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Culture

  • Liège-Musique: découvrir les jeunes talents professionnels à l'église du Saint-Sacrement

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    A l'église du Saint-Sacrement

    Bd d'Avroy, 132 à Liège

    Copie de église du st sacrement - Copie.JPG

    Prochain concert de la série "Jeunes talents"

    Dimanche 17 décembre 2012 à 16 heures

    Une histoire du violoncelle, illustrée par des extraits de l’œuvre de Jean-Sébastien Bach

    par Fabienne VENIEN

    Fabienne Venien ad5072dab7adf676f48447d079670198.jpg

    Française d’origine, Fabienne VENIEN est diplômée de l’enseignement musical supérieur en Belgique et titulaire, par ailleurs, d’une licence en communication de l’université de Liège.

    Cette jeune virtuose allie à son talent musical un sens pédagogique apprécié par le public. Une audition suivie du verre de l’amitié qui conclura la rencontre.

    Ce dimanche 17 décembre 2017 - 16 heures  EGLISE DU SAINT-SACREMENT  Bd d'AVROY, 132 Liège (4000)

     Réservations et tous renseignements : 0473 32 19 83

     

     PROGRAMME GENERAL

     dimanche  3 décembre 2017 à 16 H

    QUATUOR GENESIS 

    Gwendoline Blondeel - soprano

    Logan Lopez Gonzalez - contre-ténor

    Gabriele Bonfanti - ténor

    Guillaume Knop - basse

    PROGRAMME

    En "Avent" vers Noël

    Mille regrets Josquin Desprez

    Fair phyllis John Farmer

    Je ne l‘ose dire Certon

    Il est bel et bon Passereau

    Ubi caritas Ola Gjelo

    Northern Iights Ola Gjeilo

    Joy to the world (Haendel)

    Les anges dans nos campagnes

    God rest ye merry gentlemen

    Deck the hall

    Ding dong merrily on high

    Amazing grace

    Entre le bœuf et l'âne gris

    Douce nuit 

      ET

    NOS PROCHAINES RENCONTRES

    à l'église du Saint-Sacrement:

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  • Il a suffi de quinze ans pour que l'euthanasie soit banalisée en Belgique

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    De Loup Besmond de Senneville sur le site du journal La Croix :

    En quinze ans, l’euthanasie s’est banalisée en Belgique

    Initialement conçue comme une loi d’exception, l’euthanasie, adoptée en 2002 par la Belgique, y est considérée comme un acte de plus en plus banal.

    Si l’opinion publique y est très favorable, des professionnels de santé émettent des doutes quant à l’extension continue de cette pratique.

    « Une pente glissante. » Quand on l’interroge sur l’évolution de la mise en pratique de l’euthanasie dans son pays, Marc Desmet, jésuite et chef d’un service de soins palliatifs dans l’un des plus gros hôpitaux de Belgique, à Hasselt, répond sans hésiter. Quinze ans après la dépénalisation de l’euthanasie, ce médecin flamand ne peut que constater l’évolution de la loi (1).

    Initialement conçue, en 2002, comme une possibilité ouverte aux personnes souffrant de manière insupportable et constante d’une maladie grave incurable, elle n’a cessé, depuis, de s’élargir : les personnes atteintes de troubles mentaux représentent ainsi 19 % des patients euthanasiés, et il est possible depuis 2014 d’euthanasier les mineurs, même s’ils ne sont pas en mesure de donner leur consentement. Quant aux chiffres – 15 000 personnes au total ont été euthanasiées –, ils n’ont cessé d’augmenter, passant de 235 euthanasies en 2003, à 2024 en 2016 (soit 2 % des décès dans le pays).

    Une pression sociétale forte

    Pour réfléchir à ces évolutions, plusieurs chercheurs se sont réunis en novembre 2017 à l’université d’Anvers, pour un colloque entendant établir un bilan – critique – de quinze années d’application de cette loi dans le pays. Cet état des lieux était organisé alors que les Belges débattent depuis plusieurs semaines à une nouvelle évolution de la loi, pour permettre « aux personnes âgées qui ont le sentiment d’une vie accomplie », aussi appelées « fatiguées de vivre », même si elles ne souffrent d’aucune pathologie, d’accéder à l’euthanasie.

