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Hostilité au christianisme et à l'Eglise

  • Une messe qui bat un record d'audience

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    Lu sur la Libre de ce jour (p.25) :

    Espagne : Record d’audience pour la messe télévisée

    Le parti de gauche radicale espagnol Podemos s'est attaqué à la diffusion de la messe à la télévision, provoquant un record d'audience pour la messe du dimanche et une pétition qui continuait mercredi à recueillir des milliers de signatures. Le groupe parlementaire Unidos Podemos a déposé une proposition de loi publiée la semaine dernière visant à la suppression de ce programme de la deuxième chaîne publique de télévision, qui diffuse aussi des émissions pour les musulmans, les évangélistes et les juifs. Les conservateurs du Parti Populaire au pouvoir ont fait campagne cette initiative et la messe de dimanche a été suivie par un record de 1,2 million de spectateurs, du jamais vu depuis 2004, selon la télévision publique. Le taux d'audience a dépassé les 21% contre 7% habituellement, a précisé un porte-parole de TVE. Dans le même temps, l'Association espagnole des avocats chrétiens a lancé une pétition contre la suppression du programme, qui avait recueilli mercredi près de 82.000 signatures.

  • L'AKP diffuse une affiche anti-chrétienne

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    Lu sur le site de LaCapitale.be :

    Une affiche anti-chrétienne diffusée par l'AKP Belgique

    Publiée ce vendredi sur les réseaux sociaux via le compte « AK Parti Belçika », cette affiche provoque de vives réactions à cause de son graphisme ainsi que son texte hostile à la religion chrétienne. Le parti d’Erdogan avait déjà fait beaucoup parler de lui il y a quelques jours à l’occasion d’un meeting controversé au cœur de Bruxelles. 

    
Une affiche partagée vendredi sur les réseaux sociaux

    Une affiche partagée vendredi sur les réseaux sociaux

    «  Cette lutte est la lutte entre le croissant et la croix… Réunissons-nous sous le croissant. Vous verrez que nous serons très nombreux  ! », voici le contenu de l’affiche publiée sur le compte Facebook de l’AKP Belgique ce vendredi après-midi. La page, qui se présente comme une page officielle tenue par des volontaires du parti du président turc Erdogan, est suivie par près de 50.000 internautes. La page publie régulièrement des photos et des événements concernant le parti et ses activités en Belgique. Elle diffuse également des affiches, dont cette dernière qui fait actuellement polémique.

    Avec son slogan et son graphisme assez belliqueux, l’affiche a suscité de vives réactions au sein de la communauté turque du pays. «  C’est inadmissible, il faut dénoncer cette affiche  », s’insurge Dogan Ozguden, fondateur du site belgo-turc Info-Turk, choqué par cette publication. «  C’est de la propagande islamiste hostile à la chrétienté alors qu’il y a de nombreux ressortissants turcs qui sont chrétiens  », assure-t-il.

  • En Irlande : pas d'holocauste mais bien une tragédie de la pauvreté

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    De Stefano Magni sur la Nuova Bussola Quotidiana (notre traduction) :

    Irlande: non pas un «Holocauste», mais bien une tragédie de la pauvreté

    La presse, pendant deux jours, à la fin de la semaine dernière, a découvert une sorte d'"Holocauste irlandais". Ensuite, on n'en a pratiquement plus parlé. Ce qui a attiré l'attention, tant de la presse que de la télévision? La découverte d'une "fosse commune" avec les corps de 800 enfants dans le sol d'un orphelinat catholique à Tuam, dans le nord-ouest de l'Irlande. C'était les enfants de mères célibataires. L'orphelinat, dirigé par les Sœurs du Bon Secours, en activité de 1925 à 1961, est aujourd'hui accusé d'avoir laissé mourir de faim et d'épuisement ses jeunes hôtes, de les avoir enterrés dans une fosse commune, en guise de punition pour le péché parental. Mais cela s'est-il vraiment passé comme cela?

    La Nuova Bussola Quotidiana s'est entretenue avec David Quinn, de l'Irish Independent. "L'histoire est née il y a près de trois ans - explique-t-il - en juin 2014, quand une historienne locale, Catherine Coreless, a mené des recherches sur les enfants morts dans l'orphelinat de Tuam. Elle a trouvé tous les certificats de décès, les noms et les causes de la mort de près de 800 enfants, 796 pour être précis. Ces enfants ont dû être enterrés quelque part ". C'est revenu à la une parce que "les ossements ont été retrouvés et que ce qui avait été soupçonné était ainsi confirmé : ils ont été enterrés dans l'enceinte de l'orphelinat. On ne sait pas combien ont été retrouvés; on dit «un nombre important», probablement beaucoup moins que 796, mais nous n'avons aucun moyen de le savoir."

