où la pression fiscale est la plus élevée permettrait, selon Matteo Salvini, la relance de la consommation et la réduction de l'évasion fiscale, elle aussi record. Pour les simples contribuables comme pour les entreprises, ce sont finalement deux taux de 15 % et 20 % qui seront institués. [...]

    Un centre pour augmenter les expulsions de migrants sera ouvert dans chaque région. Le nombre de places de crèche gratuites pour les familles italiennes sera quant à lui augmenté, tandis que celui pour les étrangers sera limité. Les mosquées et les camps de Roms irréguliers seront fermés, et les prédications devront être faites en italien.

    Une loi renforçant la légitime défense à domicile sera adoptée. Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées. Une réforme rendant plus difficile la prescription sera lancée. La sévérité sera aussi accrue pour les cas de corruption en particulier au sein de l'administration, avec l'interdiction pour les corrompus comme pour les corrupteurs d'y travailler. Des « agents provocateurs »permettront en outre de tester l'honnêteté des fonctionnaires. Le programme reste en revanche extrêmement vague sur la question du conflit d'intérêts, délicate aussi bien pour Silvio Berlusconi, allié de Matteo Salvini, que pour Davide Casaleggio, une des figures du M5S.

    Le souverainisme sera désormais la boussole de la diplomatie italienne basée « sur la centralité de l'intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ». L'appartenance de l'Italie à l'Otan est confirmée mais, dans le même temps, la Russie est considérée comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Outre l'appel à un dialogue approfondi avec Moscou, Rome demande la levée immédiate des sanctions adoptées par l'UE à son encontre.

    [...] Toute personne ayant subi une condamnation pour corruption, ayant été condamnée ou faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des faits graves ou faisant partie de la franc-maçonnerie (!) ne pourra pas entrer au gouvernement."

    Ref. Italie : toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

    « Proposition intéressante » note, un peu goguenard, le Salon Beige : « Rappelons l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie »

    JPSC

  • RDC : Les évêques du Kivu appellent à la mobilisation

    IMPRIMER

    EVEQUES-bKV.jpgLes archevêque et évêques membres de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Bukavu (ASSEPB) viennent de terminer ce 20 mai une rencontre d’une semaine à Goma. Ils dénoncent une fois de plus le marasme récurrent qui règne dans l’Est du Congo depuis l’indépendance ratée de 1960 et sans issue prévisible alors que les démantèlements politiciens se poursuivent : d’une province (Kivu), héritée du système colonial, à trois (les anciens districts du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema) en attendant un nouveau découpage du Nord-Kivu, avec autant d’assemblées et de gouvernements provinciaux à pourvoir, sur fond de violence et d’anarchie sans fin au bénéfice des pêcheurs en aux troubles. Lu sur le site de « La Libre Afrique » :

    "L’occasion pour ces responsables ecclésiastiques de faire le point sur la situation générale dans le Nord Kivu mais aussi dans le Sud-Kivu, le Maniema, sans perdre de vue l’ensemble de la RDC.

    Et le constat est sans concession (voir l’intégral du courrier en bas de ce texte). S’ils commencent par remercier les paroissiens, par saluer la visite du vice-gouverneur du Nord Kivu ainsi que du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’ensemble du courrier est une mise en garde claire à l’attention du peuple du Kivu mais aussi de l’ensemble de la RDC.

    Les archevêques et évêques saluent quelques réalisations et quelques progrès enregistrés dans la région, mais à côté de ce léger satisfecit, ils tirent surtout à boulets rouges sur la tentative de démanteler la province du Nord-Kivu, pointent un doigt accusateur vers la classe politique qui dirige le pays au « détriment des Congolais » et « au profit des économies étrangères », peut-on lire.

