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Persécutions antichrétiennes

  • C'est ainsi que meurent les chrétiens en Egypte

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    D'InfoChretienne.com :

    Un prêtre poignardé à mort… C’est ainsi que meurent les chrétiens en Egypte

    L’horreur se poursuit en Egypte, et dans un silence médiatique assourdissant les chrétiens coptes payent de leur vie la montée en puissance du djihadisme dans cette région du monde.

    Samaan Shehata était le prêtre de la communauté copte de Beni Souef. Il officiait dans l’église Saint-Jules. Il a perdu la vie jeudi dans les rues du Caire. C’est le Coptic Orthodox Media Center qui a rendu publique la tragique nouvelle. Les images de l’assassinat, captées par une caméra de vidéo-surveillance ont également été diffusées pour dénoncer l’atrocité de l’acte, et tenter d’éveiller les consciences au drame que vit la communauté copte d’Egypte.

    Samaan Shehata a été frappé et poignardé à mort parce qu’il était chrétien. Un autre prêtre a été blessé durant l’attaque.

    Cette attaque fait suite à une série de meurtres, d’attentats et d’enlèvements dans le pays. Les militants islamistes avaient en effet diffusé une vidéo de propagande en février dernier, appelant au meurtre des chrétiens du Sinaï.

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  • Un lycéen chrétien de 17 ans roué de coups et torturé à mort par des agents de police pakistanais

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    Une dépêche de l'agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Lycéen chrétien torturé et tué par la police

    Sheikhupura (Agence Fides) – Un lycéen chrétien de 17 ans a été roué de coups et torturé à mort par un groupe de six agents de police pakistanais dans le village de Jhubhran des environs de la ville de Sheikhupura au Pendjab pakistanais. Le jeune s’appelait Arslan Masih et fréquentait la huitième classe d’un établissement public.

    Ainsi que cela a été indiqué à Fides par Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien qui suit le cas, « la famille du jeune a porté plainte suite à l’homicide mais la reconstruction des faits semble ô combien difficile en ce que la police est réticente à entreprendre des actions légales à l’encontre des agents qui ont frappé à mort Arslan Masih ».

    Selon une première reconstruction, un litige aurait eu lieu ces jours derniers entre Arslan Masih et les enfants d’un agent de police. Par vengeance, six agents sont arrivés au Lycée fréquenté par Arslan Masih et ont commencé à le rouer de coups jusqu’à ce qu’il meurt. Selon une autre version, Arslan Masih ne se serait pas arrêté à un barrage et la police l’aurait suivi puis brutalisé avant d’abandonner son cadavre devant le lycée. Pour salir le jeune, l’une des agents de police l’accuse par ailleurs d’avoir abusé sexuellement de son fils, accusation qualifiée de fausse et de totalement privée de fondements selon les membres de la familles d’Arslan Masih.

    Maître Gill déclare à Fides : « Nous condamnons fermement cette brutalité de la police du Pendjab qui tue les chrétiens innocents en comptant sur le fait que les chrétiens, les plus faibles de la société, ne pourront rien faire et que la violence en question demeurera impunie. Nous réclamons justice pour un pauvre lycéen chrétien assassiné par des agents de police ».

    L’épisode en question n’est pas isolé. Parmi les autres épisodes éclatants demeurant encore impunis, se trouve celui d’un jeune de 20 ans, Zubair Masih torturé à mort par la police en mars 2015. La mère du jeune avait été accusée précédemment d’avoir volé de l’or dans l’habitation de son employeur musulman dont elle était la domestique. La police l’avait alors brutalisé en cherchant à lui extorquer une confession. (PA) (Agence Fides 10/10/2017)

  • Libye : les corps des 21 martyrs coptes orthodoxes ont été découverts

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/LIBYE - Confirmation de la découverte des corps des 21 martyrs coptes orthodoxes de la part des autorités libyennes

    Syrte (Agence Fides) – Le Parquet général libyen a officiellement confirmé, dans la soirée du 6 octobre, la découverte des corps des 21 chrétiens coptes orthodoxes égyptiens décapités en 2015 par des djihadistes liés au prétendu « Etat islamique » dans une zone côtière proche de la ville de Syrte. Selon ce qu’indiquent les canaux de communication du Parquet égyptien, les corps ont été retrouvés dans une zone côtière sise à la périphérie de la ville, les mains liées derrière le dos et revêtus des combinaisons oranges qu’ils portaient dans la vidéo macabre filmée par leurs bourreaux au moment de leur décapitation. Les têtes des victimes ont également été retrouvées à côté des corps et les procédures d’identification de chacune des victimes du massacre sont en cours par l’intermédiaire de l’analyse de l’ADN.

