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Culture

  • Incendies, vandalisme, vols, profanations... : le patrimoine chrétien mis à mal

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    De Samuel Gregg sur 'The Spectator' en traduction française sur le site de la revue 'Conflits' :

    Le christianisme en feu, les églises d’Europe attaquées

    18 janvier 2020

    En 2017, 878 actes de vandalisme ont été commis contre des lieux de culte chrétiens. Les attaques d’églises, les destructions de statues, les vols d’œuvres d’art ne cessent de croître, dans une grande indifférence des autorités politiques et de la population civile. En ressort une perte du sens du sacré et une indifférence de plus en plus grande à l’égard du christianisme.

    Je ne prends pas les théories du complot au sérieux. Mais lorsque les flammes ont englouti la cathédrale Notre-Dame de Paris le soir du 15 avril 2019, mon esprit s’est momentanément engagé dans cette voie. Après tout, les tentatives d’incendie, de vandalisme, de vol d’églises et de sanctuaires chrétiens sont devenues monnaie courante en France au cours de ces trois dernières années. Arriver à une conclusion plus sinistre pourrait nous être pardonné.

    Rien qu’en 2017, selon le ministère français de l’Intérieur, 878 actes de vandalisme ont été commis envers des lieux de culte, des cimetières et des sanctuaires chrétiens. C’est une moyenne de près de deux sites et demi qui sont visés chaque jour.

    Les responsables gouvernementaux minimisent le problème. Comme me l’a dit un évêque français, ils pensent qu’en attirant l’attention sur les incendies et les vols d’églises, on encourage les imitateurs. Mais, a-t-il ajouté, ils craignent aussi que la « publicité » ne fasse qu’alimenter au sein des populations la peur d’un État qui n’a aucun contrôle sur la loi et l’ordre. Cette perception se manifeste par des cas de figure comme les zones interdites à la police dans certaines villes françaises et les actes continues de gilets jaunes. La plupart des journaux français ne cherchent pas à briser le silence. Il faut donc se tourner vers des organisations comme l’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination contre les chrétiens en Europe, localisé à Vienne, pour découvrir ce qui se passe.

    Compte tenu de la montée du terrorisme djihadiste dans toute la France à partir de 2012, il est tentant d’accuser les islamistes de cet assaut d’attentats. Il y a des exemples clairs où, en effet, c’est le cas. En mai dernier, « Allahu Akbar » était griffonné sur la porte de Notre-Dame du Taur à Toulouse. En juillet 2018, les mêmes mots ont été découverts sur les murs brûlés de Saint-Pierre du Martroi à Orléans après l’acte de pyromanes.

    On ignore si ces attaques ont été planifiées par des professionnels ou s’il s’agit simplement d’actes spontanés commis par des musulmans français malheureux de leur situation sociale mais les djihadistes du XXIe siècle comprennent l’impact psychologique des agressions contre les symboles nationaux. L’histoire religieuse, si particulière à la France, signifie que toute campagne de ce genre impliquerait inévitablement son patrimoine chrétien.

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  • Le message du pape François pour la 54e journée mondiale des médias

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    De zenit.org :

    « La vérité des bons récits »: message du pape François pour les communications sociales

    «Afin que tu puisses raconter à ton fils et au fils de ton fils» (Ex 10, 2).

    La vie se fait Histoire

    Je veux consacrer le Message de cette année au thème de la narration, parce que je crois que, pour ne pas s’égarer, nous avons besoin de respirer la vérité des bons récits : des récits qui construisent, et non qui détruisent; des récits qui aident à retrouver des racines et la force d’aller de l’avant ensemble. Dans la confusion des voix et des messages qui nous entourent, nous avons besoin d’un récit humain, qui parle de nous et de la beauté qui nous habite. Un récit qui sache regarder le monde et les événements avec tendresse ; qui raconte que nous faisons partie d’un tissu vivant ; qui révèle l’entrelacement des fils par lesquels nous sommes rattachés les uns aux autres.

    1. Tisser des récits

    L’homme est un être narrateur. Dès notre plus jeune âge, nous avons faim de récits comme nous avons faim de nourriture. Qu’ils soient sous forme de fables, de romans, de films, de chansons, de nouvelles … les récits affectent nos vies, même si nous n’en sommes pas conscients. Nous décidons souvent ce qui est bien ou mal en fonction des personnages et des récits que nous avons assimilés. Les récits nous marquent, façonnent nos convictions et nos comportements, ils peuvent nous aider à comprendre et à dire qui nous sommes.