    Cela a fait immédiatement scandale, "tout comme lorsque la nouvelle avait été annoncée la première fois en 2014. Alors, les journaux ont titré que les corps de 800 enfants avaient été jetés dans une fosse septique. Après les enquêtes et les fouilles, on a trouvé deux structures souterraines. Dans l'une, des corps ont été trouvés, datant des années 50 et des décennies précédentes. Nous ne savons pas à quoi était destiné cet espace et il n'est pas du tout certain qu'il s'agissait d'une fosse septique". En général, "ce qui fait aujourd'hui scandale - continue Quinn - c'est que des centaines d'enfants sont morts dans un orphelinat, puis enterrés dans une fosse anonyme. Des réalités similaires à celle de l'orphelinat de Tuam, il y en avait dans toute l'Irlande, mais aussi en Angleterre et dans le reste de l'Europe. Je ne vais pas défendre ces pratiques répandues en tant que telles, mais la réalité de Tuam était commune alors." Le nombre de décès dans cet orphelinat n'est pas supérieur à la moyenne; ainsi "à l'intérieur de l'orphelinat de Tuam, le taux de mortalité était encore plus faible que chez les enfants nés dans des familles pauvres dans le reste du pays. Et la pauvreté, on ne l'entendait pas alors comme nous la connaissons aujourd'hui, mais bien en tant que difficulté à obtenir suffisamment de nourriture pour survivre".

    La majeure partie des morts, selon ces documents, est due à la maladie. "Considérons alors les espaces et le niveau de l'encombrement. Comme on le voit dans la liste des défunts et les causes de leur mort, un enfant malade de la rougeole provoque une contagion très rapide, comme un feu d'été, comme cela est arrivé en 1936 et 1947. En 1943, dans les mois de mai et juin, nous voyons des dizaines de décès par coqueluche (certains de coqueluche avec arrêt cardiaque). Beaucoup ont été infectés et sont morts dans un court laps de temps. Ce n'est pas pour justifier quoi que ce soit: on pouvait probablement consacrer plus d'attention et de soins aux enfants. Cependant, les vaccins et les antibiotiques n'étaient pas encore répandus; lorsqu'ils sont intervenus à la fin des années 40, les statistiques montrent une baisse drastique du taux de mortalité infantile due à la maladie".

    Dans les médias, cependant, on parle beaucoup de ceux qui sont morts de faim, de malnutrition... "Sur la liste des morts, la cause du décès est répertoriée comme mort par la faim ou la malnutrition. Y a 18 cas de «marasme», parmi les causes énumérées. Il faut en effet garder à l'esprit que c'étaient des enfants très pauvres. Ils sont arrivés à l'orphelinat déjà malnutris, ainsi que leurs mères qui souffraient de malnutrition. «Marasme» était alors un terme, indiqué par celui qui constatait la mort de l'enfant, qui incluait également d'autres causes de décès. Et, au total, il s'agit d'une petite minorité. Ce que je voudrais souligner, cependant, c'est que rien n'est caché: nous connaissons les noms du défunt, la date du décès et sa cause.

    S'agit-il, par conséquent, d'un cas tellement exceptionnel? "Je veux rappeler les circonstances - conclut Quinn - : un orphelinat pauvre, dans un pays parmi les plus pauvres d'Europe, dans une région parmi les plus pauvres du pays, à une époque où la mortalité infantile était très élevée partout (et dans le sud de l'Italie, en 1925, elle était encore plus élevé qu'en Irlande). L'opinion publique jette l'opprobre sur l'Irlande catholique qui a «abandonné» les enfants des mères célibataires dans les orphelinats. Mais qu'est-ce qui est arrivé à ce moment-là, dans d'autres pays? Les mêmes pratiques étaient monnaie courante partout dans le monde, dans les pays catholiques ou pas, chrétiens ou pas. Dans la laïque et sociale Suède démocratique, c'était encore pire: les mères célibataires ont été contraintes à l'avortement et stérilisées, selon les lois eugéniques. Et il ne me semble pas que la chose aujourd'hui fasse autant de scandale".

  • Quand l'affaire de l'orphelinat de Tuam refait surface

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    Les médias reviennent sur cette affaire. Nous reprenons les réflexions - toujours d'actualité - d'un ami historien que nous avions publiées en juin 2014 au sujet des informations et de l'exploitation médiatique concernant la découverte de 800 cadavres d'enfants en bas âge dans la fosse septique d'un couvent en Irlande:

    "Je n'ai évidemment pas les moyens d'investiguer à propos de cette affaire, mais je vous fais part ici de quelques réflexions sur ce qui en est paru avec les commentaire habituels sur "le catholicisme ultra" qui sévissait en Irlande (RTBF ce matin) ou sur le "délire psychotique catholique" des religieuses (Catherine Maignant, professeur d'études irlandaises à l'Université de Lille, dans "La Libre" d'aujourd'hui (5/6) (entre parenthèses, si quelqu'un, dans un autre contexte, se hasardait à parler d'un "délire psychotique juif", il est à peu près certain qu'un tel propos haineux ne serait pas publié).

