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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Chine : de nouvelles règles pour contrôler les catholiques

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    De Domitille Farret d'Astiès sur aleteia.org :

    En Chine, de nouvelles règles pour contrôler les catholiques

    Après la démolition du sanctuaire Notre-Dame-du-Mont-Carmel en juin, la répression continue contre les chrétiens en Chine. L'État veut contrôler les fidèles et demande à l'Église de lui fournir des données à leur sujet.

    La province du Henan, en Chine, compte dix diocèses. La répression se durcit aujourd’hui davantage. Selon un prêtre, les autorités municipales auraient demandé aux Églises de la province de leur transmettre des statistiques sur les fidèles, et en particulier sur les familles pauvres. L’homme d’Église, qui souhaite rester dans l’anonymat, juge cette requête « totalement déraisonnable ». Il soupçonne ce programme d’avoir pour objectif d’annuler les subventions pour les personnes ayant de faibles revenus.

    Une circulaire avec cinq règles à appliquer

    Il explique que lors d’une visite dans son église le 1er juillet dernier, les autorités locales lui ont remis une circulaire contenant cinq règles à appliquer. La première ordonnait que soit transmis aux autorités le nombre de fidèles ainsi que leurs antécédents. D’autres règles imposaient le signalement des mineurs entrant dans les espaces religieux, la mise en évidence dans les lieux de culte des listes des membres du clergé, l’exposition permanente du drapeau national et que soit chanté l’hymne national lors de chaque cérémonie.

    Depuis plusieurs mois, le Henan connaît une série d’attaques. Avec 2,4 millions de chrétiens, dont 300 000 catholiques, cette province, considérée comme le berceau de la civilisation chinoise, représente la deuxième communauté catholique de Chine.

  • Irlande : le sabotage de la visite du pape s'organise

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    De Constance Vilanova sur le site du journal La Croix  :

    Des Irlandais disent non à la visite du pape François

    Des opposants à la visite du pape François en Irlande fin août ont lancé une opération de boycott.

    Elle consiste à réserver des tickets pour la messe célébrée par le pape et à ne pas les utiliser.

    « Le gouvernement irlandais dépense 20 millions d’euros pour cette visite, partagez cet article ! », « Il reste des places disponibles, n’hésitez pas ! ». La page Facebook des opposants à la visite du pape en Irlande les 25 et 26 août a déjà attiré en trois jours mille participants et 4 500 « intéressés ». Elle est intitulée« Say nope to the Pope » (« Dites non au Pape »).

    Ces opposants encouragent les internautes à réserver le plus grand nombre de places pour la messe de clôture du souverain pontife, qui se tiendra au Phoenix Park de Dublin le 26 août, mais à s’abstenir de s’y rendre. Une façon de faire baisser la participation. Les billets émis par les organisateurs de l’événement, qui se tiendra dans le cadre du Rassemblement mondial des familles, sont gratuits, mais les participants sont sollicités pour faire un don.

    Le record de réservations fantômes est pour l’instant tenu par Jonathan Keane. Cet habitant de Cork a déclaré à l’Irish Times avoir réservé 800 tickets depuis l’ouverture de la billetterie le 25 juin en utilisant différents noms et adresses mail. Sa campagne prend plus d’ampleur qu’il ne l’aurait imaginé. Contacté aussi par l’AFP, pour justifier son action, il a expliqué qu’il agissait parce qu’il « était dégoûté par les scandales liés à l’Eglise ».

    À LIRE AUSSI : En Irlande, l’Église catholique perd du terrain

    Une réaction aux scandales liés à l’Église catholique irlandaise

    Ces vingt dernières années, les affaires impliquant l’Église irlandaise ont bouleversé l’île. Les internautes partagent ainsi massivement sur la page Facebook « Say nope to the Pope » de nombreux articles concernant le scandale des couvents de la Madeleine. En 2002, The Magdalene Sisters, le film de Peter Mullan, racontait le parcours de ces milliers de mères célibataires, envoyées et exploitées dans des couvents catholiques entre 1922 et 1996. Plus tard, en 2009, ce sont des cas d’abus sexuels, couverts pendant des décennies par la hiérarchie ecclésiale irlandaise, qui ont généré un véritable traumatisme dans le pays.

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  • Quand l'heure est venue

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    Du Père Simon Noël sur son blog :

    L'heure est venue

    L'heure est venue : c'est le titre d'un livre que vient de publier l'abbé Joël Guibert, aux éditions Pierre Téqui. L'auteur est un prêtre du diocèse de Nantes, désormais détaché par son évêque pour la prédication de retraites. Il a déjà écrit plusieurs livres, par exemple sur la spiritualité du Cœur de Jésus, sur la dévotion mariale selon saint Louis-Marie Grignon de Montfort, sur le message de la Divine Miséricorde de sainte Faustine, ou sur la vie dans le Saint-Esprit.

