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Justice

  • Congo : « Le peuple doit se prendre en charge consécutivement à l’appel des évêques »

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    Marcel-Héritier-Kapitene.pngAu Congo, La « Lucha » (la lutte pour le changement) et d’autres mouvements citoyens sont en pointe dans le combat pour l’alternance en RDC. Hubert Leclerq interroge ici Marcel Héritier Kapitene pour Lalibreafrique.be :

    « Poursuivre vers la voie des élections, c’est aller dans le sens de Kabila !" Marcel-Héritier Kapitene, une des figures du mouvement citoyen congolais Lucha, ne mâche pas ses mots. Vendredi dernier, le jeune chercheur du Nord-Kivu était à Paris avec d’autres responsables des mouvements citoyens ou de la société civile pour signer le Manifeste du citoyen congolais. Un texte qui constate la volonté du pouvoir en place à Kinshasa de tout faire pour ne pas organiser les prochaines élections, de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir et qui en appelle à la mobilisation citoyenne la plus large possible pour contraindre Joseph Kabila à quitter le pouvoir.

    "Si on devait aller aux élections aujourd’hui, avec Kabila qui contrôle tout, il peut présenter n’importe qui, il gagnera les élections", poursuit le membre de Lucha.

    Mais les mouvements citoyens seuls n’ont pas les assises suffisantes, aujourd’hui, pour mobiliser la masse populaire comme pourraient le faire certains partis politiques. Vous êtes donc obligés de vous entendre ?

    Aujourd’hui, avec certains partis de l’opposition et des partenaires de la société civile classique, notamment le réseau associatif et religieux, nous avons une cause commune : l’alternance. Mais il faut aussi proposer une alternative et une alternative crédibles à même de conduire le pays vers une stabilité institutionnelle acceptable par tous. Une alternance qui se ferait en interne n’aurait pas de sens. Le Congo ne veut plus des kabilistes ou d’une réplique du Kabilisme. Dans les années 90, au Zaïre, le peuple était fatigué de Mobutu. On savait ce qu’on ne voulait plus et on a accepté certaines alliances pour en finir avec ce régime mais on n’a pas préparé la suite et on s’est retrouvé avec d’autres Mobutu, les Kabila. Aujourd’hui, on sait qu’on ne veut plus du système Kabila et qu’on ne veut plus des institutions qu’il a mises en place pour le servir. On veut un vrai système démocratique, avec des échéances et des engagements clairs que le peuple puisse contrôler. On ne veut pas accompagner la naissance d’un nouveau Kabila qui aurait à son tour des organes comme la Ceni, la cour constitutionnelle, le CSAC ou le CNSA qui lui seraient inféodés.

    Les partis politiques congolais ne sont pas signataires du manifeste du citoyen congolais, signé ce vendredi 18 août…

    Le Manifeste leur est ouvert. Ils sont les bienvenus. Ils ont d’ailleurs plus à gagner que nous.

    Que dites-vous à ceux qui réclament encore aujourd’hui, la publication d’un calendrier électoral ?

    Le calendrier, c’est un piège. Il y a deux textes essentiels dont on doit tenir compte. La Constitution, qui limite la durée et le nombre de mandats et qui indique quand il faut organiser les élections, et l’accord de la Saint-Sylvestre (signé par la majorité présidentielle et les principaux mouvements de l’opposition sous la médiation des évêques catholiques, NdlR). Le pouvoir en place base sa légalité sur un arrêt charcuté de la cour constitutionnelle qui est à sa botte et sa légitimité sur l’accord de la Saint-Sylvestre, jamais respecté, pour se maintenir à la tête de l’Etat. Mais au-delà du 31 décembre 2017, l’accord de la Saint-Sylvestre expire. Joseph Kabila n’aura ni légitimité, ni légalité. En effet, la Constitution parle de deux mandats de cinq ans et l’accord de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 2017. Il doit donc démissionner. Point. S’il ne le fait pas, le peuple doit se prendre en charge consécutivement à l’appel des évêques.

    Comment voyez-vous les prochaines semaines ? Comment comptez-vous vous y prendre pour faire comprendre au président qu’il doit respecter l’échéance du 31 décembre 2017 ?

    Le 1er septembre prochain, si le corps électoral n’est pas convoqué, comme le prévoit la Constitution, on constatera que Kabila n’est plus légitime et cela légitimera toute forme de recours à l’article 64 de la Constitution. Un calendrier d’actions sera mis en place.

    Et s’il part ?

