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Persécutions antichrétiennes

  • Rome, 21 mars : prière pour les martyrs de notre temps

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    Rome : prière pour les martyrs de notre temps le 21 mars

    Présidée par le cardinal vicaire Angelo de Donatis

    Une initiative de prière pour les martyrs de notre temps, y compris de nombreux missionnaires, mais aussi des laïcs, des pasteurs et des chrétiens de toutes les confessions, sera organisée le 21 mars 2019 par le diocèse de Rome et la Communauté de Sant’Egidio, indique le vicariat de Rome ce 15 mars. Elle sera présidée par le cardinal vicaire Angelo de Donatis.

    Une marche accompagnée de la récitation du chapelet missionnaire et des litanies des martyrs débutera à 18 h au Colisée pour arriver à la basilique de Saint-Barthélemy-en-l’Île, où la veillée aura lieu.

    Pour chaque nom de martyr, une bougie sera allumée, « ce qui permet de voir la lumière de Pâques même au moment de la mort et de la souffrance », lit-on dans le communiqué. Des représentants orthodoxes et évangéliques ainsi que des jeunes de différents continents participeront à cette initiative.

    « En 2018, souligne l’évêque auxiliaire du Centre et secrétaire général du vicariat, Mgr Gianrico Ruzza, une quarantaine de témoins ont été tués : 35 prêtres, 4 laïcs et un séminariste. Nous avons choisi de partir du Colisée parce que c’est un symbole du martyre, un lieu où des centaines de chrétiens sont morts et où ce n’est pas un hasard si le Chemin de Croix est célébré chaque année par le pape. Tandis que la basilique de Saint-Barthélemy-en-l’Île abrite les nouveaux martyrs des XXe et XXIe siècles, recherchés par saint Jean-Paul II et confiés à la Communauté de Sant’Egidio. »

  • Neuf nouveaux bienheureux martyrs lors de la Guerre Civile Espagnole

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    De Michel Janva sur le site "Le Salon beige" :

    L’Église catholique en Espagne a neuf nouveaux bienheureux martyrs de la Guerre Civile Espagnole (1936-1939).

    Il s’agit des Bienheureux Ángel Cuartas Cristóbal et ses six compagnons du Séminaire d’Oviedo (Principauté des Asturies) assassinés par des miliciens de gauche.

    Au cours d’une cérémonie célébrée en la Cathédrale de la ville asturienne d’Oviedo, le Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, le Cardinal Angelo Becciu, a souligné le témoignage de la Foi de ces neuf séminaristes assassinés à cause de la haine de la Foi durant la persécution religieuse qui a sévit en Espagne de 1936 à 1937. Le plus âgé des martyrs avait 25 ans et le plus jeune à peine 18…

    Dans son homélie, le Cardinal a mis l’accent sur l’exemple de ces neuf aspirants au sacerdoce, qui ont préféré offrir leurs vies au Christ plutôt que de perdre leur vocation et leur mission. Dans ce sens, il a insisté sur le modèle, toujours à suivre, qu’ils représentaient pour les prêtres d’aujourd’hui.

    “Nous avons besoin de prêtres, de personnes consacrées, de pasteurs généreux, comme ces martyrs d’Oviédo. Nous avons besoin de prêtres honnêtes et irréprochables, qui amènent les âmes au Bon Dieu et qui ne causent aucune souffrance à l’Église ni aucun trouble au Peuple de Dieu”.

    Le Cardinal Becciu a mis en relief le fait que les martyrs asturiens

    “n’ont pas douté un instant à témoigner de leur amour pour Notre-Seigneur, en montant avec Lui vers la Croix, dans l’offrande extrême de leurs jeunes existences. Unis par le même témoignage de la Foi en Jésus-Christ, les bienheureux furent victimes de la même violence féroce, accompagnée d’une hostilité anti-catholique, qui avait pour but l’élimination de l’Église et, en particulier, du Clergé”.

    “Pour les persécuteurs et les assassins, il a suffit d’identifier ces jeunes comme séminaristes pour déverser sur eux leur haine criminelle, poussés par une haine viscérale envers l’Église et le christianisme”.