    L’homme n’est pas seulement le seul être qui ait besoin de vêtements pour couvrir sa vulnérabilité (cf. Gn 3, 21), mais il est aussi le seul qui ait besoin de se raconter, de “se revêtir” d’histoires pour protéger sa vie. Nous tissons non seulement des vêtements, mais aussi des récits : en effet, la capacité humaine à “tisser” conduit à la fois aux tissus et aux textes. Les récits de tous les temps ont un “cadre” commun : la structure prévoit des “héros”, même quotidiens, qui, pour poursuivre un rêve, affrontent des situations difficiles, combattent le mal, stimulés par une force qui les rend courageux, celle de l’amour. En nous immergeant dans les récits, nous pouvons retrouver des motivations héroïques pour faire face aux défis de la vie.

    L’homme est un être narrateur parce qu’il est un être en devenir, qui se découvre et s’enrichit dans la trame de ses jours. Mais, depuis les origines, notre récit est menacé : le mal s’insinue dans l’histoire.

    2. Tous les récits ne sont pas bons

    « Si vous mangez, vous deviendrez comme Dieu » (cf. Gn 3, 4) : la tentation du serpent insère dans la trame du récit un nœud difficile à défaire. « Si tu possèdes, tu deviendras, tu atteindras… », murmurent encore aujourd’hui ceux qui se servent du dit storytelling pour instrumentaliser. Combien de récits nous intoxiquent, en nous persuadant que, pour être heureux, nous aurions constamment besoin d’avoir, de posséder, de consommer. Nous ne réalisons pratiquement pas à quel point nous devenons avides de tapages et de commérages ; nous consommons tant de violence et de fausseté. Souvent sur les toiles de la communication, au lieu de récits constructifs, qui sont un vecteur de liens sociaux et de tissu culturel, des récits destructeurs et offensants sont élaborés, détruisant et brisant les fils fragiles de la cohabitation. En rassemblant des informations non vérifiées, en répétant des discours insignifiants et faussement persuasifs, en blessant avec des propos de haine, on ne tisse pas l’histoire humaine, mais on dépouille l’homme de sa dignité.

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  • Saint François de Sales (24 janvier)

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    Saint_francois_de_sales.jpgLors de l'audience générale du mercredi 2 mars 2011, Benoît XVI évoquait la figure de François de Sales que l'on fête aujourd'hui :

    Chers frères et sœurs,

    «Dieu est le Dieu du cœur humain» (Traité de l’Amour de Dieu, I, XV): dans ces paroles apparemment simples, nous percevons l’empreinte de la spiritualité d’un grand maître, dont je voudrais vous parler aujourd’hui, saint François de Sale, évêque et docteur de l’Eglise. Né en 1567 dans une région frontalière de France, il était le fils du Seigneur de Boisy, antique et noble famille de Savoie. Ayant vécu à cheval entre deux siècles, le XVIe et le XVIIe, il rassemblait en lui le meilleur des enseignements et des conquêtes culturelles du siècle qui s’achevait, réconciliant l’héritage de l’humanisme et la tension vers l’absolu propre aux courants mystiques. Sa formation fut très complète; à Paris, il suivit ses études supérieures, se consacrant également à la théologie, et à l’Université de Padoue celles de droit, suivant le désir de son père, qu’il conclut brillamment par une maîtrise in utroque iure, droit canonique et droit civil. Dans sa jeunesse équilibrée, réfléchissant sur la pensée de saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin, il traversa une crise profonde qui le conduisit à s’interroger sur son salut éternel et sur la prédestination de Dieu à son égard, vivant avec souffrance comme un véritable drame spirituel les questions théologiques de son époque. Il priait intensément, mais le doute le tourmenta si fort que pendant plusieurs semaines, il ne réussit presque plus à manger et à dormir. Au comble de l’épreuve, il se rendit dans l’église des dominicains à Paris, ouvrit son cœur et pria ainsi: «Quoi qu’il advienne, Seigneur, toi qui détiens tout entre tes mains, et dont les voies sont justice et vérité; quoi que tu aies établi à mon égard...; toi qui es toujours un juge équitable et un Père miséricordieux, je t’aimerai Seigneur (...) je j’aimerai ici, ô mon Dieu, et j’espérerai toujours en ta miséricorde, et je répéterai toujours tes louanges... O Seigneur Jésus, tu seras toujours mon espérance et mon salut dans la terre des vivants» (I Proc. Canon., vol. I, art. 4). François, âgé de vingt ans, trouva la paix dans la réalité radicale et libératrice de l’amour de Dieu: l’aimer sans rien attendre en retour et placer sa confiance dans l’amour divin; ne plus demander ce que Dieu fera de moi: moi je l’aime simplement, indépendamment de ce qu’il me donne ou pas. Ainsi, il trouva la paix, et la question de la prédestination — sur laquelle on débattait à cette époque — s’en trouva résolue, car il ne cherchait pas plus que ce qu’il pouvait avoir de Dieu; il l’aimait simplement, il s’abandonnait à sa bonté. Et cela sera le secret de sa vie, qui transparaîtra dans son œuvre principale: le Traité de l’amour de Dieu.