    Fin septembre (voir Fides 02/10/20107), le Procureur général libyen, al Sadiq al Sour, avait annoncé avoir identifié le site sur lequel avaient été inhumées les dépouilles des 21 chrétiens coptes orthodoxes égyptiens décapités par des djihadistes liés au prétendu « Etat islamique ». L’identification du lieu de sépulture des corps des victimes avait été lié par le Procureur à l’arrestation d’un homme accusé d’avoir pris part à cette décapitation collective. Le Procureur général avait également fait part de l’identification de l’opérateur auteur du tournage des scènes du massacre reprises dans la vidéo. La nouvelle de la possible découverte des corps des 21 coptes avait immédiatement été reprise en Egypte, suscitant une grande émotion, en particulier au sein des communautés coptes de la région de Minya d’où provenait une grande partie des victimes du massacre. Cependant, ces jours derniers (voir Fides 06/10/2017), les familles des 21 coptes égorgés en Libye avaient adressé au Ministère des Affaires étrangères égyptien une demande urgente visant à avoir confirmation de la découverte des dépouilles mortelles de leurs êtres chers. Dans le message, repris par l’Agence Fides, les familles confirmaient que la nouvelle de la possible découverte des corps avait suscité chez elles l’espérance que les corps des martyrs puissent bientôt « revenir en Egypte, à leur Eglise, et devenir une bénédiction pour tout le pays ». Ils se plaignaient cependant aussi du fait qu’au fil du temps, aucune information n’ait été fournie par les autorités libyennes à leurs homologues égyptiennes concernant la découverte effective des corps alors que les moyens de communication des deux pays faisaient circuler nombre de suppositions et d’indiscrétions contradictoires, dont certaines démentaient l’annonce même du Procureur général libyen.

    Le vidéo de la décapitation des 21 coptes orthodoxes égyptiens avait été diffusée par des sites Internet djihadistes en février 2015. Une semaine après la diffusion de la vidéo dans laquelle il était possible de voir les chrétiens en question susurrer le nom du Christ alors qu’ils étaient égorgés, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, décida de les inscrire au Synaxarium, le livre des martyrs de l’Eglise copte orthodoxe, établissant que leur mémoire soit célébrée le 15 février. (GV) (Agence Fides 07/10/2017)

  • Au Mali, les églises catholiques sont la cible des islamistes

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    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Mali : les églises catholiques cibles des islamistes

    La conférence épiscopale malienne se déclare profondément "inquiète" après plusieurs attaques et actes de vandalisme commis récemment contre églises et chapelles dans le centre du pays.

    « Ces dernières semaines, ces derniers mois, nos églises, nos chapelles, ont été victimes de plusieurs attaques par de présumés jihadistes. (…) Nous sommes inquiets », a déclaré à l’AFP le secrétaire de la conférence épiscopale du Mali, Edmond Dembélé. La semaine dernière, dans le village de Dobara (à 800 kilomètres au nord de Bamako), des hommes armés « ont forcé la porte de l’église et y ont retiré crucifix, images et statue de la Vierge Marie, nappes d’autel », avant de tout brûler devant l’église. Les semaines précédentes, a précisé Edmond Dembélé, d’autres églises et chapelles ont subi le même sort sous les yeux des fidèles. Et, dans la localité de Bodwal, des chrétiens ont été chassés de leur lieu de culte par des hommes armés avec ce message : « Nous allons vous tuer si nous vous voyons prier encore dans l’église ».

    Une situation qui se dégrade

    Ces attaques seraient le reflet d’une situation qui s’est nettement dégradée ces derniers mois dans le centre du Mali. Selon un rapport récent de l’ONG Human Rights Watch, des groupes armés islamistes ont notamment procédé à des « exécutions sommaires de civils et de militaires de l’armée malienne, à la destruction d’écoles et au recrutement forcé d’enfants soldats ». Malgré une intervention militaire internationale qui se poursuit encore actuellement sur le territoire, pour les chassés des différentes régions, des zones entières échappent encore au contrôle des forces armées.

    Le Mali étant un pays laïc, le gouvernement « prend toutes les mesures pour assurer la sécurité des lieux de culte », a assuré un responsable du gouvernorat de Mopti, dans le centre du pays. L’Église malienne s’apprête à fêter le 130e anniversaire de son évangélisation. En septembre dernier, elle a accueilli son premier cardinal, Jean Zerbo, l’archevêque de Bamako, créé par le pape François le 28 juin dernier. Autorités administratives, politiques et religieuses de toutes confessions ainsi que des milliers de chrétiens, se sont déplacés de tout le Mali et des pays voisins pour l’honorer en grande pompe.

