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Médias

  • Internet : la Communauté Saint-Jean fait peau neuve

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    Les Frères de Saint-Jean annoncent la sortie de leurs nouveaux sites internet : un site institutionnel francophone et un site France.

    JPSC

  • Quand "Secrets d'histoire" s'en prend à l'historicité des Evangiles

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    De Marie-Christine Ceruti-Cendrier sur réinformation.tv :

    L’historicité des Evangiles une nouvelle fois attaquée sur France 2 dans « Secrets d’histoire » : la réponse de Marie-Christine Ceruti-Cendrier

    Le 5 mai dernier, sous la conduite de Stéphane Bern, « Secrets d’histoire » sur France 2 proposait une suite à sa première émission, il y a cinq ans, sur Jésus-Christ, avec en toile fond une nouvelle attaque contre l’historicité des Evangiles. Marie-Christine Ceruti-Cendrier, auteur du livre Les Evangiles sont des reportages, propose une réponse succincte qui démolit les assertions des soi-disant savants.– RITV

    Le glas de l’historicité des Evangiles a encore sonné samedi 5 mai sur France 2 à l’heure de haute écoute. Les carillonneurs n’ont pas osé dire tout net qu’il s’agissait de pieuses légendes, mais le travail de démolition n’en a été que plus efficace. Nous allons donc répondre à ces messieurs.

    Les « Secrets d’histoire » de France 2 ont besoin d’une rédaction tardive des Evangiles

    Tout d’abord – puisque c’est le cheval de Troie de nos inquisiteurs – est-il vrai que les Evangiles aient été écrits longtemps après les événements ? Il faut savoir qu’en 70 après Jésus-Christ, soit quarante ans tout au plus après sa mort et sa Résurrection quand les témoins oculaires étaient toujours vivants, les Romains ont détruit Jérusalem et son Temple, tué la plus grande partie de ses habitants et déporté les survivants dans tout l’empire romain, comme il avait été prédit par Jésus. Par conséquent nos démolisseurs des Evangiles ont absolument besoin que ceux-ci aient été écrits après ces événements, au moment où il n’y avait plus de témoins et qu’avec le temps les légendes aient pu tranquillement se former. En outre, si c’était le cas, la prophétie de Jésus n’en était plus une.

    Soit dit en passant, il est curieux que le « faussaire » qui l’aurait inventée, ou ses disciples auteurs des Evangiles, n’aient pas tiré du tout parti du mensonge en soulignant qu’en effet cette prophétie s’était accomplie…

    L’historicité du Jésus des Evangiles : Marie-Christine Ceruti-Cendrier rappelle leur rédaction précoce

    Or si les Evangiles avaient été écrits après cette catastrophe ils l’auraient été ailleurs qu’en terre sainte et surtout pas dans une langue sémitique, puisque les juifs étaient dispersés et humiliés, ou morts.

    Trois grands savants hébraïsants se sont récemment battus, chacun de son côté, contre cette thèse de l’écriture tardive des Evangiles, affirmant qu’ils ont été écrits en hébreu ou en araméen, les deux langues très voisines que parlaient les Juifs contemporains de Jésus. Il s’agit de l’abbé Jean Carmignac, un éminent hébraïsant spécialiste du déchiffrement des documents hébreux découverts à Qumrân, de Claude Tresmontant, hébraïsant lui aussi, qui enseignait à la Sorbonne, et de Francis Marion, spécialiste des langues sémitiques et anciennes qui fut décrypteur de messages secrets pendant la guerre de 40.

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  • Le bon coup de com de l'abbaye de Grimbergen

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    Lu ICI :

    Les moines de Grimbergen souhaitent reprendre le brassage

    Les bières Grimbergen sont bien connues mais ne sont pas du tout brassées par des moines ou pour une abbaye. En effet, les indications « bières d’abbaye » n’ont aucune valeur d’authenticité ou de légalité envers une communauté religieuse. Seule l’appellation « authentic trappist product » fixe des règles liant le brassage de la bière à un monastère reconnu. Grimbergen est donc bien une marque industrielle.

