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Persécutions antichrétiennes

  • Le Parti Communiste Chinois utilise le coronavirus comme prétexte pour traquer les croyants

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    D'YANG XANGWEN sur le site "Bitter Winter" :

    Le Parti Communiste Chinois utilise le coronavirus comme prétexte pour traquer les croyants

    28/03 / 2020

    Profitant des mesures de contrôle pour empêcher la propagation du virus, l'État chinois traque les fidèles de l'Église de Dieu Tout-Puissant et d'autres groupes interdits

    L'utilisation excessive de la technologie par la Chine pour contrôler ses citoyens a encore augmenté pendant l'épidémie de coronavirus, disent les experts, soulignant comment le PCC en tire parti pour accélérer la collecte massive de données personnelles, grâce à la reconnaissance faciale et d'autres méthodes, au nom de la santé publique. Les membres de groupes religieux interdits sont parmi les principales cibles.

    Selon les informations recueillies par Bitter Winter, lors de la propagation du virus, le PCC n'a cessé d'arrêter des fidèles de l'Église de Dieu Tout-Puissant, qui est le groupe religieux le plus persécuté en Chine. Au moins 100 fidèles ont été arrêtés depuis janvier dans les provinces du Sichuan, du Fujian et du Shandong.

    Comme indiqué dans un rapport de 2018 du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, "de 2014 à 2018, la surveillance, l'arrestation et la persécution par le Parti communiste chinois ont poussé au moins 500 000 chrétiens à fuir leurs maisons, des chrétiens de l'Église du Dieu Tout-Puissant (CDO) et pour cette raison plusieurs centaines de milliers de familles ont été détruites".

    Posti di blocco istituiti a ingresso dei condomini

    Des points de contrôle sont installés pour loger les copropriétés
    Points de contrôle installés à l'entrée des copropriétés et des hôpitaux de la ville de Zibo, Shandong, qui demande la lecture du code de santé des résidents (Image tirée d'Internet)

    "Je me cachais sous le lit chaque fois que les agents venaient fouiller la maison", a déclaré à Bitter Winter l'un des fidèles de CDO en fuite. Il figurait sur la liste des personnes recherchées par le gouvernement, dressée dans le cadre d'une campagne nationale pour "éliminer les gangs criminels et éliminer le mal", dans laquelle les autorités offrent de 5 000 à 10 000 renminbi (environ 700 à 1 400 $) à toute personne qui fournit des informations à votre propos.

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  • Chine : la pandémie n'arrête pas la répression de la religion

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    De Bai Lin sur Bitter Winter :

    La pandémie n'arrête pas la répression de la religion

    23/03/2020

    Rien ne peut empêcher le PCC de persécuter les religieux, pas même la propagation d'un virus mortel

    La croce è stata rimossa

    La croix d'une salle de réunion dans le quartier Huaishang de Bengbu, une ville de l'Anhui, a été supprimée (Twitter)

    Le 18 février, le Bureau des affaires ethniques et religieuses de la province de l'Anhui a publié un avis sur le contrôle de la religion pendant l'épidémie de coronavirus, assignant des activités spécifiques à certains départements gouvernementaux qui ont reçu l'ordre d'agir de manière coordonnée à la suite des indications du Département du travail du Front uni (UFWD). L'avis précise que les unités de sécurité publique continueront de réprimer "l'évangélisation illégale", les institutions responsables du cyberespace prendront le contrôle de l'opinion publique, les unités de sécurité de l'Etat renforceront la collecte d'informations sur les groupes religieux tandis que les services de propagande intensifieront les campagnes de propagande.

    Malgré la propagation du coronavirus, les unités chargées de l'élimination des croix n'ont pas cessé. Selon Twitter, la croix d'une église a été enlevée dans le comté de Woyang dans la zone métropolitaine de Bozhou, dans l'Anhui, le 13 mars, et une autre a été éliminée dans le district de Huaishang, dans la ville de Bengbu.

    Selon le plan de travail 2020 publié par la Commission des affaires ethniques et religieuses de Tianjin, l'une des neuf municipalités chinoises qui composent leur propre province, le contrôle de la religion s'intensifiera tout au long de l'année. Le plan envisage une intégration plus poussée de l'idéologie socialiste à la religion, la suppression des "infiltrations religieuses étrangères" et un contrôle croissant des lieux de culte approuvés par l'État.

    Le 24 janvier, tous les lieux de culte de Shangqiu, une préfecture de la province centrale du Henan, ont été fermés pour endiguer l'épidémie. Cependant, les gouvernements locaux ont continué d'inspecter les maisons pour retirer les signes religieux. À l'aide de mégaphones, les autorités ont averti les résidents que si de tels signes étaient découverts chez eux, leurs pensions seraient suspendues.