    L'heure est venue : c'est la parole de Jésus le soir du Jeudi-Saint dans sa prière sacerdotale. L'heure est venue de marcher vers la Croix et vers la glorification de Pâques. L’Église est appelée à vivre elle aussi la même Pâque : crucifixion, ou martyre de l’Église, mise au tombeau, car l’Église apparaîtra comme définitivement anéantie aux yeux du monde, mais ensuite résurrection et triomphe de l’Église, par l'intervention puissante de Dieu. Ce sera alors la nouvelle pentecôte, annoncée par tant de prophètes, le triomphe du Sacré-Cœur, dont parlait déjà sainte Marguerite-Marie, et le triomphe du Cœur immaculé de Marie, dont parle le secret de Fatima. Analysant la crise présente de l’Église et l'état du monde dans lequel nous vivons, de plus en plus christianophobe, l'auteur nous dit : « Dans les circonstances actuelles, la mise à genoux de l’Église n'est plus qu'une question de temps (...) Il nous semble de plus en plus clair que l’Épouse du Christ se trouve à la veille d'une Pâque -non pas la fin du monde-, mais une forme de kénose précédant une mystérieuse Pentecôte. Église, pour toi aussi, l'Heure est venue ! ».

    Le départ de la réflexion du Père Guibert se trouve dans la magnifique intervention du cardinal Sarah au dernier synode sur les deux totalitarismes qui menacent la famille et l’Église. On pense aux deux bêtes de l'Apocalypse, celle de la mer et celle de la terre. Déjà dans l'histoire récente on a connu ce phénomène avec les deux grands systèmes totalitaires du vingtième siècle : le nazisme et le communiste. Deux idéologies ennemies l'une de l'autre mais qui avaient en commun d'être antichrétiennes. Maintenant les deux idéologies qui sont marquées par la même haine du christianisme traditionnel sont le libertarianisme de nos démocraties occidentales et l'islamisme radical. Elles sont en contradiction absolue l'une avec l'autre, et pourtant elles s'appellent l'une l'autre et travaillent chacune de leur côté à la destruction, à la haine et à la disparition de la civilisation chrétienne.

    La Russie répandra ses erreurs dans le monde, avait dit la Sainte Vierge à Fatima. Depuis que le marxisme économique s'est effondré en Russie et en Europe de l'est, il s'est mué en un marxisme culturel qui imprègne nos sociétés libérales. Mais le projet diabolique reste le même. Il s'agit de créer un homme nouveau, en détruisant toutes les valeurs chrétiennes et humaines traditionnelles.

    L'auteur nous invite donc à une intelligence en profondeur de ce qui se passe maintenant afin de sortir de notre naïveté. Car on ne peut être fidèle que dans un combat contre les forces du mal. Il y a une guerre entre les fils de la Femme et ceux du dragon et cette lutte est implacable. Malheureusement beaucoup de chrétiens sont des pacifistes dans le mauvais sens du terme et préfèrent se compromettre avec le monde. Ils ont l'amour du monde, qui exclut l'amour du Père.

    Je pense que la lecture de ce livre est profitable à plus d'un titre, car il nous donne une formation au véritable discernement spirituel devant l'actualité présente et nous fait comprendre de manière spirituelle les événements de l'actualité que nous lisons dans nos journaux. On comprend pourquoi on annonce le même jour un attentat islamiste dans tel pays et la légalisation du mariage homosexuel dans un autre. Tout se tient et va dans la même ligne : la haine du Christ.

    Nous avons besoin d'une telle formation de notre conscience et de notre discernement afin de comprendre ce qui se passe en profondeur et ainsi ajuster nos réactions et nos convictions dans une lecture chrétienne des « signes des temps ».

  • Une belle occasion de relancer le catho bashing...

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    Une belle occasion de relancer le catho bashing...

