Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Persécutions antichrétiennes

  • Sur les écrans : le portrait d'un père de famille catholique autrichien résistant au nazisme

    IMPRIMER

    De Jean-Marie Dumont sur le site de Famille Chrétienne :

    Franz Jägerstätter

    Portrait de Franz Jägerstätter -  ©IRIS PRODUCTIONS

    MAGAZINE – Le héros du film de Terrence Malick, Une vie cachée, qui sort le 11 décembre, est un père de famille catholique autrichien résistant au nazisme. Un bienheureux encore peu connu dans l’Église.

    « Jägerstätter ! » : ces quatre syllabes prononcées avec une froideur métallique par un homme en uniforme à la prison nazie de Brandebourg annoncent le dénouement de la tragédie que raconte Une vie cachée, le dernier film de Terrence Malick : l’exécution d’un agriculteur autrichien catholique qui a refusé de servir dans les armées allemandes à l’époque d’Hitler. En ce 9 août 1943, il est à peine plus de 15 h, et Franz s’abandonne à la Providence, après avoir écrit un dernier mot à son « épouse bien-aimée » et à sa mère : « Ces dernières semaines, j’ai souvent demandé à notre Mère du Ciel que, si cela était la volonté de Dieu, je meure bientôt pour fêter avec elle la fête de l’Assomption au Paradis. […] À vous que j’aime plus que tout, je souhaite une belle vie. Ne m’oubliez pas dans vos prières ! Suivez les commandements de Dieu, et par sa grâce nous nous reverrons bientôt au Ciel. » Quelques instants plus tard, Franz Jägerstätter est guillotiné pour « entrave à l’effort de guerre ».

    Qu’est-ce qui a pu conduire cet homme chaleureux de 36 ans, apprécié de tous dans son village de Haute-Autriche, aimant profondément Franziska avec laquelle il était marié depuis sept ans, père de trois petites filles, à cette fin brutale et odieuse ? Le désir poussé jusqu’à l’héroïsme d’aimer Dieu, de réaliser sa volonté et de ne l’offenser en rien, confronté à la déferlante du nazisme sur l’Europe. « Avant l’annexion (Anschluss) de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, Franz était déjà très préoccupé », explique Cesare Giacomo Zucconi, auteur d’une biographie intitulée Christ ou Hitler ?. « Son village, Sankt Radegund, était situé à quelques kilomètres de la frontière allemande. Il entendait parler depuis plusieurs années du nazisme, de sa réalité, de ses conséquences pour l’Église. Certaines déclarations de l’évêque de Münster, Mgr Clemens August von Galen, sur les euthanasies pra­tiquées par les nazis, arrivaient en Autriche. » La préoccupation de ce paysan à la foi profonde s’accroît avec l’Anschluss, puis lorsqu’il est contraint de suivre un entraînement militaire en 1940-1941 à Enns. Jusqu’à ce 2 mars 1943 où, après avoir mûrement réfléchi et longuement échangé avec sa femme, il se rend à la caserne d’Enns où il est convoqué et exprime son refus d’être incorporé à l’armée allemande.

    Lire la suite

  • Namur, 11 décembre : "Un évêque selon le coeur de Dieu" (Mgr Sloskans)

    IMPRIMER

    Un film sur Mgr Sloskans présenté à Namur

    Ce mercredi 11 décembre à 20h, à l'auditoire L21 de l'UNamur sera projeté le documentaire ''Un évêque selon le cœur de Dieu''. Envoyé dans les camps soviétiques, Mgr Sloskans a vécu 35 ans en Belgique. Reconnu vénérable par l'Eglise catholique, un dossier de béatification de Mgr Sloskans est en cours d'examen.

    Né en 1893, d'origine Lettonne, Mgr Boleslas Sloskans a été envoyé dans les camps soviétiques avant d’être déporté en Sibérie. Sa faute? La fidélité à sa conscience et son amour pour le Christ et les hommes. Il a ainsi été victime des persécutions antireligieuses menées dans l'Union Soviétique et ensuite en Allemagne Nazie. Des années de persécutions, de tortures.

