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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Déchainement antireligieux au Chili

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE/CHILI - Messe de réparation à Talca et profanation de l’église Saint François de Valdivia

    jeudi, 14 novembre 2019

    Valdivia (Agence Fides) – Mgr Nelson R. Huaiquimil, Vicaire général du Diocèse chilien de Valdivia a exprimé sa douleur suite à la profanation et aux dommages infligés à l’église Saint François, patrimoine du sud du Chili et de la Valdivia. Dans un communiqué, il écrit : « Nous sommes profondément attristés par la destruction que le temple de Saint François de Valdivia a subi. Nous savons que la chose la plus importante dans tous les cas sont les personnes et là vivent cinq frères déhoniens, personnes consacrées au service de la communauté. Ils vont bien mais éprouvent un état naturel d’impuissance et de douleur. Nous sommes attristés par le fait que des personnes soient entrées dans le temple et que le Très Saint Sacrement ait été profané, les images sacrées détruites, tout comme le mobilier et que des dommages généraux aient été produits à cette partie du patrimoine qui appartient à tous les habitants de Valdivia ».

    La crise politique et sociale que traverse actuellement le Chili s’accompagne de manifestations violentes et incontrôlées qui prennent pour cible notamment les lieux de culte (voir Fides 21, 26, 28/10/2019). Les Evêques ont manifesté leur douleur « suite aux attaques perpétrées contre des églises et des lieux de prière sans respect pour Dieu et pour ceux qui croient en Lui », rappelant que « les églises et autres lieux de culte sont sacrés » (voir Fides 11/11/2019).

    Le Vicaire général de Valdivia partage la recherche légitime de la justice et de la paix entreprise par de nombreux chiliens dans tout le pays. « Il existe de belles manifestations qui doivent nous remplir d’espérance ». Toutefois il est choquant de voir des morts et des blessés ainsi que de nombreuses personnes qui ont subi des destructions et des dommages à cause de la violence. Enfin, il invite tout un chacun « à s’unir dans la prière et la recherche du bien, à prier pour tous ceux qui ont subi des violences et qui causent la violence de différents types », exhortant à se regarder l’un l’autre « non pas en ennemis mais comme ceux qui sont en mesure de construire ensemble la famille humaine que nous attendons tous ».

    Dans la nuit du 12 novembre, un groupe de violents a fait irruption dans la Sanctuaire de Notre-Dame Auxiliatrice de Talca, détruisant les images sacrées, endommageant les bancs et profanant le Tabernacle. Le lendemain, l’Administrateur apostolique du Diocèse, S.Exc. Mgr Galo Fernández, a célébré une Messe de réparation, concélébrée par les prêtres salésiens et par d’autres prêtres du Diocèse.

    Le Père Pedro Pablo Cuello, Directeur des Salésiens de Talca, avant la Messe, a indiqué que les dommages n’ont pas encore été évalués, ajoutant : « Le message que je veux faire passer à tous les habitants de Talca, aux jeunes, aux adultes et aux enfants est que nous devons travailler pour la paix. Nous ne devons pas nous reposer pour l’atteindre. C’est le travail de tous. Nous devons tous travailler à cela ».

    Dans l’homélie, l’Evêque a déclaré que « ce n’est pas la perte matérielle d’un certain nombre de bancs pas plus que la destruction d’images en plâtre représentant le Seigneur, les Saints, qui nous ont fait mal. Nous sommes blessés par le fait d’avoir été témoins de la violence que nous subissons dans notre patrie, par le désaccord entre chiliens ». Il a par suite exhorté : « Ne laissons pas que la haine, la colère dont nous avons été victimes allume en nous la haine ou la colère. Ce serait une grave erreur. La colère, la violence ne construisent pas. Elles détruisent, non seulement les biens matériels mais aussi la chose la plus précieuse, à savoir la coexistence des frères ». (S.L.) (Agence Fides 14/11/2019)

