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Politique

  • France : pourquoi vont-ils marcher pour la Vie ?

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    MARCHE POUR LA VIE 2019 : DANS DE TROP NOMBREUX CAS, L'AVORTEMENT EST UN SIGNE D'IMPUISSANCE

     

    « Qu'y a-t-il de plus fondamental que la question du respect de la vie ? » La prochaine Marche pour la vie, qui aura lieu dimanche 20 janvier prochain, aura cette année pour thème la défense de la liberté de conscience. Adélaïde Pouchol, porte-parole, résume l'enjeu de cette nouvelle édition : « Nous marchons pour dire qu'un enfant est une personne comme les autres et qu'à ce titre, il ne peut être considéré comme un droit ou un dû dont les adultes peuvent disposer ; pour dire que les médecins ne sont pas les fonctionnaires de la puissance politico-médiatique que l'on peut forcer à poser un acte qu'ils réprouvent. Et, parce que nous sommes convaincus qu'on passe de la civilisation à la barbarie dès que l'on cesse de protéger les plus petits d'entre les hommes, nous marchons pour demander une politique en faveur de la vie ».

    Quant au choix du thème, « c'est une chose que d'être convaincu de la valeur de toute vie, encore faut-il pouvoir le dire et le vivre. L'hystérie collective qui s'empare de la plupart des personnalités politiques et médiatiques dès que quelqu'un ose remettre en cause l'avortement ou la PMA sont la preuve que la liberté de conscience est très abîmée en France ». Adélaïde Pouchol dénonce « une conspiration du silence sur l'avortement conjuguée à une forme de dictature du progrès qui interdisent toute pensée qui, pour faire court, serait contraire aux recommandations du CCNE et aux tweets de Marlène Schiappa. Parce qu'elle remet, année après année, la question du respect de la vie sur la place publique, la Marche pour la Vie est le caillou dans la chaussure du moralement correct ».

    Le 20 janvier, la Marche pour la vie veut montrer que « la société peut répondre autrement que par l'avortement à la détresse des femmes »,et « dire qu'une loi qui permet de supprimer une vie innocente pour résoudre un problème n'est pas une avancée sociale ». Parce que « dans de trop nombreux cas, l'avortement est un signe de l'impuissance masculine ou politique. On fait mieux comme symbole de libération des femmes, non ? »

    Sources: Valeurs actuelles, Charlotte d'Ornellas (11/01/2019)

  • Supercherie électorale congolaise : le chat a bien piégé la souris.

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    Excellent résumé de l'impasse actuelle par Hubert Leclerq sur le site de « La Libre Afrique » :

    farine e0c2b829fcfd7eb128f82f967eb8b357.jpg« Deux semaines après le passage par les urnes, cinq jours après l’annonce du verdict provisoire de la présidentielle et deux jours après celle du résultat des législatives, le processus congolais mis sur pied par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne convainc plus grand monde

    Le président zambien, Chagwa Lungu, qui préside actuellement l’organe chargé de la politique, de la défense et de la sécurité de la SADC (communauté des Etats de l’Afrique australe) n’a pas chômé ces derniers jours. C’est que toute la sous-région est suspendue aux évolutions du processus électoral en République démocratique du Congo. Et ce processus est loin de faire l’unanimité. Il fait craindre la résurgence d’une période d’instabilité et de violence dans ce pays de plus de 80 millions d’âmes.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur le coup de 3 heures du matin, la Ceni a annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle. Des résultats qui ont donné la victoire à l’opposant Félx Tshisekedi, d’une tête devant l’autre opposant, Martin Fayulu. Le dauphin de Joseph Kabila devant se contenter d’une troisième place, loin des deux autres.

    Un résultat immédiatement rejeté par Martin Fayulu qui annonce, ses chiffres de compilation à la main, avoir décroché plus de 60% des suffrages. L’Église catholique, à travers la commission épiscopale nationale congolaise (Cenco), a répété son incompréhension face à ces chiffres officiels. Pour la Cenco, ce résultat ne correspond pas du tout aux chiffres qu’elle a obtenus en compilant les procès-verbaux des bureaux de vote.

    Le malaise est évident. Aucun pays africain, jusqu’ici, n’a d’ailleurs félicité publiquement les gagnants, quoi que disent leurs QG. Tous les voisins ont félicité les Congolais pour leur détermination à faire entendre leur voix mais personne n’a félicité le lauréat. Tous se sont contentés de prendre acte.