    “Ces neuf jeunes, séminaristes de l’Archidiocèse d’Oviedo, étaient convaincus de leur vocation au sacerdoce ministeriel, engagés sincèrement dans le chemin de formation pour devenir de fiers serviteurs de l’Évangile. Enthousiastes, très cordiaux et dévoué, ils se sont adaptés complètement au style de vie du séminaire, fait de prière, d’étude, de charité fraternelle et d’engagement apostolique”.

    Il a aussi souligné qu’ils

    “se ont toujours été décidés dans la volonté ferme de répondre à l’appel du Seigneur, malgré le climat d’intolérance religieuse, tout en étant conscients des risques et des dangers auxquels ils seraient confrontés. Ils ont su persévérer avec une force particulière jusqu’au dernier instant de leur vie, sans renier leur identité de clercs en formation”.

    Le Cardinal a également rappelé que, pendant la période de la Guerre d’Espagne, la

    simple affirmation de sa condition ce clerc était passible de la peine de mort, qui pouvait être exécutée immédiate ou ultérieurement, sans qu’il y ait le moindre doute de l’issue fatale qui attendait ces séminaristes, une fois qu’ils avaient pu être identifiés”.

    De ce fait “chacun d’eux, consciemment, a offert sa propre vie pour le Christ, dans les circonstances tragiques pendant cette persécution religieuse des années 30 en Espagne”.

    Le Cardinal a conclu son homélie en assurant que

    “les neuf bienheureux, avec leur témoignage et leur martyr, puissent nous parler à tous en nous rappelant que mourir pour sa Foi est un don qui n’est accordé qu’à certains, mais que vivre sa Foi est un appel qui est destiné à tous”.

    Traduction : François-Xavier de Salas (Correspondant en Espagne)

  • Le cas d'Asia Bibi ne doit pas nous faire oublier 224 autres victimes de la loi anti-blasphème au Pakistan

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    Au Pakistan, on recense 224 « Asia Bibi » en 30 ans (source : aleteia.org)

    Pendant près de dix ans, le cas Asia Bibi a mobilisé la communauté internationale. Alors que la mère de famille a finalement été libérée fin 2018, l'AED publie des chiffres qui démontrent que son cas est loin d'être isolé et que de nombreux autres chrétiens, accusés de blasphème, sont emprisonnés au Pakistan.

    Le cas d’Asia Bibi, la Pakistanaise condamnée à mort pour blasphème puis acquittée par la Cour suprême le 31 octobre 2018, a permis à la communauté internationale de prendre davantage conscience de la réalité de la persécution vis-à-vis des chrétiens au Pakistan. Si la mère de famille a finalement été libérée, son cas est loin d’être isolé et de nombreux autres chrétiens sont encore emprisonnés dans le pays.

    224 chrétiens emprisonnés depuis 1986

    En visite au Pakistan, l’AED (Aide à l’Église en Détresse) a rencontré Cecil Shane Chaudhry, directeur exécutif de la Commission nationale Justice et Paix sur place. D’après lui, ce sont 224 chrétiens qui ont été victimes de la loi contre le « blasphème » depuis son adoption en 1986. Aujourd’hui, ils seraient 25 à séjourner encore en prison. Si plusieurs ont été condamnés à mort, aucun n’a été exécuté pour le moment. En revanche, entre 1990 et 2017, ils sont pas moins de 23 à avoir été lynchés par des foules en colère pour « blasphème ».

    Depuis 1986, la législation du pays punit le blasphème de la peine de mort. Dans ce pays où les musulmans représentent 95% de la population, Cecil Chaudhry souligne que pour les fondamentalistes, cette loi « constitue une arme puissante pour exercer le pouvoir au préjudice des minorités et elle est souvent utilisée à des fins de vengeance personnelle ». Il ajoute que « lorsque c’est un chrétien qui est accusé, les conséquences concernent l’ensemble de la communauté ». Une affirmation corroborée par Mgr Joseph Arshad, président de la Conférence épiscopale du Pakistan, qui déclarait dans un entretien avec Aleteia que « cette loi est souvent utilisée par intérêt personnel, pour accuser faussement d’autres personnes », tout en insistant sur l’importance du dialogue interreligieux comme moyen de « freiner l’extrémisme ».