    Pour ce qui est de cette démarche initiée par pétition pour un éventuel démembrement de la province du Nord Kivu, les ecclésiastiques mettent en garde :  « Une certaine tendance politique aux intentions sans doute inavouées, est en train de pousser au morcellement et à l’éclatement de la Province’ pour ses intérêts particuliers, au mépris de la volonté de la population soucieuse de l’unité de la province dans une RD du Congo unie, on risque d’aller vers l’émiettement de tout le pays. En plus, cette initiative pernicieuse ne donnerait-elle pas un mauvais signal politique pour l’ensemble du pavs: l’institutionnalisation de l’esprit de tribalisme, de division et d’exclusion qui relève de la même logique que celle de la sécession ? », avant de poursuivre : « N’y a-t-il pas danger d’attiser les rivalités interethniques avec ce que cela pourrait entraîner comme violence, purification ethnique et autres crimes contre l’humanité généralement liés aux situations de guerre ? Cette dynamique pourrait aussi bien nous conduire au seuil des violences et atrocités comme on en a connu récemment ici et ailleurs: dans le territoire de Beni, en lturi, au Nord Katanga, au Kasaï (…). Entretemps, les leaders promoteurs du projet seront à l’abri ailleurs et, de manière cynique, vous demanderont les nouvelles par téléphone. De là ils s’informeront sur le bilan pour voir l’usage politique qu’ils peuvent en faire afin de conquérir le pouvoir ou le conserver. »

    Et de s’interroger : « A qui profite finalement cette manoeuvre funeste ? Sans compter que cela risque de nous amener inévitablement à une révision constitutionnelle dont nous n’avons pas besoin ! »

    Et les ecclésiastiques ne s’arrêtent pas là. Ils évoquent « l’incurie générale dans la gestion de la chose publique », « l’asphyxie de l’économie par une fiscalité aberrante »,  « la terreur active ou passive contre la population comme mode de gestion du pouvoir ».

    Lire aussi:
    RDC: les députés nationaux du Nord-Kivu accusent Joseph Kabila

    Et les évêques de terminer par une série de recommandations qui évoquent notamment le vivre ensemble dans le Nord Kivu afin d’éviter la partition et un éventuel embrasement. Mais les évêques appellent aussi tous les Congolais, sans restriction, à se  « libérer de la peur de la mort, car le christ a vaincu la mort » et ils prennent en exemple les modèles de « courage, d’héroïsme de nos pasteurs martyrs Mgr Christophe Munzihirwa, Emmanue Kataliko ainsi que Monsieur Floriberl Bwana Chui Bin Kositi.

    Un courrier de 5 pages signé par les évêques de Goma, Bukavu, Kindu, Butembo-Beni et Kasongo. Des régions dévastés par des années de violences et d’incurie. Une lettre qui épingle les grands dysfonctionnements d’un Etat à la dérive. Mais une dérive qui n’est pas que le fruit du hasard selon les auteurs qui accusent le pouvoir en place à Kinshasa de chercher à conserver sa mainmise sur le pays pour ses intérêts personnels et même à aggraver encore – si possible – la situation pour des raisons économiques évidentes et au détriment de l’ensemble de la population congolaise.

    MESSAGE ASSEPB GOMA 2018

    Ref .RDC : Les évêques du Kivu appellent à la mobilisation

    JPSC

  • Etats-Unis : les cliniques pratiquant l'avortement ne bénéficieront plus de subventions fédérales

    IMPRIMER

    AUX ETATS-UNIS, LES SUBVENTIONS FÉDÉRALES NE SOUTIENDRONT PLUS LES CLINIQUES PRATIQUANT L’AVORTEMENT

     de genethique.org

    Cette loi date de l’ancien président Ronald Reagan, mais elle n’avait jamais été appliquée (cf. Etats-Unis : renforcement de la politique de Mexico). Le ministère américain de la Santé doit annoncer aujourd’hui sa nouvelle politique : interdire aux cliniques du planning familial de procéder à des avortements, et même de les inciter, sous peine de se voir retirer ses subventions. En pratique cela reviendra à séparer les établissements dédiés à la planification familiale (recevant les subventions) et ceux pratiquant des avortements (sans subventions).