    Le 27 février, les deux conseils chrétiens chinois de Yuzhou, un comté du Henan, ont informé toutes les églises qu'une équipe d'inspection provinciale se rendrait dans la région pour vérifier comment la mesure d'interdiction de rassemblement avait été mise en œuvre. Les lieux de culte où les services religieux ont repris ont été menacés de révocation des certificats d'enregistrement tandis que les religieux risquent de se voir annuler les permis de prédication.

    L'équipe d'inspection a trouvé des symboles et des calendriers religieux dans une église des Trois Autonomes, le responsable a été réprimandé et a demandé d'écrire une déclaration d'autocritique. Il a également reçu l'ordre de rassembler tous les calendriers religieux détenus par les fidèles de la communauté dans les trois jours.

    Un prédicateur de l'église d'origine a déclaré à Bitter Winter: "Malgré l'épidémie, la persécution religieuse continue. Le PCC considère les groupes religieux comme une menace pour le régime. Plus le pouvoir du parti est instable, plus ces groupes sont supprimés fréquemment ".

    Le 11 février, la XIIe Conférence nationale des groupes religieux officiellement approuvés s'est tenue en vidéo. Les représentants des cinq religions autorisées ont été encouragés à collecter des dons pour faire face à l'épidémie, mais ont été avertis qu'en agissant ainsi "ils ne pouvaient pas promouvoir les religions et que les activités d'évangélisation ne sont pas autorisées". Pendant l'épidémie, la prévention de l'évangélisation est l'une des principales tâches des bureaux des affaires religieuses.

    Selon des informations du Département du travail du Front uni (UFWD) à Wuhan, dans la province du Hubei, le 20 février, "des personnes distribuant des masques dans le cadre d'une activité missionnaire" ont été découvertes le 5 février. Les autorités "ont immédiatement demandé à tous les sous-districts et communautés de coopérer avec le Bureau de la sécurité publique et les postes de police locaux pour leurs arrestations, empêchant que des événements similaires ne se reproduisent".

    En Chine, l'interdiction de groupes religieux pendant les opérations de secours en cas de catastrophe a une longue tradition. Le PCC a toujours renforcé les contrôles sur les activités bénéfiques menées par les croyants pour les empêcher d'utiliser ces activités pour promouvoir leur foi. En cas de catastrophe, aucune information ou symbole religieux ne peut apparaître sur le matériel de secours ou sur les articles distribués par charité. Des fidèles appartenant à des groupes religieux non autorisés par l'État ont été arrêtés pour avoir organisé des activités caritatives.

  • 70 prêtres et religieux nigerians enlevés ou tués depuis juin 2015

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    Dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/NIGERIA - Au moins 70 prêtres et religieux enlevés ou tués depuis juin 2015

    16 mars 2020  
     
    Les obsèques du Séminariste Michael Nnadi

    Le rapport affirme que « les données disponibles démontrent qu'au cours de ces 57 derniers mois, soit depuis juin 2015, lors de l'entrée en fonction de l'actuel gouvernement central du Nigeria, de 11.500 à 12.000 chrétiens ont été tués. De ceux-ci, 7.400 ont été tués par des bergers Foulanis, 4.000 par Boko Haram et de 150 à 200 par des bandits de grand chemin.

    Le rapport précise en outre que la majeure partie des victimes des attaques de Boko Haram connu aussi comme ISWAP (Islamic State in West Africa) dans le nord-est du pays sont des chrétiens alors qu'en ce qui concerne les bandes de ravisseurs, si sur les routes rurales du nord du Nigeria, la majeure partie de leurs victimes est composée de musulmans, ce sont en revanche en grande partie des chrétiens qui en sont victimes sur les axes nord-sud ou sud-nord, en particulier les autoroutes reliant les deux parties du pays, en particulier la Birnin-Gwari Federal Road.

    Ce sont justement sur ces axes de liaison nord-sud – selon le rapport – que se sont intensifiés au cours des derniers mois les meurtres et les enlèvements d'automobilistes chrétiens et ce en particulier dans le nord du Nigeria, principalement au détriment de citoyens d'origine Igbo.

    La dernière victime de la persécution antichrétienne au sein de l'Eglise au Nigeria est le séminariste de 18 ans Michael Nnadi, enlevé à trois de ses camarades au Grand Séminaire du Bon Pasteur de Kakau, dans l'Etat de Kaduna, dans le nord-ouest du Nigeria, par des hommes armés au cours de la nuit du 8 janvier (voir Fides 13/01/2020). Alors que les trois autres séminaristes ont été par la suite relâchés, son corps a été retrouvé sans vie le 1er février dernier (voir Fides 03/02/2020). (L.M.) (Agence Fides 16/03/2020)

  • José Aparicio Sanz et ses 232 compagnons, martyrs victimes des "Rouges" espagnols (11 mars)

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    D'Evangile au Quotidien :

    José Aparicio Sanz et ses 232 compagnons
    Martyrs de la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)
    Béatification record du 11 mars 2001 par saint Jean-Paul II
    Mémoire commune : 11 mars
    Mémoire individuelle : ‘dies natalis’ de chacun

