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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Une belle occasion de relancer le catho bashing...

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    Une belle occasion de relancer le catho bashing...

    Qui n’a vu cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrant une scène survenue lors d’un baptême dans le diocèse de Meaux en France ? Un vieux prêtre (89 ans) officiant lors du baptême d’un enfant de deux ans et demi lui a finalement administré une gifle, excédé par les pleurs incessants de l’enfant. L’évènement, filmé en direct par une personne qui assistait à la cérémonie, a été relayé des dizaines de milliers de fois suscitant l’indignation et la réprobation de toutes les bonnes âmes émues par une telle démonstration d’inhumanité. On devine que les commentaires ont été bon train et qu’au-delà de la personne de l’octogénaire c’est l’institution qu’il représente qui a été prise pour cible. L’occasion était trop belle pour ne pas l’exploiter en se livrant à un nouveau déferlement de « catho bashing » comme si l’Eglise avalisait ou incitait à de tels comportements. C’est une nouvelle illustration de cet état d’esprit cathophobe où la moindre occasion, le moindre incident, est utilisé pour décrier l’Eglise et ses représentants en exploitant l’émotivité du public. Le bon sens voudrait que tout un chacun sache prendre un peu de recul et considérer cet incident avec un minimum d'objectivité ; on en conclurait tout naturellement qu’il n’est sans doute pas indiqué que des ministres du culte trop âgés soient encore invités à officier dans des circonstances où leurs nerfs risquent d’être mis à rude épreuve par les cris de nouveaux nés ou de jeunes enfants, que le geste en question est bien sûr inapproprié mais qu’il mérite d’être perçu en proportion de sa gravité relative, que l’émoi suscité est vraiment excessif et que son exploitation est parfaitement malhonnête. Mais où est le bon sens aujourd’hui ? Et l’occasion n’est-elle pas trop belle pour s’en saisir et y trouver matière à justifier ses propres abandons et reniements…

    Ci-dessous, le communiqué du diocèse de Meaux : 


    MESSAGE AUX CATHOLIQUES DE SEINE-ET-MARNE : Incident lors d’un baptême

    Depuis le 21 juin, une vidéo circule dans la presse et les réseaux sociaux sur laquelle on peut voir un prêtre (89 ans), célébrer le baptême d’un enfant en Seine-et-Marne.

    Cette courte vidéo est un extrait de la célébration durant laquelle le bébé pleure beaucoup. Le prêtre âgé perd son sang-froid et met une gifle à l’enfant. Conscient de ce geste déplacé, le prêtre a présenté ses excuses auprès de la famille à la fin du baptême.

    Cette perte de sang-froid peut s’expliquer par la fatigue de ce prêtre âgé, mais cela ne l’excuse pas.

    Ce vendredi, cette vidéo a été vue plus de 5 millions de fois (sur les réseaux sociaux et sur la chaine web youtube) et a été reprise par des médias français et internationaux. A ce jour, elle suscite l’indignation et la colère.

    Vendredi 22 juin, Mgr Nahmias, évêque de Meaux, a pris des mesures conservatoires afin que le prêtre soit suspendu de toutes célébrations de baptême et de mariage. Ces mesures lui imposent également de ne plus intervenir sur la collégiale de Champeaux dès maintenant et de ne célébrer des messes qu’à la demande expresse du curé.

    Confions au Seigneur la famille du baptisé et notre frère Jacques Lacroix.

  • Tous les neuf jours, un prêtre est assassiné dans le monde

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    De Paul de Dinechin sur le site aleteia.org :

    Depuis le début de l’année, un prêtre est assassiné tous les neuf jours dans le monde 

    Pour la 18e fois depuis le début de l'année, un prêtre catholique a été assassiné ce dimanche 10 juin. Un nouveau meurtre qui confirme l'accroissement des menaces sur les prêtres en 2018.

    L′attaque a eu lieu dimanche 10 juin. Il était aux alentours de 17 heures, dans le diocèse de Cabanatuan, aux Philippines, quand au moins trois coups de feu ont été tirés par la fenêtre d’une petite église de la province de Nueva Ecija, dans le nord de l′archipel. La messe dominicale allait commencer, célébrée par le père Richmnond Nilo, curé de la paroisse Saint-Vincent Ferrier à Saragosse (Philippines). À 43 ans, le ministre de Dieu est mort sur le champ. Les assassins, eux, ont fui immédiatement.