    La classe politique et toutes les forces vives se mettront autour de la table pour organiser une période de transition. Sur ce point, notre manifeste est clair, ceux qui seront chargés de cette période de transition qui doit amener le pays aux élections ne pourront être candidats à cette élection. Il faut à tout prix éviter que cette transition soit à la base de la création d’un nouveau pouvoir, mais réellement une transition citoyenne pour remettre le pays sur les rails démocratiques.

    (Intégralité de l’interview sur lalibreafrique.be)

    Face à la réalité, il est difficile de parler aujourd’hui de démocratie possible, au sens européen du terme, dans un pays comme le Congo, à l’histoire aussi récente que problématique.

    Ainsi, faute de recensement crédible, on ignore même, de nos jours, le nombre exact des habitants de ce pays grand comme quatre fois la France ou quatre-vingt fois la Belgique. Malgré les guerres récurrentes, la corruption et l’anarchie qui le déstabilisent depuis l’octroi de l’indépendance, on parle (les chiffres varient) d’une population de 80 millions d’âmes (contre 16 millions avérés je pense au moment du départ des Belges, en 1960).  Cette population est répartie entre plus de deux cents tribus (et autant de dialectes) qui se situent sur des territoires aussi divers que ceux des Grands Lacs, de la forêt équatoriale baignée par le fleuve Congo, des savanes katangaises ou des plateaux de l’Uélé et de l’Ituri. Mais les communications routières et ferroviaires, autrefois si denses entre ces régions, sont devenues toujours plus problématiques depuis la fin de l’époque coloniale.

    De tels facteurs et bien d’autres font obstacle au progrès « citoyen » d’un sentiment d’appartenance commune, essentiel au bon fonctionnement d’institutions dépassant le stade tribal. D’autres, heureusement, font progresser le  lien social susceptible d’aider à bâtir une  nation moderne.

    Au développement de la communication intertribale apporté par les langues vernaculaires (lingala, swahili, tshiluba et kikongo), quatre vingts ans (et plus) de colonisation belge ont tout naturellement ajouté l’usage du français : une grande langue de culture universelle que le Congo indépendant a inscrite dans sa constitution au titre de langue officielle, à côté de ses quatre langues nationales.

    Une urbanisation aussi impressionnante qu’improvisée s’est aussi développée, surtout après la colonisation (la Belgique contrôlait sévèrement l’implantation des centres extra-coutumiers autour des localités et des villes habitées par les Européens) : à sa manière, elle a aussi favorisé un certain désenclavement des esprits et une ouverture sur le monde moderne, pour le meilleur et pour le pire.

    Mais l’apport le plus substantiel à la formation humaine d’un peuple apte à prendre en main ses destinées est dû, sans conteste possible, au réseau éducatif, social et sanitaire de l’Eglise : contre les vents et marées de l’histoire, il s’est maintenu pour progresser sans faiblir jusqu’à nos jours, là où les structures économiques et administratives - les deux autres « piliers » hérités de la période coloniale - se délitèrent sans qu’apparaissent les signes d’un vrai redressement.  Aujourd’hui encore, un peu comme durant le haut moyen âge chez nous, le réseau ecclésial constitue pour le pays la meilleure chance de s’en sortir un jour.  

    JPSC 

  • L'immigré est-il mon prochain? Charité personnelle et charité politique

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    Cet article a paru dans le n° 95 du magazine Vérité et Espérance – Pâque Nouvelle et sur le site web de l’église du Saint-Sacrement à Liège. Petite piqûre de rappel pour ne pas perdre le Nord…

    Chagall-Abraham-3Visiteurs-g.jpg

    " Choses lues et entendues, hier et aujourd’hui, à propos des étrangers :

    « La fréquentation des étrangers corrompt fortement les moeurs des citoyens, parce qu’il doit nécessairement arriver que des étrangers élevés sous des lois et des coutumes différentes agissent en bien des cas autrement que l’exigent les moeurs des citoyens, de telle sorte que, tandis que les citoyens sont poussés à agir de façon semblable, la vie sociale est perturbée » (Aristote, Politique).[1]

    « Il y a trop d’étrangers ! »

    « On ne se sent plus chez soi : au lieu de s’adapter à notre mode de vie, les étrangers se comportent comme s’ils étaient chez eux ! »

    « Je ne me sens plus en sécurité dans les rues. »

    « Ils vivent à nos crochets, qu’ils retournent dans leur pays ! »

    « Si encore ils étaient chrétiens, ils pourraient s’assimiler, comme les Polonais et les Italiens, par exemple, mais avec les musulmans c’est impossible ! »

    Face à une opinion publique de plus en plus réticente, voire hostile (quand elle ose l’avouer), à la présence permanente d’étrangers (qu’ils soient en situation légale ou illégale), comment doit réagir un chrétien ?