  • Deux ans et plus de 60.000 km au cœur de la vie et du martyre des chrétiens d’Orient

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    Du site de l'Oeuvre d'Orient :

    Sortie du livre de Vincent Gelot, « chrétiens d’Orient, périple d’un monde menacé »

    Vincent Gelot, aujourd'hui chargé de projets en Syrie, Liban et Jordanie pour l'Œuvre d'Orient, relate ses deux formidables années d'odyssée, à bord d'une 4L à la rencontre des chrétiens d'Orient, de 2012 à 2014.

    « Je rends grâce pour ces témoignages de l’Église en Orient, une Église qui a donné tant de saints, et qui souffre aujourd’hui. » Pape François (témoignage extrait du livre clandestin de Vincent Gelot).

    Du Liban à l’Afghanistan, du Yémen à l’Égypte, ce livre raconte en images inédites l’incroyable odyssée de Vincent Gelot : deux ans et plus de 60.000 km au cœur de la vie et du martyre des chrétiens d’Orient.

    Inclus :

    -- des témoignages manuscrits bouleversants rapportés clandestinement ;
    -- des chants sacrés et des prières enregistrés dans les 22 pays traversés (accessibles via des flashcodes).

    Consulter un extrait du livre

    L’interview de Manuella Affejee pour Radio Vatican

  • Asia Bibi a été nominée au Prix Sakharov 2017

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    De l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Nomination au Prix Sakharov 2017 pour Asia Bibi et nouveaux coups de réflecteurs sur la loi sur le blasphème

    Lahore (Agence Fides) – Asia Bibi, la chrétienne condamnée à mort pour blasphème et incarcérée depuis 2009, a été nominée dans le cadre de l’édition 2017 du prestigieux Prix Sakharov pour la liberté de pensée, conféré par l’Union européenne. Le Prix constitue une initiative du Parlement européen et est remis à des individus ou à des groupes s’étant distingués dans le domaine de la défense des droits fondamentaux et des libertés fondamentales. Parmi les candidats de cette année, outre Asia Bibi, se trouvent Aura Lolita Chavez Ixcaquic, défenseur des droits fondamentaux provenant du Guatemala, Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, Coprésidents du Parti démocrate populaire pro kurde (HDP) en Turquie, des groupes et des personnes représentant l’opposition démocratique au Venezuela, Dawit Isaak, dramaturge suédois et érythréen, arrêté en 2001 par les autorités érythréennes, et Pierre Claver Mbonospa, activiste des droits fondamentaux au Burundi.

    Peter Van Dalen, membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens au sein du Parlement européen, qui a proposé la candidature d’Asia Bibi, a expliqué que « le cas d’Asia Bibi comporte une importance symbolique pour d’autres qui ont souffert ou souffrent pour la liberté de religion ou d’expression ».

    « En elle, peut être vue la situation de toute la communauté chrétienne. Son cas est tragiquement indicatif de l’insécurité pesant sur toutes les minorités lorsqu’il s’agit du respect de leurs droits fondamentaux » remarque dans un commentaire envoyé à Fides Kaleem Dean, intellectuel et analyste pakistanais. « Si elle obtenait le Prix Sakharov, Asia Bibi recevrait 50.000 €uros. Pourtant, ce qui est en jeu ici est quelque chose qui vaut plus que cette somme – même si elle est utile à titre de dédommagement du préjudice subi : ce qui est en jeu est la reconnaissance de la liberté religieuse au Pakistan » poursuit-il.

    « Le gouvernement – déclare-t-il – met actuellement la tête sous le sable pour ne pas entendre les cris angoissés provenant des communautés religieuses minoritaires ». Son cas particulier est également lié à la très connue loi sur le blasphème. « Les accusations de blasphème constituent un instrument de ce qui est devenue une oppression d’Etat contre les minorités. Les gouvernants devraient avoir le courage et la clairvoyance de réformer la loi sur le blasphème » conclut Kaleem Dean.