    Le père Nilo avait consacré sa vie à Dieu à travers le sacerdoce. Depuis dix-sept ans, il servait le diocèse avec la même fidélité. Ce jour-là, il allait s′approcher de l′autel pour célébrer la messe dominicale, comme il l’avait toujours fait depuis son ordination. Son dernier Sacrifice. En plus de remplir un poste-clé dans le diocèse — administrateur financier du diocèse — il était également connu pour son engagement actif dans l’apostolat envers les sourds-muets dans son diocèse.

    Ce prêtre catholique est le troisième assassiné par balles ces derniers mois aux Philippines, après le père Mark Anthony Yuaga Ventura, 37 ans, en avril et le père Marcelito Paez en décembre dernier. Quatre jours à peine avant cette dernière attaque, le père Rey Urmeneneta, un ancien aumônier, avait été blessé lors d’une tentative d’assassinat dans la ville de Calamba, au sud de Manille. Selon les chiffres des Missions étrangères de Paris, les Philippines comptent 85 millions de fidèles catholiques, soit 80% de la population. L′archipel se place ainsi en troisième position des pays à majorité catholique, après le Brésil et le Mexique.

    Lire la suite sur aleteia.org

     

  • Une pièce blasphématoire fait scandale en Tchéquie

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    De Magdalena Hrozinkova sur le site de Radio Praha :

    UNE PIÈCE JUGÉE BLASPHÉMATOIRE FAIT SCANDALE EN TCHÉQUIE

    Rarement une œuvre théâtrale aura suscité une telle controverse en République tchèque. Samedi dernier, à Brno, la représentation de la pièce intitulée « Notre violence, votre violence », mise en scène par le Croate Oliver Frljić, a été interrompue pendant une heure par une trentaine de militants. La programmation de la pièce dans le cadre de Divadelní svět, un des plus importants festivals tchèques de théâtre tchèques qui se déroule jusqu’au 30 mai dans la deuxième ville du pays, avait provoqué préalablement de multiples critiques, notamment de la part de l’Eglise catholique et de certains politiques.

    Remarqué à l’international pour ses créations volontairement provocatrices, Oliver Frljić n’hésite pas à aborder au théâtre des sujets sensibles, tels que la guerre en ex-Yougoslavie, l’implication des Polonais dans l’Holocauste, le rôle de l’Eglise dans la société contemporaine ou encore la crise migratoire. A Brno, le metteur en scène et dramaturge croate a débarqué avec sa pièce intitulée « Notre violence, votre violence », une œuvre déstabilisante sur les extrémismes religieux, la peur, la haine et l’hypocrisie des Européens face à l’afflux de migrants.

    Dans une République tchèque majoritairement athée et qui refuse tout aussi majoritairement l'accueil des migrants notamment de confession musulmane, la pièce a été dénoncée dans les cercles catholiques et conservateurs plusieurs semaines avant même sa première représentation devant le public de Brno. Les protestataires ont été plusieurs milliers à signer une pétition dans laquelle ils demandaient le retrait de la pièce du programme du festival ; une pièce qui se termine sur une scène où le personnage de Jésus, nu et couronné d’épines, viole une femme musulmane. Iva Syptáková fait partie des activistes chrétiens qui ont exprimé leur indignation devant le Théâtre Husa na provázku à Brno et même pendant le spectacle, lorsque les comédiens croates et slovènes interprétaient la scène incriminée :

    « C’était terrible, mais cela nous apprend à nous battre pour notre foi, pour Dieu. Quand Dieu est insulté de cette façon, quand on le présente comme un agresseur qui viole quelqu’un, c’est un des pires blasphèmes. »

    En République tchèque, les protestations contre la pièce « Notre violence, votre violence » ont non seulement une dimension religieuse, mais aussi politique. Tandis que Miroslav Sládek, ancien leader d’un parti d’extrême-droite, a essayé d’empêcher les spectateurs d'entrer dans la salle, d’autres militants membres d’un mouvement appelé - aussi paradoxal que cela puisse paraître - « Des gens bien » (Slušní lidé) sont montés directement sur la scène. Des hommes musclés tous habillés d'un tee-shirt bleu ont formé une chaîne humaine pour empêcher les comédiens de poursuivre le spectacle. Ils ont quitté les lieux après l’intervention de la police.