    Quel comportement adopter face aux vagues d’immigration successives qui rendent « l’autre » visible et palpable ?

    Quand le « lointain » devient le « prochain », cesse-t-il d’être un frère ou le devient-il davantage ? Est-il une menace ? une chance ? Qu’en disent les Saintes Ecritures ?  Quelle est la position de l’Église ?

    Aimer l’étranger...

    Dans l’Écriture - qui est Parole de Dieu - la question du rapport des croyants envers les étrangers est d’une limpidité exemplaire : « Vous traiterez l'étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l'aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre Dieu. » (Lv. 19, 34).

    Le Deutéronome, dernier livre de la Torah, reprend le même commandement d’amour : « Vous aimerez l'étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte ». (Dt 10, 19) Et plus loin dans le même livre, Dieu jette une malédiction sur ceux qui résistent à sa volonté : « Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Dt 27, 19). La volonté divine est claire : le croyant ne doit pas seulement accueillir l’étranger, il doit l’aimer !

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  • Pays-Bas : quand tourner un film porno dans une église n'a rien de répréhensible

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    De Jérôme Lachasse sur le site "Portail SFR" (news.sfr.fr) (via "Le Salon Beige"):

    Hollande: ils tournent un film porno dans une église et s'en tirent à bon compte

    La ville de Tilbourg a rejeté la plainte de l'église, arguant que le blasphème n'était plus répréhensible aux Pays-Bas.Un film pornographique, dont le tournage s'est tenu cette année dans l'église Saint Joseph de Tilbourg, aux Pays-Bas, a causé quelques remous en Hollande. Posté en ligne sur le site de la star du X Kim Holland, il montre deux acteurs en train de copuler dans le confessionnal.

    Outrée, la paroisse a entamé des actions en justice. La ville de Tilbourg a cependant rejeté la plainte, arguant que le blasphème n'était plus répréhensible aux Pays-Bas, rapporte la BBC. "Nous estimons que ce tournage est une offense et un manque de respect, mais après avoir examiné le code civil, ceci n'est pas un crime. Blasphémer n'est pas un crime et l'équipe du tournage n'a pas pénétré illégalement dans l'église", a déclaré un porte-parole.

    Selon Harrie de Swart, un des prêtres de la paroisse, l'équipe de tournage a dû escalader une clôture pour filmer dans le confessionnal. "Le ministère de la justice nous a dit que nous aurions dû accrocher un signe 'défense d'entrer' devant la porte de l'Eglise. Alors nous aurions pu les poursuivre en justice", a-t-il déclaré. Avant d'ajouter: "mais il est absurde de placarder un tel signe sur la porte d'une église".

    Il reste malgré tout une option pour la paroisse: porter l'affaire au civil. Leurs chances de faire condamner les producteurs de la vidéo restent cependant minces. Kim Holland s'est par ailleurs excusée pour la vidéo, qu'elle a retirée de son site.

  • Pédophilie : seul un cas sur mille aurait lieu dans l'Eglise

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    De Pierre Granier sur le site "Cathobel" :

    Abus sexuel: seul un cas sur mille aurait lieu dans l’Eglise

    Seul un abus sexuel sur mineurs sur 1.000 est commis dans le cadre ecclésial, affirme la revue de théologie des jésuites espagnols Sal Terrae, dans son dernier numéro. 70% des cas se déroulent dans les familles, 30% dans d’autres cadres comme l’école ou les clubs de sport. Ce chiffre ne doit cependant en aucun cas servir à limiter la responsabilité de l’Eglise ou à réduire ses efforts de prévention, note la revue.

    Les scandales de  dans l’Eglise et la couverture médiatique qu’ils suscitent pourraient donner à croire qu’elle est le lieu où se passe la majorité des . Or des statistiques fiables montrent que près de 70% des cas se déroulent dans le milieu familial et 30% dans d’autres cadres où les enfants se développent comme l’école ou les clubs sportifs, relève la revue jésuite. Seul un cas sur 1’000 a pour cadre l’Eglise.

    Mais ce constat ne saurait en aucun cas autoriser à l’assouplissement de la « tolérance zéro » voulue par le pape Benoît XVI et mise en œuvre par le pape François, souligne la revue de référence des jésuites espagnols.

    Toujours au côté des victimes

    Le numéro d’été de Sal Terrae consacre un large dossier à la question des abus sexuels dans l’Eglise: analyse les statistiques, de la législation, des moyens de lutte de prévention et du soutien aux victimes. Cette radiographie du « cancer » de la pédophilie apporte un éclairage circonstancié sur le sujet.

