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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Voltaire : cet être méprisant, ami des despotes étrangers, flagorneur, anglomane, raciste, hypocrite et pingre, que l'on porte aux nues

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Voltaire : méprisant, ami des despotes étrangers, flagorneur, anglomane, raciste, hypocrite et pingre mais adulé aujourd'hui

    Extraits du Destin français d'Eric Zemmour, on comprend que les gardiens du temple enragent dans les médias...

    La flatterie des grandeurs 

    Voltaire (F.-M. Arouet)
    Il tempête. Il éructe. Il tonne. Il menace. Il vocifère. Il agonit les faibles d’injures, mais courbe l’échine devant les puissants. Il reçoit avec faste dans sa demeure de Ferney les riches et les gens titrés, il en chasse les pauvres et les manants. Il se plaint, gémit, se lamente, souffre mille morts, sempiternel moribond hypocondriaque, Volpone de comédie toujours entre la vie et la mort, pour mieux apitoyer et circonvenir.   

    On se croit avec Louis de Funès, mais on est avec Voltaire. On croit entendre de Funès : « Les pauvres sont faits pour être très pauvres et les riches très riches » ; mais c’est Voltaire qui dit : « Il faut absolument qu’il y ait des pauvres. Plus il y aura d’hommes qui n’auront que leurs bras pour toute fortune, plus les terres seront en valeur. »

    On se croit avec de Funès frappant ses domestiques : « Vous êtes trop grand, baissez-vous, un valet ne doit pas être si grand ! », mais c’est Voltaire qui dit : « Il faut un châtiment qui fasse impression sur ces têtes de buffles… Laissons le peuple recevoir le bât des bâtiers qui le bâtent, mais ne soyons pas bâtés. » 

    Voltaire ou de Funès ? « Il eut toujours l’air d’être en colère contre ces gens, criant à tue-tête avec une telle force, qu’involontairement j’en ai plusieurs fois tressailli. La salle à manger était très sonore et sa voix de tonnerre y retentissait de la manière la plus effrayante1. » 

    Voltaire ou de Funès ? « J’ai honte de l’abrutissement et de la soumission basse et servile où j’ai vécu trois ans auprès d’un philosophe, le plus dur et le plus fier des hommes2. » Voltaire ou de Funès ? « En général le respect pour les grands avilit le fait qu’on admire ce qui est bien loin d’être admirable. On loue des actions et des discours qu’on mépriserait dans un particulier3. »   

    Voltaire est un de Funès lettré, un de Funès en majesté ; un de Funès en robe de chambre et perruque coiffée d’un bonnet de patriarche. De Funès pouvait tout jouer, industriel ou commerçant, flic ou mafieux, restaurateur ou grand d’Espagne ; Voltaire pouvait tout écrire, poésie, tragédie, roman, conte, essai politique, récit historique ou épopée. Le personnage incarné par Louis de Funès, avec un génie comique incomparable, traduisait l’avènement, dans la France pompidolienne du milieu du XXe siècle, d’une nouvelle bourgeoisie, avide et brutale, amorale et cynique, pressée de faire fortune et de parvenir. Voltaire incarne, avec un génie littéraire incomparable, l’avènement, dans la France de Louis XV du milieu du XVIIIe siècle, d’une nouvelle bourgeoisie, avide et brutale, amorale et cynique, pressée de faire fortune et de parvenir. La même soif de reconnaissance. Le même arrivisme. Le même mépris de classe. Le même darwinisme libéral. La même cruauté sociale. Le même règne de l’argent.

    Un confident de Voltaire évoque ses « 150 000 livres de rentes dont une grande partie gagnée sur les vaisseaux ». La traite des Noirs « n’est pas sans doute un vrai bien », reconnaît Voltaire dans une formule alambiquée, avant d’écrire à son homme d’affaires : « J’attends avec toute l’impatience d’un mangeur de compote votre énorme cargaison bordelaise. » En octobre 1760, Voltaire sable le champagne avec quelques amis pour fêter la défaite au Québec des Français dans une guerre « pour quelques arpents de neige ». L’humiliation patriotique et le déclassement géostratégique lui paraissent de peu d’importance eu égard à l’enjeu commercial : sauvegarder en échange les possessions françaises aux Antilles et leurs exploitations sucrières, très abondantes et très rémunératrices, même si elles utilisent une main-d’œuvre d’esclaves alimentée par la traite des Noirs.

    Notre humaniste détourne le regard. Business is business. Le travail est le souverain bien. Surtout le travail des pauvres. « Forcez les gens au travail, vous les rendrez honnêtes gens. » Il vante les déportations en Sibérie comme les forçats dans les colonies anglaises condamnés « à un travail continuel ». Il pense comme Quesnay, le chef de file des économistes physiocrates, « qu’il est important que le petit peuple soit pressé par le besoin de gagner » ; et n’a aucune compassion pour les « deux cent mille fainéants qui gueusent d’un bout du pays à l’autre, et qui soutiennent leur détestable vie aux dépens des riches ».…

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  • Quand Sven Gatz, ministre flamand de la culture, censure saint Paul...

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    A lire ICI.

  • Le pape François confirme sa volonté de poursuivre « le dialogue » avec le Parti communiste chinois

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    Lu sur le blog « salon beige » ce jour :

    Tandis que le pape François a confirmé sa volonté de poursuivre le dialogue avec le Parti communiste chinois, au sujet de la nomination des évêques chinois, estimant que la normalisation des relations avec la Chine était en « bonne voie », la « sinisation » (zhongguohua) de l’Eglise catholique en Chine, c’est-à-dire sa mise en conformité avec la politique du Parti communiste, suit une réglementation de plus en plus impérieuse.

