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islamisme

  • Pakistan : les jeunes filles chrétiennes vivent à la merci des extrémistes

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    De Sylvain Dorient sur le FigaroVox :

    «Au Pakistan, les jeunes filles chrétiennes vivent à la merci des extrémistes»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - En 2013, la commission «Justice et Paix» du Pakistan publiait un rapport dénonçant l'enlèvement de force de jeunes filles chrétiennes pakistanaises, converties pour être mariées. Une situation qui ne s’est pas améliorée depuis, dans le pays où la charia prévaut sur le droit normatif, s’inquiète Sylvain Dorient.

    Sylvain Dorient est membre de l’AED, l’Aide à l’Église en Détresse.


    Le visage souriant de cette jeune fille de 14 ans, qui pose pour la photo, n’est plus inconnu du grand public. Huma Younus, pakistanaise et chrétienne a été enlevée le 10 octobre 2019. Son ravisseur, Abdul Jabar, l’a emmenée à 600km de son foyer. Il prétend que la jeune fille s’est convertie à l’islam et l’a épousée de son plein gré.

    Au Pakistan, où 96% de la population est musulmane, les minorités religieuses, chrétienne, hindoue et Sikhe, vivent dans une situation précaire.

    Au Pakistan, où 96% de la population est musulmane, les minorités religieuses, chrétienne, hindoue et Sikhe, vivent dans une situation précaire, à la merci des extrémistes. C’est en particulier vrai des jeunes filles, déplore la Commission justice et paix, qui dénonce depuis 10 ans le phénomène des mariages et conversions forcés de mineures. Selon les calculs de la Commission, composée d’avocats, de religieux et de militants, un millier de jeunes filles seraient enlevées de la sorte chaque année. Depuis la publication du rapport qui indiquait ce chiffre, en 2013, les choses n’ont pas changé, regrette Christopher Sajid. Pakistanais, il a travaillé pour Caritas Pakistan avant de diriger l’Human Friends Organization ; il craint au contraire que le phénomène ne se soit aggravé. Il explique: «Les familles chrétiennes ou hindoues sont souvent très pauvres, elles ont peu accès à l’éducation. Le plus souvent, elles n’osent pas porter plainte. Je crains que beaucoup de cas ne passent sous les radars.»

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  • Ethiopie : un massacre planifié contre les chrétiens par des islamistes

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    De Kath.net news :

    Éthiopie: selon l'archevêque, les troubles avec de nombreux morts constituent un massacre planifié contre les chrétiens

    14 juillet 2020

    L'archevêque Abune Henok : Une série de violences massives avec 239 morts n'est pas le résultat de tensions ethniques, mais bien des attaques ciblées contre des croyants orthodoxes

    Addis-Abeba (kath.net/KAP) Selon un archevêque orthodoxe, la dernière série de violences en Éthiopie, avec un total de 239 morts et plus de 300 blessés, n'est pas une conséquence des tensions ethniques, mais bien des attaques ciblées contre les chrétiens. Selon le portail d'information éthiopien borkena.com (dimanche), d'après l'archevêque Abune Henok, dont le diocèse est situé dans la zone Westarsi de l'État régional d'Oromia, il s'agissait d'une campagne coordonnée dans laquelle l'identité ethnique n'était utilisée que comme «couverture». Apparemment, l'intolérance des islamistes envers les adeptes de l'église orthodoxe orientale Tewahedo est à l'origine du massacre.

    Le meurtre de l'éminent chanteur et activiste Hachalu Hundessa, le 29 juin vers 21h30, a déclenché des manifestations de masse et plongé toute l'Éthiopie dans le chaos. Le fond n'est toujours pas clair. Hundessa, comme le chef du gouvernement et lauréat du prix Nobel de la paix Abiy Ahmed, appartenait au groupe Oromo, le plus grand groupe ethnique de l'État multiethnique d'Afrique de l'Est et qui s'est senti négligé par le gouvernement pendant de nombreuses années. Le musicien était considéré comme un pionnier des droits du peuple, mais il était également membre de l'Église orthodoxe.

