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Médias

  • Opus Dei, Focolari, Légionnaires du Christ... : des sectes dans l'Eglise ? La réponse de l'Opus Dei

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    En 2017, lors de la parution du livre de Vincent Hanssens et consorts qui mettait en cause divers mouvements catholiques en incriminant leurs pratiques qualifiées de sectaires, le Bureau d'Information de l'Opus Dei en Belgique dirigé par l'abbé Stéphane Seminckx avait fait la mise au point qu'on lira ci-dessous et qui garde toute son actualité puisque Christian Laporte a cru opportun de faire à nouveau la promotion de ce livre sur le site de la Libre (le 13 janvier) :

    BUREAU D'INFORMATION DE LA PRELATURE DE L'OPUS DEI EN BELGIQUE

    Avenue de la Floride 112 - 1180 Bruxelles

    Tél : 02/374.24.30 – E-mail : info.be@opusdei.org

    Bruxelles, le 20 avril 2017. A propos du livre « Vincent Hanssens (sous la direction de), De l’emprise à la liberté. Dérives sectaires au sein de l’Eglise, Mols, Wavre 2017 »

    Notre bureau d’information a été sollicité par différentes personnes à propos du contenu de cet ouvrage. Sans prétendre se livrer à une analyse détaillée, il souhaite faire une mise au point sur certains aspects de ce livre, en se limitant au cas de l’Opus Dei.

    Cette publication traite du vécu douloureux de certaines personnes qui ont quitté trois institutions de l’Eglise, l’Opus Dei, les Focolari et les Légionnaires du Christ. Nous partageons avec les auteurs du livre le souci de montrer à ces personnes notre sollicitude et notre compréhension. Nous leur demandons également pardon si nos erreurs ou nos maladresses ont pu leur faire mal.

    Pour ce qui est du contenu du livre, ce qui frappe d’emblée le lecteur, c’est le fait que l’ouvrage se limite à reproduire des accusations, acceptées en bloc comme vérités d’Evangile, sans entendre la partie accusée et sans le moindre esprit critique.

    D’autres aspects de la méthodologie sont également surprenants : l’auteur envoie un questionnaire de 13 questions à une trentaine de personnes ; il reçoit 11 réponses (dont 4 concernant l’Opus Dei) et se félicite d’avoir suscité une « parole vraie et libre (…) sur une réalité et des faits inacceptables » (p. 52), parole qui l’amène à se demander « comment l’Eglise catholique (…) peut tolérer, si pas encourager, de tels mouvements sans exercer le moindre contrôle à ce sujet » (p. 53).

    A notre sens, ce n’est pas du rôle de l’Eglise qu’il faut s’inquiéter, mais des procédés du directeur de la publication : comment un professeur d’université peut-il utiliser une méthodologie aussi curieuse ? Peut-on prétendre connaître la réalité d’une âme — et surtout d’une âme blessée — en lui envoyant quelques questions par la poste ? Lorsqu’on recueille des données d’une enquête, une étape obligée ne consiste-t-elle pas à en faire une analyse critique ? Quatre questionnaires (et sept autres concernant d’autres institutions), est-ce un matériel suffisant pour produire une « étude » de 320 pages et émettre des jugements à l’emporte-pièce ?

    Il y a pour l’instant environ 93.000 fidèles dans l’Opus Dei à travers le monde. La plupart vivent leur vocation avec leur conjoint et leurs enfants, au sein de leur famille. D’autres la vivent dans le célibat. Ce sont des gens normaux, épanouis, ouverts et accessibles à tous. Pourquoi n’avoir pas interrogé également ces personnes ? Ne sont-elles pas crédibles ? M. Hanssens se plaint de n’avoir reçu que 4 réponses alors qu’il avait à sa disposition 93.000 personnes qui témoignent tous les jours de leur vécu.

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  • Médias du Vatican : éclairage sur un séisme

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    Le vaticaniste réputé Sandro Magister analyse les évènements qui se sont produits ces derniers jours au sein des organes de communication du Vatican (traduction de Diakonos.be) :

    Séisme dans les médias du Vatican. La campagne d’hiver des partisans du pape

    Ce que Mgr Dario Viganò n’a jamais pu réussir à faire pendant tout le temps où il a été à la tête du dicastère pour la communication de 2015 et 2018, son méticuleux successeur Paolo Ruffini vient d’y parvenir en quelques jours à peine.

