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Défense de la Vie

  • IVG : les évêques américains saluent les annonces de l'administration Trump

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    De Vatican News :

    IVG : l’épiscopat américain salue les annonces de l’administration Trump

    La participation personnelle et inédite du président américain à la Marche pour la Vie représente un signal important adressé au mouvement pro-life.

    Les évêques des États-Unis saluent l'annonce de l'administration Trump qui souhaite introduire de nouvelles mesures pour assurer la mise en œuvre de l'amendement Weldon, la loi fédérale sur l'objection de conscience qui interdit la discrimination par les différents États contre les régimes d'assurance maladie qui ne couvrent pas l'avortement. La décision a été annoncée le 24 janvier, à l'occasion de la marche annuelle de la vie parrainée par l'Église aux États-Unis, à laquelle le président Donald Trump a lui-même participé cette année, alors que le vice-président Mike Pence était reçu par le Pape François au Vatican.

    Depuis 2014, l'État de Californie exige que tous les employeurs, y compris les agences confessionnelles, offrent une couverture santé à leurs employés en cas d'interruption volontaire de grossesse. Une politique que les autorités de Washington, en accord avec le tournant pro-vie impulsé par l'administration Trump, veulent maintenant arrêter en menaçant de retirer le financement fédéral à la Californie si celle-ci ne se conforme pas à l'amendement Weldon dans les 30 jours.

    Un changement salué par la conférence épiscopale

    Les évêques américains avaient eu plusieurs désaccords avec l’administration précédente de Barack Obama sur cette question de l'objection de conscience, et en ont d’autres avec l’actuelle administration républicaine sur d’autres dossiers sensibles comme l’immigration, mais ils saluent sa position sur l’IVG  : «C'est une merveilleuse nouvelle pour le droit à la vie, l'objection de conscience, la liberté religieuse et l'État de droit», a donc réagi Mgr Joseph F. Naumann, président de la Commission pour les activités pro-vie de la Conférence épiscopale.

    «Depuis près de six ans, les employeurs en Californie, y compris les Églises, sont obligés de financer et de faciliter les avortements dans leurs plans d'assurance santé en violation directe d'une loi fédérale sur la protection de la conscience», une «coercition aberrante, injuste et illégale», dénonce-t-il.

    Mgr Naumann exprime donc l'espoir que «l'action répressive entreprise et les mesures futures de l'administration mettront fin à toute nouvelle discrimination illégale à l'encontre de ceux qui rejettent l'avortement, comme une violation des droits humains et civils les plus fondamentaux»

  • Le discours de Donald Trump à la Marche pour la Vie de Washington

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Le discours de Donald Trump à la Marche pour la vie américaine : traduction intégrale

    Je vous propose ici ma traduction intégrale du discours de Donald Trump à la Marche pour la vie à Washington DC, le vendredi 24 janvier. Un moment historique. Car même à supposer que les motivations du président des Etats-Unis aient pu être électoralistes, quelle merveille qu'un pays ou l'engagement en faveur la défense de la vie humaine innocente est aujourd'hui un facteur de réussite électorale ! Une petite précision : la « Jeanne » interpellée par Trump au début de son discours est Jeanne Mancini, président de la Marche pour la vie. – J.S.

    Merci beaucoup et merci à vous, Jeanne. C'est un grand honneur pour moi que d'être le premier président de l'histoire à participer à la Marche pour la vie. Nous sommes ici pour une raison très simple : pour défendre le droit de chaque enfant, né ou à naître, de réaliser le potentiel qui lui a été donne par Dieu. 

    Depuis 47 ans, des Américains de tous horizons font le voyage depuis les quatre coins de ce pays pour défendre la vie.   

    Et aujourd'hui, en tant que président des États-Unis, je suis vraiment fier de me tenir à vos côtés. 

    Lire la suite sur le blog de Jeanne Smits

  • D'après Mgr Aupetit, "Humanae Vitae" reste une encyclique prophétique

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    Du site de France Catholique :

    Mgr  Michel Aupetit

    Humanæ vitæ, une encyclique prophétique 

    Propos recueillis par Aymeric Pourbaix

    mercredi 22 janvier 2020

    Mgr Michel Aupetit © Michel Pourny

    Fortement opposé au projet de loi bioéthique présenté au Sénat, Mgr  Michel Aupetit, archevêque de Paris et ancien médecin, publie au même moment un petit livre qui présente à nouveaux frais l’encyclique de Paul VI, Humanaæ vitæ, sur la contraception. Hier présentée comme un outil de libération des femmes, la pilule est vue par une part grandissante de la génération actuelle comme un asservissement au service des hommes.

    Quel lien faites-vous entre la contraception artificielle, enjeu d’Humanæ vitæ (1968), et le débat actuel qui porte sur la «  PMA pour toutes  » ?

    Mgr Michel Aupetit : La difficulté de fond est la même dans tous les cas. On la désigne par «  la morale de l’autonomie  ». Le premier péché manifeste à quel point l’homme veut être autonome, il veut être à lui-même sa propre loi. Il veut décider de son bonheur qu’il considère dès lors comme un dû. C’est alors qu’il devient esclave de ses propres désirs, de ses illusions et de ses fantasmes. Or il nous faut reconnaître et confesser combien c’est l’alliance qui rend l’homme heureux, le fait de recevoir la vie des autres, du Tout Autre. Cette dépendance au Créateur et à l’humanité lorsqu’elle est assumée fait de nous des êtres libres et responsables, des êtres capables d’aimer et de donner la vie en vérité.

