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islamisme

  • L'asile refusé à Asia Bibi au Royaume-Uni ?

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    Du site de Valeurs Actuelles :

    Londres aurait refusé l'asile à Asia Bibi par crainte de troubles communautaires

    Persécution. Selon l’Association chrétienne pakistanaise du Royaume-Uni, qui s'efforce d'obtenir l'asile d'Asia Bibi, le gouvernement britannique craint des émeutes en Grande-Bretagne, où vit une importante communauté pakistanaise, s’il propose l’asile à la chrétienne persécutée. 

    Le gouvernement de Theresa May aurait choisi de ne pas proposer l'asile à Asia Bibi. La crainte de troubles sécuritaires et communautaires est la raison invoquée assure l’Association chrétienne pakistanaise du Royaume-Uni au Huffington Post UK, car une importante communauté musulmane pakistanaise est installée au Royaume-Uni. « Le gouvernement britannique craint que le déménagement d’Asia Bibi au Royaume-Uni cause des problèmes de sécurité et des troubles au sein de certaines sections de la communauté, et constitue une menace pour les ambassades britanniques à l’étranger qui pourraient être la cible de terroristes islamistes », a indiqué au site d’information Wilson Chowdhry, le président de l’Association chrétienne pakistanaise britannique, précisant également que deux pays avaient fait des offres d’asile.

    La France prête à l’accueillir selon Le Drian

    Asia Bibi, une ouvrière agricole chrétienne, mère de quatre enfants, a été libérée de prison au Pakistan mercredi 7 novembre après avoir été acquittée pour blasphème. Elle avait passé huit ans dans le couloir de la mort après une dispute avec un groupe de femmes musulmanes en juin 2009 qui lui avaient demandé de ne pas boire de l'eau dans le même verre qu'elles parce qu'elle était chrétienne. La Cour suprême du Pakistan a annulé sa condamnation pour avoir « insulté le prophète Mohammed » la semaine dernière, mais son acquittement a déclenché de violentes émeutes menées par des islamistes. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a indiqué vendredi 9 novembre que la France était prête à l'accueillir et qu'elle oeuvrait à son exfiltration.

  • Asia Bibi n'est pas tirée d'affaire; l'espoir de sa libération broyé par la haine

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    Comment ne pas voir dans les évènements du Pakistan où la foule crie "pendez-la, pendez-la !" un rappel tragique de ces évènements fondateurs de notre foi où le Juste fut condamné à mort par la foule aveuglée de haine qui vociférait "crucifiez-le, crucifiez-le !". Ainsi, Asia Bibi nous apparaît comme une authentique figure christique qui révèle en même temps le mystère du mal et l'impuissance de ceux qui s'y opposent sans vraiment oser le dénoncer.

    De RFI - Les Voix du Monde :

    Pakistan: la libération d'Asia Bibi remise en question, son avocat fuit le pays

    Le sort de la chrétienne Asia Bibi, en prison depuis 2009 pour blasphème et symbole national de la lutte contre l'intolérance religieuse, reste incertain malgré son acquittement par la Cour suprême. Un accord conclu vendredi entre le gouvernement et les islamistes compromet sa libération. Son avocat, craignant pour sa vie, a quitté le pays ce samedi.

    Alors que la libération d'Asia Bibi semblait imminente, voilà qu'un accord controversé conclu dans la nuit de vendredi à samedi entre le gouvernement et les islamistes vient tout remettre en cause.Les manifestants islamistes radicaux qui bloquaient le pays depuis trois jours ont obtenu que le gouvernement s'engage à lancer une procédure visant à interdire à Asia Bibi de quitter le territoire et à ne pas bloquer une requête en révision du jugement d'acquittement déposée jeudi dernier à Lahore par un religieux.Non seulement le gouvernement ne s’oppose pas au dépôt d’une requête en révision du jugement, mais en plus, contrairement à ce qui avait d’abord été assuré, la chrétienne ne pourra plus partir si elle le souhaite. Une procédure d’interdiction de quitter le territoire va ainsi être lancée. Et tant pis pour la crédibilité du Premier ministre Imran Khan, qui avait prononcé un discours de fermeté à l'égard des islamistes mercredi soir.

    Cela signifie qu'Asia Bibi, actuellement incarcérée à Multan, dans le centre du pays, devra soit rester en prison soit dans un autre endroit sûr, en attendant que la requête soit examinée, a estimé son avocat, Saif-ul-Malook, interrogé samedi par l'AFP.

