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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Allemagne : béatification d'un prêtre martyr du nazisme

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    Le père Richard Henkes (1900-1945).

    De Vatican News :

    Béatification en Allemagne d’un prêtre martyr du nazisme

    Le père Richard Henkes, prêtre de la société de l’Apostolat catholique (Congrégation des Pallotins), né à Ruppach (Rhénanie-Palatinat, Allemagne) en 1900 et décédé à Dachau en 1945, a été béatifié ce dimanche lors d’une messe célébrée à Limbourg sous la président du cardinal Kurt Koch.

    Entretien réalisé par Mario Galgano – Cité du Vatican

    Interrogé par Mario Galgano, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens et envoyé spécial du Pape François pour cette béatification, nous explique le parcours de ce prêtre qui fut confronté au totalitarisme du régime national-socialiste.

    Avant tout, qui était Richard Henkes ?

    Le père Henkes était un père de la communauté des pallottins. Il était enseignant, et aussi directeur d’exercices spirituels. À cette époque, il a vu que l’idéologie des nazis était une idéologie qui ne portait pas en elle les valeurs humaines et chrétiennes, mais qui était une idéologie anti-chrétienne et néo-païenne. Il a fait aussi des déclarations publiques contre cette idéologie, surtout en faveur des handicapés, contre le programme d’euthanasie. C’est pour cela que les nationaux-socialistes l’ont emprisonné à Ratibor, et l’ont ensuite transporté au camp de concentration de Dachau, près de Munich. Fin 1944, il y a eu une grande épidémie de typhus dans le camp de concentration, mais le père Henkes était prêt à soigner les malades, et c’est ainsi qu’il a contracté la maladie et il est mort le 22 février 1945. C’est pourquoi le Pape François a déclaré que le père Henkes est un «martyr de l’amour pour le prochain».  

    Il est allemand, mais vous l’avez souligné dans sa biographie, il a eu des relations avec la population tchèque. Comment a-t-il contribué à la médiation entre les Allemands et la population tchèque ?

    La réconciliation entre les Allemands et les Tchèques lui tenait beaucoup à cœur. Il s’est occupé du soin pastoral de la population dans les régions tchèques, et ensuite dans le camp de concentration, il a appris la langue tchèque car il était convaincu qu’après la guerre il aurait pu travailler pour la réconciliation entre ces deux peuples. En décidant de soigner les malades, aussi ceux de nationalité tchèque, il a beaucoup contribué à la réconciliation, aussi avec son martyre.

    Vous êtes responsables pour le dialogue œcuménique, ici au Vatican. Pouvons-nous aussi interpréter cette béatification aussi comme un signe œcuménique ?

    Le père Richard Henkes est un martyr de l’amour pour le prochain et, en ce sens, il est un exemple pour tous les chrétiens, et non seulement pour les catholiques. Il a vécu une condition très actuelle dont parle souvent le Pape François : l’œcuménisme du sang, l’œcuménisme des martyrs. Dans ce monde, aujourd’hui, la majorité des chrétiens qui sont persécutés au nom de la foi est constituée des chrétiens, et les chrétiens ne sont pas persécutés parce qu’ils sont catholiques, orientaux, orthodoxes, protestants, mais ils sont persécutés parce qu’ils sont chrétiens. En ce sens, le Pape François a dit une fois une chose très forte : les persécuteurs des chrétiens ont une meilleure vision de l’œcuménisme. Eux, ils savent que les chrétiens sont une seule chose.

  • Friedrich Hutterman, missionnaire et martyr en Chine

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    De site Bitter Winter :

    L’histoire du père Friedrich Hüttermann, missionnaire et martyr

    12/09/2019

    Voici l’histoire d’un prêtre allemand qui est devenu une figure clé dans les activités missionnaires catholiques à Shandong avant d’être tué en 1945.

    par Johannes Fleckner et Helmut Moll

    La seule photo connue du père Hüttermann.

    La seule photo connue du père Hüttermann.

    La naissance d’un missionnaire

    Friedrich Hüttermann est né le 30 mars 1888. Il était le fils d’un tourneur sur bois prématurément retraité de la Gute-Hoffnungs-Hütte à Sterkrade près d’Oberhausen (Rhénanie). Déjà, lorsqu’il était enfant de chœur, il avait exprimé le désir de devenir prêtre. En 1902, il intégra la maison des Missionnaires du Verbe divin (Verbites) à Steyl, aux Pays-Bas, passa son Hausabitur (l’examen requis de l’institut religieux) en 1907, et se rendit au noviciat St Gabriel de Mödling, près de Vienne, où il commença sa formation le 12 septembre 1910. Après le noviciat, il commença à étudier la philosophie et la théologie dans le même institut. Le 28 septembre 1913, il fut ordonné prêtre. Après sa dernière année d’études, il commença à forger avec détermination son projet de devenir missionnaire dans la Chine lointaine.