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  • Le pape François soutient la Marche pour la Vie à Paris le 20 janvier prochain

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    Chers amis,

    Nous avons eu la joie de recevoir un message du pape François qui « salue cordialement les participants de la Marche pour la vie organisée le dimanche 20 janvier 2019 à Paris » et nous encourage à « témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie ».

    Cette année, nous vous proposons de découvrir à partir de 12h notre « Village Pour la Vie » qui s’installe pour la première fois -avec stands de restauration- au départ de la Marche pour la Vie. Y seront représentées de nombreuses associations qui œuvrent tout au long de l’année au service de la dignité de la vie humaine et des plus fragiles, parmi lesquelles la Fondation Jérôme Lejeune, Alliance Vita, Choisir La vie, les Associations Familiales Catholiques, la fédération européenne One Of Us. 

    RDV le dimanche 20 janvier à Paris, Porte Dauphine, à 13h30 !
    Venez nombreux et partagez notre teaser :

    Teaser Marche pour la vie 2019

    Pour nous aider, vous pouvez encore commander nos tracts, affiches et autocollants (si vous êtes francilien), faire partie de nos 1 000 bénévoles (nous en recherchons encore 300), où vous inscrire dans nos cars qui partent de plus de 40 villes de France :

    Pour nous aider autrement : Je donne 

  • France : un appel pour un nouveau catholicisme social

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    Du site de l'hebdomadaire La Vie :

    Appel pour un nouveau catholicisme social

    Denis Moreau, Tugdual Derville, Joseph Thouvenel, Gaultier Bès, Patrice Obert… dix-neuf intellectuels catholiques, issus d’écoles de pensée différentes, lancent un appel pour un nouveau catholicisme social. Face à la crise des gilets jaunes et la question sociale contemporaine, « plus grave encore que celle du 19e siècle », ils veulent élaborer un carrefour en vue de l’édification des communautés solidaires.

    La fracture sociogéographique qui s’est progressivement creusée en France est en train de disloquer notre pays. Aujourd’hui, la « France périphérique » présente un potentiel insurrectionnel parce qu’elle n’en peut plus. Ce peuple de France veut vivre dignement du fruit de son travail et il le fait savoir ; il veut vivre uni dans une communauté de destin, non comme une catégorie reléguée économiquement et culturellement, exclue du récit global du « nouveau monde » financiarisé, où l’idole-argent absorbe le politique.

    Cette France périphérique marginalisée par la mondialisation concerne 60 % de la population, selon la classification du géographe Christophe Guilluy et davantage selon d’autres. Elle n’en peut plus de devenir un désert sans bureau de poste, sans maternité, sans médecin, sans usine, sans ferme et sans train ; elle n’en peut plus de payer toujours plus de taxes alors même que les services publics sont démantelés ; elle refuse la marche forcée vers la mondialisation économique ultralibérale et la globalisation culturelle sur lesquelles elle n’a aucune prise et qui se décident sans elle.

    Il y a le feu. Notre maison commune France brûle. Cette atmosphère possiblement insurrectionnelle est inquiétante. Pour le gouvernement, l’équation semble insoluble : on ne peut emmener à marche forcée un peuple vers un « nouveau monde » qui le rejette. Devant un tel contexte, la situation pourrait devenir hors de contrôle. Or, dans la révolution, c’est toujours le plus fort qui impose sa loi, pas le plus juste.

    Comment instaurer un dialogue social quand il n’y a plus de langage commun entre la sphère financière des mégalopoles et la France des périphéries, entre “les individus de n’importe où“, initiés et mobiles, et “le peuple de quelque part” ? Sur quelle réalité institutionnelle peut s’appuyer un tel dialogue quand les corps intermédiaires ont été sapés et que la représentation politique est décrédibilisée ? Comment trouver un chemin commun quand s’opposent "culture urbaine" mondialisée et culture populaire ?

    Tels sont les contours de la question sociale contemporaine. Cette nouvelle question sociale est, sous certains aspects, plus grave encore que celle du 19e siècle, qui recouvrait principalement la condition ouvrière. Un ensemble de lois avaient alors pu la résoudre, au moins en partie. Aujourd’hui, la question sociale dépasse largement les conditions particulières d’une classe sociale, elle atteint la nature même du lien collectif, dans toutes ses dimensions : familiale, culturelle, économique, écologique, géographique ; dimensions que nie l’idéologie de l’économie financiarisée. C’est la cohésion d’un peuple et d’une nation qui est en cause.