    Son avocat quitte le pays

    Maître Saif-ul-Malook a décidé de quitter le pays craignant pour sa vie. « J'ai besoin de rester en vie, car je dois poursuivre la bataille judiciaire pour Asia Bibi », a-t-il expliqué. S'il s'attendait à la réaction violente des extrémistes, il déplore la réaction du gouvernement. « Ce qui est douloureux, c'est la réponse du gouvernement. Ils ne peuvent même pas (faire) appliquer un jugement de la plus haute cour du pays », a-t-il déclaré.Pendant trois jours, les extrémistes ont bloqué les grands axes routiers et contraint les commerces et les écoles à fermer dans les grandes villes du pays.« Le gouvernement n'aurait jamais dû passer un tel accord », a déploré ce samedi Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi, interrogé par la radio allemande Deutsche Welle. « Il est mauvais de créer un précédent consistant à faire pression sur la justice », a-t-il souligné. « La situation actuelle est très dangereuse pour nous. Nous n'avons aucune protection et nous nous cachons, changeant fréquemment de lieu », a-t-il ajouté. Ashiq Masih a demandé au gouvernement de renforcer « la sécurité » de son épouse « en prison ».

    Pour lui, la Cour suprême pakistanaise s'est montrée « très courageuse » mercredi dernier en acquittant Asia Bibi, une mère de famille illettrée d'une cinquantaine d'années, dont le cauchemar avait commencé en 2009 alors qu'elle travaillait aux champs. Invoquant des raisons religieuses, deux femmes musulmanes avaient refusé de partager un verre d'eau avec elle et une querelle avait éclaté. Quelques jours plus tard, ces femmes avaient relaté l'affaire à un imam local qui avait accusé la chrétienne d'avoir « insulté » le prophète de l'islam, ce que celle-ci a toujours nié. Elle a été emprisonnée, condamnée à mort, avant d'être acquittée le 31 octobre par la Cour suprême.

  • La mobilisation des islamistes pakistanais contre la libération d'Asia Bibi

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    Une mobilisation haineuse dont on aurait bien du mal à trouver l'équivalent dans le christianisme :

    De Julien Bouissou sur le site du journal le Monde :

    Au Pakistan, des islamistes se mobilisent contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi

    L’employée agricole avait été condamnée à mort pour blasphème. Des manifestants bloquent les rues dans plusieurs villes et un parti radical a appelé à tuer les juges qui l’ont acquittée

    Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondant en Asie du Sud)

    La chrétienne Asia Bibi attend toujours la liberté. Deux jours après son acquittement par la Cour suprême pakistanaise, mercredi 31 octobre, cette mère de cinq enfants, incarcérée depuis sa condamnation à mort en 2010 pour blasphème, était gardée dans un endroit tenu secret alors que des manifestants islamistes réclamaient sa pendaison.

    Pour le troisième jour d’affilée, ils bloquaient, vendredi, les principales artères de plusieurs grandes villes du pays, et ont été autorisés à pénétrer dans la « zone rouge » de la capitale Islamabad, quartier qui réunit les principales institutions de l’Etat pakistanais. La sécurité a été renforcée aux abords des lieux de culte chrétiens, des écoles ont été fermées et les réseaux de téléphonie mobile ont été suspendus dans les grandes villes.

    Depuis le durcissement du code pénal condamnant le blasphème, en 1986, sous la dictature du général Zia-ul-Haq, grand artisan de l’islamisation du Pakistan, les accusations se sont multipliées dans le pays, au risque de servirde prétexte pour régler des conflits personnels. Dans le cas d’Asia Bibi, c’est une dispute qui a mal tourné : en 2009, cette employée agricole avait bu un verre d’eau provenant d’un puits réservé en principe aux musulmans, et été dénoncée par des voisines avec lesquelles sa famille était en froid. On l’accusa d’avoir insulté le Prophète. Les juges l’ont finalement acquittée mercredi au « bénéfice du doute ».

    Appel à la mutinerie

    « L’acquittement d’Asia n’est pas seulement un déni de justice, mais aussi une manière de satisfaire les demandes des opposants à la loi sur le blasphème, et des avocats de la liberté d’expression (haineuse) débridée », a posté sur les réseaux sociaux Khadim Hussain Rizvi, chef du parti radical Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) à l’origine des manifestations. Son parti a appelé à une mutinerie des officiers de l’armée et à l’assassinat des juges responsables du verdict. « Nous tolérons des remarques contre nous, mais des actions peuvent être prises conformément à la loi et à la Constitution », a rétorqué vendredi l’armée pakistanaise, qui a menacé d’« entrer en action ». Cette dernière a toutefois indiqué qu’elle n’interviendrait qu’en suivant les instructions du gouvernement.

    Or le premier ministre pakistanais, Imran Khan, qui est aussi chargé du ministère de l’intérieur, vient d’entamer un voyage de quatre jours en Chine pour négocier une aide financière de plusieurs milliards d’euros. Mercredi soir, il avait adopté un ton ferme à l’égard des manifestants, prévenant que l’Etat ne « tolérerait pas le sabotage » et « prendrait ses responsabilités » si nécessaire, tout en rappelant que la Constitution était conforme avec les enseignements du Coran. Mais depuis, le gouvernement dit vouloir privilégier les négociations.

