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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Chine : 45 prêtres du diocèse de Zhangjiakou contraints de suivre des « cours de conversion idéologique »

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    De  sur Bitter Winter :

    45 prêtres catholiques du diocèse de Zhangjiakou sont détenus et endoctrinés

    Quarante-cinq prêtres du diocèse de Zhangjiakou ont été contraints de suivre des « cours de conversion idéologique » conçus pour les obliger à rejoindre l’Église patriotique.

    Le 21 mai, la municipalité de Zhangjiakou, dans la province du Hebei, dans le nord du pays, a convoqué 45 prêtres catholiques à une réunion d’endoctrinement dont l’objectif était de les forcer à rejoindre l’Association patriotique des catholiques chinois(APCC) contrôlée par le gouvernement.

    Selon un prêtre qui a souhaité garder l’anonymat, on les a rassemblés dans un hôtel, le personnel assigné par le gouvernement montait la garde à l’extérieur et personne n’était autorisé à entrer ou sortir à son gré. Un grand nombre d’employés étaient présents pour mener des activités d’endoctrinement de groupe et des entretiens individuels avec chacun des prêtres.

    Suite à l’accord entre le Vatican et la Chine de 2018, le Saint-Siège et le PCC reconnaissent de fait l’autorité de l’un et de l’autre. Alors que pour le premier l’émergence d’une « nouvelle » Église fidèle tant au pape qu’au gouvernement semble acquise, pour le second, l’accord signifie que tous les catholiques doivent rejoindre l’Église patriotique des catholiques chinois. Pour ce faire, les autorités continuent de harceler le clergé qui refuse de la rejoindre.

    « Ils ont utilisé l’accord entre le Vatican et la Chine pour faire pression sur nous en nous laissant entendre que même le pape avait accepté l’unification des Églises officielles et clandestines. Ils nous ont dit que si nous n’adhérions pas à l’APCC, cela signifierait que nous désobéissons au pape. Mais ce n’est pas du tout le cas ! », explique le prêtre à Bitter Winter. Il ajoute : « Le pape a appelé à l’unification des deux Églises, en vue d’une meilleure évangélisation, mais le gouvernement se sert de l’accord comme d’un prétexte pour obliger les évêques et les prêtres non-membres de l’APCC à jurer allégeance aux chefs du Parti communiste et à adhérer au principe d’une Église indépendante, autogérée et auto-administrée. Pour les évêques et les prêtres qui ont une conscience, c’est absolument inacceptable. »

    Comme le rapporte UCANews, un document du Vatican envoyé récemment au diocèse de Fuzhou indique que des négociations sont toujours en cours pour savoir si tous les prêtres devraient être obligés d’adhérer à l’APCC. Le Saint-Siège s’oppose à l’idée que des fonctionnaires locaux fassent pression sur les églises et les paroisses qui relèvent de leur juridiction pour qu’elles rejoignent l’organisation contrôlée par le gouvernement. De telles mesures pourraient faire dérailler les négociations en cours, a averti le Vatican.

    « Le gouvernement nous a également donné l’ordre de hisser le drapeau national, de chanter l’hymne national et les chants patriotiques dans l’Église. Ces instructions seront appliquées dans toutes les églises du pays », a ajouté le prêtre, impuissant. Il a également mentionné que certains prêtres qui avaient refusé de faire des compromis avec le gouvernement ont été contraints de rentrer chez eux et de trouver un autre emploi. Les autorités ont continué de les harceler et leur ont donné l’ordre d’écrire une « déclaration de garantie » affirmant qu’ils ne sont pas prêtres.

    « En fait, c’est de cette manière que le gouvernement nous pousse à trahir Dieu », poursuit le prêtre. « Le 13 octobre, le père Su Guipeng de la paroisse de Shadifang a été assigné à résidence pour avoir refusé d’adhérer à l’APCC et a dû y rester pendant plus de deux mois. Par la suite, il a été chassé et forcé de rentrer chez lui. Cette fois, le gouvernement l’a aussi convoqué pour qu’il participe à la classe d’endoctrinement. »

    Même lorsque les prêtres acceptent de rejoindre l’APCC après avoir subi des pressions continues, les représentants du gouvernement les obligent quand même à participer aux réunions d’endoctrinement pour diverses raisons, comme l’existence de lacunes dans leur formation cléricale.

    « Le PCC est en train de faire subir à ces prêtres un endoctrinement intensif pour les “partifier” complètement », a dit le prêtre. Il a ajouté que des événements de transformation idéologique sont organisés à tous les niveaux de pouvoir, pour s’assurer que tous les prêtres subissent une transformation en profondeur.

    Malgré les fortes pressions, les prêtres en Chine continuent à résister et les autorités à les punirBitter Winter s’est entretenu avec un prêtre du diocèse de Yantai, dans la province orientale de Shandong, qui a reçu l’ordre d’adhérer à l’APCC fin avril. Il devait signer une déclaration d’engagement dans laquelle il promettait de garantir que le nombre de croyants dans sa congrégation n’augmenterait pas, de ne pas organiser d’activités religieuses à grande échelle ou de cours de formation religieuse. Dans ce document, il devait aussi s’engager à recueillir des informations sur l’identité des fidèles et à les envoyer au Bureau des affaires religieuses tous les six mois, ainsi que d’autres renseignements sur les activités religieuses.