    Cette nouvelle question sociale dépasse les frontières, comme le montre l’extension du symbole des gilets jaunes au-delà de la France. Dans de nombreux pays, en Europe et dans le monde, la valeur travail, la dignité des travailleurs, leur droit à un juste salaire et à un environnement sain, sont quotidiennement bafoués. Cela concerne les structures économiques mais aussi la responsabilité de chacun, alors que la culture du « toujours moins cher » fait oublier que derrière chaque produit et chaque service, il y a des travailleurs et leur famille.

    Dans le passé, des catholiques sociaux se sont levés pour défendre la classe ouvrière. Aujourd’hui, les catholiques doivent se lever pour soutenir le peuple de France et lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral. Nous devons avoir conscience que les fractures françaises ne seront pas résolues seulement par des lois mais par l’engagement de chacun.

    Les catholiques doivent se mobiliser pour édifier des communautés solidaires, fondées sur un lien de responsabilité commune, qui puissent redonner à notre pays une perspective, un destin partagé, du travail, un lien par la culture populaire, une histoire continuée, un nouveau souffle familial, éducatif, écologique, spirituel et de vraies solidarités.

    Nous sommes membres d’un peuple. La dignité de chacun est de participer à une grande œuvre commune et au bien de notre pays. Le devoir des catholiques, en ce temps crucial de l’histoire, n’est pas de défendre les intérêts d’une communauté, mais de penser et mettre en œuvre un nouveau catholicisme social au service de l’universel et de notre pays.

    Signataires : Joseph Thouvenel, syndicaliste chrétien ; Mathieu Detchessahar, docteur en gestion, professeur des Universités ; Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus ; Patrice de Plunkett, essayiste ; Patrice Obert, Président des Poissons Roses ; Denis Moreau, philosophe, Professeur des Universités ; Emmanuel Gabellieri, philosophe, Professeur à l'UCLY ; Gaultier Bès, directeur-adjoint de la Revue Limite ; Pierre-Yves Gomez ; Tugdual Derville, délégué général d'Alliance VITA ; Henri Hude, philosophe ; Bernard Bourdin, professeur des universités en philosophie politique ; Antoine Renard, président des Associations familiales catholiques en Europe ; Ghislain Lafont, Président de l'Académie d'éducation et d'études sociales ;Gérard Leclerc, journaliste ; Joël Hautebert, professeur des universités ; Diane de Bourguesdon, consultante en stratégie ; Marie-Joëlle Guillaume, écrivain ; Jean-Marie Andrès, président des Associations familiales catholiques

    Contact : nouveau.catholicisme.social@gmail.com

  • RDC : l'Eglise catholique congolaise s'oppose frontalement à la version officielle du pouvoir en place

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    De Caroline Hick sur le site de la RTBF :

    RDC: l'Eglise catholique en première ligne contre Joseph Kabila

    Son avis et ses conclusions étaient attendues par une partie des Congolais, comme par la communauté internationale. Cet après-midi (11 janvier), la Cenco, la Conférence épiscopale congolaise, a fait savoir que le résultat provisoire de l'élection présidentielle, annoncé par la Céni (la commission électorale) et qui attribue la victoire à Felix Tshisekedi, "ne correspond pas" aux données collectées par ses observateurs dans les bureaux de vote et de dépouillement.

    L'église catholique congolaise s'oppose donc frontalement à la version officielle du pouvoir en place. Il y a quelques jours, un collectif catholique, organisateur des manifestations anti-Kabila en 2017 et 2018 dénonçait même la "complicité" entre le pouvoir et la Céni.

    "Une Eglise plus organisée que l'état congolais"

    Tout le monde ne se permet pas de contester le pouvoir aussi frontalement, loin de là. Mais l'église catholique congolaise peut se le permettre: elle jouit d'une popularité et d'une confiance de la part des Congolais à faire pâlir d'envie tous les représentants politiques.Pour Dieudonné Wamu Oyatambwe, politologue et auteur de "Eglise catholique et pouvoir politique au Congo-Zaire", ce n'est pas étonnant. "L'église catholique est incontournable dans la vie des Congolais. Elle est très écoutée et respectée, non pas parce que tous les Congolais sont croyants, mais parce qu'elle est crédible et organisée, bien plus que l'Etat congolais", explique-t-il. Ainsi, l'Eglise est là quand l'Etat ne l'est pas, estime le politologue. "L'église est partout et depuis longtemps. Même quand il n'y avait pas de système de communication tel que nous le connaissons, les gens communiquaient via les diocèses. Ce n'est pas étonnant qu'elle puisse annoncer les résultats quelques jours après les élections, car elle a un réseau d'information très développé."