    «  Un enfant comme je veux et quand je veux  » est un slogan illusoire et égoïste… Heureusement, l’enfant nous surprendra toujours… mais à quel prix ? Qui sommes-nous pour le priver volontairement de ses origines ? C’est une violence inouïe qu’on lui inflige et dont on aura à rendre compte, inévitablement…

    À l’époque, Humanæ vitæ a été mal reçue par les épiscopats, sous prétexte que c’était irréaliste. Faut-il réintégrer le document dans la préparation au mariage ?

    La question n’est pas d’abord d’intégrer telle ou telle encyclique, mais d’être fidèle au dépôt de la foi et à la tradition vivante qui en découle. «  Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile  » (1 Co 9,16). Oui, le don de la vie est une bonne nouvelle !

    Comment aidons-nous les couples à s’ajuster à la grâce du salut et non pas à s’enfermer dans l’épreuve de la convoitise et de la concupiscence ? Il s’agit d’un chemin à parcourir pas-à-pas.

    L’horizon du discernement doit être le Salut, et non pas notre faiblesse. Comment ce Salut m’éclaire-t-il sur le petit bien que je peux accomplir maintenant ?

    Il ne faut pas vouloir régler toutes les difficultés en même temps, mais il s’agit d’avancer «  humblement avec ton Dieu  » (Mi 6, 8) qui t’éclaire sur le petit pas à poser pour avancer.

    L’enjeu est d’accompagner ce pas-à-pas qui est aussi très évangélique pour les pasteurs et ceux qui enseignent la catéchèse… Il convient de reconnaître à quel point le courage des couples, des familles nous édifie. Leur témoignage nous aide à redécouvrir toujours plus profondément le sens de notre sacerdoce. Qu’ils en soient remerciés !

    Il existe, dites-vous, deux conceptions de la maternité : possessive ou oblative. Et de la réponse à ce choix dépend toute la civilisation ?

    Accueillir la vie comme un don, l’éduquer en respectant ce don, c’est être disposé à accueillir son jaillissement comme il vient. C’est une grâce féminine que d’être conduite à percevoir combien la vie peut surgir même à travers la souffrance et la mort. Si le Christ apparaît d’abord aux femmes, n’est-ce pas parce qu’elles sont particulièrement disposées à accueillir la vie pour l’annoncer ? Avons-nous assez respecté et honoré cette vocation proprement féminine ou selon les mots de Jean-Paul II ce «  génie féminin  » ?

    Cette vocation «  hors hiérarchie  » nous éduque à la hiérarchie, c’est-à-dire à nous ordonner au Salut, à la vie. La question ne se pose pas seulement dans l’Église, mais dans la société tout entière.

    Le pape François ne cesse de le rappeler : «  Ne vous laissez pas voler votre espérance, ni votre joie.  » Notre société retrouvera une culture de vie, une réelle fécondité missionnaire si la femme ose être femme et si l’homme ose être homme.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le magazine.

    Lire aussi l'interview de Mgr Aupetit sur aleteia.org

  • Donald Trump proclame le 22 janvier "journée du caractère sacré de la vie humaine"

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Donald Trump proclame la journée du caractère sacré de la vie humaine : traduction intégrale

    Le choix par Donald Trump du 22 janvier pour proclamer ce jour Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine est tout sauf anodin : c’est la date anniversaire de l’arrêt Roe versus Wade par lequel la Cour Suprême des Etats-Unis légalisait l’avortement dans ce pays. Sa Proclamation à cette occasion est remarquable en tous points, à commencer par celui-ci : il assoit la « sainteté de la vie humaine » (comme la désignent certains traducteurs) sur le fait que toute vie humaine est un « don de Dieu ».

    C’est en effet parce que l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu que sa vie a un caractère sacré, et que la vie humaine innocente doit être respectée et protégée. Sa « valeur et son potentiel incommensurables », comme l’écrit Donald Trump, lui viennent en effet de sa nature propre : l’homme, être raisonnable doté d’une âme immortelle, est appelé à une destinée d’éternité.

    Sa mention des avortements tardifs, qu’il invite le Congrès à interdire, vise particulièrement les Démocrates qui soutiennent le « droit » à l’avortement tout au long de la grossesse. Si Trump est en campagne, c’est aussi sur ce thème.

    Je vous laisse savourer l’intégralité de cette Proclamation dont je vous propose ici ma traduction, en attirant spécialement votre attention sur les termes solennels de ses derniers paragraphes. – J.S.