    « Nous devons tous assimiler, en particulier les pasteurs, et une fois pour toutes, les priorités de l’Eglise dans ce domaine » souligne le Père Campo Ibanez, professeur de droit canonique à l’Université Pontificia Comillas de Madrid. « Le bien public fondamental de l’Eglise n’est pas d’éviter les scandales, mais d’exercer la justice pour les victimes. Nous ne pouvons pas garantir de manière absolue que dans l’Eglise il n’existera plus d’agresseurs. Mais nous pouvons et nous devons dire aux agresseurs que l’Eglise n’est plus un lieu où commettre leurs crimes. Il n’y a pas de place pour eux. Nous devons dire aux victimes que nous serons toujours là avec elles et pour elles », conclut le jésuite.

    Cath.ch/vd/mp

  • Des menaces sur le secret de la confession ?

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    De Mélinée Le Priol sur le site du journal La Croix :

    Face à la pédophilie, le secret de la confession en question

    Voyant le secret de la confession comme une composante fondamentale de la liberté religieuse, l’archevêque de Melbourne Mgr Denis Hart a déclaré, mardi 15 août, qu’il irait en prison plutôt que de rompre ce sceau sacramentel.

    Il réagissait au rapport d’une commission royale australienne qui, après quatre ans d’enquête nationale sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels pédophiles, nombreux sur l’île-continent, propose entre autres de pénaliser leur non-dénonciation.

    À LIRE : Inculpé pour abus sexuel, le cardinal Pell rentre en Australie « laver son nom »

    Or pour l’Église catholique, le secret de la confession est absolu et inviolable. Le Code de droit canonique est très clair à ce sujet : « Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit. » (canon 983). Le canon 1388 prévoit même l’excommunication latae sententiae pour tout confesseur qui l’enfreindrait.

    Alors que le droit civil reconnaît, dans certains cas, la nécessité de lever le secret professionnel (notamment pour des atteintes portées à un mineur de moins de 15 ans), de telles exceptions n’existent pas canoniquement.

    L’absolution sous conditions

    « Outre la question de la rupture de confiance avec les fidèles, il existe une raison théologique à cette inviolabilité du secret de la confession : ce qui se passe dans le confessionnal est une affaire entre Dieu et le pénitent, personne d’autre », explique le Père Jean-Luc Leverrier, curé de la paroisse Notre-Dame des Buttes Chaumont à Paris. Ainsi, comme dans les six autres sacrements, le prêtre agit au nom de Dieu et s’efface pour se faire trait d’union entre Dieu et le fidèle.

    À LIRE : Le secret de la confession

    Mais alors, un confesseur serait-il tout à fait impuissant face à l’aveu d’un péché grave dans le secret de son confessionnal ? « Ce n’est pas parce que le prêtre est tenu au secret absolu qu’il est obligé de donner l’absolution à chaque fois », précise le Père Leverrier. Ce curé parisien ajoute que dans une telle situation, il refuserait pour sa part de donner l’absolution au pénitent tant que celui-ci n’aurait pas manifesté devant lui une « intention ferme d’aller se dénoncer ».

    Inciter un pénitent à se dénoncer à la justice quand il a commis un crime est même une obligation pour les confesseurs, comme l’ont rappelé les évêques français face aux scandales d’abus sexuels dans l’Église en 2016.

    Un secret en crise

    Alors que des affaires de pédophilie secouent régulièrement l’Église, le secret de la confession fait l’objet d’un débat récurrent, où il se voit remis en cause au nom de l’évolution du droit. En Irlande, par exemple, la loi oblige depuis 2012 tous les Irlandais, même les prêtres, à dénoncer les actes de violence envers les mineurs dont ils auraient connaissance. Les personnes négligeant de dénoncer ces abus peuvent encourir jusqu’à cinq ans de prison.

    À LIRE : Le secret de la confession sous la pression des juges américains

    Ce n’est pas le cas en France. Là, si les arrêts successifs de la Cour de cassation ont mis des limites au caractère absolu du secret professionnel depuis les années 2000, le secret de la confession n’a pas été remis en cause, comme l’explique le dominicain Joël-Marie Boudaroua dans un article documenté (« Le secret de la confession existe-t-il ? »). Ce type particulier de secret reste garanti par l’article 226-13 du Code pénal français.

    Vers plus de transparence ?