    Qui n’a vu cette vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrant une scène survenue lors d’un baptême dans le diocèse de Meaux en France ? Un vieux prêtre (89 ans) officiant lors du baptême d’un enfant de deux ans et demi lui a finalement administré une gifle, excédé par les pleurs incessants de l’enfant. L’évènement, filmé en direct par une personne qui assistait à la cérémonie, a été relayé des dizaines de milliers de fois suscitant l’indignation et la réprobation de toutes les bonnes âmes émues par une telle démonstration d’inhumanité. On devine que les commentaires ont été bon train et qu’au-delà de la personne de l’octogénaire c’est l’institution qu’il représente qui a été prise pour cible. L’occasion était trop belle pour ne pas l’exploiter en se livrant à un nouveau déferlement de « catho bashing » comme si l’Eglise avalisait ou incitait à de tels comportements. C’est une nouvelle illustration de cet état d’esprit cathophobe où la moindre occasion, le moindre incident, est utilisé pour décrier l’Eglise et ses représentants en exploitant l’émotivité du public. Le bon sens voudrait que tout un chacun sache prendre un peu de recul et considérer cet incident avec un minimum d'objectivité ; on en conclurait tout naturellement qu’il n’est sans doute pas indiqué que des ministres du culte trop âgés soient encore invités à officier dans des circonstances où leurs nerfs risquent d’être mis à rude épreuve par les cris de nouveaux nés ou de jeunes enfants, que le geste en question est bien sûr inapproprié mais qu’il mérite d’être perçu en proportion de sa gravité relative, que l’émoi suscité est vraiment excessif et que son exploitation est parfaitement malhonnête. Mais où est le bon sens aujourd’hui ? Et l’occasion n’est-elle pas trop belle pour s’en saisir et y trouver matière à justifier ses propres abandons et reniements…

    Ci-dessous, le communiqué du diocèse de Meaux : 


    MESSAGE AUX CATHOLIQUES DE SEINE-ET-MARNE : Incident lors d’un baptême

    Depuis le 21 juin, une vidéo circule dans la presse et les réseaux sociaux sur laquelle on peut voir un prêtre (89 ans), célébrer le baptême d’un enfant en Seine-et-Marne.

    Cette courte vidéo est un extrait de la célébration durant laquelle le bébé pleure beaucoup. Le prêtre âgé perd son sang-froid et met une gifle à l’enfant. Conscient de ce geste déplacé, le prêtre a présenté ses excuses auprès de la famille à la fin du baptême.

    Cette perte de sang-froid peut s’expliquer par la fatigue de ce prêtre âgé, mais cela ne l’excuse pas.

    Ce vendredi, cette vidéo a été vue plus de 5 millions de fois (sur les réseaux sociaux et sur la chaine web youtube) et a été reprise par des médias français et internationaux. A ce jour, elle suscite l’indignation et la colère.

    Vendredi 22 juin, Mgr Nahmias, évêque de Meaux, a pris des mesures conservatoires afin que le prêtre soit suspendu de toutes célébrations de baptême et de mariage. Ces mesures lui imposent également de ne plus intervenir sur la collégiale de Champeaux dès maintenant et de ne célébrer des messes qu’à la demande expresse du curé.

    Confions au Seigneur la famille du baptisé et notre frère Jacques Lacroix.

  • Tous les neuf jours, un prêtre est assassiné dans le monde

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    De Paul de Dinechin sur le site aleteia.org :

    Depuis le début de l’année, un prêtre est assassiné tous les neuf jours dans le monde 

    Pour la 18e fois depuis le début de l'année, un prêtre catholique a été assassiné ce dimanche 10 juin. Un nouveau meurtre qui confirme l'accroissement des menaces sur les prêtres en 2018.

    L′attaque a eu lieu dimanche 10 juin. Il était aux alentours de 17 heures, dans le diocèse de Cabanatuan, aux Philippines, quand au moins trois coups de feu ont été tirés par la fenêtre d’une petite église de la province de Nueva Ecija, dans le nord de l′archipel. La messe dominicale allait commencer, célébrée par le père Richmnond Nilo, curé de la paroisse Saint-Vincent Ferrier à Saragosse (Philippines). À 43 ans, le ministre de Dieu est mort sur le champ. Les assassins, eux, ont fui immédiatement.

    Le père Nilo avait consacré sa vie à Dieu à travers le sacerdoce. Depuis dix-sept ans, il servait le diocèse avec la même fidélité. Ce jour-là, il allait s′approcher de l′autel pour célébrer la messe dominicale, comme il l’avait toujours fait depuis son ordination. Son dernier Sacrifice. En plus de remplir un poste-clé dans le diocèse — administrateur financier du diocèse — il était également connu pour son engagement actif dans l’apostolat envers les sourds-muets dans son diocèse.

    Ce prêtre catholique est le troisième assassiné par balles ces derniers mois aux Philippines, après le père Mark Anthony Yuaga Ventura, 37 ans, en avril et le père Marcelito Paez en décembre dernier. Quatre jours à peine avant cette dernière attaque, le père Rey Urmeneneta, un ancien aumônier, avait été blessé lors d’une tentative d’assassinat dans la ville de Calamba, au sud de Manille. Selon les chiffres des Missions étrangères de Paris, les Philippines comptent 85 millions de fidèles catholiques, soit 80% de la population. L′archipel se place ainsi en troisième position des pays à majorité catholique, après le Brésil et le Mexique.