    *

    Toute personne – née ou à naître, pauvre, méprisée, handicapée, infirme ou âgée – a une valeur intrinsèque. Bien que chaque parcours soit différent, aucune vie n’est sans valeur ou sans importance ; les droits de tous doivent être défendus. En cette journée nationale du caractère sacré de la vie humaine, notre nation réaffirme avec fierté et force son engagement à protéger le don précieux de la vie à chacune de ses étapes, de la conception à la mort naturelle. 
    Nous avons constaté récemment une diminution du nombre total comme du taux d’avortements dans notre pays. De 2007 à 2016, la période d’analyse la plus récente, le nombre et le taux des avortements ont diminué respectivement de 24 % et de 26 %. Le taux de grossesses chez les adolescentes – dont la grande majorité sont non planifiées – a diminué de manière quasi continue au cours du dernier quart de siècle, contribuant au plus faible taux d’avortements chez les adolescentes depuis la légalisation de l’avortement en 1973. Tous les Américains devraient célébrer cette baisse du nombre et du taux d’avortements : elle représente des vies sauvées. Mais il reste encore beaucoup à faire et, en tant que Président, je continuerai à me battre pour protéger la vie des enfants à naître. J’ai promulgué une loi dans le cadre du Congressional Review Act qui permet aux États et aux autres bénéficiaires de subventions d’exclure de leurs projets dits « Titre X » les organisations qui pratiquent des avortements. Mon administration a également publié des règlements afin de garantir que les projets de planification familiale du Titre X soient clairement séparés de ceux qui pratiquent, encouragent ou recommandent l’avortement comme méthode de planning familial ; afin de protéger les droits de la conscience des travailleurs et des organisations de santé, y compris en ce qui concerne l’avortement ; et afin de garantir que le gouvernement fédéral ne contraigne pas les employeurs qui s’opposent, sur le fondement de croyances religieuses ou de convictions morales, à fournir une assurance couvrant les produits contraceptifs, y compris ceux qui, selon eux, provoquent des avortements précoces. En outre, j’ai demandé au Congrès d’agir pour interdire l’avortement tardif des bébés qui peuvent ressentir la douleur. 
    Mon administration met également en place une coalition internationale en vue de faire disparaître le concept d’avortement en tant que droit fondamental de l’homme. À ce jour, 24 nations représentant plus d’un milliard de personnes ont rejoint cette grande cause. Nous nous opposons à tout projet qui tente d’affirmer un droit mondial à l’avortement à la demande jusqu’au moment de l’accouchement, financé par le contribuable. Et nous ne nous lasserons jamais de défendre la vie innocente – chez nous comme à l’étranger. 
    En tant que nation, nous devons rester fermement attachés à cette vérité profonde selon laquelle toute vie est un don de Dieu – Dieu qui confère à chaque personne une valeur et un potentiel incommensurables. D’innombrables Américains sont des défenseurs infatigables de la vie, champions des plus vulnérables d’entre nous. Nous sommes reconnaissants envers ceux qui soutiennent les femmes confrontées à une grossesse imprévue, envers ceux qui apportent la paix aux femmes qui ont subi un avortement et envers ceux qui accueillent des enfants dans leur foyer par le biais du placement familial et de l’adoption. En cette Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine, nous célébrons le merveilleux don de la vie et renouvelons notre détermination à construire une culture où la vie est toujours respectée. 
    PAR CONSÉQUENT, moi, DONALD J. TRUMP, Président des États-Unis d’Amérique, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution et les lois des États-Unis, je proclame par la présente le 22 janvier 2020 Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine. Aujourd’hui, j’invite le Congrès à se joindre à moi pour protéger et défendre la dignité de toute vie humaine, y compris celle des personnes à naître. Je demande au peuple américain de continuer à s’occuper des femmes qui vivent une grossesse imprévue et de soutenir l’adoption et le placement familial d’une manière plus significative, afin que chaque enfant puisse trouver un foyer aimant. Enfin, je demande à chaque citoyen de cette grande nation d’écouter le bruit du silence de cette génération que nous avons perdue, puis d’élever la voix au nom de tous ceux qui sont touchés par l’avortement, ceux qui sont visibles et ceux qui ne le sont pas. 
    EN FOI DE QUOI, j’ai apposé ma signature en ce vingt-et-unième jour de janvier de l’année de Notre Seigneur deux mille vingt et de l’indépendance des États-Unis d’Amérique la deux cent quarante-quatrième.
  • Dès 13 semaines de gestation, le fœtus peut ressentir de la douleur pendant l’avortement

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    LES FŒTUS POURRAIENT RESSENTIR LA DOULEUR DÈS 13 SEMAINES DE GESTATION

    20 janvier 2020

    D’après une étude menée par un scientifique britannique, le professeur Stuart Derbyshire, et un médecin américain, John Bockmann, les fœtus « pourraient ressentir la douleur » dès 13 semaines de développement in utero.

    Contrairement au consensus médical qui existait jusqu’alors selon lequel, ayant un cortex trop peu développé, les fœtus de moins de 24 semaines ne ressentaient pas la douleur, les deux scientifiques affirment aujourd’hui que « le cerveau et le système nerveux du fœtus sont suffisamment développés pour qu’il ressente de la douleur ».

    En Grande-Bretagne, l’avortement est légal jusqu’à 24 semaines de grossesse. Le professeur Derbyshire, premier auteur de l’étude, est un ancien consultant du Pro-choice forum au Royaume-Uni et du Planning familial, deux organisations en faveur de l’avortement. En 2006, le scientifique avait écrit dans le British Medical Journal qu’« éviter de parler de la souffrance fœtale aux femmes souhaitant recourir à l’avortement était une politique sensée, basée sur de solides preuves que les fœtus ne peuvent pas ressentir la douleur ». Les deux scientifiques soutiennent au contraire aujourd’hui que « la femme désirant subir un avortement doit être informée que le fœtus peut ressentir de la douleur pendant l’avortement, et que l’équipe médicale devrait proposer à la femme qu’on administre un analgésique au fœtus ». Et ils écrivent dans le Journal of Medical Ethics que poursuivre avec la pratique actuelle de l’avortement sans prendre en compte ces nouveaux résultats relève de « l’imprudence morale ». Un possible changement « vite rejeté » par the British Pregnancy Advisory Service, le « plus important fournisseur d’avortements » du Royaume-Uni.