    Il écrivait: ''La prison est le plus grand et le plus magnifique événement de ma vie intérieure… Je suis si heureux que maintenant je suis prêt à aimer tous les hommes, même ceux qui semblent ne mériter aucun amour. Ce sont les plus malheureux.''

    Il a vécu les 35 dernières années de sa vie en Belgique. Il a incarné l'image du Bon Pasteur, un homme doux et humble. Un prêtre qui vouait une dévotion particulière à Notre-Dame de Beauraing. En Belgique, vivant dans une communauté religieuse, il fonde un séminaire destiné aux réfugiés du régime soviétique.

    Un homme qui ne peut laisser indifférent. Le cardinal Joseph De Kesel: ''La personne de Mgr Sloskans est une personne très importante pour notre pays, pour le monde d’aujourd’hui et pour l’Eglise actuelle. Je souhaite de tout mon cœur que le pape François puisse le béatifier, parce que c’est une figure qui inspire.''

    Ce documentaire est l'occasion d'en apprendre plus sur la vie de cet homme. Le film réalisé par Rita Lelde Briede, par Pascal Jérumanis et par Hubert van Ruymbeke sera présenté à l'auditoire L21 de la faculté de philosophie et lettres, 1, rue Grafé à Namur.

  • Quand Bernard-Henri Lévy s'émeut du massacre des chrétiens au Nigeria : "un nettoyage ethnique et religieux méthodique"

    IMPRIMER

    Crédit photo : missionchretienne.net

    C'est à lire sur le site de Paris Match.

    De Valeurs Actuelles :

    Dans “Paris Match”, cette semaine, le philosophe publie un reportage sur les persécutions dont sont victimes les chrétiens du Nigeria.

    « Des islamistes d'un genre nouveau ». C'est ainsi qu'un pentecôtiste décrit, pour Bernard-Henri Lévy, les Fulanis, « officiellement des bergers peuls » qui persécutent les chrétiens du Nigeria, où s'est rendu le philosophe pour Paris Match. « En réalité, ce sont des islamistes d'un genre nouveau, plus ou moins liés à Boko Haram », poursuit l'homme, directeur d'une association en faveur du rapprochement entre les chrétiens et les musulmans du pays.

    « Les villageois connaissent les assaillants »

    Pour le magazine, « BHL » s'est rendu en plein cœur du Nigeria à la rencontre des victimes d'un meurtrier conflit religieux. D’une épuration, pourrait-on même dire. L'une de ces victimes aurait pu être l'évêque de Jos, capitale de l'État de Plateau, au centre du pays. Des actes barbares qui apparaissent à l'essayiste de 71 ans, « de plus en plus clairement, comme un nettoyage ethnique et religieux méthodique », écrit-il.

    Parti à la rencontre de victimes, de chef de communautés chrétiens, Bernard Henri-Lévy raconte aussi l'impunité qui règne au Nigeria. « Les villageois connaissent les assaillants. La police les a identifiés (...). Mais ils sont sous la protection de l''ardo', sorte d'émir local des Fulanis. Et aucune arrestation n'a été effectuée », écrit-il dans un district touché par les exactions anti-chrétiennes. 

    « Les Blancs ne passent pas »

    Lors de son périple, le reporter rencontrera même des Fulanis. « Les Blancs ne passent pas », lui dira-t-on à un check-point. « Les chrétiens sont des chiens et des fils de chiens. Vous dites les chrétiens. Mais, pour nous, ce sont des traîtres », lancera un autre. Conscient que l'Afrique a vu maintes fois les islamistes persécuter les chrétiens, « BHL » s'interroge : « Laissera-t-on l'histoire se répéter au Nigeria ? Attendra-t-on, comme d'habitude, que le désastre soit consommé pour s'émouvoir ? ». « C'est tout le sens du SOS Chrétiens du Nigeria que je lance, ici, aujourd'hui », conclut-il dans les colonnes de Match.

  • Les trois points chauds des persécutions antichrétiennes

    IMPRIMER

    De Bertrand Duguet sur le site de Famille Chrétienne :

    Rapport AED : les trois points chauds des persécutions antichrétiennes

    29/11/2019

    Le Sud de l’Asie est la région du monde où la situation des chrétiens s’est le plus détériorée ces deux dernières années, devant l’Afrique et le Moyen Orient, selon le rapport 2017-2019 de l’AED « Persécutés et oubliés ? ».