    « Le pays ignore qui est chargé de régler la crise, si c’est le gouvernement ou l’armée, observe Khurram Husain, éditorialiste au quotidien pakistanais DawnLa situation est très instable : du côté des manifestants, il n’y a ni front uni ni leadership clairement identifié, il est difficile de connaître leurs revendications. »Une requête en révision du jugement de la Cour suprême a été déposée mercredi à un tribunal de Lahore, ainsi qu’une demande d’interdire à Asia Bibi de quitter le territoire. Interrogé par Dawn, le frère d’Asia Bibi a expliqué qu’elle n’aurait « pas d’autre option que de partir à l’étranger » pour sa sécurité.

    « N’importe qui peut me tuer »

    Les minorités religieuses, qui ne dépassent pas les 3 % de la population du Pakistan, sont surreprésentées parmi les cibles des plaintes déposées pour blasphème. « Le verdict montre que les pauvres, les minorités et la fraction la plus modeste de la société peuvent obtenir justice dans ce pays en dépit de ses défauts », s’est félicité l’avocat d’Asia Bibi, Saif-ul-Mulook, lui-même désormais en danger : « Je suis une cible très facile, a-t-il reconnu, n’importe qui peut me tuer. » Le gouverneur de la province du Pendjab, Salman Taseer, qui avait défendu Asia Bibi et demandé une révision de la loi sur le blasphème, a été assassiné en 2011 par son garde du corps.

    En novembre 2017, Islamabad avait été paralysé pendant près de trois semaines par des manifestants pour des motifs similaires. Leur colère avait été déclenchée par un changement de formulation du serment que prononcent tous les candidats à des élections, et où la phrase « je jure solennellement » avait été remplacée par « je crois », pour affirmer que Mahomet est le dernier prophète de l’islam. Un fléchissement à peine perceptible, mais qui équivalait, selon les manifestants, à un blasphème. Le ministre de la justice pakistanais, Zahid Hamid, avait dû présenter sa démission.

    A cette époque, Imran Khan s’était bien gardé de critiquer les manifestations. Il faisait alors campagne pour les élections législatives de juillet 2018 qui allaient le porter au pouvoir, et avait promis de défendre la loi du blasphème pour s’assurer du soutien de la droite religieuse.

  • L'épreuve endurée par Asia Bibi améliorera-t-elle le sort des chrétiens pakistanais ?

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    De Marc fromager sur le site du Figaro Vox :

    Au-delà d'Asia Bibi, tous les chrétiens d'Orient se sentent menacés

    Au-delà d'Asia Bibi, tous les chrétiens d'Orient se sentent menacés

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Asia Bibi a été libérée. Cette chrétienne avait été condamnée à mort au Pakistan pour blasphème. Tout en se réjouissant de cette décision, Marc Fromager espère que l'épreuve endurée par la jeune femme améliorera le sort des chrétiens pakistanais.


    Marc Fromager est directeur de l'AED (Aide à l'Église en Détresse), qui soutient les chrétiens en danger partout dans le monde.


    Comment ne pas se réjouir de la libération d'Asia Bibi, pour laquelle nous étions mobilisés depuis le départ, depuis neuf ans. L'AED (Aide à l'Eglise en Détresse) avait d'abord lancé une pétition en 2009 avec plus de 11 000 signatures, apportées au Quai d'Orsay. Une large mobilisation avait sans doute sauvé Asia Bibi dans un premier temps mais avait ensuite compliqué sa libération. Entre-temps, elle était devenue une icône, voire une victime expiatoire.

    C'est la raison pour laquelle nous avons plus tard cessé de la médiatiser, sur les conseils de l'Église au Pakistan qui souhaitait la faire oublier. Nous n'avons pas cessé de la soutenir pour autant, notamment à travers la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale pakistanaise qui prenait en charge des frais d'avocat et de soutien financier de la famille.

    Pour revenir à sa libération, nous ne pouvons que nous en réjouir. J'étais moi-même il y a deux semaines à Londres avec le mari et une des filles d'Asia Bibi. Ils avaient l'air assez confiants mais évidemment, il fallait attendre que la décision finale soit rendue publique.

    A ce stade, il est important de saluer le courage des juges pakistanais. On sait que le gouvernement pakistanais souhaitait la libération d'Asia Bibi depuis assez longtemps, pour des raisons d'image internationale, mais la menace de désordre majeur a fait traîner ce cas toutes ces années.

    Il faut dire que de nombreuses personnes ont été assassinées ces dernières années pour avoir publiquement pris position contre la loi anti-blasphème. Je pense notamment à Salman Taseer, gouverneur musulman du Punjab qui a été assassiné en 2011 par son garde du corps pour avoir défendu Asia Bibi. Nous ne les oublions pas en ce jour de sa libération.