    Le déclenchement de la Première Guerre mondiale l’empêcha de s’installer en Asie. Après avoir reçu une formation d’ambulancier, Hüttermann servit d’abord en 1915 comme aumônier à l’hôpital militaire pour les Grenadiers avant de devenir aumônier sur le terrain. Il était grand, mince et désireux de servir. Il a reçu la croix de fer pour ses exploits de guerre. En 1919, il réussit l’examen d’État connu sous le nom d’Abitur. Par la suite, il devint l’assistant des maîtres des novices, le père Karl Friedrich à Steyl, et le père Alois Kaufhold à Sankt Augustin en Rhénanie, pendant deux ans. Contre son gré, il dut étudier la théologie catholique à l’Université Friedrich-Wilhelms de Bonn de 1921 à 1925. C’est à cette épode qu’il a terminé sa thèse, Untersuchungen zur Geschichte der altlateinischen Evangeliumsübersetzung (der br-Text des Jo.) (Enquêtes sur l’histoire de la traduction de l’Évangile en latin archaïque (le texte de Jean) dont l’approche méthodique, la certitude de l’objectif, l’exécution exacte ont été reçues avec la distinction magna cum laude, la plus grande mention honorifique universitaire. Sa promotion solennelle eut lieu le 8 juillet 1925.

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  • Erythrée : le gouvernement ferme les écoles catholiques

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    De Lucie Sarr sur le site du journal La Croix :

    09/09/2019

    En Érythrée, l’État ferme les écoles catholiques

    En Érythrée, après les hôpitaux et centres de santé de l’Église catholique dont une trentaine a été fermée en juin par le gouvernement, c’est au tour des écoles privées catholiques d’être empêchées de fonctionner.

    Huit ont vu leurs établissements bouclés par des soldats mardi 3 septembre.

    En Érythrée, la rentrée scolaire ne s’est pas déroulée comme prévu dans les écoles privées catholiques. Les huit plus importants établissements d’enseignement de l’Église catholique ont, en effet, été fermés, mardi 3 septembre, par des soldats.

    Selon un prêtre érythréen cité par RFI, il y a quelques semaines, il avait été « conseillé » aux responsables de la cinquantaine d’établissements d’enseignement catholique que compte le pays de ne pas accueillir de nouveaux élèves pour cette rentrée.

    « En Érythrée, la confiscation des hôpitaux catholiques est une mesure de représailles contre l’Église »

    Cette mesure répressive intervient trois mois après qu’une mesure analogue a frappé une trentaine de structures de santé gérées par l’Église catholique. Dans ce pays d’Afrique de l’Est dirigé par le régime totalitaire de Issayas Afeworki, l’Église assurait jusque-là, en grande partie, les services sociaux comme l’éducation et la santé dont l’État a démissionné.

    Une loi datant de 1995

    La répression subie par l’Église catholique érythréenne s’appuie sur une loi datant de 1995, jamais entrée en vigueur, et qui prévoit que toutes les structures sociales (écoles, centres médicaux) soient gérées par l’autorité publique. En réaction à ce texte, l’Église catholique avait, en son temps, remis au gouvernement par écrit, « une présentation claire et articulée de la nature, de l’esprit et des objectifs de son service spirituel et social ».

    L’application brusque de cette loi de 1995, 24 ans après son vote, est considérée par les observateurs comme une tentative de museler l’Église catholique. Dans ce pays d’Afrique de l’Est, majoritairement chrétien (62 %, dont une majorité d’orthodoxes), les catholiques sont quasiment les seuls, au sein de la société civile, à s’exprimer pour dénoncer les injustices ou encore appeler à la réconciliation.

    Le 24 juillet, à l’occasion du jubilé d’or du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (Sceam), Mgr Menghesteab Tesfamariam, archevêque d’Asmara la capitale s’est confié à ses pairs sur les difficultés que vit l’Église de son pays, exprimant son désespoir et se confiant à leurs prières.

    L’Église catholique n’est pas la seule à subir des mesures répressives. Des établissements de l’Église orthodoxe ont été saisis il y a quelques années. Une école musulmane a également été fermée en 2017.

