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Jeunes

  • Le Dalaï Lama et les agressions sexuelles dans la communauté bouddhiste

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    Lu sur "Ouest France" :

    Bouddhisme. Le Dalaï Lama « avait connaissance » d’agressions sexuelles

    Des enseignants bouddhistes auraient agressé sexuellement dans les années 1990 des élèves. Le chef spirituel tibétain, le Dalaï Lama a affirmé qu’il était au courant.

    Le Dalaï Lama a affirmé samedi à la télévision publique néerlandaise avoir eu connaissance depuis les années 1990 d’agressions sexuelles présumées commises par des enseignants bouddhistes.

    Le chef spirituel tibétain effectuait une visite de quatre jours aux Pays-Bas où il a rencontré vendredi des victimes d’agressions sexuelles présumées commises par des enseignants bouddhistes. Il répondait ainsi à l’appel de douze d’entre elles qui avaient lancé une pétition afin qu’une réunion soit organisée.

    « Je savais déjà ces choses-là »

    Les auteurs de la pétition lancée lundi souhaitaient rencontrer le Dalaï Lama, en pleine tournée européenne, afin de lui faire part de leurs expériences. « Je savais déjà ces choses là, rien de nouveau », a déclaré le Dalaï Lama samedi soir auprès de la télévision publique néerlandaise NOS.

    Lors d’une conférence de leaders bouddhistes occidentaux en 1993 à Dharamsala, un village dans le nord de l’Inde, « quelqu’un a mentionné un problème d’allégations sexuelles », a-t-il indiqué dans une interview en anglais.

    « Nous avons trouvé refuge dans le bouddhisme avec un esprit et un cœur ouverts, jusqu’à ce que nous soyons violés en son nom », ont dénoncé les victimes dans leur pétition, qui a reçu un millier de signatures.

    « Un tel comportement est intolérable »

    Les personnes qui commettent des agressions sexuelles ne se soucient pas de l’enseignement du Bouddha, a poursuivi le leader spirituel, ajoutant que les coupables présumés devraient avoir « honte ».

    Le Dalaï Lama, 83 ans, a toujours dénoncé un tel comportement irresponsable et contraire à l’éthique, a écrit aux victimes Tseten Samdup Chhoekyapa, membre officiel du bureau du chef spirituel. « Il a recommandé d’avertir les enseignants qu’un tel comportement est intolérable et doit cesser », a-t-il expliqué dans sa lettre en amont de la réunion de vendredi.

    Une nouvelle rencontre est prévue en novembre entre tous les leaders spirituels tibétains à Dharamsala, où « ils devraient parler » des allégations d’agressions sexuelles, a suggéré le Dalaï Lama. « Les leaders religieux devraient être plus attentifs » à cette problématique, a-t-il conclu.

  • Synode des jeunes : un synode écrit d'avance ?

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    Du site "Benoît et moi" :

    Synode pour les jeunes, synode prétexte?

    A deux semaines de l'ouverture de l'Assemblée des évêques, après l'expérience désastreuse des deux synodes sur la Famille de l'ère franciscaine, les questions se multiplient sur l'organisation, l'"agenda", et les nominations papales. Les craintes de La Bussola (18/9/2018) 

    Certains les accuseront de jeter le manche après la cognée, alors que le Synode n'a même pas encore eu lieu. Laissons-lui donc une chance (disent-ils). Mais les expériences passées justifient qu'on redoute le pire. Et la sagesse populaire le dit bien: chat échaudé...

    L'AGENDA EST DÉJÀ ÉCRIT, LE SYNODE DEVIENT SEULEMENT UN PRÉTEXTE

    de Stefano Fontana, le 18/9/2018 sur la www.lanuovabq.it, traduction de "Benoît et moi" : 

    Les nominations si unilatérales pour le prochain Synode de la Jeunesse laissent transparaître la volonté de déterminer d'emblée l'issue de l'assemblée des évêques. Une confirmation qu'en réalité, l'objet du Synode n'est pas les jeunes, mais de nouvelles ouvertures modernistes dans le domaine de la morale sexuelle, en particulier des relations sexuelles prénuptiales et de la contraception. Nous pourrions parler de synodes "prétextes", ou de synodes comme "instruments" pour atteindre certains des objectifs déjà établis auparavant. Il se peut aussi que le Synode reste dans le vague, dise et ne dise pas, ouvre des questions plutôt que de les clore.