    Différentes associations en faveur de la défense de la vie ont appelé à prendre en compte ces nouvelles données, et notamment quant à la durée légale autorisée pour pratiquer un avortement. Pour le Dr Anthony McCarthy de la Société pour la protection des enfants non-nés, « une société qui déclare prendre au sérieux la souffrance animale ne devrait pas reculer devant la prise en compte de celle de jeunes êtres humains, au nom du ‘choix’ ».

    218 281 avortements ont été pratiqués en 2018 au Royaume-Uni, ce qui représente « 23% des grossesses ». Et « environ 6000 avortements par an sont pratiqués après 18 semaines de gestation ».

    Pour aller plus loin :

    Au Royaume-Uni, une étudiante sage-femme membre d'une association de défense de la vie suspendue 4 mois

    Allongement du délai légal pour avorter en Belgique : « Cette loi va trop loin »

    Sources: Daily Mail, Stephen Adams (19/01/2020)

  • Suisse : un patron chocolatier dans le colimateur des associations LGBT

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    Du site 24heures.ch :

    Patron de Läderach accusé d'homophobie

    Polémique / Des associations LGBT ont appelé au boycott de l'entreprise Läderach car son directeur général s'oppose au mariage pour tous et est anti-avortement.

    Johannes Läderach, 33 ans, arrivé à la tête de l'entreprise familiale en 2018.

    Johannes Läderach, 33 ans, arrivé à la tête de l'entreprise familiale en 2018.Image: archive/Keystone

    Le patron du chocolatier Läderach a répondu aux accusations d'homophobie et de misogynie, ainsi qu'au boycott de son entreprise initié par des associations LGBT et le Juso, dans une interview au journal Neue Zürcher Zeitung.

    «Les affaires ont malgré tout augmenté en 2019, mais nous avons des clients qui n'achètent plus chez nous. Cependant, de nouveaux clients sont arrivés, qui regrettent de voir un conflit se faire sur le dos des employés», a expliqué Johannes Läderach, 33 ans, arrivé à la tête de l'entreprise familiale en 2018, dans un entretien daté de samedi soir.

    Des appels au boycott ont été lancés alors que le directeur général s'est notamment engagé dans l'organisation de la «Marche pour la vie», opposée notamment à l'avortement. En octobre, une boutique du chocolatier à Bâle a dû fermer à cause d'une attaque à la boule puante. «Il y a eu des actes de vandalisme dans sept succursales de Läderach», a-t-il compté.

     

    Thomas Weiss@thunderbytech

    Nach Flashmob gegen Homophobie vor Zuger Läderach - Jetzt wehrt sich der Chocolatier: «Wir wurden missbraucht» | zentralplus - https://www.zentralplus.ch/die-confiserie-laederach-wehrt-sich-gegen-vorwurf-der-homophobie-1695049/ 

    Jetzt wehrt sich der Chocolatier: «Wir wurden missbraucht» | zentralplus

    Nachdem im Dezember ein paar Zuger eine «Süsse Küsse»-Aktion gegen Homophobie vor der Confiserie Läderach im Metalli durchgeführt haben, wehrt sich das Unternehmen nun vehement gegen die erhobenen…

    zentralplus.ch
    «Pas un seul employé n'a quitté l'entreprise depuis la vague de critiques contre moi». Le patron affirme comprendre que ses opinions suscitent des «résistances», «mais il n'est pas juste que les employés vivent dans la peur». Il ne compte pas s'abstenir de soutenir des organisations chrétiennes, en tant que «laïc qui lit la Bible».

    Accusations rejetées

    Le patron a affirmé rejeter les accusations d'homophobie et de misogynie. «Personne chez Läderach n'est homophobe, ni à la direction, ni dans le personnel». «Je ne suis pas misogyne, 60% de nos cadres sont des femmes». Il affirme seulement avoir une «opinion différente» sur le mariage pour tous et sur l'avortement.

    Le groupe a récemment ouvert des succursales à New York, Toronto et Londres «que nous exploitons nous-mêmes et que nous approvisionnons depuis la Suisse», d'après Johannes Läderach. La société d'Ennenda veut se limiter à 50 magasins en Suisse afin de rester exclusif.

    Actif sur le segment du chocolat premium, l'entreprise a réalisé des ventes annuelles à trois chiffres en millions, selon le journal zurichois. (ats/nxp)

  • Selon les scientifiques, avant d'atteindre 24 semaines, les bébés à naître pourraient souffrir pendant leur avortement

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    Jusqu'à présent, le consensus de l'opinion médicale était que les fœtus ne peuvent ressentir de douleur avant 24 semaines de gestation, après quoi l'avortement est illégal en Grande-Bretagne, sauf dans des cas particuliers.

