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islamisme

  • Pakistan : un jeune chrétien condamné à mort après "un blasphème" sur un système de messagerie instantanée

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    De Fides.org (15 septembre) :

    ASIE/PAKISTAN - Condamnation à mort d’un jeune chrétien après un blasphème sur un système de messagerie instantanée

    Lahore (Agence Fides) – Un chrétien accusé de blasphème a été condamné à mort en première instance par un tribunal de Gujrat, au Pendjab pakistanais. Nadeem James, 24 ans, résidant dans la colonie chrétienne de Yaqoobabad, avait été accusé d’avoir commis un blasphème en juillet 2016, consistant dans l’envoi de messages blasphématoires à partir du téléphone portable d’un musulman par le biais du système de messagerie instantanée What’s App. Ainsi que l’a appris Fides, le propriétaire du téléphone, Yasir Bashir, un ami de la famille de Nadeem James, avait porté plainte au commissariat de police de Sarai Alamgir avec l’assistance de deux imams liés au groupe Sunni Tehreek, connu pour son intransigeance religieuse, réclamant l’arrestation immédiate de Nadeem James. Le 10 juillet 2016, Nadeem James avait été inculpé sur la base des articles 295a et 295c du Code pénal pakistanais, qui punissent le blasphème contre l’islam. Peu après le dépôt de la plainte, Nadeem James avait fui et, en son absence, la police a retenu ses deux sœurs, les malmenant par ailleurs, afin qu’elles révèlent le lieu où Nadeem James s’était caché.

    Le procès en première instance devant le tribunal s’est désormais conclu sur une condamnation à mort accompagnée d’une lourde amende. Dans une décision de 28 pages, le tribunal a déclaré que Nadeem James avait envoyé des messages blasphématoires via What’s App à Yasir Bashir et qu’il devait donc être condamné à mort.

    Au cours de ces dernières semaines, un autre chrétien, Asif Masih, âgé de 18 ans, a été arrêté sous une accusation de blasphème dans le village de Jam Kayk Chattha, sis aux environs de Wazirabad, ville du centre du Pendjab. Le jeune homme a été accusé d’avoir brûlé des pages du coran. Après son arrestation, une foule de quelques 200 hommes s’est rassemblée hors du commissariat de police, demandant à grands cris qu’il soit exécuté.

    Selon l’ONG connue sous le nom de Commission pour les Droits fondamentaux du Pakistan, 40 personnes se trouvent actuellement dans le couloir de la mort des prisons pakistanaises, suite à une condamnation à la peine capitale due à un blasphème alors que les groupes ou individus radicaux islamiques ont tué au moins 71 personnes dans le cadre d’exécutions sommaires suite à un présumé blasphème depuis 1990.

    En avril dernier, un étudiant musulman, Mashal Khan, a été tué par une foule de ses collègues après avoir été accusé de blasphème dans la ville de Mardan et l’épisode a, de nouveau, ouvert le débat sur la nécessité d’une réforme de la loi pour en éviter l’usage abusif.

    Nasir Saeed, un activiste chrétien de l’ONG Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS) remarque pour Fides : « La loi sur le blasphème frappe injustement non seulement les minorités religieuses au Pakistan mais également les citoyens musulmans. En outre, elle contribue à détériorer les relations internationales de notre pays et à causer des dommages à son image au sein de la communauté internationale. Une réforme est urgente, pour le bien de la nation ». (PA) (Agence Fides 15/09/2017)

  • Non, les djihadistes ne sont pas des fous décérébrés

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    De Doan Bui sur le site de l'Obs :

    Djihadisme : au parloir avec les "Soldats de Dieu"

    Les auteurs d'une étude sur la radicalisation publient une dizaine d'entretiens menés en prison. Interview.

    Xavier Crettiez, professeur de science politique, a conclu au printemps une étude sur les processus de radicalisation pour le ministère de la Justice. Des entretiens menés en prison, coécrits avec Bilel Ainine, chercheur en science politique, est né le livre "Soldats de Dieu. Paroles de djihadistes incarcérés", à paraître le 7 septembre (1). Un portrait quasi clinique du djihadisme. Interview et extraits.

    Vous êtes à l’origine chercheur spécialisé dans la violence et la radicalisation en politique, notamment au sein des mouvements basques et corses. Pour "Soldats de Dieu", vous avez recueilli la parole de djihadistes incarcérés. Avez-vous décelé des similitudes avec votre ancien objet de recherche ?

