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International

  • Kurdes de Syrie : l'incroyable faute morale et géopolitique des USA et de l'Occident

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    D'Alexandre del Valle sur son site :

    Le lâchage des Kurdes de Syrie: l'incroyable faute morale et géopolitique des Etats-Unis et de l'Occident

    11 octobre 2019

    Après le précédent lâchage des Kurdes d'Afrin et de l'Ouest de la Syrie, où l'armée turque et les milices islamistes pro-turques ont depuis massacré et délogé les Kurdes à l'Ouest de l'Euphrate, c'est cette fois-ci le lâchage des Kurdes de l'Est-syrien que le président américain Donald Trump a décidé dimanche soir dernier après s'être "entendu" par téléphone avec le néo-Sultan turc Erdogan.  Alexandre del Valle revient sur cet abandon des Kurdes – critiqué avec justesse par nombre de politiques et d'autorités morales d'Occident – qui était en fait annoncé, prévisible et inévitable pour des raisons évidentes d'intangibilité des frontières et de Realpolitik cynique. Et il a rencontré pour en parler et y voir plus clair l'opposante syrienne modéré et laïque, Randa Kassis, qui défend l'idée d'une Syrie pluraliste, laïque et démocratique post-Assad à la fois débarrassée de la dictature baassiste-Assad, de l'islamisme radical et ouverte au pluralisme politique et ethno-confessionnel dans lequel Sunnites, Chiites, chrétiens (Araméens, arméniens; arabes, etc), Alaouïtes et druzes et bien sûr Kurdes auraient le droit de préserver leur cultures et religions dans le cadre d'un système pluraliste et fédéral qui n'est ni du goût du régime syrien centraliste ni de celui de la Turquie existentiellement anti-Kurdes et qui voit dans le PKK et ses alliés kurdes-syriens des YPG et FDS des "terroristes".  

    Les forces armées turques et l’Armée nationale syrienne (ANS, nouveau nom des rebelles syriens appuyés par la Turquie), ont initié l’opération “Source de paix” dans le nord de la Syrie contre les Kurdes. Afin de "faciliter" cette offensive, les forces alliées occidentales (Américains, Français et Britanniques), se sont retirées de plusieurs points pour laisser agir Ankara. Une trahison terrible - mais prévisible - pour les Kurdes et leurs soutiens. Mais qui croit encore à la fiabilité des Occidentaux et à leur fidélité, eux qui avaient promis un Etat kurde et un Etat arménien en 1920 (traité de Sèvres) et qui ont trahi alors leur promesse face à la détermination d'Atätürk et non sans avoir laissé ses prédécesseurs "jeunes turcs" et sultans génocider 1,5 millions d'Arméniens et de chrétiens syriaques-araméens sans parler Grecs pontiques ethniquement purifiés... 

    Lire la suite sur le site d'Alexandre del Valle

  • Le pape consterné par l'ampleur de la violence en Amazonie

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    pape amazonie 816bea4bdd198b8c80e6d927c75.jpegLe mythe rousseauiste du bon sauvage a-t-il fait long feu au synode sur l’Amazonie ? Lu sur le site de l’agence Kathnet (via une traduction):

     « Cité du Vatican (kath.net/KAP).

    Au Synode Amazonas du Vatican, le pape François a été particulièrement touché par les violences dans la région. Dans une déclaration clôturant la première série de séances plénières mercredi soir, le Chef de l'Eglise a résumé ses impressions sur les trois premiers jours du synode, comme l'a dit jeudi "Kathpress" aux observateurs de l’aula du Synode. Outre des informations faisant état de violences contre nature de peuples autochtones, le pape était particulièrement préoccupé par la violence à l'égard des femmes.

    En outre, François a mis en garde contre les idéalisations des peuples autochtones. Leurs traditions et leur sagesse utilisées et liées à l’Evangile sont respectables, une idéalisation, par contre, serait comme une nouvelle idéologie. Face à une plus grande implication des laïcs dans l'Eglise d'Amazonie, le Pape a également mis en garde contre leur cléricalisation.

    Beaucoup d’efforts sont nécessaires pour l’éducation et la formation des religieux et des laïcs.

    En conclusion, le pape a été impressionné par les informations sur le travail des religieux dans les pays de la région amazonienne »

    Ref. Le pape consterné par l'ampleur de la violence en Amazonie

    Un rétropédalage bienvenu dans cette curieuse assemblée, même s'il reste à confirmer.