  • Inde : les atrocités à l’encontre des chrétiens se multiplient

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    De l'agence Fides :

    ASIE/INDE - Croissance des violences et appel des chrétiens indiens au respect de leurs droits constitutionnels

    12 novembre 2019

    New Delhi (Agence Fides) – « Les atrocités à l’encontre des chrétiens sont en augmentation. En 2014, ont été signalés quelques 150 épisodes de violence à l’encontre de la communauté. Leur nombre est passé à 200 en 2016 et à 270 en 2017. En 2018, ont été enregistrés 292 cas de violence à l’encontre des chrétiens et au cours des neuf premiers mois de cette année, 247 cas ont été signalés dont 60 dans le seul Etat de l’Uttar Pradesh. Au cours de l’an dernier, 40 églises ont été fermées à cause des violences subies. Au Chhattisgarh, les communautés et autres groupes chrétiens font même face à un boycott social. Nous demandons au gouvernement de mettre fin aux harcèlements des pasteurs et à la violence à l’encontre de la communauté chrétienne ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides Minakshi Singh, une des responsables chrétiennes ayant organisé ces jours derniers une manifestation à Delhi. Parmi les sujets soulevés par la communauté chrétienne se trouve notamment la fin des attaques et des violences à l’encontre des prêtres, religieux, religieuses et laïcs, souvent injustement accusés de « conversions frauduleuses ».

    Les chrétiens indiens demandent au gouvernement fédéral de protéger le bien-être des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, dans tous les secteurs de la vie. Les communautés chrétiennes regrettent que le gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi n’ait pas accordé de représentation aux minorités religieuses, en n’incluant aucun chrétien parmi les Ministres de son exécutif. « Nous souhaitons que le Premier Ministre puisse bientôt nommer un Ministre chrétien au sein de son cabinet qui dispose de la confiance de la communauté et soit en mesure de protéger les intérêts et les droits des chrétiens pour l’avenir » affirme Minakshi Singh.

    « Les minorités religieuses, tels que les chrétiens et les musulmans, sont prises pour cible par des groupes nationalistes hindouistes » a déclaré à Fides A. C. Michael, responsable de l’Alliance pour la défense des libertés (ADF), organisation mondiale présente en Inde qui défend les droits des chrétiens. Selon lui, qui est également Coordinateur du United Christian Forum, les responsables chrétiens ont également attiré l’attention du gouvernement sur les lois dites « loi sur la liberté de religion », en vigueur dans sept Etats indiens et habituellement utilisées de manière incorrecte comme prétexte pour frapper la communauté chrétienne. « Ces lois devraient être immédiatement abrogées afin de garantir la totale liberté religieuse » remarque A. C. Michael, laïc catholique.

    Les responsables chrétiens ont exprimé leur préoccupation suite à l’augmentation des cas de violences à l’encontre des fidèles, confirmée par le National Crime Records Bureau (NCRB). L’évêque protestant émérite Karam Masih de Delhi, a déclaré : « Nos droits devraient être protégés. Nous sommes des personnes qui aiment la paix. Le gouvernement devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir la paix. Il devrait soutenir les valeurs constitutionnelles ». (SD) (Agence Fides 12/11/2019)

  • Chili : des actes de vandalisme sacrilège d'une violence inouie

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    De Daniel Hamiche sur l'Observatoire de la Christianophobie :

    Santiago du Chili : des images abominables…

  • Espagne : Après Franco, le régime pourrait s’en prendre aux bénédictins de Los Caidos

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    Lu sur le site « Salon beige » :

    los_caidos_franco.jpg« Le premier ministre socialiste Pedro Sanchez envisage de « remodeler » la vallée de Los Caidos :

    Si le projet n’est pas encore définitivement arrêté, les bénédictins – dont la courageuse opposition à l’exhumation du corps du général Franco a été médiatisée – sont plus que jamais dans la ligne de mire.

