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Politique

  • Elle réalisait des avortements, elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain

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    D'InfoChretienne.com (14 novembre) :

    Dr Kathie Aultman réalisait les avortements, elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain

    Dr Kathie Aultman a réalisé nombre d’avortements. Cela faisait partie de son travail. Elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain, et pour l’arrêt des avortements dès les premiers battements de coeur.

    Quand elle était étudiante, Kathie ne s’est pas questionnée au sujet de la pratique de l’avortement. Elle a réalisé cet acte médical « comme un autre », mais après être devenue mère elle-même, le retour à son  travail s’est avéré particulièrement déroutant pour elle. Au point qu’elle ait complètement changé d’avis sur la question de l’avortement. Dans un plaidoyer devant le Congrès américain, Kathie raconte son cheminement, ses expériences, et de quelle manière avec le recul, elle déplore cette banalisation d’un acte aussi définitif que l’avortement, et ce qu’elle nomme la « culture de la mort » promu de plus en plus dans la société.

    Nous vous proposons de découvrir des extraits de son intervention en vidéo.

  • La légalisation du mariage gay inquiète l'épiscopat australien

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    De Radio Vatican (15 novembre) :

    Australie: la légalisation du mariage gay inquiète l'épiscopat

    (RV) Dans un communiqué paru le 15 novembre 2017, les évêques australiens ont fait part de leurs inquiétudes sur la protection de la liberté de conscience et la liberté religieuse, après l’adoption de la loi légalisant le mariage homosexuel le 15 novembre 2017.

    Mgr Denis Hart, archevêque de Melbourne et président de la conférence épiscopale australienne a réitéré son souhait de voir le parlement rassembler tous les Australiens, «en respectant les différents points de vue sur le mariage».

    «L’Église catholique, et tous ceux qui souhaitent conserver l’institution du mariage telle qu’elle est comprise depuis des siècles, continue de considérer le mariage comme l’union particulière entre un homme et une femme», a fait savoir l’archevêque de Melbourne, assurant que cette évolution du droit civil n’altèrait «aucunement» la nature du mariage selon sa conception catholique.

    «L’Eglise catholique continue de respecter la dignité des Australiens LGBTQ et nos prêtres continueront de prendre soin profondément de la dignité et de la valeur de chacun», a toutefois garanti Mgr Hart. 

    Enfin, le président de la conférence épiscopale australienne a appelé de ses vœux la reconnaissance et le respect des parlementaires pour les inquiétudes des plus de 4.8 millions d’Australiens opposés è ce changement juridique. Pour ce faire, il espère la mise en place d’une plus forte protection de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, car «ces protections sont la garantie que les Australiens pourront continuer d’exprimer leur propre vision du mariage, et que les écoles confessionnelles pourront continuer d’en enseigner sa conception traditionnelle».

  • Le Saint-Siège vend-il à Pékin l'Eglise fidèle de Chine ?

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    De reinformation.tv (13 novembre) :

    Le cardinal Zen appelle douloureusement le Saint-Siège à ne pas « vendre » à Pékin l’église fidèle de Chine

     
  • Démographie : pour l'Eglise, la fin ne justifie pas les moyens

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    De Dominique Greiner sur le blog "La Doctrine sociale sur le fil" (La Croix) (15 novembre) :

    L’Église catholique et la démographie mondiale : la fin ne justifie jamais les moyens

    Dans les années 1950, la question démographique était déjà à l’ordre du jour. Retour sur quelques déclarations de responsables d’Église.

    Faute d’actions pour préserver l’environnement et les écosystèmes, l’avenir de la planète est sérieusement assombri, viennent d’avertir 15 000 scientifiques de 184 pays dans une déclaration rendue publique lundi 13 novembre. Ces chercheurs préconisent notamment de freiner la croissance démographique dans les pays en développement, notamment grâce à une plus grande généralisation du planning familial et des programmes d’éducation des femmes.