    D'abord, que faut-il croire quand on lit, sur la même page d'un journal  (La Libre, 5 juin, p. 16) des affirmations totalement contradictoires ? A savoir:

    - Sonia Delesalle-Stolper, correspondante à Londres de "Libération": les enfants de filles mères "se voyaient refuser le baptême et, s'ils venaient à mourir, une vraie sépulture"

    - Catherine Maignant, Université de Lille: les enfants nés d'une relation "diabolique" "étaient quand même élevés en bons catholiques".

    Ensuite, de l'article de la correspondante de "Libération" à Londres, repris dans La Libre, on peut déduire un certain nombre d'éléments qui, à tout le moins, nuancent l'impression générale désastreuse que les premières dépêches d'agence ont données. Or, "Libération" est tout sauf un journal catho. Ainsi:

    - la soi-disant "fosse septique" avait été en réalité transformée pour être une fosse commune, solution peu heureuse certes, mais courante dans des pays très pauvres comme l'était l'Irlande au milieu du siècle dernier. Les cadavres n'étaient pas "jetés" mais enveloppés dans un drap;

    - la même extrême pauvreté, avec les manques en matière de nutrition et d'hygiène qu'elle engendrait, explique la plupart des décès (alors qu'on nous a d'abord parlé de mauvais traitements ou de délaissement): tuberculose, rougeole… , l'Irlande connaissait alors "le taux de mortalité infantile le plus élevé d'Europe"

    - les décès (jusqu'à deux par semaine à certaines époques) ont été dûment enregistrés.

    De tout ce qu'on a lu et entendu, sous réserve de vérifications factuelles ultérieures, que reste-t-il alors ? Sans nul doute, qu'il y avait chez les religieuses et dans la société en général un déficit de charité dans la manière de traiter les filles mères. Mais cela n'a rien de spécifiquement catholique. La situation n'était pas plus heureuse dans la très puritaine Angleterre. Et les bourgeois anticléricaux n'étaient pas moins rigoristes moralement.

    Il y a cependant une tendance à la victimisation systématique des filles mères (le film Philomena de Stephen Frears est symptomatique à cet égard), qui passe à côté d'autres réalités. S'il est vrai que certaines d'entre elles peuvent être considérées comme des victimes, on sait que bien d'autres étaient trop heureuses de se débarrasser, dans un couvent ou ailleurs, de leur encombrante progéniture. Ce problème, qui submergea les religieuses et qu'elles ne purent gérer convenablement, a cessé de se poser à notre époque: on a trouvé des moyens plus expéditifs pour le résoudre...

    Voilà, me semble-t-il, ce que l'on peut dire actuellement, pour garder la tête un peu hors de l'eau dans ce déluge médiatique."

  • L'évêque d'Alessandria dénonce la dictature de la pensée unique qui sévit jusque dans l'Eglise

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    De Marco Tosatti (La Stampa) (traduit sur diakonos.be) :

    UN EVÊQUE COURAGEUX S'INSURGE CONTRE LE DELIT D'OPINION

    De temps à autre, on tombe malgré tout sur une bonne nouvelle. En voici une qui nous vient de la ville d'Alexandrie, dans le Piémont. J'ai sous les yeux l'intervention de l'évêque de la ville, Mgr Guido Gallese et je vous en propose quelques extraits intéressants, vous laissant le plaisir de la lire en intégralité sur ce site:

    > Ontologisimi (en italien)
    ontologismi.wordpress.com/2017/02/25/ce-un-vescovo-ad-alessandria/

    "Défendre la liberté d'opinion des catholiques c'est défendre notre liberté à tous", c'est le titre de l'intervention. Et Dieu sait combien ces paroles sont vraies alors que les décideurs cherchent à nous faire taire avec des lois et des initiatives de toutes sortes pour faire en sorte qu'on n'entende plus qu'une seule voix: la leur, homologuée et bien formatée.

    "En tant qu'évêque - écrit Mgr Gallese – j'ai le devoir de regarder plus loin que le bout de mon nez et je vois souvent des choses qui ne concernent pas que nous, les catholiques, mais qui concernent toute la société civile. J'écris pour lancer un signal d'alarme tant qu'il est encore temps, tant que les haines partisanes n'ont pas encore pris le pas sur le bon sens. J'écris à tous les hommes de bonne volonté et intelligents, quels que soit leur parti politique ou leur religion. J'écris parce que je vois des nuages noirs se profiler à l'horizon."