    Située à une quinzaine de kilomètres du monastère royal de l’Escorial, la basilique de la Sainte-Croix de Los Caidos est comme tapie dans la pierre où elle a été creusée. Une croix monumentale de 100 mètres de haut, visible à 40 kilomètres à la ronde, la surplombe.

    Depuis son ouverture en 1959, la basilique est confiée aux soins d’une communauté de religieux bénédictins dépendant de Solesmes (France). Les moines ont été brusquement mis sur le devant de la scène politico-médiatique il y plusieurs mois, dès qu’ils firent connaître leur opposition à l’exhumation de la dépouille du général Francisco Franco. Les démarches juridiques qu’ils ont entreprises se sont avérées vaines.

    Leur opposition pourrait désormais leur coûter cher : le premier ministre espagnol envisage de retirer aux bénédictins la concession de la basilique. D’autant qu’une autre procédure d’exhumation est à l’étude du côté du gouvernement : celle de Jose Antonio Primo de Rivera, fervent catholique, fondateur de la Phalange espagnole, exécuté dans la prison d’Alicante à l’âge de 32 ans par les Républicains, le 20 novembre 1936. De quoi motiver une nouvelle opposition des bénédictins, aussi tenace que la première.

    Un cadavre de plus – tout aussi embarrassant que celui du Caudillo – pour un Pedro Sanchez, qui, au fil des mois paraît se spécialiser dans les pompes funèbres : un mauvais présage à quelques jours des élections législatives, prévues le 10 novembre 2019. »

    Ref. Espagne : Après Franco, le régime pourrait s’en prendre aux bénédictins de Los Caidos

    JPSC

  • Quand Arte programme une nouvelle fois "Amen"

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    Amen, le film de Costa-Gavras qui accable le pape Pie XII pour le rôle qu'il aurait joué dans la Shoah, est au programme de la chaîne Arte ce dimanche soir. Belgicatho est revenu de nombreuses fois sur ces évènements pour rendre justice au pape Pacelli :

    Nous vous conseillons d'aller consulter ce site consacré à ce pape calomnié  : http://www.pie12.com/index.php?

    avec les rubriques suivantes :

  • Halloween est la fête du démon

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    Du blog "Catéchisme et spiritualité" :

    HALLOWEEN VU PAR UN PRÊTRE EXORCISTE : "HALLOWEEN EST LA FÊTE DU DÉMON".

    archive du 31 OCTOBRE 2016

    L’exorciste contre Halloween: “Protégez vos enfants et habillez-les en saints”

    Don Ermes Macchioni, de la paroisse de Sassuolo, nous met en garde et organise une contre-fête pour faire face à la célébration du mal : « amenez vos enfants à l’oratoire vêtus de blanc et protégez-les de ces histoires spirituelles qui ne sont jamais inoffensives »

    Source de l'article. Traduit par Stephix.

    Halloween est la fête du démon. Il se cache derrière des vêtements noirs, des chapeaux à pointe, des citrouilles sculptées et des rites au sens douteux qui commencent tous par « farces ou friandises ». Don Ermes Macchioni, prêtre et exorciste de la paroisse de Sassuolo, nous met en garde et organise pour le 31 octobre prochain une contre-fête pour faire face à la célébration du mal : 