    Zdeněk Pernica, ancien champion de République tchèque de kick-box, est le chef de ce mouvement fondé en 2016 et classé parmi les groupes d'extrême droite par le ministère de l’Intérieur. Au nom de tous les « gens bien », Zdeněk Pernica a pris la parole devant les caméras :

    « Ce que les comédiens ont joué, c’était tout simplement du porno. Même certains spectateurs qui ont pris leur défense se sont déshabillés et se sont promenés à poil sur la scène. Nous considérons que ce n’est plus de l’art. »

    Soutenus dans leur démarche par le primat de l’Eglise catholique tchèque, le cardinal Dominik Duka, les protestataires ont été vivement critiqués par le maire de Brno Petr Vokřál (ANO), selon lequel le mouvement « Des gens bien » mène une campagne avant les élections municipales prévues à l’automne prochain, ainsi que par de nombreux spectateurs. Voici une réaction du public :

    « Ces ‘gens bien’ ont fait une excellente publicité pour ce spectacle. Ils ont montré combien le sujet de la liberté, traité dans cette pièce, était d’actualité dans ce pays. »

    Directeur du Théâtre national de Brno et organisateur du festival, Martin Glaser espère que cet incident inquiétant permettra l'ouverture d'un débat public sur la liberté de l’art, ainsi que sur la frontière entre culture et politique :

    « Les spectacles de ce genre sont une nouveauté à laquelle la société tchèque n’est pas préparée. Je crois qu’en programmant cette pièce, nous avons rendu un service à la République tchèque, à sa liberté et à sa démocratie. »

  • Après le référendum irlandais, inventer une nouvelle culture de la vie

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    De Gérard Leclerc sur le site « France catholique » :

    « Est-il possible de tirer des leçons raisonnables à la suite du référendum qui vient d’approuver en Irlande, à une majorité des deux tiers, la fin de l’interdiction de l’avortement ? Face à un tel raz-de-marée, les défenseurs de la vie risquent de sombrer dans le découragement. Et cela d’autant plus que les mécanismes qui ont entraîné un vote aussi massif semblent, à vue humaine, irrépressibles. Comment résister à une tendance qui a déjà emporté toute l’Europe, conquis la plupart des moyens d’information avec des arguments qui portent, eu égard à leur charge affective très forte ? Toute la presse a également mentionné la baisse d’influence de l’Église dans ce pays de longue tradition catholique, à la suite d’une série de scandales, notamment en matière de pédophilie. On se souvient encore de la lettre adressée par Benoît XVI aux fidèles irlandais plongés, disait-il, dans la plus sombre des situations.

    Il est incontestable aussi que, depuis les années soixante, une révolution s’est produite dans les mentalités, qui ne s’explique pas seulement par l’effondrement de la pratique religieuse. C’est la morale commune qui s’est trouvée dévalorisée, jusqu’à la déconstruction de la conscience éthique de la personne. Ce qui était, autrefois, objet d’interdit a été décrété archaïque, non seulement par les courants les plus extrêmes du gauchisme culturel mais aussi par des courants libéraux libertaires qui ont autorisé toutes les transgressions. Et nous savons que cela continue aujourd’hui, avec l’instrumentalisation technique de la reproduction et la justification du suicide assisté, avec des provocations qui vont jusqu’à l’obscénité. On l’a vu récemment en Suisse.

    Les défenseurs de la vie sont donc face à un formidable défi. Ils n’ont aucune chance de gagner sur le terrain législatif, dès lors qu’ils ont perdu l’opinion. Or, toute évolution ne peut s’opérer que par la sensibilisation de l’opinion, qui, aujourd’hui, ne ressent que certains dommages, d’ailleurs non contestables, de l’interdiction de l’avortement. En France, au moment de l’élaboration de la loi Veil et de la bataille d’opinion qui l’avait précédée et accompagnée, nous avions déjà connu cette objection massive de la souffrance des femmes, des drames causés par la clandestinité des pratiques abortives. À l’époque, ces arguments avaient tout emporté, les défenseurs de la vie apparaissant comme des esprits rigides, bardés de principes cruels. Par la suite, les choses se sont aggravées, puisqu’on est passé d’une loi de tolérance et de compassion à un impératif rigoureux. L’exception est devenue la règle et l’opposition dénoncée comme attentatoire aux droits des femmes. C’est au point où même l’objection de conscience se trouve délégitimée, ce qui est gravissime dans un État de droit. Inventer une nouvelle culture de la vie, tel est le seul objectif raisonnable. Mais il faudra du temps pour rendre évidente à la conscience la réalité de la vie naissante. Une vie naissante qui, quoi qu’on en dise, se trouve cruellement interrompue par l’acte abortif. »

    Ref. Après le référendum irlandais, inventer une nouvelle culture de la vie

    « Oui, non, je ne sais pas » : l’anthropologie  chrétienne présente trop souvent de nos jours une image brouillée entre les excès idéologiques rigides ou incantatoires et un libéralisme libertaire abdiquant toute conviction sérieuse. Plus que de l’avenir de Dieu, qui est éternel, c’est du fondement même de la nature de l’homme et de son existence comme tel qu’il est question. Si un prochain concile devait voir le jour, après l’aggiornamento  raté de Vatican II, la réponse à ce défi gigantesque suffirait à sa raison d’être: guérir l’âme du monde, rien de moins. Car la question reste posée : si la société, l’économie, la culture, la politique, toutes ces dimensions humaines fondamentales et toutes en crise manifeste, se tournaient vers la figure de l’homme qu’offre le christianisme pour s’y ressourcer trouveraient-elles aujourd’hui dans l’Eglise un discours vraiment crédible à la fois pour le coeur et l'esprit ? La réponse ne s’improvise pas.