    « Le Premier Ministre pakistanais, Shahid Khaqan Abbasi, qui participait ces jours-ci à la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, s’est refusé de parler de la loi sur le blasphème au Pakistan, se contentant d’affirmer que le Parlement pakistanais constitue l’organe responsable de la modification des lois » remarque pour Fides Nasir Saeed, Directeur de l’ONG CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement), engagée dans la défense des minorités religieuses au Pakistan. « Depuis des années – poursuit Nasir Saeed – cette question es tabou et même le Premier Ministre du Pakistan a peur de faire des commentaires. Le rôle du Premier Ministre est également de garantir le fait que les lois ne soient pas manipulées mais malheureusement, ces lois sur le blasphème sont régulièrement exploitées comme instrument de vengeance permettant de poursuivre des personnes innocentes. Au cours de ces dernières années, les abus d’usage de la loi sur le blasphème ont augmenté. Elle est désormais considérée comme une manière simple, rapide et peu coûteuse de résoudre des controverses privées et de punir ses adversaires ».

    « La loi sur le blasphème – conclut Nasir Saeed – n’est pas conforme aux standards internationaux en matière de droits fondamentaux. Les abus d’usage commis génèrent par ailleurs d’autres violations du droit international. Le gouvernement du Pakistan n’affronte pas un problème si important bien qu’il s’agisse d’une question de vie ou de mort ».

    Le Directeur de CLAAS rappelle qu’existent des rapports concernant un grand nombre de cas de blasphème basés sur de fausses accusations et sur l’absence d’enquêtes judiciaires. « C’est pourquoi nous invitons le Premier Ministre pakistanais à inscrire la question à l’agenda de son gouvernement et à la porter devant le Parlement » conclut-il. (PA) (Agence Fides 26/09/2017)

  • Asia Bibi : plus de 3000 jours en prison

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    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Asia Bibi a dépassé les 3000 journées de prison

    Condamnée à mort pour outrage à l’islam, en 2009, la catholique pakistanaise attend toujours le verdict final de sa condamnation.

    Le 14 juin 2009, Asia Bibi est jetée en prison. Un an après elle est condamnée à mort pour blasphème, et depuis 2013, après deux transferts, elle croupit au fonds d’une des trois cellules, sans fenêtres, dans le couloir de la mort du pénitencier de Multan, dans le sud de la province du Pendjab. Un an après le report du procès en appel par la Cour suprême du Pakistan, et les menaces de mort de 150 muftis à l’égard de quiconque porterait assistance aux « blasphémateurs », l’affaire n’a pas progressé d’un iota. Le 30 août dernier, Asia Bibi a passé le cap des 3 000 journées d’incarcération.

    Sa famille vit dans la clandestinité. La seule chose que l’on sait vient de son avocat, le musulman Saif ul Malook, qui lui a rendu visite ces derniers mois. Il affirme qu’elle se porte bien et espère encore en sa libération. En revanche, la Cour suprême semble l’avoir oubliée, toujours pas décidé à trancher entre la confirmation de la peine capitale ou sa relaxe.

    Lire aussi : Pakistan : un adolescent chrétien refuse d’apostasier, ses camarades l’assassinent

    Pendant ces 3 000 jours Asia Bibi n’a jamais cessé de prier et de demander des prières. En hommage à cette chrétienne devenue une icône pour tous ceux qui luttent, au Pakistan et dans le monde, contre toutes les violences faites au nom des religions, voici la prière qu’elle a elle-même composée, l’année dernière, à l’occasion des fêtes de Pâques, et qui l’accompagne dans sa détention :

    « Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi. Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi. Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence. Toi qui as souffert la torture et la croix, allège ma souffrance. Tiens-moi près de toi Seigneur Jésus. Au jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal. Je prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait. Je te demande, Seigneur, de lever tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille. J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières ».

    Après huit ans de souffrances, d’angoisse et d’espoirs déçus, tenons bon dans nos prières et nos actions de soutien à son égard, car à travers elle ce sont tous les chrétiens persécutés que nous soutenons dans leurs sacrifices.

  • Fêtés aujourd'hui : 103 martyrs de l'Eglise de Corée (André Kim et ses compagnons)

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    Du blog Domini (de la famille missionnaire de Notre-Dame) :

    Comment pourrais-je dire que je ne connais pas le Seigneur notre Père des cieux ?