  • Le mensuel "Chrétiens Persécutés" #2 vient de paraître

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    Vous pouvez le consulter ICI

  • Le gouvernement français sommé de reconnaître la christianophobie

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    Le gouvernement doit reconnaître la Christianophobie

    6.996 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.

     

    Une fois n’est pas coutume, Mgr Ginoux est le seul à s’étonner du « peu de réactions » sur le plan national alors qu’il s’agit bien d’une « attaque directe contre la foi catholique ». Il aurait apprécié que le ministre de l’Intérieur et des Cultes, Christophe Castaner exprime un message de soutien aux catholiques. Aucun message de la part de Christophe Castaner…

    Il est temps que le gouvernement cesse d’ignorer ou de mépriser la religion catholique en France. La 1re religion en France mérite le même traitement que toutes les autres communautés religieuses. Il est étonnant de constater que le gouvernement ne réagit pas face à une vague de haine à l’encontre du catholicisme. Le gouvernement ne se prive pas de commenter (et à juste titre) les attaques contre l’Islam, le judaïsme, le bouddhisme, etc. Mais aucune réaction afin de soutenir les catholiques (et les chrétiens d’une manière générale).

    Nous saluons la déclaration d’Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié, a dit sa « solidarité envers l’Église catholique et nos frères et sœurs. Ces profanations sont scandaleuses et doivent être punies ».

    Le gouvernement doit reconnaître la Christianophobie

    A l'attention du ministre de l'Intérieur, Monsieur Christophe CASTANER, 

    Monsieur le Ministre,

    Entre le 28 janvier et le 10 février 2019, 9 lieux de cultes catholiques ont été vandalisés et profanés en France. Ces dégradations ont été médiatisées, mais c’est le quotidien de la religion catholique en France. L’Église catholique et les Églises chrétiennes détiennent le record d’atteintes aux lieux de culte : 878 sur les 978 actes recensés en France, selon votre ministère en 2017.

    Nous savons que l’actualité est riche pour votre ministère ces dernières semaines. Mais, nous nous étonnons de l’absence de réaction face à ces actes de haine à l’encontre de la religion catholique.

    Nous attendons une réponse de votre part, aussi bien écrite que publique afin de dénoncer la montée de la christianophobie en France.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération la plus distinguée.

    POUR SIGNER LA PETITION, SE RENDRE SUR CETTE PAGE

  • Rapprochement avec la Chine communiste : le Vatican se fourvoie-t-il ?

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    Lu dans Le Soir d'aujourd'hui (p. 12) : 

    Chine : Une répression sans précédent de toutes les religions 

    Du jamais vu depuis la Révolution culturelle, selon les experts. Les musulmans ouïghours sont particulièrement ciblés, mais catholiques, protestants et membres du Falun Gong sont aussi ostracisés. … « Dans plusieurs provinces chinoises (Dongbei, Anhui, Henan, Mongolie Intérieure), les messes de Noël ont été contrôlées par la police : elles étaient interdites aux moins de 18 ans. Et dans d’autres provinces (Hebei, Shaanxi, Yunnan), les célébrations et décorations de Noël étaient interdites », détaille Bernardo Cervellera, prêtre catholique et éditeur du site AsiaNews , lié à l’Institut pontifical pour les Missions à l’étranger  … « La situation des catholiques s’est encore compliquée après le lancement il y a un an des Nouvelles régulations sur les activités religieuses , poursuit le père CervelleraLes communautés officielles sont depuis contrôlées sur les dimensions des croix, la hauteur des statues, les textes qu’elles mettent en ligne. Et la retransmission en live des cérémonies est interdite. De plus, une politique de sinisation est en cours, qui a mené à la destruction de clochers ou de façades pas assez chinoises . Désormais, les hymnes patriotiques doivent être chantés avant les offices et le portrait de Xi Jinping doit être accroché sur l’autel. Quant à l’Eglise illégale, souterraine , elle n’a pas le droit d’exister. Les lieux de culte sont fermés, saisis, et on est sans nouvelles plusieurs évêques et prêtres qui ont été arrêtés puis ont disparu ».

  • Deux livres pour évoquer la grande figure d'un cardinal héroïque

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    De Claire Lesegretain sur le site du journal la Croix :

    Un évêque vietnamien face au communisme

    Biographies. Deux livres consacrés à Mgr Van Thuan (1928-2002) rappellent la foi inébranlable de ce « martyr » du XXe siècle, dont le procès de béatification est en cours.