    JPSC

    Voir aussi :

    Caroline Roux, déléguée générale adjointe d’Alliance VITA et directrice de VITA International, était l’invitée de l’émission À la Source, le 29 mai 2018 pour décrypter les résultats du référendum irlandais sur l’avortement.

  • L’accord entre le Vatican et Pékin : un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

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    D'Olivier Bault sur reinformation.tv :

    Cardinal Joseph Zen : pourquoi l’accord entre le Vatican et Pékin est un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

    cardinal Zen accord Vatican Eglise Chine communiste

    Dans un entretien pour la chaîne Al Jazeera repris sur Infocatólica, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, explique en quoi l’accord négocié entre le Vatican et la Chine communiste est un abandon de l’Eglise clandestine de Chine et une reconnaissance de l’Eglise officielle schismatique. Cette légitimation de l’Eglise inféodée au régime communiste intervient alors qu’une loi entrée en vigueur en février dernier accentue encore les répressions à l’encontre des personnes participant aux messes clandestines.

    Pour le vieux cardinal chinois, les Chinois ont aujourd’hui compris que, sous la houlette du pape François, le Vatican était prêt à tout accepter et tout légitimer. « Les opportunistes savent que s’ils collaborent avec le gouvernement, celui-ci pourra obliger le Saint-Siège à les reconnaître », prévient-il. Pire encore, « Pour faire plaisir au gouvernement, le Saint-Siège s’abstient de faire de nombreuses choses qu’il devrait faire. Par exemple, il ne donne pas d’évêques aux diocèses de l’Eglise clandestine. Quand un vieil évêque meurt, il ne lui donne pas de successeur ». Ou alors il veut remplacer les évêques légitimes par ceux de l’Association patriotique catholique chinoise (l’Église officielle de Chine, schismatique) qui célèbre cette année soixante ans d’ordinations épiscopales « indépendantes ».

    Les négociations en cours entre le Vatican et la Chine communiste, une légitimation de l’Église schismatique inféodée au régime

    Pour le cardinal Zen, il est clair que les négociations en cours légitiment une Eglise « objectivement schismatique », ce que le pape argentin aurait clairement reconnu lui-même selon le Chinois : « Il y a 3 ou 4 ans, j’ai eu une réunion avec le pape François pendant 45 minutes. J’ai parlé 40 minutes, il ne m’a interrompu qu’une fois. Quand j’ai dit que nous devions convenir que l’Église indépendante est une Eglise schismatique, il a répondu : “certo” – bien sûr. Alors comment peut-on légitimer une Eglise schismatique qui reste schismatique, qui est sous le contrôle du gouvernement ? Cette Eglise ne change pas simplement parce qu’on légitime ses évêques qui sont des esclaves du régime communiste. »

    Le cardinal Zen demande, à propos de la reconnaissance de la trentaine d’évêques de l’Église clandestine nommés par le Vatican en échange de la reconnaissance par le Saint-Siège des sept évêques de l’Eglise officielle : « Qu’est-ce que cela veut dire, que le gouvernement reconnaît ces trente évêques ? Leur permet-il de continuer de fonctionner comme jusqu’à aujourd’hui dans l’Église clandestine, indépendamment du gouvernement ? Bien sûr que non ! Ils sont invités à rejoindre l’Association patriotique. »

    Tel que prévu par l’accord en cours de négociation, le dernier mot du Saint-Siège pour les nominations d’évêques est une fiction, selon le cardinal Zen

    Quant aux nouvelles nominations d’évêques, pour lesquelles les communistes promettent de laisser le dernier mot au pape, celui-ci ne pourra de toute façon se prononcer que sur des candidats proposés par les communistes chinois, fait remarquer le vieux cardinal. Quel type de dernier mot est-ce donc, demande Mgr Zen, si le Parti communiste ne présente que ses candidats via une conférence des évêques qui lui est inféodée ? Bien sûr, le Saint-Père pourra refuser, mais ce sera toujours aux communistes de proposer un autre nom, rappelle le cardinal. « Quels noms appropriés peuvent venir des communistes ? », demande encore Mgr Zen, « Que savent-ils des qualités requises pour être évêque ? »

  • Chine : la répression religieuse au Henan est systématique et planifiée

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    Persécution religieuse / ethnique» Chine (source : ucanews.com)

    La répression au Henan est «systématique et planifiée» Le programme initialement formulé en mai 2015 a vu une attaque généralisée contre les chrétiens ces derniers mois. La répression du Henan est «systématique et planifiée».