    Les nuages noirs ne manquent pas: "En France, la chambre a voté une loi qui punit désormais de deux ans de prison et d'une amende pouvant aller jusque 30.000 EUR celui qui s'engage pour la vie et contre l'avortement au moyen des canaux de communication numériques."

    La France ouvre la marche mais en Italie aussi le vent souffle dans cette direction; ceux qui s'engagent en faveur de la famille, contre la location d'utérus et d'autres initiatives similaires le savent bien. "C'est un vent de délit d'opinion et le vent qui souffle dans cette direction s'appelle dictature. A l'aube de toute dictature souffle un vent de délit d'opinion ou de discrimination, avec lequel on cherche à éliminer toute pensée non "conforme". Etant donné qu'on ne peut pas empêcher les gens de penser, on se borne à censurer leurs opinions. Et c'est là que se trouve la ligne rouge entre la dictature et la démocratie: la démocratie punit les comportements, la dictature interdit d'exprimer librement ses opinions et les punit."
    Notre démocratie, rappelle Mgr Guido Gallese, est fragile, comme toute démocratie. "Elle est cependant fragile, exposée comme elle l'est aux pressions sociologiques des manipulations de masse tout d'abord au niveau de la communication sociale." C'est précisément sur ce front qu'une bataille cruciale est en train de se jouer, sans que les gens s'en rendent compte. "Aujourd'hui, les attaques proviennent de la sociologie et de la communication sociale qui, utilisés de façon impropres, peuvent devenir des instruments de manipulation de masse et de dictature."

    Il n'est pas encore trop tard pour réagir avant d'être écrasés par la pensée dominante, formatée et alignée sur les valeurs et les non-valeurs véhiculées par les journaux, les politiciens, la télévision et qui s'est insinuée également dans l'Eglise en la convertissant au politiquement correct.

    "Mieux vaut prévenir que guérir. Toute forme de dictature doit être identifiée dès sa naissance, même si elle adopte une nouvelle forme, avant qu'elle ne répande sa dynamique clivante et mortelle. Les idées des dictatures changent mais le style reste identique et il est toujours liberticide. Nous devons resserrer les rangs et dire non au délit d'opinion, dire non à toute tentative d'empêcher qui que ce soit d'exprimer ses idées. Pour que notre mémoire civile, qui est notre patrimoine essentiel et inaliénable à tous, catholique comme non-catholiques, ne soit pas ravalée au rang d'une mémoire partisane qui ne serait valable et partagée que par une minorité. Je ne crains pas la persécution. Je crains la résignation qui ouvre la voie à l'horrible spectacle du visage de l'homme défiguré par la cruauté."

    Des paroles courageuses. Une bouffée d'oxygène en ces jours où le Pape s'entretien pendant trois quarts d'heure avec les jeunes de l'Université de Rome sans jamais citer une seule fois Dieu, le Christ, l'Eglise ni la Foi.

    Et tandis que le Président de l'Académie Pontificale pour la Vie fait l'éloge public d'une homme qui a contribué de façon exceptionnelle à diffuser la culture de l'avortement dans toute l'Italie.

  • Le cardinal Monsengwo condamne les attaques contre des édifices de l’église catholique en RDC

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    Le cardinal Laurent Monsengwo a condamné dimanche 19 février les attaques perpétrées le week-end contre des édifices de l’église catholique. Il a notamment cité le Grand séminaire de Malole à Kananga et la paroisse Saint-Dominique à Kinshasa.

    «Nous avons appris avec indignation, le samedi 18 février 2017, l’incendie d’une partie du grand séminaire de Malole par des inciviques. De plus, le dimanche 19 février 2017, la paroisse Saint Dominique de Limete a été visitée par une vingtaine de jeunes gens mal intentionnés», a fait savoir le cardinal Monsengwo dans un communiqué.

    L’archevêque de Kinshasa a également regretté les propos « discourtois » qu’un groupe de jeunes ont tenu il y a deux semaines contre les responsables de l’église lors de leur passage à l’Archevêché de Kinshasa.

    Pour le prélat, «ces événements laissent croire que  l’Eglise catholique est visée, de manière intentionnelle, pour torpiller sa mission de paix  et de réconciliation, au moment où la CENCO poursuit sa mission de bons offices au centre interdiocésain».

    Il a, en outre, réaffirmé son soutien à la CENCO qui assure la médiation dans les discussions entre le pouvoir et l’opposition.

    «En communion avec la CENCO, nous soutenons sa démarche et tous ses efforts pour l’avènement d’un Etat de droit afin que les institutions destinées à gérer le pays soient mises en place, pour améliorer les conditions de vie du peuple congolais, dont la misère ne fait que s’accentuer, et garantir les libertés fondamentales et la dignité humaine», a-t-il souligné.