    Xavier Crettiez : Bizarrement, oui. J’ai souvent retrouvé chez ces djihadistes une même cohérence dans le discours et dans la structuration idéologique que chez les nationalistes corses ou basques avec qui j’ai pu échanger auparavant. Et parallèlement, je note la même "invisibilité" de ce discours.

    A l’époque des Brigades rouges ou des attentats de l’ETA, on a toujours été plus fasciné par l’imagerie véhiculée, les cagoules et les armes, par exemple, mais on s’intéressait assez peu aux propos de ces militants clandestins. Aujourd'hui, on retrouve ce même paradoxe : l’imagerie djihadiste est sur-représentée, presque avec complaisance, mais leur discours est finalement assez peu entendu. Soit il est considéré comme absurde, soit comme moralement inaudible.

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  • Un jeune Pakistanais chrétien refuse d’apostasier : ses camarades l’assassinent

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    Lu sur le site aleteia.org :

    Pakistan : un adolescent chrétien refuse d’apostasier, ses camarades l’assassinent

    Sharon Masih, 15 ans, a succombé sous les coups portés par les élèves de sa classe. Depuis longtemps, il se sentait menacé en raison de sa foi chrétienne.

    Les faits remontent au 30 août dernier. Sharon Mesih assiste aux cours au lycée public de Burewala, une localité située à une cinquantaine à l’ouest de la frontière indo-pakistanaise. Une journée comme une autre, même si l’adolescent, de confession chrétienne, n’est plus aussi serein qu’avant. Depuis quelque temps en effet, ses camarades musulmans multiplient les allusions vexatoires, les moqueries voire les menaces. À telle enseigne qu’il songe à quitter l’établissement afin d’échapper à ce climat pesant.

    Mais Sharon Mesih ne mettra pas son projet à exécution. Ce jour-là, il se retrouve acculé dans un recoin du lycée par un groupe d’élèves virulents. Des insultes sont proférées, les premiers coups commencent à tomber. Le malheureux tente de résister. Les coups redoublent : c’est le lynchage. Les lycéens finissent par quitter le terrain, laissant au sol leur victime qui gît inconsciente, sanglante et tuméfiée. Les secours finissent par arriver, mais trop tard. Le décès sera constaté à l’hôpital de Burewala où il a été transporté.

    Citoyens de seconde zone

    Une enquête a été ouverte. Selon les premières informations — relayées par Fides, l’agence de presse des Œuvres Pontificales Missionnaires — les agresseurs lui avaient intimé l’ordre d’apostasier et d’embrasser l’islam, ce que le jeune homme avait refusé. C’est un avocat chrétien, Maître Mushtaq Gill, qui suit ce dossier : il espère obtenir justice pour la famille auprès des tribunaux, ce qui n’est jamais chose aisée pour la minorité chrétienne au Pakistan.

    Anjum James Paul, un enseignant chrétien, président de la Pakistan Minorities Teachers’ Association (PMTA), interrogé par Fides, rappelle que les chrétiens sont toujours considérés comme des citoyens de seconde zone : « Beaucoup reste à faire pour que le Pakistan devienne un État modéré où règne le respect des droits fondamentaux, de la dignité humaine, de la diversité, de la coexistence pacifique avec les minorités religieuses. L’État devrait agir afin de rendre les écoles publiques des lieux où est construite la coexistence pacifique aux niveaux social et religieux. Au Pakistan, les minorités religieuses, telles que les chrétiens, sont encore victimes de l’extrémisme et de la violation des droits fondamentaux ».

    Lire aussi : Père Parvez : « Au Pakistan, l’islam est hors de contrôle »

  • Quatre chrétiens assassinés et décapités par des islamistes au Kenya

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    Kenya : quatre chrétiens assassinés et décapités par al-Shabaab (source)

    Les islamistes d’al-Shabaab viennent, de nouveau (voir notamment iciici et ), d’assassiner des chrétiens au Kenya dans le comté de Lamu. Le 5 septembre des militants de ce groupe de terroristes musulmans, dont la base est en Somalie, ont enlevé et tué Hillary Njuguna, un charpentier qui travaillait à scier du bois avec des compagnons près du village de Malamanda. Le groupe islamiste, fort d’une trentaine de militants, a le jour suivant investi deux autres villages et a massacré puis décapité trois autres chrétiens : Joseph Kinuthia, enseignant à l’école primaire de Bobo, Jared Maiko et Gushi Peter. En trois mois, les djihadistes d’al-Shabaab ont tué plus de 49 chrétiens au Kenya.