    Mgr Van Thuan (ici en 2001) passera treize années en captivité au Vietnam, de 1975 à 1988.

    Mgr Van Thuan (ici en 2001) passera treize années en captivité au Vietnam, de 1975 à 1988. /  Ciric

    • Monseigneur Thuan. Un évêque face au communisme, d’Anne Bernet, Tallandier, 544 p., 23,90 €
    • Van Thuan Libre derrière les barreaux, de Teresa Gutiérrez de Cabiedes, Nouvelle Cité, 332 p., 21 €

    Lorsque François-Xavier Nguyen Van Thuan vient au monde en 1928 à Hué, toutes les fées semblent se pencher sur son berceau. Sa mère Hiep appartient à la lignée aristocrate des Ngo Dinh, dont les ancêtres au XVIIe siècle furent parmi les premiers Vietnamiens à se convertir au catholicisme, et parmi les premiers à mourir martyrs au XVIIIe siècle. Son oncle Diem sera nommé ministre de l’intérieur de l’empereur Bao Dai en 1933.

    Brillant, doué pour les imitations et les langues, le jeune Thuan sait dès l’âge de 13 ans qu’il deviendra prêtre. Le voilà interne à An Ninh, petit séminaire élitiste désireux de former de futurs saints. Au grand séminaire de Phu Xuan, il se rêve en curé de campagne. Mais après son ordination en 1953, il est nommé vicaire dans l’une des plus grosses paroisses du diocèse de Hué, ce qui présage une carrière foudroyante dont le père Thuan ne veut pas mais à laquelle il lui sera difficile d’échapper.

    La superbe biographie qu’Anne Bernet consacre à cette grande figure de l’Église au Vietnam mêle intelligemment le parcours douloureux de ce « descendant des martyrs » avec l’histoire tout aussi douloureuse de son pays, soumis à de brusques revirements politiques puis à un régime dictatorial. Ainsi, l’oncle Diem devenu, en 1954, premier ministre d’un gouvernement soutenu par les États-Unis dans le Sud-Vietnam, qui se proclame l’année suivante président de la nouvelle République du Vietnam, sera assassiné à Saïgon en 1963.

    Innombrables interrogatoires

    Après un doctorat de droit canon à Rome en 1959, le père Thuan est rappelé au Vietnam où l’Église a besoin de nouveaux chefs. « Ne laissez pas une fausse modestie égarer votre jugement. Vous devez vous préparer à tenir ce rôle », lui explique l’évêque de Hué en le nommant au petit séminaire d’An Ninh.

    Nommé évêque de Nha Trang (sud-est) en 1967, il fait inscrire sur son anneau épiscopal le « Todo pasa » de Thérèse d’Avila : « Tout passe, Dieu seul suffit. »Dans ce diocèse de 130 000 catholiques, il met en œuvre Vatican II, visite chaque paroisse, couvent et établissement scolaire, encourage les séminaristes, développe les formations pour laïcs afin qu’ils puissent résister à l’ennemi communiste…

    Car, du fait des victoires du Vietnam du Nord (soutenu par l’URSS) sur le Vietnam du Sud (soutenu par les États-Unis), la réunification du pays sous le joug communiste s’annonce. Effectivement, lorsque Paul VI le nomme archevêque coad­ju­teur de Saïgon le 24 avril 1975, la ville vient de devenir Hô Chi Minh Ville. Là, dans le presbytère d’une paroisse excentrée, le « neveu des Ngo Dinh » est arrêté le 15 août 1975. Sans jugement, il est placé en résidence surveillée, et soumis à d’innombrables interrogatoires visant à lui faire avouer qu’il est « un espion du Vatican et un agent de l’impérialisme ».

    Abandonné entre les mains de Dieu

    Mgr Thuan résiste avec foi et bienveillance. Il est autorisé à célébrer seul sa messe quotidienne mais ne doit parler à personne. Il parvient pourtant à écrire et à faire passer des centaines de feuillets qui seront publiés sous le titre Sur le chemin de l’espérance (1976). Une audace qu’il paiera par de longs mois d’emprisonnement dans un cloaque nauséabond. « Cette détention était bonne pour lui et profitable au salut des âmes. Par conséquent, il lui fallait l’accepter et tenter de la faire tourner à son bénéfice et à celui de l’Église », écrit Anne Bernet avec finesse.