    Les deux places-fortes que sont « L’Osservatore Romano » et la salle de presse du Saint-Siège qui semblaient imprenables puisqu’elles étaient sous le contrôle de la Secrétairerie d’État, viennent de tomber l’une après l’autre sous le contrôle du dicastère qui est plus que jamais entre les mains des partisans les plus fidèles du pape François.

    Le premier acte de cette fulgurante compagne d’hiver s’est joué le 18 décembre avec le remplacement brutal de Giovanni Maria Vian par Andrea Monda au poste de directeur de « L’Osservatore Romano » et par la nomination d’Andrea Tornielli au poste de directeur de la direction éditoriale du dicastère pour la communication.

    Le deuxième acte s’est déroulé le 31 décembre, avec la démission inopinée de l’américain Greg Burke et de l’espagnole Paloma García Ovejero qui étaient depuis 2016 respectivement directeur et vice-directrice de la salle de presse du Vatican et avec la nomination d’Alessandro Gisotti, jusque-là coordinateur des médias sociaux du dicastère pour la communication, au poste de directeur « ad interim » de la salle de presse.

    Mais procédons dans l’ordre.

    1. L’Osservatore Romano

    En onze ans de direction, Giovanni Maria Vian, spécialiste en littérature chrétienne antique, a donné au quotidien officiel du Saint-Siège un profil original.

    Les trois premières pages sur les huit que le journal compte au total fournit un panorama régulier et objectif des événements internationaux comme aucun autre quotidien ne le fait aujourd’hui, avec des informations y compris sur les pays les plus ignorés par les médias traditionnels, tandis que la quatrième et la cinquième page sont consacrées à la culture, avec une attention particulière à l’histoire de l’Église et aux arts chrétiens, avec des rédacteurs prestigieux allant des historiens Gianpaolo Romanato et Roberto Pertici à un spécialiste des antiquités chrétiennes tel que Fabrizio Bisconti.

    Outre les documents et les analyses concernant l’Église catholique dans les cinq continents, les trois dernières pages et une partie de la première étaient en revanche consacrées aux déclarations, aux faits et gestes et aux voyages du Pape, qui sont relatés et retranscrits dans leur intégralité et mis en évidence de façon circonstanciée en fonction de leur importance. Le tout avec sobriété, sens emphase, agrémentés de quelques rares commentaires mesurés signés en première page par le directeur.

    La mise en page du journal, y compris le choix soigné des photos et des illustrations, nette et élégante, était l’œuvre non seulement du directeur graphique et rédacteur en chef Pietro Di Giacomantonio mais également de Vian lui-même.

    Sous Benoît XVI, un tel journal correspondait parfaitement au style de son pontificat. Mais ce n’était plus le cas avec le Pape François.

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  • Quand se joue une véritable guerre de succession dans les médias du Vatican

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    téléchargement.jpgUn article de Giuseppe Nardi en traduction française sur le site "Benoît et moi" :

    GUERRE DE SUCCESSION DANS LES MÉDIAS DU VATICAN

    eponymousflower.blogspot.com

    Le surprenant changement à la tête de l'Osservatore Romano se confirme comme le premier "acte officiel" du vaticaniste de la maison papale, Andrea Tornielli dans son nouveau poste au Dicastère des Communications. Mais le Cardinal Secrétaire d'Etat n'aurait pas été mis au courant et en serait "très irrité".

    LES GAGNANTS

    Selon le quotidien La Verità, l'ancien rédacteur en chef du quotidien du Pape, Giovanni Maria Vian, a été licencié par l'intervention conjointe du P. Antonio Spadaro SJ, rédacteur en chef de la revue jésuite romaine La Civiltà Cattolica, et Andrea Tornielli, le vaticaniste 'maison' du Pape François. Tous deux font partie du cercle le plus proche de l'entourage du Pape.