    20 septembre 2017 : Saints Martyrs de Corée (Fr. Jean-Régis)

    L’histoire de l’Église en Corée est étonnante. Tout a commencé il y a à peine deux siècles. Ce sont les Coréens eux-mêmes qui sont allés chercher en Chine des renseignements sur la religion chrétienne dont parlait un livre qu’ils avaient entre les mains. Baptisé à Pékin, le premier chrétien coréen retourne dans son pays, raconte, explique, baptise… La première communauté chrétienne en Corée est une communauté unique dans l’histoire de l’Église du fait qu’elle a été fondée entièrement par des laïcs. Avant même l’arrivée du premier prêtre, il y avait déjà des milliers de chrétiens en Corée. Cette Église au berceau, si jeune et pourtant si forte dans la foi, résista aux coups répétés d’une cruelle persécution. C’est ainsi qu’en moins d’un siècle elle pouvait déjà se glorifier de quelque 10 000 martyrs. Les années 1791, 1801, 1827, 1839, 1846 et 1866 sont marquées pour toujours du sang sacré de ces nombreux martyrs mais l’Église avait pris racine en Corée. Aujourd’hui, nous fêtons donc 103 de ces martyrs. Ils ont été canonisés par Jean-Paul II lors de son voyage en Corée en 1984, et c’était vraisemblablement la première fois qu’une canonisation eut lieu en dehors de Rome. Mais pour une Eglise d’exception, on pouvait bien faire une exception !

    André Kim nait en 1821. A quinze ans, avec deux compagnons du même âge, il est envoyé à Macao (au Sud de la Chine) pour se préparer au sacerdoce par le premier missionnaire entré en Corée, le Père Pierre Maubant. En décembre 1842, André Kim tente de rentrer en Corée. Il échoue, mais il peut rapporter les premières nouvelles précises et des documents sur la persécution de 1839, au cours de laquelle son père a été décapité. Il est ordonné diacre en novembre 1844 en Mongolie par Mgr Ferréol, qui est nommé vicaire apostolique de Corée et qui cherche lui-même à entrer dans le pays. Le 2 janvier 1845, André Kim entre clandestinement dans son pays, prend contact avec les communautés chrétiennes et organise une périlleuse expédition en barque pour aller chercher les missionnaires français à Shanghai. Il est ordonné prêtre à Shanghai le 17 aout 1845. Il repart en barque avec Mgr Ferréol, vicaire apostolique et le père Antoine Daveluy ; ils arrivent en Corée le 12 octobre 1845. L’été suivant, à la demande de Mgr Ferréol, André Kim prend contact avec des pêcheurs chinois auxquels on pourrait confier du courrier pour communiquer avec l’extérieur. C’est alors qu’il est arrêté. Le Père André Kim est condamné à mort et exécuté le 16 septembre 1846. Si André Kim est le premier prêtre coréen à donner sa vie pour le Christ, c’est sans doute grâce au sacrifice de nombreux laïcs coréens morts martyrs avant lui.

    Paul Chong Hasang, né en 1795, fut un des chefs laïcs de la communauté chrétienne. Son père et son frère avaient subi le martyre lors de la persécution de 1801. À partir de 1817, il réussit à établir une liaison avec l’évêque de Pékin, à travers la mission diplomatique coréenne qui se rendait à la fin de chaque année auprès de l’empereur de Chine. Il écrit ou fait écrire à l’évêque et aussi au pape des lettres renouvelant la demande d’envoyer des prêtres en Corée. En 1827, le Pape charge de cette mission la Société des Missions Etrangères de Paris et érige en 1831 le vicariat apostolique de Corée. Paul Ching organisa avec succès l’entrée clandestine des trois premiers missionnaires, à travers la montagne et en hiver, en 1836 et 1837. Il fut décapité le lendemain du martyre de ces missionnaires, le 22 septembre 1839. Sa mère, Cécile, 79 ans, fut mise à mort en prison le 23 novembre, et sa sœur Elisabeth, 30 ans, qui avait fait vœu de virginité, fut décapitée le 20 décembre. Le principal compagnon et collaborateur de Paul Chong, Augustin Yu Chin-gil, interprète officiel du roi, fut décapité en même temps que lui. « Une fois que je connais Dieu, dit-il, je ne peux absolument pas le trahir. » Le fils d’Augustin, Pierre Yu, âgé de 13 ans, interrogé et torturé quatorze fois, fut étranglé en prison le 31 octobre. Il déclara avant sa mise à mort : « à supposer même que son propre père ait commis un crime, on ne peut pas le renier comme s’il n’était plus son père. Comment donc pourrais-je dire que je ne connais pas le Seigneur notre Père des cieux, qui est si bon ? ». Agathe Yi, 17 ans, déclara quand on lui dit faussement, à elle et à son petit frère, que leurs parents avaient renié la foi : « Que mes parents aient renié ou non, c’est leur affaire. Quant à nous, nous ne pouvons pas renier le Seigneur des cieux que nous avons toujours servi. » En entendant cela, six autres chrétiens adultes se livrèrent d’eux-mêmes au magistrat pour subir le martyre.