    JPSC

  • Offensive turque à la frontière syrienne : "ce sont nous, les chrétiens, qui en subirons les conséquences"

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse :

    Syrie: « Je crains un nouvel exode de chrétiens » Mgr Hindo, archevêque émérite d’Hassake

    11 octobre 2019

    «Comme toujours, chacun a ses propres intérêts, mais ce sont nous, les chrétiens, qui en subirons les conséquences». C’est avec une profonde amertume que Mgr Jacques Behnan Hindo, archevêque émérite syro-catholique de Hassaké-Nisibis dans la région kurde de la Syrie, s’est exprimé sur la situation à la frontière entre la Turquie et la Syrie où deux chrétiens ont été tués dans l’attaque qui a eu lieu hier à Qamishli.

    En mars dernier, Mgr Hindo avait rencontré les dirigeants du Parti de l’Union démocratique kurde syrienne (PYD). «Je les ai invités à renoncer à leurs projets, déclare-t-il, car ils estiment avoir droit à une région autonome, dans la mesure où il existe un Kurdistan irakien et un Kurdistan turc. Mais la population kurde de ces régions en Syrie ne représente que 10% de la population». L’évêque est convaincu que les Kurdes perdront leur conflit avec la Turquie, notamment en raison du manque de soutien des États-Unis et des autres forces occidentales. «Ce n’était pas intelligent d’abandonner les Kurdes, il était clair que personne ne les aiderait. Maintenant, ils vont tout perdre, comme c’est arrivé à Afrin».

    « C’est un plan pour détruire la Syrie… »

    C’est aux 5 000 familles de son diocèse que pense l’archevêque. «Ces derniers jours, beaucoup d’entre eux s’étaient déjà enfui des villes frontalières pour trouver refuge à Hassaké. Aujourd’hui, les combats se sont amplifiés et je crains que beaucoup ne quittent le pays. Depuis le début de la guerre en Syrie, 25% des catholiques de Qamishli et 50 % des fidèles de Hassaké ont quitté le pays, tout comme 50% des orthodoxes de ces villes. Je crains un exode similaire, sinon plus important encore».

    Le nombre élevé de combattants liés à Daech dans la région suscite également de vives préoccupations. «J’ai appris que la prison de Chirkin, où sont détenus des djihadistes de l’État islamique, avait apparemment été touchée. Pourquoi cela ? Peut-être que la grande majorité des prisonniers est désormais libre. C’est un plan pour détruire la Syrie mais pas seulement la Syrie. Désormais, les terroristes vont aussi arriver en Europe, via la Turquie et avec le soutien de l’Arabie saoudite».

    Mgr Hindo a également appelé la communauté internationale à prendre leurs responsabilités. «Les États-Unis, l’Italie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne devraient tous faire leur mea culpa. Ils ont agi en Syrie pour leurs propres intérêts, se cachant derrière les idéaux de liberté et de démocratie. Au lieu de cela, ils n’ont rien fait d’autre qu’affaiblir notre pays. Pourquoi ne se battent-ils pas pour la liberté et la démocratie en Arabie saoudite ?»

    Lire également : La prière des chrétiens kurdes au coeur de l’attaque turque : « Que le monde ne nous abandonne pas ! »

    et

    Les ressorts de l’offensive turque contre les Kurdes en Syrie

  • Mieux vaut en rire...

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    Lettre de Rome 1 (source)

    « Mon cher cousin,


    « Comme vous le savez, grâce à mon oncle qui est évêque de ce beau diocèse de France, je peux assister sur un petit strapontin, à côté des journalistes, au synode sur l’Amazonie qui se déroule actuellement à Rome. Je vous écris ces quelques lignes pour vous montrer à quel point notre Eglise semble enfin prendre conscience de l’étendue du monde et des peuples au dehors de son vieux carcan européen ! Ce n’est que du bonheur.