    Sept Belges sur dix sont favorables à une telle évolution, selon un sondage RTL/Le Soir/Ipsos publié à la mi-septembre, ce dont se réjouit Jacqueline Herremans, avocate et présidente de la branche belge de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Elle se félicite aussi d’un « changement de mentalités » concernant la mort, ainsi que de la « plasticité » de la loi, qui a permis les évolutions des dernières années : « le législateur n’a pas figé les concepts, par exemple en ne définissant pas ce qu’est une infection grave et incurable. »

    BLOG Fin de vie : déjà, appliquons la loi

    C’est précisément cette plasticité qui ne cesse d’inquiéter les opposants, dont Carine Brochier, directrice de l’Institut européen de bioéthique. « Alors que la loi était conçue comme une exception, il est devenu normal de se faire euthanasier, déplore-t-elle. La pression sociétale est énorme, et la société belge ne débat pas. Ce n’est pas notre culture, y compris philosophique. » Il demeure néanmoins un cercle où les avis sur l’euthanasie ne sont pas aussi homogènes que dans le reste de la société belge : celui des professionnels de santé.

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  • Le pape invite à conserver précieusement le très riche patrimoine de la tradition latine

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Pour éviter la scission entre les apparences et le cœur, le pape recommande la tradition latine

    « Sachez parler au cœur des jeunes, sachez conserver précieusement le très riche patrimoine de la tradition latine pour les éduquer au chemin de la vie » et pour qu’ils ne tombent pas « dans les labyrinthes de la superficialité et de la banalité, du succès extérieur qui cache un vide intérieur, de l’hypocrisie qui masque la scission entre les apparences et le cœur, entre un corps beau et soigné et une âme vide et aride ».

    C’est l’appel du pape François aux enseignants latinistes, dans un message aux participants à la XXIIème Séance publique des Académies pontificales sur le thème « In interiore homine. Parcours de recherche dans la tradition latine », qui s’est tenue ce mardi 5 décembre 2017.

    Les travaux ont été introduits par le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la Culture et du Conseil de coordination des Académies pontificales. Au cours de la séance, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin a lu le message envoyé par le pape, encourageant à une réflexion sur « l’intériorité, du cœur, de la conscience et de la connaissance de soi », à une époque caractérisée « par l’apparence, la superficialité, la scission entre le cœur et l’esprit, l’intériorité et l’extériorité, la conscience et les comportements ».

    Parmi les lauréats du Prix des Académies pontificales cette année : un Français, Pierre Chambert-Protat, pour sa thèse de doctorat sur Florus de Lyon.

    Voici notre traduction du message du pape en italien.

    AK

    Message du pape François

    À mon vénéré frère le Cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture et du Conseil de coordination des Académies pontificales.

    Je m’adresse à vous avec joie et gratitude, à l’occasion de la XXIIème Séance publique solennelle des Académies pontificales, cette manifestation qui se renouvelle d’année en année depuis 1995 et qui constitue un point de référence du chemin des sept Académies pontificales réunies dans le Conseil de coordination que vous présidez. À cette manifestation, est associée la remise du Prix des Académies pontificales, organisée à tour de rôle par l’une d’elles, selon le secteur de compétence, pour promouvoir et soutenir l’engagement de ceux qui, en particulier les jeunes ou les institutions qui travaillent avec les jeunes, se distinguent dans leur secteur respectif pour offrir des contributions importantes au projet que nous pourrions définir comme « humanisme chrétien ».

    Je voudrais donc vous adresser mes salutations cordiales, à vous tous, cardinaux, évêques, ambassadeurs, académiciens et amis qui participez à cette Séance publique solennelle, souhaitant vivement qu’une telle occasion représente pour tous, mais particulièrement pour les vainqueurs du Prix, un encouragement pour la recherche et l’approfondissement des thèmes fondamentaux pour la vision humaniste chrétienne.

    Cette édition voit pour la première fois comme protagoniste l’Académie pontificale Latinitatis, qui s’est insérée dans le Conseil de coordination des Académies pontificales à la suite de son institution voulue par mon vénéré prédécesseur Benoît XVI par le Motu proprio Latina Lingua du 10 novembre 2012, afin de « soutenir l’effort pour une plus grande connaissance et un usage plus compétent de la langue latine, dans le domaine ecclésiale comme dans le monde plus large de la culture » (N.4).

    J’adresse donc des salutations particulières au président de l’Académie, le prof. Ivano Dionigi, ainsi qu’à tous les académiciens, les remerciant pour leur engagement laborieux, dont témoigne surtout la revue Latinitas qui se propose comme point de référence qualifié et compétent pour les chercheurs et les connaisseurs de la langue et de la culture latine.