  • Syrie : quand le regard d'un jeune photographe bouscule les idées reçues

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    Du site du diocèse de Perpignan :

    CHRÉTIENS DE SYRIE : UNE VIE EN ENFER

    François Thomas, jeune photoreporter perpignanais de 23 ans vient de passer neuf mois en Syrie. Son sujet de reportage : la condition des chrétiens sur le front, persécutés par les islamistes de Daesh, convaincu que la question ne doit pas restée étouffée. Il exposera ses photos à partir du 31 août, au 17 et à l’atelier Salade, rue de la Révolution Française à Perpignan.

    23 ans, le look d’un étudiant en droit ou en lettres, peu importe… l’allure et la fausse désinvolture d’un gamin qui se soucierait peu du lendemain. Des traits juvéniles et des mimiques qui l’enverraient plus en tournée nocturne sur la colline des loisirs, qu’à servir une cause louable et humanitaire a des milliers de kilomètres. Mais les apparences et les clichés ont la vie rude. Tant mieux pour lui. François Thomas trompe peut être son monde, en surface, mais pas son âme ni ses valeurs. Depuis qu’il a tracé sa voie dans ce sillon, certain que des choses horribles qui se passent loin des yeux et loin des cœurs doivent être montrées et dénoncées pour ce qu’elles sont. Parce que c’est dans ses gènes et dans sa culture. Baigné, imprégné de curiosité et de sens critique depuis tout petit auprès de parents journalistes dans les Pyrénées-Orientales. Aguerri et livré au système chez les scouts de La Réal. Nourri au photoreportage et aux conflits internationaux, en arpentant les expositions du festival Visa pour l’image. De quoi forger un caractère, des convictions et une vocation pour la suite. Celle de devenir photojournaliste, entre le goût de l’actualité et de l’image. Le goût de raconter des histoires. Les vraies histoires que l’on ne décrit pas assez. Celles des peuples qui souffrent et que l’on opprime dans la plus grande indifférence ou que l’on utilise au gré des besoins diplomatiques.

    Le proche Orient dans le viseur

    Après être passé par l’université de cinéma de Montpellier et la section photojournalisme de l’université de Perpignan, François s’est lancé sur le terrain, celui d’un proche orient embrasé depuis plus de 6 ans. C’est avec l’organisation non gouvernementale (ONG) SOS Chrétien d’Orient qu’il décide de s’engager, en officiant comme chargé de communication de la structure pour ses opérations en Égypte d’abord, au Liban ensuite et en Syrie enfin. Un moyen d’entrer dans une zone contrôlée et très restreinte en matière de médias mais surtout de toucher du doigt et de l’œil une réalité que beaucoup ignorent ou veulent ignorer et de la révéler au grand jour : la condition chaotique des Chrétiens en zone de guerre et spécifiquement dans un conflit mené au nom de l’islamisme radical. « Je suis parti 10 mois en tout dont près de 9 en Syrie. Je voulais traiter le sujet des chrétiens et de la façon dont ils sont persécutés car ici en France ou dans les médias occidentaux personne n’en parle ou alors on en parle mal. Avec des faits déformés ou récupérés. Nous avons un devoir d’en parler de montrer ce qu’il se passe. Autrement ce métier n’a aucun sens et l’engagement chrétien n’en a pas plus ! »

    Aller sur un terrain hostile, donc, pour vérifier par lui-même, mieux comprendre et mieux restituer la dure vie, la sale histoire des populations pourchassées pour leur seule confession. Un risque certain mais mesuré et assumé par le jeune homme. « Évidemment qu’on a peur là-bas. J’ai beaucoup essuyé de tirs de roquettes très proches et des bombardements mais c’est ça la guerre et c’est aussi ça qu’il faut montrer. »

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  • Comment l’islam est organisé en Espagne

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    Après les attentats islamistes meurtriers des 17 et 18 août à Barcelone et Cambrils, le journal « La Croix » rappelle qu’au pays de la « Reconquista », l’Islam compterait aujourd’hui un million de fidèles (2% de la population). C’est en 1967, après le Concile Vatican II, que le régime du Général Franco fixa un cadre juridique qui permet aux musulmans de s’organiser en associations et fédérations, tant au niveau local que national. Aujourd’hui, deux fédérations se disputent la représentativité de la communauté musulmane espagnole :

    « Rassemblant plus d’un million de fidèles selon le dernier recensement du département religion du Pew Research Center (2010), l’islam d’Espagne s’organise autour d’une « commission islamique espagnole » (CIE), crée en 1992. Celle-ci est l’interlocuteur direct du gouvernement espagnol et condamne régulièrement les attentats commis par des groupes terroristes. De cette commission, essentiellement chargée de surveiller et garantir les pratiques et espaces religieux musulmans dans le pays, dépendent la formation des imams, la nomination de professeurs de religion islamique et même les allocations ou subventions du ministère de la Justice.