    Les Pères de l’Abbaye de Grimbergen souhaitent changer cet état de fait en reprenant le brassage. L’objectif: reprendre les vieilles recettes et la tradition brassicole de l’abbaye. Mais retrouver ces recettes n’est pas forcément facile, ni utile… L’abbaye (et ses archives brassicoles) fut démolie lors des guerres de la Révolution Française, en 1797. La reconstruction de l’abbaye (d’où le symbole du phénix) n’a pas intégré de nouvelle brasserie et le décryptage des archives restantes n’ont pour le moment pas révélé de recettes originales. Et même si elles étaient retrouvées, la plupart des recettes d’antan sont simplement imbuvables de nos jours. La pasteurisation, la maîtrise des fermentations ou des ingrédients ont transformé le paysage brassicole depuis des décennies.

    En dehors de l’intérêt historique, l’abbaye de Grimbergen signe surtout un bon coup de communication.

  • Pourquoi cette obsession médiatique pour l’euthanasie ?

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    Bertrand Vergely est interrogé sur atlantico.fr :

    Un Australien de 104 ans vient mourir en Suisse et fait les Unes partout : mais pourquoi cette obsession médiatique pour l’euthanasie ?

    Scientifique australien âgé de 104 ans, David Goodall est venu jusqu'en Suisse pour bénéficier d'un suicide assisté. Une affaire qui montre une fois de plus l’intérêt de notre société moderne pour euthanasie... alors que les sociétés pré-modernes, vivre longtemps était une grâce.

    Atlantico : David Goodall, âgé de 104 ans, a fait le choix de se rendre en Suisse afin de mettre fin à ses jours légalement, ce qui, dans son pays, l’Australie, n’est pas autorisé. Alors que notre société  se passionne pour la question de l’euthanasie, elle ne s’intéresse nullement à la condition des personnes âgées dans les EHPAD. Comment expliquer cette attitude ?

    Bertrand Vergely : Un homme de 104 ans décide d’aller en Suisse se faire euthanasier. Pour une partie de nos contemporains, celui-ci est un héros. La vieillesse étant considérée comme une horreur, cet homme qui met fin à ses jours afin de mettre fin à la vieillesse dit la vérité de l’existence en attendant qu’un jour la science mette fin à la vieillesse avant de mettre fin à la mort. Dans les sociétés pré-modernes, vivre longtemps était une grâce. Et l’on honorait ceux et celles qui vivaient longtemps. La vieillesse était non pas signe de caducité mais de force  Avec la modernité tout change.

    Si l’on entend vivre on entend bien vivre en ayant pour cela les moyens de vivre. Aussi fat-on de la jeunesse et, derrière elle des moyens de vivre,  le critère de la vie.  Matérialiste, pragmatique, utilitariste, consumériste, notre vision du monde consiste à penser qu’une vie vaut la peine d’être vécue si elle a les moyens de sa propre vie. La vie donne du plaisir parce qu’elle a les moyens d’être vécue ? C’est une vie digne. Caractéristique de la modernité : le plaisir est plus important que la vie. C’est lui qui est sacré. Lui qui donne de la dignité à la vie. Dans Les fondements de la métaphysique des mœurs Kabnt explique qu’on est moral quand on vit non pas parce que la vie donne du plair mais malgré le fait qu’elle n’en proucre aucun. Vivre parce qu’il le faut, vivre parce que la vie est une chose sérieuse, fondamentale, sacrée, passe avant le plaisir de la vie. En ce qui nous concerne, aujourd’hui, c’est l’inverse qui a lieu. Le plaisir de la vie passe avant le sérieux de la vie, le sacré de la vie, le fondamental de la vie. Le plaisir qui est sans morale passe pour plus moral que la morale qui est sans plaisir. Notre monde est devenu un monde d’usagers de la vie, de consommateurs de la vie  qui entendent être satisfaits ou remboursés. L’euthanasie est à comprendre dans cette logique consumériste. La vie ne donne plus de plaisir ? Se faire euthanasier est une façon de se faire rembourser en tant que consommateur non satisfait.