    Fruit du grand Jubilé de l'An 2000, cette béatification du 11 mars 2001 est la première du nouveau siècle et du nouveau millénaire. Jamais autant de serviteurs de Dieu n'ont été béatifiés à la fois. (Il faut remonter au Bx Pie IX - Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878, en 1867, pour avoir la béatification de 205 martyrs du Japon.) Chaque cause a été étudiée individuellement. Chacun de ces martyrs avait déjà mené une vie sainte digne de béatification avant que le martyr ne vienne couronner leur carrière. L'Église de Valence, suivie par celles de Barcelone et de Lérida, a commencé à instruire les procès de béatification depuis 50 ans déjà. Une masse de documents a été recueillie.
    Avant cette béatification, saint Jean Paul II avait déjà célébré 10 béatifications pour des martyrs de la guerre civile espagnole, soit, avec ceux de ce jour, 471 martyrs. A savoir: 4 évêques, 43 prêtres séculiers, 379 religieux, 45 laïcs.

    La seconde République instaurée en 1931 amène le "Frente popular" (Front populaire) au pouvoir. Composée de communistes, socialistes et anarchistes, elle est essentiellement anticléricale. Pourtant les évêques ont reconnu au début sa légitimité. Si les violences ne se déclenchent pas tout de suite, néanmoins ce gouvernement révolutionnaire entame d'emblée une persécution juridique : dissolution des ordres religieux et nationalisation de tous leurs biens, approbation du divorce, crucifix retirés des classes.

    Après les lois restrictives vient la persécution sanglante avec la "Révolution des Asturies" en 1934 et les martyrs de Turon.
    En l'été 1936, les "Rouges", comme on les appelle, (à juste titre car leur but est de faire de l'Espagne un état satellite de la Russie), déclenchent la plus grande persécution religieuse qu'ait jamais connu l'Espagne. Sur la liste noire des personnes à abattre figurent en premier lieu tous les prêtres. A cause de sa brièveté dans le temps et de son intensité, c'est un ouragan révolutionnaire comparable à celui de la Révolution française qui s'abat sur toutes les régions où domine leur influence : incendie de couvents, d'évêchés, d'églises, destruction du patrimoine artistique sacré, bref, de tout ce qui rappelle la religion catholique. Mais les révolutionnaires ne sont pas suivis par tout le peuple ; au contraire, il se produit un sursaut de la conscience nationale.

    Une partie de l'armée avec le général Francisco Franco se révolte et crée le "Mouvement national". C'est alors la guerre civile entre "Rouges" et "Nationaux" qui dure de 1936 à 1938. Les révolutionnaires ont vraiment l'intention d'éradiquer l'Église et ils procèdent à des exécutions massives, accompagnées d'une férocité inouïe.
    Sont victimes: 13 évêques, 4184 prêtres, 2365 religieux, 283 religieuses, des milliers et des milliers de laïcs. Ils sont vraiment martyrs car ils ont été tués "en haine de la foi", ce ne sont pas des "victimes de guerre", car ils sont pacifiques et ne prennent pas part aux événements, ni des "victimes politiques ", car ils n'ont pas pris partie. (Notons à ce propos que le parti qui soutenait Franco, la "Phalange", influente surtout au début, avait certaines accointances avec les Nazis.). Conscients de mourir pour leur foi, beaucoup criaient « Vive le Christ-Roi! », ce qui n'est pas sans rappeler la guerre des "Cristeros" au Mexique (1926-1929), et tous, avant de mourir, pardonnaient de tout cœur à leurs bourreaux.

    La liste de 233 martyrs, élevés le 11 mars 2001 aux honneurs des autels pour avoir professé leur foi et donné leur vie pour elle, est nombreuse :  Trente-huit prêtres de l'archidiocèse de Valence, avec un nombreux groupe d'hommes et de femmes de l'Action catholique, provenant également de Valence ; dix-huit Dominicains et deux prêtres de l'archidiocèse de Saragosse ; quatre Frères mineurs franciscains et six Frères mineurs franciscains conventuels ; treize Frères mineurs capucins avec quatre Religieuses capucines et une Augustine déchaussée ; onze Jésuites avec un jeune laïc ; trente-deux Salésiens et deux Filles de Marie Auxiliatrice ; dix-neuf Tertiaires capucins de la Vierge des Douleurs avec une collaboratrice laïque ; un prêtre déhonien ; l'aumônier du Collège La Salle de la Bonanova, de Barcelone, avec cinq Frères des Écoles chrétiennes ; vingt-quatre Carmélites de la Charité; une Religieuse servante ; six Religieuses Scolopes avec deux collaboratrices laïques, ces dernières provenant de l'Uruguay et étant les premières bienheureuses de ce pays latino-américain ; deux Petites sœurs des personnes âgées abandonnées; trois Tertiaires capucines de Notre-Dame des Douleurs ; une Missionnaire clarétienne et, enfin, le jeune Francisco Castelló i Aleu, de l'Action catholique de Lleida.