    Intense mobilisation

    L'Eglise congolaise s'est particulièrement mobilisée à l'occasion de cette élection présidentielle, retardée de deux ans par rapport au calendrier initial. "Elle s'est d'abord mobilisée pour que la classe politique s'entende", explique M. Oyatambwe. C'est en effet sous son égide qu'a été signé l'accord de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre 2016. Majorité et opposition avaient alors signé un compromis pour une transition politique pacifiste jusqu'aux élections. "Elle a aussi sensibilisé les gens sur le processus électoral", poursuit le politologue. "Elle les a incité à aller voter, elle a fourni un travail énorme. Ensuite, elle a déployé une large mission d'observation sur le terrain. C'est la seule à pouvoir mobiliser autant."L'an dernier, c'est aussi elle qui était à l'origine des manifestations réclamant le départ de Joseph Kabila. Ces rassemblements avaient causé la mort de plusieurs personnes le 31 décembre 2017 suite à l'intervention des forces de l'ordre. "Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie", avait déclaré l'influent archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya.

    Implantation durable au Congo

    Au Congo, l'Eglise est une institution, et cela ne date pas d'hier. Au siècle dernier, elle constituait déjà l'un des trois piliers de la trinité coloniale, aux côtés de l'administration et des entreprises coloniales. Et face aux lacunes de l'Etat, elle a pris une place considérable dans le paysage congolais. Aujourd'hui, sa mission n'est plus "civilisatrice" mais elle reste incontournable. "Elle intervient dans le système éducatif, les soins de santé, la socialisation des jeunes", explique Dieudonné Wamu Oyatambwe. Si une telle intervention de l'église dans la politique semblerait aujourd'hui inconcevable en Belgique, l'analyse n'est pas la même en RDC, où l'Eglise a encore un poids énorme dans la vie sociale des Congolais.

     
  • Fin de la comédie des élections en RDC ? Kabila choisit Félix Tshisekedi.

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    Lu dans la "Libre Belgique" de ce jour:

    Kab-Tsh-696x450.jpgLes résultats provisoires de l'élection proclamant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle "ne correspondent pas" aux données collectées par les observateurs de l'Église catholique en République démocratique du Congo, a déclaré jeudi la conférence épiscopale. "Nous constatons que les résultats de l'élection présidentielle tels que publiés par la Céni (la commission électorale indépendante) ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d'observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement", a déclaré l'abbé Donatien Nshole, porte-parole de l'épiscopat congolais lors d'une conférence de presse.

    "Nous prenons acte de la publication des résultats provisoires de l'élection présidentielle qui, pour la première fois dans l'histoire de notre pays ouvre la voie à l'alternance au sommet de l'Etat", a néanmoins estimé la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

    La Cenco qui affirme avoir déployé 40.000 observateurs au scrutin du 30 décembre n'a pas donné le nom du candidat qu'elle estime vainqueur.

    Les résultats doivent être contestés "pacifiquement", selon l'Union africaine

    Toute contestation des résultats de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), remportée par l'opposant Félix Tshisekedi selon la commission électorale, ne peut se faire que "pacifiquement", a plaidé jeudi le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. Rappelant la nécessité de "consolider la démocratie et préserver la paix" en RDC, M. Faki a estimé dans un communiqué qu'il "est important que toute contestation des résultats proclamés, notamment celle portant sur leur non conformité avec la vérité des urnes, se fasse pacifiquement, par le recours aux procédures prévues par les textes en vigueur et le dialogue politique entre toutes les parties prenantes".

    2 policiers et 2 civils tués dans l'ouest

    Deux policiers et deux civils ont été tués jeudi dans la répression de la contestation des résultats donnant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle en République démocratique du Congo dans un fief de son rival Martin Fayulu, a-t-on appris de source policière.