  • L'héroïsme des chrétiens d'Irak

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    Du site : "La sélection du jour" (7 septembre) :

    L’HÉROÏQUE RÉSILIENCE DES CHRÉTIENS D’IRAK

    En Irak, c’est toujours l’année zéro ! La défaite militaire de Daesh, achevée au début de cette année au terme de près de cinq ans de combats, a certes écarté le plus grand péril sur l’ensemble du territoire. Mais le pays est loin d’être sûr, notamment pour les chrétiens qui restent des citoyens de rang inférieur selon la Constitution irakienne, comme en tout pays musulman régi par la Charia. Avant la guerre lancée par les Etats-Unis contre l’Irak, les chrétiens étaient près d’un million et demi, soit environ 6% de la population irakienne. Aujourd’hui, il en reste moins de 250 000.

    Ceux qui sont revenus dans les régions où ils ont leurs racines depuis l’aube du christianisme, non seulement ont tout à reconstruire, mais ne savent pas de quoi demain sera fait. Ainsi parmi les quelque 125 000 chrétiens qui avaient fui la plaine de Ninive, au nord de Mossoul, investie par Daesh en août 2014, beaucoup avaient trouvé refuge autour de la ville kurde d’Erbil. Après la libération de ces territoires, fin 2016, par les forces irakiennes et leurs alliés, des dizaines de milliers de chrétiens -presque la moitié selon certaines estimations- sont revenus dans leurs villes ou villages ruinés. Les autres sont restés à Erbil ou ont émigré.

    Ces chrétiens ont retrouvé des voisins à majorité sunnite qui ont collaboré ou, en tout cas, peu résisté à Daesh. Ils restent à la merci des groupes de djihadistes qui resurgissent et frappent à l’improviste. Une autre menace pour les minorités religieuses vient des milices Shabak, de confession chiite et patronnée par l’Iran, qui ont lutté contre Daesh, puis assuré la sécurité des régions frontalières entre l’Irak et le Kurdistan irakien. Elles refusent à présent de quitter la zone comme l’ordonne le gouvernement de Bagdad qui semble d’autant plus impuissant à se faire obéir qu’il est lui-même sous l’influence de Téhéran. Après avoir figuré en bonne place dans les « dégâts collatéraux » causés par l’invasion américaine de l’Irak, les chrétiens irakiens n’ont rien de bon à attendre du regain de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran.

    Néanmoins, les presque 10 000 familles chaldéennes revenues dans la plaine de Ninive font preuve d’une résilience qui étonne les organisations humanitaires qui les assistent. Déjouant tous les pronostics, des jeunes reviennent d’exil pour aider à la reconstruction avec l’intention de rester au pays. Plutôt que de leur résilience, on pourrait parler de l’esprit de résistance qui les anime, car beaucoup ont pris conscience de l’enjeu civilisationnel, culturel et spirituel, attaché à leur survie : « Nous, chrétiens d’Irak, qui avons fait face à 1400 ans de persécution, de violence et de génocide, sommes prêts à élever la voix et à témoigner face à nos oppresseurs et au monde, quelles que soient les conséquences » témoigne dans un entretien à l’association Aide à l’Eglise en détresse (AED) l’archevêque catholique chaldéen d’Erbil, Mgr Bashar Matti Warda.

  • L’accord secret du pape François avec le gouvernement communiste chinois : un marché de dupes

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    Lu sur le site du mensuel "La Nef"

    Zen©Chiron-620x330.jpg"Depuis avril le territoire de Hong Kong, qui a été intégré à la République populaire de Chine en 1997, connaît des manifestations considérables pour préserver son statut spécial. Le gouvernement communiste de Pékin menace d’intervenir militairement pour « rétablir l’ordre ». Par ailleurs, le 28 juin dernier, près d’un an après le fameux Accord qui demeure secret, le Saint-Siège a publié des Orientations pastorales pour aider le clergé chinois à se déterminer face aux exigences de l’administration civile. Yves Chiron a été à Hong Kong à la mi-juillet et y a rencontré le cardinal Joseph Zen (87 ans), salésien, évêque émérite de Hong Kong depuis 2009. Il a été créé cardinal par Benoît XVI en 2006. Entretien exclusif.

    La Nef – Quel bilan peut-on faire de l’Accord Provisoire entre la Chine et le Saint-Siège, une année après sa signature ? La situation a-t-elle vraiment changé ?

    Cardinal Joseph Zen – La situation a changé, il est vrai. Mais elle est terrible, parce que l’Accord est secret. Les fidèles ne savent pas quel en est le contenu. Ce que l’on sait de l’Accord est limité à la nomination des évêques. Or le gouvernement chinois dit à tout le monde (évêques, prêtres et fidèles) qu’il faut sortir de la clandestinité et demande aux prêtres et aux évêques de s’enregistrer auprès des autorités civiles parce que le pape est d’accord. Il y a donc une grande confusion. Le gouvernement dit au clergé catholique : « Vous n’avez plus de raison de rester dans la clandestinité. Il faut passer dans l’Église officielle. » C’est une nouvelle persécution, plus grave que la précédente. Ce que le gouvernement tolérait précédemment, il ne l’autorise plus. Dans une grande ville comme Shanghai [ville dont est originaire le cardinal Zen, ndlr], il n’y a plus de possibilité d’assister à une messe du dimanche qui ne soit pas célébrée par un prêtre enregistré auprès des autorités civiles.