    Le cardinal Laurent Monsengwo a indiqué que l’épiscopat congolais ne joue qu'un rôle de médiateur. Il appelle les acteurs politiques à reconnaître, devant la nation et la communauté internationale, « leur velléité politique et la turpitude de leurs choix qui conduisent au blocage des institutions».

    «Nous invitons les uns et les autres à faire preuve de sagesse, de retenue, d’esprit démocratique pour résoudre la question relative à la désignation du Premier ministre et aux autres questions connexes, en vue de décanter la crise qui ne fait que durer et risque de mettre en péril la tenue des élections prévues à la fin de cette année selon les accords de la Saint Sylvestre», a ajouté le cardinal.

    A (re) Lire: Dialogue inclusif: des ONG féminines appellent les politiciens à «se dépasser»

    Un accord politique a été signé par le pouvoir et l’opposition le 31 décembre dernier sous l’égide des évêques catholiques. Les deux parties discutent encore des modalités de mise en œuvre de ce compromis politique qui prévoit notamment la tenue d’élections présidentielle et législatives avant la fin de cette année.

    Lire aussi sur radiookapi.net: 
  • Confirmation de la condamnation d'une Femen pour exhibition à la Madeleine

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    Lu sur LeFigaro.fr :

    Action à la Madeleine: prison avec sursis confirmée pour une ex-Femen

    La cour d'appel de Paris a confirmé aujourd'hui la condamnation d'une ancienne militante des Femen, Eloïse Bouton, à un mois de prison avec sursis pour exhibition sexuelle lors d'une action dans l'église de la Madeleine à Paris.

    "C'est parce que c'était dans une église !" qu'elle a été condamnée, a réagi la jeune femme, rappelant que d'autres militantes des Femen poursuivies après des actions dans d'autres lieux ont été relaxées.

    Le 20 décembre 2013 au matin, la jeune femme s'était dirigée, torse nu, vers l'autel de l'église face à une dizaine de personnes présentes alors qu'une chorale répétait dans l'édifice.

    Elle portait sur le dos l'inscription "Christmas is cancelled" (Noël est annulé) et sur le ventre "344e salope", en référence au manifeste de 343 femmes appelant à la dépénalisation de l'avortement en 1971. Elle avait ensuite déposé des morceaux de foie de veau censés représenter l'avortement de l'enfant Jésus.

    Cette action visait à dénoncer les prises de position de l'Eglise dans le débat sur le droit à l'avortement, alors que des restrictions étaient envisagées en Espagne.

  • Qui sont les catholiques du Japon ?

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    À l’occasion de la sortie du film Silence de Martin Scorsese, mercredi 8 février, La Croix se penche sur cette petite minorité respectée et active qui représente moins d’1 % de la population de l’archipel.

    « Au fond du baptistère de la cathédrale Sainte-Marie de Tokyo se trouve le drapeau japonais, le « Hinomaru », représentant le soleil levant. Pour Régis Anouilh, rédacteur en chef d’Églises d’Asie, la présence de ce symbole national dans la cuve baptismale est emblématique de l’identité catholique au Japon.

    Une question qui peut être résumée, selon le spécialiste, de la façon suivante : « comment concilier une appartenance pleine et entière à l’Église catholique et le caractère japonais ? »

    « Le catholicisme a toujours été perçu comme étranger »

    « Dans l’esprit des Japonais, poursuit-il, il y a une forme d’incompatibilité entre les deux car le catholicisme a toujours été perçu comme étranger ». C’est d’ailleurs l’une des problématiques posées par le film Silence, qui sort mercredi 8 février dans les salles.

    À LIRE : « Silence », la quête spirituelle de Martin Scorsese

    Près de cinq siècles après l’arrivée des premiers missionnaires, il y a aujourd’hui, selon les chiffres des registres paroissiaux, environ un million de catholiques au Japon, dont plus de la moitié est issue de l’immigration.

    Ces derniers, arrivés à la faveur de l’ouverture au compte-gouttes du pays à l’arrivée d’étrangers il y a une vingtaine d’années, viennent principalement des Philippines. Mais ce sont aussi les représentants des deuxième et troisième générations de ces Japonais ayant émigré en Amérique latine au début du XXesiècle, où ils ont perdu leur langue d’origine et se sont convertis au catholicisme, avant de revenir au Japon. Une situation qui pose de nouveaux défis pastoraux.

    Quant aux catholiques japonais, ils ne sont que 450 000 sur près de 127 millions d’habitants, soit 0,36 % de la population totale, qui est à 71 % bouddhiste et à 15 % shintoïste. Il existe également une petite minorité protestante.

