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Santé

  • Euthanasie : 15 ans après sa dépénalisation en Belgique, qui sont les victimes collatérales ?

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    Lu sur le site Gènétique :

    « En Belgique, l’euthanasie a été dépénalisée le 28 mai 2002. 15 ans après, la pratique s’est développée et la loi a été étendue. Mais les conséquences sont lourdes pour l’ensemble de la société. 

    Votées à l’origine pour accompagner la fin de vie de personnes confrontées à des souffrances physiques ou psychiques insupportables, les lois dépénalisant l’euthanasie ou le suicide assisté ont engagé les pays sur une pente glissante. En Belgique, l’euthanasie peut désormais être demandée par des mineurs, des personnes en détresse psychique, ou des personnes atteintes de polypathologies dues à l’âge... Aux Pays-Bas, alors qu’un médecin vient d’administrer contre son gré un cocktail létal à une personne démente, la ministre de la santé parle d’élargir l’accès de ce « service » aux personnes de plus de 75 ans qui estiment avoir eu une « vie complète ». Il y a un an, la France a ouvert la boîte de Pandore en autorisant la sédation profonde et continue jusqu’au décès avec arrêt des traitements. Une euthanasie qui ne dit pas son nom. A l’autre bout du monde, la Nouvelle Zélande s’interroge à son tour sur l’opportunité d’une telle législation. Mais à mesure que se multiplient les lois permissives, les conséquences délétères de l’euthanasie se disent.

    15 ans après la dépénalisation de l’euthanasie en Belgique, Carine Brochier de l’Institut Européen de Bioéthique (IEB) en analyse pour Gènéthique les dommages collatéraux.

    Gènéthique : Quel est votre premier constat ?

    Carine Brochier : Les promoteurs de l’euthanasie affirment que « tout est maîtrisé ». Je ne le crois vraiment pas. L’application de la loi sur l’euthanasie est difficile à contrôler principalement parce qu’elle est soutenue par deux concepts : celui de l’autonomie du patient et celui de la souffrance physique ou psychique insupportable qu’il est difficile d’appréhender. Ce concept n’est ni mesurable, ni quantifiable. Il est donc forcément tributaire d’une évaluation ou d’un ressenti purement subjectif qui, de ce fait, échappe à tout contrôle. L’individu autonome en est le seul maître, car il peut même refuser que le médecin allège sa souffrance. La justification de l’acte a par ailleurs évolué. Actuellement, l’argument de la souffrance inapaisable est difficilement recevable parce que la prise en charge en soins palliatifs, lorsqu’ils sont performants et disponibles, permet de la soulager dans 96% des cas. Le diktat aujourd’hui est celui de l’autonomie du patient tout puissant qui s’impose aux médecins : « Faites ce que je vous ai demandé ! Faites ce que je veux ». Et ce, quelles que soient les alternatives possibles comme, par exemple, les soins palliatifs. C’est tellement fort que l’euthanasie est en passe d’être banalisée, de devenir un « acte de soin » comme un autre, accessible plus ou moins facilement, et même intégré dans la dénominatif des « Soins palliatifs intégraux ». L’euthanasie est présentée par les médias comme étant la meilleure façon de mourir sans souffrance, sans souci, en toute liberté pour ne pas se sentir « passer ».

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  • Quand, face à Trump, l'Union Européenne s'entête à faire de l'avortement un enjeu majeur

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    De genethique.org :

    FACE À DONALD TRUMP, L’UNION EUROPÉENNE S’ENTÊTE À FAIRE DE L’AVORTEMENT UN ENJEU MAJEUR

    L’union européenne s’accorde pour dénoncer les décisions prises par l’administration Trump au sujet de l’avortement, mais oublie que cette question est en dehors de sa compétence et étouffe les voix qui dénoncent l’IVG.

    La « politique de Mexico » rétablie par Donald Trump en janvier interdit aux organisations non gouvernementales internationales financées par les Etats-Unis de pratiquer des avortements ou de fournir des informations à ce sujet dans les pays en développement. Rebaptisée « règle du bâillon mondial » au Parlement Européen, cette mesure et ses conséquences ont été débattues en session plénière à Strasbourg mardi dernier, sous la houlette du commissaire européen en charge de l’aide humanitaire, Christos Stylianides.