    Le social et l’intime

    Le sujet est sensible parce qu’il se situe au point d’articulation du social et de l’intime, et renvoie à des aspects tant socio­culturels, politiques, économiques que religieux. Les gouvernements et les organismes internationaux sont eux-mêmes pris dans une tension entre la volonté de faire évoluer les caractéristiques démographiques globales d’une population et celle de faciliter et renforcer les capacités et l’autonomie des individus. Mais, comme le signifie la déclaration signée par les scientifiques, la démographie est un levier parmi bien d’autres : l’augmentation de la population mondiale n’est pas l’unique cause des déséquilibres qui menacent la biosphère.

    Pour sa part, l’Église catholique n’a jamais nié l’importance des enjeux démographiques, comme le montre un article publié en 2004 dans la Revue théologique de Louvain. Rufin Mika Mfitzsche présente en quelques pages les résultats de son travail de thèse sur  l’enseignement des conférences épiscopales sur la démographie. Il indique au passage les conférences de Carême de l’année 1959 prononcées par cinq archevêques (M. Feltin, P. Richaud, P. Gerlier, J. Frings et Godfrey) sur le thème : « Chaque seconde, un homme de plus, que peut l’Église ? » (Cf. La documentation catholique, tome 56, 1959, n° 1303, p. 847-855). La curiosité m’a poussé à lire ces textes.

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  • L'Université de la Vie 2018 : c'est parti !

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    Alliance VITA lance une nouvelle session de formation bioéthique sur le thème :

    Que faire du temps ? Défi bioéthique, défi d’écologie humaine

    Après avoir attiré près de 7000 personnes à chacune de ses 4 premières éditions, l’Université de la Vie d’Alliance VITA se déroulera les lundis 15, 22, 29 janvier et le 5 février, avec un tout nouveau programme, consacré à la question du temps, et plus particulièrement celle du nouveau rapport de l’Humanité au temps. 

    C’est à la fois une question personnelle qui concerne chacun dans son rapport à la technologie, au travail et à sa vie quotidienne, et un défi biopolitique : affranchir l’homme du temps est un rêve prométhéen plus que jamais d’actualité, une entorse à l’écologie humaine

    Car le temps est de plus en plus malmené, paraissant tour à tour :

    • « suspendu » pour des êtres humains congelés in vivo à l’état embryonnaire…
    • « contourné » par des multinationales qui incitent leurs collaboratrices à congeler leurs ovocytes pour prolonger la carrière…
    • « défié » par les grossesses tardives, l’insémination post-mortem, les filiations bricolées…
    • « escamoté » » quand on occulte la durée, celle du deuil, de la grossesse, de la fin de vie, de l’engagement…
    • « accéléré » par la frénésie consumériste, l’obsolescence programmée, la révolution technologique…
    • Et finalement « menacé » par le grand fantasme transhumaniste qui promet d’abolir toute limite, jusqu’à pronostiquer la mort de la mort…

    Ce cycle de formation s’articulera autour de 4 thématiques : 

    • « Vivre avec son temps », pour situer le débat dans la société post-moderne, 
    • « Etre présent » pour s’ajuster aux personnes qui souffrent,  
    • « Se donner le temps » pour adopter une posture de recul, 
    • «  Conserver, progresser » pour choisir une attitude équilibrée.

    L’édition 2018 de l’Université de la Vie donnera chaque soir la parole à de grands témoins qui interviendront tous pour la première fois : Philippe Pozzo di BorgoGaultier Bès et Marianne DuranoJean-Baptiste et Séverine-Arneld Hibon. Ils nous partageront leur propre rapport au temps et la manière dont ils tentent de vivre en harmonie avec leur temps.  

    Interviendront cette année les philosophes Martin Steffens et François-Xavier Bellamy, l’économiste Pierre-Yves Gomezplusieurs centaines de « témoins locaux », ainsi que les intervenants d’Alliance VITA : Tugdual  DervilleFrançois-Xavier PérèsCaroline RouxValérie BoulangerHenri de SoosBlanche Streb et le docteur Xavier Mirabel.