    Avant même que la nouvelle du meurtre de Hundessa ne soit connue, le lendemain, vers 4 heures du matin, des groupes cagoulés avaient lancé des attaques brutales contre des membres de la communauté dans la région, a rapporté l'archevêque Henok. Il suppose lui-même que l'action avait été planifiée à l'avance, alors même que le public ne savait rien du meurtre à l'époque. Dans les émeutes qui ont suivi début juillet, le membre du clergé de sa province d'Arsi a déclaré que 19 personnes, toutes chrétiennes orthodoxes, avaient été cruellement tuées - certaines déchirées en morceaux, lapidées ou battues à mort.

    Selon l'archevêque, 3 362 chrétiens orthodoxes ont été expulsés dans le cadre des attaques de plusieurs jours et ont cherché refuge dans les églises. Cependant, des églises telles que l'église du Saint-Sauveur à Kokosa, avec tout son inventaire, ont été détruites et incendiées. Selon Henok, 493 maisons, 934 magasins, un certain nombre de cliniques et quatre écoles et 72 voitures, qui appartenaient tous à des fidèles de l'Église orthodoxe, ont été détruits, ciblant des personnes particulièrement connues pour leurs services sociaux rendus dans l'Eglise.

  • Refuser le voile islamique ne relève pas du racisme. Bien au contraire

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    Du site de la Libre Belgique (OpinionsContribution externe) :

    Le voile islamique n’est pas un détail vestimentaire

    Le voile est un signe politico-religieux, relevant d’une lecture politique de l’islam qui impose une vision du monde et des rapports de domination aux femmes.

    Une carte blanche signée par le Collectif Laïcité Yallah (1) (voir la liste des signataires ci-dessous).

    Décidément la décision de la Cour constitutionnelle relative au port des signes convictionnels dans l’affaire de la Haute École Francisco Ferrer a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Dans certains milieux, cet avis ne cesse de susciter des réactions depuis le 4 juin dernier. On devine pourquoi. L’interprétation que fait le plus haut tribunal du pays de la neutralité en matière d’enseignement est univoque. Et l’âge des élèves (au-delà de 18 ans) n’y change rien. La Cour a tranché : la liberté de religion n’a pas préséance sur les autres libertés constitutionnelles tout aussi importantes dans un cadre scolaire. Le positionnement de la Cour constitutionnelle rejoint ainsi celui des responsables de l’enseignement obligatoire. La préoccupation de la Cour a été de mettre en avant un socle de valeurs communes dans le respect de la pluralité et de la diversité des opinions. Autrement dit, ceux qui affichent leurs signes convictionnels ne peuvent les imposer à ceux qui ne les affichent pas. D’où cette interprétation de la neutralité qui va dans le sens d’une « obligation d’abstention ». C’est le sens de cette décision.

    Distinguer le voile de la tête

    Nous, citoyennes et citoyens, membres du Collectif Laïcité Yallah soucieux de faire de l’école le lieu de la formation de l’esprit critique accueillons cet avis avec soulagement. En ces temps de confusion, répéter l’évidence (encore une fois) : les signes convictionnels n’ont pas leur place à l’école et ce, autant pour les enseignants que pour les élèves. L’arrêt rendu par la Cour constitutionnelle contribue à lever de nombreuses ambiguïtés. Pour autant, préparer les élèves à la nécessaire distanciation entre ce qui relève de leur être et ce qui a trait à leurs croyances reste un immense défi. Comment espérer vivre en bonne intelligence si chacun reste prisonnier de ses seules certitudes sans tenir compte de l’intérêt général? Savoir distinguer la peau de la chemise comme le suggérait le grand Montaigne est un impératif de tous les temps. La pensée visionnaire de ce précurseur des Lumières n’a pas pris une ride.

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  • Quand un islam radical et politique se propage presque partout en France

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    Instructif et bien évidemment applicable à notre pays.

    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    L’islam se propage presque partout en France

    C’est un rapport sénatorial qui l’affirme : « Toute la France sauf l’Ouest est touchée par un islam radical », « un islam politique ». Disons tout de suite qu’on se demande où, quand et pour combien de temps, on a pu trouver un islam qui ne soit ni radical, ni politique ? La question n’est pas anodine : nous y reviendrons.