    Le commissaire s’est dit « préoccupé »  par les « effets néfastes » de cette décision, qui « pourrait avoir un impact sur les objectifs [européens] de développement dans le monde ». C’est pourquoi il souhaite définir une position commune au sein de l’UE pour contrer cet impact. Selon lui, « les politiques de l’Union européenne sont fondées sur nos priorités et nos valeurs, et pas sur ce que d’autres acteurs dans le monde font ou cessent de faire ». Suivant son raisonnement, faut-il conclure que l’avortement est une valeur européenne ?

    De nombreux eurodéputés ont partagé son « indignation », et exhorté à l’engagement de fonds européens pour pallier aux futurs manques de financements des organisations concernées. Un amendement au projet de budget de l’UE a notamment été déposé par l’eurodéputé hollandaise Sophia in’t Veld. Selon ces députés le risque serait de voir augmenter la mortalité des femmes du fait d’avortements clandestins. Ils plaident donc au nom de la « santé », de la « sécurité » et même de la « protection de l’enfance ». Une « question de vie ou de mort pour les femmes dans le monde » a déclaré Malin Björk (Suède). Un soutien aux « médecins qui sauvent des vies » en avortant, a-t-on pu entendre dans la bouche du luxembourgeois Charles Goerens. Pendant ce temps, en Afrique, on attend des aides pour que les femmes puissent accoucher sans risque (cf. « She decides » : Objaniju Ekeocha demande à l’occident des accouchements dans risque plutôt que des avortements sans risque). L’incompréhension semble totale.

    Face à ce déferlement accusant Donald Trump de « haine envers les femmes », quelques députés ont vaillamment tenté de faire entendre leurs arguments. « Pourquoi se plaindre ? », a interrogé Branislav Skripek (Slovaquie), « L’IVG est un génocide (…) avorter c’est tuer un enfant, il ne s’agit ni d’un soin de santé, ni d’un soin de base ». Au nom de son groupe politique (Conservateur et réformateur européen, ECR), il a déclaré « ne pas soutenir la tentative de la Commission de dépenser des millions pour exporter cette cruauté dans les pays en voie de développement ». Beatrix von Storch (Allemagne) a pour sa part rappelé que « l’UE n’a aucune compétence dans ce domaine » et émis l’idée avec Marek Jurek (Pologne) que l’UE devrait plutôt s’ « engouffrer dans la brèche ». Marie-Christine Arnautu, eurodéputé française, a elle aussi tenu une position engagée, déplorant au passage le délit d’entrave à l’IVG créé dans notre pays (cf. Délit d’entrave à l’IVG : l’Assemblée nationale censure la liberté d’expression). En appelant au bon sens de ses collègues, elle a mentionné qu’il « appartenait au gouvernement américain de décider de ses propres critères de financement des ONG ». A l’heure où « près de 50 millions d’avortements sont pratiqués chaque année à travers le monde, la réduction du recours à l’avortement devrait réellement  devenir un objectif de santé publique », a-t-elle ajouté, « ainsi que l’information sur les alternatives ». Marijana Petri (Croatie) a pointé, quant à elle, que la principale ONG en jeu était « le planning familial, basé sur l’avortement ».

    Malgré ces quelques interventions sensées, le débat a été un long dialogue de sourds, employant un vocabulaire biaisé. L’avortement est désormais un « enjeu humanitaire » pour le Parlement européen, qui « sauve des vies ». Une définition qui n’admet aucune contradiction, aucune remise en cause, fut-elle sur la forme ! Reste à savoir si ces « débats » se cantonneront au stade d’une simple agitation « bien pensante » ou bien si ils se traduiront en actes par des financements. A surveiller.

  • Royaume-Uni : les lords ne souhaitent pas que les bébés handicapés voient le jour

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    ROYAUME UNI : LES LORDS « NE SOUHAITENT PAS QUE LES BÉBÉS HANDICAPÉS VOIENT LE JOUR »

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Le projet de loi déposé par Lord Shinkwin, visant à restreindre l’avortement pour cause de handicap a été rejeté. Au Royaume Uni, l’avortement de fœtus handicapé est possible jusqu’à la fin de la grossesse, mais Lord Shinkwin, lui-même atteint d’un handicap, proposait de restreindre cette limite à 24 semaines (cf. Royaume-Uni : Un projet de loi visant à restreindre l'avortement pour cause d’invalidité progresse). Au terme de cinq mois de débats, le 24 février, ses pairs ont rejeté la proposition.