    "Dans l'opération de rétablissement de l'ordre public de ce jeudi à Kikwit, deux policiers et deux civils ont été tués. Nous avons enregistré aussi dix blessés", a déclaré à l'AFP le général Dieudonné Mutepeke, chef de la police de cette ville de l'ouest de la RDC.

    Rédaction (avec Belga et AFP)

    Ref. Elections en RDC: les évêques contestent les résultats, 2 policiers et 2 civils tués dans l'ouest

    Après Poutine, Medvedev : une alternance « démocratique » ?

    Il n’y a rien à modifier dans l’analyse que nous avions faite ici le dimanche 30 décembre 2018, jour des élections congolaises Ce sera, disions-nous, l’éternel retour du cycle : un potopoto propice à une palabre ajoutant à la confusion en attendant que le plus fort rafle la mise. Le plus fort: celui qui détient la réalité du pouvoir, lequel ne s’est jamais trouvé au fond des urnes après le 30 juin 1960. Les seuls scrutins réellement libres qui se soient déroulés au Congo sont, jusqu’ici, ceux que l’administration coloniale belge y a organisés dans la perspective de l’octroi de l’indépendance à ce pays, voici près de soixante ans...     

    JPSC

  • 500 imams pakistanais dénoncent la violence religieuse dans leur pays

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    De Vatican News :

    Pakistan: 500 responsables musulmans dénoncent la violence religieuse

    La Déclaration d’Islamabad rassemble les signatures de 500 imams, unis dans la lutte contre le terrorisme et les violences sectaires et religieuses.

    Le Conseil des Oulémas, la principale autorité religieuse du Pakistan, s’engage dans cette déclaration à soutenir la liberté religieuse, et dénonce les violences alimentées par des leaders islamistes extrémistes qui menacent de mort ceux qui ne suivent pas la loi coranique. Le texte, articulé en sept points, fait explicitement référence au cas d’Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème puis acquittée par la Cour suprême le 31 octobre dernier, et libérée après neuf ans de prison. Sa situation doit être traitée «avec une absolue priorité», demande le Conseil des Oulémas, alors que les extrémistes demandent une révision de son procès.

    Les fidèles de toute religion ont le droit de vivre au Pakistan selon leurs propres normes culturelles et doctrinales, et donc d’organiser leurs propres structures avec l’accord des administrations locales et l’interdiction totale de publier des documents qui incitent à la haine religieuse, est-il rappelé dans cette Déclaration d’Islamabad. Les 500 imams reconnaissent que le Pakistan est un pays multi-ethnique et multi-religieux et soulignent que le gouvernement a la responsabilité de «protéger la vie et la propriété des non-musulmans qui vivent au Pakistan» et donc de contrer «avec fermeté les éléments qui menacent les lieux sacrés des non-musulmans résidant au Pakistan». Ils appellent donc à consacrer cette année 2019 à «éradiquer le terrorisme, l’extrémisme et les violences sectaires dans le pays».

    La méfiance de Paul Bhatti

    Interrogé par la section italienne de Vatican News, Paul Bhatti, activiste chrétien pour les droits humains et frère du ministre assassiné Shahbaz Bhatti, ne cache toutefois pas un certain scepticisme quant à l’efficacité de ces déclarations d’intentions : «Il y a une bonne espérance mais il n’y aura pas de tournant au Pakistan tant que certains aspects fondamentaux ne changeront pas», et donc notamment «un changement de Constitution», afin de protéger les droits des minorités.

    «En février 2013, j’ai suivi un congrès auquel ont participé tous les imams du Pakistan, en présence du président et du premier ministre, où j’ai écouté plus ou moins les mêmes intentions, mais qui n’ont pas eu de suite, regrette Paul Bhatti. Tant que ne changeront pas ces écoles religieuses dans lesquelles se fait le lavage de cerveau, cela n’a aucun sens de parler de droits si à la fin on continue dans les écoles à enseigner la haine… Alors il faut faire des pas concrets pour que le Pakistan puisse changer. Un point de vue religieux ne suffit pas.»

  • Le Parti Communiste Chinois fonctionne toujours comme une police du ventre des mères

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    Les avortements forcés continuent en Chine (source)

    La « politique des deux enfants » a de nouveau fait une victime en Chine : une femme enceinte de son troisième enfant a été forcée d’avorter après qu’on la menace d’envoyer son frère en camp d’internement.