    Deux fédérations, souvent en désaccord

    Membre à part entière du Conseil musulman de coopération en Europe (CMCE), organe représentatif devant l’Union européenne, la CIE rassemble les deux plus grosses fédérations islamiques d’Espagne : l’Union des communautés islamiques d’Espagne (UCIDE) et la Fédération espagnole des entités religieuses islamiques (FEERI).

    À lire : Des musulmans ont défilé contre le terrorisme à Barcelone

    La première réunit en son sein la majorité des fidèles, « des musulmans espagnols d’origine marocaine ou syrienne », avance le Père Gonzalo Villagran, jésuite, professeur à la faculté de théologie de Grenade (Espagne) et spécialiste de l’islam dans l’Espagne contemporaine. La seconde est « plutôt composée d’Espagnols convertis », note ce professeur, avant d’ajouter : « Ces deux fédérations entretiennent de mauvaises relations, chacune se présentant comme la plus légitime et représentative ». La commission islamique qui les chapeaute doit ainsi faire fréquemment face à des situations de blocage.

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  • L'immigré est-il mon prochain? Charité personnelle et charité politique

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    Cet article a paru dans le n° 95 du magazine Vérité et Espérance – Pâque Nouvelle et sur le site web de l’église du Saint-Sacrement à Liège. Petite piqûre de rappel pour ne pas perdre le Nord…

    Chagall-Abraham-3Visiteurs-g.jpg

    " Choses lues et entendues, hier et aujourd’hui, à propos des étrangers :

    « La fréquentation des étrangers corrompt fortement les moeurs des citoyens, parce qu’il doit nécessairement arriver que des étrangers élevés sous des lois et des coutumes différentes agissent en bien des cas autrement que l’exigent les moeurs des citoyens, de telle sorte que, tandis que les citoyens sont poussés à agir de façon semblable, la vie sociale est perturbée » (Aristote, Politique).[1]

    « Il y a trop d’étrangers ! »

    « On ne se sent plus chez soi : au lieu de s’adapter à notre mode de vie, les étrangers se comportent comme s’ils étaient chez eux ! »

    « Je ne me sens plus en sécurité dans les rues. »

    « Ils vivent à nos crochets, qu’ils retournent dans leur pays ! »

    « Si encore ils étaient chrétiens, ils pourraient s’assimiler, comme les Polonais et les Italiens, par exemple, mais avec les musulmans c’est impossible ! »

    Face à une opinion publique de plus en plus réticente, voire hostile (quand elle ose l’avouer), à la présence permanente d’étrangers (qu’ils soient en situation légale ou illégale), comment doit réagir un chrétien ?

    Quel comportement adopter face aux vagues d’immigration successives qui rendent « l’autre » visible et palpable ?

    Quand le « lointain » devient le « prochain », cesse-t-il d’être un frère ou le devient-il davantage ? Est-il une menace ? une chance ? Qu’en disent les Saintes Ecritures ?  Quelle est la position de l’Église ?

    Aimer l’étranger...

    Dans l’Écriture - qui est Parole de Dieu - la question du rapport des croyants envers les étrangers est d’une limpidité exemplaire : « Vous traiterez l'étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l'aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre Dieu. » (Lv. 19, 34).

    Le Deutéronome, dernier livre de la Torah, reprend le même commandement d’amour : « Vous aimerez l'étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte ». (Dt 10, 19) Et plus loin dans le même livre, Dieu jette une malédiction sur ceux qui résistent à sa volonté : « Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Dt 27, 19). La volonté divine est claire : le croyant ne doit pas seulement accueillir l’étranger, il doit l’aimer !

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  • Aveugle, la violence terroriste ?