    Lord Shinkwin a alors déclaré : « Ce que je ne comprends pas, c'est qu’après la naissance, je peux être assez bon pour que le premier ministre et la reine m'envoient à la Chambre des lords, mais avant la naissance, je fais partie d'un groupe de personnes souffrant de maladies congénitales qui sont systématiquement tuées ». Il a dénoncé le fait que ses collègues « ne souhaitent pas que les bébés handicapés voient le jour ».

    Entre 2005 et 2015, le nombre d'avortements pour cause d’invalidité a augmenté de 68%. 90% des fœtus atteints de trisomie 21 sont avortés au Royaume-Uni.

    Pourtant, les résultats d'un sondage ComRes, publié la semaine dernière, montrent que le public soutient le changement proposé par Lord Shinkwin. En outre, plus de la moitié des personnes interrogées ont convenu qu'autoriser l’avortement en raison du handicap « crée la perception que le handicap est une tragédie ».

    Sources: Evening Standard, Kate Proctor (13/02/2017)

  • Sédation : le médecin doit-il obéir à un patient qui la demande ?

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Sédation : le médecin doit-il obéir à un patient qui la demande ?

    Une décision du conseil de discipline des soins de santé (RTG) de La Haye vient attiser le débat autour de la sédation en phase terminale aux Pays-Bas. Dans un jugement récent, le conseil de la RTG a en effet condamné un spécialiste en gériatrie qui n’avait pas jugé opportun de sédater une patiente de 102 ans qui le demandait. Celle-ci exprimait en effet le désir de ne plus vivre. Le gériatre mis en question affirme que sa patiente était calme, dormait bien et réagissait bien aux doses de morphine. Aucun symptôme réfractaire physique n’était observé, selon lui.

    Ce n’est pas l’avis du Conseil qui a estimé que le médecin devait également prendre en considération la souffrance psychique d’être encore en vie, alors que la patiente souhaitait mourir. Le Conseil a donc laissé entendre que le seul fait de vouloir mourir, peut être qualifié de « symptôme réfractaire », qui, ne pouvant être « atténué », constitue une raison valable à la sédation.
    De son côté, le Collège disciplinaire de la Fédération des médecins néerlandais (KNMG), qui a été saisi de l’affaire, a rappelé que la décision de plonger un patient dans un état d’inconscience par sédation ne dépend ni de la famille ni du patient, mais bien du médecin. Ceci est d’ailleurs spécifié dans la directive de la KNMG sur la sédation palliative.

    Cette Directive pose deux conditions cumulatives pour pouvoir pratiquer la sédation. Premièrement, le décès doit être prévisible à brève échéance (une ou deux semaines). Deuxièmement, un ou plusieurs symptômes réfractaires doivent être présents chez le patient. « la sédation palliative est une intervention médicale, et qui repose sur la responsabilité du médecin, quant à la décision et l’exécution de la sédation. » Le médecin, devant agir en connaissance de cause, doit logiquement obtenir l’accord du patient, mais c’est le médecin seul qui prend la décision de plonger le patient dans le coma. Il n’y a donc pas de décision bilatérale, mais bien unilatérale, émanant du médecin. Il n’est donc pas question d’accorder automatiquement la sédation à un patient qui la demande.

    La famille de la personne décédée naturellement a toutefois porté plainte, arguant que le désir de mourir était un symptôme réfractaire et que, sur cette base, les médecins ne pouvaient refuser la sédation. Ce refus dans ce cas précis aurait causé, disent-ils, une souffrance physique et psychologique à la patiente qui aurait, selon la famille pu être évitée. C’est sur cette base que le médecin a reçu un blâme émanant du Conseil de discipline des soins de santé (RTG).

     Source : Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde

    Qu'est-ce que la sédation ? Voir  Fiche Didactique "Fin de vie : s'entendre sur les mots"

  • Belgique : la loi sur l'euthanasie doit être évaluée en profondeur

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    La Loi euthanasie en Belgique doit être évaluée en profondeur

    Quatre des membres de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (CFCEE) (Wim Distelmans, Jacqueline Herremans, Gilles Génicot et le Dr Proot, ont présenté il y a quelques jours le Rapport 2014-2015 de la Commission aux députés membres de la commission Santé publique de la Chambre. Les questions de ceux-ci ont porté sur des points essentiels et révèlent un certain malaise par rapport au contrôle de la loi euthanasie mais aussi par rapport à d’autres faits qu’ils ont voulu souligner.