    Tornielli avait été appelé au Saint-Siège par François le 18 décembre. Depuis lors, il dirige l'ensemble des médias du Vatican en tant qu'éditeur doté de pouvoirs centraux d'alignement et de coordination.

    D'une part, la nomination de Tornielli représente une étape cruciale dans la réforme des médias du pape François. Le journaliste italien avait un accès privilégié à François. Désormais, il exerce directement sa fonction d'alignement et de contrôle. Les médias du Vatican sont ainsi à la disposition de François directement, et en étroite collaboration avec Sainte Marthe.

    Toutefois, l'intervention déclenchée au sein de la cour papale suscite aussi "quelques grincements de dents". La Secrétairerie d'Etat et le Secrétaire d'Etat lui-même n'ont manifestement pas été informés du licenciement. Le cardinal Pietro Parolin en a été "très irrité".

    La nomination de Tornielli est considérée par les médias comme un "réglement de compte" au sein du cercle intime très proche mais hétérogène du pape François. Les vainqueurs de la lutte pour le pouvoir sont Tornielli et Spadaro. Le jésuite est considéré comme le conseiller le plus influent du Pape dans ce domaine. En 2017, un accord a été signé avec l'Ordre des Jésuites pour sécuriser son influence sur les médias du Vatican.

    LES PERDANTS

    Le perdant est avant tout Giovanni Maria Vian. Il a depuis été remplacé par Andrea Monda. Monda est proche de Spadaro. Il est le président, Spadaro le fondateur du projet culturel romain au titre énigmatique de Bomba carta (bombe de papier).

    Mais parmi les perdants, il y a aussi la Secrétairerie d'État du Vatican, qui a été dépassé par les événements. La veille de l'éviction de Vian, le Cardinal Secrétaire Parolin n'en savait "absolument rien". Le pape François ne l'avait ni impliqué dans le processus de décision, ni informé à l'avance, bien que la Secrétairerie d'État ait eu par le passé une influence non négligeable sur le journal du Vatican et sur le Bureau de presse du Vatican.

    Selon des sources vaticanes, le travail de Vian en tant que directeur de l'OR sous François n'avait jamais été contesté. L'historien et philologue était déjà en fonction sous le pape Benoît XVI. Sous François, il a même ouvert les pages de l'OR à des voix et des positions hétérodoxes, féministes et hérétiques.

    Le quotidien La Verità voit à l'œuvre des "méthodes peu orthodoxes" qui s'inscrivent dans une "lutte de pouvoir interne entre plusieurs coqs dans un même poulailler".

    Pour autant que l'on puisse reconstruire les faits, le Pape François voulait certainement remplacer Vian, afin de renforcer l'Osservatore Romano, vieux de plus de 170 ans, en tant que média interne chargé du soutien direct de la ligne papale. Toutefois, l'impulsion décisive est venue de Spadaro et de Tornielli.

    S'il n'avait tenu qu'à François, c'est Spadaro qui aurait dû prendre le poste de directeur [de l'OR], mais cela a été refusé. Toutefois sur sa recommandation, c'est un proche de lui, Andrea Monda, qui a été choisi.

    LA LUTTE DE POUVOIR INTERNE POUR L'INFLUENCE ET LA PROXIMITÉ AVEC LE PAPE

    Plus de quatre ans après le début de la réforme des médias en 2014, l'opération semble terminée. Le pape François n'a pas non plus été découragé par des revers inattendus et indésirables, comme le renversement tragicomique de son premier responsable des communications, Dario Edoardo Viganò. Au début de l'année, il avait manipulé une lettre du Pape Benoît XVI pour offrir au Pape François un cadeau particulièrement flatteur pour les 5 ans de son pontificat. D'où la chute de Viganò - à ne pas confondre avec l'ancien nonce aux États-Unis. Le pape François l'a immédiatement repris et créé pour lui une nouvelle charge ad personam dans le même dicastère de communication.