    Le prêtre a refusé de rejoindre l’APCC. Par conséquent, certains des lieux de rassemblement dont il était responsable ont été repris par l’APCC et d’autres ont été obligés de fermer.

    Alors que les autorités et les médias du Vatican ont récemment nié l’existence d’une Église clandestine séparée de l’Église patriotique en Chine, certaines voix dissidentes pensent autrement.

    « La persécution du catholicisme clandestin en Chine continuera de s’intensifier. Que Dieu m’en soit témoin, cette persécution ne prendra fin que dans un bain de sang », prédit un catholique du diocèse de Yantai.

    Reportage : Yang Xiangwen

  • Trois nouvelles bienheureuses, fusillées en haine de la foi, inscrites au martyrologe de la Guerre Civile espagnole

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    De zenit.org ( :

    Causes des saints : trois infirmières espagnoles reconnues martyres

    Tuées en haine de la foi durant la Guerre civile

    Le pape François reconnaît le martyre de trois laïques infirmières, Pilar Gullón Yturriaga et ses deux compagnes, tuées en haine de la foi à Pola de Somiedo (Espagne), le 28 octobre 1936. Cette reconnaissance ouvre la voie à leur béatification.

    En recevant le préfet du dicastère, le cardinal Angelo Becciu, le 11 juin 2019, le pape a autorisé la publication de 8 décrets de la Congrégation pour les causes des saints : un pour le martyr des trois laïques espagnoles et sept autres pour les « vertus héroïques » de sept baptisés, religieux, religieuses et laïcs.

    Pilar Gullón Yturriaga (25 ans) et ses compagnes, Octavia Iglesias Blanco (41 ans) et Olga Pérez-Monteserín Núñez (23 ans), étaient des infirmières de la Croix-Rouge qui ont servi à l’hôpital de Pola de Somiedo, où elles sont arrivées le 18 octobre 1936, durant la guerre civile espagnole. Elles auraient pu être remplacées après une semaine du travail, mais elles ne voulaient pas être séparées des blessés. Le 27 octobre, peu de temps avant que la ville ne tombe entre des mains des républicains, les infirmières ont eu la possibilité de fuir, mais, pour la même raison, elles sont restées.

    Arrêtées et torturées pendant plusieurs heures par les miliciens du Front populaire, Pilar, Octavia et Olga ont été fusillées nues pour davantage d’humiliation. Avant de mourir, elles ont crié « Viva Cristo Rey ! » et « Viva Dios ! » (Vive le Christ Roi ! Vive Dieu !)

    L’histoire des martyrs de Somiedo, dont les dépouilles sont inhumées dans la chapelle San Juan de la cathédrale d’Astorga, est racontée dans un livre en espagnol de Laura Sánchez Blanco, professeure à l’Université pontificale de Salamanque : Roses et marguerites. Femmes-phalangistes, traditionalistes et de l’Action catholique tuées pendant la guerre civile.

    Le processus de béatification des femmes martyres a été demandé par une fondation promue par les neveux de l’une d’elles.

  • En Europe il faut oser parler de christianophobie

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    Lu dans le dernier numéro de Chrétiens persécutés (via Le Salon Beige) :

    Cardinal Sako : en Europe il faut parler de christianophobie

    (cliquer sur le texte pour l'agrandir dans une nouvelle fenêtre)

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  • Sept évêques roumains emprisonnés et torturés par le régime communiste ont été béatifiés

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Roumanie : sept évêques gréco-catholiques martyrs du communisme, béatifiés par le pape

    Une invitation à « vaincre la rancœur par la charité et le pardon »

    Le pape François a présidé la béatification de sept évêques gréco-catholiques roumains, martyrs du régime communiste, ce 2 juin 2019, à Blaj, dans le centre de la Roumanie. Leur exemple, a-t-il affirmé, est « une invitation pour tous à vaincre la rancœur par la charité et le pardon, en vivant avec cohérence et courage la foi chrétienne ».

    Pour le troisième et dernier jour de son voyage apostolique dans le pays, le pape s’est rendu comme la veille en Transylvanie, au delà des Carpates. Il a rejoint le « Champ de la Liberté », lieu où les Roumains demandèrent leur liberté nationale en 1848 et lieu à haute teneur symbolique pour les gréco-catholiques : en 1948, c’est là que le régime communiste leur demanda de s’unir à l’Eglise orthodoxe en abandonnant leur foi. L’un des nouveaux bienheureux, Mgr Ioan Suciu, quittant le rassemblement en signe de protestation, choisit la voie du martyre, suivi par de nombreux fidèles.