    Bien qu’étendue à deux enfants depuis le 1er janvier 2016, la « politique de l’enfant unique » chinoise (instaurée en 1979) expose les femmes à un choix « imposé » à partir du troisième enfant : avorter ou bien régler des amendes dissuasives et subir des menaces. (Voir Bulletin de l’IEB)

    En effet, la perpétuation des avortements forcés en Chine est attestée par le Rapport de la Commission du Congrès et de l’Exécutif* dans la section « Contrôle de la Population ». Le rapport pointe la loi chinoise, qui « requiert des couples mariés d’avoir des enfants et leur impose de se limiter à deux enfants ». Il note que « des agents du gouvernement ont continué à appliquer les politiques de planning familial en utilisant des méthodes telles que de lourdes amendes, la perte d’emploi, la détention, l’avortement.»

    En effet, des autorités locales chargent les agents du planning familial d’inspecter les femmes pour poser des dispositifs intra-utérins, les stériliser, contrôler les grossesses ou provoquer des avortements, parfois tardifs. En fonction de la province, de la minorité ethnique, du statut matrimonial ou d’autres critères, certains couples sont autorisés à avoir plus d’enfants.

    La loi chinoise permet aussi aux autorités locales de punir les familles qui ne respectent pas la politique des deux enfants en leur imposant des amendes, dénommées « frais de compensation sociale », ce qui oblige les femmes à choisir entre un avortement et une amende souvent supérieure au salaire annuel moyen.

    « Ceci prouve que le Parti Communiste Chinois fonctionne toujours comme une police du ventre des mères », déplore Reggie Littlejohn, présidente de Women’s Rights Without Frontiers. Elle fait aussi remarquer que les femmes seules ne sont pas protégées par la loi et qu’elles peuvent être forcées d’avorter même leurs deux premiers enfants.

    *Commission chargée par le congrès des Etats-Unis de surveiller le respect des droits de l’homme en Chine.

    Sources : RadioFreeEurope, NPR.

  • La vie : à quel prix ?? L'Université de la Vie 2019

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Université de la vie 2019 : la vie à quel prix ??

    Rédigé par Caroline Roux, déléguée générale adjointe & directrice de VITA International, propos recueillis par Adélaïde Pouchol le  dans Religion

    Université de la vie 2019 : la vie à quel prix??

    Depuis plus de 10 ans, l'association Alliance Vita dont l'objectif clairement affiché est de "décrypter pour informer et mobiliser pour protéger", organise des universités de la vie, autrement dit un cycle de conférences sur plusieurs soirées autour de thèmes qui touchent la bioéthique. Caroline Roux, déléguée générale adjointe et directrice de VITA International, présente l'Université de la vie 2018 pour L'Homme Nouveau. 

    Alliance Vita organise en janvier prochain une nouvelle édition de l’Université de la Vie, sur le thème « La vie, à quel prix ? ». Pourquoi ce thème et que recouvre-t-il exactement ?

    Ce thème « La vie, à quel prix ? » englobe les questions éthiques posées au niveau national, alors que la révision de la loi bioéthique est en débat en France, mais aussi à l’échelle internationale. On aurait pu croire que la vie humaine serait progressivement plus protégée avec l’abolition de l’esclavage ou la lutte internationale contre le trafic des êtres humains. Pourtant, à notre époque, la valeur attribuée à la vie est au centre des enjeux liés à la procréation. Quand cette valeur devient relative, on aboutit à l’avortement ou à considérer que certaines vies ne valent pas la peine d’être vécues car le fœtus présente un handicap. Et d’un autre côté, les techniques de procréation artificielle permettent de fabriquer la vie avec une nouvelle forme d’acharnement procréatif qui conduit à une surproduction d’embryons humains, à leur sélection, et à leur destruction en grand nombre. Nous sommes plongés dans une nouvelle forme d’eugénisme largement passée sous silence au nom d’une science toute-puissante. En « déshumanisant » le début de la vie, la non marchandisation du corps est remise en question, comme on le voit dans certains pays avec le commerce des gamètes, des mères porteuses et des enfants nés par GPA. 

    Avec les biotechnologies, on atteint aujourd’hui la racine de la vie avec le pouvoir de faire des manipulations génétiques au stade embryonnaire qui pourraient aboutir à changer la nature humaine elle-même. 