    Asie du Sud Est : les persécutions augmentent dramatiquement

    Le nouveau directeur France de l’AED, Benoît de Blanpré, connaît bien l’Asie : il a travaillé 11 ans à l’association « Les Enfants du Mékong » et a vécu dans de nombreux pays du continent. Cette connaissance du terrain risque de se révéler cruciale alors que, selon le rapport de l’association paru le 26 novembre, c’est là que la situation des chrétiens s’est le plus détériorée durant les deux dernières années.

    Ultranationalisme, régimes autoritaires, islamisme : une triple menace y pèse sur l’Église. Outre le Pakistan, où les persécutions tacitement soutenues par les autorités continuent d’être fréquentes, et la Corée du Nord où l’état persécute systématiquement les chrétiens, d’autres pays ont connu une forte augmentation des actes antichrétiens. En Inde le gouvernement indouiste de Narendra Modi ferme les yeux sur l’augmentation des violences contre les chrétiens ; en Chine le PC fait signer dans certaines écoles des déclarations d’athéisme aux élèves et persécute l’Église non officielle ; aux Philippines, pays pourtant catholique, Rodrigo Duterte invite à « tuer les évêques » qui s’opposent à lui. Parallèlement, aux Philippines comme au Sri Lanka, les attentats islamistes se multiplient.

    ▶︎ À LIRE AUSSI Asie : les persécutions anti-chrétiennes en hausse

    Afrique : la persistance des menaces djihadistes

    L’Afrique connaît un essor de l’intolérance religieuse, mêlant djihadisme, pauvreté et conflits ethniques. Le cocktail est explosif et le nombre d’attentats au Burkina Faso, Niger ou République centrafricaine a de quoi inquiéter. « Il existe clairement un ordre du jour pour islamiser toutes les zones majoritairement chrétiennes » confie dans le rapport Mgr Wilfred Anagbe, évêque de Mukurdi, au Nigeria.

    Cas d’école de cette islamisation planifiée, Madagascar, où Mgr Désiré Tzarahazana confiait en juin 2018 à l’AED l’impression d’une « invasion » notamment orchestrée par les pays du Golf. Il relevait les projets de construction de plus de 2600 mosquées, bien plus que les musulmans locaux en nécessitaient, et s’inquiétait des déplacements en masse de populations musulmanes organisés depuis la Turquie.

    Moyen-Orient : une phase d’exode

    Au Moyen Orient les populations chrétiennes font l’objet de moins de persécutions directes depuis la chute de l’État Islamique, mais elles peinent à revenir. Si les chrétiens reviennent peu à peu dans la plaine de Ninive, la communauté d’Alep, l’une des plus importante de toute la région, s’est réduite de plus de 80% en huit ans.

    Au porte du Proche Orient en revanche, l’Égypte est un des rares États où la situation s’est véritablement améliorée depuis le dernier rapport. Alors que les coptes étaient selon les termes de l’État Islamique la « proie favorite » du djihadisme, ils ont su lui résister, à l’instar de l’insaisissable père Zacharia Botros, icône de la critique copte de l’Islam dans le monde virtuel, insaisissable dans le monde réel, ennemi public n°1 d’Al Quaeda. Ils voient aujourd’hui leur sort s’améliorer, et l’État assurer leur protection. Ce dernier devrait permettre l’autorisation nécessaire à la construction de 3 700 églises pour cette communauté estimée à environ 10% de la population égyptienne.

    Bertrand Duguet

  • Inde : la hausse du nombre d'actes de violence commis envers des chrétiens se confirme

    IMPRIMER

    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/INDE - Confirmation de la tendance à la hausse du nombre d’actes de violence commis envers les chrétiens

    25 novembre 2019  
     

    New Delhi (Agence Fides) – Du 1er janvier au 31 octobre 2019, les épisodes de violence à l’encontre de chrétiens indiens signalés sur le numéro vert gratuit mis en place par l’United Christian Forum (UCF) et par l’Alliance for Defending Freedom (ADF), organisations engagées dans la défense de la vie et des droits des communautés chrétiennes en Inde. Ainsi que cela a été communiqué à l’Agence Fides, des 275 cas de violence dénoncés au numéro vert, 192 ont consisté en intimidations et menaces de la part d’une foule de militants. En moyenne, il s’agit de 27 incidents par mois contre 20 en 2018. Selon les données reçues par Fides, 145 femmes et 106 enfants ont été blessés dans des cas de violence de masse.