    On peut imaginer qu'au-delà de la Cour Suprême, le gouvernement pakistanais a donné son feu vert pour l'acquittement et nous l'en félicitons. Il va maintenant falloir faire face, alors que des émeutes ont déjà éclaté dans le pays. Les groupes islamistes mettent à exécution les menaces proférées en amont du jugement. Ils souhaitent, là comme ailleurs, imposer leur loi.

    Au cours des prochains jours, nous serons particulièrement attentifs au sort des communautés chrétiennes, des cibles faciles pour les représailles des groupes extrémistes musulmans.

    Au-delà de la libération d'Asia Bibi, on ne peut que déplorer le sort des minorités religieuses au Pakistan, en particulier les chrétiens, qui représentent à peu près 3% de la population, souvent marginalisés, discriminés, au plus bas de l'échelle sociale, et qui font régulièrement l'objet d'attentats, surtout au moment des grandes fêtes chrétiennes.

    Pour conclure, nous pouvons espérer que cet acquittement fera jurisprudence et que, dorénavant, la justice pakistanaise surveillera de plus près toute éventuelle accusation de blasphème. À terme, nous espérons que très rapidement, la loi anti-blasphème soit supprimée. Il n'est pas question d'encourager le blasphème mais de supprimer une loi inepte qui est le plus souvent instrumentalisée pour simplement régler des problèmes de voisinage.

    Si les chrétiens au Pakistan pouvaient dorénavant être un peu plus respectés, la dramatique épreuve d'Asia Bibi n'aura pas été vaine.

  • Exigeons la fin des persécutions des chrétiens au Nigéria

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    Exigeons la fin des persécutions des chrétiens au Nigéria #FreedomForSharibu

    Freiheit für Leah Sharibu

    124.757 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 200.000 signatures.

    By CitizenGO · 16/07/2018

    Mise à jour :  Nous avons livré plus de 60 000 signatures à la mère de Leah Sharibus dans le village de Dapchi (au nord-est du Nigeria). La mère de Leah a été reconnaissante de voir de nombreuses personnes à travers le monde la soutenir. Elle espère que sa fille est en sécurité. Elle a exhorté le gouvernement nigérien de l’aider à sauver sa fille de Boko Haram.

    Des milliers de chrétiens ont été tués ou enlevés par Boko Haram, le groupe islamiste qui a établi un « califat » (ayant prêté allégeance à état islamique) dans le nord du Nigeria. En parallèle de la barbarie de Boko Haram, les chrétiens sont également la cible des bergers musulmans qui ont détruit des centaines d’églises et tué des milliers de chrétiens.

    12 des États du nord du Nigéria ont adopté la loi islamique et les chrétiens font souvent l’objet de discriminations dans cette région. Les villages chrétiens manquent souvent d’eau potable et de dispensaires… les chrétiens se voient refuser l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur.

    En mars 2018, Boko Haram a enlevé 105 filles à Dapchi. Ces islamistes ont ordonné aux filles de se convertir à l’Islam. La jeune Leah Sharibu a refusé d’abandonner sa foi malgré la tentative de persuasion du reste de ses camarades enlevés. Boko Haram a donc refusé de la libérer, contrairement aux autres filles.

    Leah Sharibu a refusé d’accepter l’Islam ! Alors que même ses camarades de classe essayaient de la convaincre de faire semblant de se convertir pour être libérée.

    « Boko Haram n’a pas libéré ma fille parce que la jeune femme a refusé d’abandonner sa foi pour embrasser la religion musulmane», a déclaré la mère de Leah Sharibu.

    Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a souligné sur Twitter ce qui suit :

    « Il est décourageant que l’une des filles, Leah Sharibu, reste en captivité (...) Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour récupérer Leah en toute sécurité (...) Elle ne sera pas abandonnée. »

    Outre Leah Sharibu, des milliers de personnes sont massacrées et kidnappées par Boko Haram et les bergers musulmans en raison de leur foi. Alors que près de 50 % de la population du Nigéria est chrétienne, aucun chrétien ne devrait souffrir de persécution religieuse.

    Soutenez les chrétiens du Nigéria ! Soutenez Leah Sharibu.

    SIGNER ICI

  • L’Europe doit apprendre à cultiver ses racines chrétiennes, autrement elle continuera à craindre le radicalisme

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    De Vatican News :

    L’archevêque de Sarajevo invite l’Europe à redécouvrir ses racines chrétiennes

    Pour le cardinal Vinko Puljic, afin de lutter contre le radicalisme islamique, les chrétiens européens doivent d’abord redécouvrir leur propre identité.

    «L’Europe doit redécouvrir ses propres racines, sa propre identité chrétienne. Seulement comme ça, elle ne devra pas craindre le radicalisme islamique.» Le cardinal Puljic s’est exprimé en ces termes en soutien à une campagne lancée par l’antenne italienne de l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse, sur le thème «Il n’y a pas d’Europe sans le Christ», en soutien des étudiants du séminaire Redemptoris Mater de Vinnitsa, en Ukraine, et de l’agrandissement du centre pour les jeunes saint Jean-Paul II de Sarajevo.