    « Il faut bien le dire ; tout cela, c’est grâce au pape François qui ne mesure pas sa peine. Après avoir enfilé un couvre-chef fait de plumes, regardé une femme dansant pieds-nus avec l’Evangile dans la basilique St Pierre, processionné suivi d’une pirogue et précédé d’un filet arc-en-ciel, s’être recueilli devant l’adoration des divinités aztèques (ou incas, je ne sais plus), il mène maintenant les débats d’une main de maître. Pour promouvoir l’écologie intégrale et libérée de toute idéologie, il a été décidé de recevoir hier au synode le chef Ranoï Kapakaye du Liberdas de Grosso Bouto ; quel grand moment ce fut ! Le chef est arrivé en costume traditionnel, particulièrement emplumé, suivi de quelques-unes de ses femmes, qui marchaient seins nus. L’une d’elles allaitait un petit chimpanzé et tout le monde fut touché… » Lire la suite ici.


    Lettre de Rome 2


    « Bien cher cousin,


    « Quelle vie trépidante, ici ! Le synode ressemble à une fourmilière ; chacun va et vient avec de nouvelles idées et de nouvelles découvertes et l’on se prend à penser que ces vieilles pierres et statues vaticanes vont d’un coup s’écrouler pour laisser place à une jungle verdoyante et foisonnante...Pourtant, les nouvelles de cette lettre commenceront cette fois-ci à Sainte Marthe, où j’ai pu assister à la messe du Saint-Père l’autre matin.

    « Vous avez sans doute entendu parler, mon cousin, de ces quelques prélats conservateurs et bornés, qui critiquent sans cesse le bon pape François et veulent que l’Église s’arc-boute sur la prédication de l’Evangile, l’annonce de Jésus-Christ et le salut des âmes... C’est vraiment un nuage noir dans notre beau ciel amazonien. Il faut voir ce que le pape leur a mis dans la figure lors de cette messe ! C’était un régal… » La suite est ici.

  • Ad Apostolorum Principis : l’Église a parlé sur l’affaire des évêques de Chine

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    2019_10_09_13_26_55_Greenshot.pngAd Apostolorum Principis : L’Église a parlé sur l’affaire des évêques de Chine.

    Vendredi dernier, Belgicatho a publié un article rappelant les difficultés toujours plus étreignantes dont souffre l’Église en Chine.

    L’affaire de Chine ne date pas d’hier. Le fait déclencheur et hautement dramatique arriva le 13 avril 1958 ; il vaut la peine de s’y pencher.

    Pie XII intervint aussitôt avec sollicitude pour enrayer toute conséquence regrettable par l’envoi de l’encyclique Ad Apostolorum Principis datée du 29 juin 1958, mais rendue publique deux mois plus tard. Cette encyclique est sans doute un des documents les plus éclairants et les plus révélateurs sur la question des évêques de Chine. Car elle la résout dans sa source, en pointant la cause du problème.

    Voilà le motif de la récente réédition de cette encyclique ; le texte latin y est présenté en regard d’une traduction française entièrement refaite.

    Mais que se passa-t-il donc le 13 avril 1958 ? Quels en furent les prodromes ? Quels en furent les enjeux ? C’est ce qu’il fallait éclaircir. La présente édition a donc été enrichie d’une introduction historique relatant les faits qui ont préparé, entouré et suivi l’événement du 13 avril 1958. Il existe peu de littérature en langue française ayant traité le sujet sérieusement. Pour obtenir les sources directes, il fallut recourir aux études publiées par les historiens chinois et américains, il fallut consulter des documents très proches des événements, enfin, il fallut interroger directement des personnes ayant eu accès aux archives gouvernementales en Chine ou ayant connu des communautés clandestines.

    « Les faits de Chine » : ce n’est pas le seul intérêt de l’encyclique Ad Apostolorum Principis. Le Pape Pie XII avait le génie de donner en toute occasion à ses auditeurs quelque lumière de vérité. On est surpris de voir comment il parvenait à glisser une doctrine pleine de profondeur lors d’un discours à des sportifs ou à des mathématiciens, ou lors d’un message radiophonique diffusé le jour d’un anniversaire ; on relit ces textes avec un intérêt toujours neuf. Ici, dans l’encyclique Ad Apostolorum Principis, le Pape ne s’arrête pas à condamner les sacres de 1958. Il nous précise des éléments très importants, voire fondamentaux sur la constitution de l’Église et sa nature intime. Il est à noter que les conclusions de ces normes s’appliquent encore aujourd’hui à des situations analogues.