    Actuellement, les cliniques du Planned Parenhood sont habilitées à recevoir les subventions du Title X[1], mais elles ont l’obligation de les affecter à la planification familiale car la loi américaine interdit tout financement de l’avortement. « Les fonds fédéraux de planification familiale ne peuvent pas être utilisés pour financer les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ».

    Les opposants à l’avortement affirment que les subventions fédérales reçues par les cliniques de planification familiale servent quand même à financer illégalement les IVG. « Les opposants à l'avortement allèguent que le programme fédéral de planification familiale subventionne en fait les services d'avortement fournis par le Planned Parenthood, dont les cliniques sont également les principaux bénéficiaires de subventions pour la planification familiale et les soins préventifs de base ».

    Aujourd’hui, le Title X finance la planification familiale de quatre millions de femmes chaque année dans les centres Planned Parenthood, ce qui coûte 260 millions de dollars aux contribuables. Cependant «un programme de planification familiale financé par les contribuables ne devrait avoir aucun lien avec l'avortement », ces derniers n’ont pas à soutenir le financement des avortements. «L'avortement n'est pas un système de santé ou de contrôle des naissances », a rappelé Kristan Hawkins de Students for Life of America.

    En pratique, si la « séparation physique » devient effective entre les établissements de soins et les établissements d’avortements, il sera facile d’attribuer ou non les subventions. Le Planned Parenthood va devoir choisir entre recevoir les subventions du Title X ou réaliser des avortements.

    Pour aller plus loin : Donald Trump supprime le financement des ONG soutenant l’avortement

    Les nouvelles allocations des subventions du gouvernement Trump se font au détriment du Planned Parenthood

    ------------------

    [1] Title X est un programme mis en place en 1970 visant à garantir un accès aux soins reproductifs et sexuels tels que l’accès à la contraception, le suivi de grossesses, les dépistages et la prévention des IST.

    Sources: Washington Times, Jill Colvin et Ricardo Alonso-Zalivar (18/05/2018)

  • Inde : suprématie des nationalistes hindous et déclin de la tolérance religieuse

    IMPRIMER

    De Vanessa Dougnac sur le site Eglises d'Asie des Missions Etrangères de Paris :

    POUR APPROFONDIR - Les chrétiens face à la suprématie des nationalistes hindous au Karnataka

    Le parti nationaliste hindou (BJP, Parti du peuple indien) du premier ministre Narendra Modi s’est hissé ce mardi en tête des résultats des élections régionales dans l’État du Karnataka, au sud de l’Inde. Ce n’est pas pour autant que cet État lui reviendra puisque le parti d’opposition du Congrès, qui défendait l’un de ses derniers bastions, a contre-attaqué en s’alliant à une formation régionale afin de décrocher la majorité des sièges. Les résultats des urnes mettent néanmoins en lumière la toute-puissance du BJP qui ne cesse d’accumuler des victoires électorales à travers l’Inde. Pour les minorités, et notamment les chrétiens, la progression implacable du nationalisme hindou est vécue avec inquiétude.

    Le Karnataka, un État côtier du sud de l’Inde qui compte plus de 65 millions d’habitants, incarnait l’un des derniers bastions du Congrès, le parti traditionnel de centre gauche de la famille des Nehru-Gandhi. N’arrivant qu’en deuxième position au dépouillement des bulletins, le Congrès en déroute subit un nouveau revers. La popularité du Premier ministre Narendra Modi et de son parti du BJP parvient à s’implanter dans l’État, surnommé la « Silicon Valley » de l’Inde et auréolé par sa dynamique capitale de Bangalore. Avec une centaine de législateurs élus ce mardi, les nationalistes hindous deviennent la plus grande force politique au Karnataka. Toutefois, ils n’obtiennent pas la majorité absolue de 113 députés pour former un gouvernement local. Pour les contrer, le Congrès s’est alors allié à un important parti régional.