    Le Saint-Siège estime que l’Accord Provisoire a reconnu « le rôle particulier du Successeur de saint Pierre ». Mais on ne sait pas si la formule est dans le texte.
    J’en doute. C’est impossible, selon moi. Tant que je n’aurai pas vu le texte de l’Accord, je ne croirai pas que le gouvernement chinois ait accepté une telle formule. Peut-être est-il dit que dans la nomination des évêques il faut tenir compte de l’avis du pape, mais je ne crois pas qu’une formule aussi claire ait été employée. Le gouvernement communiste ne peut admettre que l’Église catholique soit sous la seule autorité du pape.

    Le Saint-Siège a publié le 28 juin dernier des Orientations pastorales à propos de l’enregistrement civil du clergé en Chine. Ces directives sauvegardent la conscience des prêtres chinois qui ne sont pas obligés de s’enregistrer auprès des autorités civiles et qui peuvent le faire moyennant des restrictions écrites ou orales. Ces directives vous semblent-elles suffisantes ?

    D’abord, il n’est pas vrai que ce texte respecte les consciences de façon égale. Le Saint-Siège – le texte n’est pas signé – légitime, justifie ceux qui acceptent de souscrire au document exigé du gouvernement. Ceux qui acceptent de signer sont, selon le Saint-Siège, dans la « normalité ». En revanche, la clandestinité est considérée comme une voie « anormale » et le Saint-Siège ne fait que tolérer que les prêtres qui ne veulent pas s’enregistrer auprès des autorités ne le fassent pas.
    D’autre part, respecter la conscience est un principe vrai. Mais le Saint-Siège ne doit pas seulement respecter la conscience, il doit aussi guider la conscience. Une conscience erronée est dans l’erreur.
    Une chose qui est bonne ne peut pas être considérée comme « anormale » et une chose mauvaise ne peut pas être permise, sinon c’est la ruine de la conscience. On ne peut signer un texte qui est contraire à la doctrine de l’Église, sinon c’est l’apostasie. Comme dans le film Silence sur les persécutions au Japon au XVIIe siècle.

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  • La communauté chrétienne de l'Orissa se souvient des pogroms de 2008

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    De Vatican News (27 août) :

    L'Inde se souvient des pogroms anti-chrétiens d'Orissa

    La communauté chrétienne de l’Orissa ne veut pas oublier les victimes innocentes des vagues de violences qui ont ensanglanté cet État indien en 2008.

    Dimanche 25 août, comme chaque année depuis 11 ans désormais, les fidèles de Kandhamal, l’un des 30 districts de l’État d’Orissa (nord-ouest), se sont rassemblés dans la prière et le recueillement, en mémoire des victimes des massacres de 2008. «Elles nous inspirent encore aujourd’hui de rester solides dans la foi aimante en Jésus-Christ face aux persécutions et aux épreuves de la vie», a affirmé le père Bishoyi, curé d’une paroisse de Phulbani, cité par l’Agence Fides. «Dans cette souffrance, Dieu révèle Sa miséricorde à toutes les victimes et en fait un signe de Sa sainteté et une source de Sa grâce. Par leur intercession, la foi est renforcée parmi les générations futures», a pour sa part commenté le père Singh, qui offre conseil pastoral et suivi psychologique aux rescapés.

    En 2008, une vague de violences antichrétiennes sans précédent s’abat sur le Kandhamal. Le 23 août, un leader hindou est tué dans son ashram par un groupe maoïste. Des rumeurs colportées par des fondamentalistes hindous du RSS (le Rashtriya Swayamsevak Sangh, la branche armée du parti au pouvoir, le BJP) imputent aux chrétiens la responsabilité du meurtre; des pogroms sont aussitôt déclenchés dans plus de 400 villages.

    56 000 déplacés 

    À partir du 24 août et en quelques semaines, plus de 100 chrétiens, des Dalits en particulier, sont assassinés. 393 églises et lieux de culte chrétiens sont détruits. Quelque 6 000 maisons sont rasées, des établissements sanitaires ou scolaires sont saccagés, obligeant 12 000 écoliers à suspendre leur instruction. Environ 40 femmes sont violées. Pour échapper à la mort, aux humiliations ou aux conversions forcées, plus de 56 000 personnes sont contraintes de quitter le Kandhamal.