    Dans ce texte qu’a pu se procurer Le Figaro (8 juillet), la commission d’enquête constituée à l’initiative du groupe Les Républicains au Sénat s’alarme de « la réalité de la radicalisation islamiste » en France et de ses répercussions sur l’organisation de la société. « L’islamisme radical est polymorphe, s’insinuant dans tous les aspects de la vie sociale et tend à imposer une nouvelle norme sociale en se prévalant de la liberté individuelle » constatent les sénateurs après quelque soixante-dix auditions d’acteurs institutionnels, associatifs, chercheurs et responsables politiques. Les parlementaires soulignent « la diffusion des comportements qui remettent en cause le vivre ensemble et portent atteinte directement à la liberté de conscience, à l’égalité entre les hommes et les femmes et aux droits des personnes homosexuelles ». « On assiste à la constitution dans certains quartiers d’un écosystème islamiste, où l’on vit entre soi » commente le rapporteur, la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio (Val-d’Oise). Et de conclure : « On ne peut pas l’accepter. C’est maintenant ou jamais qu’il faut réagir. »

    Réagir, oui, mais comment ? Les sénateurs avancent 44 propositions qui balayent les champs économique, éducatif, social et culturel. Ils plaident notamment pour que les élus locaux et les agents des administrations publiques soient mieux informés sur « la laïcité » et « l’islam radical », ce qui ressemble à un vœu pieux : bien malin qui pourrait définir aujourd’hui cette « laïcité » française réduite à de nébuleuses « valeurs », tout en prétendant, au nom de ces mêmes « valeurs », dissocier l’islam de la radicalité qui lui est consubstantielle. Cette radicalité imprègne les sermons dans les mosquées, à propos des femmes, des prescriptions alimentaires ou vestimentaires, des rapports avec les non-musulmans. Les mosquées qui maillent aujourd’hui la France ne sont pas seulement des lieux de prière mais de pouvoir, explique l’universitaire spécialiste de l’islam, Annie Laurent (lire son article).

    Il faut « enrayer la machine de prédication » dans les mosquées, affirment justement les sénateurs. Mais alors, faudra-t-il réécrire le Coran ou le faire « interpréter » par des « modérés » qui seraient vite éjectés de leur communauté et dont la vie même serait menacée ? La commission d’enquête parlementaire se dit à juste titre « très réservée » sur les tentatives de l'État d'organiser l'islam de France. Elle demande le rétablissement de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) transférée en décembre 2019 sous la seule autorité du ministère de l'Intérieur), la réactivation du renseignement territorial et de la police des cultes, le contrôle du financement et du recrutement des associations à caractère cultuel, ou encore l’interdiction sur le territoire des prédicateurs des Frères musulmans. Quant à renforcer « l’infraction d’atteinte à la liberté de conscience », l’idée semble excellente… sur le papier (au fait, la République n’aurait-elle pas elle-même quelques repentances à formuler à ce sujet ?)

    Le fond du problème, ce n’est pas « l’islam radical » ou « l’islam politique », mais l’islam tout court ! Comme le soulignait Rémi Brague dans un entretien au Figaro (8 février 2018), « l’islam est à la fois une religion et un système juridique. La charia est décisive. Ce système de lois régit la totalité du comportement humain, y compris le religieux ». Face à cette réalité plus que millénaire, que pèsent les « valeurs » vacillantes de La République et sa « laïcité » ? Comme le constate ce rapport, les « tenants de l’islamisme tentent aujourd’hui de prendre le contrôle de l’islam en France » pour « instaurer le califat, c’est-à-dire le règne de Dieu sur Terre ». Pour s’en sortir, il faut cesser de tourner autour du pot et regarder la réalité en face : ce n’est pas « la religion » qui menace les Français et la République mais bel et bien un système totalitaire – puisqu’il enserre toute la personne et prétend régir l’ensemble de la société en réduisant peu à peu à la dhimmitude les « infidèles », ceux qui n’appartiennent pas à « la communauté des croyants ». Il ne s’agit évidemment pas de persécuter les musulmans et de leur interdire de pratiquer leur culte, mais de renforcer les lois – et plus encore, de les appliquer ! – pour éviter que notre pays bascule dans une violence incontrôlable ou, pire encore, en sorte au prix de la « paix islamique ».