    Les témoignages qui nous sont parvenus parlent de personnes honnêtes et exemplaires, dont le martyr a scellé des vies consacrées au travail, à la prière et à l'engagement religieux au sein de leurs familles, de leurs paroisses ou de leurs Congrégations religieuses. En une phrase, le Saint Père résume ainsi leur sainteté : « Ils vivent en aimant et meurent en pardonnant ».

    Comment ne pas nous émouvoir profondément à l'écoute des récits de leur martyre ? En voici quelques-uns.
    La vieille Maman Maria Teresa Ferragud, 83 ans, est arrêtée avec ses quatre filles religieuses contemplatives. Le 25 octobre 1936 - fête du Christ-Roi, notons-le! - elle demande à accompagner ses filles au martyre. Et pour les encourager jusqu'au bout, elle veut mourir la dernière: « Mes filles, leur dit-elle, restez fidèles à votre Époux Jésus Christ et ne cédez pas aux flatteries de ces hommes ». Sa mort a tant impressionné les bourreaux, qu'ils s'exclament: "C'est une vraie sainte !".
    Le jeune Francisco Castello i Aleu, âgé de 22 ans, est chimiste de profession et membre de l'Action Catholique. Conscient de la gravité du moment, il ne veut pas se cacher mais offre sa jeunesse en sacrifice par amour pour Dieu et pour ses frères, laissant trois lettres, écrites quelques instants avant de mourir, à ses sœurs, à son directeur spirituel et à sa fiancée. Il est un exemple de force, de générosité, de sérénité et de joie.
    Le jeune prêtre German Gozalbo, âgé de 23 ans, est fusillé seulement deux mois après avoir célébré sa première messe. Il subit nombre d'humiliations et de mauvais traitements.
    Parmi les autres martyrs, citons le plus en vue à l'époque : Pablo Menendez Gonzallo, président de l'Action Catholique de Valence, député provincial pour la région de Valence, journaliste; ou encore un pyrotechnicien que l'Espagne se choisit comme patron des artificiers, etc.

    Étonnante cérémonie de béatification, sous un beau soleil printanier précoce inondant la place Saint Pierre et qui a vu dans son assistance beaucoup de témoins encore vivants des événements : notamment un prêtre de 90 ans, Eugenio Laguanda, ayant survécu par miracle au peloton d'exécution après avoir reçu une balle dans la tête, beaucoup de femmes, veuves des martyrs ou leur ancienne fiancée, des enfants de martyrs dont certains ont été choisis pour porter les reliques de leurs parents à l'autel… Enfin, dans les procès de béatifications, ont même témoigné d'anciens bourreaux.

    Avant la prière de l'Angélus qui clôtura cette béatification solennelle, saint Jean Paul II déclara encore : « Tournons à présent notre regard vers la Très Sainte Vierge Marieque la foi nous fait contempler comme Reine des Saints et des Saintes de toute époque et de toute nation. Elle est, en particulier, Mère et Reine des Martyrs, présente auprès d'eux à l'heure de l'épreuve, de même qu'elle demeura sous la Croix auprès de son Fils Jésus. Ces nouveaux bienheureux ont placé leur confiance en Elle, la Vierge fidèle, au cours des moments dramatiques de la persécution. Lorsqu'on les empêcha d'exprimer librement leur foi, ou, par la suite, au cours de leur emprisonnement, pour affronter le moment suprême, ils trouvèrent un soutien constant dans le Saint Rosaire, le récitant seuls ou en petits groupes. Comme cette traditionnelle prière mariale est efficace dans sa simplicité et sa profondeur! Le Rosaire constitue à chaque époque une aide précieuse pour d'innombrables croyants. Qu'il en soit ainsi également pour nous ! ». (>>> Homélie complète de saint Jean-Paul II).

  • Asia Bibi témoigne de sa foi sur KTO

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    De KTO :

    Asia Bibi témoigne de sa foi sur KTO

    02/03/2020

    Son portrait a circulé sur les médias du monde entier. Celui d’Asia Bibi, chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour blasphème, pour simplement avoir bu un verre d’eau tiré d’un puits utilisé par les musulmans. Son visage nous est devenu familier. Au fil des années, KTO a relayé les nouvelles qui nous parvenaient sur sa situation et sur la mobilisation internationale pour sa libération. Emprisonnée pendant près de 10 ans, elle a été définitivement acquittée en janvier 2019 et est exilée avec sa famille au Canada dans un lieu secret, car sa vie reste menacée. Elle souhaiterait venir vivre en France. La sortie fin janvier du livre « Enfin libre ! » co-écrit avec la journaliste Anne-Isabelle Tollet qui s’est battue pour sa libération, nous permet de découvrir, derrière ce visage symbole d’une injustice, qui est cette femme. On pourrait même dire une sacrée femme, qui a survécu à 10 ans de captivité dans des conditions difficiles, et dont la foi que l’on découvre au fil des pages, impressionne. Asia Bibi est de passage à KTO et nous livre un témoignage édifiant.