    11 ans plus tard, ils sont encore éparpillés dans diverses parties du pays. Certains sont rentrés chez eux, mais la sérénité n’est pas au rendez-vous, car le plupart des fondamentalistes hindous à l’origine des attaques sont encore en liberté et bénéficient, semble-t-il, d’une totale impunité. Selon des sources locales, sur les 3 300 dénonciations faites à la police, seuls 727 cas ont été pris en compte ; 88% des personnes accusées ont été absoutes. 

  • Un évêque réagit aux vols et profanations d'hosties consacrées

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    Alors que se multiplient des actes de vol, de vandalisme ou de sacrilège délibéré à l'encontre de nos églises, cette réaction de l'évêque de Beauvais, Noyon et Senlis mérite d'être signalée :

    Du site de l'Eglise catholique dans l'Oise :

    Message de Mgr Jacques Benoit-Gonnin après la profanation de l’église St Samson de Clermont

    © photo CIRIC

    La question de la sécurité des églises doit préoccuper tous les fidèles.

    Beauvais, le 22 août 2019 (Mémoire de la Vierge Marie, Reine)

    Pour la seconde fois en quelques jours, la Sainte Réserve a été profanée, dans notre diocèse. C’était en l’église Saint-Samson de Clermont. Le contexte était différent, mais le résultat fut le même.

    Les catholiques dans l’Oise sont une nouvelle fois meurtris. Ils se rassemblent dans les églises pour y rencontrer Dieu ensemble ou seuls, pour y vivre des actes heureux ou douloureux de leur existence, pour y puiser des forces nécessaires à leur vie dans la société dont ils sont membres. À Clermont, comme à Compiègne, on a violé le tabernacle, cette petite armoire où sont conservées les hosties, signes de la présence réelle de Jésus ressuscité qui se fait proche, et se donne en nourriture à ses disciples, pour leur communiquer sa force de vie, d’amour, et d’espérance.

    Comme chrétiens catholiques, ce nouvel évènement nous attriste davantage, dans la mesure où il laisse supposer que des personnes font des églises une cible pour satisfaire leur addiction ou assouvir leur cupidité. Ma confiance demeure ferme dans les forces de sécurité de notre département qui feront leur travail pour clarifier ces affaires et leur donner les suites qui conviennent.

    Au stade actuel, je renouvelle ma demande pressante aux Curés et à tous les fidèles pour qu’ils soient vigilants, particulièrement sur la sécurité des tabernacles contenant la Réserve eucharistique, et qu’ils prennent les mesures qui peuvent s’avérer nécessaires, dans le contexte actuel. Quant aux ciboires contenant la Sainte Réserve et déposés au tabernacle, ne pourrions-nous pas envisager de ne plus utiliser les objets anciens, plus convoités, et de n’utiliser que des objets dignes, mais de moindre valeur ? Plus encore que le ciboire, c’est son « contenu » qui est confié à l’attention, à l’adoration, à la responsabilité de tous les fidèles.

    Aujourd’hui encore, le Seigneur attend que nous réagissions « à hauteur d’Évangile » ! Non, aux accusations prématurées ; non à des récupérations suspectes. L’Évangile est un message d’Amour et de fraternité ; il appelle les chrétiens à agir à partir du témoignage de Jésus, et non à partir des passions qui nous habitent, lesquelles doivent être évaluées, maitrisées et (possiblement) purifiées. Ne nous laissons pas dominer par l’amertume, la colère, voire la violence.

    Dans le même temps, j’invite tous les fidèles à développer courageusement les actions qui permettront aux églises de rester ouvertes. Elles répondront ainsi à leur destination : accueillir celles et ceux qui veulent en franchir le seuil pour y prier seuls ou avec d’autres, pour y trouver le calme, le silence, le soutien des Saints et la présence mystérieuse du Dieu de Miséricorde.

    La fermeture d’une église accroit (d’une manière relative) sa sécurité, mais elle modifie et appauvrit son sens : une église est « Maison de Dieu », d’un Dieu qui s’est fait proche en Jésus-Christ, et veut être accessible. L’ouverture d’une église rend visible et concrète la proximité et l’accessibilité de Dieu. Sa fermeture dit une plus grande distance entre Dieu et les hommes, ou qu’elle n’est qu’une maison d’hommes qu’ils administrent, à leur convenance. Chrétiens, voulons-nous être au service de la proximité de Dieu Un, Grand et Proche ? Sommes-nous disposés à en tirer des conséquences, en essayant de rendre nos églises plus accessibles, en les fréquentant nous-mêmes davantage pour y rencontrer notre Bien-aimé Seigneur (même si, bien sûr, nous pouvons d’abord le rencontrer en nous, et partout où nous vivons !) ?