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  • Une pièce blasphématoire fait scandale en Tchéquie

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    De Magdalena Hrozinkova sur le site de Radio Praha :

    UNE PIÈCE JUGÉE BLASPHÉMATOIRE FAIT SCANDALE EN TCHÉQUIE

    Rarement une œuvre théâtrale aura suscité une telle controverse en République tchèque. Samedi dernier, à Brno, la représentation de la pièce intitulée « Notre violence, votre violence », mise en scène par le Croate Oliver Frljić, a été interrompue pendant une heure par une trentaine de militants. La programmation de la pièce dans le cadre de Divadelní svět, un des plus importants festivals tchèques de théâtre tchèques qui se déroule jusqu’au 30 mai dans la deuxième ville du pays, avait provoqué préalablement de multiples critiques, notamment de la part de l’Eglise catholique et de certains politiques.

    Remarqué à l’international pour ses créations volontairement provocatrices, Oliver Frljić n’hésite pas à aborder au théâtre des sujets sensibles, tels que la guerre en ex-Yougoslavie, l’implication des Polonais dans l’Holocauste, le rôle de l’Eglise dans la société contemporaine ou encore la crise migratoire. A Brno, le metteur en scène et dramaturge croate a débarqué avec sa pièce intitulée « Notre violence, votre violence », une œuvre déstabilisante sur les extrémismes religieux, la peur, la haine et l’hypocrisie des Européens face à l’afflux de migrants.

    Dans une République tchèque majoritairement athée et qui refuse tout aussi majoritairement l'accueil des migrants notamment de confession musulmane, la pièce a été dénoncée dans les cercles catholiques et conservateurs plusieurs semaines avant même sa première représentation devant le public de Brno. Les protestataires ont été plusieurs milliers à signer une pétition dans laquelle ils demandaient le retrait de la pièce du programme du festival ; une pièce qui se termine sur une scène où le personnage de Jésus, nu et couronné d’épines, viole une femme musulmane. Iva Syptáková fait partie des activistes chrétiens qui ont exprimé leur indignation devant le Théâtre Husa na provázku à Brno et même pendant le spectacle, lorsque les comédiens croates et slovènes interprétaient la scène incriminée :

    « C’était terrible, mais cela nous apprend à nous battre pour notre foi, pour Dieu. Quand Dieu est insulté de cette façon, quand on le présente comme un agresseur qui viole quelqu’un, c’est un des pires blasphèmes. »

    En République tchèque, les protestations contre la pièce « Notre violence, votre violence » ont non seulement une dimension religieuse, mais aussi politique. Tandis que Miroslav Sládek, ancien leader d’un parti d’extrême-droite, a essayé d’empêcher les spectateurs d'entrer dans la salle, d’autres militants membres d’un mouvement appelé - aussi paradoxal que cela puisse paraître - « Des gens bien » (Slušní lidé) sont montés directement sur la scène. Des hommes musclés tous habillés d'un tee-shirt bleu ont formé une chaîne humaine pour empêcher les comédiens de poursuivre le spectacle. Ils ont quitté les lieux après l’intervention de la police.

    Zdeněk Pernica, ancien champion de République tchèque de kick-box, est le chef de ce mouvement fondé en 2016 et classé parmi les groupes d'extrême droite par le ministère de l’Intérieur. Au nom de tous les « gens bien », Zdeněk Pernica a pris la parole devant les caméras :

    « Ce que les comédiens ont joué, c’était tout simplement du porno. Même certains spectateurs qui ont pris leur défense se sont déshabillés et se sont promenés à poil sur la scène. Nous considérons que ce n’est plus de l’art. »

    Soutenus dans leur démarche par le primat de l’Eglise catholique tchèque, le cardinal Dominik Duka, les protestataires ont été vivement critiqués par le maire de Brno Petr Vokřál (ANO), selon lequel le mouvement « Des gens bien » mène une campagne avant les élections municipales prévues à l’automne prochain, ainsi que par de nombreux spectateurs. Voici une réaction du public :

    « Ces ‘gens bien’ ont fait une excellente publicité pour ce spectacle. Ils ont montré combien le sujet de la liberté, traité dans cette pièce, était d’actualité dans ce pays. »

    Directeur du Théâtre national de Brno et organisateur du festival, Martin Glaser espère que cet incident inquiétant permettra l'ouverture d'un débat public sur la liberté de l’art, ainsi que sur la frontière entre culture et politique :

    « Les spectacles de ce genre sont une nouveauté à laquelle la société tchèque n’est pas préparée. Je crois qu’en programmant cette pièce, nous avons rendu un service à la République tchèque, à sa liberté et à sa démocratie. »