    Philippe Oswald

  • Erdogan rétablit le culte musulman dans la basilique Sainte-Sophie

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    De franceinfo Culture :

    Turquie : le président Erdogan redonne à Sainte-Sophie son statut de mosquée, l'Unesco exprime ses "vifs regrets"

    Après une décision de justice invalidant le statut de musée de l'ex-basilique, Recep Tayyip Erdogan a annoncé l'ouverture de Sainte-Sophie aux prières muslmanes. 

    Erdogan reprend la Basilique Sainte-Sophie pour la convertir en ...

    Basilique dans l'empire Byzantin, mosquée sous le règne Ottoman, Sainte-Sophie est finalement devenue un musée en 1934.

    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a signé, vendredi 10 juillet, un décret rendant à l'ex-basilique Sainte-Sophie d'Istanbul son statut de mosquée, en dépit des inquiétudes exprimées par plusieurs pays ou institutions étrangers. Le décret a été pris une heure à peine après que la plus haute juridiction administrative turque a annulé un autre décret gouvernemental, datant cette fois de 1934 et ayant transformé l'édifice en musée.

    L'Unesco, l'agence de l'ONU en charge de la culture, a annoncé qu'elle "regrettait vivement" la décision des autorités turques, "prise sans dialogue préalable", de "modifier le statut" de ce site classé au patrimoine mondial de l'humanité. Exprimant leur déception, les Etats-Unis ont dit prendre acte "de l'engagement du gouvernement turc de garantir un accès à Sainte-Sophie à tous les visiteurs".

    Une première prière dans deux semaines

    Recep Tayyip Erdogan a annoncé que les premières prières collectives musulmanes auraient lieu le 24 juillet. Le dirigeant conservateur a précisé que l'ex-basilique "resterait ouverte à tous, Turcs et étrangers, musulmans et non-musulmans".

    Plusieurs pays, notamment la Russie et la Grèce, qui suivent de près le sort du patrimoine byzantin en Turquie, ainsi que les Etats-Unis et la France, avaient auparavant mis en garde Ankara contre la transformation de Sainte-Sophie en lieu de culte musulman, une mesure que le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan appellait de ses voeux depuis des années.

    Oeuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins, qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco et l'une des principales attractions touristiques d'Istanbul. Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans au XVe siècle, elle a été transformée en musée en 1934 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de "l'offrir à l'humanité".

  • Les martyrs coptes massacrés par les djihadistes en Libye bientôt sur les écrans

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/EGYPTE - « Martyrs de la foi et de la nation », première œuvre cinématographique sur les coptes orthodoxes massacrés en Libye par des djihadistes

    8 juillet 2020

    CoptsUnited

    Samalut (Agence Fides) – La première œuvre cinématographique dédiée aux 20 chrétiens coptes orthodoxes décapités en 2015 par des djihadistes en compagnie de leur compagnon de travail ghanéen s'intitulera “Martyrs de la foi et de la nation ». L'initiative est partie avec la bénédiction du Patriarche copte orthodoxe Tawadros II et sera réalisée sous la supervision de l'Evêque copte orthodoxe de Samalut, Pavnotios.

    Dans un récent communiqué diffusé par ce même Diocèse de Samalut, était annoncé l'imminent début des reprises prévu dès janvier dernier et reporté à cause de la pandémie de corona virus. Le recueil des témoignages et du matériel utile à la rédaction et à la révision du scénario, confié à l'écrivain Mina Magdy, avait débuté depuis longtemps. Le texte du scénario est basé notamment sur les récits des membres des familles des martyrs, presque tous natifs de la région de Samalut. Le texte à transformer en film, avant d'arriver aux scènes relatives au martyre, à la découverte des corps dans une fosse commune et au retour des dépouilles en Egypte, parcourt les vies des jeunes coptes orthodoxes massacrés par les djihadistes, arrachés à leur vie quotidienne et familiale, faite de fatigue, d'espérances et de désirs d'un avenir meilleur, ces désirs mêmes qui avaient poussé les martyrs à émigrer en Libye à la recherche d'un travail digne et utile à subvenir aux besoins de leurs familles respectives.