    Outre le cas de Mgr Cui Tai, évêque coadjuteur de Xuanshua, dans la province du Hebei, dont on est sans nouvelle depuis son enlèvement à la mi-avril, les provinces du Henan et du Hebei connaissent de nouvelles persécutions contre l’Eglise. Les règles promulguées le 1er février touchent particulièrement la province centrale du Henan qui compte plus de catholiques que toute autre province chinoise. Interdiction est faite aux mineurs de se rendre à l’église, d’aller au catéchisme et aux cours du dimanche, de sorte que les parents ne vont plus avec leurs enfants à la messe. Les croix sont retirées des édifices non officiels ou déclarés tels, des lieux de culte sont fermés, des églises sont détruites. 

    Désormais chaque paroisse doit déclarer aux autorités municipales le nombre et la situation des fidèles. Un prêtre du Henan confiait « suspecter un objectif inavoué d’interdire aux personnes à bas revenus l’accès aux subventions publiques », et refusait d’y coopérer. Alors que le gouvernement affirme que l’ordre est destiné à améliorer la façon dont les églises et autres sites sont gérés, le prêtre estime qu’il s’agit plutôt d’un prétexte pour limiter et réprimer l’activité religieuse dans la province.

    La Conférence épiscopale de l’Eglise catholique [officielle] en Chine et l’Association patriotique catholique chinoise ont adopté le plan quinquennal (2018-2022) de la “sinisation” de l’Eglise catholique, lors d’une réunion commune le 17 mai. Puis un document de 15 pages, qui est la mise en œuvre du plan, a été envoyé en juin à tous les diocèses catholiques de Chine. Les diocèses catholiques en Chine sont tenus de montrer comment ils réduiront les influences étrangères et adopteront une identité idéologique et théologique plus chinoise, en établissant leurs propres plans quinquennaux qu’ils doivent renvoyer à la Conférence épiscopale et à l’Association patriotique, avant la fin du mois d’août. Il est demandé que l’architecture de l’église, la peinture et la musique sacrée soient plus en harmonie avec la culture et les traditions chinoises, que la promotion de la “sinisation” se fasse par le biais de séminaires – déjà organisés dans plusieurs diocèses. 

    Le nombre de catholiques en Chine est estimé entre 9 et 12 millions, la part de l’Eglise “officielle” étant comprise entre 50 et 70% des catholiques. Selon les chiffres du Pew Research Center, la Chine comptait en 2010, 67 millions de chrétiens déclarés dont 9 millions de catholiques et près de 58 millions de protestants, avec une progression d’environ 10% par an (Rapport sur les chrétiens dans le monde, publié en 2011). Un chiffre total qui – en tenant compte des chrétiens non déclarés et de la progression annuelle – dépasserait le nombre des membres du Parti communiste qui était fin 2016 de 89,5 millions, selon le China Daily du 30 juin 2017.

    Steven W. Mosher, sociologue américain et spécialiste de la démographie chinoise, publiait le 31 mai, sur le site catholique One Peter Five, les réponses reçues de hauts prélats du Vatican rencontrés à Rome, non nommés dans l’article. Au cours de ses différents entretiens, il s’est attaché à souligner que la tolérance d’il y a dix ou quinze ans a été remplacée par une réelle hostilité à l’Eglise.

    « Xi Jinping est le nouvel empereur rouge. Il a déjà plus de puissance que Mao Zedong : il n’est pas seulement le chef du Parti communiste, comme Mao l’était, mais est également le chef du gouvernement et de l’armée, que Mao n’était pas. Son culte de la personnalité est de plus en plus affirmé. Comme Mao, il veut que le peuple chinois l’adore, et non pas le Dieu de la Bible. C’est pourquoi Xi Jinping a resserré les contrôles sur les activités religieuses de toutes sortes. »

    L’économiste Mathias von Gersdorff explique que le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat, avait retrouvé l’Ostpolitik des années 1960-70 qui consistait à s’entendre avec les dictatures communistes. L’Eglise catholique devait abandonner la critique du communisme ; en récompense, elle recevrait des libertés dans l’administration des sacrements.

    Le 7 avril 2018, le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, archevêque émérite de Hong-Kong, a parlé en détail de la persécution des chrétiens en République populaire de Chine et des tentatives du Vatican de « s’entendre » avec les dirigeants communistes chinois.

    « Le Secrétariat d’Etat du Vatican veut livrer l’Eglise souterraine légitime de Chine aux communistes, même si elle a été persécutée par eux pendant des décennies ». « Un tel accord avec les communistes serait une trahison et une honte ; un abandon de la liberté de l’Eglise aux dirigeants communistes. Ce que fait essentiellement Parolin, c’est de remettre les loyaux catholiques aux dirigeants communistes. Ainsi donc, c’est une reddition à une puissance du monde ».

    Ref. Plan quinquennal de développement pour la sinisation de l’Eglise catholique en Chine

    JPSC

  • Des menaces contre la liberté de l'Eglise

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    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    L’Église sous le feu des critiques. Le sacrement de confession déclaré hors-la-loi

    Le Pape François continue à jouir d’une grande popularité auprès de l’opinion publique mondiale. Mais envers l’Église catholique, le climat devient nettement plus hostile.  Les attaques menées par des gouvernements et des institutions publiques s’intensifient contre ce qui la distingue et la caractérise sur son propre terrain, notamment le sacrement de la confession.

    En Australie, dans le territoire de la capitale Canberra, le secret de la confession est considéré comme un délit depuis juin dans le cas où le prêtre viendrait à connaissance d’un abus sexuel sur mineur pendant qu’il administre le sacrement sans le dénoncer aux autorités publiques.

    La loi a été approuvée par tous les partis en application de l’une des 85 recommandations de la Royal Commission chargée par le gouvernement australien d’enquêter sur les abus sexuels sur mineurs.

    Les évêques d’Australie ont réagi en prenant la défense de l’intangibilité du sceau de la confession, dont la transformation en un délit mettrait à mal la liberté religieuse elle-même.

    Mais le premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, l’un des États membres de la fédération australienne, a déjà demandé que la loi soit débattue et approuvée au niveau fédéral pour qu’elle s’applique au pays tout entier.

    En Inde, fin juillet, la Commission nationale pour les femmes a recommandé au gouvernement de New Delhi de déclarer le sacrement de la confession hors la loi dans tout le pays afin d’éviter les « chantages » que les prêtres pourraient exercer à l’encontre des femmes.