    Certains théologiens plaident toutefois pour un assouplissement du « sceau sacramentel », préconisant par exemple qu’il soit partagé avec un autre ministre tenu au même secret. Un confesseur pourrait ainsi référer à son évêque d’informations entendues en confession.

    À LIRE : Léon Morin, une inspiration renouvelée dans « La Confession »

    En Australie, où se joue à nouveau ce débat ces jours-ci, l’Église anglicane a pour sa part tranché en juillet 2014 : les 250 membres de son Synode général avaient alors voté à l’unanimité un amendement au canon sur la confession, autorisant les prêtres à révéler des informations sur les crimes graves tels la pédophilie ou la pornographie infantile.

  • Élections « soviétiques » au Rwanda : le pouvoir absolu reste solidement en place.

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    Lu sur le site de  La Libre Afrique (10 août):

    kagamé.jpg« La commission électorale du Rwanda a confirmé mercredi la victoire du président Paul Kagame à l’élection du 4 août avec un score sans appel de 98,79% des voix. Le sortant qui dirige son pays depuis la fin du génocide de 1994 améliore ainsi légèrement le résultat préliminaire de 98,63% des suffrages.

    L’écrasante victoire de M. Kagame, 59 ans, salué pour avoir mis fin au massacre visant principalement la minorité tutsi et redressé économiquement le Rwanda mais critiqué pour le manque d’ouverture démocratique, était attendue avant même le scrutin.

    Le résultat final de la présidentielle crédite ses rivaux à l’élection, l’opposant Frank Habineza et le candidat indépendant Phillipe Mpayimana de respectivement 0,48 et 0,73% des votes.

    Selon la commission électorale, le taux de participation s’est élevé à 96,42% des 6,9 millions d’électeurs inscrits.

    Le pourcentage de voix obtenu par M. Kagame correspond à celui par lequel les Rwandais avaient approuvé en 2015 une modification de la Constitution lui permettant de se présenter pour un troisième mandat et de potentiellement de diriger le pays jusqu’en 2034.

    Les Etats-Unis et l’Union européenne ont toutefois émis des réserves sur cette victoire.

    « Nous sommes troublés par les irrégularités observées au cours du scrutin et nous réitérons nos inquiétudes de longue date sur l’intégrité du processus de totalisation des votes », avait indiqué samedi le département d’Etat américain.

    Ref. Rwanda: Kagame confirmé vainqueur avec près de 99% à la présidentielle

    Un pouvoir autoritaire sans partage, issu d’une longue guerre civile (les premières violences datent de la Toussaint 1959) a-t-il pour autant réconcilié les Rwandais depuis les jours dramatiques de 1994 ? Kagame, issu de la diaspora tutsie exilée dans l’Afrique anglophone,  n’est pas éternel.

    JPSC

  • Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

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    De Samuel Pruvot dans l’hebdomadaire « Famille chrétienne » 

    « Présent au premier anniversaire de l’assassinat du père Jacques Hamel à Saint-Étienne du Rouvray, le Président a remercié la communauté catholique pour sa foi et son apport à la France. Des paroles inédites qui l’engagent pour l’avenir.

    On croyait rêver un peu en entendant le Président à la tribune, ce matin, à Saint-Etienne du Rouvray. Non seulement Emmanuel Macron a remercié « l’Église de France, Monseigneur Lebrun, les catholiques de France, les Sœurs de Saint-Vincent de Paul (…) d’avoir trouvé dans leur foi et leur prière la force du pardon. » Mais son intervention faisait écho à celle de Mgr Lebrun qui, quelques minutes auparavant, avait insisté sur la nécessité d’éclairer les ténèbres de notre France postmoderne : « Notre société ne sait plus où elle va après la mort, et se croit libre de faire tout ce que chaque individu souhaite, y compris abréger sa vie ou l’empêcher de naitre. »

    « Celui qui a des oreilles, qu’il entende »

    Ce plaidoyer de Mgr Lebrun pour la vie – et cette condamnation explicite de toutes les formes d’atteinte à la vie humaine – n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le Président écoutait attentivement l’archevêque, assis au premier rang, sur une place noire de monde. Un peu plus tôt, lors d’une liturgie eucharistique d’une simplicité désarmante, à l’image du père Jacques Hamel, Mgr Lebrun avait commencé son homélie par ces mots tirés de l’Evangile selon saint Matthieu : « Celui qui a des oreilles, qu’il entende ».

    « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. »

    Emmanuel Macron

    Emmanuel Macron a entendu à sa façon. À l’extérieur de l’église après la messe, il a déclaré, lentement, en pesant chaque mot : « La République n’est pas le règne du relativisme. Au cœur de nos lois et de nos codes forgés par l’Histoire, il est une part qui ne se négocie pas, une part sur laquelle on ne porte pas la main, une part, j’ose le mot, sacrée. Cette part, c’est la vie d’autrui. » Certains y verront une tentative de récupération politique ; certains se souviendront de certaines déclarations de Nicolas Sarkozy. Mais d’autres y reconnaitront une (heureuse) ouverture à la dimension religieuse en ces circonstances graves.

    Les croyants, pas des citoyens de seconde zone

    Sur la stèle offerte par la mairie, on peut lire des extraits de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948. Cela a pu étonner pour un hommage à un martyr. « La stèle porte un défi, celui de l’universel où la lumière ne peut rejoindre quelques-uns au détriment des autres », explique Mgr Lebrun. Mais il faut lire le texte gravé sur le monument pour comprendre. Ce qui est en jeu ici n’est rien de moins que la liberté religieuse en France : « Le visage du père Hamel semble regarder vers l’article 18 de la déclaration universelle, poursuit l’archevêque : “Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de manifester sa religion seul ou en commun”. Ce regard est-il un hasard ? Je crois plus à la providence. »

    Pour Mgr Lebrun, il était essentiel de rappeler que les croyants n’étaient pas des citoyens de seconde zone. « La communauté catholique veut participer à la vie commune, par ses membres et en tant que communauté. Elle croit que sa mission est sur la Terre comme au Ciel. » Le Président a bien entendu cette requête, secrète et légitime, qui monte du cœur de tous les catholiques affectés par l’assassinat du père Hamel. « Le visage de Jacques Hamel est devenu le visage de ce qui en nous refuse cette culture de mort et ce terrorisme arrogant. Dans sa vie humble toute offerte aux autres les Français ont reconnu une part d’eux-mêmes. »

    « Je suis Jacques Hamel » aurait pu ajouter Emmanuel Macron. Tant il est vrai que son sang est celui de la France. Mais bien au-delà, a conclu l’archevêque, « le sang du père Hamel est de la même composition que le sang de Jésus ; il crie avec tous les martyrs. Il appelle à la fraternité, sans exclusion. »

    Ref. Emmanuel Macron : « Je veux remercier l’Église et les catholiques »

    JPSC

     

  • Signer une pétition pour la libération et l'octroi de l'asile de Provudan Marandy, un jeune chrétien du Bangladesh détenu à Vottem

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    Pour la libération et l'octroi de l'asile de Provudan Marandy

    Lettre adressée au C.G.R.A, à l’Office des étrangers, à différents ministères, aux institutions politiques et publiques, aux médias et à différentes associations.

    Nous voulons par cette lettre vous communiquer notre inquiétude pour le sort du jeune Bangladais Provudan Marandy, actuellement en centre fermé à Vottem.

    Nous sommes maintenus au courant du sort des chrétiens dans bien des pays par plusieurs associations et notamment l’ONG Portes Ouvertes qui publie chaque année l’index mondial de persécution des chrétiens dans le monde[1].

    La persécution a fortement augmenté dans 3 pays cette année, dont le Bangladesh. Classé en 43ème position des pays où les chrétiens sont les plus persécutés en 2015, il est passé à la 35ème position en 2016 et à la 26ème en 2017. La population chrétienne représente 1% de la population totale et 14 églises ont été ciblées en 2016.

    Le 6 novembre 2016, 2500 personnes de l’ethnie santale ont été délogées par la force, et leurs maisons brulées[2].

    L’association Human Rights Whithout Frontiers a fourni récemment au CGRA de nouveaux dossiers concernant les infractions aux droits de l’homme à l’encontre des minorités ethniques au Bangladesh.

    Le CGRA ne conteste pas que Provudan est chrétien et fait partie de la minorité ethnique des Santals. Mais alors que sa vie est en danger au Bangladesh le CGRA lui refuse le droit d’asile.

    En 2012, il a été battu par 7-8 personnes avec des bâtons et des armes blanches. Il conserve notamment une cicatrice proche de l’œil qui provient d’une blessure au couteau. Un certificat d’une clinique du Bangladesh atteste d’une hospitalisation de 16 jours. Il a ensuite voulu porter plainte à la police, qui a déchiré sa plainte[3] et prévenu ses agresseurs, qui sont ensuite revenus pour finir leur besogne. C’est ce qui a provoqué sa fuite.

    Lors de son arrivée, Provudan s’est battu pour bénéficier d’un interprète santali, mais le C.G.R.A. n’a pas su lui en trouver. C’est pourtant sa langue maternelle et celle de son ethnie. Ses propos ont finalement été traduits par un interprète bangali qui ne connaissait manifestement pas les problèmes des minorités ethniques et doutait de son récit.