    Cette formation est ouverte à tous, dans plus de 100 villes en France et à l’étranger.

    Pour s’inscrire, rendez-vous sur le site  http://www.universitedelavie.fr/

  • Quand un évêque de Liège évoquait la "grande catastrophe" que constituerait la mise en œuvre des "doctrines empoisonnées du communisme"

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    De Paul Vaute sur le blog "Le Passé belge" :

    Mgr Van Bommel, un catholique social face au communisme

    PASBEL20171111.jpg   

       L'anniversaire ne pouvait passer inaperçu. Il y a ces jours-ci cent ans que la fraction bolchevique menée par Lénine s'empara du pouvoir en Russie. Le régime qui en résulta allait compter un certain nombre de réalisations sociales et culturelles à son actif. Mais au caractère totalitaire et oppresseur du "socialisme réel" ainsi qu'à ses piètres performances économiques allait s'ajouter un coût humain sans précédent: il serait proche des cent millions de morts, hors des guerres civiles et étrangères, pour l'ensemble des pays où s'imposa l'idéologie marxiste-léniniste, selon le Livre noir du communisme (Robert Laffont, 1997).

       Près de 70 ans avant l'événement de 1917, en février 1848, le spectre "hantait" déjà l'Europe, aux dires de Marx et Engels qui signaient alors le Manifeste du parti communiste. Fait remarquable: le même mois, le 18 exactement, l'évêque de Liège Mgr Corneille Van Bommel publiait un mandement, destiné à être lu en chaire, où il évoquait la "grande catastrophe" que constituerait la mise en œuvre des "doctrines empoisonnées du communisme", appelant les fidèles à leurs devoirs "à l'approche des dangers qui menacent la religion et la société". Philippe Dieudonné (Université de Liège) s'est livré à une recherche, notamment dans les Archives de l'évêché, sur cet écrit, sa genèse et son contexte [1]. Il en ressort que si le prélat ne pouvait imaginer l'ampleur des tragédies du XXè siècle et si les contre-feux qu'il préconisait, considérés rétrospectivement, n'étaient guère à la hauteur du défi, il ne manqua cependant pas de clairvoyance sur bien des points.

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  • L'histoire du communisme ou le règne du mensonge

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    De Christophe Geffroy, rédacteur en chef de La Nef (via Liberté Politique) :

    Le règne du mensonge, histoire du communisme

    Une belle analyse du rédacteur en chef de la NEF, Christophe Geffroy, sur 100 ans de drames communistes.

    Le 7 novembre 1917 (le 25 octobre dans le calendrier julien), Lénine et les bolcheviques s’emparaient du pouvoir en Russie par un coup d’État. Ils allaient instaurer le communisme, régime le plus criminel de l’histoire qui, hélas ! allait s’étendre à bien d’autres pays. Bilan ? Au moins cent millions de morts selon Le livre noir du communisme, dirigé par Stéphane Courtois. Et ce n’est qu’un bilan provisoire, puisque le communisme continue de sévir et de tuer en Chine, en Corée du Nord, à Cuba…

    Pourtant, malgré l’horreur indescriptible dont le communisme est responsable – en termes d’assassinats, de tortures les plus abjectes, de volonté d’humilier et d’avilir la personne humaine, de déportations et de crimes de masse, de camps de concentration et de génocides, en Ukraine, en Chine ou au Cambodge, où le quart de la population a été éliminé en trois ans et demi (1) –, il continue de bénéficier d’une image qui est très loin d’être aussi négative que celle du nazisme. La simple comparaison entre les deux totalitarismes les plus sanglants du XXe siècle demeure un tabou, on l’a bien vu à l’occasion des débats qui ont suivi la publication du Livre noir du communisme en 1997. Cette comparaison, pourtant parfaitement légitime tant les points communs sont nombreux, s’impose à tout esprit non aveuglé par l’idéologie ou la propagande.