    « Venez à l’oratoire e amenez vos enfants habillés de blanc – a dit le prêtre à ses paroissiens – ou mieux encore, déguisés en saints. Protégez vos enfants cette nuit-là, parce que, même sans le vouloir et à leur insu, ils se réjouiraient et danseraient pour celui qu’on appelle « le grand cornu » et qui ne peut pas les sauver. Amenez-les à la messe le lendemain, le jour des Saints, et protégez-les de ces histoires spirituelles à la mode qui ne sont malheureusement jamais inoffensives ».
    On dirait qu’on parle de croisades du mal contre le bien, où les hordes d’esprits doivent être combattues avec des vêtements blancs et des témoignages chrétiens, et elles arrivent de la province de Modène.
    « À la fin du XIXème siècle – continue Don Ermes – les esprits l’ont avoué. Même si les rites sont devenus superficiels, chaque fois que nous les évoquons, eux se sentent appelés pour la cause et autorisés à revenir. C’est pour cela que je dis, chacun peut faire ce qu’il veut, mais le soir du 31 octobre, si les baptisés ne veulent pas jouer les hypocrites, qu’ils viennent fêter la fête de la lumière habillés de blanc. Là aussi on peut danser, mais en rappelant la lumière et non les ténèbres ».

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  • "Pro Europa Christiana" mobilise contre la représentation de "Jeanne d'Arc au bûcher" à la Monnaie

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    "Jeanne d'Arc au bûcher" est au programme de La Monnaie qui nous a habitués à des spectacles provocateurs qui font les délices des spectateurs bobos, tout particulièrement lorsqu'ils sont l'oeuvre de metteurs en scène réputés pour leur goût du scandale comme Romeo Castellucci. "Pro Europa Christiana" a lancé une pétition pour que ce spectacle soit déprogrammé; l'entreprise est sans doute louable mais a fort peu de chances  d'aboutir.

    Jeanne d’Arc dans une pièce obscène et transgenre : STOP !

    Le personnage-symbole de sainte Jeanne d’Arc est à nouveau la cible d’une représentation pornographique, cette fois à Bruxelles ! Une actrice intégralement dénudée prétend la représenter et pousse l’obscénité jusqu’à changer de sexe au cours de la représentation !

    Ça suffit ! Souiller publiquement la figure de sainte Jeanne d’Arc est inacceptable !

    A travers la Pucelle, c’est l’union de la France avec Dieu qui est prise pour cible.

    Réagissez en signant le message ci-dessous adressé au directeur du Théâtre de la Monnaie et au ministre belge des Institutions culturelles fédérales :

    10 352 Signatures

    Depuis le 30/08/19

    Mon message indigné à M. Peter de Caluwe, directeur du Théâtre royal de la Monnaie, et à M. Didier Reynders, ministre belge des Institutions culturelles fédérales

    Insulter sainte Jeanne d’Arc, c’est insulter Dieu et la France !

    Monsieur le Directeur, Monsieur le Ministre,

    Une version dénaturée de l’oratorio dramatique « Jeanne au bûcher » de Claudel et Honegger est programmée au Théâtre royal de la Monnaie du 5 au 11 novembre prochains.

    Au début de la pièce, un homme incarne la sainte, avant de se transformer en une femme hystérique entièrement nue. Pour le metteur en scène, Romeo Castellucci, il s’agit de « s’insurger contre les symboles, contre l’hagiographie, contre la commémoration nostalgique de l’histoire et contre la célébration de l’héroïne céleste ».

    Monsieur le Directeur, Monsieur le Ministre, souiller publiquement la figure de sainte Jeanne d’Arc est inacceptable ! Je vous demande l’annulation immédiate de ce spectacle obscène et offensant pour les chrétiens. 

    Veuillez croire, Monsieur le Directeur, Monsieur le Ministre, à l’expression de ma vigilante considération

    (Pour signer, remplissez le formulaire ICI)

    La Féderation Pro Europa Christiana s'est associée à plusieurs associations pour promouvoir cette pétition.

  • Asie : une triple menace pour les chrétiens

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse :

    Asie: Triple menace pour les chrétiens

    Publié le 24 octobre 2019

    Dans un Rapport consacré à l’oppression des chrétiens que l’AED va sortir en novembre en français, l’association pointe du doigt la situation de plus en plus préoccupante que vivent les chrétiens d’Asie, et plus particulièrement ceux d’Asie du sud et de l’est.