    Une finesse qui manque parfois à l’ouvrage de Teresa Gutiérrez de Cabiedes, qui commence au 15 août 1975 et décrit, avec force détails, les conditions sordides des détentions successives de l’évêque, totalement abandonné entre les mains de Dieu. Transporté en bateau en 1976 dans le Vietnam du Nord, il est emprisonné deux ans près de Hanoï, puis six ans dans une résidence des agents de la Sécurité publique où il lui est toujours interdit de parler à qui que ce soit. « Les communistes savaient que, même emprisonné, Mgr Thuan représentait toujours un danger, incarnant à la fois la figure politique d’un Walesa et celle, religieuse, d’un Wojtyla vietnamien », écrit Anne Bernet. Mais, à force de gentillesse et d’humour avec ses gardiens, il parvient à se faire traiter avec humanité.

    Après treize années de captivité, Mgr Van Thuan sera exilé à Rome, avant d’être fait vice-président puis président du Conseil pontifical Justice et Paix (1998-2002) et, enfin, créé cardinal un an avant sa mort, en 2002.

    Claire Lesegretain

  • Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

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    François et les émirs 30424324-29057941.jpgLe pape François et le grand imam Al Tayeb ont apposé ensemble leur signature au bas d'une déclaration commune sur la fraternité universelle qui suscite quelques interrogations  politiquement -ou religieusement- "incorrectes" de Michel Janva sur le site web « salon beige » :

    Le Pape François et le Grand Imam d’Al-Azhar Ahmad Al-Tayeb ont signé hier à Abou Dhabi un Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et la coexistence commune. Sans caractère magistériel, ce document plaide pour un certain nombre de principes, parmi lesquels la liberté de religion, dont on sait que les chrétiens ont à souffrir dans les pays musulmans :

    « La liberté est un droit de toute personne : chacune jouit de la liberté de croyance, de pensée, d’expression et d’action. Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents. C’est pourquoi on condamne le fait de contraindre les gens à adhérer à une certaine religion ou à une certaine culture, comme aussi le fait d’imposer un style de civilisation que les autres n’acceptent pas. »

    Nous sommes en droit tout de même de nous demander en quoi le pluralisme de religion est une volonté divine… et surtout comment les musulmans qui adhèrent à ce texte vont le mettre en oeuvre dans leurs pays où la conversion de musulmans au Christ est prohibée et punie.

    Autre paragraphe, qui devrait abolir l’état de dhimmitude subie par de nombreux chrétiens en paix musulmans :

    « Le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs à l’ombre de laquelle tous jouissent de la justice. C’est pourquoi il est nécessaire de s’engager à établir dans nos sociétés le concept de la pleine citoyenneté et à renoncer à l’usage discriminatoire du terme minorités, qui porte avec lui les germes du sentiment d’isolement et de l’infériorité ; il prépare le terrain aux hostilités et à la discorde et prive certains citoyens des conquêtes et des droits religieux et civils, en les discriminant. »

    Concernant les Emirats Arabes Unis, si les musulmans sont majoritaires dans le pays, la population des Émirats est composée à 85 % d’étrangers. Un million d’entre eux sont catholiques : des Européens, mais surtout des Asiatiques originaires des Philippines, d’Inde ou du Sri Lanka, ou encore des Libanais. Pour la première fois, ils ont pu assister à une messe publique. Ils ont certes le droit de pratiquer mais de manière discrète. Mardi matin, ils étaient 135 000 réunis dans le stade Zayed Sports Center, sans compter ceux massés à l’extérieur et qui n’ont pas pu entrer, faute de place, mais pour lesquels des écrans géants avaient été installés pour qu’ils puissent suivre la messe. Le gouvernement des Émirats arabes unis leur avait octroyés une journée de congé pour qu’ils puissent assister à cette messe.

    Ref. Vers la liberté des chrétiens dans les pays musulmans ?