  • Chine : le coronavirus n'arrête pas la persécution religieuse

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    De TANG ZHEA sur le site Bitter Winter :

    Le coronavirus n'arrête pas la persécution religieuse

    01/03/2020

    Malgré la propagation du virus, le Parti Communiste Chinois persécute les croyants en accusant ceux qui prient pour les malades et les défunts de "mettre en danger la stabilité sociale.

    Malgré la lutte pour faire face à la propagation de la maladie mortelle causée par le virus COVID-19, la persécution religieuse semble rester l'une des principales priorités du gouvernement. Selon de nombreux rapports à travers le pays, les croyants ont continué à être persécutés au cours des deux premiers mois de l'année. Depuis début février, la police a arrêté au moins 30 fidèles de l'Église du Dieu Tout-Puissant (CDO) dans les provinces du Fujian et du Shandong, le mouvement religieux le plus sévèrement persécuté en Chine.

    Un membre de la CDO a déclaré à Bitter Winter que, selon des documents secrets internes du PCC, d'ici 2020, le gouvernement avait prévu de lancer une opération à grande échelle contre l'Église et a ajouté qu'à son avis, "si l'épidémie ne s'était pas propagée, les arrestations auraient été beaucoup plus nombreuses ».

    Certains fidèles ont été arrêtés uniquement parce qu'ils priaient pour les victimes du coronavirus ou partageaient des photos et des messages liés à l'épidémie. Selon un reportage de Radio Free Asia, Sun Feng, un chrétien de Zibo, une ville du Shandong, avait diffusé un message en ligne le 31 janvier invitant les gens à prier et à jeûner pendant neuf jours pour la fin de l'épidémie. Le 7 février, l'homme a été arrêté et détenu pendant 24 heures. Déjà en 2014, quand il a appris les protestations contre les changements du système électoral à Hong Kong, Sun avait été condamné à cinq ans de prison pour "incitation à la subversion du pouvoir de l'Etat" coupable d'avoir soutenu ouvertement la soi-disant "révolution des parapluies" de la région administrative spéciale (Hong Kong).

    Le rapport raconte également l'histoire de Li Wanhua, pasteur de l'église Fengle à Jiangmen, une ville de la province du Guangdong. La police l'a convoqué le 14 février pour avoir republié des photos et des messages concernant Li Wenliang, le médecin qui a été réduit au silence par les autorités pour avoir tenté d'avertir les gens des dangers du virus qui l'a tué plus tard. Le même pasteur avait déjà subi la persécution du PCC. Le 14 juin 2018, il avait été arrêté par le bureau de la sécurité publique du comté de Heshan dans la préfecture de Jiangmen pour "organisation et utilisation de sociétés secrètes réactionnaires et d'organisations sectaires et sabotage des forces de l'ordre par le biais du superstition ». Le pasteur a ensuite été libéré sous caution.

    Il pastore Li Wanhua

    Pasteur Li Wanhua
    Le pasteur Li Wanhua a été réprimandé pour avoir diffusé des photos et des messages du dr. Li Wenliang (photo par RFA)

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  • Pakistan : un jeune chrétien torturé à mort pour s’être lavé dans un puits

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    De Vatican News :

    Pakistan : un chrétien torturé à mort pour s’être lavé dans un puits

    Ce 28 février, Saleem Masih, jeune Pakistanais de 22 ans, est mort à la suite de coups reçus par des musulmans l’ayant vu se rincer dans un puits.

    Anne-Quitterie Jozeau – Cité du Vatican

    En rentrant des champs le 25 février dernier, Saleem Masih s’est arrêté quelques instants pour se laver dans un puits, à Kasur dans la province du Pendjab au Pakistan. Un groupe d’hommes musulmans a alors fait irruption, commençant par l’insulter, le traitant de «sale chrétien» et l’accusant de «polluer l’eau». Ils l’ont ensuite attaqué et attaché ses pieds et mains, pour le rouer de coups à l’aide de barres de fer et de bâtons.

    Transféré deux jours après son attaque à l’hôpital, Saleem Masih a succombé à ses blessures, selon le quotidien Pakistan Today. Son père Ghafoor Masih, informé seulement 4 heures après l’agression, dénonce les policiers présents, qui y «assistaient tels des spectateurs».

    Vive réaction du gouvernement

    Mis au courant de l’évènement, le Premier ministre pakistanais Imran Khan s’est prononcé sur le sujet: «quiconque au Pakistan s'en prend à nos citoyens non-musulmans ou à leurs lieux de culte sera traité avec sévérité. Nos minorités sont des citoyens égaux de ce pays».

    Ejaz Alam Augustine, l’actuel ministre des droits de l’Homme et des minorités du Pendjab a affirmé avec véhémence que des mesures sévères seront prises contre les coupables et les policiers concernés.