    BON LÉNINE ET MÉCHANT STALINE ?

    Mais, en France, où l’on aime bien la révolution, on demeure largement prisonnier du mythe du bon Lénine et du méchant Staline qui aurait fait dévier le communisme, ainsi disculpé de ses monstruosités ! Il faut lire la passionnante biographie de Lénine que Stéphane Courtois vient de publier (2). Elle montre sans l’ombre d’un doute combien Lénine est, comme son titre l’indique, « l’inventeur du totalitarisme » : c’est lui qui a théorisé la guerre civile afin de pouvoir instaurer une terreur de masse qu’il a lui-même déclenchée ; c’est lui qui a créé la Tchéka, de sinistre mémoire, dès le 20 décembre 1917 en plaçant à sa tête l’ignoble Dzerjinski dont la mémoire retiendra l’invraisemblable sadisme dont il fit preuve pour exterminer les « ennemis » du régime, non sans en avoir auparavant torturé beaucoup dans les sous-sols de la Loubianka.

    Stéphane Courtois montre aussi la filiation entre la Terreur de Robespierre et le communisme de Lénine, grand admirateur du révolutionnaire français qui pose les bases des futurs totalitarismes. Lénine, néanmoins, le surpassera en le complétant sur au moins deux points essentiels : en faisant d’une idéologie parfaitement structurée – le marxisme-léninisme – le pilier du système totalitaire ; en s’appuyant sur un parti unique révolutionnaire entièrement à sa botte et exerçant un contrôle absolu sur l’ensemble de la société.

    UNE COMPLAISANCE COUPABLE

    Le tableau du communisme, où qu’il ait sévi, est effrayant, il n’a semé que misère, divisions, larmes, souffrances sans nom. Il n’y a pas de bon communisme, car il est « intrinsèquement pervers » ainsi que l’avait bien diagnostiqué le pape Pie XI en 1937 dans Divini Redemptoris.Comment expliquer, alors, qu’il existe toujours en France un « parti communiste » qui ne soulève guère de réprobation, avec lequel on peut s’allier sans soulever d’opposition ou que des publications importantes comme L’Express ou Le Monde publient, à l’occasion du centenaire de 1917, des hors-série à la gloire de Lénine ?

    Cela ne s’explique que par un aveuglement volontaire et une complaisance coupable de la gauche qui refuse aujourd’hui encore de voir la réalité en face. Cette attitude remonte aux origines du communisme soviétique, la victoire de l’URSS aux côtés des Alliés contre l’Allemagne nazie n’ayant fait que la renforcer. Bien que le PCF ne soit entré en résistance qu’après juin 1941 (quand Hitler donne l’ordre d’envahir la Russie en rompant le pacte de 1939), il a réussi, à la libération du territoire, à imposer l’ostracisme de la droite de conviction au prétexte qu’elle porterait seule le stigmate indélébile de son soutien à Vichy et à la collaboration. Plus de 70 ans après, ce schéma simpliste et faux continue de jouer, les débats politiques se ramenant toujours, à un moment ou à un autre, aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Pour ne prendre qu’un exemple, Nicolas Dupont-Aignan a été qualifié de « Laval de l’Essonne » en raison de son soutien à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle !

    Soljénitsyne a montré que le communisme se caractérisait par-dessus tout par le règne du mensonge. Un siècle après la révolution de 1917, n’est-il pas temps d’en sortir ? Définitivement !

    Christophe Geffroy

    Rédacteur en chef de la NEF

    (1) Pour avoir une vue panoramique de ces horreurs, il faut lire l’essai de Bernard Antony, Le communisme 1917-2017, Godefroy de Bouillon, 2017 (cf. la recension de cet ouvrage en page 38 de ce numéro).

    (2) Stéphane Courtois, Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin, 2017, 502 pages, 25 €.