    Cette volonté de maîtriser la vie se retrouve en cas de grande dépendance et de fin de vie avec la tentation de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie. Plus globalement, l’exclusion grandissante des personnes âgées doit nous alerter sur la manière dont notre société considère la vulnérabilité. À tous les stades de la vie se dessine la même difficulté à appréhender la fragilité humaine.

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  • Le discours du pape au Corps diplomatique (7 janvier 2019)

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Discours au Corps diplomatique: les priorités du Saint-Siège en 2019 (texte complet)

    La protection des enfants et la lutte contre la violence faite aux femmes

    Dans son traditionnel « tour du monde » de début d’année devant le Corps diplomatique, ce lundi 7 janvier 2019, au Vatican, le pape François a redit les priorités du Saint-Siège pour 2019, dont la protection des enfants et la lutte contre la violence contre les femmes. Le pape rappelle le principe de « la défense des plus faibles ».

    Le pape François rappelle le domaine de la responsabilité du Saint-Siège au service de la paix et du bien commun: « Le Saint-Siège n’entend pas s’ingérer dans la vie des États, mais il aspire à être un auditeur attentif et sensible aux problématiques qui concernent l’humanité, avec le désir humble et sincère de se placer au service du bien de tout être humain. »

    Voici la traduction officielle publiée par le Saint-Siège.

    AB

    Discours du pape François

    Excellences, Mesdames et Messieurs,

    le début d’une nouvelle année nous permet d’arrêter pour un instant la succession frénétique des activités quotidiennes pour tirer quelques considérations sur les évènements passés et réfléchir sur les défis qui nous attendent dans le proche avenir. Je vous remercie d’être présents nombreux à notre rencontre habituelle, qui entend être surtout l’occasion propice pour nous adresser des pensées cordiales et riches de bons vœux. A travers vous, que ma proximité rejoigne les peuples que vous représentez, unie au souhait que l’année qui vient de commencer apporte paix et bien-être à chaque membre de la famille humaine.

    J’exprime ma gratitude particulière à l’Ambassadeur de Chypre, Son Excellence Monsieur Georges Poulides, pour les aimables paroles qu’il m’a adressées pour la première fois au nom de vous tous, en qualité de Doyen du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. A chacun de vous je désire dire combien j’apprécie l’œuvre que vous accomplissez au quotidien pour consolider les relations entre vos respectifs Pays et Organisations et le Saint-Siège, renforcées encore par la signature ou la ratification de nouveaux accords.

    Je me réfère en particulier à la ratification de l’Accord Cadre entre le Saint-Siège et la République du Bénin sur le Statut juridique de l’Église catholique au Bénin, ainsi qu’à la signature et à la ratification de l’Accord entre le Saint-Siège et la République de San Marin pour l’Enseignement de la Religion catholique dans les écoles publiques.

     

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  • Poto-poto électoral au Congo

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    Le scénario se confirme, point par point. Lu sur le site de la Libre Afrique :

    « C’est le temps de la « drôle de guerre » en République démocratique du Congo. Une période de conflit faite de mots, de manoeuvres, d’intimidations.

    Vendredi soir Barnabé Kikaya Bin Karubi, le conseiller de Kabila, confie à un média américain que les évêques congolais de la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) ont révélé le nom du vrai vainqueur des élections et, dans la foulée, il cite le nom de Martin Fayulu, le candidat de la plateforme Lamuka, présenté comme le grand favori de ce scrutin… Un diplomate occidentale aurait confirmé.

    La sortie de Kikaya est parfaitement étudiée, elle vise à incriminer les instances de la Cenco qui ont mis le régime Kabila et ses projets de conserver le pouvoir coûte que coûte dans les cordes en annonçant le 3 janvier qu’elles disposaient de suffisamment d’éléments chiffrés pour pouvoir connaître le nom du vainqueur.

    En réalité, les évêques n’ont jamais franchi cette ligne rouge. Ils répondront point par point aux accusations du pouvoir dans un texte de trois pages d’une précision chirurgicale.

    C’est le président de la Cenco qui avait été interpellé et c’est donc lui, Mgr Marcel Utembi, qui répond.

    Lui et ses collègues se disent « surpris » par les allégations « de violer systématiquement les lois » alors qu’ils n’ont jamais donné de tendances ou de résultats. Jamais ils n’ont donné un nom, jamais ils n’ont même précisé si le vainqueur était de la majorité ou  de l’opposition.