    L'inquiétude à Beijing au sujet de l'influence croissante du christianisme a déclenché une récente escalade de la répression contre les chrétiens dans la province chinoise du Henan, selon un éminent universitaire de Hong Kong.

    La récente répression contre diverses communautés catholiques et protestantes est le résultat de plus de deux années d'organisation et de préparation au niveau des provinces, des villes et des comtés par le Département du travail du Front uni du Parti communiste chinois.

    Le Professeur Ying Fuk-tsang, directeur de la Divinity School à l'Université chinoise de Hong Kong a déclaré à ucanews.com : "Après avoir examiné la nouvelle politique religieuse du président Xi Jinping, il y a des raisons de croire que le Comité central du PCC essaie de combattre la croissance rapide des religions".

    Se référant aux événements du Henan - la province chinoise la plus chrétienne - où les églises ont été saisies, les jardins d'enfants fermés et l'interdiction faite aux enfants d'assister à la messe et aux offices religieux, Ying a dit avoir examiné les rapports des organes du Parti communiste. (...)

    Il en ressort (nous synthétisons) que le Parti communiste a pris une nouvelle direction en matière de religion, que de nouvelles politiques à travers différentes provinces ont été mises en place, que de nouvelles règles et tâches ethniques et religieuses ont été activées au Henan notamment par la mise en oeuvre du nouveau «Règlement sur les affaires religieuses» qui a marqué le début d'une nouvelle vague de répression au Henan. Ainsi, en avril, le Département du travail du Front uni du comité provincial a exhorté le public sur son site Internet à signaler «les activités religieuses illégales, les lieux religieux illégaux, les sectes ou les événements suspects au Henan». Ainsi a-t-on a pu constater un renforcement global de l'emprise du parti sur la religion et les affaires religieuses. C'est un mouvement politique organisé, à grande échelle, qui vise le christianisme de haut en bas.

  • Indonésie : les chrétiens unis contre le terrorisme après les attentats de Surabaya

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    Du site "Eglises d'Asie" des Missions Etrangères de Paris :

    À Surabaya, les chrétiens s’unissent contre le terrorisme

    Une attaque suicide, menée par une famille de cinq personnes, dont trois enfants, a été menée lundi 14 mai contre une base de police de Surabaya, dans l’île de Java. L’attentat, qui a provoqué dix blessés et la mort d'au moins un agent, suivait les attaques du dimanche 13 mai, perpetrées par une autre famille de terroristes contre trois églises chrétiennes de Surabaya. Le père Agustinus Ulahayanan, secrétaire général de la commission épiscopale pour l’œcuménisme et les affaires interreligieuses, a appelé les chrétiens à s’unir et à rester vigilants. 

    L’Église indonésienne a appelé à l’unité, suite aux attentats suicide qui ont touché trois églises, un immeuble d’appartement et une base de la police de Surabaya, la seconde plus grande ville du pays dans l’île de Java. Ces attaques sont les plus meurtrières dans l’archipel depuis plus d’une décennie. Lundi 14 mai, tôt le matin, une famille de cinq personnes, dont trois enfants, a mené une attaque à la bombe, à l’aide de deux motos, contre une base de police de la ville, provoquant la mort d'au moins un agent et dix blessés, dont quatre policiers. Une fillette de huit ans, qui était avec la famille, a survécu à l’attaque et a été amenée à l’hôpital, selon le porte-parole de la police, Frans Barung Mangera. L’attaque a suivi les attentats de la veille, dimanche 13 mai, qui ont coûté la vie d'au moins quatorze morts et une quarantaine de blessés. Les trois attentats suicide de dimanche ont été menés par une seule famille – un homme, une femme et quatre enfants – contre trois églises de la ville. La première attaque a été menée par les deux fils du couple, âgés de 16 et 18 ans, dans le parking de l’église catholique Sainte-Marie ; la seconde attaque a été menée par la mère et les deux filles, âgées de 9 et 12 ans, contre l’église l'église Kristen Indonesia Diponegoro ; et le père s’est attaqué à une église pentecôtiste. 