    Près de 10 000 catholiques émigrent chaque année de la Bosnie et Herzégovine

    Le cardinal Puljic a expliqué à l’AED la situation difficile de ce pays balkanique, d’où émigrant chaque année près de 10 000 catholiques. «C’est depuis la fin de la guerre que notre petite communauté continue à diminuer d’année en année, à cause de l’absence d’égalité que soit au niveau politique ou au niveau juridique. Certains ne trouvent pas de travail, d’autres en revanche ont un emploi mais ne réussissent plus à vivre dans un pays dans lequel ils ne jouissent pas des mêmes droits que les autres citoyens».

    La discrimination des catholiques

    Les catholiques sont en effet discriminés dans chacune des entités instituées par les accords de Dayton en 1995 : au sein de la Fédération croato-musulmane, parce qu’ils ne sont pas musulmans, et dans la République serbe de Bosnie-Herzégovine, parce qu’ils sont majoritairement d’origine croate. Le cardinal dénonce les responsabilités de la communauté internationale, «qui ne nous a pas offert à nous, les catholiques, la même aide qu’aux autres groupes».

    L’engagement de l’Église locale pour la promotion de la tolérance

    L’Église locale cherche à favoriser un climat de tolérance à travers différentes initiatives, spécialement adressées aux jeunes dans le Centre Saint Jean-Paul II, qui accueille aussi des jeunes d’autres religions. «Mais ne nous pouvons pas tout faire seuls, car nous sommes une petite réalité», remarque l’archevêque de Sarajevo, qui s’inquiète aussi de la diffusion de l’islamisme radical.

    La menace de l’islamisme en Bosnie-Herzégovine

    «Il y a beaucoup d’investissements de la part des pays arabes qui construisent des mosquées et même des villages entiers pour y faire vivre ceux qui viennent ici depuis leurs nations. Avec les musulmans slaves nous avons de bons rapports, mais avec les islamistes radicalisés provenant du monde arabe, il est difficile de dialoguer. Surtout parce que, spécialement au niveau politique, ils ignorent notre présence.»

    Ce pays est une porte d’entrée vers l’Europe pour l’islam radical. «Malheureusement, l’Europe ne connaît pas bien l’islam et ne comprend pas ce que cela signifie de vivre côte-à-côte avec le radicalisme islamique». Pour contrer ce phénomène, le cardinal estime qu’il faut partir de la redécouverte des racines chrétiennes. «Aujourd’hui, l’attention n’est portée qu’au matérialisme et non pas à la dimension spirituelle de l’homme. L’Europe doit apprendre à cultiver ses racines chrétiennes, autrement elle continuera à craindre le radicalisme.»

  • KTO : En Irak, la renaissance chrétienne après Daesch

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    Après l´invasion de Daesh et la fuite des chrétiens de la plaine de Ninive, les familles reviennent peu à peu s´installer. Aujourd´hui, la ville de Qaraqosh commence à renaître après avoir été vidée de ses habitants et presque entièrement détruite. Signe également de cette nouvelle vitalité, 350 enfants feront leur première communion pour la première fois depuis le retour des familles. Un reportage en partenariat avec l´OEuvre d´Orient et avec le concours de Pèlerin. Retrouvez également le reportage de Pèlerin dans son numéro du 19 juillet 2018.

    JPSC

  • Quand Daech s'élance à la conquête de l'Afrique

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    De Paul De Maeyer sur aleteia.org :

    Daech à la conquête de l’Afrique

    Après l’Irak et la Syrie, la présence jihadiste au Sahel est une menace qui ne doit pas être prise à la légère

    Penser qu’après la défaite en Irak et en Syrie, l’« idéologie brutale » de l’Etat islamique (EI) est morte serait une erreur. Daech, selon son acronyme en arabe, est en effet partie s’enraciner en Afrique, avertit l’hebdomadaire britannique The Economist dans un article publié le 12 juillet dernier. Depuis la chute du « califat », en 2017 – c’est-à-dire trois ans après sa proclamation, en juin 2014, par Abou Bakr Al-Baghdadi à la mosquée Al-Nouri de Mossoul –  a commencé une phase de décentralisation ou de morcellement qui a vu de nombreux combattants fuir ou aller s’installer sur le continent africain. En particulier vers la zone du Sahel, l’immense bande de terre aride marquant la transition entre le désert du Sahara et la savane.

    Le nombre de personnes tués par des combattants de Daech en Afrique dépasse désormais celui de leurs compagnons de guerre en Irak affirme The Economist. L’année dernière, on a dénombré 10.000 victimes de leurs exactions, pour la plupart des civils. Le nombre de combattant est également impressionnant. Au Nigeria, on estime à 3.500 le nombre de djihadistes de l’ISWAP (État Islamique en Afrique de l’Ouest), une faction dissidente de Boko Haram. Ce nombre est probablement plus élevé que celui des combattants de l’EI encore présents en Irak et en Syrie relève l’hebdomadaire.