    Mais deux chercheurs en médecine, dont un expert britannique de la douleur “ pro-choix '' qui pensait qu'il n'y avait aucune chance que les fœtus ressentent la douleur aussi tôt, affirment des études récentes suggèrent fortement que l'hypothèse est incorrecte.

    Les études indiquent que les bébés à naître pourraient ressentir «quelque chose comme de la douleur» dès 13 semaines, disent-ils.

    Les bébés à naître peuvent ressentir de la douleur avant d'atteindre 24 semaines, disent les scientifiques – ce qui signifie qu'ils pourraient souffrir pendant leur avortement. Sur la photo: le fœtus humain à environ 12 semaines

    12ème semaine de grossesse

    Les femmes qui se font avorter et qui ont atteint ce stade de la grossesse devraient être informées que le fœtus pourrait ressentir de la douleur pendant l'interruption de grossesse, affirment-ils. Et le personnel médical devrait demander si la femme souhaite que la douleur soit soulagée.

    Pour continuer malgré les nouvelles preuves “ flirtent avec l'insouciance morale '', ils écrivent dans l'influent Journal of Medical Ethics.

    La nuit dernière, des anti-avortement ont déclaré que les affirmations des scientifiques devraient changer les attitudes envers l'avortement et sa pratique – suggestions qui ont été rapidement rejetées par le plus grand fournisseur d'avortement du pays, le British Pregnancy Advisory Service.

    L'auteur principal de l'article controversé est le professeur britannique Stuart Derbyshire, qui a agi en tant que consultant pour le Pro-Choice Forum au Royaume-Uni et Planned Parenthood, une organisation américaine pro-choix de premier plan.

    En 2006, il a écrit dans le British Medical Journal qu'éviter de parler aux femmes qui demandent un avortement de la douleur fœtale était «une bonne politique basée sur de bonnes preuves que les fœtus ne peuvent pas ressentir de douleur».

    Jusqu'à présent, le consensus de l'opinion médicale était que les fœtus ne peuvent ressentir de douleur avant 24 semaines de gestation, après quoi l'avortement est illégal en Grande-Bretagne, sauf dans des cas particuliers.

    Mais dans l'article du JME, lui et le médecin américain John Bockmann disent qu'il existe désormais de “ bonnes preuves '' que le cerveau et le système nerveux sont suffisamment câblés à 18 semaines pour que le fœtus ressente de la douleur.

    Plus précisément, on a pensé que le cortex, la couche externe du cerveau qui traite des informations sensorielles, n'est pas suffisamment développé pour que la douleur s'enregistre.

    En conséquence, «de nombreux corps médicaux… déclarent que la douleur n'est pas possible avant 24 semaines de gestation». Cependant, des études récentes montrent clairement «que le consensus n'est plus valable», affirment-ils.

    Une étude a révélé qu'un adulte dont le cortex était fortement endommagé pouvait encore ressentir de la douleur.

    Les deux médecins disent que leurs propres “ différences marquées '' sur la moralité de l'avortement “ ne devraient pas interférer avec la discussion sur la possibilité d'une douleur fœtale ''.

    Compte tenu des progrès récents dans la compréhension, «agir comme si nous avons la certitude» que les fœtus ne peuvent pas ressentir de douleur avant 24 semaines «flirte avec une insouciance morale que nous sommes motivés à éviter».

    Leurs conclusions soulèvent de graves questions pour l'industrie britannique de l'avortement, qui a procédé à 218281 interruptions de grossesse en 2018, soit près du quart (23%) de toutes les grossesses. Environ 6 000 avortements sont pratiqués chaque année à 18 semaines ou plus tard.

    Le professeur Derbyshire et le Dr Bockmann conseillent: “ Étant donné la preuve que le fœtus pourrait ressentir quelque chose comme la douleur lors d'avortements ultérieurs, il semble raisonnable que l'équipe clinique et la femme enceinte soient encouragées à envisager une analgésie fœtale (soulagement de la douleur). ''

    Mais Clare Murphy, de BPAS, a déclaré: «L'examen le plus complet de cette question à ce jour a conclu qu'un fœtus ne peut pas ressentir de douleur avant 24 semaines.

    "Il n'y a rien dans ce document qui conduirait à un changement de pratique." Le Dr Anthony McCarthy, de la Société pour la protection des enfants à naître, a déclaré: “ Une société qui prétend prendre au sérieux la douleur animale ne devrait pas reculer face à la douleur infligée aux jeunes êtres humains au nom du “ choix ''.

    "Rendre la mort indolore pour celui qui est tué ne signifie pas pour autant que la mort est ainsi justifiée."

    La députée pro-vie Fiona Bruce a déclaré: “ Compte tenu de l'évolution des points de vue et de la recherche sur la douleur fœtale, les orientations du Collège royal des obstétriciens et gynécologues sur cette question concernant l'avortement – qui a maintenant près de dix ans – devraient être revues. ''

    Lord Alton, un homologue, qui fait partie d'une enquête parlementaire sur la douleur fœtale, a déclaré: “ Ces nouvelles preuves exercent une pression supplémentaire sur le Parlement pour qu'il réexamine d'urgence notre délai actuel d'avortement. Nous avons eu pour la dernière fois un véritable débat sur les délais en 2008. »

    Le Collège royal des obstétriciens et gynécologues n'a pas répondu à une demande de commentaires.