    Il y a aussi d’innombrables autres martyrs, humbles, inconnus, qui ont servi le Seigneur aussi fidèlement et courageusement et tous ont donné leur vie avec joie pour le Christ. Plusieurs des premiers missionnaires français arrivés en 1836 figurent aussi parmi ces 103 martyrs qui donnèrent leur vie pour l’Évangile et que nous vénérons en ce jour.

    Que tous ces martyrs soutiennent l’Église de Corée pour qu’elle se développe en nombre mais surtout en sainteté, restant fidèle à Jésus et prions tout spécialement en ce jour pour les chrétiens de l’Église du silence au nord de ce pays tragiquement divisé.

  • Face aux défis que le temps présent pose aux chrétiens du Japon garder la mémoire des martyrs

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    De Radio Vatican :

    Le Pape François invite les évêques du Japon à cultiver la mémoire des martyrs

    (RV) Le Pape François demande aux chrétiens du Japon de faire face aux défis du présent en gardant dans leur esprit le témoignage de leurs si nombreux martyrs.

    Dans une lettre adressée aux évêques du Japon, à l’occasion de la visite pastorale du cardinal Fernando Filoni, le Pape a mis en valeur la mémoire des nombreux martyrs du Japon et des « chrétiens cachés » qui ont vécu clandestinement, du XVIIe au XIXe siècle, de façon à ne pas avoir à répudier leur foi.

    Le cardinal Filoni, préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, (dicastère dont dépend la Japon en tant que terre de mission), débute ce dimanche une visite pastorale au Japon, planifiée du 17 au 26 septembre.

    Dans sa lettre, le Pape souligne les « défis que le temps présent pose aux chrétiens du Japon », et il les invite à ne pas « être résigné », et à ne pas se paralyser face aux nouvelles problématiques qui frappent la société japonaise. Le Pape évoque notamment le « taux élevé de divorces »« le nombre de suicides, même parmi les jeunes », le phénomène des "hikkimori", ces gens qui choisissent de vivre complètement déconnectés de la société, « le formalisme spirituel et religieux, le relativisme moral, l’indifférence envers la religion, une obsession pour le travail et pour l’épargne ».

    Par ailleurs, le développement économique du Japon a laissé beaucoup de gens en retrait : les pauvres, les marginalisés, les exclus, et pas seulement ceux qui ont été exclus dans un sens matériel, mais aussi ceux qui sont spirituellement et moralement dans le besoin.

    Dans ce contexte particulier, le Pape rappelle qu’il est nécessaire et urgent que l’Église au Japon soit constamment renouvelée, en ayant toujours à l’esprit la mission de Jésus, qui est « sel et lumière ».

    Le Pape conclut en rappelant que la vraie force évangélique de l’Église japonaise vient du fait qu’elle a été une Église de martyrs et de confesseurs de la foi, et que c’est « un grand atout à sauvegarder et à développer ».

  • Pakistan : un jeune chrétien condamné à mort après "un blasphème" sur un système de messagerie instantanée

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    De Fides.org (15 septembre) :

    ASIE/PAKISTAN - Condamnation à mort d’un jeune chrétien après un blasphème sur un système de messagerie instantanée

    Lahore (Agence Fides) – Un chrétien accusé de blasphème a été condamné à mort en première instance par un tribunal de Gujrat, au Pendjab pakistanais. Nadeem James, 24 ans, résidant dans la colonie chrétienne de Yaqoobabad, avait été accusé d’avoir commis un blasphème en juillet 2016, consistant dans l’envoi de messages blasphématoires à partir du téléphone portable d’un musulman par le biais du système de messagerie instantanée What’s App. Ainsi que l’a appris Fides, le propriétaire du téléphone, Yasir Bashir, un ami de la famille de Nadeem James, avait porté plainte au commissariat de police de Sarai Alamgir avec l’assistance de deux imams liés au groupe Sunni Tehreek, connu pour son intransigeance religieuse, réclamant l’arrestation immédiate de Nadeem James. Le 10 juillet 2016, Nadeem James avait été inculpé sur la base des articles 295a et 295c du Code pénal pakistanais, qui punissent le blasphème contre l’islam. Peu après le dépôt de la plainte, Nadeem James avait fui et, en son absence, la police a retenu ses deux sœurs, les malmenant par ailleurs, afin qu’elles révèlent le lieu où Nadeem James s’était caché.