    En outre, je me félicite avec vous du choix du thème de cette séance publique : « In interiore homine. Parcours de recherche dans la tradition latine ». En effet, il entend conjuguer les itinéraires de recherche exprimés par les auteurs latins, classiques et chrétiens, avec une thématique d’une centralité absolue, non seulement dans l’expérience chrétienne mais aussi dans l’expérience simplement humaine. Le thème de l’intériorité, du cœur, de la conscience et de la connaissance de soi, en effet, se retrouve dans toutes les cultures ainsi d’ailleurs que dans les différentes traditions religieuses et, de manière significative, il se repropose avec beaucoup d’urgence et de force à notre temps, souvent caractérisé par l’apparence, la superficialité, la scission entre le cœur et l’esprit, l’intériorité et l’extériorité, la conscience et les comportements. Les moments de crise, de changement, de transformation non seulement des relations sociales, mais avant tout de la personne et de son identité la plus profonde, invitent inévitablement à une réflexion sur l’intériorité et sur l’essence intime de l’être humain.

    Une page de l’Évangile nous aide à réfléchir sur la question : il s’agit de la parabole du Père miséricordieux. Au centre, nous lisons l’affirmation qui se réfère au « fils prodigue » : « In se autem reversus dixit : […] “Surgam et ibo ad patrem meum”» ; « Alors il rentra en lui-même et se dit : […] “Je me lèverai, j’irai vers mon père” » (Lc 15,17-18). L’itinéraire de la vie chrétienne et de la vie humaine elle-même peut bien être résumé par ce dynamisme, d’abord intérieur, puis extérieur, qui fait initier le chemin de la conversion, du changement profond, cohérent et non hypocrite et, par conséquent, du développement intégral authentique de la personne.

    Combien de figures, appartenant au monde classique gréco-romain comme au monde chrétien – je pense surtout au Pères de l’Église et aux écrivains latins du premier millénaire chrétien -, ont réfléchi sur ce dynamisme, sur l’intériorité de l’homme, nous proposant de nombreux textes qui, aujourd’hui encore, sont d’une très grande profondeur et actualité et qui méritent de ne pas tomber dans l’oubli.

    Parmi tous ceux-ci, un rôle d’une prééminence absolue revient certainement à saint Augustin qui, partant de son expérience personnelle, témoignée dans les Confessions, nous offre des pages inoubliables et suggestives. Dans le « De vera religione », par exemple, il se demande en quoi consiste la vraie harmonie et, résumant à la fois la sagesse antique – à partir de la maxime « Connais-toi toi-même », gravée sur le temple à Apollon à Delphes, aux affirmations analogues de Sénèque – et les paroles évangéliques, affirme ceci : «Noli foras ire, in teipsum redi; in interiore homine habitat veritas; et si tuam naturam mutabilem inveneris, trascende et teipsum». « Ne sors pas de toi, rentre en toi-même ; la vérité habite l’homme intérieur et, si tu trouves que ta nature et changeante, dépasse-toi toi-même » (39,72).

    Sa réflexion devient ensuite un appel pressant dans le Commentaire de l’Évangile de Jean (18,10) : «Redite ad cor: quid itis a vobis, et peritis ex vobis? Quid itis solitudinis vias ?». « Entrez dans votre cœur ! Où voulez-vous aller loin de vous ? En allant loin, vous vous perdrez. Pourquoi vous mettez-vous sur des routes désertes ? ». Puis, renouvelant son invitation, il indique le but, la patrie de l’itinéraire humain : «Redi ad cor; vide ibi quid sentias forte de Deo, quia ibi est imago Dei. In interiore homine habitat Christus, in interiore homine renovaris ad imaginem Dei, in imagine sua cognosce auctorem eius». « Rentre dans ton cœur ; là, examine ce que tu perçois peut-être de Dieu parce que là se trouve l’image de Dieu ; le Christ habite dans l’intériorité de l’homme, dans ton intériorité tu es renouvelé selon à l’image de Dieu ; dans son image, reconnais ton Créateur » (ibid.).

    Ces affirmations suggestives sont d’un intérêt extraordinaire pour nos jours aussi et seraient à nous redire à nous-mêmes, à ceux avec qui nous partageons notre parcours humain, surtout aux plus jeunes qui commencent la grande aventure de la vie et qui, souvent, restent impliqués dans les labyrinthes de la superficialité et de la banalité, du succès extérieur qui cache un vide intérieur de l’hypocrisie qui masque la scission entre les apparences et le cœur, entre un corps beau et soigné et une âme vide et aride.

    Chers amis, comme saint Augustin, je voudrais moi aussi adresser un appel, à vous, les académiciens, aux participants à cette séance publique et surtout à ceux qui ont la tâche de l’enseignement, de la transmission de la sagesse des pères, renfermée dans les textes de la culture latine ; sachez parler au cœur des jeunes, sachez conserver précieusement le très riche patrimoine de la tradition latine pour les éduquer au chemin de la vie et les accompagner le long de sentiers riches d’espérance et de confiance, puisant dans l’expérience et la sagesse de ceux qui ont eu la joie et le courage de « rentrer en eux-mêmes » pour suivre leur propre identité et leur vocation humaine.