    Ainsi la question de la sécurité des églises doit nous préoccuper, (comme elle préoccupe légitimement les élus municipaux), mais cela ne doit pas être au détriment du sens de ces monuments construits par la foi de nos aïeux, et confiés à la nôtre.

    Je célèbrerai une messe de réparation, samedi prochain, 24 août, à 9h, en l’église Saint-Samson de Clermont. J’espère y retrouver de nombreux fidèles.

                + Jacques Benoit-Gonnin,
    évêque de Beauvais, Noyon et Senlis

  • Croisades, inquisition, guerres de religion colonisation, sexe, argent... : 15 historiens répondent au procès de l'Eglise

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    Du site "Place des Libraires" :

     
    L'Eglise en procès ; la réponse des historiens
     

    Les croisades étaient-elles une entreprise impérialiste à l'encontre de l'Orient musulman ? L'Inquisition a-t-elle brûlé des milliers d'hérétiques ? La chrétienté médiévale était-elle antisémite ? L'Église s'est-elle vraiment interrogée pour savoir si les femmes avaient une âme ? Les papes de la Renaissance ressemblaient-ils tous aux Borgia ? Pendant les guerres de Religion, les catholiques ont-ils fait preuve d'intolérance alors que les protestants incarnaient la liberté d'esprit ? Galilée a-t-il été condamné parce que les papes s'opposaient aux découvertes scientifiques ? L'Église du xixe siècle était-elle par principe hostile à la modernité ? Dans les années 1930, le Vatican s'est-il aveuglé par anticommunisme sur les dangers du fascisme et du nazisme ? Autant de questions explosives en forme de réquisitoire dans un procès couramment fait à l'Église catholique. Les réponses données ici par quinze historiens visent d'abord à remettre en contexte chaque question dans son époque, avec le souci d'éviter tout anachronisme. Sans jamais remplacer la légende noire par une légende dorée, cette fresque alerte et passionnante redonne sa place à une investigation historique sans préjugés ni oeillères.

  • Hong Kong : quand Pékin accuse l'Eglise catholique d'organiser des "entraînements à la violence"

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    HONG KONG : PÉKIN ACCUSE L’EGLISE CATHOLIQUE D’ORGANISER DES « ENTRAÎNEMENTS À LA VIOLENCE »

    Comme tous les régimes totalitaires, le pouvoir communiste chinois cible l’Eglise catholique. Alors que Pékin multiplie les menaces d’intervention contre les manifestants en exhibant des convois militaires massés à Shenzhen, la ville de Chine continentale qui fait face à Hong Kong, les médias chinois accusent les institutions catholiques de la ville d’être des « centres de formation » pour les pro-démocratie, et les églises, des « refuges pour les foules » protestataires. Ce sont les termes employés par le quotidien « Ta Kung Pao », dirigé par le parti communiste chinois (PCC) qui donne évidemment le « la » aux médias. Selon une pratique consubstantielle aux partis communistes, le recours au mensonge s’opère sans la moindre vergogne : un autre organe du PCC, le quotidien chinois Ta Kung Pao (« L’Impartial »), accuse un lycée diocésain, le Yu Chun Keung Memorial College, d’organiser des « entraînements à la violence » et feint de se demander si l'école est devenue « un centre de formation de la mafia » sur la base d’ une vidéo postée sur Internet où l’on voit huit jeunes Hongkongais participant à un exercice de tir au pistolet à air comprimé et arborant un drapeau américain. Or il s’agit d’une vidéo remontant au 5 août, et ne montrant que les activités ordinaires du club de tir des étudiants, sans aucun rapport avec les dernières manifestations, selon les précisions données le 11 août par la direction du Yu Chun Keung Memorial College.

    Manifestement, les autorités communistes ne digèrent pas l’appui apporté par les églises chrétiennes, et notamment par l’Eglise catholique, à la principale revendication des manifestants : l’abandon du projet de loi permettant l’arrestation et l’extradition de tous ceux qui déplaisent au régime vers la Chine continentale. Mgr Joseph Ha Chi-shing, évêque auxiliaire de Hong Kong, avait notamment participé à un temps de prière organisé par les jeunes devant le Conseil législatif de Hong Kong, après la manifestation du dimanche 16 juin, qui a fait descendre dans la rue deux millions de personnes. Le 19 juin, le lendemain des excuses publiques présentées par Carrie Lam, chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong (nommée par Pékin), pour sa gestion des événements, le cardinal John Tong Hon, administrateur apostolique de Hong Kong et le révérend Eric So Shing-yit, président du Conseil chrétien de Hong Kong, avaient publié un communiqué conjoint d’une grande modération de ton. Ils y disaient accepter les excuses publiques et personnelles de Carrie Lam et la reconnaissance de ses manquements, tout en demandant au gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong d’apaiser la population en abandonnant le projet de loi sur l’extradition, au lieu d’annoncer seulement sa suspension, et de lancer des enquêtes impartiales sur les accusations de violence contre les manifestants.