    Parmi les épisodes les plus récents, enregistrés en octobre, le 24 de ce mois, dans un village de l’Etat de l’Orissa, un groupe de militants a fait irruption dans les maisons de neuf familles chrétiennes, brulant des exemplaires de la Bible et d’autres livres chrétiens devant la statue d’une divinité hindoue.
    Au Gujarat, le 22 octobre, une foule de 35 à 40 personnes a interrompu une réunion de prière pacifique à Fatehpur Tehsil, soulevant de fausses accusations de conversion religieuse, agressant et blessant grièvement le pasteur protestant qui conduisait la liturgie. Le 20 octobre, un groupe de 4-5 extrémistes a menacé et demandé de fermer un temple chrétien à Coimbatore, dans l’Etat du Tamil Nadu.

    Le 18 octobre de cette année, une foule de membres du Bajrang Dal, forum de groupes extrémistes hindous, a interrompu une Messe et profanée le Très Saint Sacrement, des Bibles et autres articles religieux à Nehru Nagar au Madhya Pradesh.

    Une plainte déposée le 13 octobre à l’ADF indique que les familles chrétiennes résidant à Raghunathpur, dans l’Etat du Jharkhand, font l’objet d’un ostracisme social et qu’elles sont privées des services de base du village.

    Dans ces épisodes comme dans bien d’autres, « la tendance à ne pas déposer de plainte (First Information report) à l’encontre des auteurs se poursuit puisque sur 275 incidents, seuls 32 ont été suivis d’un dépôt de plainte à l’encontre des agresseurs » remarque l’UCF. « Ceci démontre la compréhension tacite entre les auteurs des violences et la police, qui jouit naturellement de l’appui de responsables ou de fonctionnaires politiques locaux. Parfois, le défaut de dépôt de plainte est également dû à la crainte de représailles » indique à Fides A. C. Michael, activiste catholique et ancien membre de la Commission pour les minorités de l’Etat de Delhi.

    Selon les données enregistrés par l’ l’United Christian Forum (UCF) et par l’Alliance for Defending Freedom (ADF) depuis 2014, le nombre des attaques contre les chrétiens a constamment augmenté, passant de 147 cas en 2014 à 177 en 2015, 208 en 2016, 240 en 2017 et 292 en 2018.

    Tehmina Arora, Directeur d’ADF Inde, déclare à Fides : « Personne ne devrait être persécuté pour sa foi. Il est préoccupant de voir ces actes de violence illégale de masse se poursuivre encore même après une série d’indications fournies par la Cour Suprême au gouvernement. Les forces politiques doivent cesser d’encourager la violence et la police doit agir pour garantir la protection des minorités religieuses ». (SD) (Agence Fides 25/11/2019)

  • "Un prêtre dans les camps de la mort" : quand Franck Ferrand évoque le Père Kolbe

    IMPRIMER
     
    cover art for Maximilien Kolbe : un prêtre dans les camps de la mort
     
    21/11/2019

    Maximilien Kolbe : un prêtre dans les camps de la mort

    La figure héroïque du père Kolbe est toujours associée à l’enfer d’Auschwitz ; retour aujourd’hui sur l’ensemble de son parcours. 