    Très peu de conversions

    Ce pourcentage est stable et la communauté ne connaît pas de croissance. « Au Japon, se convertir, c’est comme se retrancher d’une société fortement homogène », assure Régis Anouilh. Cette communauté pourrait toutefois être bientôt menacée par le déclin. L’année dernière, sur l’ensemble des 16 diocèses du pays, un seul jeune homme est entré au Grand séminaire japonais.

    Si l’ensemble de l’épiscopat est local depuis 1940, le poids du clergé étranger est encore important dans le pays. Sur environ 1 800 prêtres (religieux ou non), 519 sont des missionnaires étrangers, « un héritage historique », explique Régis Anouilh.

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  • La lutte nécessaire contre tous ceux qui menacent les fondements de la liberté et de la dignité humaines

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    De Robert Royal (The Catholic Thing) traduit sur le site de France Catholique :

    Un passé sans avenir

    Quelques journaux européens ont dernièrement mentionné (très discrètement) que, selon la police du land de Rhénanie du Nord-Westphalie, il y avait eu entre 2011 et 2016 3500 cas de vandalisme et profanation d’églises chrétiennes. Environ deux par jour (et chaque jour) dans un seul land allemand.

    Vous n’en avez probablement jamais entendu parler. Tout comme la plupart des Européens pourquoi… eh bien, parce que. Il est difficile d’obtenir même ces données approximatives. La police (dans plusieurs pays) ne veut pas affoler la population en avouant qu’elle est incapable d’assurer sa sécurité. (Souvenez-vous des femmes molestées la nuit de la Saint-Sylvestre ?) Et le politiquement correct entre aussi en jeu, bien sûr.

    Les autorités allemandes disent que les profanations des églises du land de Rhénanie du Nord-Westphalie ont surtout été commises par des djihadistes salafistes qui pillent les troncs pour financer leurs activités. Les salafistes interdisent tous le recours à la raison (kalam) dans les affaires religieuses, mais sont divisés en ce qui concerne la violence. Il y a environ 7500 salafistes en Allemagne, 17000 en France, de plus petits groupes en Suède et jusqu’en Chine, mais ils se comptent par milliers en Egypte et en Inde. Ils doivent être assez nombreux en Amérique, mais les statistiques manquent.

    Si vous voulez savoir de quoi l’année 2017 sera faite, eh bien, tout dépendra de la manière dont l’Occident relèvera ou non (sans parler des attentats comme le massacre perpétré par Daech sur le marché de Noël de Berlin) les défis que présentent le salafisme et d’autres mouvement du même type. La Chine et la Russie vont réclamer des politiques étrangères et économiques créatives et sévères. La politique intérieure y sera appliquée comme dans une zone de guerre. Mais l’islamisme impose des remises en cause fondamentales de la pensée et des croyances.

    En fait, plus qu’une menace extérieure, il suscite une crise au sein de l’Occident lui-même. La chancelière Angela Merkel a déclaré que le problème en Europe n’était pas le nombre trop important de musulmans, mais l’affaiblissement du christianisme : une rationalisation qui vient un peu tard après qu’elle a autorisé l’afflux en Allemagne – et, en vertu des accords de Schengen, dans l’ensemble de l’Europe, voire au-delà - de plus d’un million de musulmans, sans aucun contrôle.

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  • Au Chili : le respect de la vie et des églises sont devenus les cibles des opposants

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    Lu sur le site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (France) :

    CHILI : attaques contre la vie et les églises

    Tensions sociétales et politiques, recrudescence d’attaques d’églises, revendications régionales… la stabilité du Chili se fragilise de jour en jour. Tour d’horizon.

    Un peu plus d’un quart de siècle après le retour à la démocratie, le Chili demeure un des pays les plus stables du continent latino-américain. Mais l’indifférentisme de la population vis-à-vis de la classe politique s’accroit. A peine plus d’un tiers des électeurs se sont déplacés le 23 octobre 2016 pour les élections municipales, où la victoire de l’opposition laisse augurer pour les présidentielles de fin 2017 une probable défaite du parti de gauche de Mme Bachelet qui entend poursuivre ses transformations sociétales. Les régions majoritairement indiennes, en particulier l’Araucanie, connaissent de leur côté un regain de tensions sociales avec des accès de fièvre de groupes d’indiens mapuches réclamant les terres de leurs ancêtres. La nomination d’un membre de l’Opus Dei, Mario Fernandez, comme ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique en juin 2016 semble toutefois montrer une volonté d’apaisement envers les catholiques de la part de la présidente Bachelet (issue de famille protestante, mais elle-même sans affiliation religieuse).