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    À la lecture des noms des personnes nommées directement par le Pape François pour le prochain Synode de la Jeunesse, on reste sérieusement (et négativement) frappé. Surtout pour le sort de ce Synode, et des Synodes en tant que tels, sur lesquels on risque de jeter une ombre de soupçon qui en compromet la fonction ecclésiale.

    Laissons de côté, pour l'instant, l'aspect que beaucoup parmi ceux nommés par le Pape sont dans l'œil du cyclone du scandale des abus et de l'homosexualité (de Maradiaga à Cupich, de Farrell à Marx). L'archevêque de Philadelphie, Mgr Charles Chaput, avait même suggéré de suspendre le Synode des jeunes parce que «les évêques n'auraient en ce moment absolument aucune crédibilité pour aborder cette question», et le Pape nomme précisément les noms les plus impliqués dans la querelle. Laissons de côté, comme je l'ai dit, pour le moment, cet aspect central, et insistons sur le fait que les nommés sont tous des représentants du progressisme moderniste en termes de sexualité et de famille: au premier rang, bien sûr, le Père Antonio Spadaro, directeur de "La Civiltà Cattolica", et Enzo Bianchi. Ces nominations si unilatérales du Pape visent évidemment à déterminer d'emblée le résultat du Synode et à confirmer l'opinion exprimée par beaucoup, à savoir que l'objet du Synode n'est pas la jeunesse mais de nouvelles ouvertures modernistes dans le domaine de la morale sexuelle, notamment des relations sexuelles prénuptiales et de la contraception. La petite armée de nomination papale directe aurait pour but de forcer la main avec certitude en ce sens et de confirmer un résultat prévu dès maintenant. En d'autres termes: le Synode comme machine 'instrumentale' pour atteindre d'autres fins que celles déclarées.

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  • Un message des évêques du Conseil permanent adressé au peuple de Dieu qui est en France

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    Du site de l'Eglise catholique de France :

    Message des évêques du Conseil permanent adressé au peuple de Dieu qui est en France

    Dans la suite du message du pape François adressé à tous les catholiques le 20 août dernier, les évêques réunis pour le premier Conseil Permanent de rentrée ce 12 septembre adressent un message au peuple de Dieu qui est France.

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    Depuis plusieurs mois maintenant, notre Eglise est durement mise à l’épreuve.

    Laïcs, clercs, consacrés, nous sommes profondément affectés par les révélations d’abus qui se font jour à travers le monde et dans notre pays. Face à la souffrance imprescriptible des victimes et de leurs proches, nous sommes tristes et honteux.

    Notre pensée se tourne d’abord vers ceux à qui on a volé leur enfance, dont la vie a été marquée à tout jamais par des actes atroces.

    Croyants et incroyants peuvent constater que les actes de quelques-uns rejaillissent sur toute l’Eglise, qu’il s’agisse d’actes criminels ou de silences coupables.

    Tous, nous subissons ce soupçon qui porte sur l’ensemble de l’Eglise et des prêtres.

    Dans ce désarroi partagé, nous affirmons à la fois que notre lutte contre tout abus doit se poursuivre sans relâche et que notre estime et notre affection pour les prêtres de notre Eglise restent entières. Nous, évêques, voulons redire notre soutien aux prêtres de nos diocèses et appeler tous les fidèles à leur manifester leur confiance.