    Voulant maintenant encourager et soutenir ceux qui, dans le cadre de leurs études sur la langue et la culture latine, s’efforcent d’offrir une contribution sérieuse et valable à l’humanisme chrétien, je suis heureux d’attribuer le Prix des Académies pontificales, ex æquo, au Dr Pierre Chambert-Protat pour sa thèse de doctorat sur Florus de Lyon et au Dr Francesco Lubian pour sa publication critique des Disticha attribués à saint Ambroise.

    En outre, pour encourager l’étude du patrimoine de la culture latine, je suis heureux d’attribuer la Médaille du Pontificat au Dr Shari Boodts pour l’édition critique des Sermones de saint Augustin, et au groupe d’enseignants de latin de l’Université de Toulouse 2, pour la publication d’un précieux manuel de latin pour universitaires.

    Enfin, je souhaite aux académiciens et à tous les participants à cette rencontre un engagement toujours plus fécond dans vos domaines de recherche respectifs et je vous confie tous et chacun à la Vierge Marie modèle d’intériorité qui nous est proposée deux fois dans l’Évangile de Luc comme celle qui «conservabat omnia verba haec conferens in corde suo» (Lc 2,19). Qu’elle vous aide à toujours garder la Parole de Dieu dans votre cœur pour en faire la source lumineuse et inépuisable de tous vos engagements.

    De tout cœur je vous donne à tous, ainsi qu’à vos familles, une bénédiction apostolique particulière.

    © Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

  • Le Serment d'Hippocrate revu et corrigé ne protège plus la vie à naître

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    LE NOUVEAU SERMENT D'HIPPOCRATE MET LA VALEUR DE LA VIE HUMAINE EN BALANCE

     de genethique.org

    A l’occasion de son Assemblée générale en octobre 2017 à Chicago (USA), l’Association Médicale Mondiale (AMM) a adopté une version amendée du serment d’Hippocrate.  Initialement promu en 1948 suite à l’implication d’éminents médecins allemands dans des expérimentations sur des prisonniers non consentants, des euthanasies, etc., le serment, aussi connu comme la déclaration de Genève, est utilisé par les médecins du monde entier. Dans un certain nombre de pays, il fait même partie intégrante de la législation régissant l’exercice de la médecine.

    La version moderne adoptée cet automne reflète les changements du contexte dans lequel s’exerce l’éthique médicale. Ils manifestent une vision plus bureaucratique et plus légaliste de la médecine.

    La première modification consiste à transformer le "serment" en "engagement". Dans un monde toujours plus sécularisé, le terme de serment indiquerait une référence trop significative à une « divinité » qui « donnerait des lois ».

    La loi naturelle elle-même semble ne plus avoir cours et, dans la phrase : « même en cas de menace, je n’utiliserai pas mes connaissances médicales contredisant les lois de l’humanité », « les lois de l’humanité » ont été remplacées par « les droits humains et les libertés civiles ». Le bien et le mal sont placés sous l’égide de la loi positive, qui apparait désormais comme principale référence. Dans certaines circonstances, le bien et le mal pourraient même être définis par le gouvernement.

    Le changement le plus significatif concerne l’autorisation implicite de l’avortement : « Je maintiendrai le plus grand respect pour la vie humaine dès le moment de la conception » est remplacé par « je maintiendrai le plus grand respect envers la vie humaine ». L’interdiction universelle à l’avortement disparait. Ce passage soulève aussi la question de la fin de vie[1], même si la position de l’AMM reste à ce jour résolument hostile aux pratiques de suicide assisté ou d’euthanasie.

    Enfin, la question de l’autonomie du patient s’impose également dans la version 2017 du serment qui introduit une nouvelle clause : « Je respecterai l’autonomie et la dignité du patient ». Si le concept contient une certaine noblesse, « cela signifie-t-il que le médecin devra répondre à toutes les demandes du patient, quelles qu’elles soient ? ». 

    La version votée du nouvel "engagement d’Hippocrate" est disponible ici

    [1] Sujet récemment débattue par l’AMM réunie à Rome sur ce sujet (cf. Pape François : « L’euthanasie est toujours mauvaise »).

    Sources: Mercator, Michael Cook (30/11/2017)

  • Quand Jean d'Ormesson confessait sa foi

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    Le 12 juin 2014, sur le Figaro, Etienne de Montety interviewait Jean d'Ormesson qui vient de nous quitter :

    Jean d'Ormesson: «Croire en Dieu, on aurait tort de s'en priver…»

    INTERVIEW - Il publie un très personnel cantique de la Création.