    Il n'y a pas seulement une lutte acharnée dans l'Église catholique entre les milieux fidèles et ceux modernistes, mais aussi une lutte massive au sein de l'entourage très hétérogène du pape François. Tornielli et Spadaro semblent avoir pris le contrôle de l'ensemble des médias du Vatican. La méthode utilisée pour pousser le dernier rival hors du terrain n'est pas approuvée par tous les hommes de confiance du pape. Du moins pas par ceux dont l'influence a été réduite. Le Cardinal Secrétaire d'Etat Parolin appartient aux médias. Le nouveau pouvoir que Tornielli a entre ses mains a également affaibli la position du service de presse du Vatican et du porte-parole du Vatican, Greg Burke.

    Tornielli n'était jusqu'à présent qu'un porte-parole informel du pape. Aujourd'hui, il assume officiellement cette fonction. Ce ne sera pas sans conséquences dans l'activisme de Tornielli. Francis a pris Paolo Ruffini comme successeur de Viganò après avoir dû accepter la démission de Viganò avec plus de réticence que de volonté. Ruffini, cependant, est davantage un bouche-trou. L'influence réelle ne lui est pas attribuée. Reste à voir le rôle que Dario Edoardo Viganò jouera à l'avenir dans les médias. Au moins, il ne pourra pas tenir tête à Tornielli.

  • Des démissions surprenantes à la Salle de Presse du Vatican

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    De Julien Tranié sur le site du journal La Croix :

    Démission de Greg Burke, porte-parole du Vatican

    Le Vatican a annoncé lundi 31 décembre, sans explication, la démission de l’Américain Greg Burke, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, et de son adjointe, l’Espagnole Paloma Garcia Ovejero, ainsi que la nomination d’un porte-parole par intérim.

    Dans un communiqué lapidaire, le Vatican a annoncé lundi 31 décembre, sans explication, la démission surprise de son porte-parole, l’Américain Greg Burke et de son adjointe, l’Espagnole Paloma Garcia Ovejero, et la nomination d’un porte-parole par intérim.

    Le pape « a accepté la démission du directeur et du vice-directeur de la salle de presse du Vatican, Greg Burke et Paloma García Ovejero, et a nommé directeur par intérim Alessandro Gisotti, jusqu’ici coordinateur des médias sociaux pour le dicastère (ministère) de la Communication », précise le communiqué du Saint-Siège.

    Greg Burke, 59 ans, était en poste comme directeur de la salle de presse du Saint-Siège depuis août 2016, date à laquelle le père Federico Lombardi, jésuite, avait pris sa retraite. C’est à cette même date que Paloma García Ovejero, directrice adjointe, avait pris ses fonctions.

    En première ligne dans la communication autour des affaires d’abus sexuels

    Vaticaniste américain confirmé, Greg Burke avait été recruté par la Secrétairerie d’État du Vatican en 2012 pour l’aider à construire sa stratégie de communication après de nombreuses « crises » dans la communication vaticane à partir de 2008.

    L’homme était notamment en première ligne en cette fin d’année 2018 dans la communication autour des affaires d’abus sexuels qui secouent l’Église universelle et dans la défense du Saint-Siège après l’affaire Vigano, du nom de Mgr Carlo Maria Vigano, ancien nonce aux États-Unis, qui a accusé le pape François, en août dernier, d’avoir couvert le cardinal américain Theodore McCarrick.

  • Un homme nommé Jésus

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    …selon l’une des émissions populaires  réalisées par  « Secrets d’histoire ». Pour un regard vraiment digne de Foi procurez -vous vite  l’ouvrage magistral de Joseph Ratzinger- Benoît XVI : « Jésus de Nazareth. La figure et le message », qui constitue le cœur des « opera omnia » de cet immense théologien  de notre temps. (Parole et silence, 2014).

    JPSC

  • "Solidarité - Fin de Vie" : un espace d'écoute et d'accompagnement

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    Espace d’écoute et d’accompagnement

    Solidarité fin de vie

    La plateforme Solidarité Fin de Vie offre un service d'écoute pour toute personne confrontée à des difficultés liées à la fin de vie. Que vous soyez...

    • vous-même malade et ressentez le besoin de parler
    • proche d'une personne souffrante et souhaitez confier vos inquiétudes
    • un professionnel de santé et faites face à la complexité des situations de fin de vie

    ... nos écoutantes Solidarité Fin de Vie sont là pour vous !