    Depuis, le choix du futur gouvernement revient à Vajubhai Vala, gouverneur du Karnataka et ancien membre du BJP. S’il tardait à se prononcer face au dilemme, il a donné son feu vert au BJP qui a intronisé jeudi matin son candidat, B.S. Yeddyurappa. Celui-ci a prêté serment jeudi comme nouveau chef de gouvernement du Karnataka, sans pour autant avoir la majorité de l’assemblée. Vajubhai Vala a donné quinze jours au BJP pour prouver sa majorité, et laisse la porte ouverte à des tractations désespérées de la part des deux camps respectifs pour rallier in extremis d’autres parlementaires. Le parti du Congrès conteste ce choix et a fait appel auprès de la Cour Suprême. Si la situation reste incertaine, le BJP est favorisé dans l’immédiat.

    Lire la suite

  • La Fête-Dieu 2018 à Liège : dimanche 3 juin une journée exceptionnelle à l’église du Saint-Sacrement, de 10h00 à 18h00

    IMPRIMER

    Du 29 mai au 10  juin prochains, Liège célébrera la « Fête-Dieu » instituée au XIIIe siècle à l’initiative d’une sainte liégeoise : Julienne de Cornillon. Appelée aussi « Corpus Christi » ou « Saint-Sacrement », cette fête aujourd’hui universelle honore la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie.

    Une série de manifestations religieuses mais aussi culturelles et touristiques sont inscrites au programme à Liège et ailleurs dans le diocèse.

    P6254068 (800x600).jpgA ce titre, l’évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville célébrera la Solennité de la Fête le dimanche 3 juin à 10 heures en l’église du Saint-Sacrement située au cœur de la Cité ardente (Bd d’Avroy, 132, face à la statue équestre de Charlemagne).

    L’office sera animé par un chœur grégorien slovaque, la « Schola minor de Bratislava » (dir. Sylvia Urdová) et l’Ensemble polyphonique « Praeludium » (dir. Patrick Wilwerth) accompagné par les cordes de l’orchestre de chambre « Darius ». A l’orgue : Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers. La cérémonie se terminera par la bénédiction du Saint-Sacrement et la vénération des reliques de sainte Julienne (Retinne, 1192-Fosses-la-Ville 1258).

    Le public pourra ensuite se partager entre une réception (accès gratuit) offerte en présence de l’évêque de Liège et une exposition de pièces du patrimoine muséal liégeois illustrant le thème de la Fête-Dieu. Cette exposition sera aussi animée par un diaporama projeté sur grand écran (De 12h00 à 18h00 – entrée libre).

    Fête-Dieu 2018 - affiche2.jpg

    Fête-Dieu 2018 - affiche22.jpg

    Tous renseignements : 04.344.10.89  ou e-mail  sursumcorda@skynet.be

    Voir également ici:

    la Fête-Dieu à Liège, du 29 mai au 10 juin pour tous les goûts…

    et là :

    L’Office liégeois de la Fête-Dieu / Sainte Julienne de Cornillon présentée par Benoît XVI

  • L’accord entre le Vatican et Pékin : un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

    IMPRIMER

    D'Olivier Bault sur reinformation.tv :

    Cardinal Joseph Zen : pourquoi l’accord entre le Vatican et Pékin est un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

    cardinal Zen accord Vatican Eglise Chine communiste

    Dans un entretien pour la chaîne Al Jazeera repris sur Infocatólica, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, explique en quoi l’accord négocié entre le Vatican et la Chine communiste est un abandon de l’Eglise clandestine de Chine et une reconnaissance de l’Eglise officielle schismatique. Cette légitimation de l’Eglise inféodée au régime communiste intervient alors qu’une loi entrée en vigueur en février dernier accentue encore les répressions à l’encontre des personnes participant aux messes clandestines.