    En 1980, Jean d'Ormesson écrivait Dieu, sa vie, son œuvre. En 2014, son panthéisme joyeux s'est transformé en action de grâces. Il publieComme un chant d'espérance: un court livre où l'écrivain fait part de son émerveillement et de sa stupéfaction face au mystère de l'univers. Il le fait avec brio, comme à son habitude. Commencé comme un court traité de cosmologie, le livre tourne vite à la quête de Dieu. Ce Dieu-là n'est pas celui qui régnait en maître chez ses grands-parents à Saint-Fargeau, il y a cent ans ; c'est une Personne plus insaisissable et plus riche à la fois: l'auteur des beautés de la Création, et celui qui donne la vie et la joie. Et ce Dieu, Jean d'Ormesson l'avoue, l'émeut chaque jour davantage.

    À quand remonte votre intérêt pour Dieu?

    Mon livre traite de Dieu, non pas parce que je vieillis, mais parce que ce sujet m'intéresse depuis longtemps. J'ai été élevé dans la religion catholique. Généralement, quand les gens disent ça, c'est pour mieux s'en démarquer. Ce n'est pas mon propos. Je ne suis jamais allé au catéchisme, hormis quelques mois au cours Bossuet, c'est ma mère qui m'a transmis la foi. Enfant, j'ai lu et relu l'Histoire sainte. Je revois mon père, qui était un catholique de gauche, me disant: est-ce bien vrai, tout ça? Sa remarque m'ouvrit un abîme de perplexité. Je n'ai jamais été très pieux, mais face aux mystères de l'existence, j'ai toujours manifesté un sentiment d'étonnement. Je suis étonné d'être en vie, je n'en reviens pas que le soleil se lève le matin ; je suis stupéfait d'écouter l'andante du Concerto 21 de Mozart. L'éternité, le temps, l'histoire me remplissent d'étonnement

    Avez-vous conservé la foi de votre enfance?

    À trente ans, j'étais toujours dans le même état d'esprit, mais toujours aussi peu pieux: je célébrais Dieu dans sa création. Si j'étais né aztèque, je crois que j'aurais été un adorateur du Soleil. Je trouvais des raisons de croire en découvrant la lumière du matin sur la Méditerranée, dans les calanques de Porto, en Corse, mais aussi en séjournant à Palmyre, à Rome, à Venise, à Damas, devant la mosquée des Omeyyades. Face au mystère de la création, il m'a toujours paru impossible de s'en tenir aux certitudes. Mes doutes m'embarrassaient, me paralysaient jusqu'à ce que j'apprenne que les plus grands saints ont douté. Ainsi Mère Teresa elle-même a connu des périodes de doutes profonds. Léon Bloy a raison: il n'y a qu'une tristesse, c'est de ne pas être un saint. Mais un saint n'est pas un être parfait!

    Pas pieux, donc, mais croyant…

    Je n'accorde pas une grande importance à l'astrologie, mais je note que je suis Gémeaux, signe de la dualité. Je suis gaulliste et européen, de droite mais assez à l'aise avec des hommes de gauche comme Mitterrand et Mélenchon. Et je suis catholique et agnostique. Songez que lorsque j'assiste à une messe, je suis volontiers un peu ironique. Mais je ne supporte pas qu'on critique la foi catholique devant moi. De nombreux auteurs me confortent dans cette position ambivalente. Il y a une histoire célèbre chez les juifs, ce sont deux rabbins qui se disent: «L'important c'est Dieu, qu'il existe ou non.» Un Père de l'Église dit par ailleurs: ma foi est la forme de mon espérance. C'est exactement mon cas.

    Alors à quoi croyez-vous précisément?

    Ce qui ne laisse pas de m'étonner et de m'émerveiller, c'est l'Incarnation: Dieu s'est fait homme. Je sais bien, avec Renan, que dans de nombreuses religions anciennes, les dieux prennent forme humaine: Zeus prit les traits d'Amphitryon pour séduire Alcmène. Mais le Dieu des chrétiens est le seul qui s'incarne par amour. L'amour est la grande nouveauté du christianisme qu'on retrouve dans d'innombrables propos du Christ: «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés», etc. Les chrétiens le savent: quand ils font le bien, c'est à l'imitation de Dieu, mais je suis rempli d'admiration pour les non-chrétiens qui font eux aussi le bien.

    Votre livre montre cependant que votre approche de Dieu procède plutôt de la science que la foi.