    Un certificat médical belge parle d’un problème grave de traumatisme, tandis qu’une psychologue fait état de dépression sévère.

    Nous ne saurions rester insensibles à la souffrance d’un être humain. C’est pourquoi nous vous demandons de faire connaître ce dossier et de mettre tout en œuvre pour que les instances officielles puissent revoir ce dossier et que Provudan puisse obtenir son droit d’asile, tel que la convention de Genève le prévoit.

    Nous mettons tout en œuvre pour qu’un maximum de personnes (et notamment les responsables politiques, médiatiques et religieux) puissent consulter la partie du dossier en notre possession.

    Nous restons disponibles via l’adresse [ tendrelesmains@gmail.com ].

    [1] Voir l’index sur le site de l’ONG « Portes Ouvertes » à l’adresse ( https://www.portesouvertes.fr/persecution-des-chretiens/ )

    [2] https://wn.com/police_set_fire_to_santal_houses_in_gaibandha_al_jazeera_news

    [3] Ceci est loin d’être un fait unique dans ce pays.

    SIGNER 

    Lorsque vous aurez signé, il faut confirmer votre signature à l'aide du lien contenu dans le mail que vous aurez reçu sur votre boite mail. Merci

  • Le G20 inquiète le pape François

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    Pape-François-audience-générale-du-10-avril-2013-FB-news.va_ (1).jpgLu sur "yahoo actualités" : le pape François se dit inquiet des alliances qui pourraient être scellées aux dépens des pauvres et des migrants à l'occasion du sommet du G20.

    « Le pape François se dit inquiet des alliances qui pourraient être scellées aux dépens des pauvres et des migrants à l'occasion du sommet du G20, dans un entretien publié samedi par le quotidien italien La Repubblica.

    "Je crains qu'il y ait des alliances très dangereuses entre les puissances qui ont une vision déformée du monde : l'Amérique et la Russie, la Chine et la Corée du Nord, la Russie et Assad dans la guerre en Syrie", dit-il.

    Les plus grands dangers, poursuit le souverain pontife, sont ceux qui pèsent sur "les pauvres, les faibles, les exclus, dont les migrants font partie".

    "D'autre part, il y a des pays où la majorité des pauvres ne provient pas de flux migratoires, mais de catastrophes sociales. D'autres ont peu de pauvres, mais craignent l'invasion des migrants. Voilà pourquoi le G20 m'inquiète", ajoute-t-il.

    (Giulia Segreti, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

    Ref. le G20 inquiète le pape François

    Une vision politique énoncée en forme de slogan  par le pape, dans une nouvelle interview réalisée par Eugenio Scalfari et publiée dans le quotidien de gauche « La Repubblica ». Elle mériterait sans doute d’être étayée par quelques développements de la pensée  pontificale.

    JPSC

  • La Cour Européenne des Droits de l'Homme autorise l'arrêt des soins du petit Charlie Gard

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    Lu sur le site d'Alliance Vita :

    Grande-Bretagne : La CEDH autorise l’arrêt des soins du petit Charlie Gard 

    SoinsIntensifs

    La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) donne raison aux tribunaux britanniques, dans sa décision du 28 juin 2017, et autorise l’arrêt des soins de Charlie Gard, un enfant de 10 mois atteint d’une maladie mitochondriale.

    A sa naissance, le 4 août 2016, le petit Charlie est diagnostiqué MMDR (sous la forme RRM2B), une maladie génétique rare, et les espoirs d’amélioration de sa situation sont quasiment nuls. L’hôpital a demandé un jugement déclaratoire aux tribunaux britanniques pour savoir s’il était légal de retirer la respiration artificielle de l’enfant et de lui dispenser des soins palliatifs. Les parents, de leur côté, ont plaidé pour savoir « s’il serait dans l’intérêt supérieur de leur fils de lui administrer un traitement expérimental aux États-Unis ». Les tribunaux ont tranché en accordant à l’hôpital de pouvoir arrêter la respiration artificielle considérant que l’enfant souffrait de douleurs impossibles à soulager.  Selon les tribunaux,  ces soins expérimentaux ne lui procureraient aucun avantage.

    Les parents, Chris Gard et Connie Yates, ont saisi la CEDH sur le fondement des articles 2, 5, 6 et 8. Pour ces derniers, la décision de l’hôpital constitue une ingérence dans leur vie familiale, et également une violation du droit à la vie. La Cour a accordé, le 9 juin,  une mesure provisoire pour que l’enfant soit  maintenu en vie jusqu’à ce qu’une décision soit prise.