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  • L'une des plus anciennes processions de notre pays disparaît

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    Lu sur Het Laatste Nieuws du 22 janvier, p. 7:

    L'une des plus anciennes processions de notre pays disparaît

    Une des plus anciennes processions disparaît en raison du trop grand âge des organisateurs. Depuis le Moyen Âge, une procession avec une grande statue de Marie traverse Leffinge, après qu'une fillette aveugle du village ait pu miraculeusement retrouver la vue. Mais, parce que la les organisateurs sont devenus trop vieux, il n'y aura pas de nouvelle édition de l'Onze-Lieve-Vrouweprocessie (Procession de Notre-Dame). L'ancienneté du groupe de gestion est la raison principale. "La plupart des membres ont entre 70 et 80 ans", explique Ingrid Lava, présidente de «Nous avons deux jeunes membres du conseil, mais ils travaillent à plein temps. J'ai moi-même 67 ans. L'année dernière, je suis allé de porte à porte pour recruter des gens.» Il y a encore une autre raison pour laquelle ils laisseront Marie à l'église "Chaque année, nous comptons sur environ 140 figurants - pour la plupart des enfants - mais nous ne les trouvons plus. (...) Trois processions ont déjà été supprimées au cours des trois dernières années. En 2008, il y avait encore 148 célébrations en Flandre où une statue de Marie trouvait place.

  • Un film sur les apparitions de Garabandal sort sur les écrans

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    De Bruno de Pazzis sur le site du Salon beige :

    Garabandal, Dieu seul le sait

    Garabandal, Dieu seul le sait

    De Bruno de Pazzis à propos de ce film qui sort le 22 janvier en salles (en France mais pas encore en Belgique) :

    18 juin 1961 à San Sebastian de Garabandal en Espagne. Dans ce petit village du nord de l’Espagne, quatre jeunes filles, Conchita, Jacinta, Maria Loli et Maria Cruz, affirment avoir eu l’apparition  l’archange Saint-Michel. Quelques jours après, le 2 juillet, elles reçoivent la visite de Notre Dame du Carmel. Après cette première visite, se suivent plus de deux mille rencontres avec la divine Mère. Le prêtre du village, Don Valentín et le brigadier de la Garde Civile, Juan Álvarez Seco, se sont retrouvés subitement impliqués comme acteurs dans un évènement qui les dépasse, essayant de comprendre où est la vérité, face à une hiérarchie perplexe, face à une multitude de personnes à chaque fois grandissante qui viennent au village à la recherche de réponses.

    Avec : Fernando Garcia Linates (le brigadier Juan Alvarez Seco), Bélen Garde Garcia (Conchita), Rafael Samino Arjona (Don Valentin), Javier Paredes, Alberto Barcena Perez (Don Francisco Vergara), Manuel Gomez Escribano (Pepe Diez), Esmeralda Perez Ortega (Aniceta), Pedro leal Campillo (le doctuer Puncernau), Enrique carrasco Guerrero (le docteur Morales), Myriam Rodriguez De Rivera (Jacinta), Teresa CarrascoAbroyo ( Maria Cruz), Blanca Cogolludo Corroto (Maria Loli), Juan Romero Pons (Le Père Ramon Andreu), David CruzPalacios (Monseigneur Lucio Alfaro), Sagrario Serrano Villarubia (Dona Carmen), Jesus Goyena Urien (le Père Luis Jesus Luna), Luis Escandell Millan (le Père Luis Andreu), Monica Fernandez Betia (Dona Serafina), Jose Vicente Marti Albinana (Hombrin), Santiago Savino Perez (Manin), Teresa Garcia Serrano (Pilar Gonzales), Soledad Martin Martin (Senora Maria), Ana Rosa Ferrero Miguel (Maximina), Maria Jose Arranz Ayala (Maria Luisa Salazar), Juan Jose Albanit Ortiz (le mari de Maria Luisa Salazar), Juan Antonio Alcayde Blanes, Jose luis Galan Manrique, Kevin Perez Garciarena (les trois franciscains) Fernando Peinado Cidrian (le père de Maria Cruz), Jose Escandell Millan (Padre Rivas), Jesus Maria Martin Fonfria (Don Francisco), Sara Lozano Gomez (la voix de la Sainte Vierge). Scénario : José Luis Saavreda Garcia. Directeur de la photographie : Kristian Philip Espejon Musique : Karen Mary McMahon.

    Récompense : Deuxième prix au 34ème International Catholic Film And Multimedia Festival, KSF Niepokalana à Cracovie (2019).