  • La semaine rouge pour donner une voix aux chrétiens persécutés

    IMPRIMER

    De RCF :

    La semaine rouge pour donner une voix aux chrétiens persécutés

    Présentée par Dorien Van Gompel

    AIDE À L'EGLISE EN DÉTRESSE

    VENDREDI 22 NOVEMBRE À 19H00

    DURÉE ÉMISSION : 30 MIN

    Aide à l'Eglise en Détresse

    Les institutions religieuses sont fréquemment détruites par la violence et la haine, comme le pillage récent d’une église paroissiale à Santiago du Chili. L’AED apporte sa plus grande aide à la reconstruction dans les zones de crise car l’Église est le cœur de la vie de foi. Ainsi, la fondation s’est engagée dans une nouvelle phase de rénovation des infrastructures ecclésiales en Irak et encourage l’illumination en rouge de milliers d’églises lors de la Semaine Rouge du 20 au 27 novembre pour donner une voix aux chrétiens persécutés dans le monde.

  • Depuis l’accord entre la Chine et le Vatican, la persécution n’a pas diminué, au contraire, elle s’est aggravée

    IMPRIMER

    De  Michel Janva sur le Salon Beige :

    Chine : vers la persécution générale des catholiques 

    Chine : vers la persécution générale des catholiques ?

    L’Eglise catholique chinoise a-t-elle changé depuis l’accord conclu entre la Chine et le Vatican ? Lio Ruohan – nom de plume d’un opposant au régime communiste, inquiet pour la situation des catholiques dans le pays – livre sa réponse le 5 novembre, dans les colonnes d’Asianews, l’agence officielle de l’Institut pontifical des missions étrangères (PIME).

    « A ce jour, le gouvernement chinois promeut la sinisation, la soumission à la culture chinoise d’expressions religieuses, qui ressemble beaucoup à la politique de l’empereur Kangxi au moment de la controverse rituelle chinoise [au début du XVIIIe siècle].

    « Toutes les religions, en particulier les catholiques et les protestants, doivent obéir à cette politique et la respecter. Dans la province du Fujian, l’archidiocèse de Fuzhou est confronté à la persécution et à la violence : presque toutes les églises appartenant à l’Eglise dite “souterraine” ont été fermées, en particulier à Fuqing.

    « Le gouvernement continue de forcer les « prêtres souterrains » à adhérer à l’Association patriotique. Déjà, Pie XII – dans son encyclique Ad Apostolorum Principis – enseignait que cette association avait pour but de pousser progressivement les catholiques à embrasser les fondements du matérialisme athée, à renier Dieu et à rejeter les principes de la vraie religion. « Aujourd’hui encore, cette association est considérée comme contraire à la doctrine catholique et à la conscience des gens ».

    « Dans la province du Jiangxi, des actes de persécution ont été perpétrés, en particulier dans le diocèse de Yujiang. « Les représentants des autorités locales ont à plusieurs reprises fait irruption dans les églises lors des offices, afin d’en exfiltrer par la force les enfants et les jeunes de moins de 18 ans. « Partout en Chine, l’interdiction de procurer une instruction religieuse publique aux enfants de moins de 18 ans est désormais effective ».

    « Pour parvenir à ses fins, le gouvernement se bat à la fois contre les communautés officielles et souterraines, même si les plus touchées sont les secondes. Le gouvernement a également contraint par la force des prêtres non officiels à quitter le ministère et leurs paroisses. 

    « Les maisons privées peuvent désormais être considérées comme des “lieux de culte illégaux”, de sorte que les catholiques risquent des amendes et des peines de prison s’ils s’y rassemblent.

    « Certains ont pu croire que la persécution dans le Jiangxi et le Fujian a été facilitée par le fait que les catholiques y sont en nette minorité. (…) Mais à l’heure actuelle, les nouvelles réglementations sont appliquées dans tout le pays, même dans des endroits comme le Hebei et le Shanxi, où les catholiques représentent un pourcentage non négligeable de la population ».

    « Depuis l’accord sino-vatican, la persécution n’a pas diminué, au contraire, elle s’est aggravée. Le gouvernement continue à rêver comme s’il était à l’époque de la dynastie Qing : l’autorité du pape doit être sous l’ombre de l’empereur ; l’Eglise fait partie des structures de l’Etat et doit obéir à l’autorité du pouvoir politique.

    « Le gouvernement pense que le christianisme constitue un corps étranger et, par voie de conséquence, un élément potentiellement dangereux. Si les chrétiens veulent vivre en Chine, ils doivent accepter les principes de la sinisation. Le but est de forcer les chrétiens, catholiques et protestants, à accepter l’autorité de l’Etat au-dessus de Dieu et de la foi.