    Il est légitime, il est même nécessaire que chaque chrétien se pose la question : « Suis-je bien un membre de l’Église ? Ma vie, mon activité spirituelle se déploie-t-elle réellement à l’intérieur de l’Église ? Il ne suffit pas que j’y adhère de façon purement nominale, comme s’il s’agissait d’une appartenance à un club. » L’appartenance à l’Église est affaire de salut éternel : elle est à la fois intérieure – par la grâce sanctifiante – et extérieure – car l’Église est une société visible. Ce double principe de l’appartenance à l’Église se réalise dans les sacrements qui sont des signes visibles d’une grâce invisible. Pie XII expose cette doctrine de façon si lumineuse qu’elle laisse l’âme enflammée pour l’unité et la beauté de l’Église, Épouse du Christ.

     

    Encyclique de Pie XII Ad Apostolorum Principis

    Chez Quentin Moreau, éditeur ; mai 2019

    74 pages, 8 €

    Disponible à la Librairie Damase

  • Synode en Amazonie : la marche sur Rome des théologiens de la libération

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    Amazonie 3367163792.jpgLu sur le site web « atlantico » cette salve d’Edouard Husson publiée le 6 octobre 2019 contre le document préparatoire du "synode amazonien ", le jour même ou le pape François ouvre les portes de cette assemblée à Rome:

    « Un texte d’une extrême indigence intellectuelle

    Ce n’est pas seulement le panthéisme naturaliste; ce n’est pas seulement la négation de l’élection d’Israël qui signent un texte non chrétien. C’est aussi son extrême indigence intellectuelle. Le christianisme est né au sein d’une des cultures les plus lettrées de l’Antiquité dans la zone la plus alphabétisée du Bassin méditerranéen, où l’on parlait quatre langues: l’hébreu, l’araméen, le grec et le latin. La religion du Christ s’est ensuite répandue autour du Bassin méditerranéen avec une grande rapidité, parce que les élites y adhéraient, nombreuses: c’est bien pourquoi la résistance du pouvoir romain et la persécution des chrétiens furent si marquées durant les trois premiers siècles de notre ère. Contrairement à ce que nous a raconté une exégèse allemande du XIXè siècle passablement antijuive, sinon antisémite (et colportée par Renan en France), les empereurs romains furent rapidement terrifiés non par une bande d’illuminés sectaires mais par le basculement massif des élites antiques vers une religion qui comblait leurs attentes.  

    Les premiers siècles du christianisme ont permis une extraordinaire floraison culturelle, en particulier, grâce à la rencontre de l’Evangile avec le corpus intellectuel et culturel gréco-romain. Tandis que la chrétienté orientale profitait de l’essor byzantin, qui dura onze siècles, le monde chrétien occidental conserva précieusement les trésors de la latinité après la chute de l’Empire romain. Et c’est en Europe puis dans l’ensemble de l’Occident, n’en déplaise aux auteurs de l’Instrumentum laboris, qu’eut lieu la plus formidable mutation politique, économique et technique de l’histoire humaine. A-t-on jamais égalé le jaillissement philosophique qui mène de saint Augustin (au Vè siècle de notre ère) au Bienheureux Jean Duns Scot (au XIVè siècle), en passant par Saint Anselme (XIè siècle), Saint Bonaventure (XIIè siècle) et Saint Thomas D’Aquin (XIIIè siècle)? Le bon gouvernement pensé par Aristote et Cicéron, mais aussi l’art, la culture, l’éducation devinrent, grâce au christianisme, progressivement accessibles à tous, hommes et femmes de toute condition sociale, et non plus uniquement, comme dans le monde antique, à une minorité de citoyens masculins. 