    Tout d’abord, les députées Els Van Hoof (CD&V) et Catherine Fonck (cdH) se sont interrogées sur la médiatisation de certains cas d’euthanasie, se demandant pourquoi certains membres de la Commission sont tellement prompts à prendre la parole pour expliquer aux médias le bien-fondé de tel ou tel cas qui, de prime abord, pourraient sembler non conforme à la loi euthanasie. Quelle est l’implication de membres de la commission dans cette médiatisation ? « Déontologiquement, cela me pose question et provoque en moi un profond malaise. Qu’en est-il de la confidentialité ? » demande Catherine Fonck. De plus, celle-ci a souligné le danger d’utiliser leur titre de « membre de la commission d’évaluation » lors d’une interview, pour faire passer leurs opinions personnelles. La députée a donc encouragé chacun des membres de la commission euthanasie à une certaine réserve du fait de leur fonction officielle.

    Une question importante a été celle de l’effectivité du contrôle qu’exerce la Commission. Pourquoi depuis toutes ces années, la Commission n’a-t-elle jamais souhaité trouver une explication sur la différence de répartition des euthanasies selon le régime linguistique (80% en Flandre, 20% en Wallonie) s’est inquiétée Els Van Hoof ? Comment la Commission peut-elle juger de l’indépendance des deux médecins impliqués dans la décision d’euthanasie, dans les 3700 cas où la commission n’a pas ouvert le « volet 1 », confidentiel, mais qui est précisément celui qui révèle les identités du médecin pratiquant l’euthanasie et de son confrère ?

    La question de l’euthanasie pour maladies psychiques a également soulevé beaucoup d’interrogations puisque la Commission a bien approuvé 10% des cas d’euthanasies pour maladies psychiques, de personnes qui n’étaient donc pas en fin de vie. « Comment pouvez-vous être sûr qu’il n’y avait aucune perspective d’amélioration ? », a ainsi demandé Els Van Hoof. Dans plusieurs cas, il semblerait, a poursuivi la députée, que vous outrepassiez le rôle d’évaluation qui est le vôtre, et que vous vous arrogiez le rôle du législateur en interprétant et fixant les limites de la loi. La Députée CD&V a pris l’exemple des 67 euthanasies de personnes qui n’avaient plus conscience d’elles-mêmes. Etaient-elles toutes dans le coma ?

    Dans le même sens, Catherine Fonck, a regretté que la Commission approuve des euthanasies sur base d’une souffrance future. La loi parle d’une souffrance réelle et actuelle, et non d’une souffrance à venir. De plus, la Commission a avalisé des cas de suicide assistéqui ne sont pas couverts par la loi euthanasie. Ce à quoi le Prof. Wim Distelmans a rétorqué que le suicide assisté ne se distingue pas de l’euthanasie si le médecin reste dans la chambre du patient pendant que celui-ci ingurgite le produit létal. Cela serait un suicide assisté, estime le Prof. Distelmans, si le médecin quittait la chambre du malade alors qu’il se donne la mort.

    La députée Van Peel (NV-a) a enchaîné en demandant une évaluation en profondeur de l’application de la loi euthanasie. « Sommes-nous encore en ligne avec l’esprit de la loi ? » Les membres de la Commission d’évaluation s’y sont montrés favorables.

    Source : IEB / Le Journal Du Médecin

  • "She Decides" : les fonds réunis ne couvriront pas les 600 millions manquants

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    "SHE DECIDES" : DES FONDS EN PANNE POUR FINANCER L'AVORTEMENT

     de genethique.org

    Jeudi à Bruxelles, la conférence « She decides » a réuni les représentants de plus de 45 gouvernements et plus de 400 participants dans le but de récolter des fonds pour les effets de la décision de l'administration américaine de rétablir la politique de Mexico. Lancée par Ronald Regan en 1984, la politique anti-avortement « prévoit que les fonds fédéraux d’aide internationale ne peuvent être alloués à des ONG étrangères qui pratiquent l'avortement ou militent pour rendre l'avortement légal ».