    « Le Parti communiste chinois (PCC) sait que les religions ne peuvent être détruites du jour au lendemain. Ceci apparaît de façon évidente dans un document du Comité central du PCC de 1982 qui déclarait : “quiconque pense qu’avec la mise en place d’un système socialiste comportant un certain degré de progrès économique et culturel, les religions mourront à court terme, manque de réalisme. Ceux qui s’appuient sur des décrets administratifs ou d’autres mesures coercitives pour effacer les pensées et les pratiques religieuses privées sont encore plus éloignés d’une vision marxiste fondamentale de la question religieuse. Ils ont complètement tort et produisent des dégâts considérables” ».

    « En pratique, la soi-disant sinisation consiste en une nouvelle tentative de soumettre toutes les religions, en leur faisant accepter l’idéologie communiste et en les poussant à abandonner leur foi. Nous devrions tirer les leçons de l’histoire ».

  • Les saints martyrs du Viêt-Nam (24 novembre)

    IMPRIMER

    D'Evangile au Quotidien :

    Saints Martyrs du Viêt-Nam

    André Dung Lac, prêtre et ses compagnons martyrs entre 1745 et 1862

    Martyrologe Romain : Mémoire des saints André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Viêt-Nam : le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine. Parmi eux, huit évêques, un grand nombre de prêtres et une foule considérable de laïcs chrétiens des deux sexes, de toute condition, de tout âge, qui ont tous préféré souffrir l’exil, la prison, les tortures et enfin les derniers supplices plutôt que de fouler aux pieds la croix et faillir à la foi chrétienne.

    L'église au Vietnam fécondée par le sang des Martyrs

    L'œuvre de l'évangélisation, entreprise dès le début, du XVIème siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. À l'heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de vingt-cinq (dix au Nord, six au Centre et neuf au Sud). Les catholiques sont environ six millions (presque 10% de la population).

    Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l'évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Viêt-Nam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l'œuvre apostolique et ont d'un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L'histoire religieuse de l'Église du Viêt-Nam enregistre qu'il y a eu en tout cinquante-trois décrets, signés par les Seigneurs Trinh et Nguyen et par les Empereurs qui, du XVIIème au XIXème siècles, ont promulgué contre les chrétiens des persécutions plus violentes les unes que les autres. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Viêt-Nam.

    Au cours des siècles, ces martyrs de la Foi ont été ensevelis d'une manière anonyme, mais leur mémoire est restée vivante dans l'esprit de la communauté catholique. Dès le début du XX siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes - dont les épreuves sont apparues les plus cruelles - ont été choisies et élevées aux honneurs des autels.

    Ils furent tous canonisés en même temps par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005)le 19 juin 1988, lors d'un de ses voyages en Asie, et déclarés Patrons du Viêt-Nam le 14 décembre 1990.

    Ces Saints peuvent être classés comme suit :

    Lire la suite

  • Syrie : l'offensive turque dépeuple les villages chrétiens du nord du pays

    IMPRIMER

    De RTS.CH/INFO :

    L'offensive turque dépeuple les villages chrétiens du nord de la Syrie

    Membre des Gardiens du Khabour dans les ruines d'une église assyrienne à Tal Tamr, 15.11.2019.
    L'offensive turque dépeuple les villages chrétiens du nord de la Syrie 

    RTSreligion - 20 novembre 2019

    L’offensive menée par la Turquie dans le nord de la Syrie menace désormais une trentaine de villages chrétiens. La population, qui avait commencé à revenir après la déroute du groupe Etat islamique, a repris le chemin de l’exil.

    Les troupes turques et leurs supplétifs syriens tentent actuellement de prendre le contrôle de la région qui borde la rivière Khabour, affluent de l'Euphrate prenant sa source à la frontière entre la Syrie et la Turquie. La région compte une trentaine de villages peuplés de chrétiens assyriens, à l'instar de Tal Kefji ou de Tal Tamr.

    Les habitants de ces villages font désormais partie des quelque 300'000 personnes déplacées par l’intervention lancée le 9 octobre par Ankara pour prendre le contrôle de la bande de 30 km de large qui court le long de sa frontière avec la Syrie.