    JPSC

  • Ces chrétiens qui résistèrent à Hitler

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    De Franck Abed sur son site :

    Ces chrétiens qui ont résisté à Hitler par Dominique Lormier

    FRANCK ABED CHRETIEN

    Historien et écrivain, Dominique Lormier est l’auteur d’une centaine de livres (documents historiques, biographies, littérature). Chevalier de la Légion d’Honneur et membre de l’Institut Jean Moulin, il retrace à travers vingt-sept portraits choisis, d’hommes et de femmes catholiques, protestants et orthodoxes, une histoire de la résistance chrétienne face à Hitler.

    Trop souvent, certains stigmatisent l’attitude des chrétiens en général, et de l’Eglise Catholique en particulier pour leur passivité ou complaisance supposées à l’égard du régime hitlérien. Lormier tord le coup à ces légendes noires en étant factuel et sans jamais tomber dans le parti pris idéologique. Il est important de ne jamais céder à l’anachronisme quand nous souhaitons comprendre le passé.

    D’emblée, précisons que « lors de l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en janvier 1933, l’Allemagne compte 40 millions de protestants et 20 millions de catholiques ». Le nouveau chef d’Etat du Reich perçoit très vite l’importance de se concilier les chrétiens pour atteindre ses objectifs politiques : « en mettant en avant sa lutte contre le communisme, Hitler tente de séduire de nombreux chrétiens, afin de faire oublier que le nazisme est composé, en grande partie, d’athées convaincus et de néo-païens ouvertement racistes, antisémites et antichrétiens, comme Martin Bormann, Reinhard Heydrich, Alfred Rosenberg et Heinrich Himmler ».

    Comme chacun sait, l’Eglise Catholique romaine avec Mit brennender Sorge rédigée pour le Pape Pie XI en 1937 par Eugenio Pacelli, futur Pie XII,  dénonce le non-respect du concordat du 20 juillet 1933, critique l’idéologie nationale-socialiste, condamne le racisme, le culte de l’Etat, du chef et le paganisme. Lormier écrit que « l’incompatibilité du nazisme avec le catholicisme est au coeur de cette encyclique ».

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  • Quel mal ont donc fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?

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    De Monseigneur Gollnisch sur le Figaro Vox (lefigaro.fr):

    «Quel mal ont fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?»

    «Quel mal ont fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - La bienveillance des pays occidentaux envers les Chrétiens d'Orient, si nécessaire soit-elle, ne suffit pas à leur rendre justice, considère Mgr Gollnisch. Les Chrétiens d'Orient font partie de notre civilisation, la civilisation de la Méditerranée, et doivent être considérés comme tels, souligne l'homme d'Eglise.

    Monseigneur Gollnisch est directeur général de l'Œuvre d'Orient et Vicaire général de l'Ordinariat des catholiques orientaux en France. En 2016, il a publié Chrétiens d'Orient, résister sur notre terre (Cherche midi).

    Il est temps de redécouvrir l'unité de la civilisation méditerranéenne, notre civilisation.

    De l'Andalousie à la Turquie, de l'Algérie à la Provence, du Maroc à la Grèce et à la Croatie, les paysages se ressemblent, travaillés par les mondes grec et latin, araméen et arabe, égyptien et berbère. Les oliviers, les vignes, les palmiers, les collines qui descendent vers la mer, les pêcheurs, les chants, les temples: voici cette civilisation méditerranéenne, une et multiforme, liée à l'Afrique et à l'Arabie, à la Perse et à l'Europe centrale.

    Comment oublier ce que nous devons aux civilisations égyptienne, araméennes, et assyro-babylonienne? La Méditerranée que tant de gens du nord aiment rejoindre aux beaux jours ne saurait être une division entre deux mondes. Ce serait couper en deux notre propre civilisation, notre propre corps. Il est clair qu'une minorité musulmane se déploie en Europe, dans des pays qui n'y étaient pas habitués, ni préparés. Cela pose les problèmes que nous savons, qui ne sont pas insurmontables mais qui exigent des uns et des autres un retour sur soi-même, une conversion et une clarification qui pourront être bénéfiques à chacun.

    Au sud et à l'est de notre Méditerranée commune, il y a des chrétiens enracinés là depuis deux mille ans.