  • Une neuvaine pour la vie

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    De Vatican News :

    Une affiche anti-avortement dans l'Iowa.

    Une affiche anti-avortement dans l'Iowa. 

    États-Unis : début le 21 janvier de la neuvaine pour la vie

    Les catholiques américains se préparent à prier et à réfléchir pendant neuf jours sur la vie, une initiative promue par les évêques qui débutera le mardi 21 janvier.
     
    La Conférence des évêques catholiques des États-Unis invite tous les catholiques à se préparer pour la neuvaine annuelle Pro-Life qui débutera le 21 janvier prochain. Neuf jours de prière pour se souvenir de la décision de la Cour suprême de janvier 1973 dans l'affaire Roe vs Wade, qui a libéralisé l'avortement aux États-Unis.

    Chaque jour, pendant neuf jours, tout en priant pour le respect et la protection de chaque vie humaine, une intention différente sera présentée, accompagnée d'informations à son sujet, d'une brève réflexion et de propositions d'actions quotidiennes. Le 22 janvier, cette journée sera consacrée à la protection juridique des enfants à naître.

    L'épiscopat invite tous les fidèles à s'inscrire sur www.9daysforlife.com. Les participants peuvent choisir de recevoir la neuvaine par courriel, par SMS, en version imprimable ou par le biais d'une application mobile gratuite en anglais ou en espagnol. Il sera aussi possible de prier sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #9DaysforLife. Un kit contenant des intentions de prière et des réflexions quotidiennes sera également disponible pour ceux qui animent les journées de prière.

  • L'avortement, enjeu majeur des prochaines élections américaines

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    L'AVORTEMENT, UN ENJEU MAJEUR DES PROCHAINES ÉLECTIONS AMÉRICAINES

    17 janvier 2020

    Le Planned Parenthood a prévu de dépenser 45 millions de dollars pour les élections de 2020. Selon la directrice exécutive de Planned Parenthood Votes, Jenny Lawson, « jamais les enjeux n'ont jamais été aussi importants ». Elle craint que la Cour suprême ne remette en cause l’arrêt Roe v. Wade (cf. Etats-Unis : l'avortement devant la Cour Suprême ) qui a ouvert l’accès à l’avortement. La Cour devrait en effet entendre d'ici l'été les premières affaires liées à l'avortement depuis que la nomination par le président Trump des juges Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh en 2017 et 2018. L'une de ces affaires porte sur une mesure adoptée en Louisiane en 2014, qui exige que tout médecin qui pratique un avortement soit admis dans un hôpital local. Une décision confirmant la loi pourrait faire de la Louisiane le premier État sans accès légal et pratique à l'avortement depuis la décision Roe v. Wade.

    La somme doit servir à financer l'élection présidentielle ainsi que les courses au Congrès et à la Chambre des représentants. La campagne Planned Parenthood Votes serait distincte financièrement et structurellement de la principale organisation du Planned Parenthood qui gère les cliniques.

    La campagne se concentrera sur neuf États clés : Arizona, Colorado, Floride, Michigan, Minnesota, New Hampshire, Caroline du Nord, Pennsylvanie et Wisconsin. L'argent sera consacré à la publicité numérique, à la télévision et à la radio, au démarchage et aux envois postaux.

    Jenny Lawson a déclaré que le Planned Parenhood était largement satisfait des propositions du parti démocrate sur le droit à l'avortement : « Les candidats démocrates ont collectivement les politiques les plus audacieuses que nous ayons jamais vues en matière de droits génésiques », a-t-elle déclaré.

    Publié début janvier, le rapport annuel de l'organisation montre que le groupe a reçu 617 millions de dollars de fonds publics pour l'exercice financier se terminant en juin. Ce chiffre représente environ 37 % de son financement global, soit une augmentation d'environ 9 % par rapport à l'année précédente.

    Les opposants à l'avortement sont également prêts à intensifier leurs actions avant les élections. La liste Susan B. Anthony a déclaré à l'été 2019 qu'elle dépenserait 41 millions de dollars pour « contester agressivement, éroder et finalement renverser l'arrêt Roe v. Wade ».

    Sources: The Hill, Zack Budryk (16/01/2020) - Fox news, Sam Dorman (16/01/2020)

  • Les intellectuels chrétiens appelés à se lever

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    D'Eric de Beukelaer dans la Libre de ce 9 janvier, p. 41, cette chronique de bon aloi sinon que le cher chanoine se croit obligé de stigmatiser au passage "un pseudo-catholicisme identitaire" qui, selon lui, bénéficierait d'un "retour en grâce" (!?) et serait l'héritier de Maurras ("condamné par Pie XI" mais dont la condamnation fut levée par Pie XII en 1939), et aussi l'héritier "des régimes pétainiste et franquiste"... Que dire alors du pseudo-catholicisme libéral ? Ou du pseudo-catholicisme marxisant ? Ou encore du pseudo-catholicisme moderniste ? Tous ces pseudo-catholicismes dévoyés nous paraissent bien plus influents et bien plus présents que celui qu'évoque Eric de Beukelaer. 