  • Russie, 1917 : l'avènement d'un régime férocement antichrétien

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    De Radio Vatican :

    100 ans de la révolution russe: les chrétiens dans le viseur des bolchéviques

    (RV) Entretien- Il y a 100 ans, le 7 novembre 1917, en Russie, la prise du Palais d’Hiver et le renversement du gouvernement provisoire mis en place après la chute du tsarisme, consacraient la victoire de la révolution bolchévique. La première république soviétique socialiste, qui fut ensuite péniblement instaurée, démontra très rapidement une haine anti-religieuse implacable, surtout à l’égard de l’Église orthodoxe, perçue comme une des principales alliées du pouvoir tsariste honni, et donc comme un ennemi à abattre.

    Une terrible répression se mit alors en place. Le pouvoir communiste n’aura de cesse de vouloir «purger» la nation russe d’une foi pourtant constitutive de son identité. Il se jura d’éradiquer la religion en Russie, et lui voua, pour cela, une guerre sans merci. Les biens du clergé furent d’abord saisis, les églises furent ensuite démolies, les monastères brûlés, les icônes et les reliques détruites, tandis qu’une active propagande s’attachait à extirper le moindre sentiment religieux et de lui substituer l’athéisme prôné par le marxisme-léninisme.

    Dans le collimateur de cette persécution féroce et soigneusement planifiée: les simples croyants, et surtout les évêques, prêtres, et religieux qui furent arrêtés et déportés, quand ils ne furent pas exécutés. Ce long et douloureux calvaire des chrétiens russes, orthodoxes et catholiques, demeura longtemps inconnu.

    Nous vous proposons l’éclairage de Bernard Lecomte, journaliste et écrivain, auteur d’un récent ouvrage publié aux éditions First, L’Histoire du communisme pour les nuls. Il est interrogé par Manuella Affejee :

  • ONU : quand le Comité des droits de l’homme révise la définition du ‘droit à la vie’

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    ONU : LE "DROIT À LA VIE" SUR LA SELLETTE

    Gènéthique vous informe

    Le Comité des droits de l’homme de l’ONU veut imposer la légalisation de l’avortement et de l’euthanasie à tous les pays.

    A l’ONU, le Comité des droits de l’homme révise actuellement la définition du ‘droit à la vie’ en droit international, mentionné dans le « Pacte international relatif aux droits civils et politiques », signé en 1966 par les Etats-parties. Par ce biais, et dans la plus grande discrétion, une minorité active veut imposer à tous les Etats la légalisation de l’avortement, du suicide assisté et de l’euthanasie au nom même du droit à la vie.

    L’interprétation du Comité a suscité l’inquiétude de nombreux observateurs qui ont envoyé leurs contributions. Elles feront l’objet d’une étude du Comité qui décidera ou non de les prendre en compte dans la déclaration finale qui doit être adoptée dans les prochains mois.

    Christophe Foltzenlogel, juriste à l’ECLJ[1], revient pour Gènéthique sur les enjeux majeurs de cette révision.

    Gènéthique : Le Comité des droits de l’homme de l’ONU révise actuellement sa définition internationale du « droit à la vie ». Quel est le contenu de ce nouveau texte ? En quoi est-il problématique ?

    Christophe Foltzenlogel : Ce Comité, qui rassemble 18 experts, est chargé de rédiger une interprétation officielle des dispositions du « Pacte international relatif aux droits civils et politiques ». De manière cyclique, il publie des « observations générales » sur les différents articles du Pacte et prépare donc actuellement ses observations sur l’article 6, celui concernant le droit à la vie. Dans cette version du projet, le Comité parle notamment de l’usage des armes létales, circoncit l’usage de la peine de mort pour les États ne l’ayant pas abolie, et parle des obligations positives des États de protéger la vie, etc. Le grand problème de ce texte, c’est qu’il introduit un droit à l’avortement et à l’euthanasie au nom du droit à la vie. L’article 6 du Pacte est très clair : « Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ». Pourtant, le Comité considère qu’il faut permettre l’avortement pour que les femmes y aient recours de manière « sûre » et invite les États à légaliser l’euthanasie afin de garantir un droit à une « vie digne ».