    La mise en scène de l'oeuvre est confiée au cinéaste Yussef Nabil, qui a déjà par le passé raconté sur la pellicule des histoires de martyre chrétien. L'annonce du plan de l'oeuvre et du début des travaux – explique sur le site Internet Wataninet.com Nader Shoukry, membre de la commission chargée de revoir le scénario – vise également à chercher des subventions permettant de soutenir l'ambitieux plan de travail. Le communiqué du Diocèse copte orthodoxe de Samalut reporte également le message des cinéastes impliqués dans le projet qui demandent à tout un chacun « de prier afin que le Seigneur complète l'oeuvre avec nous, en nous aidant à réaliser le film de la meilleure des manières possibles, de sorte qu'il devienne un témoignage de la force des martyrs pour toutes les générations futures ».

    Les 20 coptes égyptiens et leur compagnon de travail ghanéen avaient été enlevés en Libye au début de janvier 2015. La vidéo de leur décapitation fut mise en ligne par les sites djihadistes le 15 février suivant. Une semaine après la nouvelle du massacre, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida d’inscrire les 21 martyrs égorgés par le prétendu « Etat islamique » au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Eglise copte orthodoxe, établissant pour la célébration de leur mémoire la date du 15 février.

    Les dépouilles mortelles des coptes tués en Libye par des djihadistes avaient été identifiées fin septembre dernier dans une fosse commune de la côte libyenne, non loin de la ville de Syrte. Leurs corps avaient été trouvés les mains liées derrière le dos, revêtant encore les combinaisons orange qu’ils portaient dans la vidéo macabre tournée par leurs bourreaux au moment de leur décapitation.

    Le rapatriement des dépouilles des martyrs en Egypte, annoncé à plusieurs reprises par les moyens de communication égyptiens, a demandé plus de temps que prévu et n’a pu avoir lieu qu’à la mi-mai (voir Fides 15/05/2018). Entre temps, les analyses de l’ADN ont permis d’identifier chacun des corps des 21 martyrs.

    Cette année, comme eut à l'indiquer l'Agence Fides (voir Fides 07/02/2020), au sein du Diocèse copte orthodoxe de Samalut, sont en cours les célébrations visant à commémorer les martyrs coptes de Libye alors que 5 ans se sont écoulés depuis les faits. Ayant débuté le 1er février, les célébrations en question s’achèveront le 16 février et se déroulent principalement dans l’église et au Musée dédiés aux martyrs, édifiés rapidement avec le soutien concret du gouvernement égyptien.

    « La vidéo qui montre leur exécution – indiquait en son temps à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Antonios Aziz Mina, Evêque copte catholique émérite de Gizeh – a été construite comme une mise en scène cinématographique terrifiante, dans le but de répandre la terreur. Et pourtant, dans ce produit diabolique de la fiction et de l’horreur sanguinaire, on voit que certains des martyrs, au moment de leur mise à mort barbare, répètent « Seigneur Jésus Christ ». Le nom de Jésus a été le dernier mot qui est venu sur leurs lèvres. Comme dans la passion des premiers martyrs, ils s’en sont remis à Celui qui, peu après, les aurait accueillis. Ils ont ainsi célébré leur victoire, une victoire qu’aucun bourreau ne pourra leur enlever. Ce nom murmuré au dernier instant a été comme le sceau de leur martyre ». (GV) (Agence Fides 08/07/2020)

  • Nigeria : "une persécution criminelle"

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    Le Président de la COMECE exprime sa solidarité envers les communautés chrétiennes du Nigeria

    Dans une lettre récente envoyée à la Conférence des évêques catholiques du Nigeria, S.Em. le Card. Jean-Claude Hollerich s.j., Président de la COMECE, a exprimé sa solidarité envers les communautés chrétiennes du pays africain, qui sont « victimes d'attaques continues par des terroristes, des insurgés et des milices qui, dans certains cas, s’apparentent à une véritable persécution criminelle ».

    Dans sa lettre aux évêques nigérians, le cardinal Hollerich assure que la COMECE plaidera pour une intensification de l'assistance et de la coopération de l'UE avec les autorités et les institutions nigérianes, y compris les Églises et les communautés religieuses, afin de combattre la violence et la persécution, et d'améliorer la stabilité et la prospérité du Nigeria.

    En mai 2020 déjà, dans le contexte de la persécution croissante des communautés chrétiennes dans ce pays africain, la COMECE avait appelé l'UE et ses États membres, ainsi que l'ensemble de la communauté internationale, à accroître leurs efforts afin de mettre fin à la violence au Nigeria, de traduire les criminels en justice, de soutenir les victimes et de promouvoir le dialogue et la paix.