    Le XXe siècle a été un siècle horrible à cause des guerres et des massacres. Et un siècle magnifique à cause de la science. On y a fait des découvertes exceptionnelles notamment concernant les origines de l'Univers, de Planck à Hubble. La réflexion sur l'univers est proprement saisissante: nous vivons sur une scène, coincés entre le mur de Planck qui donne le départ de l'Univers et celui de la mort. Nous vivons dans une parenthèse miraculeuse, qui a eu un commencement et aura une fin.

    Tous ces scientifiques nous éclairent sur la façon dont a pu se construire l'Univers. Mais pourquoi tout ceci a-t-il été créé?

    Ça relève de la foi. «Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?» demandait Leibnitz. Or la nécessité de l'Univers n'est pas nécessaire. D'ailleurs, la science et la foi ne sont pas du tout incompatibles. Il est loin, le temps où Bertrand Russell pouvait, après une longue discussion sur l'existence de Dieu, couper court en disant: «Vous ne m'avez pas donné assez de preuves…» Croire en Dieu, c'est beaucoup plus simple que de ne pas y croire, et c'est beaucoup plus encourageant. On aurait tort de s'en priver!

    Il y a le mal qui est un mystère et un scandale, qui peut faire douter de Dieu.

    Oui, mais le mal est arrivé avec l'homme et avec la pensée. Avant l'homme, le mal n'existe pas. Il y a la souffrance, mais pas le mal. Le mal est l'apanage de l'homme. Car le mal est indissociable de la conscience du mal. Il procède de l'homme, de sa responsabilité, c'est-à-dire de la liberté de faire le mal. Le mal est le prix de notre liberté. Dieu n'est pour rien là-dedans.

    Et l'Église catholique dans tout ça, comment la trouvez-vous?

    Les ricaneurs sont nombreux qui citent Loisy: «Jésus annonçait le royaume, mais c'est l'Église qui est venue»… Or la succession de trois papes, Jean-Paul IIBenoît XVIet François, chacun illustrant à sa manière les trois vertus théologales, l'espérance, la foi et la charité, montre le caractère durablement exceptionnel de l'Église catholique, et ce depuis deux mille ans. Je mourrai dans son sein si elle veut de moi et j'aimerais bien avoir un prêtre à mes côtés.

    Comme un chant d'espérance, de Jean d'Ormesson, Éditions Héloïse d'Ormesson, 160 p., 16 €.

  • Bolland (Herve), 17 décembre : Concert de Noël avec l'ensemble ukrainien Loubistok

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    L'EGLISE SAINT-APOLLINAIRE DE BOLLAND

    VOUS INVITE A UN VRAI CONCERT DE NOËL 

    2004 2005 2006 ...2017 : DEPUIS QUATORZE ANS SANS INTERRUPTION !

    Dimanche 17 décembre 2017 à 15 heures,

    église Saint-Apollinaire de Bolland

    VOTRE CONCERT DE NOËL !

    SUR UN PODIUM POUR UNE MEILLEURE VISIBILITE

    LOUBISTOK

    BOLLANDINI CANTORES

    CHŒUR MIXTE SAINT-APOLLINAIRE

    P.A.F. : 10 € (8 en prévente, à verser au 732-0056429-26, Chorale de Bolland)

    Réservation au 087 / 67 55 73 (téléphone, fax, répondeur)

    RÉCEPTION APRES LE CONCERT (PRIX TRÈS MODÉRÉS)

    VIN CHAUD OFFERT A LA SORTIE S'IL FAIT FROID !

    QU’ON SE LE CHANTE !

     

    Loubistok nous revient, pour la quatorzième année consécutive.

    Le temps passe, mais nos jolies Ukrainiennes de Lviv nous enchantent toujours par la justesse et les couleurs chatoyantes de leurs voix slaves, par leur répertoire agréable et varié, mêlant noëls et pièces folkloriques, par la succession habile des chants a cappella et des pièces accompagnées au violon, à la flûte, au kobza, à la bandoura, par leur sourire et leurs merveilleux costumes traditionnels !

    Avec deux autres chœurs pour deux fois cinquante minutes d’une jouissance artistique assurée.

    Réservez tôt pour obtenir les meilleures places ! 

    Avec le soutien et le concours de la Ville de Herve

  • Quand la pub fait l'impasse sur Noël... et si c'était tant mieux ?

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    Coup de tonnerre sur nos pauvres sociétés européennes : une certaine marque de bière très connue ne produira plus de « bière de Noël » mais de la « bière d’hiver ». Dans le même temps, ce même mot recule aux frontons des temples du commerce et des enseignes municipales. Exit Noël, la société laïque pare ses tables pour « les fêtes de fin d’année » (le jour de l’An soit, et la deuxième, quelle est-elle ?)