    Objectifs de notre plateforme

    Ecoute anonyme par e-mail

    Solidarité Fin de Vie offre un service d’écoute anonyme et gratuit. Ecrivez à l'une de nos écoutantes via le formulaire de contact et soyez assuré du respect de la confidentialité.

    Ressources et informations en ligne

    Solidarité Fin de Vie met à votre disposition de nombreux articles et témoignages répondant aux thématiques fréquentes de la fin de vie. Vous trouverez également d'autres rubriques susceptibles de vous éclairer sur les questions liées à la fin de vie.

    aller sur le site

  • Découvrir et partager la lumière de Noël

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    LalumieredeNoel.com est en ligne depuis dimanche et sera alimenté tout au long l’Avent ! Y seront « postés » une douzaine d’e-missionnaires formés et prêts à répondre aux questions des internautes pour leur témoigner de la lumière du Christ.

    Découvrir le site

    Tout le monde peut participer !

    Les catholiques sont tous invités à participer, soit en contribuant par des contenus, soit en partageant les publications dans les réseaux sociaux, soit par leur prière ou par un don. L’association donne un lien pour s’inscrire. De plus, il est proposé un concours de crèches et bientôt, des quiz !

    Des cartes de visites missionnaires

    Il est également proposé aux paroisses ou mouvements qui organisent des missions de Noël dans la rue de télécharger des cartes de visites à imprimer ou d’en commander à prix coûtant. Ces cartes renvoient vers Lalumieredenoel.com, avec, nouveauté dans l’Eglise, une proposition de discussion en direct avec des chrétiens, par le live chat’ du site (en savoir plus sur cette proposition).

  • Quand les journalistes se muent en inquisiteurs et les médias en instruments du totalitarisme

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Médias: la nouvelle Inquisition ?

    Docteur de la Sorbonne en langue et littérature françaises, Ingrid Riocreux étudie dans son nouvel ouvrage le désamour généralisé envers les médias.

    Enclins à orienter l’information au gré des vents qui leur conviennent, les médias colportent et imposent une vision du monde qui leur est propre, souligne Ingrid Riocreux. 

    À l’heure des infox et des médias alternatifs, des polémiques à deux sous et des « buzz » pilotés, « médiatiquement nous sommes entrés dans l’ère du soupçon », indique Ingrid Riocreux. Après un premier ouvrage consacré au langage propre aux médias, l’agrégée de lettres modernes et docteur de la Sorbonne en langue et littérature françaises analyse dans son nouvel opus comment les médias et journalistes qui colportent la suspicion sont devenus indignes de confiance. 

    Mêlant témoignages et décryptages, l’ouvrage dévoile une parole dominante qui cherche à s’imposer dans le discours médiatique au détriment de la recherche de la vérité et du pluralisme.

    — Pourquoi, après un premier livre qui étudiait le langage des médias, consacrer à nouveau un ouvrage à ceux que vous appelez, citant Maupassant, les « marchands de nouvelles » ?

    — Le point de départ de la Langue des médias était la démonstration de l’existence d’un sociolecte journalistique : une manière de parler propre aux journalistes. Je m’attachais à la diction, au repérage de formules récurrentes, pas toujours marquées idéologiquement, que ce soient les anglicismes ou les métaphores clichés.

    Je voulais surtout insister sur le glissement qui conduit de l’absence de réflexion sur le langage à l’imprégnation idéologique. Dans ce second volume, c’est cette imprégnation idéologique qui est au cœur de mon analyse, de deux manières, puisque je montre que le discours médiatique est porté par une vision du monde qui préexiste à l’observation du réel et la modèle, et parallèlement, que cette manière de dire le monde oriente totalement notre compréhension des choses, en profondeur.

    Méthodologiquement, Les Marchands de nouvelles diffère beaucoup de La Langue des médias sur trois points : j’y ai mis beaucoup de moi, alors même que je m’étais effacée le plus possible de mon premier livre.