  • Les chrétiens de Turquie victimes d'incendies criminels

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    De Kerknet (traduction "de travail") :

    12 août

    Incendie criminel contre des chrétiens turcs

    Selon des ONG, des soldats turcs et des militants du PKK seraient responsables de l'incendie criminel.

    Ces dernières semaines, plusieurs incendies ont été provoqués en Turquie dans la région de Tur Abdin , une région abritant certaines des églises et des monastères les plus importants et les plus anciens du monde. Un cimetière a déjà été détruit et près des villages d'Elbeğendi, de Güzelsu, de Dibek, d'Üçköy, d'Üçyol et de Dağiçi, au moins 200 hectares de terres agricoles et de dizaines d'animaux ont été victimes du grand incendie. Selon les médias turcs, six villages auraient dû être évacués en même temps pour faire progresser les incendies. Plus de mille hectares de vignoble ont été dévastés à Şırnak. Là où il y a deux semaines du vin, des olives et du maïs étaient encore cultivés et des moutons pâturés, il n'y a plus que de la terre carbonisée.

    Des centaines d'arbres et plus de mille hectares de vignes sont tombés à ırnak © Facebook

    Des centaines d'arbres et plus de mille hectares de vignes sont tombés à ırnak © Facebook

    En raison de la discrimination et des conditions de vie précaires dans le sud-est de la Turquie, des milliers de familles chrétiennes ont dû quitter leur pays d'origine au cours des dernières décennies du XXe siècle.

    Le 26 juillet, tôt dans la matinée, un incendie s'est déclaré dans l'oliveraie du monastère historique de Deyrulzafaran, un lieu saint pour les Assyriens. Le monastère, situé à 10 km du centre de Mardin, a été fondé au Ve siècle. La récolte des olives est l’une des sources de revenus les plus importantes du monastère. Des centaines d'oliviers et d'amandiers ont été détruits lors des incendies dans les jardins autour du monastère. Un responsable du monastère estime que cet incendie a malheureusement été provoqué par un petit groupe de jeunes ivres. Des recherches ultérieures devront le montrer.

    Qui est responsable?

    Le PKK et l'armée turque sont suspectés d'avoir orchestré l'incendie criminel. Le gouvernement tente de suggérer que les incendies dans la région où vivent de nombreux chrétiens syriens orthodoxes et araméens sont le résultat du bombardement de l'armée turque contre des combattants du PKK. Mais la population locale est convaincue que les incendies sont délibérément allumés. Les pompiers se renvoient les responsabilités des uns envers les autres, de sorte que les jeunes, y compris de nombreux jeunes allemands et d'autres pays d'Europe occidentale qui rendent visite à leur famille, doivent combattre eux-mêmes les incendies avec de la terre et des rameaux d'olivier.

    L'incendie criminel comme un avertissement

    Pour le gouvernement turc, les incendies ne constituent pas une préoccupation majeure et ne représentent que des dommages collatéraux à la suite de la lutte contre le mouvement kurde PKK. Il est soupçonné d'avoir un rôle dans les incendies. Ces dernières années, de plus en plus de chrétiens affluant d'Europe occidentale sont retournés dans leurs villes natales et leurs familles et ont exigé sur des bases légales que leurs terres leur soient restituées par l'État turc ou par les tribus kurdes. Avec leur arrivée, les communautés syrienne orthodoxe et araméenne sont à nouveau renforcées et, en outre, la position du mouvement kurde du PKK est affaiblie. Selon un habitant du terrain, le PKK veut donner aux chrétiens qui veulent rentrer dans la terre de leurs ancêtres, dans le sud-est de la Turquie, le signe qu'ils ne sont pas les bienvenus ...

    Source: AINA / Vaticanews.va

  • Boko Haram coupe les oreilles de femmes dans un village chrétien du Cameroun

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    De iCHRETIEN.COM, portail chrétien de la Côte d'Ivoire :

    Cameroun

    Boko Haram coupe les oreilles de femmes dans un village chrétienBoko Haram coupe les oreilles de femmes dans un village chrétien
    Les villageoises chrétiennes du Cameroun se remettent après que Boko Haram leur a coupé les oreilles. (Photo: Portes ouvertes)

    La cruauté du groupe terroriste Boko Haram a atteint de nouveaux sommets dans un récent attentat contre un village chrétien où les femmes avaient les oreilles coupées par des radicaux islamistes. 