    C’est aujourd’hui en Asie du sud et de l’est que la situation des chrétiens s’est le plus détériorée sur les deux précédentes années, analyse le prochain Rapport de l’AED sur les chrétiens en détresse « Persécutés et Oubliés ? ». Les derniers attentats de 2019 au Sri Lanka et aux Philippines démontrent qu’ils sont désormais confrontés à une triade de menaces: l’extrémisme musulman, le nationalisme agressif et les régimes autoritaires.

    Chrétiens asphyxiés

    Au cours de ces deux dernières années, les attaques les plus graves commises contre des chrétiens ont été perpétrées par des milices islamistes. L’attentat du 27 janvier 2019 aux Philippines a fait 20 morts et plus de 100 blessés et celui du dimanche de Pâques, le 21 avril 2019, au Sri Lanka a tué 258 personnes et blessés plus de 500 autres. Dans ces deux cas, les attaques ont été revendiquées par l’État islamique. D’autres groupes comme les Talibans, sont aussi à l’origine d’attentats au Pakistan (attentat contre l’église à Quetta en décembre 2017, 9 morts et 50 blessés).

    Outre la violence islamiste, l’ultranationalisme menace le christianisme. En Inde, il s’agit de l’ « hindutva », qui prône un ultranationalisme hindou. Plus de 100 attaques contre les chrétiens ont été signalées entre 2017 et fin mars 2019. Selon Mgr Paulsamy, évêque de Dindigul, le BJP (Bharatija Janata Party), parti au pouvoir, « soutient les fondamentalistes » et s’oppose à la liberté religieuse.

    En Chine, la situation des droits de l’homme s’est également détériorée pour les chrétiens et les autres minorités ces deux dernières années, le pays ayant la volonté de « siniser » les croyances religieuses. Concrètement, cela se traduit par une forte répression des expressions religieuses non autorisées par l’État (destruction d’églises, interdiction de la vente en ligne de bibles etc.)

    En Corée du Nord, le régime autoritaire rend la situation toujours aussi dramatique pour les chrétiens – et tout autre croyants-, les nord-coréens devant manifester une dévotion totale à la dynastie Kim au pouvoir et au régime.

    Forte présente de l’AED

    L’AED reste extrêmement présente dans ces pays d’Asie du sud et de l’est pour subvenir aux besoins des chrétiens sur place. Rien qu’au Sri Lanka, la fondation a envoyé depuis 2003 plus 8 millions d’euros. Au Pakistan, l’association soutenu 60 projets en 2018 (construction d’églises, soutien aux religieux, formation des prêtres etc.). Quant à l’Inde, il demeure le premier pays bénéficiaire des aides de l’AED.

  • A qui profitent les ombres chinoises de l’accord secret entre Rome et Pékin ?

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    En Chine, l’Eglise catholique ne représente pas grand’chose (dix à quinze millions de membres sur plus d’un milliard trois cent millions de citoyens chinois) et demain sans doute moins encore si elle devait  troquer le rôle prophétique d’Antigone contre celui d’Ismène face au pouvoir du roi Créon. Sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau », l’historien Yves Chiron, interviewé par Odon de Cacqueray (23 septembre 2019), remet en perspective une situation qui n’a jamais été simple (JPSC):

     « Le 22 septembre 2018, le Saint-Siège annonçait la signature d'un accord provisoire avec le pouvoir communiste chinois. Aujourd'hui encore, nous ne connaissons pas les modalités exactes de cet accord. Nous savons qu'il contient des dispositions sur les procédures de nominations d'évêques. Pour certains cet accord signe la mort de l'Église clandestine, pour d'autres c'est un grand pas vers la réconciliation de tous les catholiques chinois. Yves Chiron, historien spécialiste de l'histoire de l'Église a signé chez Artège La longue marche des catholiques de Chine, un livre qui retrace l'histoire de l'évangélisation de la Chine et permet de comprendre la situation actuelle. Nous avons pu avoir un entretien téléphonique avec lui. 