    Pour le vieux cardinal chinois, les Chinois ont aujourd’hui compris que, sous la houlette du pape François, le Vatican était prêt à tout accepter et tout légitimer. « Les opportunistes savent que s’ils collaborent avec le gouvernement, celui-ci pourra obliger le Saint-Siège à les reconnaître », prévient-il. Pire encore, « Pour faire plaisir au gouvernement, le Saint-Siège s’abstient de faire de nombreuses choses qu’il devrait faire. Par exemple, il ne donne pas d’évêques aux diocèses de l’Eglise clandestine. Quand un vieil évêque meurt, il ne lui donne pas de successeur ». Ou alors il veut remplacer les évêques légitimes par ceux de l’Association patriotique catholique chinoise (l’Église officielle de Chine, schismatique) qui célèbre cette année soixante ans d’ordinations épiscopales « indépendantes ».

    Les négociations en cours entre le Vatican et la Chine communiste, une légitimation de l’Église schismatique inféodée au régime

    Pour le cardinal Zen, il est clair que les négociations en cours légitiment une Eglise « objectivement schismatique », ce que le pape argentin aurait clairement reconnu lui-même selon le Chinois : « Il y a 3 ou 4 ans, j’ai eu une réunion avec le pape François pendant 45 minutes. J’ai parlé 40 minutes, il ne m’a interrompu qu’une fois. Quand j’ai dit que nous devions convenir que l’Église indépendante est une Eglise schismatique, il a répondu : “certo” – bien sûr. Alors comment peut-on légitimer une Eglise schismatique qui reste schismatique, qui est sous le contrôle du gouvernement ? Cette Eglise ne change pas simplement parce qu’on légitime ses évêques qui sont des esclaves du régime communiste. »

    Le cardinal Zen demande, à propos de la reconnaissance de la trentaine d’évêques de l’Église clandestine nommés par le Vatican en échange de la reconnaissance par le Saint-Siège des sept évêques de l’Eglise officielle : « Qu’est-ce que cela veut dire, que le gouvernement reconnaît ces trente évêques ? Leur permet-il de continuer de fonctionner comme jusqu’à aujourd’hui dans l’Église clandestine, indépendamment du gouvernement ? Bien sûr que non ! Ils sont invités à rejoindre l’Association patriotique. »

    Tel que prévu par l’accord en cours de négociation, le dernier mot du Saint-Siège pour les nominations d’évêques est une fiction, selon le cardinal Zen

    Quant aux nouvelles nominations d’évêques, pour lesquelles les communistes promettent de laisser le dernier mot au pape, celui-ci ne pourra de toute façon se prononcer que sur des candidats proposés par les communistes chinois, fait remarquer le vieux cardinal. Quel type de dernier mot est-ce donc, demande Mgr Zen, si le Parti communiste ne présente que ses candidats via une conférence des évêques qui lui est inféodée ? Bien sûr, le Saint-Père pourra refuser, mais ce sera toujours aux communistes de proposer un autre nom, rappelle le cardinal. « Quels noms appropriés peuvent venir des communistes ? », demande encore Mgr Zen, « Que savent-ils des qualités requises pour être évêque ? »

  • Chine : la répression religieuse au Henan est systématique et planifiée

    IMPRIMER

    Persécution religieuse / ethnique» Chine (source : ucanews.com)

    La répression au Henan est «systématique et planifiée» Le programme initialement formulé en mai 2015 a vu une attaque généralisée contre les chrétiens ces derniers mois. La répression du Henan est «systématique et planifiée».

    L'inquiétude à Beijing au sujet de l'influence croissante du christianisme a déclenché une récente escalade de la répression contre les chrétiens dans la province chinoise du Henan, selon un éminent universitaire de Hong Kong.

    La récente répression contre diverses communautés catholiques et protestantes est le résultat de plus de deux années d'organisation et de préparation au niveau des provinces, des villes et des comtés par le Département du travail du Front uni du Parti communiste chinois.

    Le Professeur Ying Fuk-tsang, directeur de la Divinity School à l'Université chinoise de Hong Kong a déclaré à ucanews.com : "Après avoir examiné la nouvelle politique religieuse du président Xi Jinping, il y a des raisons de croire que le Comité central du PCC essaie de combattre la croissance rapide des religions".