    Et les uns de relayer ces horreurs estampillées #christianophobie, tandis que d’autres sabrent le champagne : l’emprise de Léreligion sur la société recule !

    Ridicule. Aussi ridicule, et ce n’est pas peu dire, que la brusque toquade de quelques élus pour l’origine vaguement mariale du graphisme du drapeau européen, ou que Jean-Luc Mélenchon voyant dans le folklorique titre de chanoine de Latran la preuve d’une mainmise vaticane sur la République française. Ah ! si monsieur Mélenchon connaissait mieux le pape François… vu son programme économique, écologique et social, cette allégeance, il l’appellerait de ses vœux ! Mais passons. C’est ridicule, oui, de voir un « viol de conscience », un « obscurantisme tentaculaire » dans le mot de « Noël » appendu aux vitrines pleines de foie gras, et une libération dans son retrait. Voilà une liberté qui ne coûte pas cher à consentir et qui fait oublier le reste.

    Grotesque tartarinade laïcarde, oui. Mais est-ce tellement mieux de s’arc-bouter, au nom de la défense de « l’identité chrétienne », sur la présence du mot Noël sur les emballages de marrons glacés ? C’est un fait, même s’il nous déplaît fort, à nous chrétiens : l’immense majorité de nos concitoyens ne fête pas, fin décembre, la venue du Dieu fait homme. Et ce n’est pas parce qu’elle s’est convertie au grand méchant z’islam. L’hypothèse salafiste est assez peu crédible pour expliquer la disparition d’un nom de fête chrétienne de sur un… pack de bière. À moins que l’expression « pression des milieux islamistes » n’ait pris un sens nouveau, plus mousseux et aussi quelque peu inattendu. Bref, c’est juste que nos concitoyens sont majoritairement sans religion et que du coup, l’étiquette Noël relève plutôt du simulacre.

    Peu importe à qui célafôte. C’est ainsi : la France n’est plus un pays majoritairement chrétien et l’on peut toujours clabauder « ouimédeculturechrétienne » ou « didentitéchrétienne », imposer de parler de Noël à quelqu’un qui se fiche comme d’une guigne de ce qui s’est passé à Bethléem dans une certaine étable, cela ne nous mène à rien. C’est se bercer d’illusions, faire semblant, et contraindre les autres à le faire. Ils ne croient plus. C’est ainsi.

    Et dans ces conditions, je crois que nous n’avons aucun intérêt à combattre pour défendre le royaume du Christ sur des boîtes de chocolats ou les calendriers des postes. Ne nous plaignions-nous pas chaque année ? N’était-ce pas même devenu proverbial, que Noël ne fût plus pour la majorité qu’une fête commerciale ? Et bien ! que le commerce fasse sa bringue, et nous, fêtons Noël. L’Enfant n’a pas besoin de catalogues de jouets mi-partis roses et bleus, ni de Mon Chéri, ni de Pyrénéens. Il se passera très bien d’être prétexte à lucullutiennes agapes, concours du cadeau hors de prix et rubans rouges autour des tablettes et des iphone. Rien de nouveau, nous le répétons chaque année.

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  • Liège, 10 décembre : Concert-méditation de Noël "Des mystères au Mystère, le chemin de Marie"

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  • Philo à Bruxelles le 12 décembre : 2e séance à la découverte de saint Thomas avec Stéphane Mercier

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    La première conférence fut un vrai succès. La petite salle était remplie : 50 personnes dont une bonne proportion d'étudiants et de jeunes professionnels...

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  • "Tout mais pas ça !" Un film à ne pas manquer

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    De Bruno Bouvet sur le site du journal La Croix :

    Tout mais pas ça », chacun cherche sa voie

    L’Italien Edoardo Falcone traite sur le mode de la comédie, enlevée mais inégale, l’effondrement des certitudes d’un chirurgien dont le fils veut devenir prêtre.

    Edoardo Pesce et Marco Giallini / Copyright Claudio IannoneStars 

    Tout mais pas ça ! **

    d’Edoardo Falcone

    Film italien, 1 h 27

    Enlevée, drôle, incisive, caustique et à la fois pleine de charme. La première demi-heure de Tout mais pas ça ! emporte l’adhésion du spectateur comme les plus belles comédies à l’italienne des années 1970.

    C’est précisément dans cette veine, avec musique entraînante et dialogues ciselés, que se situe le réalisateur, Edoardo Falcone, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi les cinéphiles transalpins ont accordé leurs suffrages (700 000 spectateurs) au premier film de cet ancien scénariste.