    Le pape François a adressé le 20 août dernier une lettre à tous les catholiques du monde. Il y engage à une « participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu » pour enrayer le fléau de la pédophilie. Nous faisant l’écho de cette parole, nous invitons toutes les communautés, tous les fidèles à lire attentivement cette lettre, à l’étudier avec sérieux, à voir comment la mettre en œuvre. Nous appelons chaque baptisé, quelle que soit sa responsabilité dans l’Eglise, à s’engager « dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin ». C’est par l’engagement et la vigilance de chacun que nous parviendrons à vaincre cette calamité des abus dans l’Eglise.

    En France, l’Eglise s’est engagée avec une grande détermination dans cette lutte contre les abus et notamment contre la pédophilie. Avec humilité, nous reconnaissons que ce combat est toujours à intensifier, qu’il nécessite une attention sans faille et une conversion permanente des mentalités. La souffrance des personnes victimes d’abus s’impose aujourd’hui comme la première des conséquences à prendre en compte face à ce fléau. Nous affirmons avec force que l’écoute de l’histoire des victimes nous a profondément bouleversés et transformés.  Nous sommes persuadés que leur écoute et le travail accompli avec elles nous aideront à mener ce combat contre la pédophilie et à trouver des voies toujours nouvelles de prévention, notamment par la formation des différents acteurs auprès des jeunes. C’est bien dans cet esprit que, lors de notre prochaine assemblée plénière à Lourdes, nous souhaitons accueillir et écouter des personnes victimes.

    La crise que traverse l’Eglise catholique aujourd’hui, le profond désarroi dans lequel sont plongés beaucoup de fidèles et de clercs sont une invitation à travailler à la juste place de chacun. A la suite de l’appel du Pape maintes fois exprimé, nous invitons à travailler cette question de l’autorité partout où elle se pose dans l’Eglise. C’est ensemble – dans un souci de communion véritable – qu’il nous faut veiller à ce que tous exercent pleinement leur responsabilité.

    Dans ces épreuves qui nous atteignent, nous évêques, avec force et humilité nous en appelons à la foi des uns et des autres. C’est le Christ qui est notre Roc. Il nous a promis qu’il ne nous ferait jamais défaut. Nous vous lançons cet appel : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1P 3,16)

    Télécharger la déclaration en PDF

    Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
    Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
    Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
    Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
    Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
    Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
    Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
    Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
    Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
    Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
    Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

  • Abus sexuels : les présidents des conférences épiscopales du monde convoqués à Rome au mois de février 2019

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Abus sexuels : le pape François convoque les présidents des conférences épiscopales du monde en février 2019

    12/09/2018

    Le pape va "convoquer" du 21 au 24 février 2019 tous les présidents des conférences épiscopales du monde entier sur le thème de la "protection des mineurs", a annoncé un communiqué du Conseil des cardinaux (C9) le 12 septembre 2018.

    Durant sa 26e session de travail, du 10 au 12 septembre, le C9 a "amplement réfléchi" avec le Souverain pontife sur les questions liées aux abus sexuels. "Ayant entendu" le C9, le chef de l’Eglise catholique a ainsi décidé de réunir au Vatican l’ensemble des présidents des conférences épiscopales du monde entier. Les conférences épiscopales sont généralement organisées au niveau national, mais des conférences régionales existent aussi.

    Cette convocation est inédite : l’ensemble des présidents des conférences épiscopales sont habituellement réunis lors des assemblées générales extraordinaires du synode. Depuis le concile Vatican II, seules trois de ces assemblées ont eu lieu : en 1969, 1985 et 2014. Lors de cette réunion de février 2019, il ne devrait toutefois pas s’agir d’une telle assemblée générale extraordinaire, car celle-ci comporte aussi d’autres membres comme les patriarches et archevêques majeurs.

    Après la révélation des nouveaux scandales tant sur des abus sexuels commis par des membres du clergé que par leur gestion par les évêques, plusieurs voix avaient déjà appelé à une réunion exceptionnelle sur le sujet. Début septembre, le cardinal Charles Chaput, archevêque de Philadelphie (Etats-Unis), avait ainsi annoncé avoir écrit au pape pour lui demander d’annuler le synode sur les jeunes et de préparer à la place un synode "sur la vie des évêques".