  • Après le référendum irlandais, inventer une nouvelle culture de la vie

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    De Gérard Leclerc sur le site « France catholique » :

    « Est-il possible de tirer des leçons raisonnables à la suite du référendum qui vient d’approuver en Irlande, à une majorité des deux tiers, la fin de l’interdiction de l’avortement ? Face à un tel raz-de-marée, les défenseurs de la vie risquent de sombrer dans le découragement. Et cela d’autant plus que les mécanismes qui ont entraîné un vote aussi massif semblent, à vue humaine, irrépressibles. Comment résister à une tendance qui a déjà emporté toute l’Europe, conquis la plupart des moyens d’information avec des arguments qui portent, eu égard à leur charge affective très forte ? Toute la presse a également mentionné la baisse d’influence de l’Église dans ce pays de longue tradition catholique, à la suite d’une série de scandales, notamment en matière de pédophilie. On se souvient encore de la lettre adressée par Benoît XVI aux fidèles irlandais plongés, disait-il, dans la plus sombre des situations.

    Il est incontestable aussi que, depuis les années soixante, une révolution s’est produite dans les mentalités, qui ne s’explique pas seulement par l’effondrement de la pratique religieuse. C’est la morale commune qui s’est trouvée dévalorisée, jusqu’à la déconstruction de la conscience éthique de la personne. Ce qui était, autrefois, objet d’interdit a été décrété archaïque, non seulement par les courants les plus extrêmes du gauchisme culturel mais aussi par des courants libéraux libertaires qui ont autorisé toutes les transgressions. Et nous savons que cela continue aujourd’hui, avec l’instrumentalisation technique de la reproduction et la justification du suicide assisté, avec des provocations qui vont jusqu’à l’obscénité. On l’a vu récemment en Suisse.

    Les défenseurs de la vie sont donc face à un formidable défi. Ils n’ont aucune chance de gagner sur le terrain législatif, dès lors qu’ils ont perdu l’opinion. Or, toute évolution ne peut s’opérer que par la sensibilisation de l’opinion, qui, aujourd’hui, ne ressent que certains dommages, d’ailleurs non contestables, de l’interdiction de l’avortement. En France, au moment de l’élaboration de la loi Veil et de la bataille d’opinion qui l’avait précédée et accompagnée, nous avions déjà connu cette objection massive de la souffrance des femmes, des drames causés par la clandestinité des pratiques abortives. À l’époque, ces arguments avaient tout emporté, les défenseurs de la vie apparaissant comme des esprits rigides, bardés de principes cruels. Par la suite, les choses se sont aggravées, puisqu’on est passé d’une loi de tolérance et de compassion à un impératif rigoureux. L’exception est devenue la règle et l’opposition dénoncée comme attentatoire aux droits des femmes. C’est au point où même l’objection de conscience se trouve délégitimée, ce qui est gravissime dans un État de droit. Inventer une nouvelle culture de la vie, tel est le seul objectif raisonnable. Mais il faudra du temps pour rendre évidente à la conscience la réalité de la vie naissante. Une vie naissante qui, quoi qu’on en dise, se trouve cruellement interrompue par l’acte abortif. »

    Ref. Après le référendum irlandais, inventer une nouvelle culture de la vie

    « Oui, non, je ne sais pas » : l’anthropologie  chrétienne présente trop souvent de nos jours une image brouillée entre les excès idéologiques rigides ou incantatoires et un libéralisme libertaire abdiquant toute conviction sérieuse. Plus que de l’avenir de Dieu, qui est éternel, c’est du fondement même de la nature de l’homme et de son existence comme tel qu’il est question. Si un prochain concile devait voir le jour, après l’aggiornamento  raté de Vatican II, la réponse à ce défi gigantesque suffirait à sa raison d’être: guérir l’âme du monde, rien de moins. Car la question reste posée : si la société, l’économie, la culture, la politique, toutes ces dimensions humaines fondamentales et toutes en crise manifeste, se tournaient vers la figure de l’homme qu’offre le christianisme pour s’y ressourcer trouveraient-elles aujourd’hui dans l’Eglise un discours vraiment crédible à la fois pour le coeur et l'esprit ? La réponse ne s’improvise pas.

    JPSC

    Voir aussi :

    Caroline Roux, déléguée générale adjointe d’Alliance VITA et directrice de VITA International, était l’invitée de l’émission À la Source, le 29 mai 2018 pour décrypter les résultats du référendum irlandais sur l’avortement.