    Par centaines, en voiture ou en bus, les habitants prennent la direction du sud. Nombre d’entre eux optent pour la ville de Hassaké. Quelques hommes ont choisi de rester sur place pour rejoindre une milice chrétienne, les Gardiens du Khabour, qui est associée aux Forces démocratiques syriennes emmenées par les combattants du YPG kurde.

    L’exode des chrétiens s’intensifie

    Le nombre des chrétiens assyriens est en chute libre depuis 2011 dans la région du Khabour. Ils étaient environ 30'000 avant que la guerre n'éclate en Syrie, principalement de confession orthodoxe ou catholique. Ils n'étaient plus que 20'000 lorsque le groupe Etat islamique s’est emparé de la région en février 2015 et leurs conditions de vie se sont alors considérablement détériorées.

    L'organisation djihadiste a kidnappé au moins 220 chrétiens assyriens avant de les relâcher contre rançon. Il ne resterait plus aujourd'hui qu'un millier d'habitants dans les villages assyriens du Khabour et ceux qui sont partis ont souvent pris la direction des Etats-Unis, du Canada ou de l'Australie.

    Attentats et assassinat

    Le groupe Etat islamique n'a d'ailleurs pas complètement disparu des zones de peuplement chrétien au nord de la Syrie. Le 11 novembre, trois bombes ont explosé simultanément à proximité de lieux chrétiens à Qamichli et un prêtre arménien catholique a été assassiné alors qu'il allait visiter un chantier - des logements, une église, des boutiques - destiné à des chrétiens ayant choisi de revenir.

    Le souvenir des massacres de 1915 et 1918

    Pour les populations chrétiennes assyriennes, l'arrivée des troupes turques ravive le souvenir des massacres perpétrés par l'Empire ottoman en 1915 et en 1918. Ils ont causé entre 500'000 et 750'000 victimes assyriennes et ont été menés en parallèle à celui des Arméniens (au moins 1,2 millions de victimes).

    A l’époque, de nombreux survivants assyriens avaient été déportés en masse hors des territoires de l'actuelle Turquie et avaient dû se réinstaller en Irak ou en Syrie, notamment dans la région du Khabour. Là où, un siècle plus tard, ils sont rattrapés par la géopolitique.

  • Le génocide arménien n’est pas terminé

    IMPRIMER

    De Jean-Pierre Denis sur le site de l'hebdomadaire "La Vie" :

    Les chrétiens et Daech

  • Les fruits pourris de l'accord entre la Chine et le Vatican

    IMPRIMER

    De Sandro Magister en traduction française sur diakonos.be :

    L’accord entre la Chine et le Vatican a un effet certain : davantage de persécutions.  Un rapport dramatique du diocèse de Mindong

    Pour les partisans enthousiastes de l’accord secret du 22 septembre 2018 entre le Vatican et la Chine sur la nomination des évêques, Mindong était censé être le diocèse-pilote, celui qui devait convaincre le monde entier du bien-fondé de l’initiative.

    En fait, c’est le diocèse du désastre.

    Il y a quelques heures à peine, « Asia News », l’agence en ligne de l’Institut pontifical des missions étrangères spécialisés sur la Chine a publié sous la plume de son directeur, le Père Bernardo Cervellera, un compte-rendu dramatique des persécutions auxquelles est soumis l’évêque auxiliaire de Mindong, Vincent Guo Xijin, à la suite de son refus de se plier aux « diktats » du régime, qui sont inconciliables avec la foi catholique.

    Cet évêque – non reconnu par le gouvernement et donc formellement « clandestin » – est victime depuis des années de persécutions qui sont brutalement montées d’un cran au cours des mois qui ont suivi l’accord.

    Pour l’historique de son martyre et de celui de nombre de ses prêtres et de ses fidèles, on peut consulter cet article de Settimo Cielo :

    > La Chine viole l’accord.  Un évêque se rebelle (4 juillet 2019)

    Les nouvelles qui vont suivre sont les dernières informations diffusées aujourd’hui par « Asia News ».  (Sur la photo, l’évêque entre deux agents de la sécurité publique, à son domicile).