    Aloysius Bayu Rendra Wardhana, l’une des victimes de l’attaque contre l’église Sainte-Marie, a été tué alors qu’il essayait d’empêcher les terroristes d’entrer. Le père Alexius Kurdo Irianto, curé de l’église, a loué sa bravoure et son sacrifice. « S’il n’était pas intervenu, il y aurait eu encore plus de victimes dans l’église », explique le prêtre. La mère d’Aloysius a déclaré que sa famille est « fière d’avoir un martyre qui a donné sa vie pour sauver des centaines de personnes qui assistaient à la messe du dimanche dans l’église ». Le même jour, la police a annoncé qu’elle avait fait exploser quatre bombes trouvées dans la maison de la famille responsable des attentats du 13 mai. Dimanche, une explosion dans un appartement à une trentaine de kilomètres de Surabaya a également provoqué la mort de trois personnes appartenant à la même famille.

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  • Attentats islamistes contre 3 églises en Indonésie : 11 morts et 41 blessés

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    De RT France :

    11 morts dans des attentats contre des églises en Indonésie, des enfants utilisés pour les attaques

    Pays musulman à majorité sunnite le plus peuplé au monde, l'Indonésie, qui compte de nombreuses minorités, a été frappée par le terrorisme. Des djihadistes de Daesh y ont semé la terreur, le 13 mai, en opérant trois attentats contre des églises.

    Le groupe djihadiste Daesh a revendiqué le 13 mai trois attentats à la bombe ayant visé le même jour plusieurs églises en Indonésie. Le bilan fait état d'au moins 11 morts et de 41 blessés.

    Dans son organe de propagande, le groupe terroriste fait état de «trois attaques kamikazes» qui ont frappé «les gardiens des églises et des chrétiens dans la ville de Surabaya», en Indonésie.

    L'archipel d'Asie du Sud-Est est en état d'alerte depuis une série d'attentats perpétrés ces dernières années, dont certains par l'Etat islamique (EI), sachant que ses minorités religieuses font face à une intolérance de plus en plus marquée.

    La télévision indonésienne a diffusé des images d'une personne conduisant sa moto à proximité d'une église avant qu'une explosion ne se produise.

    Des témoins interrogés par des chaînes de télévision ont affirmé qu'un des attentats avait été commis par une femme voilée qui était accompagnée de deux enfants. La police n'a donné aucune précision sur les suspects et on ignore ce qu'il serait, le cas échéant, advenu des deux enfants. Toutefois, Joko Widodo, le président indonésien, a confirmé que deux enfants avaient bien été utilisés dans le cadre de l'attentat.

    D'autres images montraient un véhicule en feu d'où s'élevait une colonne de fumée noire, ainsi qu'un corps gisant devant une porte de l'église catholique Santa Maria à Surabaya.

    Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu l'un des attentats.

    La troisième église qui a été visée est celle de Kristen Indonesia Diponegoro.

    Ces attaques surviennent quelques jours après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours de violents affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L'EI avait revendiqué l'incident mais la police indonésienne avait écarté l'implication de l'organisation terroriste, l'attribuant à un autre groupe djihadiste, Jamaah Anshar Daulah.

    L'intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d'habitants dont près de 90% sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités chrétienne, hindoue et bouddhiste.

  • Eglise : un petit espoir pour la Corée mais de mauvaises nouvelles de Chine

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    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    Petite lueur en Corée mais mauvaises nouvelles de Chine

    Les derniers développements politiques concernant les deux Corées ont suscité de nouvelles espérances notamment quant au sort de l’Eglise catholique en Corée du Nord.

    La Corée du Sud est le seul pays d’Asie où le catholicisme est en expansion. Mais en Corée du Nord, l’avènement de la dictature communiste en a anéanti toute trace visible.  Les 57 paroisses qui existaient ont disparu.  Et le cardinal Andrea Yeom Soo-Jun, l’archevêque de Séoul, n’a jamais pu poser le pied au Nord du 38è parallèle, malgré qu’il soit aussi l’administrateur apostolique de Pyongyang, la capitale de l’autre Corée.

    Le 4 mai, le cardinal Yeom a accordé à Thomas Han, l’ex-ambassadeur de Séoul auprès du Saint-Siège, un entretien qui a été publié par « Asia News », l’agence en ligne du l’Institut pontifical pour les missions étrangères. Et il n’a pas exclu que – malgré tout – il puisse y avoir au Nord des « fidèles laïcs qui vivent leur foi et gardent le souvenir de la vie sacramentelle ».  Son espérance – a-t-il dit – c’est qu’ils puissent « revenir vivre pleinement leur foi dans l’Eglise comme auparavant ».