    J’ai voulu montrer l’impact de l’idéologie portée par les médias sur la vie, sur le quotidien, au travers d’anecdotes personnelles. J’ai suivi en cela l’exemple de Klemperer, précisément parce que, entre-temps, j’ai lu LTI [la langue du IIIe Reich de Victor Klemperer] et d’autres ouvrages que je cite abondamment. C’est la deuxième différence avec mon autre livre : le second est beaucoup plus nourri que le premier parce que, grâce aux conseils de lecteurs qui m’ont écrit, j’ai découvert Sternberger, Klemperer, Armand Robin, etc. Et le travail fascinant de Michel Legris (Le Monde tel qu’il est, Pion, 1976). Enfin, je reviens, dans ce nouveau livre, sur la réception du précédent : comment la Langue des médias a été accueilli et ce que cela dit de notre temps. J’ai traqué le off des journalistes, leurs confidences hors plateau, notamment sur la dégradation de leurs conditions de travail, directement en lien avec la pression idéologique qu’ils subissent et dont beaucoup se plaignent.

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  • Grâce à Hozanna, rester connecté à l'essentiel

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    De Matthieu Jeannet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Avec Hozana, rester connecté à l’essentiel

    Avec Hozana, rester connecté à l’essentiel

    Hozana.org est un réseau social de prière qui permet de créer et rejoindre des communautés de prière et qui réunit aujourd’hui plus de 180 000 personnes à travers le monde. Hozana propose cette année une neuvaine qui s'achèvera le 8 décembre, pour nous préparer spirituellement à la fête de l'Immaculée Conception.

    L’histoire du réseau de prière Hozanacommence en 2014, avec la conviction de son fondateur Thomas Delenda que la prière peut changer le monde et qu’internet représente une opportunité sans précédent pour toucher des millions de personnes. Et puisqu’il existe des plateformes qui permettent de présenter des projets pour obtenir des financements, pourquoi ne pas créer une plateforme où chacun pourrait présenter ses intentions, pour recevoir des prières ? C’est cela, Hozana : une plateforme en ligne où les chrétiens du monde entier peuvent prier les uns pour les autres et prier ensemble autour de propositions spirituelles multiples, riches et variées.

    Afin que chaque chrétien puisse trouver le contenu de prière qui lui correspond pour entretenir une relation fidèle à Dieu, de nombreuses communautés religieuses, associations, paroisses, et bénévoles, partagent sur ce réseau social des contenus de prière toujours plus variés, au travers de communautés de prière. Une communauté de prière est une proposition spirituelle spécifique, temporaire ou permanente, privée ou publique, à laquelle sont inscrits un certain nombre de priants. Sur Hozana, chaque personne peut s’inscrire aux communautés de prière de son choix, et recevoir les publications faites par ces communautés : soit par courriel, soit sur son « coin prière » sur Hozana, accessible sur ordinateur et smartphone. Chaque personne peut aussi prier pour les intentions de ses frères chrétiens, déposer une intention personnelle… Bref, chaque personne est soutenue dans sa vie spirituelle et se sait faire partie d’une communauté !

    Exemple parmi d’autres de l’une de ces communautés de prière, l’association « Le chapelet des enfants » propose cette année une neuvaine à l’occasion de la fête de l’Immaculée Conception, pour nous aider à nous préparer spirituellement à cette grande fête mariale.

    Hozana réunit aujourd’hui plus de 180 000 personnes du monde entier, qui forment de vastes communautés de priants autour de contenus spirituels spécifiques. Chaque communauté religieuse, groupe de prière, association, ou bénévole peut, à travers sa « communauté de prière », proposer un contenu spirituel riche (retraite en ligne, neuvaine, méditation quotidienne…) et réunir ainsi de nombreux priants.

    Le réseau social Hozana est donc animé par des acteurs multiples, afin qu’un maximum de charismes chrétiens soit représenté et que chaque priant puisse trouver la manière de prier qui lui corresponde le mieux. Presque 8 000 communautés de prière ont été créées à ce jour et les fruits sont nombreux, avec beaucoup de témoignages de conversion ou de retour à la vie spirituelle. « Hozana m’a littéralement transformée ! », écrit une priante. « Je vous félicite et vous remercie pour le projet Hozana que je trouve extraordinaire et dont je ne peux plus me passer. Je mesure la pauvreté de ma foi et de sa mise en pratique concrète au quotidien… Mais Hozana m’aide à me ressourcer et persévérer », témoigne une autre.