    Comment l’évangélisation de la Chine a-t-elle débuté ? 

    Il y a une tradition solidement ancrée, qui indique que l’apôtre Saint Thomas, évangélisateur de l’Inde comme chacun sait et les historiens sont presque tous d’accord sur le sujet, serait allé jusqu’en Chine avant de repartir en Inde où il est mort. De cela on a des traces dans des textes liturgiques postérieurs, et peut-être, mais c’est un sujet controversé, des traces archéologiques avec une frise sculptée, mise à jour sur les côtes chinoises… C’est une tradition qui est solidement ancrée, défendue par certains auteurs, et qui demanderait confirmation et vérification par différentes sources, archéologiques, littéraires, etc. De façon plus établie, pour une évangélisation sur une longue durée avec des traces incontestables, il faut remonter au VIIe siècle, avec un missionnaire d’origine perse, Alopen. Il arrive dans l’ancienne capitale de la Chine, Xi’an, en 635 et il va pouvoir, avec l’accord de l’empereur de l’époque, répandre la religion chrétienne. 

    De cette première activité missionnaire, on a un témoignage archéologique solide et très important historiquement, une stèle datée du VIIIe siècle, mise à jour par les jésuites et qui a depuis été étudiée, décryptée. Elle atteste, de façon précise, d’une expansion missionnaire chrétienne dans la Chine du VIIe-VIIIe siècle. 

    Le christianisme que professe Alopen et ceux qui l’ont suivi se rattache au christianisme syriaque. C’est d’ailleurs le patriarche syriaque oriental qui va créer un archevêché dont dépendront les autres diocèses et évêchés créés à cette époque. L’archevêque et les évêques qui sont présents dans ces VIIe et VIIIe siècles sont des Syriaques, ce ne sont pas des Chinois. 

    De quand date l’apparition d’un clergé chinois ? 

    Les évènements sont difficiles à établir de façon certaine, parce qu’on a une deuxième vague missionnaire très importante au XIIIe siècle et dans la première moitié du XIVe, avec les franciscains cette fois, venus d’Italie. Eux aussi vont avoir un grand rayonnement, ils vont toucher plus largement les populations au-delà des Chinois. Il y avait là encore des évêques et des archevêques, est-ce qu’ils ont pu aller jusqu’à ordonner des prêtres chinois ? La chose n’est pas établie, sans être impossible. Ils ont rempli une action de formation, dès le plus jeune âge, à l’intention des Mongols et des Chinois, peut-être que certains des jeunes « séminaristes » sont allés jusqu’au sacerdoce… Le doute demeure.

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  • Allemagne : béatification d'un prêtre martyr du nazisme

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    Le père Richard Henkes (1900-1945).

    De Vatican News :

    Béatification en Allemagne d’un prêtre martyr du nazisme

    Le père Richard Henkes, prêtre de la société de l’Apostolat catholique (Congrégation des Pallotins), né à Ruppach (Rhénanie-Palatinat, Allemagne) en 1900 et décédé à Dachau en 1945, a été béatifié ce dimanche lors d’une messe célébrée à Limbourg sous la président du cardinal Kurt Koch.

    Entretien réalisé par Mario Galgano – Cité du Vatican

    Interrogé par Mario Galgano, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens et envoyé spécial du Pape François pour cette béatification, nous explique le parcours de ce prêtre qui fut confronté au totalitarisme du régime national-socialiste.

    Avant tout, qui était Richard Henkes ?