    Un peu plus tôt, le 22 août, Mgr Philip Ega, évêque de Portsmouth (Royaume-Uni), avait adressé une lettre ouverte au successeur de Pierre lui demandant lui de convoquer un "synode extraordinaire sur la vie et le ministère du clergé". Selon lui, les abus sexuels sont un "phénomène mondial au sein de l’Eglise" qui doit donc trouver une réponse.

    Le 13 septembre, le pape François doit déjà aborder la problématique des abus sexuels avec la direction de la Conférence des évêques américains. Le cardinal Sean O’Malley, président de la Commission pontifical pour la protection des mineurs, sera aussi présent lors de cette rencontre.

  • Les silences du Pape face au rapport qui le met en cause

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    Le point de vue de Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » :

    Pour l'heure, François a choisi la stratégie du silence. «Je ne dirai pas un mot à ce sujet», a-t-il rétorqué, dimanche 26 août, lors de la conférence de presse qu'il a donnée en soirée dans l'avion, de retour d'Irlande. Ce «sujet» est la lettre ouverte - et explosive - publiée, samedi, par Mgr Carlo Maria Vigano, ancien nonce apostolique aux États-Unis. Le Pape a reconnu l'avoir lue, mais il se tient à distance, et pour cause.

    Dans cette lettre de onze pages, Mgr Vigano, 77 ans, évêque à la retraite réputé pour la précision de ses informations, Italien connaissant tous les rouages du Vatican pour avoir été secrétaire général du gouvernement de la cité du Vatican, commet l'erreur de demander la démission du pape - cela affaiblit son propos - mais avance des faits que personne, pas même le Pape, n'est pour le moment en mesure de contredire.

    Il convient d'être prudent sur ce genre d'affaires mais l'enquête menée, dès sa parution, par Le Figaro auprès de quatre sources très informées, très différentes et internes du Vatican, conduisent à une même conclusion: les leçons tirées de l'affaire par Mgr Vigano sont de sa responsabilité, mais il sera difficile de contrer l'exactitude des faits décrits.

    L'ancien représentant du Pape aux États-Unis développe quatre thèses:

    la première est que le pape François a choisi, dès son élection en 2013, comme conseiller personnel pour les États-Unis, l'ancien archevêque de Washington, le cardinal Theodore McCarrick - qui avait joué un rôle décisif dans son élection - alors qu'il savait, affirme Vigano, la pratique homosexuelle de ce prélat avec ses séminaristes.

    Pression médiatique

    Par la stratégie du silence - grand classique de défense au Vatican -, le Pape entend ne pas donner d'importance à ce document

    La deuxième thèse est que le pape Benoît XVI, en 2009, informé par une enquête interne des mœurs de ce prélat - très connues aux États-Unis -, avait pourtant et aussitôt déposé cet archevêque. Mais ce dernier - de rang cardinalice et très puissant sur le plan financier - avait toujours refusé d'obéir et d'obtempérer. C'est finalement sous la pression médiatique du scandale qui a explosé aux États-Unis - car les faits sont exacts - que François a fini par faire appliquer la mesure, le 28 juillet 2018, retirant à McCarrick son titre de cardinal et lui imposant une vie de pénitence.

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  • Une vaste sapinière homophile dans l’Eglise ?

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso traduit par notre confrère du site diakonos.be :

    lobbygay-236x300.jpg« Homosexuels » et « évêques » : voilà les deux mots-clés du scandale qui secoue aujourd’hui l’Église. Mais malgré cela le Pape François n’a pas mentionné une seule fois un seul de ces deux mots dans sa « lettre au Peuple de Dieu » d’il y a quelques jours, à la veille de son voyage en Irlande pour la rencontre mondiale des familles.

    Jorge Mario Bergoglio a préférer s’en prendre au « cléricalisme ». C’est en effet l’une des causes qui ont contribué aux abus sexuels perpétrés par ceux qui se sentent investis d’un pouvoir supérieurs et qui s’en servent pour asservir la volonté de leur victimes, qu’il s’agisse d’enfants ou – bien plus souvent – de jeunes ou bien d’adolescents à peine majeurs.