    Le procès en première instance devant le tribunal s’est désormais conclu sur une condamnation à mort accompagnée d’une lourde amende. Dans une décision de 28 pages, le tribunal a déclaré que Nadeem James avait envoyé des messages blasphématoires via What’s App à Yasir Bashir et qu’il devait donc être condamné à mort.

    Au cours de ces dernières semaines, un autre chrétien, Asif Masih, âgé de 18 ans, a été arrêté sous une accusation de blasphème dans le village de Jam Kayk Chattha, sis aux environs de Wazirabad, ville du centre du Pendjab. Le jeune homme a été accusé d’avoir brûlé des pages du coran. Après son arrestation, une foule de quelques 200 hommes s’est rassemblée hors du commissariat de police, demandant à grands cris qu’il soit exécuté.

    Selon l’ONG connue sous le nom de Commission pour les Droits fondamentaux du Pakistan, 40 personnes se trouvent actuellement dans le couloir de la mort des prisons pakistanaises, suite à une condamnation à la peine capitale due à un blasphème alors que les groupes ou individus radicaux islamiques ont tué au moins 71 personnes dans le cadre d’exécutions sommaires suite à un présumé blasphème depuis 1990.

    En avril dernier, un étudiant musulman, Mashal Khan, a été tué par une foule de ses collègues après avoir été accusé de blasphème dans la ville de Mardan et l’épisode a, de nouveau, ouvert le débat sur la nécessité d’une réforme de la loi pour en éviter l’usage abusif.

    Nasir Saeed, un activiste chrétien de l’ONG Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement (CLAAS) remarque pour Fides : « La loi sur le blasphème frappe injustement non seulement les minorités religieuses au Pakistan mais également les citoyens musulmans. En outre, elle contribue à détériorer les relations internationales de notre pays et à causer des dommages à son image au sein de la communauté internationale. Une réforme est urgente, pour le bien de la nation ». (PA) (Agence Fides 15/09/2017)

  • Raviver la mémoire de Jerzy Popieluszko, martyr

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    D'Anne Bernet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Jerzy Popieluszko, autre Christ jusqu'au Calvaire

    Jerzy Popieluszko, autre Christ jusqu'au Calvaire

    Cela fait presque quarante ans, et c’était hier.

    L’URSS étendait ses tentacules sur les cartes murales de nos salles de classe, jusqu’à nos frontières ou presque. Inexorablement, le communisme gagnait du terrain aux quatre coins de la planète. L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques aux premières heures de 1980 laissait croire à une offensive décisive, prélude à une attaque contre un Occident où certains défilaient en criant : « plutôt rouges que morts » et l’un de mes amis d’aumônerie, dont un frère aîné était officier d’état-major, nous répétait, l’air grave, ce qu’il entendait chez lui : « en jetant toutes nos forces dans la bataille et en nous faisant tuer sur place, nous les retarderions de vingt minutes … »

    C’était aussi l’époque où, à Gdansk, un ouvrier électricien des chantiers navals du nom de Walesa entamait avec le pouvoir communiste un bras de fer qui, vu de l’Ouest, paraissait insensé à ceux qui se souvenaient de Budapest et Prague. D’ailleurs, avant la Noël 1981, lui et ses camarades seraient jetés en prison, et Solidarnosc, dont nous arborions l’insigne en dérisoire soutien, interdit. Le ciel était très noir cet hiver-là. Et les ténèbres s’assombriraient encore, en octobre 1984, tandis que la répression à l’est battait son plein, lorsque seraient annoncés la disparition, puis l’assassinat, de l’abbé Jerzy Popieluszko, aumônier du syndicat bâillonné.

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  • Une douche glacée du Vatican sur les négociations avec Pékin

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    Lu sur le site « diakonos.be » :

    « François est le premier pape à avoir survolé la Chine. Quant à ce qu’il y mette les pieds un jour, ça reste à voir.  Au mois d’août dernier, la Librairie Editrice du Vatican a publié un dossier qui constitue une véritable douche glacée pour tous ceux qui continuent à croire qu’un accord entre le Saint-Siège et Pékin serait imminent.

    Ce dossier, rassemblé par Gianni Cardinale, un expert en géopolitique vaticane et prestigieux rédacteur dans les colonnes d’« Avvenire » et de « Limes », ne commente pas mais documente plutôt ce que, jusqu’auparavant, on ne savait qu’en partie.