    « Ils croiront quand il sera trop tard »… Ainsi s’exprima Saint Padre Pio de Pietrelcina dans une lettre aux filles de San Sebastian de Garabandal. Si c’est un moine devenu saint qui s’exprime, le scénariste (le père José Luis Saavreda Garcia) et le réalisateur du film n’ont pas voulu outrepasser leur rôle et précisent bien que ces apparitions ne sont pas officiellement reconnues par l’Eglise. A l’inverse, il faut également préciser que si ces apparitions ne sont pas reconnues ou encore reconnues, elles ne sont pas pour autant condamnées par l’Eglise. Tout le film reflète cette humble soumission et raconte avec beaucoup de vérité, sans vouloir convaincre mais seulement décrire les faits et les laisser à l’appréciation du spectateur, même si, devant certains faits dont l’aspect surnaturel apparait très convaincant, ce dernier est très enclin à adhérer à la réalité des apparitions.

    Les faits historiques présentés dans ce premier long métrage sur le sujet se basent sur la thèse de doctorat du Père José Luis Saavedra, soutenue en 2017 à l’Université de Navarre sous le titre : « Marie de Garabandal, état des apparitions survenues à Sebastián de Garabandal entre 1961 et 1965 ». Ce fut la première thèse de doctorat à mener une étude scientifique sur les événements de Garabandal. Par ailleurs, les supports de communication de la conférence épiscopale espagnole affirment : « le film est un récit historique fidèle, qui ne dit rien de plus que ce que dit l’Eglise sur ces apparitions »Ceci assure le sérieux et l’objectivité du scénario du film. Aussi, le spectateur peut faire confiance globalement à ce qui lui est représenté et le message délivré par la Sainte Vierge à propos du clergé est d’une actualité qui se met à résonner très fort.

    La mise en scène est simple, ne cherchant pas à impressionner le spectateur par des effets spéciaux ni à faire œuvre d’auteur. L’ensemble est beau par sa grande simplicité et sa sincérité. Il est alors bien difficile de ne pas être ému par le témoignage de Foi du brigadier Juan Álvarez Seco qui a été au centre de ces évènements. Avec le jeu d’un retour en arrière (le film débutant par une séquence qui se déroule en 1966), les faits sont racontés de manière linéaire (à l’exception d’un intéressant montage alterné dans la dernière partie du film) d’une manière délicate et le film est visible par tous les âges. On ne peut que recommander de le voir. Sa sortie en France dans les salles est une occasion unique. Distribué depuis sa réalisation dans 18 autres pays, il suscite un intérêt certain au point que des discussions seraient en cours avec 20 autres pays. C’est dire que lorsque le cinéma s’intéresse à des sujets qui touchent au spirituel et à la religion et que les ennemis de la Foi ne se déchainent pas, il trouve un public. C’est bien que l’homme est par essence spirituel…

  • Saints et grands témoins du christianisme : un outil contre l'amnésie

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    Editorial de Xavier Darcos sur Canal Académie :

    Chers amis, chers auditeurs,

    Les éditions du CNRS ont récemment publié un Dictionnaire des saints et grands témoins du christianisme réalisé sous la direction d’André Vauchez et de Jean-Robert Armogathe, respectivement membre et correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1).

    De A comme Aaron à Z comme Zénon de Véron, cet ouvrage monumental présente la vie d’une sélection de plus de trois cents saints et figures marquantes des différentes Églises chrétiennes. De la sorte, il ne raconte pas seulement l’histoire du christianisme et de ses inflexions, mais aussi notre histoire commune. En effet, comme le rappelle André Vauchez dans l’entretien qu’il nous a accordé, les saints ont profondément imprégné le paysage des pays tels que le nôtre : lieux-dits, prénoms, patronymes, jusqu’aux gares et stations de métro, les noms de saints nous sont devenus familiers alors même que leurs vies réelles se sont pourtant effacées progressivement de nos mémoires”. (...)

    (1) Dictionnaire des saints et grands témoins du christianisme, par André Vauchez et Jean-Robert Armogathe, CNRS Éditions, octobre 2019, 1392 p., 42 €.

     

    Dictionnaire des saints et grands témoins du christianisme : un outil contre l’amnésie historique (et spirituelle)

    Entretien avec André Vauchez, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
    Noms de communes, d’hôpitaux, de gares, de rues et de stations de métro, sans oublier un nombre encore très important de prénoms usuels et de patronymes… Les noms des saints chrétiens em-plissent notre vie quotidienne et sont si familiers à nos oreilles que l’on ne s’interroge plus guère sur la vie qui fut la leur. Le Dictionnaire des saints et grandes figures du christianisme récemment pu-blié par les éditions du CNRS sous la direction d’André Vauchez et de Jean-Robert Armogathe, respectivement membre et correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, permet de remédier à cette amnésie. En 1400 pages, l’ouvrage présente les vies réelles de quelque 300 saints et figures marquantes des différentes églises chrétiennes des premiers siècles de notre ère à nos jours. Si bien que, par petite touche, biographie après biographie, c’est aussi une histoire de la sainteté - voire de la notion plus laïque d’exemplarité - qu’il nous propose. Témoins de leur foi et de leur temps, les saints d’hier et d’aujourd’hui portent aussi témoignage de l’évolution de nos sociétés.
     