    Dans ce domaine, le pape a célébré une messe en rite oriental gréco-catholique – divine liturgie – entouré de quelque 60 000 personnes qui l’ont accueilli chaleureusement, agitant des drapeaux roumains, à son arrivée en papamobile. Quelque 20 000 autres suivaient la célébration sur des écrans à divers endroits de la ville.

    Au début de la liturgie, le pape a proclamé bienheureux évêques Valeriu-Traian Frentiu, Vasile Aftenie, Ioan Suciu, Tit-Liviu Chinezu, Ioan Balan, Alexandru Rusu et le cardinal Iuliu Hossu, dont les portraits étaient brandis çà et là dans la foule. Les sept évêques ont été tués sous le régime communiste, entre 1950 et 1970, et reconnus martyrs par l’Eglise en mars dernier.

    Sous les applaudissements des fidèles – dont beaucoup étaient en tenue traditionnelle, les femmes couvertes d’un foulard bariolé – une icône représentant les sept évêques a été apportée en procession, tandis que résonnaient les cloches.

    « Face à la féroce oppression du régime, ils ont fait preuve d’une foi et d’un amour exemplaires pour leur peuple », a souligné le pape dans son homélie, synthétisant leur « précieux héritage » en deux mots : « liberté et miséricorde ».

    « Les nouveaux Bienheureux ont souffert et sacrifié leur vie, en s’opposant à un système idéologique totalitaire et coercitif en ce qui concerne les droits fondamentaux de la personne humaine », a-t-il encore rappelé. Et le pape de dénoncer aujourd’hui « des colonisations idéologiques qui déprécient la valeur de la personne, de la vie, du mariage et de la famille et qui nuisent, par des propositions aliénantes, aussi athées que par le passé, surtout à nos jeunes et à nos enfants en les privant de racines pour grandir ».

    En refusant la haine envers leurs persécuteurs, les nouveaux bienheureux, a-t-il souligné par ailleurs, sont « une invitation pour tous à vaincre la rancœur par la charité et le pardon, en vivant avec cohérence et courage la foi chrétienne ».

  • L'Europe serait-elle devenue antichrétienne ?

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    Roland Hureaux répond par l'affirmative (source) :

    L'antichristianisme fondamental du projet européen

    L'antichristianisme fondamental du projet européen

    L’entreprise européenne a longtemps porté avec elle, surtout dans le monde catholique, un fumet de bien-pensance. De manière corollaire, planait sur ceux qui s’y opposaient le soupçon d’ être de mauvais chrétiens. 

    Bien-pensance : les Eglises  ont pris parti pour le oui, chaque fois qu’il y a eu des référendums  sur  le projet européen ( 1992, 2005) , croyant faire entendre là  la voix de la  raison.  Cela est vrai de la Conférence des Eglises européennes mais aussi de la  Conférence des évêques de France.  La presse catholique du courant principal  est à l’avenant.   C’est dans cette ligne que le  14 mai dernier,  le CECEF  (Conseil des Églises chrétiennes en France)  a publié un communiqué appelant à soutenir l’entreprise européenne aux prochaines  élections.

    On invoque  les pères fondateurs, démocrates-chrétiens(et catholiques) tous les trois ; Adenauer, de Gasperi et Schumann . Le drapeau européen frappé des  douze étoiles d’or rappelle celles qui nimbent la Vierge de l’Apocalypse .  De ce fait,  un homme comme Charles de Gaulle, quoique catholique pratiquant,se trouvait être  un  chrétien suspect du fait son opposition à  Bruxelles. Pour les mêmes raisons, beaucoup de laïcistes  se sont méfiés de la construction européenne.

    Inversion des signes

    Il est clair que ceux qu’inspirent encore ces vieilles lunes n’ont pas encore pris la mesure  de la véritable inversion des signes qui s‘est produite au cours des quarante dernières années :  tout se passe en effet comme si Bruxelles était devenue au contraire  le centre nerveux de l’antichristianisme en Europe.

    On s’est longtemps contenté  de dire que l’Europe des Six  issue du traité d Rome ( lieu significatif) était dominée par les forces catholiques et que l’élargissement  y avait seulement  accru le poids du monde protestant et donc  anglo-saxon. Mais aujourd’hui la mutation est allée bien plus loin.  En témoignent le  refus d’inscrire les racines chrétiennes de Europe dans les textes constitutifs,  la propagande active en faveur  des évolutions libertaires les plus débridées , tant de la commission que du Parlement européen,  où la majorité social-démocrate et populaire est toujours prête à toutes les surenchères, le harcèlement des pays qui  leur  résistent.

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  • En Centrafrique, l’assassinat de Soeur Inès témoigne d’une violence croissante

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    De Vatican News (Adélaïde Patrignani) :

    En Centrafrique, l’assassinat d’une religieuse témoigne d’une violence croissante

    Le crime barbare commis à l’encontre de sœur Inès Nieves Sancho il y a quelques jours à Nola, dans le sud-ouest de la Centrafrique est révélateur du climat de haine qui règne dans certaines zones du pays. Une religieuse de la communauté de sœur Inès en témoigne. En plus de 45 ans de mission en Centrafrique, elle constate que la violence s’est intensifiée… sans toutefois la dissuader de témoigner de l’Évangile.

    Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

    «Je voudrais aujourd’hui faire mémoire avec vous de Sœur Inès Nieves Sancho, âgée de 77 ans, éducatrice des jeunes filles pauvres depuis des années, qui a été tuée de manière barbare en Centrafrique, à l’endroit même où elle enseignait aux jeunes filles à coudre. Une femme de plus qui donne sa vie pour Jésus dans le service des pauvres. Prions en silence». Tel est l’hommage rendu ce 22 mai par le Pape François à la religieuse défunte, au terme de l’audience générale.

    Le corps mutilé de sœur Inès a été retrouvé le 20 mai dernier dans une forêt située derrière la maison où elle apprenait la couture aux jeunes filles. On ne connaît pas encore les auteurs ni les motifs de l’assassinat. Selon un député local, il pourrait être lié au trafic d’organes humains, et aux crimes rituels nombreux dans la région. La République Centrafricaine est plus largement le cadre d'une guerre civile depuis 2013. Pas moins de sept accords de paix ont été signés ces cinq dernières années, sans qu’aucun n’aboutisse au retour de la stabilité. De nombreux groupes armés hétérogènes continuent de s'affronter sur tout le territoire. 

    «Là où est la haine, que je mette l'amour» (St François d’Assise)

    Originaire de Burgos (Espagne), sœur Inès résidait depuis 1996 dans la commune de Nola, située dans le diocèse de Berbérati, au sud-ouest de la Centrafrique (RCA). Âgée de 77 ans, elle espérait y poursuivre sa mission auprès des jeunes filles à qui elle apprenait la couture afin de leur donner un avenir. «Elle était très proche de la population et très active», rapporte un communiqué du diocèse d’Albi, où se trouve la maison-mère de la congrégation des Filles de Jésus, famille religieuse de sœur Inès.

    «Lors de ses passages à Massac, témoigne une sœur de la congrégation, sœur Inès disait à toutes qu’il lui tardait de revenir en terre africaine. On la sentait désormais plus centrafricaine qu’européenne».

    Sûrement pourrait-on en dire autant de sa consœur Bénédicte, arrivée en RCA en 1972, où elle travaille à l’hôpital de Berbérati. Cette religieuse aux origines française et italienne a mis au monde des centaines d’enfants, mais elle a aussi pansé d’innombrables blessures… provoquées par des actes de violence de plus en plus sauvages. «Je ne reconnais plus la Centrafrique», confie-t-elle, «le pays n’est pas sûr et je crois que personne n’est en sécurité»Sœur Bénédictene cache pas sa préoccupation ni son désarroi. «Les choses horribles» dont elle est témoin viennent même l’interroger sur le plan spirituel. Mais c’est en fin de compte le courage et l’amour, tout droits venus de l’Évangile, qui prennent le dessus. «Il faut que l’Église s’investisse davantage, il faut donner des exemples d’amour», estime-t-elle, pleine de résolution.

    Témoignage de sr Bénédicte, Congrégation des Filles de Jésus

  • La pénétration d'un islam intolérant de tendance wahhabite en Afrique est préoccupante

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    De Jacques Berset sur le Portail catholique suisse :

    Einsiedeln: Aide à l'Eglise en Détresse dénonce la montée d'un islam intolérant

    La pénétration en Afrique d’un islam radical de tendance wahhabite – financé par l’Arabie saoudite et le Qatar – préoccupe Aide à l’Eglise en Détresse (AED-ACN). L’œuvre d’entraide basée à Lucerne l’a dénoncé lors du traditionnel pèlerinage des amis et bienfaiteurs de la section suisse d’AED à Notre-Dame des Ermites à Einsiedeln, dimanche 19 mai 2019.

    200 millions de chrétiens sont discriminés et persécutés aujourd’hui dans le monde, relève l’organisation catholique AED/ACN, qui a organisé dans l’après-midi un podium intitulé “La plus grande persécution des chrétiens depuis 2000 ans”. “Un chrétien est assassiné toutes les cinq minutes dans le monde en raison de son appartenance à la communauté chrétienne”, a-t-on pu entendre en introduction.

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  • Tristes Pâques pour les chrétiens chinois

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    Du site Bitter Winter :

    Sombre Pâques pour les chrétiens de Chine

    Zhang Wenshu

    Démolition du lieu de rassemblement d’une église de maison

    Le jour de Pâques, la police a effectué une descente dans une église de maison située dans le district de Gaoxin de la ville de Binzhou, dans la province de Shandong, dans l’est de la Chine. Le lieu de congrégation a été démoli de force et trois croyants ont été arrêtés.

    Ce jour-là, quelques croyants s’étaient rendus tôt à l’église pour se préparer aux célébrations. Néanmoins, ils se sont soudain fait surprendre par des agents de police en patrouille. Plus de 30 personnes du district de Gaoxin, notamment des agents de la sécurité publique et des forces spéciales de la police, le maire du district, le chef du poste de police et un électricien, n’ont pas tardé à débarquer à l’église. Ils ont bloqué l’entrée de l’église, ont interdit aux piétons de passer et ont empêché les fidèles d’y entrer.