    En d’autre mots, le cardinal sud-coréen a la conviction, et il n’est pas le seul, qu’il puisse y avoir en Corée du Nord des « chrétiens cachés » comme ceux qui ont gardé vive leur foi pendant deux siècles au Japon pendant la persécution, sans prêtres ni évêques. Et il pense qu’ils pourraient un jour sortir au grand jour, dès que s’ouvriront des espaces de liberté.

    Récemment interrogé sur la Corée du Nord, le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin lui-même a fait part de sa confiance en une évolution politique positive. Mais il n’a rien dit sur l’avenir de l’Eglise.

    Au contraire. Il a même fait preuve de réserve quant au sort de l’Eglise catholique de la Chine voisine.  A la question : « où en sont les négociations entre le Saint-Siège et le gouvernement chinoise ? », voici ce qu’il a répondu :

    « Le dialogue se poursuit depuis longtemps, avec beaucoup de patience, avec des succès et des échecs. Quelqu’un disait : c’est comme la ‘procession d’Echternach’, deux pas en avant, un pas en arrière.  Quoi qu’il en soit, nous continuons et c’est cela l’important ».

    Lire la suite sur le site diakonos.be

  • Pour commencer une réforme de la laïcité à la française :

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     « Réparer le lien » entre l’État et les monastères, une suggestion de Grégor Puppinck (photo) (*) à Emmanuel Macron. Lu sur le site du mensuel « La Nef » :

    Grégor_Puppinck_(5262058682).jpgDans son discours du 9 avril aux Bernardins, devant la Conférence des évêques de France, Emmanuel Macron, après avoir exprimé son « sentiment que le lien entre l’Église et l’État [s’était] abîmé » et qu’il convenait de le « réparer », a tenu à « saluer tous ces prêtres et ces religieux qui de cet engagement ont fait leur vie ».
    A ce propos, comme acte concret de réconciliation, l’État pourrait aisément reconnaître aux congrégations religieuses une liberté dont elles sont privées depuis plus d’un siècle, ce d’autant plus que le président Sarkozy avait déjà admis dans son discours du Latran de 2007 que « la République [maintenait] les congrégations sous une forme de tutelle » et que « cette situation [était] dommageable pour notre pays ».
    Trouvant son origine dans l’anticléricalisme de la IIIe République, qui a notamment contraint à l’exil près de 30 000 religieux, le régime français des congrégations, instauré en 1901 et toujours en vigueur, est en effet particulièrement contraignant en ce qu’il exclut délibérément les monastères du droit commun des associations et les soumet à un régime juridique restrictif. En effet, alors qu’une simple déclaration suffit aux associations ordinaires pour disposer de la personnalité morale, les congrégations ne peuvent accéder à cette personnalité et jouir des droits qui s’y attachent qu’en vertu d’un décret, rendu au terme d’une procédure dite de « reconnaissance légale » soumise à de strictes conditions.

    UNE FORME DE GALLICANISME
    Cette procédure nécessite en particulier l’adoption par la congrégation de statuts civils pouvant entrer en conflit avec le droit canonique. Il en est ainsi de l’interdiction de mentionner dans ces statuts l’existence des vœux « solennels », « perpétuels » ou « définitifs », en application du décret révolutionnaire des 13 et 19 février 1790, encore en vigueur. Autre exemple, toute congrégation doit se soumettre – dans ses statuts civils – à la juridiction de « l’évêque du diocèse » (décret du 16 août 1901), faisant ainsi obstacle à l’exercice direct, par le Saint-Siège, de son autorité sur les congrégations de droit pontifical, celles-ci relevant de Rome, et non pas de l’évêque, à la différence des congrégations diocésaines. En cela, la République maintient une forme de gallicanisme.
    Si de nombreuses congrégations ont, avec le temps, accepté d’entrer dans ce régime, d’autres s’y sont refusées, se résignant alors – pour préserver leur liberté spirituelle – à subir la précarité des associations de fait sans personnalité morale. Ces congrégations de fait ne peuvent donc pas, en leur nom propre, signer de contrat, être propriétaires de leurs propres bâtiments, recevoir des dons ou des legs, ouvrir un compte bancaire, ou encore obtenir une carte grise…
    En tout état de cause, quel que soit le régime choisi (reconnaissance légale ou association de fait), les religieux sont privés de la liberté d’association dont bénéficient les autres groupes de personnes, sans que cette restriction ne réponde à une justification objective et raisonnable. Alors que les mosquées ou les Témoins de Jéhovah peuvent librement se constituer en association loi 1901 avec tous les droits qui en découlent, pourquoi un monastère devrait-il encore être soumis à un régime dérogatoire ?