  • The Voice : quand cinq séminaristes offrent un moment de grâce, « spirituel et magnifique »

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    De Bérengère Dommaigné sur aleteia.org :

    Quand des séminaristes offrent un moment de grâce à la télévision

    the voice séminaristes russes
    Capture écran The voice TF1

    Bérengère Dommaigné | 20 janvier 2020

    Samedi soir, en prime time sur TF1, quelque 5,2 millions de téléspectateurs de The Voice ont pu apprécier la performance vocale de cinq séminaristes du séminaire orthodoxe d’Épinay-sous-Sénart (Essonne). Ils ont offert un moment de grâce, « spirituel et magnifique », d’après les coachs eux-mêmes.

    Samedi soir, TF1 lançait la neuvième saison de son émission phare The Voice. Et dès la première diffusion du télé-crochet, les téléspectateurs ont été servis en surprises et en émotions. Comme avec le Schola Fratrum, « le chœur des frères » en latin, composé de Cyril, Arthur, Pierre, Denis et Vladimir. Originaires de Russie et étudiants au séminaire orthodoxe d’Épinay-sous-Sénart, ils chantent ensemble depuis plusieurs années. Et leur complicité vocale a scotché toute l’assistance. Ils ont débarqué sur le plateau en soutane pour interpréter a capella le chant orthodoxe « Ô mon âme ».

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    Pour ceux qui l’ignorent encore, le concept de l’émission The Voice, est de découvrir « à l’aveugle » des chanteurs qui intègreront ensuite l’équipe d’un des quatre coachs afin de gagner le télé-crochet. Cette année, Pascal Obispo, Amel Bent, Marc Lavoine et Lara Fabian sont ces coachs qui se retournent, ou pas, sur les voix. Et c’est d’abord la stupéfaction qui paralysent les quatre coachs aux premières notes des Schola Fratrum. Combien peuvent-ils être ? Comment les coacher par la suite alors que tout sonne parfaitement ?

    « J’ai médité en vous écoutant »

    Pris par ces questionnements puis par la beauté de l’instant « hors du temps », les coachs ne se retourneront pas et les cinq séminaristes ne poursuivront donc pas l’aventure télévisuelle. Mais qu’importe ! Comme le dit Marc Lavoine, « on a affaire à quelque chose de tellement spirituel et magnifique […]. J’ai médité en vous écoutant ». Quant à la chanteuse Lara Fabian, émue à son tour, elle propose de les inviter à son prochain concert en Russie pour associer leurs voix le temps d’une chanson. Au milieu du show, des lumières et du bruit d’une émission de télévision, ces séminaristes ont offert trois minutes de spiritualité et de transcendance aux 5,2 millions de téléspectateurs qui ont regardé l’émission samedi soir. Assurément, ce sont eux les vainqueurs !

    Ce ne sont d’ailleurs pas les seuls candidats à avoir surpris le public. Parmi les autres concurrents, Maria Boyle, qui a interprété « Danny Boy », un chant traditionnel irlandais. Née à Dublin, elle vit aujourd’hui en France avec son mari et ses sept enfants. Cinq d’entre eux l’accompagnaient d’ailleurs sur scène avec leurs instruments et les deux derniers les ont rejoints au moment de l’échange avec le jury. La singularité de cette mère de famille souriante ? Elle est aveugle. « C’est moi l’aveugle dans l’histoire », lance-t-elle aux coachs en riant. « Quand j’étais petite, j’étais fascinée par les étoiles et maintenant, ça fait plus de 40 ans, les étoiles, je ne les vois plus. Mais ce n’est pas grave parce qu’au fil des années, les étoiles sont venues jusqu’à moi. Et ça c’est mes sept enfants, mes étoiles à moi », a-t-elle poursuivi sous les applaudissements du public.
  • Bruxelles, 21 janvier : la philosophie après le Big Bang avec Stéphane Mercier

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  • Mai 68 et la pédophilie : la clairvoyance de Benoît XVI

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    Du site de la revue Item :

    13 janvier 2020

    Mai 68, la pédophilie et la lucidité de Benoît XVI

    Benoît XVI est le pape qui a décidé d’éradiquer, autant que faire se peut, la pédophilie dans l’Eglise par des décisions fermes et constantes frappant les prêtres et évêques coupables, ainsi que par des mesures préventives. François n’a fait que prolonger cette action.