    La COMECE a plus spécifiquement exhorté la communauté internationale à utiliser des instruments diplomatiques, politiques et financiers pour aider les autorités nigérianes à mettre un terme la violence, à traduire les criminels en justice, à soutenir les victimes et à inclure pleinement les chrétiens (47% de la population nationale) dans toutes les structures de l'État et à tous les niveaux de l'administration - y compris la police et les forces armées.

    « Mes pensées et mon cœur vont aux nombreux jeunes obligés de quitter le pays à cause de la violence et du manque de perspectives socio-économiques », a déclaré le Président de la COMECE.

    Exprimant sa proximité avec les migrants et leurs familles, avec ceux qui fuient la violence et demandent l'asile, avec les victimes de la traite des êtres humains réduites en esclavage dans nos propres pays et avec toutes les personnes déplacées qui cherchent un lieu de vie plus sûr, le Cardinal Hollerich a rappelé la nécessité de les accueillir, les protéger, les promouvoir et les intégrer.

  • Nouvel épisode violent de discrimination antichrétienne au Pakistan

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Nouvel épisode de discrimination sur base religieuse à l'encontre d'une famille chrétienne

    vendredi, 12 juin 2020

     

    Peshawar (Agence Fides) – « Nos voisins musulmans nous ont intimé de quitter notre maison dans les 24 heures. A cette menace, j’ai composé le numéro téléphonique de la police mais, avant son arrivée, ils ont commencé à me rouer de coup et, brandissant des armes de poing, ils ont ouvert le feu contre moi et contre ma famille, avant de s’enfuir en entendant arriver la police ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides le chrétien Nadeem Joseph, relatant l’épisode de violence intervenu ces jours derniers à Peshawar, capitale de la province pakistanaise de Khyber Pakhthun Khwa. Nadeem Joseph déclare : « Deux projectiles m’ont atteint à l’estomac. Ma belle-mère, sortie de chez elle, a été blessée à l’épaule ».

    La famille de Nadeem Joseph a acheté la maison en question le mois dernier, emménageant au cours de la dernière semaine du mois de mai. « A peine installés, nos voisins musulmans nous ont demandé notre religion et quand ils ont su que nous étions chrétiens, ils ont commencé à nous menacer en nous intimant l'ordre de quitter la maison. Le quartier est une zone résidentielle pour musulmans : les juifs et les chrétiens ne peuvent acheter une maison et vivre ici, nous ont-ils dit » et Nadeem Joseph d'ajouter : « Ils ont commencé à nous causer des problèmes. Un jour, ils ont mis de la colle dans la serrure de la grille principale de notre maison. Un autre, ils ont menacé mes enfants ».

    Désormais, la famille de Nadeem Joseph est épouvantée et le chef de famille déclare : « Je n'ai pas encore payé le prix total de cette maison. Je fais appel aux fonctionnaires de sécurité afin qu'ils assurent la protection de ma famille. Nos agresseurs sont des personnes impliquées dans le trafic de drogue et dans la criminalité ».

    La police a enregistré une plaine (FIR) à l'encontre des agresseurs, Salman Khan et ses fils.

    Le Père Qaisar Feroz OFM Cap, Secrétaire exécutif de la Commission pour la Communication sociale de la Conférence épiscopale du Pakistan, a condamné cette attaque, indiquant à l'Agence Fides, dans le cadre d'un entretien : « Cet incident met en évidence la discrimination, l'intolérance et le manque de coexistence pacifique existant au sein de la société. Notre gouvernement actuel a pris de bonnes initiatives pour promouvoir et renforcer l'harmonie sociale et religieuse mais nous devons encore beaucoup travailler au niveau de la base ». Le religieux ajoute : « La discrimination et la haine envers les personnes d'autres religions existent chez les personnes à la mentalité fondamentaliste. Il est du devoir de tous de combattre cette mentalité ».