    Bataille sur l’avortement

    Bien que 90 % des Chiliens se déclarent chrétiens (dont 70 % catholiques), le gouvernement veut aligner sa législation sur le mouvement de sécularisation sociétale qui traverse actuellement l’Occident. L’Église catholique ne peut accepter cette distanciation par rapport aux valeurs qui ont fondé la société chilienne depuis des siècles.

    Les tensions les plus sérieuses concernent l’avortement, totalement interdit depuis 1989. En janvier 2015, le gouvernement a déposé un projet légalisant l’avortement dans certains cas.  L’Église catholique a aussitôt demandé que soit inscrite dans la législation une clause d’objection de conscience pour le personnel et les structures de santé. Sinon, les établissements catholiques pourraient être conduits à accepter des avortements dans les établissements sanitaires qu’ils gèrent – ainsi l’Université catholique pontificale de Santiago. La défense de la vie a été évoquée lors d’une rencontre entre la présidente Michèle Bachelet et le pape François, début juin de la même année, mais le gouvernement a poursuivi ses objectifs en ce domaine. En mars 2016, la loi permettant l’avortement dans certains cas a été votée en première lecture par la Chambre des députés. En septembre 2016, une commission du Sénat a ratifié ce vote, mais le projet ne sera sans doute définitivement approuvé qu’au printemps 2017. Ceux qui s’y opposent au nom de la défense de la vie, catholiques et évangéliques, continuent de se mobiliser.

    Attaques contre des églises, en Araucanie et ailleurs

    Le pays n’avait jamais connu ceci : en 2014, trois églises catholiques ont été attaquées, le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes à Santiago, celui de Santa Barbara dans la région d’Araucanie et l’église paroissiale de Notre-Dame de la Miséricorde à Los Castaños dans la banlieue de Santiago. En 2015, c’est à nouveau en Araucanie qu’un incident a été déploré dans une église, puis, depuis début 2016, le rythme des attaques contre les lieux de culte dans cette région du Chili a brusquement explosé. Ce sont huit églises et quatre chapelles catholiques, plus trois églises évangéliques qui ont été attaquées au cours des huit premiers mois de l’année. Le 4 août, l’église de Pidima a été entièrement détruite par le feu lors d’un attentat perpétré par un groupe non identifié, mais dont les inscriptions en faveur de la cause mapuche ne laissent aucun doute quant à leur identité. Les militants mapuches réclament le retour de leurs terres ancestrales, voire l’indépendance de l’Araucanie. Cette région n’a jamais été complètement intégrée depuis la colonisation, et a connu plusieurs soulèvements ou périodes de troubles contre les Espagnols puis le gouvernement central. Depuis 1990, une frange radicalisée de la population mapuche s’est lancée dans des actions d’occupation de terres, voire de véritable guérilla de basse intensité. Alors que la grande majorité des Mapuches sont catholiques, les attaques contre les églises semblent avoir pour but de briser ce lien ou du moins de l’affaiblir.

    En même temps, et à Santagio même, l’église de la Gratitude a été attaquée, pour de toutes autres raisons : lors d’une manifestation d’étudiants qui a dégénéré, avec destruction d’un grand crucifix ancien. La concomitance de ces événements montre que l’Église catholique est la victime des tensions qui divisent aujourd’hui la société chilienne.

    Antoine Rizzo (plus de détail sur notre magazine L’Église dans le Monde n° 181)

  • Déchainement anticatholique en Espagne

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    De Philippe Oswald sur aleteia.org :

    Les attaques sidérantes contre l’Église catholique en Espagne

    Un antichristianisme virulent extrêmement inquiétant.

    Quatre-vingts ans après la guerre d’Espagne (1936-1939), une laïcité agressive resurgit en Espagne. Les actes hostiles au christianisme ont doublé au cours de ces deux dernières années selon le rapport 2016 de l’Observatoire de la liberté religieuse. Certes, comme nombre d’autres pays, l’Espagne a subi des attentats islamistes visant des bâtiments chrétiens et ceux qui les protègent. Mais la virulence de l’offensive laïciste est symptomatique d’une radicalisation idéologique due à des ferments internes. En voici quelques exemples.

    Sus aux crèches et aux symboles religieux !

    En juillet 2014, l’Association pour la défense d’une université publique et laïque a appelé à la suppression des symboles religieux de l’Université de Grenade, tandis que l’Association Valencienne des Athées et des Libres Penseurs offrait 5 euros pour chaque symbole religieux enlevé. Le 24 décembre 2015, une crèche grandeur nature était vandalisée au parc Taconera de Pampelune. Le maire de Madrid, membre du parti de gauche Podemos a, quant à elle, interdit l’exposition d’une crèche de Noël à la fameuse Porte de Alcalá de la capitale espagnole en 2016 comme en 2015. En réaction, plusieurs centaines de Madrilènes sont venus y déposer des crèches !