    Des agents de la sécurité publique gardent l’entrée du lieu de rassemblement
    Des agents de la sécurité publique gardent l’entrée du lieu de rassemblement

    Des agents des forces spéciales de la police, armés de fusils, ont fouillé le lieu de congrégation à la recherche du croyant responsable des célébrations, mais ils ne sont pas parvenus à le trouver. La police a arrêté trois hommes parmi les croyants et a dispersé les autres dans la cour de l’église pour les surveiller tous ensemble. Ils ont alors commencé à attaquer l’église et ont confisqué tout ce qu’ils ont trouvé, notamment des bibles, des meubles et un piano. Peu de temps après, les fils électriques du lieu de rassemblement ont été coupés et les toits, les portes et les fenêtres ont été démolis. Les trois fidèles arrêtés ont été ensuite relâchés, mais les membres de la congrégation ont été de fait dispersés. « C’était à la fois révoltant et effrayant d’entendre le bruit des portes et des fenêtres fracassées », a déclaré un croyant à Bitter Winter.

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  • En Inde, les attaques contre les chrétiens se multiplient

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Père Savarimuthu Sabkar : « Depuis 2014, on observe de nombreuses attaques contre les chrétiens »

    17/05/2019

    En Inde, les agressions contre les minorités religieuses, en particulier les musulmans et les chrétiens, se sont multipliées depuis l’arrivée au pouvoir, en 2014, de Narendra Modi et du parti nationaliste hindou du BJP. Ce thème n’a pas manqué d’être évoqué dans la campagne électorale, alors que le scrutin législatif marathon, qui convoque 900 millions d’électeurs aux urnes, va s’achever le 19 mai. À la cathédrale du Sacré-Cœur de Delhi, le père Savarimuthu Sabkar, porte-parole de l’archidiocèse de Delhi, alerte sur l’augmentation des attaques perpétrées contre la petite minorité chrétienne en Inde, qui représente un peu plus de 2,3 % d’une population d’1,3 milliards d’Indiens. L’organisation Portes ouvertes classe l’Inde au 10e rang des pays où les chrétiens sont les plus persécutés.

    Églises d’Asie : En quoi la situation de la minorité catholique a-t-elle changé en Inde depuis l’arrivée au pouvoir, en 2014, de Narendra Modi et du parti nationaliste hindou du BJP ?

    Père Savarimuthu Sabkar : Les groupes marginaux de l’hindutva, (« l’hindouité », basée sur la suprématie ethnique de la majorité hindoue, ndlr), que l’on surnomme les « groupes safran », sont plus téméraires. Ils pensent agir comme ils l’entendent et être au-dessus des lois. Ils ont un sentiment d’immunité et d’impunité : ils croient qu’ils ne seront ni arrêtés ni condamnés. Depuis 2014, on observe de nombreuses attaques contre les chrétiens. Les difficultés se concentrent en particulier dans les petites paroisses des zones rurales, au cœur de la région hindiphone du nord de l’Inde, comme en Uttar Pradesh ou au Rajasthan. Depuis le mois de janvier de cette année, 86 incidents ont déjà été répertoriés. Mais cela n’est jamais mentionné dans les grands médias. C’est comme si la situation était passée sous silence par la presse.

    Sous-entendez-vous qu’il y aurait une pression exercée sur les médias afin qu’ils ne publient pas ce genre d’informations ?

    Probablement. Qui contrôle les médias ? Aujourd’hui, il est très clair que les propriétaires des grandes maisons de presse sont pro-BJP et pro gouvernement. Personne n’ose poser les vraies questions au gouvernement.

    Les chrétiens sont-ils visés uniquement par des groupes extrémistes ou par l’ensemble de l’appareil politique et idéologique du BJP ?

    Nous faisons face à deux organisations principales. Il y a d’une part l’organisation du RSS (le Corps des volontaires nationaux, matrice idéologique du BJP où Narendra Modi a fait ses classes, et qui avait été interdit après l’assassinat du Mahatma Gandhi par l’un de ses membres, ndlr) et, d’autre part le BJP, visage politique du RSS, sans mentionner les dizaines d’autres organisations qui leur sont liées. Le cœur de l’idéologie du RSS est de penser que l’Inde est une nation hindoue. Selon ce principe, si les musulmans et les chrétiens veulent rester en Inde, ils doivent être à la merci de la majorité hindoue. L’excuse est de dire que les incidents contre les minorités ne sont causés que par des extrémistes. Mais c’est pourtant dans l’ADN même de l’idéologie du RSS et du BJP, basée sur la suprématie hindoue.