    Cette commission est une agence du gouvernement central chargée de formuler des propositions et des plans d’action en faveur des femmes en Inde. Sa présidente, Rekha Sharma, a motivé sa demande en se référant à deux cas récents d’abus survenus au Pendjab et au Kerala.

    Le premier cas implique l’évêque de Jalandhar, Franco Mulakkai, accusé d’avoir violenté une sœur entre 2014 et 2016. Tandis que le second concerne cinq prêtres de l’Église syro-malankare orthodoxe suspendus pour avoir contraint une femme à entretenir des rapports sexuels avec eux en la menaçant de révéler à son mari une relation extra-conjugale qu’elle avait mentionné en confession.

    Le conseil des évêques catholiques du Kerala a qualifié d’ « inconstitutionnelle » la requête de la commission. Et le cardinal de Mumbai, Oswald Gracias, président de la Conférence épiscopale indienne et membre du « C9 », le conseil des neuf cardinaux qui assistent le Pape François dans le gouvernement de l’Église universelle, a accusé la commission d’ « ignorer totalement la nature, le sens, la sainteté et l’importance du sacrement de la confession pour notre peuple » et de n’avoir aucun respect pour la liberté religieuse « garantie par la constitution indienne ».

    En 2011 déjà, dans une Irlande secouée par l’explosion des abus sexuels perpétrés par des prêtres catholiques, le premier ministre de l’époque Enda Kenny soutenait que « les prêtres devraient avoir l’obligation légale de dénoncer les cas d’abus appris en confession ».

    Et en 2014, le Comité de l’ONU pour la Convention sur les droits de l’enfant – qui évalue comment les conventions ratifiées sont appliquées par les États membres, dont la Cité du Vatican – a publiquement critiqué la « loi du silence » qui empêche « sous peine d’excommunication » les membres du clergé catholique de dénoncer aux autorités les abus qu’ils viendraient à connaître au cours d’une confession.

    Le Comité a été jusqu’à intimer que l’Église mette en conformité son code de droit canonique, sans le distinguer des lois de l’État de la Cité du Vatican.

    À cette occasion, le Saint-Siège avait présent au Comité de l’ONU un rapport concernant la manière dont elle appliquait les normes pour la protection de l’enfance. La présentation d’un tel rapport n’est pas obligatoire et le Saint-Siège s’était jusqu’alors gardé de le faire, notamment pour ne pas fournir une occasion au Comité – dans son examen et commentaire du rapport – de réitérer ses pressions pour l’abolition du secret sacramentel.

    Et ce n’est pas tout. Au Chili, les magistrats qui enquêtent sur les abus sexuels perpétrés par des évêques et des prêtres et qui ont déjà appelé à témoigner, entre autres, l’archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati Andrello, sont en train de se demander s’il ne faudrait pas interroger également le Pape François en personne, sur base des délits – tels que la destruction d’archives compromettantes – qu’il dénonce dans la lettre aux évêques chiliens du mois de mai dernier.

    L’idée d’appeler le Pape à la barre n’est pas neuve. En 2010 déjà, deux organisations américaines s’occupant de victimes d’abus sexuels de la part des prêtres avaient introduit une instance auprès de la Cour pénale internationale de La Haie pour appeler le Pape, à l’époque Benoît XVI, à témoigner.

    Cette demande n’a pas été suivie, notamment à cause simple fait que le Pape est un chef d’État. Mais elle avait eu à l’époque un impact public important, comme cela pourrait à nouveau être le cas aujourd’hui au Chili.

    C’est l’une des nombreuses manières dont l’Église se trouve aujourd’hui attaquée par les pouvoirs du monde, sur base de critères qui lui sont étrangers ou hostiles.

    Un antre angle d’attaque est la revendication de « l’égalité des droits » des femmes et donc que ces dernières soient elles aussi « ordonnées » et fassent partie de la hiérarchie de l’Église.

    Ou encore la revendication des autorités politiques de nommer les évêques. Une revendication contre laquelle l’Église a lutté pendant des siècles avant de s’en libérer.  Sauf qu’elle se trouve à nouveau sur le point de céder, précisément sur ce point crucial, face à cette nouvelle superpuissance mondiale qu’est la Chine.

  • Enigmes historiques : un livre remet l’histoire à l’endroit et démolit les mythes fabriqués dans l’intention de nuire

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    D'Anne Bernet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Énigmes historiques ou machines de guerre ?

    Énigmes historiques ou machines de guerre ?

    « Les grandes énigmes historiques », filon longtemps inépuisable - le recours aux analyses d’ADN a apporté récemment des réponses définitives à quelques-unes des plus excitantes …- de l’édition, auront eu l’incontestable mérite, par les efforts d’intelligence, de recherches, de logique qu’elles exigeaient, de susciter des vocations d’historiens passionnés. Sont-elles, cependant, en leur genèse, aussi innocentes qu’il y parait ?

    La parution d’un recueil grand public, mais signé des meilleurs spécialistes et enrichi de fortes bibliographies, Les énigmes de l’histoire de France, (Perrin. 400 p. 21 €.) supervisé par Jean-Christian Petitfils, invite, en le lisant, à se poser des questions.

    Exceptée le débat, qui restera sans doute ouvert, de la localisation du site d’Alésia et des raisons de la défaite de Vercingétorix, auquel le terrain comme le nombre de combattants semblaient promettre la victoire, des faits plus récents, telle l’arrestation de Jean Moulin à Caluire ou le voyage à Baden-Baden de De Gaulle en 1968, tous ces récits ou presque, en effet, concernent des affaires dont les contemporains parfois, les politiques, les idéologues et l’historiographie à leur service toujours, se servirent pour porter des coups violents à l’Église, au catholicisme, à la monarchie.

    Il y a là, à n’en pas douter, plus qu’une coïncidence.