    Une situation bien courante

    L’Église a également réagi. Le père Qaisar Feroz, secrétaire exécutif de la commission épiscopale pour les Communications sociales s’est exclamé : «cet acte de discrimination et de préjudice révèle la plus haute intolérance des personnes impliquées dans l’assassinat de jeunes chrétiens».

    Nasir Saeed, directeur de l’ONG Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS), relève encore que «ceci n’est pas un cas isolé mais l’un de ceux qui se vérifient chaque jour sur tout le territoire pakistanais et souvent pas même cité dans les moyens de communication ». Il ajoute : «il est nécessaire de prendre des mesures et de rétablir la justice, de mettre un terme à la torture et au traitement discriminatoire sur base religieuse».

    (Avec Fides)

  • La riposte du cardinal Zen

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    Vers le blog du cardinal Zen
    Ci-dessous, ma traduction de la lettre.

    Monsieur le Cardinal,

    Permettez-moi d’utiliser le moyen de la lettre ouverte pour une communication plus rapide.

    Indirectement, j’ai lu votre lettre du 26 février laquelle (Prot. N. 1/2020) a également l’honneur d’avoir ainsi inauguré votre haute fonction de Doyen du Collège des Cardinaux.

    J’admire le courage dont vous faites preuve en vous aventurant dans des domaines que vous reconnaissez même comme « complexes », mettant en péril le prestige de votre honorable fonction tout juste inaugurée. Mais on sait qu’il existe aujourd’hui un vice-pape qui parvient à donner du courage à tous les serviteurs du Saint-Siège.

    Venons-en à la lettre.

    1- Pour clarifier la vision de Jean-Paul II et de Benoît XVI à l’égard du communisme, il me suffit aujourd’hui de vous renvoyer aux pages 161-162 du livre « Dernières conversations » (le pape Benoît m’en a donné un exemplaire avec la dédicace « en communion de prière et de pensée »).

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  • Chine : quand le Vatican déclare la guerre au cardinal Zen

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    De Ricardo Cascioli sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Le Vatican déclare la guerre au cardinal Zen

    29-02-2020

    Il cardinale Zen

    le cardinal Zen

    Une lettre explosive signée par le doyen du Collège des cardinaux, le cardinal Giovanni Battista Re - que la Nuova Bussola Quotidiana a pu consulter - attaque durement l'archevêque émérite de Hong Kong, le cardinal Zen, coupable de critiquer l'accord secret entre la Chine et le Saint-Siège au prix d'une augmentation de la persécution des catholiques. La lettre mêle des jugements abusifs - affirmant une continuité qui n'existe pas entre la ligne de ce pontificat et celle des précédents pontifes - avec des déclarations très sérieuses : Benoît XVI se voit ainsi attribuer la paternité de l'accord actuel et un changement doctrinal est affirmé concernant la possibilité d'églises indépendantes .

    Le cardinal Joseph Zen est un obstacle pour l'Église en Chine, et désormais l'Église catholique peut également être constituée d'Églises indépendantes. C'est le jus d'une lettre explosive et incroyable envoyée le 26 février à tous les cardinaux par le doyen du Sacré Collège, le cardinal Giovanni Battista Re, et que la Nuova Bussola Quotidiana a pu consulter en exclusivité. Il s'agit d'une attaque frontale dure et inédite contre l'archevêque émérite de Hong Kong, âgé de 88 ans, fier opposant à l'accord secret entre la Chine et le Saint-Siège signé à Pékin le 22 septembre 2018.

    C'est un geste sans précédent, rendu encore plus significatif par le fait qu'il s'agit du premier acte officiel (le numéro de protocole est 1/2020) du nouveau doyen du Sacré Collège. Re avait été nommé le 18 janvier, à la suite du Motu Proprio par lequel le pape François lui avait étonnamment attribué ses fonctions pour une durée déterminée, les retirant ainsi au cardinal Angelo Sodano.

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  • "Enfin libre!" : Asia Bibi se confie

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Rencontre avec la chrétienne pakistanaise Asia Bibi, libérée en 2018 après neuf ans de détention pour blasphème

    28/02/2020

    La chrétienne pakistanaise Asia Bibi répond aux questions d’Eglises d’Asie (EDA), à la sortie de son livre « Enfin libre ! » coécrit avec la journaliste Anne-Isabelle Tollet. Dans ce nouveau livre, elle revient sur son accusation de blasphème en 2009, sa condamnation à mort en 2010 et sur ses neuf ans de détention. Acquittée et libérée en novembre 2018, elle a enfin pu s’envoler au Canada en mai 2019 pour retrouver son mari et ses filles, sans avoir pu revoir son père. De passage en France cette semaine, elle a rencontré la maire de Paris Anne-Hidalgo le 26 février, qui l’a proclamée citoyenne d’honneur de la ville, et elle doit être reçue par le président Emmanuel Macron ce vendredi 28 février à qui elle devrait demander officiellement l’asile politique.