  • L’accord entre le Vatican et Pékin : un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

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    D'Olivier Bault sur reinformation.tv :

    Cardinal Joseph Zen : pourquoi l’accord entre le Vatican et Pékin est un abandon de l’Eglise de Chine au régime communiste

    cardinal Zen accord Vatican Eglise Chine communiste

    Dans un entretien pour la chaîne Al Jazeera repris sur Infocatólica, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, explique en quoi l’accord négocié entre le Vatican et la Chine communiste est un abandon de l’Eglise clandestine de Chine et une reconnaissance de l’Eglise officielle schismatique. Cette légitimation de l’Eglise inféodée au régime communiste intervient alors qu’une loi entrée en vigueur en février dernier accentue encore les répressions à l’encontre des personnes participant aux messes clandestines.

    Pour le vieux cardinal chinois, les Chinois ont aujourd’hui compris que, sous la houlette du pape François, le Vatican était prêt à tout accepter et tout légitimer. « Les opportunistes savent que s’ils collaborent avec le gouvernement, celui-ci pourra obliger le Saint-Siège à les reconnaître », prévient-il. Pire encore, « Pour faire plaisir au gouvernement, le Saint-Siège s’abstient de faire de nombreuses choses qu’il devrait faire. Par exemple, il ne donne pas d’évêques aux diocèses de l’Eglise clandestine. Quand un vieil évêque meurt, il ne lui donne pas de successeur ». Ou alors il veut remplacer les évêques légitimes par ceux de l’Association patriotique catholique chinoise (l’Église officielle de Chine, schismatique) qui célèbre cette année soixante ans d’ordinations épiscopales « indépendantes ».

    Les négociations en cours entre le Vatican et la Chine communiste, une légitimation de l’Église schismatique inféodée au régime

    Pour le cardinal Zen, il est clair que les négociations en cours légitiment une Eglise « objectivement schismatique », ce que le pape argentin aurait clairement reconnu lui-même selon le Chinois : « Il y a 3 ou 4 ans, j’ai eu une réunion avec le pape François pendant 45 minutes. J’ai parlé 40 minutes, il ne m’a interrompu qu’une fois. Quand j’ai dit que nous devions convenir que l’Église indépendante est une Eglise schismatique, il a répondu : “certo” – bien sûr. Alors comment peut-on légitimer une Eglise schismatique qui reste schismatique, qui est sous le contrôle du gouvernement ? Cette Eglise ne change pas simplement parce qu’on légitime ses évêques qui sont des esclaves du régime communiste. »

    Le cardinal Zen demande, à propos de la reconnaissance de la trentaine d’évêques de l’Église clandestine nommés par le Vatican en échange de la reconnaissance par le Saint-Siège des sept évêques de l’Eglise officielle : « Qu’est-ce que cela veut dire, que le gouvernement reconnaît ces trente évêques ? Leur permet-il de continuer de fonctionner comme jusqu’à aujourd’hui dans l’Église clandestine, indépendamment du gouvernement ? Bien sûr que non ! Ils sont invités à rejoindre l’Association patriotique. »

    Tel que prévu par l’accord en cours de négociation, le dernier mot du Saint-Siège pour les nominations d’évêques est une fiction, selon le cardinal Zen

    Quant aux nouvelles nominations d’évêques, pour lesquelles les communistes promettent de laisser le dernier mot au pape, celui-ci ne pourra de toute façon se prononcer que sur des candidats proposés par les communistes chinois, fait remarquer le vieux cardinal. Quel type de dernier mot est-ce donc, demande Mgr Zen, si le Parti communiste ne présente que ses candidats via une conférence des évêques qui lui est inféodée ? Bien sûr, le Saint-Père pourra refuser, mais ce sera toujours aux communistes de proposer un autre nom, rappelle le cardinal. « Quels noms appropriés peuvent venir des communistes ? », demande encore Mgr Zen, « Que savent-ils des qualités requises pour être évêque ? »

  • Chine : la répression religieuse au Henan est systématique et planifiée

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    Persécution religieuse / ethnique» Chine (source : ucanews.com)

    La répression au Henan est «systématique et planifiée» Le programme initialement formulé en mai 2015 a vu une attaque généralisée contre les chrétiens ces derniers mois. La répression du Henan est «systématique et planifiée».

    L'inquiétude à Beijing au sujet de l'influence croissante du christianisme a déclenché une récente escalade de la répression contre les chrétiens dans la province chinoise du Henan, selon un éminent universitaire de Hong Kong.

    La récente répression contre diverses communautés catholiques et protestantes est le résultat de plus de deux années d'organisation et de préparation au niveau des provinces, des villes et des comtés par le Département du travail du Front uni du Parti communiste chinois.