    Prenons les Templiers. Pour les médiévistes sérieux, tout est clair : Philippe le Bel trouve son intérêt à abattre la puissance financière plus encore que militaire de l’Ordre du Temple, inutile depuis la perte du royaume latin de Jérusalem. La seule vraie question, toujours disputée, est de savoir qui a lancé les premières accusations contre l’Ordre, et si le roi y a cru ou non, selon que chacun le voit cynique et pragmatique, ou pieux et naïf. Les textes médiévaux concernant le Temple, de mieux en mieux étudiés, ont permis d’écarter les assertions concernant une « règle secrète », des pratiques païennes parmi les moines soldats, la conversion cachée de certains d’entre eux à l’Islam. Rien, comme le rappelle Alain Demurger, auteur du chapitre, n’y renvoie au moindre ésotérisme, encore moins aux origines de la maçonnerie ni aux trésors, spirituels et matériels supposés découverts sous le temple de Salomon. Tout cela est un fatras inventé à compter du XVIIIe siècle à partir de rien, et grossi à l’infini par une foule d’illuminés, certains sachant fort bien ce qu’ils faisaient, afin d’accréditer l’existence d’un secret gnostique détenu par les Templiers, lesquels auraient été, pour cette raison, éradiqués par la papauté et la monarchie. Le Da Vinci Codene fut que le dernier avatar de cette énorme fumisterie, qui aura écarté de l’Église des multitudes de crédules manipulés.

    Créer artificiellement des zones d’ombre et des « mystères » autour de Jeanne d’Arc, la vouloir bâtarde d’Isabeau de Bavière et de Louis d’Orléans, gloser sur sa santé mentale, la prétendre échappée au bûcher de Rouen, c’est nier la réalité du miracle johannique et la possibilité que Dieu soit intervenu dans les difficultés du royaume de France. Ainsi que le dit Jacques Trémolet de Villers, le seul mystère de Jeanne tient à la grandeur du miracle qu’elle incarne, et c’est précisément ce qui dérange.

    À travers la Saint-Barthélemy, et les pamphlétaires huguenots l’avaient fort bien saisi, qui s’en servirent d’abondance, c’est la légitimité monarchique, le rôle du roi, accessoirement de la reine mère, qui sont dénoncés afin de remettre en cause la dynastie des Valois.

    Affirmer que Ravaillac fut manipulé par les ultimes partisans de la Ligue, c’est accuser les catholiques d’avoir trahi les intérêts de la France dans une sombre alliance avec l’ennemi espagnol, donc faire du pape et de l’Église un péril pour l’État et la cohésion nationale … S’interroger sur la nature des liens entre Anne d’Autriche et le cardinal de Mazarin, ou sur la volonté de Louis XIV de minimiser le rôle de Mme de Montespan, sa maîtresse et la mère de princes légitimés, dans l’Affaire des Poisons, c’est encore saper les fondements sacrés de l’ordre royal. Tout comme disserter gravement, même contre tout bon sens, sur l’éventualité que le Masque de fer fût le frère jumeau du Roi Soleil, ou que l’on ait caché au couvent de Moret l’existence d’une fille à la peau noire née du souverain et de sa femme …

    Toutes ces histoires enflent, grossissent, sortent sur la place publique à l’époque des Lumières et comment douter que cela soit voulu, calculé pour atteindre le trône et l’autel ?

    Cela devient évident avec l’agitation autour de l’affaire du collier de la Reine, née de l’aveuglement du cardinal de Rohan, pourtant bon diplomate admiré pour son intelligence, et de la vindicte de Marie-Antoinette, qui ne comprit pas qu’elle serait la première victime d’une « médiatisation » qu’il eût fallu à tout prix éviter …

    Ne revenons pas, Philippe Delorme le fait à la perfection, sur le drame Louis XVII, désormais éclairci. Faire croire à la survie du petit roi, c’était saper, et d’abord dans le cœur des fidèles déçus par la réalité de la Restauration, le sentiment de la légitimité bourbonienne.

    Dans un registre plus scabreux, feindre de ne pas comprendre les circonstances exactes du décès du prince de Condé, retrouvé pendu à une « espagnolette qui ressemblait à une petite baronne anglaise », c’était faire peser sur Louis-Philippe des soupçons de crime d’intérêt assez répugnants, ce qui arrangeait autant la droite légitimiste que la gauche républicaine.

    Mêmes manœuvres de déstabilisation politique concernant les morts suspectes de la Troisième République, telles les circonstances, montées en épingle du décès de Zola, icône de la gauche et du progrès fatalement assassiné par un complot réactionnaire.

    Quant à l’abbé Saunière, et à l’or de Rennes-le-château, ils servirent à jeter un discrédit supplémentaire sur l’Église, comme si les énormes trafics de messes d’un prêtre indigne n’y avaient pas suffi.

    Tout cela, au fil du temps, aura toujours visé les mêmes buts : favoriser la rupture de la France avec un modèle politique et religieux qu’il convenait d’éradiquer.

    Il faut se féliciter du sérieux d’un ouvrage qui remet, sauf rares exceptions, l’histoire à l’endroit et démolit les mythes fabriqués dans l’intention de nuire.

    Malheureusement, ils ont la peau dure et rencontreront toujours des adeptes pour les préférer à la vérité historique.

    Les énigmes de l’histoire de France, (Perrin. 400 p. 21 €.) supervisé par Jean-Christian Petitfils

  • RWANDA : plus de 8.000 églises et temples chrétiens fermés au cours des sept derniers mois suite à une directive gouvernementale

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    De l'Agence Fides :

    AFRIQUE/RWANDA - Fermeture de plus de 8.000 églises et temples chrétiens au cours des sept derniers mois suite à une directive gouvernementale

    Kigali (Agence Fides) – Suite à une directive gouvernementale, au cours de ces sept derniers mois, 8.000 églises ont été fermées. La décision de réduire le nombre des lieux de culte, tant chrétiens que musulmans, dans le pays prévoir la fermeture des églises ne disposant pas des caractéristiques d’hygiène et de sécurité suffisantes pour continuer à exercer leurs activités. C’est ce qu’indique l’agence progouvernementale Kigali Today Press. L’accusation qui est faite par les chrétiens rwandais – catholiques et protestants – qui représentent 90% de la population, est que le gouvernement utilise la nouvelle loi pour justifier la fermeture d’églises et de mosquées.