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    De Marco Tosatti, journaliste et vaticaniste à La Stampa, traduit sur diakonos.be :

    SAINTETÉ, CETTE VIOLENCE N’EST PAS AVEUGLE. ELLE A UN NOM, ELLE VOIT TRÈS CLAIR ET ELLE SAIT VISER LOIN

    Aujourd’hui, j’ai lu le tweet sur le compte Twitter du Pape François concernant les événements de ces derniers jours. Le voici : « Je prie pour toutes les victimes des récents attentats. Que la violence aveugle du terrorisme n’aie (sic) plus de place dans le monde. »

    Hier, j’avais lu la déclaration prononcée dans une allocation télévisée par Mgr Galantino, le secrétaire général de la Conférence des évêques italiens, relayée par la SIR, l’agence de presse des évêques. « Les oppositions ne mènent nulle part et ne font que des victimes. Cela est vrai même au sein de nos familles » a dit le prélat. J’ai trouvé cela quelque peu énigmatique. A qui s’opposaient ces pauvres gens fauchés sur les Ramblas ? Et le SIR poursuivant en ce sens :

    A la question de l’utilisation de la religion comme « instrument d’attaque culturelle », le prélat a répondu : « Quand je n’arrive pas à trouver de raisons pour dire à l’autre qu’il doit s’en aller, alors déguise tout en religion et en idéologie. Il s’agit d’une instrumentalisation de la religion parce que la religion en elle-même ne permet pas de rouer son prochain de coups. »

    C’est là que je me permets de ne pas être d’accord, et avec de bonnes raisons. Il y a une bien religion qui, dans ses textes sacrés, le Coran et les Hadith, c’est-à-dire les comptes rendus des déclarations et des actes de Mahomet, incite expressément à cela à pas moins de 123 (cent-vingt-trois) occasions.

    Vérifiez si vous ne me croyez pas.

    Celui qui a étudié, qui a lu les textes et l’histoire et qui a une certaine expérience du monde, notamment musulman, est parfaitement conscient, et c’est heureux, qu’il existe certainement des musulmans modérés. Mais il se rend également compte qu’à cause de ses structures et de l’intouchabilité qui entoure le Coran, qui ne peut être ni remis en situation ni replacé dans son contexte historique sous peine d’être accusé de blasphème et condamné à mort, ceux qui tuent en criant Allahu Akbar sont soutenus par des textes sacrés qu’aucune fatwa ne peut annuler.

    L’Islam ne peut que difficilement être considéré comme une religion de paix ou principalement de paix, notamment vu de la vie de son fondateur et les hadits qui constituent des actes et des paroles fondatrices pareilles au Coran. Comme je le disais plus haut, cent-vingt-trois versets du Coran incitent à combattre et à tuer pour Allah. Les cibles sont les athées, les mécréants, les associateurs et, last but not least, ceux qui choisissent une autre religion.

    C’est cela qui fait de l’Islam une religion très différente des autres, et certainement du bouddhisme et du christianisme même si des manifestations de violence ont toujours existé. Mais l’Evangile, qui est le texte fondateur du christianisme, nous montre un Jésus qui refuse d’être défendu par la main armée de Pierre au moment de son arrestation, prélude à sa mise à mort.

    Que les chrétiens en aient ensuite fait des vertes et des pas mûres comme tout le monde, c’est un autre débat. Mais on ne peut pas dire qu’ils aient suivi en cela l’exemple et les paroles de leur fondateur.

    Il est donc évident que l’Islam a un problème, et un gros, dans son rapport avec la violence. Il fallait le courage et la lucidité intellectuelle d’un Benoît XVI pour mettre le problème sur le tapis. On ne peut pas demander à ses remplaçants de faire preuve d’autant de courage et de droiture intellectuelle. Mais ne nous racontons pas d’histoires, par pitié.

    Et, Sainteté, cette violence n’est pas aveugle pour un sou. Elle a un nom, elle est islamique. Et elle voit très bien et elle sait viser loin. Les aveugles, c’est nous.

    Source : Marco Tosatti, journaliste et vaticaniste à La Stampa.

  • Le terrorisme islamiste : un retour aux valeurs originelles de l'islam et à ses traditions conquérantes

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    Du site Herodote.net :

    Fascination du djihad

    Fureurs islamistes et défaite de la paix

    Instruit par l'oeuvre de l'historien arabe Ibn Khaldoun, Gabriel Martinez-Gros replace l'islamisme au coeur de l'Histoire. Il y voit l'expression contemporaine du conflit entre un empire vieillissant et les barbares de sa périphérie...

    Dans un précédent livre, Brève Histoire des Empires (Seuil, 2014), Gabriel Martinez-Gros a bouleversé notre vision de l'Histoire universelle en lui appliquant les concepts d'Ibn Khaldoun (1322-1406). Il a explicité cette vision dans un entretien vidéo avec Herodote.net.