    Les 181 millions d’euros qui doivent être débloqués essentiellement par un petit nombre d’états membres de l’Union européenne : la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, le Canada et le Luxembourg, ne couvrent pas les 600 millions d’euros de manque à gagner.

    D’autres Etats membres, comme l’Autriche, ont annoncé qu’ils n’injecteraient pas l'argent des contribuables dans l'industrie de l'avortement.

    La France était représentée à la Conférence par la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, qui « a tenu à montrer son engagement et sa solidarité avec l’initiative de la Ministre de la Coopération et du Développement des Pays-Bas, Madame Lilianne Ploumen ». Comme le Royaume-Uni, la France a demandé un délai supplémentaire. Dans un communiqué de presse, la ministre a annoncé que : « La France va renouveler son engagement dans le fonds Muskoka en 2017, à travers un engagement de 10M€ pour les 8 pays ciblés par ce fonds, et débloquer une aide exceptionnelle de 1M€ qui  sera attribuée à la zone sahélienne (Tchad – Niger) via le fonds des Nations unies pour la population pour des programmes de planification familiale ».

    Si Lilianne Ploumen a affirmé vouloir poursuivre l’initiative « dans les années à venir », les leaders africains des droits civils ont fait remarquer que l’avortement n'était pas un soin de santé et que les sommes débloquées « pourraient construire 5000 écoles et éduquer 12 millions d'Africains par an » (cf. "She Decides" : Obianuju Ekeocha demande à l'Occident des accouchements sans risque plutôt que des avortements sans risque).

    Sources: La Libre (03/03/2017) ; Agenda Europe (03/03/2017) ; CP Ministère des Familles, de l'Enfance et des droits des femmes (02/03/2017)

  • Stop Discriminating Down : signons la pétition internationale

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    DE NOMBREUX PAYS SONT À LA VEILLE D’INSÉRER DANS LEUR DISPOSITIF DE DÉPISTAGE PRÉNATAL UNE NOUVELLE GÉNÉRATION DE TESTS GÉNÉTIQUES VISANT À DÉTECTER LA TRISOMIE 21.

    Alors qu’aujourd’hui dans ces pays plus de 90% des enfants trisomiques sont déjà avortés, cette perspective est révoltante.

    Le consensus est général pour dénoncer le Gendercide et personne n’argumenterait pour promouvoir un « libre choix » des parents d’avorter d’une fille parce qu’elle ne serait pas un garçon.

    Etrangement, quand on applique ce raisonnement à la trisomie 21, la logique change. Discriminer un enfant sur la base d’une variation génétique devient un « choix libre » individuel et c’est même valorisé.

    Comment ce basculement est-il possible ?

    Aujourd’hui, les bébés nés avec une trisomie 21 peuvent espérer une vie longue et de bonne qualité. La recherche montre que les personnes atteintes de trisomie 21 et leurs familles ont une meilleure appréciation de la vie que les autres.

    La sélection organisée et encouragée par les gouvernements, sans avantages pour la santé ou allègement des souffrances, est un crime social et moral envers les personnes handicapées, qui ont de nombreuses possibilités, et leurs familles.

    Ces programmes sabotent les progrès réalisés au cours des 40 dernières années pour promouvoir une société égalitaire et inclusive.

    Alors que dans le monde entier, chacun signe des pétitions, marche et organise des conférences pour lutter contre les discriminations et protéger la planète et sa biodiversité, personne ne devrait avoir à défendre sa vie menacée en raison de son patrimoine génétique.

    Dans un monde humain, les personnes atteintes du syndrome de trisomie 21 seraient les bienvenues.

    C’est pourquoi nous demandons au Secrétaire général des Nations Unies, M. António Guterres, à son Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Prince Zeid Ra’ad Al Hussein, au Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks et au Commissaire européen à la Charte des Droits fondamentaux, M. Frans Timmermans, qu’ils formulent 3 exigences aux gouvernements des Etats :

    • Arrêter de proposer dans le cadre des programmes de santé publique le dépistage prénatal systématique de la trisomie 21 visant délibérément à la sélection
    • Réglementer l’introduction du dépistage génétique prénatal, sur la base des principes définis dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans la Convention d’Oviedo (articles 11 et 12) et dans la Charte européenne des droits fondamentaux de l’Union européenne (articles 2, 3, 21 et 26)
    • Permettre l’utilisation des tests génétiques uniquement pour améliorer les soins et le bien-être, et non pour discriminer les personnes en fonction de leurs prédispositions génétiques