    Le Professeur Ying Fuk-tsang, directeur de la Divinity School à l'Université chinoise de Hong Kong a déclaré à ucanews.com : "Après avoir examiné la nouvelle politique religieuse du président Xi Jinping, il y a des raisons de croire que le Comité central du PCC essaie de combattre la croissance rapide des religions".

    Se référant aux événements du Henan - la province chinoise la plus chrétienne - où les églises ont été saisies, les jardins d'enfants fermés et l'interdiction faite aux enfants d'assister à la messe et aux offices religieux, Ying a dit avoir examiné les rapports des organes du Parti communiste. (...)

    Il en ressort (nous synthétisons) que le Parti communiste a pris une nouvelle direction en matière de religion, que de nouvelles politiques à travers différentes provinces ont été mises en place, que de nouvelles règles et tâches ethniques et religieuses ont été activées au Henan notamment par la mise en oeuvre du nouveau «Règlement sur les affaires religieuses» qui a marqué le début d'une nouvelle vague de répression au Henan. Ainsi, en avril, le Département du travail du Front uni du comité provincial a exhorté le public sur son site Internet à signaler «les activités religieuses illégales, les lieux religieux illégaux, les sectes ou les événements suspects au Henan». Ainsi a-t-on a pu constater un renforcement global de l'emprise du parti sur la religion et les affaires religieuses. C'est un mouvement politique organisé, à grande échelle, qui vise le christianisme de haut en bas.

  • Indonésie : les chrétiens unis contre le terrorisme après les attentats de Surabaya

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    Du site "Eglises d'Asie" des Missions Etrangères de Paris :

    À Surabaya, les chrétiens s’unissent contre le terrorisme

    Une attaque suicide, menée par une famille de cinq personnes, dont trois enfants, a été menée lundi 14 mai contre une base de police de Surabaya, dans l’île de Java. L’attentat, qui a provoqué dix blessés et la mort d'au moins un agent, suivait les attaques du dimanche 13 mai, perpetrées par une autre famille de terroristes contre trois églises chrétiennes de Surabaya. Le père Agustinus Ulahayanan, secrétaire général de la commission épiscopale pour l’œcuménisme et les affaires interreligieuses, a appelé les chrétiens à s’unir et à rester vigilants. 

    L’Église indonésienne a appelé à l’unité, suite aux attentats suicide qui ont touché trois églises, un immeuble d’appartement et une base de la police de Surabaya, la seconde plus grande ville du pays dans l’île de Java. Ces attaques sont les plus meurtrières dans l’archipel depuis plus d’une décennie. Lundi 14 mai, tôt le matin, une famille de cinq personnes, dont trois enfants, a mené une attaque à la bombe, à l’aide de deux motos, contre une base de police de la ville, provoquant la mort d'au moins un agent et dix blessés, dont quatre policiers. Une fillette de huit ans, qui était avec la famille, a survécu à l’attaque et a été amenée à l’hôpital, selon le porte-parole de la police, Frans Barung Mangera. L’attaque a suivi les attentats de la veille, dimanche 13 mai, qui ont coûté la vie d'au moins quatorze morts et une quarantaine de blessés. Les trois attentats suicide de dimanche ont été menés par une seule famille – un homme, une femme et quatre enfants – contre trois églises de la ville. La première attaque a été menée par les deux fils du couple, âgés de 16 et 18 ans, dans le parking de l’église catholique Sainte-Marie ; la seconde attaque a été menée par la mère et les deux filles, âgées de 9 et 12 ans, contre l’église l'église Kristen Indonesia Diponegoro ; et le père s’est attaqué à une église pentecôtiste. 

    Aloysius Bayu Rendra Wardhana, l’une des victimes de l’attaque contre l’église Sainte-Marie, a été tué alors qu’il essayait d’empêcher les terroristes d’entrer. Le père Alexius Kurdo Irianto, curé de l’église, a loué sa bravoure et son sacrifice. « S’il n’était pas intervenu, il y aurait eu encore plus de victimes dans l’église », explique le prêtre. La mère d’Aloysius a déclaré que sa famille est « fière d’avoir un martyre qui a donné sa vie pour sauver des centaines de personnes qui assistaient à la messe du dimanche dans l’église ». Le même jour, la police a annoncé qu’elle avait fait exploser quatre bombes trouvées dans la maison de la famille responsable des attentats du 13 mai. Dimanche, une explosion dans un appartement à une trentaine de kilomètres de Surabaya a également provoqué la mort de trois personnes appartenant à la même famille.