    Il y a quelques mois, il a montré la valeur prédictive de ces concepts en les appliquant au terrorisme islamiste dans un petit essai percutant, Fascination du djihad (PUF, 2016). Il l'expose ci-après dans un nouvel entretien vidéo avec Herodote.net.

    André Larané

    Fin de l'exception occidentale

    Rappelons la thèse d'Ibn Khaldoun exposée par Gabriel Martinez-Gros. Depuis l'apparition des premiers empires, il y a 2500 ans avec Cyrus le Grand, nous voyons se succéder en Eurasie des empires, autrement dit des entités multicuturelles ou multinationales reposant sur la force militaire. Ces empires sont fondés par des conquérants venus de la périphérie et qui, une fois au pouvoir, n'ont plus d'autre ambition que de désarmer et pressurer les masses laborieuses. Les Mandchous en Chine, les Moghols en Inde et bien sûr les Arabes et les Turcs en Orient en sont des exemples caractéristiques.

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  • Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

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    De Samuel Pruvot dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » 

    « Présent au premier anniversaire de l’assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne du Rouvray, le Président a remercié la communauté catholique pour sa foi et son apport à la France. Des paroles inédites qui l’engagent pour l’avenir.

    On croyait rêver un peu en entendant le Président à la tribune, ce matin, à Saint-Etienne du Rouvray. Non seulement Emmanuel Macron a remercié « l’Église de France, Monseigneur Lebrun, les catholiques de France, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul (…) d’avoir trouvé dans leur foi et leur prière la force du pardon. » Mais son intervention faisait écho à celle de Mgr Lebrun qui, quelques minutes auparavant, avait insisté sur la nécessité d’éclairer les ténèbres de notre France postmoderne : « Notre société ne sait plus où elle va après la mort, et se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaite, y compris abréger sa vie ou l’empêcher de naitre. »

    « Celui qui a des oreilles, qu’il entende »

    Ce plaidoyer de Mgr Lebrun pour la vie – et cette condamnation explicite de toutes les formes d’atteinte à la vie humaine – n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le Président écoutait attentivement l’archevêque, assis au premier rang, sur une place noire de monde. Un peu plus tôt, lors d’une liturgie eucharistique d’une simplicité désarmante, à l’image du père Jacques Hamel, Mgr Lebrun avait commencé son homélie par ces mots tirés de l’Evangile selon saint Matthieu : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ».

    « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. »

    Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron a entendu à sa façon. À l’extérieur de l’église après la messe, il a déclaré, lentement, en pesant chaque mot : « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. » Certains y verront une tentative de récupération politique ; certains se souviendront de certaines déclarations de Nicolas Sarkozy. Mais d’autres y reconnaitront une (heureuse) ouverture à la dimension religieuse en ces circonstances graves.

    Les croyants, pas des citoyens de seconde zone

    Sur la stèle offerte par la mairie, on peut lire des extraits de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948. Cela a pu étonner pour un hommage à un martyr. « La stèle porte un défi, celui de l’universel où la lumière ne peut rejoindre quelques-uns au détriment des autres », explique Mgr Lebrun. Mais il faut lire le texte gravé sur le monument pour comprendre. Ce qui est en jeu ici n’est rien de moins que la liberté religieuse en France : « Le visage du père Hamel semble regarder vers l’article 18 de la déclaration universelle, poursuit l’archevêque : “Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de manifester sa religion seul ou en commun”. Ce regard est-il un hasard ? Je crois plus à la providence. »

    Pour Mgr Lebrun, il était essentiel de rappeler que les croyants n’étaient pas des citoyens de seconde zone. « La communauté catholique veut participer à la vie commune, par ses membres et en tant que communauté. Elle croit que sa mission est sur la Terre comme au Ciel. » Le Président a bien entendu cette requête, secrète et légitime, qui monte du cœur de tous les catholiques affectés par l’assassinat du père Hamel. « Le visage de Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de mort et ce terrorisme arrogant. Dans sa vie humble toute offerte aux autres les Français ont reconnu une part d’eux-mêmes. »

    « Je suis Jacques Hamel » aurait pu ajouter Emmanuel Macron. Tant il est vrai que son sang est celui de la France. Mais bien au-delà, a conclu l’archevêque, « le sang du père Hamel est de la même composition que le sang de Jésus ; il crie avec tous les martyrs. Il appelle à la fraternité, sans exclusion. »

    Ref. Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

    JPSC

     