    On ne compte plus les attaques contre les bâtiments et les symboles catholiques. En juin 2014, des Femen se sont enchaînées à la Cathédrale Almudena de Madrid. En novembre 2014, des membres du même groupe ont profané le cimetière de Paracuellos del Jarama à Madrid, où reposent les restes de 7 000 victimes de la guerre civile espagnole. En octobre 2014, des vandales ont mis le feu à la porte de l’église des Douleurs de Málaga. En août 2015, le même acte de vandalisme a été perpétré contre l’église de Saint-Vincent-de-la-Mer dans la ville d’O Grove.

    Les attaques contre des manifestations religieuses n’ont cessé de croître. En mai 2014, la municipalité de Hospitalet de Llobregat a interdit la procession de Notre-Dame de Grâce de Carmona. En juillet 2014, la municipalité de Barcelone a proscrit tous les symboles religieux de la fête de la Vierge de la Miséricorde. À Madrid, la chapelle de l’Université Complutense a été fermée pour empêcher les étudiants d’y tenir une veillée de prières. À Pâques, un groupe féministe a singé une procession des fêtes traditionnelles espagnoles de la Semaine Sainte en proférant des obscénités et des menaces. Le 12 janvier 2015, le parti Podemos a déclaré qu’il abolirait la semaine de Pâques s’il parvenait au pouvoir. Le 13 juillet 2015, le maire de Cenicientos a supprimé le Chemin de Croix du Peuple sous prétexte de respecter « les personnes qui ne professent aucune religion ou qui professent l’islam ». Le retrait des crucifix de lieux publics est devenu une pratique courante, comme dans les municipalités de Hellin (Albacete), Cádiz, Ciudad Real, Cordoue et Palma de Mallorca… En février 2016, le conseil municipal de Madrid a fait enlever du cimetière de Carabanchel Bajo une plaque commémorant l’exécution de huit jeunes carmélites au cours de la Guerre civile espagnole.

     

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  • Quand Pékin mène le Vatican en bateau

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    Ce n’est pas la diplomatie du ping-pong mais cela pourrait y ressembler, lit-on sur le site de l’Agence d’information des Missions étrangères de Paris :  une vingtaine de jours après deux ordinations épiscopales réalisées en Chine en présence d’un évêque excommunié, et cinq jours avant la tenue annoncée de la IXe Assemblée nationale des représentants catholiques à Pékin, le Saint-Siège a pris ...

    « ... la parole pour dire à la fois sa « douleur » après les deux ordinations épiscopales en question et son attente de « signaux positifs » quant aux événements à venir.

    C’est par une déclaration rendue publique le 20 décembre en Salle de presse que le Saint-Siège s’est exprimé. Présentée comme une réponse à « des questions de journalistes », la déclaration s’attache tout d’abord aux ordinations, le 30 novembre à Chengdu et le 2 décembre à Xichang – deux diocèses de la province du Sichuan –, de deux évêques nommés par Rome. Ces ordinations avaient été marquées, contrairement à deux autres ordinations épiscopales qui avaient eu lieu en Chine populaire quelques semaines plus tôt, par la présence autour de l’autel de Mgr Lei Shiyin, l’un des huit évêques illégitimes de la partie « officielle » de l’Eglise en Chine. En 2011, le Saint-Siège avait publiquement fait état de l’excommunication de Mgr Lei, mais, ce 20 décembre, Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, s’est borné à relever que « sa position canonique [était] encore à l’étude de la part du Siège apostolique ».

    Le point saillant de cette première partie du communiqué est le fait que la présence de Mgr Lei Shiyin aux ordinations de Chengdu et Xichang « a créé la gêne et le trouble chez les catholiques chinois » et que « le Saint-Siège comprend et partage leur douleur ». On se souvient qu’avant l’ordination à Chengdu, des catholiques avaient accroché, à l’entrée de l’église, une bannière exprimant leur refus de voir un évêque excommunié participer à l’ordination de leur nouvel évêque – bannière vite enlevée par les autorités.

    Fonder son jugement sur des « faits prouvés »

    S’agissant la IXe Assemblée nationale des représentants catholiques, qui, selon des informations venues de Chine, doit se réunir à Pékin du 26 au 30 décembre prochains, le Saint-Siège rappelle que, comme tout ce qui regarde les ordinations épiscopales en Chine, sa « position (…) est bien connue », et précise qu’il « réserve son jugement en se basant sur des faits prouvés ». Le communiqué se termine sur une note tout en nuance qui renvoie la balle du côté de Pékin : « En attendant, il est certain que tous les catholiques en Chine attendent avec impatience des signaux positifs, qui les aident à avoir confiance dans le dialogue entre les autorités civiles et le Saint-Siège, et à espérer en un avenir d’unité et d’harmonie. »

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