    « Fermer des églises, exiger des diplômes de théologie aux dirigeants d'églises, est- ce vraiment une solution adéquate au problème de la religion en Afrique ? » intervient le Père Donald Zagore, théologien de la Société des Missions africaines, qui explique que cela peut en être une solution, mais il faudra faire attention aux impacts qu’une telle décision pourrait avoir sur la nature fondamentale de la dynamique religieuse. « La religion a un mode de fonctionnement différent d'un parti politique ou d'une association quelconque. Vouloir mettre de l'ordre dans un désordre en est une chose, mais tuer consciemment ou inconsciemment  le caractère prophétique de la religion qui échappe à toute logique et impératif  académique, au nom d'une certaine mécanisation de la sphère religieuse, en vue de sa bonne gestion, en est une autre.

    Il faut le dire haut et fort, on peut être bon théologien sans jamais être un homme ou une femme de foi. La formation académique et intellectuelle est certes nécessaire, mais en religion, elle n’est pas un préalable. L'unique préalable reste la foi. Dieu appelle à son service, pas des hommes et des femmes nécessairement intelligents ou diplômés, mais avant tout des hommes et des femmes convaincus de leur foi et prêts à vivre et a témoigner de cette fois jusqu’au péril de leurs vies. Aussi, ils convient de se demander sérieusement si quand ils auront fini leurs multiples diplômes en théologie comme le souhaite le gouvernement Rwandais, arrêteront-ils de faire de la religion leur business? La question essentielle est de savoir pourquoi le commerce de la religion est-il si en vogue et rentable en Afrique? Même si les arnaqueurs religieux restent un danger qu'il faut combattre, le vrai problème est ceux qui se font arnaqués. Pourquoi  nos populations se font-elles abusées et arnaquées religieusement? ».

    La liberté religieuse est intégrée en tant que droit dans la Constitution rwandaise de 2003 en sont article 37 mais, selon ce qu’indique le World Monitor Watch, toute référence à la religion chrétienne a été éliminée du préambule de la Constitution ; au cours des commémorations du génocide, aucun prêtre ou pasteur ne peut intervenir – à moins que l’événement ne soit organisé par une église – et dans les bureaux de l’administration, il n’est pas permis d’organiser des rencontres de prière.

    Pour être clairs, commente le Père Zagore, « deux points majeurs peuvent être soulignés. Dans un premier temps, il faut reconnaître que nos populations se réfugient en masse derrière ces pasteurs « bon marché » parce qu’en quête d’espérance. Espérance dont ils sont privés à cause de leurs politiciens et de leur soif inétenchable du pouvoir qui fait que le peuple croupit toujours dans la misère ».

    « En outre – poursuit le prêtre – il existe la conception africaine de Dieu et de la religion qui n’est pas trop saine et qui mérite d’être purifiée. Dans la dynamique d’un spiritualisme parfois trop émotionnel, Dieu se retrouve dans le rôle exclusif de faiseur de miracles et de solutions. Ce qui fait que Dieu n’est pas loin d’être assimilé à un charlatan. Tant que l'homme Africain ne prendra pas conscience que tout ne peut tomber du ciel, et que Dieu n'est pas magicien ou un marabout, tant que l'homme Africain ne sortira pas de sa logique émotionnelle et sentimentaliste de la religion en vue de faire à bon escient usage de sa raison pour un discernement approprié et équilibré, tant que l'homme africain ne  prendra pas conscience que malgré sa toute-puissance Dieu ne peut changer la vie des hommes tant que ceux-ci n'y apportent pas leur contribution, ils continueront à vivre et à se nourrir d'idéologies et ainsi à se faire continuellement arnaquer. La naissance d'une conscience religieuse africaine de la masse, rationnellement et herméneutiquement structurée est la clé de salut » conclut le Père Zagore.

    Selon des sources gouvernementales, les autorités ont décidé de fermer les lieux de culte à la suite de la construction de trop d’églises et de temples chrétiens par habitant, sans cependant calculer la forte fragmentation des villages au Rwanda qui sont peuplés par un petit nombre de personnes. Très souvent, ces villages se trouvent à des kilomètres les uns des autres et, à cause de l’absence d’infrastructures reliant les centres habités, chacun d’entre eux construit sa propre église pour éviter que ses habitants doivent parcourir 20 Km voire plus à pieds pour participer à une liturgie.

    Dernièrement, une église a même été fermée au cours d’un mariage, dénonce le site chrétien World Monitor Watch, les participants ayant été invités à abandonner la cérémonie en cours. Une communauté chrétienne s’est par ailleurs vue interdire de célébrer des liturgies sous le préau d’une école, choisi du fait du manque d’église dans les environs, dans la mesure où ce dernier disposait d’une porte d’entrée en bois et non en métal. (DZ/AP) (Agence Fides 01/08/2018)

  • Pékin : un raid contre des églises provoque la colère des fidèles

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    Du site "Eglises d'Asie" (Agence d'Information des Missions Etrangères de Paris) :

    Un raid contre des églises provoque la colère des chrétiens à Pékin

    Suite à un raid de police contre des temples protestants et une église catholique à Pékin, un groupe de congrégations protestantes a décidé d’écrire aux autorités municipales de la capitale chinoise : « Vous nous considérez comme une menace, une erreur à corriger. Mais c’est faux, nous voulons contribuer au bien-être de la nation comme tout le monde. » Les autorités avaient ordonné de dresser une liste des lieux de culte afin de fermer les églises non enregistrées.