    Bien que la menace de Daech contre les intérêts occidentaux dans la bande du Sahel soit réduite, ajoute The Economist, ses tentacules s’étendent jusqu’en Occident. En témoignent les attentats du 22 mai 2017 à Manchester et du 19 décembre 2016 à Berlin, qui ont fait respectivement 23 et 12 morts. Dans les deux cas, les terroristes avaient des liens avec la Libye, où Daech est présente au sud de la ville de Syrte.

    Lire la suite sur aleteia.org
  • Nigéria : il faut éviter un nouveau génocide "à la rwandaise"

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    Du site belge de l'Aide à l'Eglise en Détresse :

    Nigeria: L’Occident ne doit pas attendre qu’un autre génocide se produise comme ce fut le cas au Rwanda

    29/06/2018 Louvain – Attaques violentes des bergers nomades peuls : l’appel des évêques nigérians de la Middle Belt à la Fondation Aide à l’Église en Détresse

    Mgr. Amove Avenya

    « Ne faites pas la même erreur que pour le génocide au Rwanda. Il a eu lieu au vu et au su de tous, mais personne ne l’a arrêté. Et nous savons comment ça s’est terminé ». C’est ce que déclare à l’Aide à l’Église en Détresse Mgr. Amove Avenya, évêque de Gboko, un diocèse qui se situe dans l’État à majorité chrétienne de Benue. Ce message est déjà le neuvième appel d’un évêque de la région centrale du Nigeria surnommée « Middle Belt », pour dénoncer les tensions préoccupantes qui existent avec les bergers islamistes peuls qui, ces derniers jours, ont à nouveau attaqué la région de Jos – capitale de l’État de Plateau – où plus de 100 personnes sont mortes.

    Il y a toujours eu des conflits, parce que cela fait des siècles que le bétail des bergers peuls vient paître dans la région nigériane de la Middle Belt, et que les paysans locaux – pour la plupart des chrétiens – se plaignent que leurs récoltes sont sans cesse endommagées par les troupeaux. Il s’agit d’un phénomène qui était autrefois un problème de nature économique ou ethnique, mais qui commence à se transformer en un conflit également religieux. Selon les données officielles, il y a eu 492 victimes dans l’État de Benue depuis le début de l’année. Mgr. Avenya ajoute : « Ce sont des criminels et des terroristes. Mais ils ne font pas la même chose dans les territoires à majorité musulmane. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un acte de purification ethnique contre les chrétiens ».

    Mgr. Peter Iornzuul Adoboh, évêque de Katsina Ala (État de Benue), ainsi que Mgr. Matthew Ishaya Audu, évêque de Lafia (capitale de l’État de Nassarawa), pensent tous deux qu’il existe un objectif clair d’islamisation de la « Middle Belt ». Et les bergers peuls font partie de ce plan. « Ils veulent nuire aux chrétiens », explique Mgr. Audu, « et le gouvernement ne fait rien pour les arrêter, parce que le Président Buhari fait également partie du groupe ethnique des peuls ». Ces soupçons de protection par le gouvernement sont apparus non seulement parce que la police fédérale ne faisait rien pour s’attaquer au problème, mais aussi en raison du fait que les éleveurs peuls disposaient d’armes de plus en plus sophistiquées. Il fut un temps où ces bergers n’étaient armés que de bâtons », explique Mgr. Avenya, mais maintenant ils ont des fusils AK 47. Ces armes sont trop coûteuses pour qu’ils puissent se les payer. Qui les fournit ? De plus, dans cette région il y a des points de contrôle tous les deux kilomètres. Comment est-il possible que ces hommes armés, avec leurs troupeaux, deviennent invisibles ? ».

    Le 22 mai, tous les diocèses du Nigéria se sont joints à une marche de protestation pour demander au gouvernement de protéger les chrétiens. « Nos fidèles sont assassinés ou sont contraints de se déplacer continuellement à cause de la violence », ont affirmé les évêques de Lafia et Katsina Ala, et en Occident, on continue encore de considérer le problème des bergers peuls comme une affaire interne. Ne faites pas la même chose qu’avec le Rwanda, n’attendez pas que le génocide ait eu lieu pour intervenir ! »

    Par Marta Petrosillo

  • Un nouveau groupe djihadiste sème la terreur au Mozambique

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    Mozambique : Émergence d’un nouveau groupe djihadiste

    L’Église du Mozambique s’inquiète de récentes attaques violentes perpétrées par un nouveau groupe djihadiste qui, d’octobre 2017 à juin 2018, sème la terreur dans la province de Cabo Delgado, au nord du pays.