    Eglises d’Asie : Asia Bibi, vous venez de publier « Enfin libre ! » avec Anne-Isabelle Tollet. Qu’avez-vous voulu exprimer dans votre nouveau livre ?

    Asia Bibi : Aujourd’hui, je me sens bien mais en lisant ce livre, les gens vont découvrir combien j’ai souffert, et ce qu’est la vie de ceux qui sont punis pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.

    Vous avez beaucoup prié en prison. Aujourd’hui, quel est le rôle de la prière dans votre vie ?

    Je prie toujours depuis que j’ai retrouvé la liberté, au moins deux fois par jour. Mais en prison, comme j’étais seule et qu’il n’y avait personne avec moi, je passais beaucoup de temps en prière. Aujourd’hui, je prie toujours et je lis la Bible, même si je suis plus âgée et qu’il y a beaucoup de choses à faire dans la maison. La prière est une partie essentielle de ma vie.

    Comment vous adaptez-vous à votre nouvelle vie ?

    Quand je suis sortie de prison et que j’ai quitté le Pakistan pour venir au Canada, je pouvais enfin profiter de l’air frais et de la liberté. Mais cette nouvelle vie n’était pas adaptée : au Canada, je restais dans la maison en permanence à cause du froid, et je n’ai pas vraiment pu recommencer une nouvelle vie là-bas. Je n’ai pas pu commencer d’études ou quoi que ce soit d’autres qui peut permettre de mener une vie meilleure. Nous n’avons-fait que rester à la maison.

    Quels sont vos projets, comment voyez-vous l’avenir aujourd’hui ?

    Mon principal objectif aujourd’hui, c’est que mes filles puissent recevoir une bonne éducation. J’aimerais moi aussi faire des études, notamment afin de pouvoir venir en aide aux autres personnes encore en prison, surtout celles qui vivent ce que j’ai vécu. Maintenant, je vais aussi avoir beaucoup de temps pour prier. Et je voudrais aussi faire quelque chose avec les journalistes et avec tous ceux qui peuvent venir en aide aux prisonniers.

    Comment s’est passé votre rencontre avec Mme Anne Hidalgo, ce mercredi 26 février ?

    J’ai été très heureuse de rencontrer Mme le Maire et tous ceux qui travaillent à la mairie de Paris, et aussi tous les français que j’ai vus cette semaine. J’ai vu et reçu beaucoup d’amour et je suis heureuse d’avoir pu visiter la France. Je suis aussi vraiment reconnaissante envers tous ceux qui nous accueillis et qui nous ont aidés durant notre séjour. J’ai été très heureuse de pouvoir prier ici et j’ai ressenti beaucoup de choses. Je pense du fond du cœur à tous ceux qui nous ont aidés ici.

    (EDA)

    Le livre Enfin libre !, coécrit avec Anne-Isabelle Tollet, est sorti en février 2020 aux éd. du Rocher, (205 pages, 17,90 €).

  • Chine : la répression à l'égard des catholiques continue de plus belle

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    De Zhou Xiaolu sur Bitter Winter :

    La répression des églises catholiques continue

    21/02 / 2020

    En 2019, de nombreux lieux de culte catholiques ont été fermés pour refus d'adhérer à l'Association patriotique catholique chinoise. Cependant, des églises d'État ont également été supprimée

    Démolis parce que "bâtiments illégaux"

    Le 29 décembre, la section du Bureau des affaires religieuses du comté de Qishan, administrée par la ville ayant le statut de préfecture de Baoji, dans la province nord-ouest du Shaanxi, a ordonné la démolition d'une église catholique dans le village de Luojiazhuang. L'Église avait refusé d'être enregistrée par l'État et a donc été éliminée pour "manque de permis adéquats".

    In dicembre è stata demolita una chiesa cattolica nel villaggio di Luojiazhuang, nello Shaanxi

    En décembre, une église catholique a été démolie dans le village de Luojiazhuang dans le Shaanxi

    Un fidèle local a déclaré à Bitter Winter qu'avant Noël, le prêtre de l'église, ayant appris que l'administration voulait la faire démolir, est allé négocier avec les responsables des affaires religieuses, à commencer par ceux du niveau du comté au niveau provincial. On lui a dit que l'église avait été condamnée à être démolie, qu'il ait tenté d'obtenir des permis ou non, car "le Parti réprime les religions". Peu de temps après, l'église, construite avec des fonds recueillis par des catholiques locaux, a été rasée.

    La croix avait déjà été enlevée en novembre 2018 et l'église avait été "rectifiée" deux fois en 2019. Plus tard, elle a été transformée en club de loisirs pour les villageois, le même sort que de nombreux lieux de prière dans les griffes du gouvernement chinois. "Pendant une année entière, nous avons essayé de sauver l'église", s'est plaint le directeur, un homme d'environ quatre-vingts ans, "mais nous n'avons pas réussi."

    En décembre, une église catholique du village de Guchuan, dans le quartier Weibin de la ville de Baoji, a été fermée pour refus d'enregistrement. Avant de fermer, les caractères chinois du mot "Église catholique" sur un mur extérieur et trois croix qui étaient sur le toit ont été supprimés.