    J’ai rencontré Narendra Modi en 2014, la veille de Noël, avec un groupe d’évêques. Il nous a dit que nous ne pouvions pas être ensemble. Comment un Premier ministre peut-il dire une telle chose ? Nous avons réagi et il nous a alors dit qu’il protégerait notre minorité car c’était aussi sa responsabilité. Mais ses propos nous ont choqués. Des déclarations fréquentes de plusieurs responsables politiques du BJP avancent l’idée de libérer l’Inde des chrétiens et des musulmans d’ici 2021. Certains ont déclaré que les hindous étaient les enfants légitimes de l’Inde et que les musulmans et les chrétiens étaient illégitimes. C’est très préoccupant. Il y a aussi eu des attaques à l’encontre de Mère Teresa, l’accusant et de n’avoir visé qu’à convertir des gens.

    Les attaques dirigées contre les chrétiens le sont-elles ainsi toujours sous le prétexte des « conversions forcées » au christianisme ?

    C’est souvent le cas. En général, la police procède à l’arrestation du pasteur ou du prêtre en affirmant qu’il dérange l’ordre public. Lors des arrestations, les policiers ne viennent pas seuls et sont toujours accompagnés par un large groupe d’extrémistes hindous. C’est là où qu’est le problème. Ensuite, il nous faut entamer une procédure judiciaire pour défendre le droit des inculpés à prêcher leur religion, en accord avec la Constitution. Et ils sont finalement relâchés.

    Est-ce que les organisations et les ONG évangéliques, qui ont une approche prosélyte et affichent une politique de conversion, ne ternissent pas le nom des autres chrétiens ?

    Le vrai problème n’est pas là. La Constitution de l’Inde donne le droit à des individus de se convertir. Si quelqu’un veut être baptisé, il en a le droit. Pour cela, il y a toute une procédure, qui mêle à la fois une initiation religieuse et une certification légale avec un document à signer pour affirmer sa pleine liberté dans l’acte de se convertir. Parfois, certains groupes évangéliques ne suivent pas correctement la procédure ; je ne le nie pas. Mais je ne peux pas les blâmer en les accusant d’être la cause du problème : nous avons des procédures, des lois et une police qui sont en charge de faire appliquer les lois et de trancher sur ces questions. Pourquoi des brigades hindoues deviennent-elles les gardiennes de la loi, de la culture et de la religion hindoue ?

    En Inde, il y a toujours eu des incidents contre les chrétiens. Ce n’est pas nouveau.

    C’est vrai. Mais les statistiques montrent néanmoins que les attaques contre notre communauté sont en augmentation constante. Le problème actuel concerne l’impunité des auteurs de ces attaques. Personne n’est jamais arrêté. Les attaquants ne visent pas seulement des chrétiens mais aussi les musulmans qui, quant à eux, ont été victimes de lynchages. Beaucoup d’entre eux ont été tués (d’après l’organisation Human Rights Watch, au moins 44 personnes, dont 36 musulmans, ont été tués entre mai 2015 et décembre 2018, ndlr). Dans les campagnes, les communautés religieuses étaient unifiées. L’Église avait une influence auprès des hindous. Aujourd’hui, l’atmosphère a changé : tout est interprété selon la division religieuse et les lignes communales. C’est un vrai danger. Nous, chrétiens et musulmans, sommes les victimes. Aujourd’hui, nous savons que les nationalistes hindous visent ces deux minorités religieuses. Pour unir nos forces, nous avons développé davantage de dialogue et d’unité entre nous.

    Vous restez aussi une communauté très influente qui, par exemple, dirige les meilleures écoles du pays.

    Les nationalistes hindous n’ont aucun problème avec le fait que nous dirigions de grandes institutions éducatives et certains d’entre eux les fréquentent. Mais ils ne veulent pas que nous éduquions les pauvres et que nous les poussions à se battre pour revendiquer leurs droits.

    Pensez-vous que le RSS ait une réelle stratégie visant à cibler les minorités ?

    Le RSS prétend même avoir une sorte d’armée parallèle, avec des hommes en uniformes. Leur stratégie est de créer des agitations religieuses et d’intervenir pour « maintenir l’ordre ». Leur cible principale concerne les musulmans. Ils nous voient comme une menace moindre car nous sommes inférieurs en nombre.

    Avez-vous le sentiment que ces milices hindoues sont de mieux en mieux organisées ?

    Non, elles deviennent juste plus audacieuses. Mais aujourd’hui, les gens réalisent ce qui est en train de se passer. Et les partis politiques d’opposition sont puissants, en particulier en Uttar Pradesh. Et puis il faut savoir que si le nord du pays, le cœur hindiphone, vote pour Narendra Modi, cela n’est pas du tout le cas dans le sud de l’Inde, mieux éduqué et qui reste très opposé à l’idéologie nationaliste hindoue.

    Votre communauté affiche son inquiétude. Le mois dernier, pour la première fois depuis sa nomination en 2013, l’archevêque de Delhi, Mgr Anil Couto, a écrit une lettre ouverte pour dénoncer « une atmosphère politique turbulente » qui « menace les principes démocratiques » de la nation…

    En réalité, la peur ne concerne pas seulement notre communauté. Nous sommes face à une menace pour notre pays, pour notre identité « séculaire » (multiconfessionnelle, ndlr) et nos valeurs constitutionnelles. Tous les groupes de la société civile sont inquiets. Nous craignons que le BJP procède à des modifications de notre Constitution. Notre archevêque a ainsi évoqué une « atmosphère politique turbulente », ce qui a créé la polémique. Mais le climat et les événements qui ont lieu en Inde, y compris les questions sur l’indépendance de notre système judiciaire, nous obligent à mener une réflexion sur ce qui est en train de se passer.