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  • Referendum sur l'avortement en Irlande : les réseaux sociaux censurés

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    Du Salon Beige :

    Référendum sur l'avortement en Irlande : les réseaux censurés

    A lendemain d’une annonce de FacebookGoogle a annoncé bloquer les publicités au sujet du référendum irlandais sur l’avortement sur son moteur de recherche et sur YouTube. Alors que les médias font campagne pour le oui, les réseaux sociaux se trouvent ainsi censurés sur le sujet...

    Ce référendum aura lieu le 25 mai. Dans Famille chrétienne, Katie Murray qui fait partie de Pro Life Campaign, déclare :

    P3-1-1024x686"Je suis enceinte depuis très exactement douze semaines. Je comprends donc très concrètement ce que signifie l’avortement libre jusqu’à douze semaines, tel qu’il sera autorisé si le « oui » l’emporte. À l’origine, je n’étais pas du tout intéressée par la défense de la vie. J’ai commencé à me pencher dessus il y a cinq ans, lorsque certaines dérogations ont été introduites. Peu à peu, ce sujet m’a intéressée. Le mouvement prolife est en plein essor depuis cinq ans dans le pays.

    Que faites-vous, concrètement ?

    Avec l’organisation dont je suis membre, je fais du porte-à-porte. Un nombre phénoménal de gens est mobilisé chaque jour dans tout le pays, beaucoup d’étudiants, de jeunes professionnels. Notre organisation réunit des chrétiens de toutes dénominations ou des agnostiques. Notre slogan ? « Love them both », aimez-les tous les deux, la mère et l’enfant qu’elle attend. [...]

    Quelle est l’atmosphère de cette « campagne » ?

    Nous étions prêts, car nous nous préparions depuis des années. Mais le gouvernement est généralement contre nous, de même que les médias, qui promeuvent systématiquement le camp adverse. [...]"

  • Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous"

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    Mgr Michel Aupetit : "J'assume d'être descendu dans la rue pendant la Manif pour tous" 

    Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, est l'invité de Léa Salamé lundi 7 mai à 7h50.

    "A 25 je pensais être médecin, fonder une famille, quelque chose de tout a fait habituel", explique Monseigneur Michel Aupetit, médecin de formation, qui poursuit sur la révélation de sa foi : "ça a été un combat spirituel : je me rappelle très bien, je suis tombé à genoux dans la salle à manger, je savais que ma vie ne m'appartenait plus du tout, c'est ça le vrai combat". 

    A propos des débats sur la bioéthique : "En étudiant la médecine, j'ai appris des questions d'internat, j'ai cru tout savoir, puis avec le premier patient , j'ai compris qu'il fallait que je soigne une personne". 

    Sur le projet de loi sur la PMA

    A propos de la PMA étendue à deux femmes : "Nous ne sommes là ni pour faire des lois ni pour faire changer d'avis (...) Il s'agit de définir deux sociétés, l'une basé sur l'individualisme où la clé, c'est l'autonomie, et une société de la fraternité basée sur les relations interpersonnelles. Après, les lois doivent-elles s'accorder au désir des personnes? Ici on ne peut pas savoir les conséquences sur un enfant. Cette situation là, les enfants en sont victimes, là on créé quelque chose, une situation." 

    Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris, avait participé il y a 5 ans à la Manif pour tous : "J'assume absolument d'y être allé, j'étais juste à côté, je déjeunais dans une famille, j'ai dit aux gens j'y vais (...) Mais ce n'est pas moi qui organise ce genre de manifestations, ce n'est pas notre rôle du tout"