    Mais le pape émérite est aussi celui qui, avec le plus de lucidité, a mis au jour les racines de la permis-sivité ayant fait prospérer cette perversion sexuelle dont les enfants sont victimes. « La révolution de 1968 s’est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n’admettait plus de normes » a dénoncé l’ancien pontife en avril dernier, « la pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée. »

    Dans l’Eglise, ce vice s’est propagé à cause de clercs pervertis, certes, mais encouragés par un courant de la théologie catholique qui a introduit dans l’Eglise un relativisme éthique selon lequel, résume le pape Benoît, « Il ne pouvait y avoir quoi que ce soit d’absolument bon, ni quoi que ce soit d’absolument mauvais, mais seulement des appréciations relatives. » Ces théoriciens ont mis « radicalement en question l’autorité de l’Eglise dans le domaine moral » et provoqué « un effondrement »de son enseignement dans ce domaine. La gauche a poussé des cris d’orfraie, à l’extérieur comme à l’intérieur de l’Eglise, devant cette dénonciation par l’an-cien occupant du trône de Pierre, car pour la gauche mai 68 fut seulement un « grand moment de liberté » que bafouait Benoît XVI, dépeint comme un affreux réactionnaire.

    Or, après l’avoir insulté, ceux-là viennent de confirmer la juste analyse du prédécesseur du pape François. A la lu-mière de la triste affaire Matzneff ceux qui l’ont soutenu confessent, pour se disculper de leur responsabilité personnelle, que c’est celle de mai 68 : ce n’est pas eux mais l’époque héritière de l’idéologie soixante-huitarde qui leur a fait cautionner la pé-dophilie. Ils seraient en quelque sorte des… victimes de ce printemps-là alors qu’ils en étaient les acteurs ou les continuateurs !

    Ils confirment que c’est le « il est interdit d’interdire » et autres « jouir sans entraves » qui ont fait les beaux jours des pédo-philes et de ceux qui les défendaient au nom de la liberté sexuelle, un « acquis » de mai 68. Une liberté sans « normes » comme le dit Benoît XVI, sans limites, sans interdits. « Si on peut faire l’amour librement avec tout le monde, alors pourquoi pas avec des enfants ? » telle était la justification des intellectuels de gauche, rappelle Virginie Girod, docteur en histoire, spécialiste de l’histoire des femmes et de la sexualité. Elle ajoute cette précision : seuls « les journaux de droite, France-Soir et Minute » s’insurgent. C’est la grande époque de Libération qui fut un haut lieu (avec Le Monde et… Charlie Hebdo) des pourrisseurs. Et l’un des anciens responsables de Libération, Sorj Chalandon, explique que dans son journal « L’interdiction, n’im-porte laquelle, est ressentie comme appartenant au vieux monde, à celui des aigris, des oppresseurs, des milices patronales, des policiers matraqueurs, des corrompus. » Cette feuille anarcho-sartrienne publiait des petites annonces de « rencontres » sexuelles où des adultes sollicitaient des rendez-vous avec des mineurs de « 12 à 18 ans. »

    C’est dans ce même journal, en 1977, qu’était triomphalement annoncé le Front de libération des pédophiles. De nos jours, la classe politico-médiatique, à l’unisson des groupes de pression homosexuels, proteste quand tel ou tel semble assimiler pédophilie et homosexualité, lesquelles, paraît-il, n’auraient rien à voir : « pas d’amalgame !» crient-ils. Or, le fait est que, en 1968 et les années suivantes, les militants qui défendent le droit de « faire l’amour » avec des enfants sont tous homosexuels ou, comme Matzneff, bisexuels.

    L’organe principal de cette croisade en faveur des pédophiles, était celui des homosexuels, le Gai Pied.

    Certes, la pédophilie n’a pas commencé en 1968, elle a toujours existé, hélas, comme le viol ou l’inceste. Dans les temps anciens, on ne parlait pas de « pédophiles » mais de « satyres »… Auparavant, les pervers ne s’en vantaient pas et souvent ils en étaient même honteux ; ils n’écrivaient pas, noir sur blanc ce qu’ils faisaient subir à leurs victimes en prétendant que c’était par amour, comme Matzneff, et que les gamins en étaient très heureux.