    ÉLARGIR LE CHAMP DE LIBERTÉ DES MONASTÈRES
    Ce régime juridique spécifique paraît aujourd’hui anachronique au regard des libertés et du principe de non-discrimination. Selon d’éminents canonistes, tel le père Cédric Burgun, il serait d’ailleurs souhaitable de permettre aux monastères de bénéficier de la liberté d’association et ainsi d’élargir le champ de leur liberté.
    Cette mise à jour de la législation française est en outre requise par le droit européen. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a en effet posé le principe de l’« autonomie des organisations religieuses » en vertu duquel le droit national doit permettre aux communautés religieuses ou de conviction « de décider en toute indépendance la manière dont elles sont dirigées, de leur règlement interne, du contenu de leurs croyances, de la structure de la communauté et du système de nomination du clergé, et de leur nom et autres symboles ». Or, force est de constater que le régime actuel des congrégations méconnaît ces obligations.
    Il est vrai que, à ce jour, la Cour européenne n’a pas encore été saisie d’un litige mettant en cause la compatibilité de ce régime avec le droit européen. Toutefois, si une telle affaire devait être portée devant les juges de Strasbourg, ceux-ci concluraient probablement à une violation de la Convention européenne des droits de l’homme. La France serait alors tenue de corriger sa législation.

    Grégor Puppinck

    Ref. « Réparer le lien » entre l’État et les monastères

    (*) Grégor Puppinck est docteur en droit, directeur de l’ European Centre for Law and Justice (ECLJ). Il est membre du panel d’experts de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) sur la liberté de conscience et de religion. Il est l’auteur d’une étude sur « la conventionnalité du régime français des congrégations », parue dans la Revue du droit public en janvier 2018. il est aussi l’auteur de « Objection de conscience et droits de l’homme. Essai d’analyse systématique », Société, Droit et Religion (CNRS Editions, 2016) et de La famille, les droits de l’homme et la vie éternelle (L’Homme Nouveau, 2015).

    JPSC

  • Si l'Église ne défend pas le symbole de la religion chrétienne, qui le fera ?

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    Vu sur le site « Salon beige »:

    JPSC

  • Nigeria : une attaque contre une église fait au moins 18 morts dont deux prêtres

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    De Vatican News :

    Église attaquée au Nigeria, au moins 18 morts dont deux prêtres

    Mardi 24 avril 2018 au petit matin, une église a été attaquée dans l’État de Benue dans le centre du Nigeria. Une trentaine d’hommes armés ont assassiné au moins 16 fidèles et deux prêtres catholiques, Félix Tyolaha et et Joseph Gor. Depuis plusieurs mois, le conflit séculaire dans le pays pour l'accès aux ressources prend une tournure identitaire et religieuse.

    Marine Henriot - Cité du Vatican

    Il était 5h30 mardi matin dans le village de Mbalom, une messe de funérailles venait de commencer quand les tirs ont résonné dans la paroisse. Paniqués, les fidèles se sont mis à courir, à crier, «certains ont été abattus de sang froid», raconte un témoin à l’AFP. Au moins 16 fidéles et les deux prêtres catholiques ont été assassinés.

    Selon la police, l’attaque a été menée par une trentaine d’hommes armés, les recherches sont en cours pour les identifier. Selon les premiers éléments, il s’agirait d’éleveurs.

    Après le massacre au sein de la paroisse, les assaillants ont attaqué le village, pillant plus de 60 maisons, mais aussi des champs et des greniers abritant de la nourriture. La population, terrorisée, a fui vers les localités voisines.

    «Un crime odieux» condamné par le président

    Le président du pays le plus peuplé du continent, Muhammadu Buhari, a réagi dans la foulée, il a condamné un «crime odieux» promettant que les coupables devraient «payer pour avoir commis ce sacrilège».

    A Makurdi, à un cinquantaine de kilomètres du village attaqué, des centaines de jeunes sont descendus dans la rue dans la journée de mardi pour protester contre les tueries, incendiant des pneus et bloquant la circulation. Ils ont été évacués par la police à coups de gaz lacrymogènes.

    Agriculteurs sédentaires contre éleveurs nomades

    Les États du centre du Nigéria sont régulièrement touchés par des affrontements meurtriers. Au coeur du problème: l’accès à l’eau et à la terre, disputé entre agriculteurs sédentaires et chrétiens, et éleveurs nomades, en majorité peuls et musulmans.

    Le gouvernement, longtemps critiqué pour son inaction, a déployé l’armée en début d’année dans plusieurs États dont celui de Benue, pour tenter d’endiguer les violences intercommunautaires.