    Se référant aux événements du Henan - la province chinoise la plus chrétienne - où les églises ont été saisies, les jardins d'enfants fermés et l'interdiction faite aux enfants d'assister à la messe et aux offices religieux, Ying a dit avoir examiné les rapports des organes du Parti communiste. (...)

    Il en ressort (nous synthétisons) que le Parti communiste a pris une nouvelle direction en matière de religion, que de nouvelles politiques à travers différentes provinces ont été mises en place, que de nouvelles règles et tâches ethniques et religieuses ont été activées au Henan notamment par la mise en oeuvre du nouveau «Règlement sur les affaires religieuses» qui a marqué le début d'une nouvelle vague de répression au Henan. Ainsi, en avril, le Département du travail du Front uni du comité provincial a exhorté le public sur son site Internet à signaler «les activités religieuses illégales, les lieux religieux illégaux, les sectes ou les événements suspects au Henan». Ainsi a-t-on a pu constater un renforcement global de l'emprise du parti sur la religion et les affaires religieuses. C'est un mouvement politique organisé, à grande échelle, qui vise le christianisme de haut en bas.

  • Congo : des enfants meurent à chaque instant à cause de la malnutrition dans le Kasaï

    IMPRIMER

    D'Hélène Destombes sur Vatican News :

    RDC: "des enfants meurent à chaque instant à cause de la malnutrition" dans le Kasaï

    Des corps décharnés, affamés, 770 000 enfants souffrent de malnutrition, dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo. C’est le terrible constat dressé par l'Unicef dans un rapport publié vendredi 11 mai 2018.

    Selon le fonds des Nations Unies pour l'Enfance, un enfant sur dix est gravement dénutri, c’est 400 000 enfants qui risquent de mourir de faim, avertit l'Unicef. L’organisation appelle à des mesures urgentes. L'insécurité alimentaire au Kasaï est étroitement liée à une forte baisse de la productivité des terres, en raison du déplacement des populations fuyant les conflits.

    En 2016, lorsqu'un violent conflit a éclaté au Kasaï, des centaines de milliers de personnes ont été chassées de leurs foyers ou ont pris la fuite. Malgré l’accalmie observée ces dernières semaines, quelque 3,8 millions de personnes, dont plus de la moitié d’enfants, ont besoin d'une aide humanitaire. Le père Pierre Ntumba Mulumba, coordinateur de la Caritas développement de Luebo confirme la gravité de la situation. 

    Lire aussi : La crise humanitaire en RDC au centre d’une conférence de donateurs

    «De nombreuses personnes vivent de l’agriculture au Kasaï», indique le père Pierre Ntumba Mulumba, or «les travaux des champs n’ont pas pu être assurés» pendant deux saisons en raison des déplacements de populations dans la brousse. La Caritas a distribué des vivres aux populations les plus vulnérables et des instruments de travail pour permettre aux habitants de cultiver mais pour l’heure «il y a une situation de misère, de crise».

    Le père Pierre Ntumba Mulumba lance un appel «aux bailleurs de fonds, aux hommes de bonne volonté» afin de «pouvoir assister ces populations», de «porter assistance à ces enfants qui meurent à chaque instant à cause de la malnutrition».   

    Entretien avec le père Pierre Ntumba Mulumba

  • Les hindouistes mènent la vie dure aux chrétiens indiens

    IMPRIMER

    De Maximilian Lutz sur le site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    Inde: Narendra Modi veut d’un État hindou

    Mgr. Thomas Paulsamy

    14/05/2018 Louvain – Les chrétiens de l’Inde souffrent de discrimination de la part des hindous fondamentalistes.

    Lors d’une visite à l’œuvre internationale de bienfaisance catholique l’Aide à l’Église en Détresse, Mgr Thomas Paulsamy, évêque du diocèse indien de Dindigul, a exprimé son extrême déception face à la multiplication des attaques violentes.