    Surtout, ils n’avaient pas la possibilité de faire du prosélytisme pour ce que Matzneff appelle lui-même « notre secte », celle des amateurs de petits garçons et de très jeunes filles. Dès les années 1990, le psychiatre Bernard Cordier le rappelait : « Un écrivain comme Gabriel Matzneff n’hésite pas à faire du prosélytisme. Il est pédophile et s’en vante dans des récits qui ressemblent à des modes d’emploi. » Si ceux qui s’en vantent et soutiennent ces infâmes pratiques appartiennent au monde politico-littéraire et journalistique, leur influence dépasse ce cercle-là. Le docteur Cordier constate que «Ces écrits rassurent et encouragent ceux qui souffrent de leur préférence sexuelle, en leur suggérant qu’ils ne sont pas les seuls de leur espèce. D’ailleurs, les pédophiles sont très attentifs aux réactions de la société française à l’égard du cas Matzneff. Les intellectuels complaisants leur fournissent un alibi et des arguments : si des gens éclairés défendent cet écri-vain, n’est-ce pas la preuve que les adversaires des pédophiles sont des coincés, menant des combats d’arrière-garde ? » La justice s’intéresse maintenant au cas Matzneff et a ouvert une enquête pour viols sur mineurs. Il est bien temps, alors qu’il sévit depuis au moins quarante ans !

  • Retour à Fontgombault, oasis de stabilité et de sagesse bénédictine, à la recherche de Dieu

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    Du site de la Nef :

    Abbatiale de Fontgombault © Pawel Kula 2006

    Fontgombault : la stabilité pour trouver Dieu

    Fille de Solesmes, l’abbaye Notre-Dame de Fontgombault remonte au XIe siècle et, depuis sa renaissance en 1948, a déjà essaimé cinq fois. Entretien avec Dom Jean Pateau, son Père Abbé.

    Dom Jean Pateau célébrant la messe à Fontgombault.

    La Nef – Quelle est l’utilité d’un moine contemplatif dans une société aussi utilitariste et « connectée » que la nôtre, si éloignée de la prière et de la vie spirituelle ?

    TRP Dom Jean Pateau – Saint Benoît fait prononcer à ses moines trois vœux : stabilité, conversion de ses mœurs et obéissance. Je crois que le message du moine au monde passe aujourd’hui plus particulièrement par le vœu de stabilité. Conversion des mœurs et obéissance ne semblent plus guère audibles. Le monastère, par ses bâtiments, évoque déjà cette stabilité. La communauté, l’enseignement qui y est dispensé, s’inscrivent aussi dans cette perspective de durée, de tradition. Se retirant d’un monde liquide, sans repères, les retraitants viennent chercher auprès des moines une stabilité propice au contact avec Dieu. Même non croyants, des touristes de passage ressentent ce contraste. Dieu seul est source de la stabilité monastique. Le moine donne l’exemple d’un être « connecté » avec le Ciel : « Est moine celui qui dirige son regard vers Dieu seul, qui s’élance en désir vers Dieu seul, qui est attaché à Dieu seul, qui prend le parti de servir Dieu seul, et qui, en possession de la paix avec Dieu, devient encore cause de paix pour les autres. » (saint Théodore Studite)

    Le contraste entre le « monde » et le cloître paraît plus grand qu’il ne l’a jamais été : dans ce contexte, d’où viennent vos vocations, sont-ils des jeunes hommes déjà quelque peu préparés par leur vie antérieure à cette ascèse ou sont-ils le simple reflet des jeunes d’aujourd’hui, vivant l’instant présent avec la peur de tout engagement ?

    Il faut reconnaître que nous recevons des vocations de tous les horizons. Selon les provenances, le chemin sera plus ou moins difficile, plus ou moins long. La peur de l’engagement est assez banale. Le drame est quand cette peur dure. Saint Benoît donne comme critère de discernement : « si le novice cherche vraiment Dieu. » Les mots ont leur poids : chercher, vraiment, Dieu.

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  • L'identité chrétienne de l'Europe : la preuve par les appellations des noms de lieux

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    De Bérengère Dommaigné sur le site Aleteia.org :

    La « sainte carte » des villages français (mais pas seulement !)

    08 janvier 2020

    C’est une « sainte cartographie » qui tourne sur les réseaux sociaux en ce moment. Le site polonais BIQdata a répertorié et illustré toutes les villes et villages d’Europe qui porteraient un nom de saint. Et le résultat est sans appel, la France est bel et bien la fille aînée de l’Église. Elle occupe la première marche du podium !

    Si la carte n’est pas nouvelle, cette infographie date de 2016, elle a trouvé un nouvel écho sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Il faut dire qu’elle est édifiante pour rappeler en un clin d’œil les racines chrétiennes de l’Europe. Publiée par le quotidien polonais Gazeta Wyborcza elle cartographie les villes et villages européens qui portent le nom d’un saint. Pour aboutir à ce résultat, le site indique avoir utilisé les données de la base de données de la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA). Anciennement appelée National Imagery and Mapping Agency (NIMA), cette agence du département de la Défense des États-Unis, a pour fonction de collecter, analyser et diffuser le renseignement géospatial en utilisant l’imagerie satellite.