    SIGNER LA PÉTITION INTERNATIONALE

  • Canada : l’extrême onction et les funérailles religieuses sont incompatibles avec l’euthanasie

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    De Radio Vatican :

    Euthanasie : pas de funérailles et d'extrême onction au Canada

    Les évêques canadiens du Nord-Ouest ont publié un texte sur les funérailles et l'extrême-onction - RV

    (RV) L’extrême onction et les funérailles religieuses sont incompatibles avec l’euthanasie. C’est en substance le sens des nouvelles directives des évêques canadiens des provinces de l’Alberta et des Territoires du Nord-Ouest concernant l’accompagnement pastoral des personnes demandant le suicide assisté ou l’euthanasie. Ils ont publié en français ce texte qui avait été rendu public en anglais en septembre 2016. C’est ce qu’a annoncé la radio québécoise Radio Ville Marie.

    Ce document de trente-quatre pages se veut un « vade-mecum pour les prêtres et les paroisses ». Les évêques évoquent la légalisation de l’aide médicale à mourir, votée par le Sénat canadien le 17 juin 2016. Elle est maintenant autorisée « sur le plan légal, mais cela ne change en rien la loi morale », écrivent-ils. « Ces pratiques sont de graves affronts à la dignité de la vie humaine ».

    Selon le texte, « le pénitent n’a pas encore été tué ni ne s’est déjà suicidé, mais il a amorcé le processus, ce qui représente déjà une faute grave. Si le pénitent ne révoque pas sa demande, il sera inévitablement tué. Il se trouve alors dans un état objectif de péché qui est gravement désordonné ».

    Tant que le pénitent n’entend pas reconsidérer sa décision et décide, en conscience, d’entreprendre ce chemin, le prêtre n’est donc pas admis à administrer les derniers sacrements.

    Concernant les funérailles, si l’Église les refusait, « elle ne le ferait pas pour punir cette personne, mais pour reconnaitre sa décision qui est contraire à la foi chrétienne, une décision qui est en quelque sorte connue et public et qui fait du tort à la communauté chrétienne et à l’ensemble de la société » expliquent les évêques. (avec agence)

  • « Carême » sécularisé

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    Voici belle lurette  que l’Eglise postconciliaire  a abandonné (sauf cas exceptionnels) le jeûne et l’abstinence !  Il est amusant de constater que  le monde profane en récupère aujourd’hui la pratique et qui plus est l’organise durant les quarante jours d’un « carême écologique » qui, naturellement, n’a rien de chrétien. La diététique a remplacé la foi. Un ami nous signale cet article qui vient de paraître dans « La Libre » anciennement catholique :

    carême écolo.jpg

    « La campagne "Jours Sans Viande", qui en est à sa sixième édition en Flandre, sera cette année lancée pour la première fois en Wallonie et à Bruxelles avec pour marraine, l'animatrice de RTL-TVi Charlotte Baut. L'opération, à l'initiative de la jeune flamande Alexia Leysen, se déroulera du 1er mars au 15 avril. L'objectif n'est pas de défendre un végétarisme complet mais bien d'inspirer un maximum de citoyens à adopter un mode de vie plus durable en mangeant moins de viande et de poisson pendant 40 jours. Même si la campagne se déroule pendant le carême, elle n'est pas liée à une conviction religieuse. "Cette période symbolique est traditionnellement un temps de réflexion et nous l'avons jugée propice pour inciter les citoyens à réfléchir à l'impact de leur consommation sur la planète, alors que les défis environnementaux sont énormes", indique Stéphanie Kint, chargée de la communication de la campagne. 

    Concrètement, les intéressés sont invités à s'inscrire sur le site https://jourssansviande.be/, seul ou en équipe. Le site permet de tenir un calendrier précis de sa consommation et de suivre sa contribution écologique grâce à un compteur. Il est également possible de recevoir les conseils d'une diététicienne et de s'inspirer de recettes de saison. 

    "La consommation de viande et de poisson a de graves conséquences sur l'empreinte écologique, non seulement à cause des gaz à effet de serre qui sont émis, mais aussi en raison de l'énorme consommation d'eau et de terre nécessaires à leur production. La consommation de viande est en fait l'une des causes les plus importantes du dérèglement climatique", soutiennent les initiateurs du projet. 