    Intellectuels chrétiens, levez-vous

    Le catholique belge se veut "modéré" et craint d’être taxé d’extrémiste s’il se dévoile. Pourtant, il est temps qu’il fasse entendre sa voix. Il y a quelques années, je participais à un débat sur l’avortement. Comme à mon habitude, j’évoquai le besoin de défendre la vie humaine à naître, en me gardant bien de juger les femmes en détresse. Ma contradictrice, une intellectuelle laïque, me répondit abruptement : "Voir en l’embryon autre chose qu’un ensemble cellulaire dont décide celle qui en est porteuse, c’est polluer un débat de santé publique avec des présupposés religieux." À ce moment précis, je me rendis compte que les divergences éthiques entre chrétiens et laïques sont surtout dues au fait que nous jaugeons une même réalité avec d’autres lunettes. De fait, je ne connais aucun laïque sérieux qui prétende que l’avortement est un acte facile ou agréable, ni aucun chrétien équilibré qui souhaite accabler les femmes qui avortent. Bref, les deux camps posent un regard assez consonant sur la situation, mais ils le font avec des lunettes différentes. Une partisane de l’élargissement de la dépénalisation de l’avortement, déclara récemment dans la presse : "À 12 ou 18 semaines, avorter n’est pas supprimer une vie. C’est choisir la sienne." Belle illustration des lunettes de l’anthropologie individualiste, que promeut la laïcité philosophique : être libre, signifierait choisir souverainement sa vie. Et donc la femme enceinte serait seule maîtresse de son ventre. L’embryologie apprend cependant qu’une vie nouvelle surgit dès la fécondation de l’ovule. Le chrétien jauge l’avortement avec les lunettes de l’anthropologie personnaliste : pas de liberté sans respect de l’altérité. Dès lors, la liberté de la femme enceinte ne peut se réaliser qu’en prenant en compte cette vie en devenir, qu’elle porte en son sein.

    Un laïque peut-il être aussi généreux qu’un chrétien ? Bien sûr, mais son altruisme se fonde sur un choix individuel et non sur une grammaire de l’existence, comme l’enseigne l’idéal personnaliste. Traditionnels défenseurs du personnalisme, les intellectuels chrétiens se font - hélas - discrets dans la société belge. Ils ne sont pas légion, les politiques, académiques ou hommes d’affaires, qui s’affichent publiquement en son nom. Pourquoi ? Parce que le dogme individualiste est puissant et qu’il est ardu de se mouiller à contre-courant des évidences sociales. Parce qu’on répète à l’envi que personne ne devrait "imposer ses convictions" aux autres. Parce que le catholique belge se veut "modéré" et qu’il craint d’être taxé d’extrémiste s’il se dévoile. Surtout depuis le retour en grâce, dans une société en deuil de repères, d’un pseudo-catholicisme identitaire - héritier de Charles Maurras (dont la pensée fut condamnée en 1926 par Pie XI) et des régimes pétainiste ou franquiste. L’intellectuel chrétien se contentera donc souvent de promouvoir des "valeurs", tellement passe-partout ("être ouvert et tolérant"), qu’elles en deviennent insignifiantes.

    Intellectuels chrétiens, levez-vous. Le pays a besoin d’entendre votre voix. Une voix avec sa tonalité propre : jamais agressive, ni même défensive, mais assertive, c’est-àdire décomplexée, joyeuse, sans haine, ni barrières. "Heureux les doux, ils posséderont la terre" (Matthieu 5,5). Cette voix chante la liberté. Mais non la liberté du "moi" souverain. La liberté chrétienne s’éveille dans la rencontre et la relation. Relation à soi et à l’écosystème malmené. Relation à l’autre, surtout pauvre ou petit. Et - la Grâce aidant - relation à l’Autre… qui en Christ se fit pauvre et petit. La liberté chrétienne n’est pas une possession à défendre, mais une dépossession à partager. "Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera." (Matthieu 16, 25) "L’enfer, c’est les autres", professait Sartre. Pour le chrétien, tout "autre" est chemin de conversion. Qui pour l’annoncer ? Intellectuels chrétiens, levez-vous.

  • France : une victoire de la liberté d'expression

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    De Philippe Oswald sur la "Sélection du Jour" :

    La justice condamne la censure d’Alliance Vita par le maire de Paris

    « La société progressera à condition de respecter la maternité » ; « La société progressera à condition de respecter la paternité » « La société progressera à condition de respecter la différence » ; « La société progressera à condition de respecter la vie » : voilà des affirmations évidentes, assorties de photos paisibles, parfaitement respectueuses du droit et des personnes, et d’ailleurs validées par la société d’affichage. Mais elles ont déclenché l’ire d’Anne Hidalgo, maire de Paris. À peine installées dans des gares parisiennes le 2 janvier, deux ou trois (selon l’humeur locale !) de ces affiches ont été promptement enlevées par la société prestataire, sur l’injonction de la maire de Paris, elle-même actionnée par le lobby LGBT. Ces affiches font partie d’une campagne lancée par Alliance Vita à quelques jours de la reprise, au Sénat, du débat bioéthique, le 8 janvier prochain, afin d’alerter l’opinion sur les dangers que fait peser, selon cette association, le projet gouvernemental sur la maternité, la paternité, le handicap et le respect de la vie humaine. Mais, observe sur Twitter, Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA, « ce qui leur est insupportable dans notre campagne, c’est la récupération (au sens plein et positif du terme) du verbe progresser. Un certain progressisme de la déconstruction s’acharne à en conserver le monopole. Mais non, toute rupture technique n’est pas progrès humain ! »