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  • Euthanasie aux Pays-Bas : l'efficacité de la réglementation mise en doute

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    EUTHANASIE : L’EFFICACITÉ DE LA RÉGLEMENTATION NÉERLANDAISE MISE EN DOUTE

     de genethique.org (06 novembre 2017)

    Une étude menée par le National Institutes of Health (NIH) suggère que les comités néerlandais chargés d’évaluer les cas d’euthanasie (RTE) se concentreraient essentiellement sur le respect de la procédure, « sans vérifier si le patient était véritablement admissible à une euthanasie ».

    David Miller et le docteur Scott Kim, tous deux du département de bioéthique du NIH, ont analysé trente-trois cas entre 2012 et 2016 où des comités RTE ont estimé que les critères n’avaient pas été respectés. 

    Les auteurs écrivent que « même lorsque les critères de fond étaient remis en cause, les RTE ne vérifiaient pas si le médecin avait posé un "jugement correct" » : leur objectif était focalisé sur le respect des critères du processus d’assistance au suicide.

    Dans vingt-deux cas, les médecins n’auraient pas respecté les critères de rigueur de procédure en vigueur[1] alors que ce sont des critères dont le mode opératoire est clairement identifié ; dans quatorze cas, les médecins n’avaient pas suivi les soins médicaux nécessaires, et avaient utilisé de façon incorrecte les médicaments (en posologie, administration ou ordre d’administration) ; et pour six patients, le médecin n’avait pas été assez rigoureux dans l’application du critère de "souffrance insupportable".

    Pour aller plus loin :

    [1] Critères qui incluent les soins médicaux appropriés et la consultation d’un médecin indépendant.

    Sources: BioEdge, Xavier Symons (04/11/2017)

  • La question catalane cristallise les tensions relatives à l'avenir des pays de l'Union Européenne

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    Sur le site du Vif, cette carte blanche très éclairante de Varsia Arslanian et Nicolas Solonakis : 

    Catalogne : vers un nouvel ordre européen ?

    L'indépendance de la Catalogne est-elle légale au regard du droit international ? Ensuite, quels facteurs historiques permettent d'expliquer la crise actuelle ? En conséquence, quelle légitimité accorder à la revendication d'indépendance ? Trois questions largement négligées jusqu'à présent.

    Par Varsia Arslanian, juriste, spécialiste de droit international (ULB) et Nicolas Solonakis, docteur en histoire, diplômé de sciences politiques et de géographie et chercheur en histoire économique à l'université de Gand.

    Une déclaration unilatérale d'indépendance : conséquences et légalité

    La déclaration d'indépendance est un acte éminemment politique qui affirme la prétention d'une entité sécessionniste à devenir un État à part entière. Elle n'entraîne de conséquences juridiques que si elle est le fruit d'un accord avec l'État dont l'entité prétend s'autonomiser. Ainsi, le Monténégro (2006) et le Sud-Soudan (2011) ont accédé à leur indépendance à la suite d'un processus négocié avec leur État d'origine. Les cas de sécessions concertées sont cependant rares. De manière générale, l'entité sécessionniste effectue une déclaration  unilatérale d'indépendance (DUI) : l'État d'origine refusant généralement de subir un démembrement, elle doit le faire sans son accord. La question catalane n'échappe pas à la règle. La Catalogne a déclaré son indépendance sans l'aval de l'Espagne - et avec un Parlement largement déserté. Elle a ainsi organisé un referendum d'autodétermination dans le mépris de la Constitution espagnole qui prône l' "unité indissoluble de l'Espagne" (article 2) et interdit par là même la tenue d'une telle procédure. En outre, le Tribunal Constitutionnel avait déclaré dès 2010 au sujet de la Catalogne qu'un référendum se distinguait d'une simple consultation populaire en ce qu'il doit être convoqué et réglé par l'État[1].