  • Mgr Harpigny sur KTO : pas de défaitisme

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    « Comme un vent qui soulève la poussière, le prophète dérange la fausse tranquillité de la conscience qui a oublié la Parole du Seigneur, discerne les évènements à la lumière de la promesse de Dieu et aide le peuple à apercevoir des signes d´aurore dans les ténèbres de l´histoire. » C´est par ces paroles graves mais empreintes d´espérance que le pape François s´est exprimé dans son message pour la 55ème journée mondiale de prière pour les vocations. Alors que l´Eglise s´inquiète de la baisse des vocations sacerdotales, le diocèse de Tournai, en Belgique, ne veut pas céder au défaitisme. Une soirée de prière pour les vocations a notamment été organisée au séminaire de Tournai. Au programme : des temps de louange, des témoignages et l´adoration du Saint-Sacrement. L´évêque de Tournai, Mgr Guy Harpigny, revient aussi dans cette émission sur le synode sur la famille en cours dans le diocèse. La consultation des catholiques a mis en lumière le désir des familles d´une plus grande proximité de l´Eglise. Comment accompagner toutes les familles, quelles que soient leurs situations ? Les questionnements quant à la formation chrétienne prennent aussi une place centrale dans l´actualité du diocèse. La catéchèse évolue pour mieux s´adapter aux besoins des familles. Elle relève plus aujourd´hui d´une « première annonce » de l´Evangile - c'est-à-dire des toutes premières bases de la foi chrétienne - faite aux jeunes générations.

    Diffusé le 07/05/2018 / Durée : 26 minutes

  • Un homme nommé Jésus : un numéro exceptionnel de "Secrets d'histoire"

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    Une émission patchwork où se côtoient le pire et le meilleur, où l'on refuse de croire ce que disent les évangiles mais où il faudrait admettre des hypothèses et des conjectures tout à fait hasardeuses... Intéressant parfois, irritant souvent, à prendre avec des pincettes.

  • Pape François : quel bilan pour cinq années de pontificat ?

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    Dans son n° 302 (avril 2018) le  magazine « La Nef » revient sur les cinq ans de pontificat du pape François : un bilan provisoire mais  sans concession  dressé par Christophe Geffroy :

    François©Pixabay-620x330.jpg« Le cinquième anniversaire de l’élection du pape François – c’était le 13 mars 2013 – a donné lieu à maints commentaires insistant tout particulièrement sur les sondages : sa popularité resterait globalement très élevée tout en baissant significativement chez les catholiques. Ces aspects ne sont pas sans intérêt, mais ils sont trop volatiles et peu fiables pour appuyer une analyse de fond. Certes, on ne peut que se réjouir de la popularité du pape si elle contribue à mieux faire connaître et aimer le catholicisme. Si l’image de l’Église peut en être rehaussée, on ne sait pas grand-chose de l’impact que cela entraîne en termes d’évangélisation, de conversions, de pratique religieuse…

    Revenons donc à des éléments plus solides pour réfléchir sur ces cinq ans de pontificat, sans prétendre tirer un quelconque bilan qui serait bien prématuré.

    LA RÉFORME DE LA CURIE

    Il y a cinq ans, au moment du conclave, le sujet dominant était la réforme de la Curie, laquelle avait particulièrement gêné l’action de Be­noît XVI. C’est un chantier complexe qui rencontre une opposition d’autant plus réelle que François a eu l’art et la manière de s’aliéner une partie de cette Curie. Chaque année, ses discours à cette institution romaine sont une attaque en règle contre ses membres, parfois d’une intense violence, comme en décembre dernier où il parlait « de ceux qui trahissent » et « se laissent corrompre par l’ambition ou par la vaine gloire ». Concrètement, ce chantier n’a abouti pour l’heure qu’à des réalisations modestes : création d’un conseil spécial du pape, le C9, dont il n’est encore rien sorti d’important ; regroupement de différents petits dicastères en deux grands ministères consacrés à la question sociale et aux laïcs ; apparition d’un pôle économie qui ne semble pas s’être imposé face à la Secrétairerie d’État.

    Et le paradoxe est que François, qui plaide pour la collégialité et pour une plus grande décentralisation, est perçu à Rome comme un pape particulièrement autoritaire, davantage dans la lignée d’un Pie XI que d’un Jean-Paul II ou d’un Benoît XVI. Sentiment également partagé par des prêtres qui ne comprennent pas ses propos peu paternels et assez durs contre les « rigides ».