    C’est un leitmotiv d’Alliance VITA : ce qui est faisable en raison des progrès techniques n’est pas forcément souhaitable du point de vue éthique. Sur son site, l’association résume ses principales objections aux « avancées » voulues par le gouvernement par ces interrogations : « Est-ce un progrès d’imposer aux femmes des traitements hormonaux, sans raison médicale, derrière la promesse illusoire d’une maternité impossible à garantir ? De sélectionner des enfants à naître selon des critères génétiques ou de capacités physiques ? Est-ce un progrès de supprimer les êtres fragiles plutôt que de les accueillir et de tenter de les guérir ? D’effacer la paternité derrière les techniques de procréation ? Est-ce un progrès de résumer la place de l’homme à ses gamètes ? D’utiliser l’embryon humain comme un matériau de laboratoire, le modifier génétiquement, associer ses cellules avec des cellules animales ? Est-ce un progrès de ne plus respecter l’intégrité de l’espèce humaine et de s’autoriser des expériences d’apprenti-sorciers ? »

    Destinées à éveiller la réflexion du plus grand nombre, les affiches d’Alliance Vita se contentent d’une simple question, ouvrant à l’un des quatre principes d’écologie humaine qui fondent la vie en société : respect de la paternité, de la maternité, de la différence (handicap) et respect de la vie. Mais par sa sobriété même et par la beauté de ses images, cette campagne entreprise pour commencer sur 400 panneaux d’affichage dans les gares parisiennes, transiliennes et dans les rues de Paris, a provoqué un électrochoc. Trop fort pour Anne Hidalgo qui s’est empressée d’annoncer sur Twitter qu’elle allait censurer cette campagne : « Je suis profondément choquée et indignée par cette campagne anti-IVG et anti-PMA à la Gare du Nord et dans plusieurs autres lieux de la capitale. Je demande à ExterionMedia France et Mediatransports que ces affiches soient retirées immédiatement ». Un ukase en totale contradiction avec ses vœux aux Parisiens prônant « une année apaisée », « une année de dialogue » où chacun pourra « s’exprimer sur tous les sujets » !

    Ce qu’il faut bien appeler une censure, pose évidemment un problème de fond. Que devient la liberté d’expression si les seules affiches autorisées à Paris doivent être conformes aux opinions du maire ? Ainsi le même édile qui ne trouve rien à redire aux publicités antifamiliales et libertaires de Gleden, « le site de rencontres extra-conjugales pensé par des femmes », que chacun a dû subir sur les bus parisiens et dans le métro, ou encore à des pubs véganes agressives, s’autoriserait à proscrire des affiches se contentant de promouvoir le respect de la paternité et de la maternité sous prétexte qu’il s’agirait d’un « acte militant » ? Gleden ne milite-t-il pas, lui, pour l’infidélité conjugale ? Il est clair qu’Anne Hidalgo n’aime pas la famille, la maternité, la paternité. Mais n’aurait-elle pas, cette fois, franchi une ligne rouge ? Tout en contribuant à la publicité de cette campagne, son diktat a déclenché un tollé sur les réseaux sociaux, et nombre de journalistes, dont certains n’adhèrent pas aux objectifs d’Alliance Vita, s’insurgent contre cette atteinte manifeste à la liberté d’expression.

    Mais en quoi ces affiches contreviendraient-elles à la loi ? En rien, vient de répondre (alors que nous bouclons cet article) le juge des référés saisi par Alliance Vita, en ordonnant la reprise immédiate de l’affichage par Mediatransports, avec astreinte financière si non-exécution. Ce soir du 4 avril aura donc vu une grande victoire de la liberté d’expression !

    Philippe Oswald

  • Quand les évêques promeuvent une journée de l'enfant à naître

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    En Grèce, dimanche dernier (29 décembre), c'était la première célébration du "jour de l'enfant à naître". C'est le 9 juillet que le Saint-Synode (assemblée des évêques de Grèce) avait pris la décision de fixer un jour de l'enfant à naître, en prenant officiellement position contre l'avortement.

    Le Saint Synode de l'Église de Grèce a présenté dans une circulaire le dimanche après la naissance du Christ comme jour pour protéger le nouveau-né" :

    "Nous exhortons tous les citoyens de notre pays à participer activement à cette journée dont l'institution débute. Chaque être humain, dès le premier moment de sa fécondation, "au moment de la conception", est unique, sans précédent et digne de toute protection.

    Son droit à la vie doit être non négociable. Mais les crimes qui ont lieu dans notre pays sont bien connus de tous, avec des fleuves de sang innocent et sans défense qui coulent chaque jour. Le fait n'est pas seulement une catastrophe nationale, mais, plus important encore, un péché brutal devant le Dieu vivant. Aujourd'hui (...), tous les Grecs, nous devons nous repentir devant le Dieu saint et pleurer les plus de 300 000 enfants qui sont tués chaque année en Grèce.

    Avec notre repentance, nous attirerons la miséricorde de Dieu. Nous nous associons tous au deuil national et au repentir de cette pandémie et prions pour que cette horrible impasse se termine."