    À la suite de scandales similaires, Benoît XVI était allé plus loin dans sa recherche des causes de cette maladie de l’Eglise dans sa lettre aux catholiques irlandais de 2010.

    Il avait identifié deux causes en particulier :

    – la « tendance déterminante, également de la part de prêtres et de religieux, à adopter des façons de penser et à considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l’Evangile »

    – et la « tendance, dictée par de justes intentions, mais erronée, une tendance à éviter les approches pénales à l’égard de situations canoniques irrégulières ».

    L’une comme l’autre de ces tendances sont visiblement aujourd’hui encore à l’origine de cette nouvelle vague de scandales. Même si l’on continue à les classer – comme par inertie – sous l’étiquette d’abus sexuels sur mineurs alors qu’il est surtout question de la présence répandue dans le clergé et parmi les évêques d’homosexuels qui violent non seulement l’engagement public à la chasteté qu’ils ont pris à leur ordination mais qui, de plus, auto-justifient leurs actions et se soutiennent entre eux, s’entraidant et se promouvant les uns les autres.

    Le cas de l’ex-cardinal Theodore McCarrick est emblématique à ce point de vue.  La violence sur mineurs ne représente qu’une toute petite partie de son activité sexuelle débridée avec des jeunes du même sexe qui étaient le plus souvent des séminaristes de son diocèse.

    Et ce n’est pas tout. McCarrick était l’un des cardinaux américains les plus en vue à promouvoir la « charte de Dallas » de 2002, c’est-à-dire les lignes directrices rédigées après la première vague d’abus sexuels sur mineurs de la part de prêtres qui avaient comme épicentre l’archidiocèse de Boston.  Mais cela n’a en rien modifié son attitude personnelle envers des jeunes du  même sexe, qui étaient d’ailleurs largement connue et dont les autorités vaticanes avaient été informée, sans que sa carrière n’en souffre le moins du monde.

    Comme il avait l’oreille du Pape François, McCarrick a donc continué jusqu’au bout à exercer son influence sur les nominations de ses protégés qui occupent aujourd’hui des fonctions prestigieuses aux États-Unis et au Vatican : des cardinaux Blaise Cupich et Joseph Tobin, respectivement archevêques de Chicago et de Newark, en passant par le cardinal Kevin Farrell, Préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie et aujourd’hui organisateur de la rencontre mondiale des familles à Dublin.

    Cupich, Tobin et Farrel constituent le fer de lance du renversement des positions que le Pape François a voulu imposer au sein de la hiérarchie des États-Unis. Et tous trois sont de fervents partisans du jésuite James Martin qui milite pour une révision de fond en comble de la doctrine de l’Église catholique sur l’homosexualité et qui a d’ailleurs été invité par Farrell pour prendre la parole à la rencontre de Dublin. (voir ICI)

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  • Le pape François réussira-t-il à redresser la barque de saint Pierre ce week-end en mer d’ Irlande ?

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    Face à une opinion catholique désorientée par les révélations sans fin de scandales sexuels dans le clergé (une première « lettre au peuple de Dieu » n’a pas calmé les esprits), on attend le pasteur suprême (et sa garde cardinalice rapprochée) sur deux points : la sortie, dès ce week-end, d’un document normatif et juridique (un de plus?) pour renforcer la lutte contre les prêtres « pédophiles » et leurs complices épiscopaux mais aussi un discours s’adressant aux autorités irlandaises après la libéralisation de l’avortement dans une atmosphère d’apostasie nationale, sans oublier un moment de populisme bergoglien au Croke Park Stadium de Dublin. Cela suffira-t-il ? De Jean-Marie Guénois dans le « Figaro » :

     « Le voyage du Pape en Irlande, samedi 25 et dimanche 26 août, sera-t-il dominé par le contexte de crise internationale liée aux prêtres pédophiles? La publication par François d'une grave «Lettre au peuple de Dieu» à ce sujet le 20 août, a survolté ce débat. Et la sortie, attendue dans la foulée de ce week-end irlandais, d'un document complémentaire du Vatican - normatif et juridique pour renforcer la lutte contre les prêtres pédophiles et contre certains évêques que le Pape accuse de «complicités» vis-à-vis de ces «atrocités» - renforcera cette thématique.