    Lors des synodes, François plaide pour une parole libérée, comme cela s’est manifesté au cours des deux synodes sur la famille. Mais le choix des intervenants phares – en l’occurrence ici le cardinal Kasper – n’était pas neutre et forcément de nature à orienter les débats dans un certain sens, précisément celui voulu par le pape. Ce faisant, ces débats, qui abordent des aspects doctrinaux, finissent par accentuer les clivages et durcir les oppositions, mettant sur la place publique des controverses dont peu de chrétiens sont capables de saisir les subtilités. Peut-être font-ils avancer la « pastorale » et donnent-ils de l’Église une image « ouverte », mais au prix d’un trouble certain d’une partie des fidèles et du clergé qui attendent du Magistère clarté et sûreté.

    UNE NOUVELLE COMMUNICATION

    François, plus sensible à la pastorale qu’à la doctrine, semble se moquer de ces inconvénients, il affirme que les critiques ne l’empêchent pas de dormir et avance fermement dans la voie qu’il s’est tracé, certain de travailler pour le long terme conformément à son adage : « le temps est supérieur à l’espace ».

    Pour faire passer ses idées, il a banni tout intermédiaire et a inauguré une nouvelle forme de communication, simple et directe : jamais un pape n’a autant parlé aux médias, n’a donné autant d’interviews, publié autant de livres d’entretiens (1). Il aime également répondre aux questions des journalistes (surtout dans les avions) d’une façon improvisée, créant souvent des polémiques ou des malentendus obligeant régulièrement la salle de presse du Saint-Siège à des communiqués rectificatifs ou explicatifs. Sa parole passe, elle est appréciée et relayée par les médias, mais n’est-elle pas dévalorisée par une telle inflation verbale ? Quoi qu’il en soit, sa popularité doit beaucoup à ce mode de communication, d’autant plus qu’il aborde principalement des sujets en phase avec l’idéologie dominante (migrants, pauvreté, inégalités, dialogue entre religions, écolo­­­gie…), sans passer néanmoins sous silence les thèmes qui fâchent comme ceux liés à la « culture de vie » ou son amour des dévotions populaires – toutes choses peu répercutées. Et les grands médias l’ont jusqu’ici ménagé sur les affaires de pédophilie et insistent peu sur ses charges fréquentes, si justifiées, contre l’argent-roi, la finance ou le consumérisme.

    Finalement, tout cela ne dit sans doute pas ce qui est pour François la priorité : bâtir une « Église pauvre pour les pauvres », la rendre attrayante pour que tous puissent découvrir la miséricorde de Dieu qui s’adresse à chacun d’entre nous, d’où ses appels réité­rés à l’évangélisation des « périphéries », urbaines ou existentielles.

    Christophe Geffroy

    (1) Un nouveau livre du pape François sur la jeunesse est paru le 22 mars : Dieu est jeune. Conversation avec Thomas Leoncini, Robert Laffont/Presses de la Renaissance, 160 pages, 16 €.

    Ref. Cinq ans de pontificat

    Christophe Geffroy  est le directeur-fondateur du mensuel « La Nef ». Il est aussi auteur, notamment de Faut-il se libérer du libéralisme ? (avec Falk van Gaver, Pierre-Guillaume de Roux, 2015), Rome-Ecône : l’accord impossible ? (Artège, 2013), L’islam, un danger pour l’Europe ? (avec Annie Laurent, La Nef, 2009), Benoît XVI et la paix liturgique (Cerf, 2008).

    JPSC

  • Maurras or not Maurras ?