    Dans sa décision, la Cour a rappelé que les Etats disposent d’une certaine marge d’appréciation, et qu’ils ont compétence pour développer un cadre légal régissant « aussi bien l’accès aux soins expérimentaux que la cessation des soins de soutien aux fonctions vitales », si ce dernier est compatible avec la Convention. La Cour a également pris en compte les jugements des tribunaux internes, considérant la motivation « claire et détaillée permettant d’étayer de manière pertinente et suffisante leurs conclusions ».

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  • La charia est-elle compatible avec les droits de l'homme ?

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    Du site de l'European Centre for Law & Justice :

    La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe, particulièrement pour les femmes, et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre.

    En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et la CEDH.

    Trois pays au sein du Conseil de l’Europe ont ratifié à la fois la Convention européenne des droits de l’homme et la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam, qui est une déclaration des droits de l’homme compatible avec la charia. Il s’agit de l’Albanie, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Il faut ajouter que la Fédération de Russie et la Bosnie-Herzégovine n’ont pas signé la Déclaration du Caire mais sont membres observateurs de l’Organisation de la Conférence Islamique et également signataires de la CEDH.

    Cette Déclaration du Caire du 5 août 1990 stipule notamment que « l’islam est la religion naturelle de l’homme ». Elle ne contient pas de droit à la liberté de croyance, ne confirme pas l’égalité en droit de tous les hommes sans égard pour leur religion, et enfin l’article 25 stipule que « [l]a Loi islamique est la seule source de référence pour interpréter ou clarifier tout article de cette déclaration. »

    Certains principes énoncés dans la loi islamique contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort.

    La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de donner un élément de réponse à cette question de compatibilité en 2003 : Celle-ci « partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention »[1].

    Saisie par plusieurs de ses membres, l’APCE établira dans les prochains mois un rapport sur ces incompatibilités, déterminera sur quels territoires de pays membres du Conseil de l’Europe la charia est appliquée et quelles conséquences il faudra en tirer.

    Mme Meritxell Mateu (ALDE, Andorre) était rapporteur avant de quitter l’APCE et a rédigé une note préliminaire dans le cadre de cette procédure de rapport. Cette note définit la charia de la manière suivante :

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  • Les chrétiens pakistanais contraints à faire le Ramadan

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    Du site "Portes Ouvertes" :

    Pakistan : les chrétiens se voient imposer le ramadan

    Les autorités pakistanaises imposent le ramadan à toute la population. Pour les chrétiens, c’est un poids supplémentaire dans leur vie où la discrimination est quotidienne.

    Désormais au Pakistan, durant les heures du jeûne du ramadan (de 4h à 19h), quiconque mange, boit ou fume en public risque une peine de trois mois de prison. Les restaurants et les hôtels qui enfreignent la loi sont taxés d’une amende d’environ 250 € et les cinémas risquent une amende de 5 000 € s’ils sont ouverts dans la journée.

    Les chrétiens privés de repas

    Les chrétiens, déjà fortement discriminés, doivent en plus se plier à ces restrictions. « Un chauffeur de taxi chrétien m’a dit qu’il n’avait rien mangé de la journée, faute d’avoir pu trouver de la nourriture en ville. Chacun vit dans la crainte et doit vraiment veiller sur son comportement », dit un responsable d’église de Peshawar. Beaucoup s’inquiètent des conséquences physiques que cela peut entraîner : « Des gens vont mourir de déshydratation à cause de cette loi ridicule », disent-ils.

    Un amendement discriminatoire

    Shams Shamaun, défenseur des droits de l’homme dans le Sud du pays, fait part de son inquiétude face à cet amendement injuste pour les minorités religieuses. Certaines personnalités d’opposition s’élèvent « contre cette loi hypocrite et préjudiciable ».

    La loi sur le ramadan renforcée

    Avec ses mesures répressives, cet amendement décidé début mai vient durcir la loi sur le « respect du ramadan » introduite en 1981, qui interdit de vendre ou de consommer publiquement toute nourriture et boisson du lever au coucher du soleil durant cette période.

    Une autre loi, dite « anti-blasphème », a été décrétée en 1986. Ces législations très sévères placent toute la population, et notamment les chrétiens, sous un joug impitoyable. Portes Ouvertes aide les chrétiens pakistanais au moyen de projets comme l’alphabétisation afin qu’ils sachent se protéger et qu’ils soient mieux considérés dans la société.