    L'appréciation légale d'une DUI est plus nuancée si l'on se place du point de vue du droit international. Le droit international observe une neutralité à l'égard de telles déclarations, et de manière plus générale, à l'égard de la sécession. Il s'agit essentiellement d'une question intérieure à un État qui nécessite d'être traitée en interne. La Cour internationale de justice, dans son avis consultatif du 22 juillet 2010 sur la déclaration d'indépendance du Kosovo, a néanmoins relevé que les DUI ne sont pas en soi interdites par le droit international. Néanmoins, ses conséquences juridiques demeurent nulles.

    En droit international, l'indépendance d'un État est avant tout une question de fait. L'entité sécessionniste devient un "État indépendant" dès lors qu'elle réunit les critères factuels qui déterminent la qualité d'État : une population, un territoire et un gouvernement souverain[2]. Si de manière générale les deux premiers critères vont de soi, c'est le critère déterminant de la souveraineté qui constitue bien souvent la pierre d'achoppement. La souveraineté suppose que l'entité sécessionniste s'affranchisse de tout rapport de subordination par rapport à l'État d'origine. Dans le cas de la Catalogne, c'est ce critère qui fait défaut. L'Espagne lui conteste son droit à l'indépendance et entend maintenir son intégrité territoriale à n'importe quel prix. La suspension par le gouvernement espagnol du statut d'autonomie de la Catalogne suite à application de l'article 155 de la Constitution en est une illustration.

    L'intervention de la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne (vendredi 27 octobre) n'a donc aucune incidence sur le statut de la région. La Catalogne demeurera espagnole aussi longtemps que l'Espagne ne marquera pas son accord. En revanche, le droit international permet de reconnaître une telle indépendance en dépit du refus de l'État originel dans un cas particulier : si l'entité sécessionniste a droit au principe d'autodétermination.

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  • Le 7 novembre 1917 : un coup d'état bolchévique, pas une révolution !

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    De Thierry Wolton sur Figaro Vox (lefigaro.fr), cette mise au point concernant la Révolution d'Octobre (qui, dans notre calendrier grégorien, a eu lieu le 7 novembre 1917) :

    Octobre 1917 : un coup d'Etat bolchévique, pas une révolution !

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Thierry Wolton dénonce l'appellation «Révolution d'octobre 1917» pour qualifier la prise du pouvoir par Lénine. Pour lui, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un coup d'Etat au profit des communistes.

    Thierry Wolton, essayiste, est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, consacrés pour la plupart au communisme. Il a notamment publié «Une histoire mondiale du communisme» en trois volumes chez Grasset à partir de 2015. Le troisième tome, intitulé «Les Complices», est en librairie depuis le 20 septembre.

    En ce centième anniversaire d'octobre 1917 persistent des automatismes de pensée qu'on pouvait espérer révolus compte tenu de ce qui est su, sur les faits comme sur leurs conséquences.

    Cette constance laisse voir combien l'illusion reste plus forte que la réalité quand le besoin de croire, propre aux hommes, se heurte au savoir, constitutif du vrai. Ce qui en dit davantage sur nous que sur l'histoire elle-même.

    Il est question de «révolution d'octobre» alors que tous les témoins de l'époque évoquent un coup d'Etat, à commencer par l'envoyé spécial de L'Humanité (celle de Jaurès) dans ses articles écrit sur place. «C'était plus aisé que de soulever une plume», commente Lénine au lendemain de la prise du pouvoir.

    Un an plus tard, dans la Pravda, l'organe des Bolcheviks parle bien de coup d'Etat pour célébrer l'anniversaire. C'est en octobre 1920 que le nouveau pouvoir transforme l'événement en geste révolutionnaire par le biais d'un spectacle son et lumière représentant une foule de gardes rouges à l'assaut du palais d'Hiver, symbole du peuple en arme.

    La fiction est reprise par le film d'Eisenstein, Octobre, produit et diffusé à l'occasion du dixième anniversaire. Cette version finit par s'imposer comme la vérité sur octobre 1917.