    Les chrétiens chinois « ne sont pas une force d’opposition, une erreur à gérer ou rectifier, des cibles visées de façon délibérée ou dissimulée. C’est injuste de penser de cette façon, c’est une grossière erreur. Les églises chrétiennes, même les églises domestiques, sont animées par le désir du dialogue afin de permettre les meilleures relations possible avec le gouvernement », écrivent-ils. C’est l’appel courageux qui a été lancé par des dizaines de temples protestants, frappés par une nouvelle vague de restrictions contre la liberté religieuse. Le texte, qui a été signé par 34 lieux de culte non officiels, souligne combien les nouvelles règles sur les Affaires religieuses adoptées par le gouvernement ont sapé les droits des fidèles : « La vie habituelle des croyants a été violée et entravée, et cela a causé d’énormes dégâts émotionnels. Le sentiment patriotique qui anime les chrétiens a également été affecté, ouvrant la voie à de possibles conflits sociaux. La situation semble empirer de jour en jour. »

    Afin de dépasser cette impasse, ajoutent-ils, « Les autorités doivent respecter la liberté religieuse protégée par la Constitution chinoise. Le texte contient beaucoup de droits qui, en réalité, ne sont pas respectés par l’État à parti unique. Les Églises ont un vrai désir de dialogue ». Le Conseil d’État chinois a approuvé, en 2016, une nouvelle série de règles sur les activités religieuses considérées comme « draconiennes ». L’objectif délibéré étant d’éliminer les cultes chrétiens non enregistrés, tels que les « églises domestiques ». Les nouvelles règles, appliquées le 7 février 2016, ont interdit les prédications religieuses ou les évènements chrétiens en ligne ou dans les écoles. Les fidèles ne peuvent pas organiser de cours de catéchismes, de conférences ou autres activités similaires à l’étranger. Sur le papier, ces règles sont destinées à prévenir « le séparatisme, le terrorisme et l’infiltration de forces étrangères dans le pays ».

    Dans ce climat de tensions, ces derniers jours, le gouvernement municipal de Pékin a ordonné aux divers Départements impliqués de « prendre contact » avec les églises de la région et de rendre compte « avant le 19 juillet ». Afin « de mieux comprendre la situation », les autorités locales ont également prévu l’intervention de la police. Il s’agissait en fait d’une liste d’églises chrétiennes non enregistrées, qui ont dû remplir des formulaires remplis d’informations sensibles sur les pasteurs ou sur les fidèles. Des dizaines d’églises domestiques ont été fermées. Une source chrétienne anonyme a confié que parmi les lieux de culte visés se trouvait également une église catholique située près de Shunyi : « Nous savons simplement que la police a rendu visite à plusieurs lieux de culte et a ordonné leur fermeture ». Ni Yulan, membre de la fraternité chrétienne « Brotherhood of sacred love », confie que « le contrôle du gouvernement est de plus en plus rigoureux. Ils se préparent à frapper, c’est pourquoi ils rassemblent des informations. Ce n’est que le début ».

  • Un évêque dans le colimateur de la nouvelle bienpensance

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    D'Odon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau :

    Mgr Cattenoz ferme sur l'enseignement de l'Église

    Mgr Cattenoz ferme sur l'enseignement de l'Église

    Dimanche 15 juillet, comme tous les dimanches, France Culture diffusait sur ses ondes, une messe, de 10 h à 11 h. À l’occasion du Festival d’Avignon, c’est une messe célébrée par Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, qui a été choisie. Il semble que son homélie n’ait pas été du goût de tout le monde, puisque trois jours après, sur le site de Marianne, était disponible un article intitulé : France Culture : quand le service public diffuse une messe catholique intégriste sur les LGBT et contre Simone Veil

    « Pendant une heure, la station publique a laissé la parole à Mgr Jean-Pierre Cattenoz, l’archevêque […] celui-ci a développé un discours intégriste, hostile au mariage pour tous mais également à l’avortement, et ce, de façon très virulente ». Qu’a donc bien pu dire Mgr Cattenoz pour susciter une telle hire  ? Nous sommes allés sur le site du diocèse où les homélies de l’archevêque sont disponibles.

    Partant de l’évangile du jour, le prélat rappelle les deux impératifs, donnés par le Christ, qui doivent nous guider : « convertissez-vous et croyez à l’évangile », avant d’aborder le sujet du festival qu’il qualifie de « lieux merveilleux où l’humanité s’interroge librement à travers le théâtre, sur ce qu’elle vit et ce qu’elle est » et il ajoute que ce même festival est aussi un excellent lieu pour « répondre à l’appel de Jésus d’évangéliser ».

    Le thème choisi par les organisateurs de l’édition 2018 « le genre » était loin d’être neutre, Olivier Py, directeur du festival avait même ajouté " la transidentité et la transsexualité ". C’est de ce thème que s’est servi Mgr Cattenoz pour appeler à la conversion. Lors de son homélie (qui n'a duré que huit minutes, nous sommes loin de l’heure de propagande annoncée par Marianne), l’archevêque a martelé son refus de réduire les personnes à des sigles (L.G.B.T.Q…), afin de mieux accepter tous les hommes dans leur humanité, masculine ou féminine, différente et complémentaire.

    Le miracle de la vie comme fruit de l’union d’un homme et d’une femme, l'imposture du « mariage homosexuel », la dérive d’une société « aux comportements incohérents », l'utilisation désordonnée des richesses la planète, le scandale de l’avortement, de l’euthanasie, de la PMA, de la GPA… L’archevêque d’Avignon a dénoncé les conséquences logiques d’un slogan devenu seule référence de nos contemporains : « il est interdit d’interdire, on a bien le droit, on a tous les droits, mon plaisir est mon droit. »

    Dans un monde ou une partie de ceux qui se déclarent catholiques ne connaît plus l’enseignement de l’Église, c’est une mise au point qui a été faite le 15 juillet dans la cathédrale Notre-Dame des Doms. Citant tour à tour le pape Jean-Paul II, mère Thérésa et le pape François, Mgr Cattenoz n’a fait que rappeler que ce qui se déroule tous les jours en France dans les centres d’avortement n’est rien de moins qu’un eugénisme en gants blancs.

    Les journalistes de Marianne se sont focalisés sur cet aspect. Ils ont choisi de taxer d’intégrisme celui qui a tenu un discours intègre. Ils ont pensé que l’homélie était prononcée contre « les LGBT et Simone Veil ».