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    *

    Mindong.  Mgr Guo Xijin traqué par la police pour le soumettre à « l’Église indépendante »

    de Bernardo Cervellera

    ROME (AsiaNews) – Mgr Vincent Guo Xijin, évêque souterrain, auxiliaire de Mindong (Fujian), est en permanence traqué par les forces de sécurité publique qui veulent le forcer à signer l’adhésion à l’idéal d’une « Église indépendante » en échange de sa reconnaissance par le gouvernement.

    Une « Église indépendante » et soumise au Parti communiste chinois, voilà la condition imposée par le président Xi Jining pour que les catholiques puissent continuer à vivre en Chine.  Pour les catholiques souterrains, cette Église « indépendante » est inacceptable étant donné que par « indépendance », le Parti entend également son détachement du Saint-Siège et de l’Église universelle.  Depuis des mois, les autorités du Fujian exercent des pressions, des chantages et des menaces sur les prêtres pour les contraindre à signer cette adhésion en échange de la reconnaissance du gouvernement, sans laquelle ils ont l’interdiction d’exercer leur ministère.

    Depuis le 9 novembre dernier, Mgr Guo, 61 ans, est surveillé par deux gardes de la sécurité publique.  Sans arrêt, plusieurs personnalités sont allées le tous les jours à son domicile de Luojiang pour le convaincre de signer l’adhésion à la politique du Parti.

    Le Parti veut également qu’après la signature, l’évêque participe à une rencontre du clergé « indépendant » du Fujian qui se déroule actuellement à Xiamen.  Cette rencontre se déroule jusqu’au 15 novembre.  Le projet du Parti est de montrer la soumission de Mgr Guo pour affaiblir la résistance des prêtres souterrains, qui forment la majorité du clergé du diocèse.  Mais Mgr Guo refuse d’aller à Xiamen.  Hier matin, il a été embarqué de force dans un véhicule vers Xiamen mais à cause de la résistance opposée par l’évêque, la police a ensuite décidé de le conduire à Ningde pour le soumettre à de nouvelles persuasions.  Finalement, dans la soirée, il a été conduit au nouvel évêché de l’évêque officiel, Mgr Zhan Silu.  Selon des sources locales, la police « espère que Zhan le convaincra de signer ».

    Mais cet après-midi, Mgr Guo s’est échappé de l’évêché de Ningde et est rentré chez lui à Luojiang où ses fidèles sont certains que la police viendra rapidement le chercher.

    Mgr Vincent Guo Xijin est l’une des « victimes » de l’accord entre le Vatican et la Chine qui a fait du diocèse de Mindong une espèce de « projet pilote » pour la mise en œuvre de l’accord.  Auparavant, Mgr Guo était l’évêque ordinaire du diocèse, reconnu par le Saint-Siège mais pas par le gouvernement.

    Le diocèse de Mindong comptait plus de 90.000 catholiques dont au moins 80.000 appartiennent à l’Église non-officielle, desservie par 57 prêtres, 200 religieuses, 300 laïques consacrées et des centaines de laïcs catéchistes.  Les prêtres de la communauté officielle étaient au nombre de 12.

    À la suite de l’accord entre la Chine et le Vatican et de la levée de l’excommunication pesant sur l’évêque officiel Vincent Zhan Silu, il a accepté, à la demande du pape François, d’être rétrogradé évêque auxiliaire pour laisser la place d’ordinaire à Mgr Zhan.

    Mgr Guo n’est pas encore reconnu par le gouvernement parce qu’on attend de lui qu’il signe l’adhésion à « l’Église indépendante ».  Mais l’évêque se refuse à signer, par solidarité avec de nombreux prêtres qui sont persécutés.  La situation de ce diocèse semble pleine de souffrances et de confusion : plusieurs dizaines de prêtres souterrains, cédant aux pressions ou par amour du ministère, ont accepté de signer l’adhésion à « l’Église indépendante » mais ils sont critiqués par les fidèles.

    Un fidèle de Mindong a confié à Asia News que Mgr Guo « est très fatigué » et ils espèrent que tous les chrétiens dans le monde prient pour lui.