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  • Attentats islamistes contre 3 églises en Indonésie : 11 morts et 41 blessés

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    De RT France :

    11 morts dans des attentats contre des églises en Indonésie, des enfants utilisés pour les attaques

    Pays musulman à majorité sunnite le plus peuplé au monde, l'Indonésie, qui compte de nombreuses minorités, a été frappée par le terrorisme. Des djihadistes de Daesh y ont semé la terreur, le 13 mai, en opérant trois attentats contre des églises.

    Le groupe djihadiste Daesh a revendiqué le 13 mai trois attentats à la bombe ayant visé le même jour plusieurs églises en Indonésie. Le bilan fait état d'au moins 11 morts et de 41 blessés.

    Dans son organe de propagande, le groupe terroriste fait état de «trois attaques kamikazes» qui ont frappé «les gardiens des églises et des chrétiens dans la ville de Surabaya», en Indonésie.

    L'archipel d'Asie du Sud-Est est en état d'alerte depuis une série d'attentats perpétrés ces dernières années, dont certains par l'Etat islamique (EI), sachant que ses minorités religieuses font face à une intolérance de plus en plus marquée.

    La télévision indonésienne a diffusé des images d'une personne conduisant sa moto à proximité d'une église avant qu'une explosion ne se produise.

    Des témoins interrogés par des chaînes de télévision ont affirmé qu'un des attentats avait été commis par une femme voilée qui était accompagnée de deux enfants. La police n'a donné aucune précision sur les suspects et on ignore ce qu'il serait, le cas échéant, advenu des deux enfants. Toutefois, Joko Widodo, le président indonésien, a confirmé que deux enfants avaient bien été utilisés dans le cadre de l'attentat.

    D'autres images montraient un véhicule en feu d'où s'élevait une colonne de fumée noire, ainsi qu'un corps gisant devant une porte de l'église catholique Santa Maria à Surabaya.

    Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu l'un des attentats.

    La troisième église qui a été visée est celle de Kristen Indonesia Diponegoro.

    Ces attaques surviennent quelques jours après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours de violents affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L'EI avait revendiqué l'incident mais la police indonésienne avait écarté l'implication de l'organisation terroriste, l'attribuant à un autre groupe djihadiste, Jamaah Anshar Daulah.

    L'intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d'habitants dont près de 90% sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités chrétienne, hindoue et bouddhiste.

  • Eglise : un petit espoir pour la Corée mais de mauvaises nouvelles de Chine

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    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    Petite lueur en Corée mais mauvaises nouvelles de Chine

    Les derniers développements politiques concernant les deux Corées ont suscité de nouvelles espérances notamment quant au sort de l’Eglise catholique en Corée du Nord.

    La Corée du Sud est le seul pays d’Asie où le catholicisme est en expansion. Mais en Corée du Nord, l’avènement de la dictature communiste en a anéanti toute trace visible.  Les 57 paroisses qui existaient ont disparu.  Et le cardinal Andrea Yeom Soo-Jun, l’archevêque de Séoul, n’a jamais pu poser le pied au Nord du 38è parallèle, malgré qu’il soit aussi l’administrateur apostolique de Pyongyang, la capitale de l’autre Corée.

    Le 4 mai, le cardinal Yeom a accordé à Thomas Han, l’ex-ambassadeur de Séoul auprès du Saint-Siège, un entretien qui a été publié par « Asia News », l’agence en ligne du l’Institut pontifical pour les missions étrangères. Et il n’a pas exclu que – malgré tout – il puisse y avoir au Nord des « fidèles laïcs qui vivent leur foi et gardent le souvenir de la vie sacramentelle ».  Son espérance – a-t-il dit – c’est qu’ils puissent « revenir vivre pleinement leur foi dans l’Eglise comme auparavant ».

    En d’autre mots, le cardinal sud-coréen a la conviction, et il n’est pas le seul, qu’il puisse y avoir en Corée du Nord des « chrétiens cachés » comme ceux qui ont gardé vive leur foi pendant deux siècles au Japon pendant la persécution, sans prêtres ni évêques. Et il pense qu’ils pourraient un jour sortir au grand jour, dès que s’ouvriront des espaces de liberté.

    Récemment interrogé sur la Corée du Nord, le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin lui-même a fait part de sa confiance en une évolution politique positive. Mais il n’a rien dit sur l’avenir de l’Eglise.

    Au contraire. Il a même fait preuve de réserve quant au sort de l’Eglise catholique de la Chine voisine.  A la question : « où en sont les négociations entre le Saint-Siège et le gouvernement chinoise ? », voici ce qu’il a répondu :

    « Le dialogue se poursuit depuis longtemps, avec beaucoup de patience, avec des succès et des échecs. Quelqu’un disait : c’est comme la ‘procession d’Echternach’, deux pas en avant, un pas en arrière.  Quoi qu’il en soit, nous continuons et c’est cela l’important ».

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