    Khalid Shahzad, activiste en faveur des droits fondamentaux et de la paix, indique à Fides : « Il est toujours triste de constater la discrimination existant à l'encontre des citoyens chrétiens sur la base de leur religion. Certains musulmans qui ont une mentalité imprégnée de fanatisme et de fondamentalisme veulent voir les chrétiens n'être employés que dans le cadre d'emplois peu qualifiés comme ceux de balayeurs et d'égoutiers. Cette attitude discriminatoire est présente dans différents bureaux et instituts où existent des ustensiles séparés pour les musulmans et pour les non musulmans ou encore là où les lieux de travail des musulmans sont séparés de ceux des non musulmans : il s'agit d'une ségrégation religieuse ». (Ag-PA) (Agence Fides 12/06/2020)

  • Neuf chrétiens ont été tués dans une nouvelle attaque au Nigeria

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    Du site Portes Ouvertes :

    Neuf chrétiens tués dans une attaque au Nigéria

    L'attaque a fait 9 morts et déplacé des centaines de personnes au Sud de Kaduna au Nigéria.

    Neuf chrétiens ont été tués aux premières heures, mercredi 3 juin lorsque des hommes armés ont attaqué plusieurs villages autour de Kajuru, dans le Sud de Kaduna au Nigéria. L'attaque sur Tudun-Doka-Avong a déplacé des centaines de personnes, pour la plupart chrétiennes. On soupçonne des nomades peuls d'être à l'origine de cette nouvelle attaque.

    Cette dernière est survenue quelques semaines après celle de Gonar Rogo, également dans la région de Kajuru, qui a fait au moins 17 morts. Un groupe d'hommes armés à moto avait envahi le village isolé du district de Kafuna le mardi 12 mai.

    Les chrétiens et défenseurs des droits de l'homme de la région déplorent le manque de protection des communautés de Kajuru, majoritairement chrétiennes.

    En fait, les chrétiens de ce pays sont victimes d'attaques incessantes :

    https://www.portesouvertes.fr/informer/actualite/pandemie-ou-pas-les-attaques-continuent-au-nigeria

  • Pakistan : nouveaux épisodes de violence à l'encontre des minorités religieuses chrétiennes et hindoue

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Poursuite de la situation d'urgence en matière de violences à l'encontre des minorités religieuses

    lundi, 1 juin 2020 
     

    Islamabad (Agence Fides) – Des épisodes de violence à l'encontre des minorités religieuses chrétiennes et hindoue continuent à préoccuper au Pakistan et à susciter l'indignation au sein de la société civile. Ironie du sort, les violences interviennent alors qu'au sein des institutions le débat est vif à propos de la nouvelle Commission pour les minorités religieuses, à peine créée au sein de l'exécutif. Actuellement, les ONG locales et internationales, telles que Human Rights Watch, se plaignent du fait que le gouvernement pakistanais a exclu de la Commission la communauté longtemps persécutée des Ahmadis, considérés comme une secte issue de l'islam sunnite, réclamant que l'organisme soit véritablement inclusif et indépendant.

    Comme l'a appris l'Agence Fides, ces jours derniers, le pasteur Haroon Sadiq Cheeda et sa famille ont été brutalement frappés et contraints à quitter la zone dans laquelle ils vivaient, dans la ville de Rahim Yar Khan, dans la province pakistanaise du Pendjab.

    Au cours des jours qui ont précédé, sept musulmans armés avaient attaqué l'église pentecôtiste de la Trinité, sise dans la zone de Kala Shah Kaku dans le district de Sheikhupura, à 56 km de Lahore, capitale du Pendjab. Le pasteur Samuel Hidayat, responsable du culte, a déclaré à Fides : « Il a été choquant que d'écouter ces fondamentalistes qui hurlaient des slogans parlant de livrer aux flammes l'église et les chrétiens qui vivent dans la colonie (quartier NDT) environnante. Ils ont démoli le mur postérieur de l'église, la porte principale et la croix située sur la grille ». Le pasteur ajoute : « Cela a constitué un moment de grande tension. Afin de bloquer les hommes armés, j'ai immédiatement téléphoné à la police et les agresseurs se sont enfuis lorsqu'il ont entendu arriver les forces de l'ordre ». La police a enregistré la plainte (First Information Report) déposée pour dommage de lieux de culte et agression.

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  • Au Pakistan : l'assassinat du beau-frère d'Asia Bibi

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    De Kathnet :

    Le beau-frère d'Asia Bibi a été assassiné

    28 mai 2020

    Younus Masih, beau-frère d'Asia Bibi, aurait été assassiné dans son pays d'origine, le Pakistan, dans la nuit du 24 au 25 mai.