    "Par journée végétarienne, vous économisez 11 mètres carrés sur votre empreinte écologique, 1.500 litres d'eau (= 12 bains) et 2 kilos de gaz à effet de serre (= 12 kilomètres en voiture)", détaille le site de la campagne.

    Outre cette abstinence de viande et de poisson, trois défis supplémentaires sont proposés par l'opération: gaspiller moins de nourriture, consommer davantage de légumes de saison et utiliser moins d'emballages.

    "Entre l'Ascension et Pâques, il y a en fait 46 jours. Mais on parle tout de même de 40 jours parce que les six dimanches ne sont traditionnellement pas pris en compte. Mais tout le monde peut participer comme il/elle le veut, de 1 à 46 jours", précise encore le collectif de volontaires.

    L'objectif des organisateurs est de dépasser les 100.000 participants. L'année dernière, en Flandre, la campagne "Dagen zonder vlees" avait attiré quelque 90.000 personnes. 

    L'organisation de protection de l'environnement Greenpeace a indiqué soutenir pleinement l'initiative. "Manger de la viande a un profond impact sur le réchauffement climatique. Manger moins de viande permet donc de protéger notre planète. Les autres objectifs développés par cette campagne rejoignent également les missions de notre organisation", a réagi Juliette Boulet, porte-parole de l'organisation.

    La Fédération unie de Groupements d'Éleveurs et d'Agriculteurs (Fugea) s'est quant à elle montrée moins enthousiaste. "On est surpris de l'image négative qui est donnée à la viande. À la Fugea, on défend un élevage de qualité où les animaux sont élevés en respect avec la nature et avec une traçabilité garantie. Ce type de campagne dénigre le travail des agriculteurs et éleveurs belges qui ne ménagent pourtant pas leurs efforts afin de produire une viande de qualité. Plutôt que d'inciter à manger moins de viande, il faudrait inciter à manger de la viande de qualité", a suggéré Gwenaëlle Martin de la Fugea.

    Ref  "Jours Sans Viande", le nouveau défi lancé pour réduire son empreinte écologique

    JPSC

  • L'euthanasie, une solution d'économie budgétaire ?

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    Lu sur Euthanasie Stop :

    Opinion du Dr Marc Moens, Président de l'ABSYM (Association Belge des Syndicats Médicaux)

    (...) Depuis août 2016, et à la suite des problèmes budgétaires dans le domaine des soins aux personnes âgées, on commence à débattre d'une politique de l'euthanasie motivée par des considérations socio-économiques. Quels sont les soins (encore) qu'il faut encore prescrire ? Quels sont les traitements qui font sens et qui sont souhaités par les patients? Autrefois, la mort était gratuite, dit Luc Van Gorp, président des Mutualités Chrétiennes. Est-ce que la mort est maintenant trop coûteuse du fait que 80% des frais de santé surviennent dans la dernière année de la vie, que l'on ait quarante ou nonante cinq an ?

    Dans les journaux, on plaide aujourd'hui ouvertement en faveur de l'euthanasie des patients Alzheimer. « Arrêtons le traitement lorsque la maladie est incurable et investissons l'argent dans le soin des personnes âgées », est un autre slogan.

    Quand commence l'acharnement thérapeutique? Qui détermine quoi ? Le partenaire, les héritiers, les soignants ? Bien des médecins, surtout parmi les généralistes, les gériatres et les oncologues, peuvent raconter des histoires fortes sur l'évolution et de la réaction ds citoyens vis à vis de l'euthanasie. L'euthanasie est petit à petit considérée comme un droit, qui peut être utilisé et dont on peut abuser, mais surtout elle devien t un devoir pour le médecin à qui la question est posée.

    C'est une évidence pour les médecins qu'il faut utiliser efficacement les moyens budgétaires qui sont limités et que le gouvernement met à disposition pour financer les soins de santé.

    Mais jamais l'euthanasie ne peut devenir un solution d'économie budgétaire dans l'élaboration de la politique de santé. Et pourtant, la « slippery slope » se rapproche dangereusement.