    Dans l’État du Tamil Nadu, au sud de l’Inde,  les chrétiens déplorent l’augmentation de la violence et de la discrimination exercées par des hindous fondamentalistes. La semaine dernière, dans au moins seize villes, quelque 20 000 chrétiens de différentes confessions sont descendus dans la rue pour manifester contre des agressions antichrétiennes. Depuis le début de l’année, plus de 15 cas d’attaques violentes ont été signalés dans le Tamil Nadu. Mais l’oppression de la minorité chrétienne dans l’Inde majoritairement hindoue s’accroît aussi dans d’autres régions du pays. Près de 80 pour cent de la population totale est de confession hindoue, seulement un peu plus de deux pour cent sont chrétiens.

    Les délits s’étendent de la profanation d’églises, par exemple de la destruction de statues mariales, au viol de religieuses et à l’assassinat d’un pasteur. Ce dernier cas en particulier a donné lieu à des protestations considérables de la population chrétienne. Des milliers de chrétiens sont descendus dans les rues. La victime de l’assassinat, un pasteur d’une Église chrétienne indépendante du district de Kanchipuram, dans l’État fédéral du Tamil Nadu, avait été découverte pendue en janvier après avoir déposé auprès de la police une plainte pour harcèlement par des hindous.

    Lire la suite

  • Attentats islamistes contre 3 églises en Indonésie : 11 morts et 41 blessés

    IMPRIMER

    De RT France :

    11 morts dans des attentats contre des églises en Indonésie, des enfants utilisés pour les attaques

    Pays musulman à majorité sunnite le plus peuplé au monde, l'Indonésie, qui compte de nombreuses minorités, a été frappée par le terrorisme. Des djihadistes de Daesh y ont semé la terreur, le 13 mai, en opérant trois attentats contre des églises.

    Le groupe djihadiste Daesh a revendiqué le 13 mai trois attentats à la bombe ayant visé le même jour plusieurs églises en Indonésie. Le bilan fait état d'au moins 11 morts et de 41 blessés.

    Dans son organe de propagande, le groupe terroriste fait état de «trois attaques kamikazes» qui ont frappé «les gardiens des églises et des chrétiens dans la ville de Surabaya», en Indonésie.

    L'archipel d'Asie du Sud-Est est en état d'alerte depuis une série d'attentats perpétrés ces dernières années, dont certains par l'Etat islamique (EI), sachant que ses minorités religieuses font face à une intolérance de plus en plus marquée.

    La télévision indonésienne a diffusé des images d'une personne conduisant sa moto à proximité d'une église avant qu'une explosion ne se produise.

    Des témoins interrogés par des chaînes de télévision ont affirmé qu'un des attentats avait été commis par une femme voilée qui était accompagnée de deux enfants. La police n'a donné aucune précision sur les suspects et on ignore ce qu'il serait, le cas échéant, advenu des deux enfants. Toutefois, Joko Widodo, le président indonésien, a confirmé que deux enfants avaient bien été utilisés dans le cadre de l'attentat.

    D'autres images montraient un véhicule en feu d'où s'élevait une colonne de fumée noire, ainsi qu'un corps gisant devant une porte de l'église catholique Santa Maria à Surabaya.

    Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu l'un des attentats.

    La troisième église qui a été visée est celle de Kristen Indonesia Diponegoro.

    Ces attaques surviennent quelques jours après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours de violents affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L'EI avait revendiqué l'incident mais la police indonésienne avait écarté l'implication de l'organisation terroriste, l'attribuant à un autre groupe djihadiste, Jamaah Anshar Daulah.

    L'intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d'habitants dont près de 90% sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités chrétienne, hindoue et bouddhiste.

  • Eglise : un petit espoir pour la Corée mais de mauvaises nouvelles de Chine

    IMPRIMER

    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    Petite lueur en Corée mais mauvaises nouvelles de Chine

    Les derniers développements politiques concernant les deux Corées ont suscité de nouvelles espérances notamment quant au sort de l’Eglise catholique en Corée du Nord.