    Depuis ses origines - et contrairement au cliché répandu par l’époque des Lumières - le christianisme a passé alliance avec ce qu’il y a de meilleur dans l’esprit humain. Et c’est une réalité qui va bien au-delà des renaissances culturelles et artistiques successives qu’a connues l’Europe entre le IXè et le XVIè siècle. Au XIXè siècle, alors que la philosophie allemande s’obstinait, de Kant à Schopenhauer, à rogner les prérogatives de la raison, le Concile Vatican I a réaffirmé solennellement la puissance de l’intellect humain. Au XXè siècle, l’Eglise a été de tous les combats contre les totalitarismes, pour préserver la liberté et la dignité humaines. Aujourd’hui comme hier, on reconnaît un texte chrétien à ce qu’il veut hisser l’humanité au-dessus d’elle-même, lui donner espoir, la persuader qu’aucune situation n’est jamais totalement désespérée. Aucun doute, le Document de Travail du Synode, véritable attentat contre l’intelligence, n’éclaire rien; au contraire, il est fondé sur un pessimisme sombre concernant la civilisation. Il est rempli de jargon bureaucratique et de clichés affligeants. Le niveau de ses descriptions géographiques, sociologiques, anthropologiques ne conviendrait pas à un manuel scolaire. Il prône une régression intellectuelle et civilisationnelle profonde: alors que le monde doit faire face - et aurait besoin d’être guidé spirituellement - à l’ère digitale, au monde de l’intelligence artificielle, l’Instrumentum Laboris nous donne pour modèle un « paradis imaginaire » antérieur à toutes les cultures qui ont façonné et modèlent encore aujourd’hui les relations entre les hommes à l’échelle mondiale. Alors que nous avons besoin d’être guidés face aux progrès fulgurants des biotechnologies, le Document de Travail voudrait plonger les fidèles de l’Eglise catholique dans un regard infantilisant le monde. Au moment où les catholiques français attendent un soutien sur des sujets comme la PMA, on leur propose une phraséologie obscurantiste sur le « cri de la terre ».

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  • RDC : le Congo compte désormais deux cardinaux

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    Ce lundi 7 octobre 2016, le cardinal congolais Laurent Monsengwo,  bon pied, bon œil, fête ses 80 ans mais il perd, du fait de son âge, le droit de participer au conclave électeur du prochain pape.

    Après avoir désigné (1er novembre 2018) Mgr Fridolin Ambongo pour lui succéder comme archevêque de Kinshasa, le pontife romain a aussi élevé le nouvel archevêque à la pourpre cardinalice, avec 12 autres prélats, lors du consistoire public réuni ce samedi 5 octobre 2019 à la Basilique Saint-Pierre de Rome.

    De nombreux congolais s’y sont retrouvés à la fête avec leurs désormais deux cardinaux et…en présence de deux présidents de la république : l’un nommé, Félix Tshisekedi (flanqué de son chef de cabinet Victor Kamerhe) et, selon le commentaire de KTO,  de l’autre, revendiqué : Martin Fayulu.

    JPSC

  • Le cardinal Zen critique à nouveau la politique du Vatican à l'égard de la Chine

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    De Kath.net :

    Cardinal Zen: "Le Saint-Siège a trahi les croyants"
     
     
     
     
     
     
     
    L'archevêque émérite de Hong Kong critique à nouveau vivement la politique du Vatican à l'égard de la Chine et le silence du Saint-Siège sur les émeutes de Hong Kong

    Le cardinal Joseph Zen, archevêque émérite de Hong Kong, a critiqué le Vatican dans une interview au journal The World pour ne pas avoir commenté les émeutes de Hong Kong. "Malheureusement, il existe des forces au Saint-Siège qui, avec toutes les ressources disponibles, plaident pour une telle Ostpolitik, une politique que le pape François aime également. L’accord (signé entre la Chine et le Vatican) était une erreur, il trahissait l’Eglise souterraine en Chine ", a déclaré le cardinal, rappelant un document datant de juin appelant les fidèles à se joindre à l’Eglise officielle. Mais c'est une Eglise renégate. "Le Saint-Siège a trahi ceux qui croient, qui ont besoin d'aide, et ne reçoivent rien en retour de Pékin."

    Selon le cardinal Zen, le Vatican reste silencieux alors que le monde entier regarde Hong Kong. (...) Selon le cardinal, les communistes ont ruiné la Chine, son peuple et ses valeurs. Le pouvoir et l'argent régissent la Chine d'aujourd'hui. Ce n'était pas un progrès.

    - Prof. Thomas Schirrmacher: "Le rouge dans l'habillement du cardinal Zen est vraiment pour le sang des martyrs"

    - Plus de messages de KATH.NET sur Cardinal Zen


    photo d'archives: le cardinal Zen à la présentation du Prix Stephen 2018 La photo ci - dessus: le cardinal Zen (c) Thomas Schirrmacher / kath.net

  • 19 pays unis pour s’opposer à l'avortement

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    19 PAYS S’UNISSENT POUR S'OPPOSER À L’AVORTEMENT

     

    Lors de l’assemblée générale des Nations unies le 23 septembre dernier, 19 pays se sont unis à l’initiative des Etats-Unis « pour s’opposer publiquement aux attaques internationales contre la vie et la famille ». Ils représentent 1,3 milliard de personnes.