    Mais la dernière partie était la plus importante. Plutôt que de s’arrêter à la dénonciation des dérives de notre siècle et jeter dans la géhenne tous ceux qui vivent une vie désordonnée, Mgr Cattenoz préfère rappeler le projet de Dieu pour nous tous : « devenir dans le Christ ses enfants bien-aimés, partager sa propre vie divine au souffle de l’Amour de l’Esprit Saint, et cela dès maintenant et pour toujours ». Pour que ce projet se réalise, il nous invite à la suite du Christ à témoigner de ce projet divin. Et pour celui qui ne recevrait pas ce témoignage, celui qui ne comprend pas ses paroles et celles du Christ, Mgr Cattenoz rappelle : « tu restes mon frère et nous pourrons vivre ensemble une véritable fraternité, car c’est l’Amour seul qui compte. »

  • Attaquées, les Missionnaires de la Charité (Mère Teresa) répondent à leurs détracteurs

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    De Cyprien Viet sur Vatican News :

    Inde: les Missionnaires de la Charité répondent à leurs détracteurs

    Suite à l’arrestation d’une religieuse membre des Missionnaires de la Charité dans une affaire d’adoption illégale, tous les foyers gérés par cette congrégation fondée par Mère Teresa en 1950 font l’objet d’une inspection de la part de l’administration indienne. La supérieure générale, sœur Mary Prema, a diffusé hier un communiqué pour répondre aux détracteurs de la communauté.

    Cyprien Viet - Cité du Vatican

    La supérieure générale des Missionnaires de la Charité dénonce notamment les «mythes» et les «fausses informations» diffusées au sujet de cette affaire, et s’étonne du zèle de l’administration indienne, tout en exprimant sa confiance dans les lois et les tribunaux du pays. Les sœurs sont «profondément attristées» par l’affaire survenue dans un foyer géré par la Congrégation à Ranchi, au nord-est du pays, et expriment de façon irréfutable «leur condamnation pour des actions individuelles qui n’ont rien à voir avec la Congrégation des Missionnaires de la Charité». Elles affirment leur pleine collaboration avec les enquêteurs et se disent ouvertes à toute enquête libre, équilibrée et juste.

    Sœur Mary Prema détaille les circonstances de cette étrange et complexe affaire. La religieuse et l’employée laïque impliquées, qui avaient toujours effectué en apparence un travail sérieux au sein de ce foyer pour mères célibataires, ont été arrêtées deux mois après la naissance, en mai dernier, d’un enfant qui devait être confié au CWC (Child Welfare Committee, le Comité de Protection de l’Enfance, organisme indien chargé des enfants abandonnés), mais qui ne l’a pas été en pratique. Selon la presse indienne, cet enfant aurait été vendu à un couple, et d’autres affaires sont en cours d’examen car les registres seraient incomplets. Le sujet est très sensible en Inde, où les adoptions illégales représenteraient près de 90 000 enfants par an. Mais cette affaire s’inscrit aussi dans un climat de durcissement politique de la part du parti nationaliste hindou au pouvoir, ce qui peut sembler ouvrir la voie à une instrumentalisation de cette affaire afin d’affaiblir cette congrégation et donc, à travers elle, l’Église catholique tout entière.

    La supérieure générale des Missionnaires de la Charité dénonce la brutalité des méthodes de la police qui lors de la perquisition du 6 juillet, a provoqué la saisie de 22 enfants par le CWC, parmi lesquels un nouveau-né d’à peine un mois. L’un de ces enfants est tombé gravement malade suite à ce raid et il est actuellement hospitalisé en soins intensifs. Sœur Mary Prema exprime sa peine et son étonnement face aux méthodes du CWC, un organisme  public qui considérait pourtant deux semaines auparavant ce foyer comme «un excellent environnement pour le soin des enfants». Elle rappelle plus globalement l’action des plus de 5000 religieuses membres de cette Congrégation, qui s’engagent à «continuer leur service pour les plus pauvres des pauvres avec cœur et à titre gratuit, en servant les personnes vulnérables et dans le besoin», malgré toutes les critiques sans précédent qu’elles affrontent actuellement.

  • Les restes du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille authentifiés

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    De Caroline Becker sur le site « aleteia » (17 juillet) :

    « Alors que la Russie commémore le centenaire de l'assassinat de la dernière famille impériale russe, les autorités viennent d'annoncer officiellement l'authentification des restes du tsar Nicolas II et de sa famille :

    Nicolas II web3-nicolas-ii-tzar-family-library-of-congress.jpg w=1200.jpgLes restes supposés du tsar Nicolas II et de sa famille pourront-ils bientôt être inhumés religieusement ? Les nouveaux résultats semblent le confirmer. Les autorités russes ont annoncé cette semaine que les restes du tsar Nicolas II, de son épouse et de trois de leurs filles avaient bien été authentifiés comme étant ceux de la famille impériale, tragiquement assassinée il y a 100 ans.

    Lire aussi :

    Vladimir Federovski revient sur le martyre de Saint Nicolas II Romanov

    L’Église orthodoxe frileuse

    Nicolas II, son épouse Alexandra Fedorovna, leurs quatre filles et leur fils ont été fusillés par les bolchéviques dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, dans l’Oural. Les corps ont ensuite été jetés à la va-vite dans une fosse commune aux environs d’Ekaterinbourg. Reconnus comme martyrs du bolchévisme, ils ont été canonisés par l’Église orthodoxe en 2000.

    Les restes de la famille impériale, retrouvés dans la fosse commune en 1979 et aujourd’hui enterrés dans la forteresse Pierre et Paul Saint-Pétersbourg, ont déjà fait l’objet d’analyses génétiques. En 1998, le gouvernement russe avait ainsi officiellement reconnu l’authentification des restes comme appartenant à Nicolas II, son épouse et trois de ses filles. Mais l’Église orthodoxe avait, quand à elle, toujours réfuté ces résultats.