    Le 29 Juillet, les militants de Boko Haram ont pris d'assaut le village chrétien de Gagalari dans la ville de Yagou la dans l'extrême nord du Cameroun , en prenant huit femmes en otage et couper leurs oreilles avant de les libérer. 

    "Elles sont arrivées du jour au lendemain, sont entrées une à une dans les maisons et ont kidnappé les femmes, rien que les femmes", a déclaré à Aide à l'église en détresse une source locale qui est restée anonyme .

    «Ils les ont emmenées et ont amputé une oreille de chaque victime. Ensuite, ils les ont relâchés, faisant des menaces et disant qu'ils reviendraient, qu'il s'agissait de la première attaque, mais que d'autres suivraient. C'est terrifiant », a ajouté la source.

    Les victimes ont été retrouvées par l'armée puis transférées dans un établissement de santé. Selon UK Open Doors, il n’est pas clair si toutes les femmes enlevées ont été libérées. 

    Pour des raisons de sécurité, les hommes du village ne dorment pas à l'intérieur des maisons et il existe même un groupe de vigilance, «mais cette attaque surprise repoussante n'était pas bonne. Les femmes ont été traînées hors de chez elles sous les yeux de leurs enfants », a déclaré la source.

    Le groupe terroriste a terrorisé les communautés chrétiennes au Nigeria ces dernières années, mais a maintenant étendu son idéologie au Cameroun, au Niger et au Tchad. UK Open Doors dit que les rapports camerounais témoignent d'un «nouveau type d'atrocité» pour les militants. 

    Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, l’insurrection de Boko Haram est survenue depuis 2009, déclenchant une crise humanitaire qui a laissé près de 10 millions de personnes dans le bassin du Tchad à des niveaux élevés de faim et de malnutrition.

    L'Unicef ​​a estimé l'année dernière que Boko Haram avait enlevé 1 000 enfants dans le nord-est du Nigéria entre 2013 et 2018. De nombreux enfants, en particulier des filles, ont été utilisés par le groupe comme kamikazes.

    La population de Gagalari, en particulier les enfants et les femmes, est traumatisée et terrifiée. «Mais qu'est-ce qu'ils vont faire? Ce sont des gens simples et très pauvres qui vivent de l’agriculture et qui attendent la récolte pendant la saison des pluies. Où vont-ils aller ? », Se lamente la source.  

  • Chine : accords ou pas, les catholiques réfractaires continuent d'être harcelés et châtiés

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    D' sur le site Bitter Winter :

    Le PCC pervertit les orientations pastorales du Vatican

    Le 28 juin, le Vatican a publié des orientations pastorales concernant l’enregistrement civil des membres du clergé en Chine. Le document stipule que :« le Saint-Siège comprend et respecte le choix de ceux qui, en conscience, décident qu’ils ne peuvent s’enregistrer [en tant que membres de l’Association patriotique] dans les conditions actuelles ». Cependant les autorités de la ville de Fuzhou, dans la province du Fujian, au sud-est du pays, continuent d’intensifier leur répression contre les objecteurs de conscience qui refusent de rallier l’Association patriotique des catholiques Chinois(APCC), en utilisant les menaces et en affirmant (ce qui n’est pas exact) que le Vatican a demandé à tous les prêtres et évêques d’adhérer à l’APCC.

    Provocation flagrante du Vatican

    La branche du Département du travail du Front uni de Fuzhou a publié un avis en mai, enjoignant aux objecteurs de conscience catholiques de demander une « conversion d’identité », c’est-à-dire qu’ils avaient jusqu’à la fin du mois pour rejoindre les rangs de l’APCC. Selon l’avis, une date limite était fixée tous les cinq jours entre le 15 et le 30 mai, et les membres du clergé recevaient un traitement différent en fonction de la date d’introduction de la demande. Toute personne dont la demande était reçue après le 20 mai n’était pas autorisée à exercer des fonctions cléricales ; quant aux membres du clergé n’ayant pas déposé leur demande au 30 mai, l’État révoquerait les privilèges dont ils jouissaient en tant que prêtres.

    Une note du Département du travail du Front uni exigeant la « conversion » des prêtres.
    Une note du Département du travail du Front uni exigeant la « conversion » des prêtres. (fourni par une source interne)

    Fin mai, au sortir de concertations, l’évêque Lin Jiashan de l’archidiocèse de Fuzhou a décidé de laisser tous les prêtres de son ressort signer la demande après que certaines parties de son contenu ont été révisées. Toutefois, les autorités ont refusé de reconnaître les signatures apposées sur la version révisée de l’accord et ont continué de faire pression sur le clergé pour qu’il signe l’accord sous sa forme initiale.

    Lire la suite