  • On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier

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    De RéinformationTV :

    « On va tous vous exterminer »
    Entretien avec Priscille des Minières, de SOS Chrétiens d’Orient, qui vient de passer neuf mois à Al Koch en Irak

    Une chrétienne sur une terre martyr

    Priscille est âgée de 23 ans. Elle a passé neuf mois en Irak. Avec plusieurs autres volontaires de l’association SOS Chrétiens d’Orient, elle a voulu soutenir ses sœurs et frères chrétiens d’Irak, victimes des bourreaux de l’Etat islamique. Priscille logeait dans une petite maison située au pied de la montagne à Al Koch. Al Koch est une « forteresse » chrétienne fondée en 640 par un ermite. Centre d’études religieuses très réputé, cette ville a été le siège patriarcal de l’Eglise d’Orient. Lorsque les combattants de Daesch sont arrivés dans la ville, plus de 15.000 habitants quittèrent en toute hâte leurs maisons pour se réfugier dans des villages voisins.

    « Vous allez vivre la même chose que nous » rapporte Priscille des Minières de SOS Chrétiens d’Orient

    « Ce sont des gens qui ont beaucoup souffert, alors quand on les voit, ils ont besoin de beaucoup parler, de raconter ce qu’ils ont vécu. Il y a souvent des pleurs ». La persécution des chrétiens là-bas, elle l’a touchée de près. Elle a vu des villages entièrement détruits, des maisons en ruines, des églises incendiées ou saccagées après le passage des « fous d’Allah », les soldats de Daesch. « Il est possible qu’un jour, en France, nous vivions la même chose. C’est d’ailleurs le message qu’ils nous livrent. … Ils m’ont dit que nous connaitrons la même chose en France ».

    « On va tous vous exterminer » : la haine contre Dieu en Irak et à Al Koch

    Priscille raconte ce jour de Noël où elle s’est rendue à Karakoch avec ses amis. C’est alors la première fois qu’elle découvre un village libéré. Les musulmans de Daesch ont laissé derrière eux, un peu partout sur les mûrs de la ville et des églises, des tags de couleurs différentes, à l’attention des chrétiens d’Irak. « Personnellement, je ne comprends pas l’arabe mais on m’a dit ce que cela signifiait : « On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier ; on veut que coule votre sang… ».

    Priscille des Minières avoue avoir ressenti beaucoup de tristesse mais aussi l’envie de se battre pour la Vérité. « Il faut se battre, il faut continuer, ce n’est pas pour rien que nous sommes attaqués ».

    Entretien avec Armel Joubert des Ouches

  • De vrais martyrs et d'authentiques barbares

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    De l'abbé Pierre Amar via Magistro.fr :

    Vrais martyrs et barbares

    Faux dilemme, vrais martyrs et authentiques barbares
     
    La shahâda, vous connaissez ? C’est la profession de foi musulmane, l’un des piliers de l’Islam. Elle tient en quelques mots : "j’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et je témoigne que Mohamed est son messager". La dire, c’est automatiquement devenir musulman. Quelques mots que des chrétiens coptes ont été récemment sommés de prononcer pendant un pèlerinage dans le Sinaï afin de garder la vie sauve, lors d’une embuscade tendue par Daesh. Pas un seul n’a cédé ; tous ont refusé et ont été abattus d’une balle dans la tête. Parmi ces nouveaux martyrs, de nombreux enfants, des familles entières, comme celle sur la photo plus bas (tous les quatre sont morts).

    Sur les réseaux sociaux, les images, faites pour susciter l’effroi et la sidération, se succèdent sans discontinuer. Qui ne se souvient de celles des vingt et un coptes, tout d’orange vêtus, égorgés un à un sur une plage de Libye il y a déjà quelques années ? Qui n’a pas en mémoire les cris, les larmes et le sang provoqués par l’explosion de bombes dans deux églises du Caire, durant une messe des Rameaux ? A chaque fois, la lâcheté des barbares et le courage des victimes impressionnent.

    La vie sauve pour un mot

    Il aurait pourtant suffit de réagir comme saint Pierre au soir du Jeudi saint : "Jésus ? Je ne connais pas cet homme". Ou de proclamer la shahâda. Quelques mots, quelques secondes… qu’est-ce donc devant une vie ? Les premiers chrétiens ont connu ce terrible dilemme. "Brûlez quelques grains d’encens devant la statue de César"  leur disait-on. "Au pire, faites semblant, personne n’en saura rien. Et vous aurez la vie sauve !".