    Une enquête ouverte depuis 2015

    À sa demande, de nouveaux tests ont donc été exigés en 2015 afin de faire des comparaisons avec d’autres membres de la famille impériale. Pour la première fois, les restes du précédent tsar, Alexandre III, ont donc été exhumés afin de prouver que Nicolas II et lui était bien « père et fils ». Ces nouveaux résultats ADN semblent confirmer ce qui avait déjà été authentifié en 1998. Le porte-parole de l’Église orthodoxe, Vladimir Legoïda, a salué le travail des enquêteurs et a souligné que le clergé examinerait avec attention ces nouveaux résultats. Les restes présumés des deux autres enfants du tsar, Alexeï et Maria, retrouvés seulement en 2007, n’ont pour le moment pas encore fait l’objet de prélèvements ADN, faute d’accord entre les autorités et l’Église orthodoxe.

    En attendant les conclusions officielles de l’Église orthodoxe, le patriarche Kirill a guidé, ce jour, la procession organisée en l’honneur du centenaire de l’assassinat de la famille impériale. Celle-ci a quitté, vers deux heures du matin, le lieu où ont été tués le tsar et sa famille pour rejoindre à pied le monastère de Ganima Iama, construit en leur honneur, situé à 21 kilomètres de Ekaterinbourg.

    Lire aussi :

    « Nicolas II et Alexandra de Russie », le retour de la mémoire russe

    Ref. Les restes du dernier Tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille identifiés

    L’hymne officiel de l’empire russe de 1833 à 1917 :

    La vidéo ci-dessous rend compte de la procession, avec le patriarche Cyrille, qui a eu lieu le 17 juillet (nuit du 16 au 17), à Ekaterinbourg en Russie, pour le centenaire de l'assassinat du tsar Nicolas II et de la famille impériale. 100. 000 personnes y ont participé :

    JPSC

  • Chine : de nouvelles règles pour contrôler les catholiques

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    De Domitille Farret d'Astiès sur aleteia.org :

    En Chine, de nouvelles règles pour contrôler les catholiques

    Après la démolition du sanctuaire Notre-Dame-du-Mont-Carmel en juin, la répression continue contre les chrétiens en Chine. L'État veut contrôler les fidèles et demande à l'Église de lui fournir des données à leur sujet.

    La province du Henan, en Chine, compte dix diocèses. La répression se durcit aujourd’hui davantage. Selon un prêtre, les autorités municipales auraient demandé aux Églises de la province de leur transmettre des statistiques sur les fidèles, et en particulier sur les familles pauvres. L’homme d’Église, qui souhaite rester dans l’anonymat, juge cette requête « totalement déraisonnable ». Il soupçonne ce programme d’avoir pour objectif d’annuler les subventions pour les personnes ayant de faibles revenus.

    Une circulaire avec cinq règles à appliquer

    Il explique que lors d’une visite dans son église le 1er juillet dernier, les autorités locales lui ont remis une circulaire contenant cinq règles à appliquer. La première ordonnait que soit transmis aux autorités le nombre de fidèles ainsi que leurs antécédents. D’autres règles imposaient le signalement des mineurs entrant dans les espaces religieux, la mise en évidence dans les lieux de culte des listes des membres du clergé, l’exposition permanente du drapeau national et que soit chanté l’hymne national lors de chaque cérémonie.

    Depuis plusieurs mois, le Henan connaît une série d’attaques. Avec 2,4 millions de chrétiens, dont 300 000 catholiques, cette province, considérée comme le berceau de la civilisation chinoise, représente la deuxième communauté catholique de Chine.

  • Irlande : le sabotage de la visite du pape s'organise

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    De Constance Vilanova sur le site du journal La Croix  :

    Des Irlandais disent non à la visite du pape François

    Des opposants à la visite du pape François en Irlande fin août ont lancé une opération de boycott.

    Elle consiste à réserver des tickets pour la messe célébrée par le pape et à ne pas les utiliser.

    « Le gouvernement irlandais dépense 20 millions d’euros pour cette visite, partagez cet article ! », « Il reste des places disponibles, n’hésitez pas ! ». La page Facebook des opposants à la visite du pape en Irlande les 25 et 26 août a déjà attiré en trois jours mille participants et 4 500 « intéressés ». Elle est intitulée« Say nope to the Pope » (« Dites non au Pape »).

    Ces opposants encouragent les internautes à réserver le plus grand nombre de places pour la messe de clôture du souverain pontife, qui se tiendra au Phoenix Park de Dublin le 26 août, mais à s’abstenir de s’y rendre. Une façon de faire baisser la participation. Les billets émis par les organisateurs de l’événement, qui se tiendra dans le cadre du Rassemblement mondial des familles, sont gratuits, mais les participants sont sollicités pour faire un don.

    Le record de réservations fantômes est pour l’instant tenu par Jonathan Keane. Cet habitant de Cork a déclaré à l’Irish Times avoir réservé 800 tickets depuis l’ouverture de la billetterie le 25 juin en utilisant différents noms et adresses mail. Sa campagne prend plus d’ampleur qu’il ne l’aurait imaginé. Contacté aussi par l’AFP, pour justifier son action, il a expliqué qu’il agissait parce qu’il « était dégoûté par les scandales liés à l’Eglise ».

    À LIRE AUSSI : En Irlande, l’Église catholique perd du terrain

    Une réaction aux scandales liés à l’Église catholique irlandaise

    Ces vingt dernières années, les affaires impliquant l’Église irlandaise ont bouleversé l’île. Les internautes partagent ainsi massivement sur la page Facebook « Say nope to the Pope » de nombreux articles concernant le scandale des couvents de la Madeleine. En 2002, The Magdalene Sisters, le film de Peter Mullan, racontait le parcours de ces milliers de mères célibataires, envoyées et exploitées dans des couvents catholiques entre 1922 et 1996. Plus tard, en 2009, ce sont des cas d’abus sexuels, couverts pendant des décennies par la hiérarchie ecclésiale irlandaise, qui ont généré un véritable traumatisme dans le pays.

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