    Younus Masih, beau-frère d'Asia Bibi, aurait été assassiné dans son pays d'origine, le Pakistan, dans la nuit du 24 au 25 mai. Cela est rapporté indépendamment par plusieurs services de nouvelles en ligne pakistanais et indiens ainsi que par le journaliste indien Aakash Kumar. Masih, qui, comme son frère et son épouse Asia Bibi, appartenait à la minorité chrétienne du Pakistan, ne serait jamais revenu d'une dernière inspection du soir dans une ferme. Le lendemain matin, il a été retrouvé la gorge tranchée sur un terrain sur lequel il travaillait. Masih avait 50 ans.

    Sa belle-sœur Asia Bibi avait été condamnée à mort par des tribunaux pakistanais pour blasphème. Seul le plus haut tribunal pakistanais a infirmé ce jugement, comme le décrit Josef Scheppach dans la biographie récemment publiée «Asia Bibi. Une femme croit en sa vie »(Brunnen Verlag, Gießen 2020). L'employée de longue date d'une ONG qui s'occupe des chrétiens persécutés dans le monde rapporte également que même après le départ d'Asia Bibi, elle et sa famille sont gravement menacées de mort, selon les autorités occidentales. La plupart des musulmans pakistanais sont invités à tuer Bibi. C'est pourquoi Bibi doit vivre avec sa famille, comme l'auteur Salman Rushdie, en secret pendant de nombreuses années et sous protection personnelle.

    Les médias en ligne pakistanais discutent ouvertement que le meurtre de Younus pourrait être une revanche contre Asia Bibi. L'agence de presse Ucannews, en revanche, ne voit aucun lien et rapporte que la sœur d'Asia Bibi, la femme de Masih et un voisin musulman ont maintenant été arrêtés.

    Ce ne serait pas la première fois que des personnes ou des sympathisants d'Asia Bibi seraient assassinés au Pakistan. Les victimes les plus importantes en 2011 ont été Salman Taseer, le gouverneur du Pendjab et Shabaz Bhatti, alors ministre pakistanais des minorités religieuses, qui a été assassiné à Islamabad. Après la libération d'Asia Bibi et sa sortie secrète du Pakistan, effectuée par le gouvernement pakistanais, qui était également soutenu par le gouvernement allemand, il y a eu de nombreux meurtres par lynchage de la population chrétienne dans les zones résidentielles et les villages chrétiens, comme Joseph Scheppach pouvait le documenter dans son livre. Il n'a pas encore été confirmé si le meurtre présumé de Younus Masih est également dû au conflit concernant Asia Bibi.

  • Charles de Foucauld bientôt canonisé

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    BD-mort-de-Charles-de-Foucault.jpgLe Pape François a autorisé mardi la publication de huit décrets reconnaissant plusieurs miracles et martyres. Il a ainsi reconnu l’attribution à Charles de Foucauld, mort en 1916 à Tamanrasset, un deuxième miracle, ouvrant la voie à sa canonisation prochaine. De Michel Janva sur le site web du « Salon beige » :

    Le 29 juillet 1916, il écrivait à René Bazin :

    […] Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l’Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l’esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l’étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d’autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu’elle a avec les Français (représentants de l’autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d’elle. Le sentiment national ou barbaresque s’exaltera dans l’élite instruite : quand elle en trouvera l’occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l’islam comme d’un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L’empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d’habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d’habitants rompus au maniement de nos armes, dont l’élite aura reçu l’instruction dans nos écoles. Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français est qu’ils deviennent chrétiens.

    Il ne s’agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

    Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D’une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s’y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l’un, celui du medhi, il n’y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu’à l’approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l’islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l’islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s’il est soumis à une nation non musulmane, c’est une épreuve passagère ; sa foi l’assure qu’il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l’ engage à subir avec calme son épreuve; ” l’oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s’il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération “, disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu’aux Allemands, parce qu’ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d’honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle mais, d’une façon générale, sauf exception, tant qu’ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

    De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d’un peuple étranger qu’on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d’apostasie, un renoncement à la foi du medhi… […] »

    Ref. Charles de Foucauld bientôt canonisé

    JPSC