    L’Église catholique congolaise a repris la main

    Dans la foulée, Mgr Utembi rappelle que l’objectif du travail que son institution a mené autour du scrutin, est de « crédibiliser le processus électoral et de contribuer à la légitimation des institutions élues ». Et il poursuit en espérant que cet objectif est… partagé par la Ceni.

    Les évêques et le soulèvement populaire ?

    Le ton de la missive se fait sans concessions quand il s’agit de répondre aux accusations de la Ceni et du pouvoir en place qui affirment que les évêques par leurs déclarations et leur comportement préparent ni plus ni moins qu’un soulèvement. Les évêques réfutent en bloc et  écrivent : « ce sont les irrégularités qui irriteraient la population et la plus grave qui pourrait porter le peuple au soulèvement serait de publier les résultats, quoique provisoires, qui ne soient pas conformes à la vérité des urnes. »

    Le bras de fer est engagé et rappelle ce qu’avait déclaré un évêque à LaLibreafrique.be avant la réunion du 3 janvier : « l’heure est grave. La Cenco ne reculera pas devant les menaces et les intimidations. La vérité des urnes doit éclater. »

    Il démontre surtout que malgré les appels de la communauté internationale le régime Kabila ne semble pas disposer à accepter ce verdict des urnes.

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  • Quand un théologien et philosophe propose une alternative au libéralisme

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    D'Eugénie Bastié (Le Figaro Vox lefigaro.fr) :

    John Milbank : « Le libéralisme est une erreur anthropologique »

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans « La politique de la vertu », le théologien et philosophe britannique John Milbank, théoricien du « blue socialism » propose une alternative au libéralisme dans le retour d'une éthique des vertus et une économie sociale de marché fondée sur la coopération.


    John Milbank est un théologien chrétien anglican, professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham. Il a publié La politique de la vertu avec Adrian Pabst (Desclée de Brouwer, 537p, 24€).


    FIGAROVOX.- Dans votre livre «La politique de la vertu», vous critiquez abondement le «libéralisme» qui est selon vous dans une «métacrise». Qu'entendez-vous par là?

    John MILBANK.- Le libéralisme peut vouloir dire beaucoup de choses. C'est avant tout une erreur anthropologique: l'intuition d'Hobbes et de Locke de construire une théorie politique en partant des individus isolés, détachés de tous liens. L'individu est décrit comme une créature inquiète et désirante faisant preuve de volonté, et non plus comme un être constitué par ses liens aux autres ayant des finalités. Ce libéralisme pense de façon abstraite l'individu en dehors de tout contexte culturel, social ou historique. Il s'agit de déterminer ce qu'un système politique doit nécessairement être, en le déduisant d'un hypothétique état de nature, sans traits culturels. Alors que le libéralisme est souvent associé à l'optimisme, il fait preuve en réalité d'un pessimisme anthropologique radical, même s'il est censé être socialement amélioré par le miracle de la main invisible. Une autre forme d'anthropologie libérale est celle de Rousseau, qui pense lui aussi l'individu isolé de tout comme originellement bon. L'association a tendance à corrompre l'individu, en introduisant la rivalité, l'avidité. Cela implique un différent type d'ingénierie sociale pour produire une société qui minimise la rivalité. Ce sont deux formes de pessimisme: pessimisme au niveau de l'individu jugé intrinsèquement égoïste, ou pessimisme au niveau d'un processus culturel jugé intrinsèquement corrupteur. Dans les deux cas, cela repose sur une dualité instaurée entre nature et culture.

    Dans quelle anthropologie la «politique de la vertu» s'enracine-t-elle?

    Nous à l'inverse qui nous situons dans l'anthropologie aristotélico-thomiste, nous pensons que les hommes sont des animaux naturellement culturels. Les buts de la société humaine: avoir des bonnes relations, participer au processus politique, mettre en œuvre des amitiés, atteindre la connaissance, s'ils sont naturels, doivent être soumis à un soubassement métaphysique. Sans transcendance, je crains que le postlibéralisme ne prenne soit la voie d'un fascisme sanctifiant l'état nation soit la voie d'une sorte de progressisme qui ne reconnaît des droits individuels ou bien ne reconnaît que l'écologie comme projet collectif, qualifiant toutes les autres médiations culturelles comme des formules arbitraires. Les principaux rivaux du libéralisme: le socialisme de guilde non-étatiste (proudhonien), le personnalisme catholique ou le conservatisme tocquevillien ont été mis hors-jeu.

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