    La situation actuelle des chrétiens en Inde est-elle comprise à l’étranger ?

    Nous sommes dans une meilleure position que d’autres pays dans le monde, mais en Inde, nous étions dans une meilleure position par le passé. La beauté de l’Inde et de toute son identité interreligieuse est en train de se désintégrer.

    (EDA / propos recueillis par Vanessa Dougnac)

  • Benoît XVI et l'actualité de l'Apocalypse

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    D'Hélène Bodenez sur Aleteia.org :

    L’actualité de l’Apocalypse selon Benoît XVI

    La référence à l’Apocalypse faite par le pape émérite dans sa Note sur les abus sexuels dans l’Église est passée inaperçue. Elle éclaire pourtant le mystère de l’Église dans la fin des temps, celui de l’épreuve et de la sainteté, de la pénitence et de l’espérance.

    Le pape émérite Benoît XVI, dans l’épreuve de sa retraite, a dû parler. Tout doucement. Un murmure dans une revue bavaroise destinée à un clergé confidentiel. En réalité, un texte voué sans doute à une diffusion restreinte1. Et le voilà devenu chorus mondial. Les mêmes ennemis qu’auparavant, sous son pontificat, ont depuis lancé leur fiel, les ennemis d’aujourd’hui immédiatement leur vindicte. Aucun ne peut, semble-t-il, imaginer que le doux Benoît XVI ait écrit, en théologien, sous la mouvance de l’Esprit saint, en « coopérateur de la vérité ». Chaque commentateur2 y va de son analyse plus ou moins autorisée, certains n’ayant même pas lu convenablement le texte.

    Dans les luttes de l’Église

    Mais l’heure n’a jamais été aussi grave. En pleine crise de la pédophilie dans l’Église, le pape émérite convoque un livre de la Bible qui est loin d’être anodin, pour comparer ce qu’il s’y passe à « l’actualité de ce qui est dit dans l’Apocalypse ». Flagrante, évidente, conclut-il. Dans la dernière partie de « ses quelques notes », Benoît XVI cite ce dernier livre qui clôt la Révélation, le livre écrit par l’aigle de Patmos à propos de la fin des temps, fin des temps dans laquelle nous sommes entrés depuis la mort et la résurrection du Christ.

    Vision d’éternité, béatitude pour ceux qui la lisent, l’Apocalypse, donne de la force pour vivre les tribulations et nourrit notre espérance. Et des tribulations, nous en vivons comme jamais ! Certes, le pape émérite cite un passage particulier, le chapitre 12, celui de l’accusation diabolique permanente contre Dieu et contre l’Église « dans le but de nous en éloigner ». Mais cette phrase est plus profonde, plus large, qu’elle n’en a l’air.

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  • Vous intéresse-t-il de savoir que les chrétiens constituent le groupe religieux le plus persécuté du monde?

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    Une opinion de Loïc Tassé sur le site du Journal de Montréal :

    Les chrétiens, groupe religieux le plus persécuté du monde

    Les chrétiens constituent 80 % des personnes persécutées pour des motifs religieux, en faisant le groupe religieux le plus persécuté du monde. C’est à cette conclusion étonnante qu’arrive un groupe de recherche indépendant mis sur pied par le gouvernement britannique.

    Selon son rapport intérimaire remis cette semaine, 245 millions de chrétiens font face à un haut degré de persécution dans 50 pays. Au point où, dans certains endroits, il est possible de parler de génocide. Mais cette vérité accablante qui dérange pourrait indisposer des musulmans, des juifs, des bouddhistes, des hindous ou encore de braves régimes comme ceux de la Chine, du Laos ou du Nicaragua. Surtout, elle pourrait indisposer les adeptes du multiculturalisme.

    1. D’où vient le rapport ?

    Le rapport a été commandé par le secrétaire aux Affaires étrangères britannique, Jeremy Hunt. Il a été rédigé sous la supervision de l’évêque de Truro, avec une équipe d’experts de divers horizons. Hunt blâme la rectitude politique ambiante pour expliquer le silence sur les persécutions de chrétiens.

    2. De quelles persécutions parle-t-on ?

    Ces persécutions sont variées. Au total, 144 pays pratiqueraient différentes formes de persécution envers les chrétiens. Elles vont de la restriction de pratiques religieuses à la perpétration de tueries, en passant par la surveillance policière, la torture, la violence communautaire, la négation de droits, etc. Selon le rapport, les femmes sont les plus persécutées. Elles sont doublement handicapées dans plusieurs pays du Moyen-Orient, parce qu’elles sont des femmes et parce qu’elles sont chrétiennes.