    La Corée du Sud est le seul pays d’Asie où le catholicisme est en expansion. Mais en Corée du Nord, l’avènement de la dictature communiste en a anéanti toute trace visible.  Les 57 paroisses qui existaient ont disparu.  Et le cardinal Andrea Yeom Soo-Jun, l’archevêque de Séoul, n’a jamais pu poser le pied au Nord du 38è parallèle, malgré qu’il soit aussi l’administrateur apostolique de Pyongyang, la capitale de l’autre Corée.

    Le 4 mai, le cardinal Yeom a accordé à Thomas Han, l’ex-ambassadeur de Séoul auprès du Saint-Siège, un entretien qui a été publié par « Asia News », l’agence en ligne du l’Institut pontifical pour les missions étrangères. Et il n’a pas exclu que – malgré tout – il puisse y avoir au Nord des « fidèles laïcs qui vivent leur foi et gardent le souvenir de la vie sacramentelle ».  Son espérance – a-t-il dit – c’est qu’ils puissent « revenir vivre pleinement leur foi dans l’Eglise comme auparavant ».

    En d’autre mots, le cardinal sud-coréen a la conviction, et il n’est pas le seul, qu’il puisse y avoir en Corée du Nord des « chrétiens cachés » comme ceux qui ont gardé vive leur foi pendant deux siècles au Japon pendant la persécution, sans prêtres ni évêques. Et il pense qu’ils pourraient un jour sortir au grand jour, dès que s’ouvriront des espaces de liberté.

    Récemment interrogé sur la Corée du Nord, le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin lui-même a fait part de sa confiance en une évolution politique positive. Mais il n’a rien dit sur l’avenir de l’Eglise.

    Au contraire. Il a même fait preuve de réserve quant au sort de l’Eglise catholique de la Chine voisine.  A la question : « où en sont les négociations entre le Saint-Siège et le gouvernement chinoise ? », voici ce qu’il a répondu :

    « Le dialogue se poursuit depuis longtemps, avec beaucoup de patience, avec des succès et des échecs. Quelqu’un disait : c’est comme la ‘procession d’Echternach’, deux pas en avant, un pas en arrière.  Quoi qu’il en soit, nous continuons et c’est cela l’important ».

    Lire la suite sur le site diakonos.be

  • Succès de la Marche pour la Vie au Pérou

    IMPRIMER

    5aee33351685c.jpegDu site de la RTBF qui reprend une dépêche d'agence évoquant "des milliers" de manifestants alors qu'il y en avait des centaines de milliers, un million d'après certaines sources :

    Pérou: des milliers de personnes manifestent contre l'avortement

    Des milliers de Péruviens ont participé ce samedi à Lima à une grande marche contre l'avortement, un événement organisé depuis six ans par le cardinal péruvien conservateur Juan Luis Cipriani.

    Le président du Congrès Luis Galarreta, des religieux catholiques et évangéliques, des politiques, des familles, des militants pro-vie ainsi que des membres d'établissements scolaires privés liés à l'Église ont participé à cette marche pacifique.

    Les manifestants ont défilé en musique et au son des tambours sous des banderoles proclamant "Unis pour la vie".

    L'édition 2017 de cette marche annuelle avait été suspendue par l'Eglise catholique en signe de solidarité avec les centaines de victimes des inondations au Pérou. "Ce n'est pas une célébration organisée contre quelqu'un, c'est une célébration pour la vie", a déclaré le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani, membre de l'Opus Dei, la puissante organisation catholique conservatrice.

    Cet événement est depuis 2012 un des plus grands rassemblements publics du Pérou, un pays très conservateur qui compte 30 millions d'habitants, dont 26 millions de catholiques selon le Vatican. L'avortement est légal en cas de malformation grave du fœtus ou lorsque la vie de la mère est en danger.