    On dispose de peu de données sur ce groupe terroriste qui porte le même nom que l’organisation somalienne Al Shabab, mais qui n’a apparemment aucun rapport avec elle déplore l’évêque du lieu, Mgr Luiz Fernando Lisboa. Le groupe a tué des dizaines de personnes, brulé des maisons et attaqué des églises et des mosquées« L’ennemi n’a ni visage, ni porte-paroleNous ne le connaissons pas. On ne sait pas qui combattre. On ne sait même pas le motif de sa lutte. On parle de radicalisme religieux, de lutte pour les ressources naturelles, du commerce illicite d’armes, de conflits politiques, de rivalités ethniques… mais la vérité est que personne ne peut encore confirmer avec certitude de quoi il s’agit », déclare l’évêque de Pemba à l’AED, tout en précisant que « les défunts n’avaient aucune relation entre eux, ils étaient originaires de villages différents et étaient de religions différentes. Ce ne sont pas spécifiquement les chrétiens qui sont persécutés ».

    Cette situation de grande violence « est absolument nouvelle pour tous », et a surpris le gouvernement, la population et les forces de sécurité. Pour éviter d’autres attaques, « des voitures blindées ont été placées dans plusieurs districts, de nombreux soldats et policiers armés inspectent les gens et les voitures, en particulier dans la partie septentrionale de la province ».

    La situation d’extrême pauvreté et le chômage élevé des jeunes au Mozambique en font des proies faciles pour les terroristes. « On dit que les jeunes qui ont accepté de participer à ce groupe se sont vu promettre de grosses sommes d’argent », affirme le prélat. « Les jeunes impliqués ne sont pas seulement des inconnus, des étrangers ou des “terroristes”, comme nous les appelons habituellement. Il y a aussi des jeunes de nos familles, de nos villages, de chez nous, de notre confession… »

    Mgr Lisboa rend visite aux communautés et aux paroisses touchées pour leur donner des paroles d’encouragement et pour soutenir spirituellement les missionnaires. « Nous travaillons pour calmer les esprits et demander aux gens de rester sereins. Nous avons demandé qu’il ne soit pas diffusé d’images violentes sur les réseaux ni répandu plus de rumeurs concernant les faits, car cela ne fait que créer encore plus de panique et susciter une atmosphère d’insécurité. Nous prions beaucoup et nous demandons de prier pour que ces attentats s’arrêtent et pour que les autorités arrêtent les coupables et qu’ils soient jugés. Nous ne devons pas nous sentir piégés ou paralysés, malgré la prudence dont nous devons faire preuve ».

    Les principaux défis pour l’Église au Mozambique

    Beaucoup d’autres défis pèsent sur l’Église (le nombre de chrétiens représente environ 55% de la population) : la pauvreté -même si le pays est riche en ressources naturelles, la malnutrition maternelle et infantile, les mariages prématurés, les grossesses précoces des jeunes filles, le manque de soins adéquats pour les populations, les conditions d’éducation, les dettes cachées faites par le gouvernement précédent qui ont contribué à l’augmentation de la pauvreté, l’absence de réconciliation nationale après les deux guerres, pour n’en nommer que quelques-uns.

    Dans un communiqué envoyé de son diocèse, Mgr Lisboa encourage chacun à intensifier ses prières et à « ne pas être aveuglé par les préjugés religieux, ethniques et politiques, mais plutôt à former un grand courant de bons sentiments, de bonnes actions, de bonnes relations, de bons conseils, de bonnes initiatives… pour que la paix, qui est toujours le fruit de la justice, règne à nouveau parmi nous ».

  • Un moine en otage

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    Des Editions de l'Emmanuel :

    Un moine en otage

    Le combat pour la paix d'un prisonnier des djihadistes

    Témoignages

    - 14,5x19,5 cm - 224 pages - 17,90 € 
    ISBN : 9782353896868 - Parution : 29 mai 2018

    Un moine en otage

    Le 21 mai 2015, Jacques Mourad, moine et prêtre syriaque originaire d’Alep, est enlevé par Daech. Il restera cinq mois aux mains de ses ravisseurs. Son récit magnifique nous fait découvrir la vie des chrétiens d’Orient, le conflit en Syrie, la réalité de Daech, mais aussi la manière dont nous, occidentaux, pouvons oeuvrer pour la paix, ici et maintenant.
    Le récit d’un homme pour qui la foi, l’espérance et l’amour seront toujours les plus forts.

    Jacques Mourad s’est confié à Amaury Guillem, directeur de RCF Aix-Marseille, auteur de Ceux du 11ème étage (Cerf 2014).

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  • Nigeria : des fillettes utilisées comme bombes vivantes

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    De François Gloutnay sur presence-info.ca :

    Boko Haram utilise des enfants pour commettre des attentats-suicides

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.

    Mgr Ignatius Kaigama, archevêque de Jos, a donné une conférence à Montréal le 14 juin 2018.   (Présence/François Gloutnay)

    Cette fin de semaine, la célébration de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, fut meurtrière dans le nord-est du Nigeria.