    3. Quelle est la situation au Proche et au Moyen-Orient ?

    Il y a un siècle, le Proche et le Moyen-Orient comptaient 20 % de chrétiens. Ces derniers n’y forment plus que 4 % de la population, soit environ 15 millions de personnes. Trois facteurs expliqueraient les persécutions des chrétiens. D’abord, les groupes extrémistes ont été alimentés par la faillite des structures politiques. Ensuite, plusieurs pays comme la Turquie ou l’Algérie sont devenus de plus en plus conservateurs. Enfin, des idéologues exploitent la faiblesse des lois pour propager des discours haineux contre les chrétiens. Ainsi, en Turquie, les autorités politiques n’hésitent pas à désigner les chrétiens comme des collabos de l’Occident.

    4. Quelle est la situation des chrétiens ailleurs dans le monde ?

    La situation n’est guère plus reluisante. Par exemple, en Malaisie et au Brunei, tout propos qui pourrait délibérément heurter la sensibilité religieuse constitue un blasphème susceptible de prison. Bien entendu, les chrétiens sont les premiers visés. En Colombie, au Venezuela et en Bolivie, les chrétiens sont ciblés par les autorités parce qu’ils luttent souvent contre la corruption et l’autoritarisme. En Chine, les chrétiens sont sous surveillance policière. En Corée du Nord, toute personne surprise avec une Bible risque la peine de mort.

    5. Pourquoi ces persécutions sont-elles si peu connues ?

    L’ignorance des Occidentaux envers les persécutions des chrétiens s’explique en partie par l’ethnocentrisme crasse de certains pays. Par exemple, l’Américain moyen connaît peu de choses du reste du monde. Mais cette ignorance est aussi entretenue par des partisans du multiculturalisme qui ne veulent surtout pas que les populations occidentales répondent aux persécutions contre les chrétiens par des persécutions contre les croyants des autres religions. Ces bonnes âmes ne veulent pas voir que, bien souvent, les nouveaux immigrants apportent dans leurs bagages des préjugés haineux contre les chrétiens. À cet égard, il est grand temps au Québec d’étendre l’esprit critique de la Révolution tranquille aux autres religions.

  • France : vols et dégradations d'églises se poursuivent

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    De Mélinée Le Priol sur le site du journal La Croix :

    De la Manche à la Côte d’Azur, les vols et dégradations d’églises se poursuivent

    Les faits 

    Au moins cinq églises ont fait l’objet de vols et de dégradations en France dans le courant du mois d’avril. Certains gestes, comme l’ouverture du tabernacle et le vol d’hosties consacrées, peuvent laisser croire à une volonté de profanation.

    De la Manche à la Côte d’Azur, les vols et dégradations d’églises se poursuivent

     L’église Saint-Vivien de Pons. JLPC/WIKIMEDIA COMMONS

    C’est au lendemain du week-end pascal, mardi 23 avril, que le père Philippe Teullé, curé des paroisses de Pons et de Gémozac (Charente-Maritime), a fait part à ses paroissiens d’une « bien désagréable nouvelle ».

    « L’église Saint-Vivien de Pons, haut lieu marial diocésain, sanctuaire à Notre Dame de Recouvrance, vient d’être profanée », indique-t-il gravement sur le site Internet de la paroisse, mentionnant la « profanation » du tabernacle, le vol de calices et d’hosties consacrées.

    Après avoir été exceptionnellement fermée, l’église Saint-Vivien accueillera vendredi 3 mai une messe dite de réparation, comme il est d’usage en cas de profanation d’un lieu sacré, afin de rendre l’édifice à sa fonction.

    Présence réelle

    Selon le droit canon, la profanation est établie lorsqu’on s’attaque à ce que les catholiques considèrent comme la présence réelle du Christ : les hosties consacrées (ou le tabernacle où elles sont entreposées) ou encore l’autel, où est célébré le sacrement de l’eucharistie.

    Plus de 500 km au nord des côtes charentaises, face à l’île anglo-normande de Jersey, deux autres églises avaient déjà été détériorées la semaine précédente : les églises Saint-Jean de Créances et Saint-Martin de Pirou (Manche).

    Des individus s’y sont introduits dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 avril, renversant du mobilier liturgique, ouvrant les tabernacles et, à Pirou, jetant les hosties à terre. La mairie de Pirou a d’ores et déjà porté plaine.

    Trois actes par jour ?

    Le 9 avril, c’est à Montluçon (Allier) que l’église Saint-Pierre a été profanée. Le curé avait alors constaté que la porte du tabernacle avait été fracturée et que le ciboire contenant les hosties avait été dérobé. « Un acte terrible et dramatique », avait commenté le diocèse de Moulins, estimant que cela « nous touche dans le cœur de notre foi ».

    Selon une enquête publiée le 28 mars dans Le Figaro, le Service central de renseignement criminel (SCRC) de la gendarmerie a recensé, en 2018, 129 vols et 877 dégradations ciblant des édifices catholiques en France. Le journal évoque « près de trois actes de vandalisme commis par jour ». (....)