    Des hommes et des femmes de tous les âges et de tous les coins du monde prient avec le soutien des communautés d’Hozana et beaucoup témoignent qu’il ne s’agit pas seulement d’une plateforme mais d’un véritable appui spirituel au quotidien. Pour certains, Hozana est aussi une réponse à l’isolement et à la solitude, que ce soit celle d’une personne âgée qui ne peut plus se rendre à l’église ou celle d’adolescents raillés pour leur foi à l’école et qui trouvent un véritable ressourcement dans ces communautés de prière.

  • La chasse aux prêtres

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    De François Foucart sur le site de l'Homme Nouveau :

    La chasse aux prêtres

    La chasse aux prêtres

    C’est Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France, le plus jeune évêque de France, qui disait récemment : « Nous sommes collectivement massacrés, si je puis dire, par le suicide de deux jeunes prêtres. » Il s’agit du Père Jean-Baptiste Sèbe, 38 ans, à Rouen, le 18 septembre, et du Père Pierre-Yves Fumery, 38 ans également, à Gien, le 19 octobre. Tous deux avaient été soupçonnés de faits « préoccupants ». Enquête faite, il n’en reste pratiquement rien. Un peu d’imprudence.

    À dire vrai, je m’étais bien promis de ne plus évoquer ce dossier permanent de la chasse aux prêtres parce que le lynchage collectif à partir de quelques cas est monstrueux. Et surtout parce que pour des prêtres seuls, fatigués déjà et pour certains fragiles, le simple soupçon de conduite déviante n’est pas supportable. La preuve.

    Alors, il faut seulement (si ce pouvait être pour la dernière fois !) redire : oui, il y a eu, depuis longtemps, un certain nombre de cas avérés de pédophilie, notamment dans des internats ; oui, on dispose d’un grand nombre de données psychologiques qui peuvent expliquer – sans les excuser – ces comportements déviants chez des clercs ; oui, ce sont des conduites, scandaleuses, inadmissibles, et l’Église a trop longtemps fermé les yeux en éloignant les coupables.

    Mais il faut aussi dire que la réponse de l’épiscopat, en général, a été celle de la peur accompagnée du réflexe du pire, la délation : au moindre soupçon, même s’il ne s’agit que d’un petit geste affectueux, vous les anciennes victimes (même si vous avez 40 ou 45 ans et que vous vous portez très bien), vous les parents qui sous prétexte de défense accusez souvent sans rien savoir, vous les associations dont le fonds de commerce est souvent bien suspect, vous les médias qui ne connaissez pas du tout la Maison-Église, eh bien ! vous avez bonne mine aujourd’hui en souvenir de Jean-Baptiste et de Pierre-Yves.

    Il faut aussi dénoncer certains moyens dérisoires de l’épiscopat comme cette avalanche de comités : Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes ! (CRIP), Vicariat Enfance Adolescence, ou encore CPLP (Cellule Permanente de Lutte contre la Pédophilie), toujours confiés (pour se dédouaner) à des femmes psy ou assimilées dont l’une porte le titre ridicule de « théologienne titulaire d’un doctorat en abus sexuels » !

    Outre, bien sûr, écarter les cas avérés, plutôt que de faire repentance et de « cafter » sans cesse, il faut aimer et soutenir tous nos jeunes prêtres qui deviennent, le plus souvent, les vraies victimes.

  • Novembre 1918, la religion des tranchées

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    guerre 14 slider_boniface.jpgVu et entendu sur KTO: à l’occasion du Centenaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale, Régis Burnet et ses invités vous proposent un éclairage historique sur les chrétiens en 1918. En quoi leur participation à la guerre a-t-elle modifié le lien entre l’Eglise et la République, blessé par la loi de 1905 ? Comment les diocèses en guerre ont-ils vécu ? La Foi prise au Mot vous propose l’éclairage croisé de Bruno Bethouart, professeur des universités en histoire contemporaine, et de Frédéric Gugelot, historien, spécialiste d'histoire culturelle et religieuse, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Reims.

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