    Dans cette déclaration qui constitue une première, ces 19 pays « dénient l’existence de tout droit international à l’avortement et s’opposent aux pratiques d’éducation sexuelle irrespectueuses des droits et des convictions des parents ». Leur objectif ? « Couper court à tout nouvel effort de l’Onu de promouvoir l’avortement lors de la prochaine conférence internationale sur la population et le développement », conférence lancée en 1927 à l’initiative de Margaret Sanger, la fondatrice du planning familial, pour « convaincre les gouvernements occidentaux de la nécessité de limiter la croissance démographique des pays pauvres pour éviter des déséquilibres politiques et économiques ».

    Cette déclaration n’est ni plus ni moins qu’un « rappel du droit international » « qui garantit le droit à la vie, les droit des parents et protège la famille ».

    Sources: Valeurs actuelles (03/10/2019) - Une alliance pour contrer l’avortement
  • Marchandisation du corps des femmes : le nouvel esclavage

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    De Judikael Hirel sur La Sélection du Jour :

    La marchandisation du corps des femmes, le nouvel esclavage

    L’esclavage a, parait-il, été aboli depuis longtemps. Mais pas pour les femmes, bien au contraire, en ce début d’un nouveau siècle. Il prend de nouvelles formes détournées, mettant leur vie, leur corps, leur féminité, au service des désirs personnels et de l’argent. L’actualité le rappelle d’une manière crue, alors que la police de Lagos vient de secourir 19 jeunes filles enceintes âgées de 15 à 28 ans, prisonnières d’une "usine à bébés" destinés à être vendus au Nigeria.

    Ces femmes réduites à leur seule aptitude à porter un enfant sont loin d’être un cas isolé. Dans ce qui constitue bel et bien un "business" international des plus rentables, ce qui est interdit dans un pays se déplace vers un autre. Ainsi, depuis que l’Inde et la Thaïlande ont interdit la GPA aux étrangers, les agences de GPA indiennes créent des "filiales" au Kenya, profitant de l’absence de lois comme de la corruption : un enfant conçu par GPA n’y coûtera "que" 45.000 dollars. Au Nigeria, une fille se vendra 760 euros, un garçon 1.265 euros, sans que les autorités ayant récemment démantelé un trafic ne sachent pour l’instant à qui ni dans quel but ils sont vendus…

    De l’autre côté du monde, la marchandisation du corps des femmes ne connaît pas plus de répit : ce sont des chrétiennes pakistanaises qui étaient vendues par leur famille afin d’être prostituées en Chine. Accusés de trafic d'être humain, une trentaine d'hommes, pakistanais et chinois, ont été arrêtés courant 2018 par l'Agence fédérale d'enquête du Pakistan. Depuis la création de ces réseaux, plus d’un millier de femmes ont été vendues pour de l'argent, afin d’être violées et prostituées dans un pays, la Chine, confronté à une surpopulation d'hommes. Une conséquence indirecte de la politique de l’enfant unique longtemps menée dans ce pays… La plupart de ces femmes étaient issues de la petite communauté chrétienne du Pakistan, pauvres parmi les pauvres.

    Peut-on imaginer plus brutal encore ? Hélas, oui, tant le nouvel esclavage des femmes est une triste réalité. Ainsi, en Inde, des travailleuses des champs se sont vues retirer leur utérus afin d’améliorer leur rendement. Un scandale révélé à l’été 2018, par l’ONG Tathapi, ayant remarqué que dans le district de Beed, à l’est de Bombay, un nombre anormal de femmes avait subi une hystérectomie, une ablation de l’utérus. Dans cette région de l’Inde, 36% des femmes qui travaillent dans les champs ont subi une ablation de l’utérus, quand la moyenne en Inde s’élève à 3,2%… La raison ? "Les employeurs des coupeuses de canne à sucre poussent souvent les femmes à procéder à l’opération pour qu’elles n’aient plus leurs règles, ce qui rendra leur vie plus simple et leur permettra, entre autres, de travailler sans interruption." Comble de l’ironie de ce capitalisme dénué de toute humanité : ces femmes devaient payer elles-mêmes les frais médicaux, entre 250 et 500 euros… alors que leur salaire tourne autour de 400 euros par saison.