    D'autant que l'Irlande, 5 millions d'habitants et catholique à 76 %, a perdu la moitié de ses pratiquants en trente ans! À la suite, précisément, des affaires de prêtres pédophiles. Le scandale y a éclaté en même temps qu'aux États-Unis. Le Vatican a d'ailleurs confirmé que le Pape rencontrera des victimes de prêtres pédophiles lors de cette 24e visite hors d'Italie depuis son élection en 2013. Enfin, plusieurs archevêques américains de poids, Wuerl à Washington et O'Malley à Boston, ont décliné l'invitation irlandaise la semaine dernière, sur fond de crise pédophile rouverte aux États-Unis.

    L'objet de ce voyage, dont la décision, tardive, a été mûrement réfléchie par François n'est pourtant pas la pédophilie, mais la famille. La Rencontre mondiale des familles, neuvième édition du genre après son lancement par Jean-Paul II en 1994, en constitue le prétexte. Ce qui explique la brièveté de ce déplacement. Et le fait que François ne se rende pas en Irlande du Nord, sous contrôle britannique.

    Il vient donc essentiellement participer à ce congrès international - 103 pays représentés - qui a lieu tous les trois ans dans une grande ville du monde, la dernière édition s'étant déroulée à Philadelphie. Mais, là aussi, le contexte irlandais est très tendu pour ce pays catholique, s'il en est un en Europe, avec la Pologne et l'Italie. Après une longue résistance catholique, le mariage homosexuel et l'avortement y ont été finalement adoptés par référendum, respectivement en mai 2015 et mai 2018. L'Irlande a même été le premier pays du monde à adopter le mariage homosexuel également par référendum.

    Ouverture vers les divorcés remariés

    Pour les catholiques, observe, dans La Croix, l'archevêque de Dublin, Mgr Diarmuid Martin, il ne s'agit plus de «rêver du passé» ou à «l'âge d'or révolu d'un catholicisme dominant dans le pays». Il faut plutôt réinventer «la manière d'être chrétien dans un environnement plus hétérogène». Ce prélat, qui fut longtemps le collaborateur du cardinal Etchegaray à Rome, compte sur le charisme de François pour faire passer le message: «Il apparaît aux Irlandais comme un pape moderne, capable de toucher leurs cœurs. En présentant l'enseignement catholique d'une manière qui n'impose pas, mais qui invite, il porte le souci de former les consciences et non de les formater.» Ce qui pourrait, espère-t-il, «toucher tous ceux qui ont gardé l'image d'une Église irlandaise très moralisante par le passé…»

    De fait, le programme de cette rencontre internationale des familles - 45.000 personnes inscrites pour des célébrations religieuses, des conférences et des ateliers - est totalement orienté sur l'exhortation apostolique «Amoris Laetitia». Ce document, publié après les deux synodes sur la famille (2014, 2015) et leur ouverture à l'accueil plus large des divorcés remariés, n'a pas toujours été bien accueilli par une bonne partie des catholiques. Le pape François vient encore de le défendre jeudi dans la presse anglaise, en affirmant qu'«Amoris Laetitia» est dans «la continuité» de l'enseignement de l'Église. Ce que contestent certains théologiens et cardinaux. La présence et l'intervention à Dublin de plusieurs cardinaux, importants et proches de François, attestent donc de sa volonté de faire admettre ce texte et de créer une mentalité catholique, moins «moralisante» sur ces sujets.