    Traduction libre d'un extrait de l'Opinion du Dr Marc Moens, Président de l'ABSYM dans le Artsen Krant du 17 janvier 2017: "Gelieve tijdig sterven"

  • Bruxelles, 17 février : Et les Mistrals Gagnants, avant-première exclusive à Bruxelles en présence d'Anne-Dauphine Julliand

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    affiche-et-20les-20mistrals-20gagnants-120-date.jpgDu site de l'Association "Emergences" :

    Et les Mistrals Gagnants : avant-première exclusive à Bruxelles en présence d'Anne-Dauphine Julliand

    Ambre, Camille, Charles, Imad et Tugdual ont entre six et neuf ans. Ils vivent dans l’instant. Avec humour et surtout l’énergie optimiste de l’enfance, ils nous prennent par la main, nous entraînent dans leur monde et nous font partager leurs jeux, leurs joies, leurs rires, leurs rêves, leur maladie. ​Avec beaucoup de sérénité et d’amour ces cinq petits bouts d’Homme nous montrent le chemin du bonheur.

    Anne-Dauphine Julliand, journaliste et auteure de "Deux petits pas sur le sable mouillé" et "une Journée particulière" nous avait émus lors de sa venue aux Journées Emergences, en septembre 2013.

    Elle sera de retour à Bruxelles (UGC de Brouckère) le vendredi 17 février à 19h30 pour la projection en avant-première de son nouveau documentaire intitulé "Et les Mistrals Gagnants".

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    Voici la bande-annonce, et les premières réactions de spectateurs. Apparemment, on sourit du début à la fin devant ce qui semble être un véritable hymne à la vie.

    Un film à hauteur d’enfant, sur la vie tout simplement, à voir en famille, et que nous vous proposons de découvrir en avant-première, en présence de la réalisatrice et d'Ilios Kotsou, qui débattront avec la salle après la projection.

    La séance aura lieu le vendredi 17 février à 19h30 à l'UGC de Brouckère (Bruxelles) et sera, pour les membres adhérents d'Emergences, la au tarif exceptionnel de 7 euros.

  • Une mise à jour de la charte des opérateurs de santé résume l’enseignement éthique de l’Église en matière biomédicale

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal la Croix :

    La nouvelle charte du Vatican pour le monde de la santé

    Le dicastère pour le développement humain intégral a publié lundi 6 février une mise à jour de la charte des opérateurs de santé, résumant l’enseignement éthique de l’Église en matière biomédicale.

    Le Vatican a rendu public, lundi 6 février, une nouvelle « charte des opérateurs de santé », sorte de vademecum édité à destination des soignants et chercheurs pour les aider dans leur réflexion éthique et morale.

    Le document de 150 pages succède à un texte élaboré en 1994 sous l’égide du cardinal Fiorenzo Angelini, alors président du Conseil pontifical pour la santé, aujourd’hui intégré au dicastère pour le développement humain intégral.

    22 ans plus tard, il s’agissait de prendre en compte autant les avancées de la médecine que le développement de la réflexion de l’Église dans les domaines de l’éthique biomédicale, notamment l’encyclique de Jean-Paul II Evangelium vitae (1995) ou l’instruction Dignitas personae de la Congrégation pour la doctrine de la foi (2008), ainsi que des textes plus généraux comme les encycliques de Benoît XVI Spe salvi (2007) et Caritas in veritate (2009) ou l’exhortation de François Evangelii gaudium (2013).

    « Du point de vue doctrinal, la nouvelle Charte pour les opérateurs de santé réaffirme le caractère sacré de la vie et son indisponibilité comme don de Dieu », explique Mgr Jean-Marie Mupendawatu, secrétaire délégué du dicastère pour le développement humain intégral. « Les agents de santé sont ministres de la vie parce qu’ils en sont les serviteurs et sont appelés à l’aimer et à l’accompagner dans le parcours existentiel de l’engendrer-vivre-mourir, le triptyque thématique de la nouvelle charte. »

    La charte est en effet divisée en trois parties, qui reprennent les trois moments de l’existence humaine où les soignants sont appelés à servir la vie : engendrer (autour des problématiques de la conception), vivre (naissance, prophylaxie et maladie) et mourir.

    « La partie “engendrer” offre des critères de réflexion autour du traitement de l’infertilité, se référant aux méthodes naturelles non seulement pour la régulation de la fécondité mais aussi comme méthode pour obtenir une grossesse », explique Antonio Spagnolo, professeur de bioéthique à l’Université du Sacré-Cœur de Milan, qui a participé à l’élaboration de la nouvelle charte.

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