    Lire : https://www.tdg.ch/monde/19-filles-enceintes-liberees-usine-bebes/story/23816843

  • Quand des experts discutent du catholicisme en Chine au Parlement européen

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    De sur le site Bitter Winter :

    Des experts discutent du catholicisme en Chine au Parlement européen

    Des experts se sont réunis à Bruxelles pour discuter des persécutions religieuses et de l’impact de l’accord entre le Vatican et la Chine de 2018, un an après sa signature.

    par Marco Respinti

    Ce qui arrive à l’Église catholique en Chine est si important que même des non-catholiques au sein d’une institution laïque comme le Parlement européen y prêtent une attention toute particulière.

    Le 25 septembre, le séminaire Ecclesia Catholica in China a eu lieu dans la salle JAN 6Q1, le endroit-même où s’est tenu, le 31 janvier 2019, le séminaire La liberté de religion en Chine. Le titre de cette nouvelle réunion, en latin (l’ancienne langue catholique), signifie « Église catholique en Chine ». Ce titre est tout à fait pertinent, en effet, puisque discuter de l’Église universelle de Rome dans sa présence historique en Chine est une chose alors que parler de « l’Église catholique chinoise », l’expression utilisée par le PCC pour désigner une entité catholique « sinisée », contrôlée par le gouvernement en Chine, en est une autre.

    Deux députés européens ont organisé l’événement. Il s’agit de Mme Michaela Šojdrová, vice-présidente de la délégation tchèque du Parti populaire européen (PPE), et de M. Bert-Jan Ruissen, député néerlandais du groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR). Les quatre intervenants suivants ont pris la parole : Olga Lomová, directrice du Centre international de sinologie de la Fondation Chiang Ching-kuo à l’Université Charles de Prague, M. Mervyn Thomas, fondateur et directeur général de Christian Solidarity Worldwide, Mme Anna Hill, responsable du plaidoyer auprès de l’Union Européenne (UE) pour Open Doors International, ainsi que moi-même, auteur du présent article, en ma qualité de directeur responsable de Bitter Winter.

    Lors du séminaire, M. Ruissen, un chrétien protestant, a commencé par souligner qu’en Chine, toutes les religions étaient persécutées. Il a décrit la situation difficile des églises de maison protestantes, en mentionnant en particulier une nouvelle qu’il a trouvée particulièrement troublante : il s’agit de la substitution des Dix Commandements dans une église des Trois-Autonomies dans un comté de la ville de Luoyang, le Henan, par des citations du président Xi Jinping. M. Ruissen a reconnu qu’il avait appris que cet incident s’était produit en lisant un article de Bitter Winter.

    Mme Šojdrová a présidé la session et commenté les différents discours.

    Mme Lomová a décrit en détail la structure du pouvoir chinois. En Chine, tout est à la fois agence et outil de renforcement du pouvoir du PCC. Le Parti fonctionne comme le centre même de la structure de l’État et exerce un contrôle absolu de tous les aspects de la vie publique. Elle a également donné un aperçu du contexte idéologique dans lequel s’inscrit la persécution religieuse, en mettant l’accent sur le solide cadre marxiste-léniniste toujours caractéristique du régime chinois.

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  • L'amorce d'une nouvelle relation stratégique entre la Chine et le Vatican ?

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    De Thomas TANASE sur le site diploweb.com :

    Chine et Vatican, l’amorce d’une nouvelle relation stratégique ?

    29 septembre 2019 

    Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris, agrégé et docteur en histoire, ancien membre de l’École française de Rome. Spécialiste de l’histoire de la papauté et de ses relations avec l’Asie, Thomas Tanase a notamment publié "Jusqu’aux limites du monde. La papauté et la mission franciscaine, de l’Asie de Marco Polo à l’Amérique de Christophe Colomb" (École française de Rome 2013) et une nouvelle biographie de Marco Polo (Éditions Ellipses, 2016).

    Au-delà de la seule question du statut du catholicisme ou des autres confessions chrétiennes en Chine, T. Tanase étudie comment l’amorce d’une relation en pointillés entre le Vatican et la République populaire de Chine est un signe parmi d’autres de la sortie de l’ordre mondial identifié à l’ordre atlantique qui avait réussi à conquérir le monde entier depuis les années 1980, et cela justement grâce à l’intégration de la Chine. Une sortie néanmoins chaotique et mal assurée puisqu’aucun autre ordre n’a pour l’instant émergé pour le remplacer.

    Lire la suite sur le site diploweb.com