    Qu'est-ce que les chrétiens disent d'eux-mêmes? Qu'est-ce que les musulmans disent d'eux-mêmes? Et qu'est-ce que la laïcité dit d'elle-même, à un moment où plusieurs confondent la laïcité des pouvoirs publics, celle des services publics, de l'espace publique ou de l'opinion publique. Le prix de la laïcité a été remis en 2017 aux Femen qui avaient envahi la Cathédrale Notre-Dame et l'église de la Madeleine: comment aider dans ces conditions ceux des musulmans réticents à intégrer la laïcité?

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  • La situation des catholiques chinois s'aggrave

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    Du site "Bitter Winter" :

    La répression de l’Église catholique clandestine se poursuit

     

    En dépit d’un accord entre le Vatican et Pékin, les autorités chinoises continuent de réprimer les églises catholiques.

    La crise à laquelle est confrontée l’Église catholique clandestine en Chine continentale s’aggrave de jour en jour, alors que les autorités, malgré l’accord Vatican-Chine de 2018, attaquent et ferment les lieux de rassemblement de l’Église clandestine les uns après les autres.

    Les nouvelles exigences mises en place par la nouvelle Réglementation sur les affaires religieuses, qui stipule que tout lieu de rassemblement qui n’adhère pas à l’Association patriotique catholique chinoise (APCC) est considéré comme illégal et sera fermé, compliquent davantage les choses. Bitter Winter a rapporté à plusieurs reprises que des prêtres clandestins à travers la Chine ont été convoqués par des ministères pour être interrogés et « transformés ». Selon le Parti communiste chinois (PCC), l’accord conclu signifie que les prêtres de l’Église catholique clandestine devraient simplement se joindre à l’APCC.

    Mi-octobre 2018, les autorités ont fait une descente à la Machi Church, la plus grande église catholique clandestine de la ville de Baotou dans la région autonome de Mongolie intérieure. Le même jour que la descente, le Département municipal du travail du Front uni de Baotou, en coordination avec la Brigade locale de la sécurité nationale, a dépêché plus de trois cents policiers, dont certains étaient armés, pour encercler la Machi Church et forcer les membres de l’église à accepter comme prêtre de l’église un prêtre désigné par l’APCC du district de Qingshan, dans la ville de Baotou.

    Catholicisme en Chine,répression de l’Église catholique,Liberté religieuse
    L’extérieur de la Machi Church. (Fourni par une source interne)

    Refusant de se joindre à l’APCC, les membres de l’église ont utilisé un gros cadenas pour verrouiller les portes de l’église afin d’empêcher le prêtre de l’APCC d’y entrer, et de prendre le contrôle de l’église. Il est entendu que le prêtre légitime de cette église catholique clandestine a été arrêté par la police. Bien qu’il ait été libéré par la suite, on lui a interdit d’entrer dans l’église pour célébrer la messe.

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  • Syrie : la population chrétienne risque de s'éteindre

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    Du site Aleteia.org :

    En Syrie, la population chrétienne « risque de s’éteindre »

    AED

    La Vallée des Chrétiens (Wadi Al-Nasara en arabe), une région rurale de Syrie située près de la frontière avec le Liban.

    Selon le cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie, les chrétiens ne représenteraient plus que 2% de la population syrienne et risqueraient "de s'éteindre", rapporte l'agence Fides le 28 janvier 2019.

    Le haut prélat s’exprimait sur la situation des chrétiens syriens dans le cadre d’une conférence organisée par l’université de Budapest (Hongrie). Dans son discours, le cardinal Zenari est revenu sur l’historique de l’exode des chrétiens de Syrie. Alors qu’ils représentaient 25% de la population après la Deuxième Guerre mondiale, ils n’étaient plus que 6% avant le conflit qui déchire le pays depuis huit ans.

    Lire aussi : Joseph Yacoub : en Irak et en Syrie, « une des plus vieilles chrétientés se meurt »

    Selon ses propos rapportés par l’agence catholique, le cardinal Zenari a prévenu que la population syrienne chrétienne « risque de s’éteindre ». En effet, les chrétiens ne sont plus que 2%, non pas tant à cause de la « destruction d’églises » mais en raison de l’émigration et du faible taux de natalité des chrétiens. Enfin, le fait que les familles formées d’un conjoint chrétien et musulman « suivront la religion islamique » accentue ce déclin.