    La chiesa del villaggio di Guchuan

    L'église du village de Guchuan avant et après l'enlèvement des croix

    "Cette église a beaucoup souffert: le régime l'a démolie pendant la Révolution culturelle, plus tard elle a été reconstruite, maintenant elle a été fermée à nouveau", a déclaré un croyant local, désespéré. "L'administration est venue avec des milliers de raisons de la fermer. Tôt ou tard, notre église sera perdue. "

    Une église approuvée par l'Etat convertie en centre pour les fonctionnaires du PCC

    Après la signature de l'accord entre le Saint-Siège et la Chine en 2018, la situation des objecteurs de conscience catholiques qui refusent d'être enregistrés continue de se détériorer: le clergé et les fidèles sont souvent harcelés et persécutés, les églises sont fermées ou démolies.

    Cependant, même les Églises catholiques dirigées par l'État ne connaissent pas la tranquillité.

    En juin, l'administration de Linyi, ville ayant le statut de préfecture dans la province orientale du Shandong, a donné l'ordre de démolir une église catholique d'État affirmant qu'elle "occupait trop de place". Les responsables ont également déclaré qu'ils seraient licenciés si l'Église restait active.

    Deux mois plus tard, un bâtiment de deux étages et trente pièces, attaché à l'Eglise, a été démoli. En novembre, le dirigeant a été informé que le bâtiment où se trouvait l'église avait été épargné pour le moment, mais qu'il allait être transformé en centre de service pour les fonctionnaires du PCC.

    Vidéo: le bâtiment annexé au bâtiment de l'église est démoli (de la minute 00:00:50 à la minute 00:01.20)

    La commission du village a rapidement repris l'église. Des statues et des croix religieuses ont été enlevées et un panneau avec l'inscription "Centre de service pour les masses du Parti" a été affiché au-dessus de la porte à l'avant du bâtiment, transformant l'église, construite au coût de 4 millions de renminbi (environ 560 milliers de dollars américains), au point de la rendre méconnaissable.

    La chiesa cattolica della città di Linyi nello Shandong

    L'église catholique de la ville de Linyi dans le Shandong a été transformée en centre de services.

    Tutte le statue sono state rimosse

    Toutes les statues ont été supprimées

    Le 9 novembre, une autre église approuvée par l'État du Shandong a reçu l'ordre de retirer une statue de la Vierge Marie, qui se tenait devant le bâtiment, après que l'équipe d'inspection du gouvernement central pour les travaux sur les religions s'y soit rendue, pour une visite récurrente dans la province.

    è stata rimossa la statua della Vergine Maria

    En novembre, la statue de la Vierge Marie a été enlevée devant une église catholique

  • Nouveau carnage dans la communauté chrétienne du Burkina-Faso

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    De Vatican News :

    Burkina Faso: attaque meurtrière contre une église protestante

    Le gouverneur du Sahel a annoncé ce lundi 17 février l’interruption d’ hommes armés lors d’une célébration protestante dans la localité de Pansi, au nord-est du Burkina Faso. Au moins 24 personnes ont été tuées selon un dernier bilan. Une vingtaine de villageois ont également été enlevés.

    Anne-Quitterie Jozeau avec agences– Cité du Vatican

    Le village de Pansi dans la province de Yagha, au nord-est du Burkina Faso, a subi une attaque terroriste ce dimanche 16 février. Des assaillants jihadistes ont identifié, isolé et tiré sur les fidèles protestants de la localité lors du culte dominical.

    Le gouverneur de la région du Sahel,  le colonel Salfo Kaboré, a affirmé à la presse que le bilan provisoire de cette attaque s’élève à 24 personnes assassinées, dont le pasteur de l’église protestante, et 18 autres blessés. Il déplore également la prise d’otage de plusieurs personnes.

    Un plan d’aide a rapidement été mis en place, afin de retrouver les villageois disparus et secourir les blessés.

    Intensification des attaques

    Les attaques  visant des chrétiens ne cessent de se multiplier. Cet assaut terroriste est le deuxième en une semaine dans la province de Yagha. Le 10 février dernier, sept personnes ont été enlevées au domicile d’un pasteur dans la ville de Sebba. Trois jours plus tard, les cadavres de cinq d’entre elles ont été retrouvés. Deux femmes s’en sont sorties.

    Déjà, le 1er février dernier, 18 personnes avaient été assassinées par des jihadistes à Lamdamol, dans le nord-est du pays.

    L’Onu a annoncé qu’en 2019, pas moins de 4 000 personnes ont été tuées par des groupes islamistes au Niger, au Mali et au Burkina Faso. Ces attaques meurtrières déclenchent la fuite des populations civiles qui abandonnent leurs villages. Depuis 2015, environ 600 000 habitants du Mali, du Niger et du Burkina Faso ont fui leur pays selon les Nations unies.