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    Sur le site du bi-mensuel « L’Homme Nouveau », Philippe Maxence revient sur une controverse académique qui aura agité le monde politico-médiatique français ces derniers mois et a finalement remis devant les yeux du public la personnalité de Charles Maurras. De Philippe Maxence sur le site du bi-mensuel « L’Homme Nouveau » :

    Maurras.jpg« Né le 20 avril 1868, mort en novembre 1952, le maître de l’Action française avait été inscrit au registre des commémorations nationales. Il était évident que la République française, combattue par Maurras toute sa vie, n’allait pas encenser l’auteur de L’Enquête sur la monarchie ou de Mes idées politiques. Il était peu probable également que le ministre Blanquer ait voulu inscrire au programme des écoles les poèmes maurrassiens ou sa remise en cause du romantisme et de ses conséquences. Encore moins imaginable que sa théorie des « quatre États confédérés » et son « antisémitisme d’État » deviennent, par l’onction d’une célébration, la ligne de conduite de la présidence macronienne.

    Le prisme de l’idéologie rendant aveugle, les réseaux sociaux se sont emparés du sujet, poussant le ministre de la Culture à retirer Maurras de la liste des commémorations nationales et entraînant une série de conséquences alors difficilement prévisibles. Le grand vainqueur de cette agitation est bien évidemment Maurras lui-même dont on n’a peut-être jamais autant parlé depuis quelques années.

    Désormais, on peut également le lire. Maurras est à nouveau disponible en librairie. Pas encore en livre de poche comme son grand concurrent Karl Marx, mais à travers un volume de la célèbre collection « Bouquins », édité par les éditions Robert Laffont. 

    Selon les exigences de cette collection, le volume est constitué de textes choisis (œuvres complètes ou extraits importants) ainsi que d’introductions historiques qui permettent, non seulement de resituer les œuvres dans leur contexte, mais aussi d’en souligner la portée. Sous la direction éditoriale de Christophe Parry, qui a eu le courage de mener un tel projet, la réalisation du volume Maurras a été confiée et réalisé par Martin Motte, directeur d’études à l’École pratique des hautes études-PSL. Intitulé, L’Avenir de l’intelligence et autres textes, le livre bénéficie d’une belle et instructive préface de Jean-Christophe Buisson, directeur-adjoint du Figaro Magazine et présentateur de l’émission « Historiquement show » sur la chaîne Histoire.

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  • Un miracle eucharistique à Bruxelles : le saviez-vous ?

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    Une publication historique de Véronique Hargot-Deltenre :

    Couverture - 8 mm-page-001.jpgIl s’agit de 16 Hosties consacrées, volées le 4 octobre 1369 dans l’ancienne église-Sainte-Catherine, et qui ont suinté du Saint Sang, alors qu’elles étaient poignardées dans une synagogue proche de la collégiale (future cathédrale) de Bruxelles, le 10 avril 1370. Ce miracle eucharistique, authentifié par l’Eglise, et les récits qui l’entourent sont racontés sur tous les vitraux de la nef de la cathédrale et de sa chapelle du Très-Saint Sacrement de Miracle (désacralisée en 1999 pour être transformée en musée), où les Hosties miraculeuses furent adorées pendant plus de 600 ans, et sources de multiples grâces et de guérisons.

    Les générations épiscopales belges post-conciliaires ont préféré reléguer dans l’ombre  (officiellement par crainte de réveiller un antisémitisme) ces pages de « l’histoire sainte » non seulement de Bruxelles, mais de la Belgique. En effet, ces Hosties miraculeuses, considérées comme un symbole national jusqu’en 1870, furent vénérées par d’immenses et magnifiques processions annuelles non seulement par toute la population bruxelloise et ses autorités civiles et ecclésiales, mais par des pèlerins venus de toute la Belgique et de l’étranger.

    L’auteur a voulu remettre à la lumière ce miracle eucharistique et ses fruits, non seulement pour le porter à la connaissance de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire, mais pour  encourager, dans le rayonnement du miracle eucharistique bruxellois, la foi et la ferveur eucharistique ainsi que le renouveau de la vie ecclésiale et sacerdotale au cœur de l’Europe.

    Véronique Hargot-Deltenre est aussi l’auteur du livre « Ne désacralisons pas nos églises » qui relate la mobilisation et les arguments de ceux qui permirent le sauvetage de l’église Sainte-Catherine menacée de désacralisation de 2011 à 2014

    Pour vente, conférences et « parcours guidés et priés depuis l’église Sainte-Catherine vers la cathédrale », voir www.cap-ciel-bxl.be ou s’adresser à amisdesaintecatherine@gmail.com

    JPSC

  • De l’hospice à l’euthanasie. Plaidoyer pour les vieux.