    Le tsunami familial que provoque l’annonce par Andrea, un sémillant étudiant en médecine, de son souhait de devenir prêtre, est assez irrésistible. Panique à bord : chacun voit ses certitudes chamboulées, et les rôles trop bien établis se recomposent…

    Une réflexion sur la vocation

    Toutefois, une très longue séquence, fondée sur un quiproquo balourd et étiré jusqu’à la corde fait craindre que Tout mais pas ça ! ne tienne pas ses promesses et vire à la pantalonnade. Il n’en est rien et le film se ressaisit pour développer, non sans finesse, une jolie variation sur le thème de la vocation, au sens large.

    De quoi remplit-on son existence ? Quel sens lui donne-t-on ? Tommaso, visage fermé et amabilité de cerbère, s’est-il jamais posé la question ? Ce brillant chirurgien connaît tout de la cardiologie mais n’écoute guère son cœur. Pas davantage ceux des autres.

    Il a, depuis longtemps, réduit Carla sa femme (touchante Laura Morante) au rôle de (joli) accessoire. Il méprise Bianca, sa fille, qu’il n’a jamais pris le temps d’écouter et mène au pas de charge son équipe médicale, sans aucun égard pour leurs états d’âme.

    Un apprivoisement réciproque

    Quant à Andrea, son fils, pourquoi choisirait-il une autre voie que celle de marcher sur ses traces ? La seule différence à laquelle pourrait consentir Tommaso est d’ordre privé : quand Andrea réunit toute la famille pour faire « la » grande annonce, le médecin est persuadé qu’il va apprendre que son fils est homosexuel.

    S’il a choisi le sacerdoce, ce ne peut être que sous l’influence malfaisante d’un prêtre, Don Pietro, dont il va s’évertuer, lui, le savant aux conceptions rigoureusement laïques, à révéler le vrai visage. Le duel entre l’athée et l’homme de Dieu offre des scènes inégales, desservies par des gags un peu appuyés.

    Il touche juste, en revanche, quand il laisse la place à l’apprivoisement réciproque et à l’éclosion de la sensibilité du rude Tommaso.

    Bruno Bouvet
  • Sus aux crucifix !

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    De SudInfo :

    Le crucifix banni des locaux de la Croix-Rouge: le rappel à l'ordre crée la polémique (+Vidéo)

    Le crucifix et les autres signes convictionnels religieux sont en principe désormais bannis des espaces publics des locaux de la Croix-Rouge. C’est l’objet d’un mail envoyé voici une quinzaine de jours aux maisons de la Croix-Rouge de la province de Liège.

    A lire aussi : Les principes de base de la Croix-Rouge à respecter... et une démission à la clé

    Les croix et autres symboles religieux sont devenus indésirables à la Croix-Rouge. Un coup de balai déclenché par une plainte.

    À Verviers, la décision crée la polémique, alors que la croix accrochée au mur n’avait jamais fait de vagues, dans la Vestiboutique, rue Renkin...

    > Ce qui s’est passé à Blégny, et les conséquences pour l’antenne locale

  • Vache crucifiée : signons la pétition adressée à l'évêque d'Hasselt

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    PETITION: Remove the ‘crucified cow’ on display in Catholic church

    A “crucified cow” has been erected as “art” at the center of a consecrated Catholic church in the Belgian town of Borgloon. Local Catholics are urging the local bishop to have it removed and offer public prayers of reparation, but so far it has remained in place.

    The “art” exhibit by Tom Herck is to be displayed until early December in the small parish church of Saint John the Baptist.

    The “artist” went through the grueling process of actually nailing the 500 kg corpse of a cow to a cross before covering it with silicone paint. The cow on the cross, surmounting a basin containing 5,000 litres of milk, is supposed to symbolize industrial breeding and thrown-away food. Visitors are welcomed with beef and cheese appetizers.

    The artist's choice of a church supposedly points to wasted architectural space in a time of housing shortage. Herck openly admits he is particularly seeking to attract attention to the “innumerable” churches that remain empty in Flanders on Sundays because, he says, the Flemish are no longer interested in “insufferably tedious Masses.”

    The local Catholic group Katholiek Forum says the local diocese’s lethargy has been slow to act. They say the “crucified cow” is a “satanic image and a disgusting insult to God and Catholicism.”

    To: Bishop Patrick Hoogmartens

    We join Catholics in your diocese who are outraged over the display of a “crucified cow” in a consecrated Catholic church.

    Please do all that is in your power to protect this most sacred space for the due worship of God, banish this sacrilege, and offer public prayers of reparation.

    We pledge to pray for you in your role as shepherd of the Diocese of Hasselt.

     SIGN THIS PETITION