    Pour obtenir cette infographie, l’équipe polonaise a donc cherché comme mots-clés les noms de lieux portant dans leurs langues locales la racine ou le mot « saint » dans tous les pays européens. Résultat, 20.864 lieux portent le nom d’un saint en Europe. Dans le détail des chiffres, on découvre alors que c’est la France qui en compterait le plus grand nombre, (elle qui compte aussi le plus grand nombre de communes !) soit 8.963 villages, ou une commune sur quatre ! Viendrait ensuite l’Espagne, et notamment la Galice, en deuxième position avec plus de 4.000 communes aux noms de saints et l’Italie sur la troisième marche. Si les chiffres ne correspondent pas à la base officielle des codes postaux français, qui en répertorient cette année la moitié moins (4.581), une chose est certaine, ces villages de « saint » font bel et bien partie du paysage ! Tout comme Pont-l’Abbé, La Chapelle-Rainsouin, le Mont-Dieu ou encore Collombey-les-Deux-Églises.

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  • Endoctrinement : des mots tels que "Dieu", "Christ" ou "Bible" sont exclus des écoles chinoises

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Pékin continue sa répression sur l’éducation en bannissant les manuels étrangers des écoles

    10/01/2020

    Le parti communiste chinois a publié de nouvelles directives interdisant l’usage de manuels scolaires étrangers dans les écoles primaires et secondaires. Ces directives imposent aux auteurs, aux éditeurs et aux enseignants de soutenir « l’esprit de la pensée de Xi Jinping » dans tous les manuels. Cette décision souligne le contrôle strict imposé sur l’éducation des jeunes, qui ne se limite pas aux salles de classe. Ainsi, au Tibet pour la 3e année consécutive, les autorités ont rappelé aux familles de Lhassa l’interdiction de toute activité religieuse pour les enfants durant les vacances d’hiver.

    Le 19 décembre, le parti communiste chinois a annoncé de nouvelles directives sur l’usage de manuels étrangers et autre matériel pédagogique. Elles ont été publiées sur le site internet officiel du ministère de l’Éducation, afin de demander aux enseignants, aux auteurs et aux éditeurs de respecter « l’esprit de la pensée de Xi Jinping »« Les supports pédagogiques utilisés par les écoles primaires et secondaires doivent refléter la volonté du parti et de l’État », est-il affirmé, en stipulant que tous les textes pédagogiques doivent être soumis à l’analyse politique d’experts sur le marxisme, sur la culture traditionnelle chinoise et sur les valeurs révolutionnaires. Les manuels scolaires et tout autre matériel pédagogique seront abandonnés en cas de « problèmes vis à vis de la direction politique et des valeurs contenues dans les manuels »« Les écoles obligatoires [jusqu’à l’âge de 16 ans en Chine] ne peuvent utiliser de matériel pédagogique étranger » poursuivent les nouvelles orientations. À propos des élèves en dernière année de lycée, elles ajoutent que « les établissements doivent suivre la politique nationale quant à la sélection de manuels scolaires étrangers ».

    Sinisation et endoctrinement

    Le 9 décembre 2016, les autorités chinoises ont lancé une campagne afin d’accentuer l’éducation idéologique et politique, lors d’une conférence sur le travail idéologique et politique dans les universités (思想 政治 教育, IPE). À cette occasion, le président Xi Jinping avait pris la parole en réaffirmant la suprématie du marxisme et du socialisme dans les établissements supérieurs chinois, et en faisant pression pour poursuivre les efforts dans ce but afin d’endoctriner les 37 millions d’étudiants universitaires chinois. En août dernier, les autorités ont également banni des mots tels que « Dieu », « Bible » et « Christ » des manuels destinés aux écoles primaires. Ces mots ont même été supprimé des manuels étrangers, dans une tentative de réduire l’influence des religions (en particulier du christianisme) et de poursuivre la sinisation des religions.

    Certaines références ont également été retirées des traductions chinoises de quatre contes classiques, publiés par la People’s Education Press, dont La petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen, et Robinson Crusoé de Daniel Defoe. La politique de Pékin concernant l’éducation au Tibet est également étroitement surveillée ces derniers temps. Ainsi, la Campagne internationale pour le Tibet (ICT), une ONG internationale basée à Washington, a dénoncé une directive datée du 31 décembre, envoyée par l’école primaire Chengguan Haicheng de Lhassa aux parents d’élèves, contenant des recommandations sur les projets et devoirs scolaires à effectuer durant les vacances d’hiver, ainsi que sur la santé et sur les comportements interdits, dont les activités religieuses. La directive a également invité les parents à soutenir les « quatre interdits » – à savoir patiner sur les rivières, entrer dans les cybercafés ou autres lieux de divertissement, porter des couteaux et autres objets dangereux, et sortir seul.

    (Avec Asianews, Pékin)