    S’il suffit réellement d’un mot pour sauver la vie d’enfants, de ses propres enfants, n’est-il pas préférable de le prononcer, quitte à mentir ? Renier ses convictions les plus intimes pour la survie des siens, n’est-ce pas une forme de courage ? Ne pas le faire, n’est-ce pas, finalement, de l’obstination, du fanatisme, le même que celui qu’on reproche aux bourreaux ?

    On est là au cœur même du sens du martyre : sans la foi, sans la vie éternelle, sans l’assurance de la fécondité de ce sacrifice à la suite du Christ, préférer mourir plutôt que renier est humainement incompréhensible. Seule la foi nous fait entrevoir qu’il y a un bien plus grand que cette vie sur terre, un bien éternel auquel cette vie sur terre nous prépare. Car une vie réussie n’est pas forcément une vie qui dure un peu plus longtemps, c’est une vie qui atteint le but, c’est un pèlerinage qui débouche sur la vraie terre promise, la cité céleste, la vie avec Dieu.

    Martyrs et kamikazes

    "Je ne crois qu’aux histoires dont les témoins se font égorger".Mal interprétée, cette affirmation de Pascal pourrait laisser croire que toute personne prête à donner sa vie pour une cause mérite du respect. Il fallait oser… mais France Info  l’a fait : tenter ce rapprochement invraisemblable entre les martyrs et les kamikazes islamistes. A propos du film Silence de Martin Scorsese, on peut en effet lire sous la plume d’un journaliste (voir le lienici) : "Les kamikazes islamistes d’aujourd’hui ressemblent fort, dans leur objectif, aux "bombes humaines" jésuites du XVIIème siècle, leur dénominateur commun étant la mort pour propager leur croyance".

    Plus c’est gros, plus ça passe… Et c’est juste oublier qu’un kamikaze prend la vie des autres alors que le martyr offre la sienne. Le premier inflige une violence, le second la subit. L’un n’a qu’un objectif : tuer. L’autre est confronté à un choix ultime : mourir avec le Christ ou vivre sans lui. En somme, les kamikazes sont les instruments volontaires d’un totalitarisme inhumain. Les martyrs, eux, sont des victimes innocentes qui affirment leur suprême liberté : celle de croire.

    Il faut affirmer avec force que, pour un chrétien, l’amour de la vérité ne consiste jamais à imposer celle-ci en faisant couler le sang des autres mais à donner sa vie, la sacrifier pour le Christ plutôt que de laisser violenter sa conscience. C’est ce que veut affirmer l’Eglise en revendiquant – toujours et partout – la liberté religieuse, c’est-à-dire le droit de changer de religion, librement et sans violence.

    Que faire ?

    Nous avons tenté de répondre à cette question dans une vidéo, au lendemain des attentats du Sinaï. Trois choses semblent essentielles.

    D’abord, ne pas se taire. Parce qu’on s’habitue à tout, surtout au mal. Nous taire consisterait à tuer ces gens une seconde fois et d’être, d’une certaine façon, complices du sort terrible qu’ils subissent.
    Les soutenir ensuite, durablement, par notre prière et nos dons. Des oeuvres existent, certaines depuis longtemps comme l’AED (Aide à l’Eglise en détresse). Nous ne pouvons pas en rester à un hashtag #jesuiscopte ou un simple "like" sur Facebook !

    Rester fidèles, enfin. Car le martyre de nos frères d’Egypte, de Syrie, d’Irak, celui du père Hamel – à cent cinquante kilomètres de Paris – nous engage. Il doit réveiller nos âmes. Nous devons cela à tous ces témoins ! On ne peut pas non plus juger ceux qui auraient renié. Ils ont souvent existé dans l’histoire du christianisme. Et l’Eglise a bien sûr accordé son pardon à ceux qui avaient flanché devant la peur de la mort ou de la souffrance. Saint Pierre, en l’occurrence, en est le bon exemple !

    Aurions-nous été fidèles à leur place ? Personne ne peut en être certain. Comment le savoir d’ailleurs… tout en l’espérant, avec la grâce de Dieu ! Mais nous pouvons déjà être fidèles maintenant dans ce que Dieu attend de nous, chacun dans ce que nous avons à vivre de plus ordinaire, parfois de plus répétitif. Une fidélité dans les petites choses d’aujourd’hui afin d’être fidèle, demain, dans les grandes. C’est ainsi qu’on apprend à être prêt.

    Paru sur www.padreblog.fr, 7 juin 2017