    » LIRE AUSSI - Pédophilie: la lente prise de conscience de l'Église 

    Ainsi de Christoph Schönborn, archevêque de Vienne (Autriche), d'Oscar Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras, et membre du C9, le groupe restreint qui conseille le Pape, de Blase Cupich, récemment créé cardinal et nommé à Chicago (États-Unis). Ils seront en Irlande, tout comme le jésuite américain James Martin, directeur de la revue America, qui intervient sur «l'accueil et le respect dans les paroisses des LGBT et leurs familles». Soit la mise en exergue de l'homosexualité dans l'Église, validée par Rome. Ce qui a déjà créé une polémique.

    Le Pape rencontrera les participants de ce congrès lors d'une veillée samedi soir au Croke Park Stadium de Dublin où chantera le ténor Andrea Bocelli, et le dimanche après-midi lors d'une immense messe en plein air. Mais il va aussi s'adresser aux autorités du pays lors d'un discours très attendu, peu après son arrivée, dans le contexte de l'adoption récente de l'avortement. Il y a aura aussi, dimanche matin, au sanctuaire de Knock, un échange, plus intime et désiré par François, avec le cœur catholique de ce pays. Ce lieu d'apparition marial au nord-ouest du pays est le «Lourdes» irlandais. »

    Ref. En Irlande, le pape François très attendu sur la question de la pédophilie

    Un regard silencieux vers Marie immaculée est sans doute ce dont, les uns et les autres, nous avons le plus besoin.

    JPSC

  • Une première mondiale : deux enfants de 9 et 11 ans ont été euthanasiés en Belgique

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    De Jeanne Smits sur RéinformationTV :

    Premières euthanasies d’enfants en Belgique

    La presse internationale s’est saisie d’une information qui circule déjà depuis plusieurs semaines en Belgique : deux enfants âgés de neuf et de 11 ans sont présentés comme les « bénéficiaires » les plus jeunes au monde de l’euthanasie. Cela s’est passé en Belgique, où l’euthanasie des mineurs a été légalisée en 2014, sans limite d’âge. La présentation de cette nouvelle ne tient pas compte d’une réalité hélas plus large, puisque le « laisser mourir » – l’euthanasie lente – des nouveau-nés et des bébés jugés en trop mauvais état pour pouvoir « vivre dignement » s’installe de plus en plus dans les mœurs dans de nombreux pays.

    Mais en Belgique, ce qui fait la différence, c’est la possibilité d’administrer une piqûre létale aux mineurs qui ne supportent plus les souffrances occasionnée par une maladie grave. Selon la commission de suivi des euthanasies en Belgique, la CFCEE, trois mineurs ont obtenu une telle mise à mort au cours des années 2016 et 2017 : un jeune de 17 ans souffrant de dystrophie musculaire, et donc cet enfant de neuf ans atteint d’une tumeur cérébrale et cet autre, 11 ans, victime de fibrose cystique.

    Deux euthanasies d’enfants Belgique en 2016 et 2017

    Aux Pays-Bas, l’euthanasie des mineurs n’est envisagée qu’à partir de 12 ans, avec une autorisation écrite des parents jusqu’à 16 ans. En Belgique, les parents doivent exprimer leur accord par écrit pour tout mineur demandant l’euthanasie.

    Pour les deux enfants belges concernés, les médecins ont établi des rapports très détaillés où l’on peut lire notamment qu’ils étaient en « phase terminale » de leur maladie et que leur dossier a été soumis à un grand nombre de médecins et de soignants, au-delà des exigences habituelles de la loi. La commission d’évaluation des euthanasies les a jugés conformes.

    Il faut dire que le président de la commission d’évaluation, Wim Distelmans, est lui-même un médecin spécialiste d’éthique et de la fin de vie très favorable à l’euthanasie, et a participé à de nombreux cas jugés limites ou transgressifs même à l’aune de la loi belge, extrêmement libérale. « Il n’y a pas d’âge pour souffrir », a-t-il déclaré, ajoutant que de toute manière, l’euthanasie d’enfants resterait toujours « très exceptionnelle ». « N’y aurait-il eu qu’une euthanasie de jeunes, la loi aurait fait la preuve de sa grande utilité » a-t-il jugé.