    Si le terme de révolution évoque les bouleversements intervenus après cette prise du pouvoir, mieux vaut savoir de quoi il retourne concrètement: toute presse autre que celle des Bolcheviks est interdite dès le lendemain du coup d'Etat, le congrès des soviets (conseils d'ouvriers et de paysans), suspendu, dix jours plus tard. Le nouveau pouvoir décide de légiférer par décret.

    Un mois plus tard se met en place la police politique, la Tchéka, puis intervient en janvier 1918 la dissolution de l'Assemblée constituante élue démocratiquement, avant l'ouverture des premiers camps de concentration en juin 1918. Ce ne fut en rien une libération, y compris pour les ouvriers qui qualifièrent le nouveau régime, dès les premiers mois, de dictature sur le prolétariat.

    «Il a été dit qu'il n'existait pas de parti, en Russie, prêt à prendre le pouvoir entièrement pour lui. Je réponds: si, il y en a un! Nous sommes prêts à chaque minute à prendre entièrement le pouvoir!», avait averti Lénine quatre mois avant octobre, au 1er Congrès des soviets.

    Il n'a jamais été question pour les Bolcheviks de partager. Il suffit de se reporter au Que Faire?, écrit par le leader bolchevique en 1902. Son programme est annoncé. Ce texte permet de comprendre la tournure prise par le régime, avec pour fer de lance la fameuse dictature du parti mise en place au nom du prolétariat, qui conduit à l'instauration d'un parti-Etat tout puissant.

    C'est l'essence même du totalitarisme, modèle que vont suivre par la suite tous les régimes communistes.

    Ni les circonstances - la guerre civile avec les Blancs, postérieure aux premières mesures dictatoriales -, ni les déviations invoquées plus tard - stalinisme, culte de la personnalité, etc. - ne sont responsables d'une quelconque trahison du plan d'origine.

    C'est le programme communiste tel que Marx et Engels (le Manifeste de 1848) puis Lénine l'ont élaboré qui a été appliqué, en Russie puis ailleurs, avec parfois des variantes nationales souvent plus radicales: le maoïsme s'est révélé encore plus mortifère que le stalinisme, le polpotisme cambodgien plus destructeur encore que le maoïsme.

    Parler de «révolution d'octobre» donne une aura à l'événement, et permet de voir le processus communiste sous un jour favorable tant tout acte révolutionnaire correspond dans l'imaginaire collectif à une avancée positive dont le modèle reste 1789.

    Il n'est pas innocent que la propagande soviétique ait cherché à assimiler le coup d'Etat à ce moment fort de l'histoire française, cela l'est encore moins de continuer à le faire. Il en découle des mécanismes de défense qui cherchent à sauver l'idéal de sa réalisation, un cas unique au regard de l'histoire de ce XXe siècle totalitaire.

    L'immunité recherchée tient au projet même du communisme, annoncé comme l'ultime étape de l'humanité, l'âge de la félicité pour tous.

    Cette espérance repose sur l'une des plus vieilles revendications de l'être humain, l‘égalité, dont la plupart des religions avaient fait leur credo pour l'au-delà, avant que le marxisme-léninisme la promette ici et maintenant, ce qui a assuré son succès.

    Difficile de faire le deuil de cette aspiration si bien partagée, d'où les tentatives d'exonérer l'idéologie de sa pratique, donc de son bilan, pour n‘en garder que l'esprit, toujours chargé d'utopie.

    La présentation révolutionnaire d'octobre 1917, que réactive ce centenaire, permet d'entretenir cette passion égalitaire, humaine, trop humaine.

    «Le communisme, c'est zéro pour toi, zéro pour moi», a dit un jour le numéro deux du régime khmer rouge devant de jeunes cambodgiens. C'est probablement la meilleure définition qui existe, mensonge compris.

    Les dirigeants communistes, eux, ne se sont jamais contentés de rien.