    Le père Henkes était un père de la communauté des pallottins. Il était enseignant, et aussi directeur d’exercices spirituels. À cette époque, il a vu que l’idéologie des nazis était une idéologie qui ne portait pas en elle les valeurs humaines et chrétiennes, mais qui était une idéologie anti-chrétienne et néo-païenne. Il a fait aussi des déclarations publiques contre cette idéologie, surtout en faveur des handicapés, contre le programme d’euthanasie. C’est pour cela que les nationaux-socialistes l’ont emprisonné à Ratibor, et l’ont ensuite transporté au camp de concentration de Dachau, près de Munich. Fin 1944, il y a eu une grande épidémie de typhus dans le camp de concentration, mais le père Henkes était prêt à soigner les malades, et c’est ainsi qu’il a contracté la maladie et il est mort le 22 février 1945. C’est pourquoi le Pape François a déclaré que le père Henkes est un «martyr de l’amour pour le prochain».  

    Il est allemand, mais vous l’avez souligné dans sa biographie, il a eu des relations avec la population tchèque. Comment a-t-il contribué à la médiation entre les Allemands et la population tchèque ?

    La réconciliation entre les Allemands et les Tchèques lui tenait beaucoup à cœur. Il s’est occupé du soin pastoral de la population dans les régions tchèques, et ensuite dans le camp de concentration, il a appris la langue tchèque car il était convaincu qu’après la guerre il aurait pu travailler pour la réconciliation entre ces deux peuples. En décidant de soigner les malades, aussi ceux de nationalité tchèque, il a beaucoup contribué à la réconciliation, aussi avec son martyre.

    Vous êtes responsables pour le dialogue œcuménique, ici au Vatican. Pouvons-nous aussi interpréter cette béatification aussi comme un signe œcuménique ?

    Le père Richard Henkes est un martyr de l’amour pour le prochain et, en ce sens, il est un exemple pour tous les chrétiens, et non seulement pour les catholiques. Il a vécu une condition très actuelle dont parle souvent le Pape François : l’œcuménisme du sang, l’œcuménisme des martyrs. Dans ce monde, aujourd’hui, la majorité des chrétiens qui sont persécutés au nom de la foi est constituée des chrétiens, et les chrétiens ne sont pas persécutés parce qu’ils sont catholiques, orientaux, orthodoxes, protestants, mais ils sont persécutés parce qu’ils sont chrétiens. En ce sens, le Pape François a dit une fois une chose très forte : les persécuteurs des chrétiens ont une meilleure vision de l’œcuménisme. Eux, ils savent que les chrétiens sont une seule chose.

  • Friedrich Hutterman, missionnaire et martyr en Chine

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    De site Bitter Winter :

    L’histoire du père Friedrich Hüttermann, missionnaire et martyr

    12/09/2019

    Voici l’histoire d’un prêtre allemand qui est devenu une figure clé dans les activités missionnaires catholiques à Shandong avant d’être tué en 1945.

    par Johannes Fleckner et Helmut Moll

    La seule photo connue du père Hüttermann.

    La seule photo connue du père Hüttermann.

    La naissance d’un missionnaire

    Friedrich Hüttermann est né le 30 mars 1888. Il était le fils d’un tourneur sur bois prématurément retraité de la Gute-Hoffnungs-Hütte à Sterkrade près d’Oberhausen (Rhénanie). Déjà, lorsqu’il était enfant de chœur, il avait exprimé le désir de devenir prêtre. En 1902, il intégra la maison des Missionnaires du Verbe divin (Verbites) à Steyl, aux Pays-Bas, passa son Hausabitur (l’examen requis de l’institut religieux) en 1907, et se rendit au noviciat St Gabriel de Mödling, près de Vienne, où il commença sa formation le 12 septembre 1910. Après le noviciat, il commença à étudier la philosophie et la théologie dans le même institut. Le 28 septembre 1913, il fut ordonné prêtre. Après sa dernière année d’études, il commença à forger avec détermination son projet de devenir missionnaire dans la Chine lointaine.