    Le vice-président de la commission, le Dr Luc Proot de Bruges, a été tout à fait ravi lui aussi de la modification législative. « Tant mieux qu’il n’y ait pas de limite d’âge chez nous », a-t-il déclaré. « Les pédopsychiatres ont pu établir pour les trois quarts que ces mineurs étaient fortement capables d’exprimer leur volonté et qu’ils savaient très bien où ils en étaient », assure-t-il. On n’en saura pas davantage, par respect de la vie privée des intéressés.

    Des enfants euthanasiés à 9 et 11 ans : une première mondiale

    La presse belge n’émet pas le moindre jugement négatif. C’est notamment dans la presse britannique que l’on rappelle les déclarations de 162 pédiatres belges déclarant au moment de l’adoption de la loi : « Aujourd’hui, nous sommes capables de contrôler parfaitement la douleur physique, l’étouffement ou l’anxiété à l’approche de la mort. » Le pédiatre oncologue Stefaan Van Gool ajoutait : « Il n’existe en réalité aucun outil objectif qui vous permette réellement de dire : “Cet enfant a entière compétence et capacité pour donner son consentement informé en pleine connaissance de cause.” »

    L’affaire des euthanasies d’enfants est de fait utilisée dans la presse belge pour promouvoir la cause de l’euthanasie qui devient de plus en plus banale et acceptée par la population. En 2016 et 2017, pas moins de 4.337 personnes ont officiellement obtenu une euthanasie (il s’agit des euthanasies déclarées), dont la plupart souffrant de cancer.

    Mais les victimes comprennent aussi 710 personnes, pour la plupart âgées, souffrant d’affections telles la cécité ou l’incontinence. 70 personnes ont « choisi » de mourir pour cause de souffrances psychiatriques « insupportables ». Et l’on compte 19 jeunes de 18 à 29 ans qui ont obtenu l’euthanasie au cours de cette période. Les règles sont appliquées de manière de plus en plus laxiste : l’an dernier, le neurologue Ludo Vanopdenbosch a démissionné de la CFCEE pour manifester son opposition à l’approbation de la commission d’une euthanasie sur une patiente démente qui n’avait pas donné son consentement. Et un nombre croissant de médecins s’insurge contre l’euthanasie des malades psychiatriques.

     
  • Plus de chrétiens en Afrique qu’en Amérique latine

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    L’Afrique est désormais plus chrétienne que l’Amérique latine. Lu sur le site « riposte catholique" :

    Pour la première fois, le nombre de chrétiens africains dépasse celui des chrétiens latino-américains. Selon une étude du Centre pour l’étude du christianisme mondial (Center for the Study of Global Christianity) du Gordon-Conwell Theological Seminary de Boston (Massachusetts), le nombre de chrétiens s’établirait, aujourd’hui, à 631 millions en Afrique contre 601 millions en Amérique latine. En Afrique, on a enregistré une augmentation d’environ 50 millions de chrétiens sur une année, soit du fait des naissances dans des familles chrétiennes, soit du fait de conversions – notamment depuis l’islam.

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    Ref. Plus de chrétiens en Afrique qu’en Amérique latine

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  • Lourdes : ville étape du Tour de France 2018

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  • Humanae Vitae ? Venez à l'abbaye de Kergonan les 4 et 5 août, avec le Cardinal Sarah !

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  • KTO : En Irak, la renaissance chrétienne après Daesch

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    Après l´invasion de Daesh et la fuite des chrétiens de la plaine de Ninive, les familles reviennent peu à peu s´installer. Aujourd´hui, la ville de Qaraqosh commence à renaître après avoir été vidée de ses habitants et presque entièrement détruite. Signe également de cette nouvelle vitalité, 350 enfants feront leur première communion pour la première fois depuis le retour des familles. Un reportage en partenariat avec l´OEuvre d´Orient et avec le concours de Pèlerin. Retrouvez également le reportage de Pèlerin dans son numéro du 19 juillet 2018.

    JPSC