    Le groupe djihadiste Boko Haram y est accusé d'avoir utilisé six fillettes, sanglées d'explosifs, afin de perpétrer des attentats-suicides dans la nuit de samedi à dimanche. Ces bombes humaines, âgées de 7 à 10 ans, ont tué 31 personnes et fait un grand nombre de blessés.

    L'utilisation d'enfants par le groupe Boko Haram ne surprend pas Ignatius Kaigama, l'archevêque de Jos, au Nigeria, et jusqu'à récemment président de la conférence épiscopale nigériane.

    Jeudi soir, lors d'une soirée publique tenue à Montréal, dernier arrêt de sa tournée canadienne d'une semaine, Mgr Kaigama a rappelé que dans son pays, «il y avait jusqu'à récemment, des attaques à la bombe chaque jour ou presque».

    «Si le nombre de ces attentats a beaucoup chuté, cela ne veut pas dire que Boko Haram a cessé ses activités», a-t-il lancé quelques 48 heures avant que Boko Haram ne soit relié aux attentats-suicides de la fin de semaine.

    «Ici, les gens pensent que Boko Haram ne s'attaque qu'aux chrétiens.» C'était sans doute le cas auparavant, «mais ce n'est plus ce qu'on observe aujourd'hui», a-t-il dit à la soixantaine de personnes présentes en soirée dans la salle de conférence de la bibliothèque Atwater.

    «Les objectifs du groupe ont changé. Ils attaquent aujourd’hui tout le monde, y compris leurs propres membres qui ne suivent pas sa philosophie ainsi que les musulmans qui n'approuvent pas ses actions. Les membres de Boko Haram entrent dans les mosquées et tuent les gens.»

    De plus, a révélé jeudi soir l’archevêque, le groupe djihadiste «utilise maintenant des enfants, des garçons ou des fillettes, dont les vêtements sont bourrés d'explosifs. On les envoie au marché, à l'école, à l'hôpital, à tous les endroits où il y a beaucoup de gens. Ils font sauter les explosifs, ils se tuent eux-mêmes et font un maximum de victimes.»

    C'est arrivé dans des églises, y compris dans sa propre cathédrale, ajoute l'archevêquem qui explique que les fêtes de Noël et de Pâques se déroulent dorénavant sous haute surveillance. «Fêter Noël à l’église durant la nuit, il faut oublier cela», dit Mgr Kaigama.

    Travailleurs sociaux

    L'Église du Nigeria fait face a de nombreux défis, dit l'archevêque Kaigama. «Mais je comprends, après ma visite au Canada, que l'Église d'ici éprouve aussi des difficultés», lance-t-il. Il a appris lors de sa tournée canadienne qui l'a mené, du 7 au 14 juin, de Vancouver jusqu'à Montréal, que des églises ferment leurs portes, que les grands séminaires sont déserts et que peu de fidèles participent aux cérémonies religieuses.

    «Nos églises sont pleines», dit-il. Et pas seulement le dimanche. Tous les jours, les gens s'adressent à l'Église pour qu'elle les aide, y compris pour leurs besoins de base comme la nourriture, l'eau, l'éducation, les soins de santé. «Nous sommes devenus des travailleurs sociaux. Nos agent de pastorale passent beaucoup de temps à aider les gens.»

    N'est-ce pas plutôt le rôle du gouvernement? «Bien sûr», répond l'archevêque. «Mais l'État n'a pas la volonté politique de régler ces problèmes.» Il rappelle que le Nigeria possède d'énormes quantités de ressources, pétrolières entre autres, «suffisamment pour que tous puissent en profiter équitablement».

    «Mais ce n'est pas le cas. Les ressources ne sont pas bien distribuées. Cette richesse est concentrée entre les mains de quelques personnes  alors que la vaste majorité souffre», soutient l'archevêque de Jos, un archidiocèse situé au centre du Nigeria. «Ceux qui possèdent» les richesses et le pouvoir, «ne rencontrent jamais les pauvres, car ils habitent dans des quartiers fortifiés, protégés par les policiers et des soldats.»

    «Si les gens vont vers l'Église, c'est qu'elle est toujours ouverte.» Mgr Ignatius Kaigama explique que son bureau à l'archevêché est toujours accessible. «Quand je suis là, je vois se former une longue file de gens qui viennent me voir avec toutes sortes de problèmes. Je les écoute mais je me sens tellement impuissant devant toutes les difficultés que rencontrent les gens.»

    «Chaque jour, malgré nos défis - c'est ainsi qu'il appelle la misère, les meurtres et les attentats auxquels les gens du Nigeria sont confrontés! - nous tentons d'aider du mieux possible.»

    La tournée canadienne de Mgr Kaigama était organisée par l’organisme catholique Aide à l’Église en détresse Canada.