    Le déclenchement de la Première Guerre mondiale l’empêcha de s’installer en Asie. Après avoir reçu une formation d’ambulancier, Hüttermann servit d’abord en 1915 comme aumônier à l’hôpital militaire pour les Grenadiers avant de devenir aumônier sur le terrain. Il était grand, mince et désireux de servir. Il a reçu la croix de fer pour ses exploits de guerre. En 1919, il réussit l’examen d’État connu sous le nom d’Abitur. Par la suite, il devint l’assistant des maîtres des novices, le père Karl Friedrich à Steyl, et le père Alois Kaufhold à Sankt Augustin en Rhénanie, pendant deux ans. Contre son gré, il dut étudier la théologie catholique à l’Université Friedrich-Wilhelms de Bonn de 1921 à 1925. C’est à cette épode qu’il a terminé sa thèse, Untersuchungen zur Geschichte der altlateinischen Evangeliumsübersetzung (der br-Text des Jo.) (Enquêtes sur l’histoire de la traduction de l’Évangile en latin archaïque (le texte de Jean) dont l’approche méthodique, la certitude de l’objectif, l’exécution exacte ont été reçues avec la distinction magna cum laude, la plus grande mention honorifique universitaire. Sa promotion solennelle eut lieu le 8 juillet 1925.

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  • Erythrée : le gouvernement ferme les écoles catholiques

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    De Lucie Sarr sur le site du journal La Croix :

    09/09/2019

    En Érythrée, l’État ferme les écoles catholiques

    En Érythrée, après les hôpitaux et centres de santé de l’Église catholique dont une trentaine a été fermée en juin par le gouvernement, c’est au tour des écoles privées catholiques d’être empêchées de fonctionner.

    Huit ont vu leurs établissements bouclés par des soldats mardi 3 septembre.

    En Érythrée, la rentrée scolaire ne s’est pas déroulée comme prévu dans les écoles privées catholiques. Les huit plus importants établissements d’enseignement de l’Église catholique ont, en effet, été fermés, mardi 3 septembre, par des soldats.

    Selon un prêtre érythréen cité par RFI, il y a quelques semaines, il avait été « conseillé » aux responsables de la cinquantaine d’établissements d’enseignement catholique que compte le pays de ne pas accueillir de nouveaux élèves pour cette rentrée.

    « En Érythrée, la confiscation des hôpitaux catholiques est une mesure de représailles contre l’Église »

    Cette mesure répressive intervient trois mois après qu’une mesure analogue a frappé une trentaine de structures de santé gérées par l’Église catholique. Dans ce pays d’Afrique de l’Est dirigé par le régime totalitaire de Issayas Afeworki, l’Église assurait jusque-là, en grande partie, les services sociaux comme l’éducation et la santé dont l’État a démissionné.

    Une loi datant de 1995

    La répression subie par l’Église catholique érythréenne s’appuie sur une loi datant de 1995, jamais entrée en vigueur, et qui prévoit que toutes les structures sociales (écoles, centres médicaux) soient gérées par l’autorité publique. En réaction à ce texte, l’Église catholique avait, en son temps, remis au gouvernement par écrit, « une présentation claire et articulée de la nature, de l’esprit et des objectifs de son service spirituel et social ».

    L’application brusque de cette loi de 1995, 24 ans après son vote, est considérée par les observateurs comme une tentative de museler l’Église catholique. Dans ce pays d’Afrique de l’Est, majoritairement chrétien (62 %, dont une majorité d’orthodoxes), les catholiques sont quasiment les seuls, au sein de la société civile, à s’exprimer pour dénoncer les injustices ou encore appeler à la réconciliation.

    Le 24 juillet, à l’occasion du jubilé d’or du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam), Mgr Menghesteab Tesfamariam, archevêque d’Asmara la capitale s’est confié à ses pairs sur les difficultés que vit l’Église de son pays, exprimant son désespoir et se confiant à leurs prières.

    L’Église catholique n’est pas la seule à subir des mesures répressives. Des établissements de l’Église orthodoxe ont été saisis il y a quelques années. Une école musulmane a également été fermée en 2017.