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    C’était à l’époque déjà lointaine où  « La Libre Belgique » confiait une chronique du journal augustave-thibon.jpg philosophe Gustave Thibon. Extrait de « La vieillesse encombrante » : une réflexion prémonitoire parue dans l’édition du 9 novembre 1973. Mais  « où sont les neiges d’antan ? », comme dirait le poète…

    «  Cette personne (une jeune interne des hôpitaux) travaille dans un service de cardiologie où elle a observé une étrange et inexplicable recrudescence des cas d’hospitalisation pendant la période des vacances. Les examens faits, très peu de cas lui ont paru justifier une telle mesure. Mais elle n’a pas tardé à découvrir le pot-aux roses en constatant qu’il s’agissait surtout de vieilles gens, présentant évidemment de vagues déficiences cardiaques, chose habituelle à leur âge, et dont les enfants avides de partir en vacances et ne pouvant les emmener avec eux au hasard des routes et des campements, s’empressaient de s’en débarrasser, avec la demi-complicité du médecin traitant, en les envoyant en observation à l’hôpital […]. Ce qui nous conduit à méditer une fois de plus sur le sort amer de tant de vieillards dans la société contemporaine.

    Deux facteurs caractéristiques de notre époque contribuent à les isoler : l’oubli du passé et la dépréciation de la vie.

    L’oubli du passé. On perd la reconnaissance à leur égard, parce que, au sens littéral du mot, on ne les reconnaît plus. Ils appartiennent à un temps révolu qui n’a laissé presqu’aucune trace dans les mémoires […].

    La dévaluation de la vie. Combien de fois n’avons-nous pas entendu proférer cette atroce banalité : je n’ai jamais demandé à naître ? A quoi j’ai toujours envie de répondre : «  Qu’attendez-vous donc pour mourir ? Votre suicide réparerait l’erreur initiale commise par vos parents ». Plaisanterie qui serait d’ailleurs fort peu goûtée  car ce sont en général ceux qui n’ont pas demandé à naître qui sont les plus acharnés à « vivre leur vie », dans le sens d’une satisfaction immédiate  de leurs appétits les plus égoïstes. En quoi ils ne se contredisent pas : la vie individuelle émergeant à peine du néant  -et ce néant est très lourd à porter- quand elle n’est pas animée et transfigurée par l’amour de la vie des autres. Mais on conçoit que, dans un tel climat de misère intérieure, on répugne à la gratitude et au dévouement envers ceux dont on a reçu ce triste cadeau […].

    Nietzche voyait dans le sens de l’honneur et dans la reconnaissance les deux vertus nobles par excellence : celles par quoi l’homme prend assez de distance avec lui-même pour résister au pouvoir dissolvant du temps. La première en engageant l’avenir (l’homme d’honneur et celui qui tient ses promesses quels que soient les changements extérieurs ou intérieurs survenus entretemps), la seconde en liant l’homme au passé, en inspirant la fidélité aux êtres dont on a reçu jadis des bienfaits, mais dont on n’a plus rien à attendre dans le présent et le futur. Aussi n’est-ce pas par hasard que le sentiment de l’honneur et le respect des aïeux ont toujours coexisté dans toutes les civilisations dignes de ce nom.

    On nous vante chaque jour les progrès de la gérontologie –science de la vieillesse- dont le but est de prolonger la durée de la vie humaine. Mais quel sens peuvent avoir ces progrès s’ils ne s’accompagnent pas d’une renaissance de la gérontophilie : l’amour des vieillards ? A quoi bon prolonger la présence absente de ces êtres désaccordés dont personne n’entoure la solitude aussi longtemps qu’ils traînent leur fantôme d’existence, et que personne ne pleurera à l’heure de leur mort ? »

    JPSC