    Pour le première fois, il donne le nom des évêques de chacun des diocèses chinois, officiels et clandestins, légitimes et illicites.

    Mais surtout, il aligne les biographies compilées par la Secrétairerie d’Etat des 75 évêques morts en Chine de 2004 à nos jours, tous décimés par des années voire des décennies de captivité, de travaux forcés, de camps de rééducation, de détention à domicile et flanqués en permanence de policiers.

    Si tel est le traitement que le régime communiste réserve aux évêques chinois sur le terrain, il est clair que tout cela doit cesser avant que le Vatican n’accepte de signer avec les autorités de Pékin un accord sur la nomination des futurs évêques.

    Le calvaire des évêques chinois ne remonte pas seulement à l’époque lointaine de Mao Tsé-Toung et à la Révolution Culturelle, quand l’objectif déclaré du régime était d’anéantir l’Eglise catholique et de créer un simulacre coupé de Rome qui lui soit entièrement soumis.

    Il s’est poursuivi même après la sortie de prison des évêques ou futurs évêques, contraints pour survivre à travailler dans une mine de sel ou dans une carrière de pierre, à faire paître les porcs, à cuire des briques ou pour les plus chanceux à ressemeler des chaussures ou à faire du commerce ambulant.

    En 2005 encore, on apprenait la mort de Jean Gao Kexian, évêque du diocèse de Yantai, dont on avait perdu la trace depuis qu’il avait été séquestré par la police en 1999.

    Le même sort fut réservé en 2007 à un autre évêque, Jean Han Dingxiang, du diocèse de Yongnian, emprisonné pendant vingt ans avant d’être relâché et qu’on a ensuite fait disparaître en 2006 avant d’informer ses proches de sa mort alors qu’il avait déjà été incinéré et enterré dans un lieu inconnu.

    En 2010, c’était au tour d’un autre évêque, Jean Yang Shudao du diocèse de Fuzhou, de mourir après avoir passé vingt-six ans en prison et toutes les années qui suivirent « contraint de rester quasi en permanence en détention à domicile et sous contrôle strict ».

    Sans parler des tribulations des derniers évêques de Shanghai, le jésuite Joseph Fan Zhingliang, mort en 2014 après « avoir exercé le ministère dans la clandestinité » et son successeur Thaddée Ma Daqin, aux arrêts depuis 2012 pour s’être dissocié de l’Association Patriotique des Catholiques Chinois – en parfaite obéissance à Rome qui juge qu’appartenir à cette association est « incompatible » avec la foi catholique – et depuis lors plus jamais libéré malgré qu’il se soit rétracté de sa dissociation il y a un an.

    Cette année aura connu la séquestration et la détention dans un lieu inconnu de l’évêque Pierre Shao Zhumin du diocèse de Wenzhou, dont en premier lieu l’ambassade d’Allemagne en Chine et ensuite le Saint-Siège lui-même ont demandé publiquement la remise en liberté le 26 juin dernier, une demande ignorée par les autorités.

    Face à tout cela, l’optimisme dont le Pape François fait preuve chaque fois qu’il est question de la Chine ne peut s’expliquer que comme étant un exercice de Realpolitik poussée à l’extrême.

    Parce que s’il est vrai que des pourparlers sont en cours entre les deux parties, avec des rencontres une fois par trimestre à Rome et une autre à Pékin, mis à part l’impressionnante absence de liberté que démontre le dossier du Vatican publié il y a quelques jours, deux obstacles demeurent avant un accord sur les procédures de nomination des futurs évêques.

    Le premier c’est que le Conférence épiscopale chinoise, qui est censée présenter les candidats, n’est composée à l’heure actuelle que d’évêques officiellement reconnus par Pékin et ne comporte aucun de la trentaine d’évêque « clandestins » qui ne sont reconnus que par Rome et qu’il n’y a pas moyen de convaincre les autorités chinoises de les intégrer eux aussi.

    Le second obstacle, ce sont ces sept évêques « officiels » que le régime prétend faire reconnaître également par le Saint-Siège alors que trois d’entre eux ont été publiquement excommuniés et que deux d’entre eux ont maîtresse et enfants.

    *

    Cet article a été publié dans le n°37 de « L’Espresso » de 2017, sorti en librairie le 10 septembre, dans la rubrique d’opinion intitulée « Settimo Cielo » confiée à Sandro Magister. »

    Ref. Une douche glacée du Vatican sur les négociations avec Pékin

    La « realpolitik » du pape François évoque celle de Paul VI au bon vieux temps de l’URSS dans les années 1970.

    JPSC