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Sciences

  • En exclusivité sur belgicatho, un entretien passionnant avec le Professeur René Lebrun

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    Ce jeudi 19 juillet 2018, le professeur René Lebrun, docteur Honoris Causa de l’université de Limoges, docteur en Philologie et Histoire orientales, licencié-agrégé en philologie classique et entre autres, professeur émérite à l’université catholique de Louvain-La-Neuve et à l’Institut catholique de Paris, nous a accordé un entretien pour Belgicatho. 

    Professeur, pourriez-vous brièvement nous retracer votre parcours académique et aborder les questions qui vous ont intéressé au long de cette vie professionnelle ? 

    Le début de ma carrière en tant que chercheur et enseignant à l’université, c’est en 1980 à Genève ; j’ai enseigné à Genève l’histoire de l’Anatolie et la langue hittite. L’année suivante en 81, j’ai été engagé à la KUL et j’y ai presté le hittite pendant dix ans, en néerlandais. En 86, je vais être engagé à Paris, en parallèle de la KUL, à l’Institut catholique de Paris, où je vais enseigner l’akkadien, le hittite et l’histoire de l’Anatolie et cela jusqu’en 2005. Au début des années 90, j’ai renoncé à Leuven et j’ai été engagé ici à l’UCL où j’ai été responsable des cours d’akkadien, ou de babylonien si vous voulez (c’est équivalent), de hittite, d’histoire de l’Anatolie et je suis devenu le président de l’Institut orientaliste. Maintenant, je reste actif : on est quelques professeurs émérites à avoir bénéficié tout récemment, il y a deux mois, d’un titre « émérite actif » ce qui me permet de conserver mon bureau et de garder les mêmes budgets pour les recherches ; on a droit à une secrétaire etc. Les voyages scientifiques à l’étranger sont payés par l’université. À côté de cela, je dirige plusieurs publications et collections dont la collection Homo religiosus fondée par le cardinal Ries. Quand il a fondé cette collection et le centre d’histoire des religions, j’ai immédiatement été son bras droit. Et c’est comme cela que je lui ai succédé tout naturellement car c’était son souhait. Cette collection est publiée chez Brepols.

    Aujourd’hui, quelles sont les grandes questions qui sont encore discutées dans l’histoire de l’Anatolie ?

    Ce qui reste passionnant c’est bien sûr le hittite avec ces textes en hittite, à peu près 76 000 textes, dont une grande partie n’est toujours pas publiée ! J’ai lancé, il y a quelques mois, une recherche ici, en vue d’une publication par l’Institut orientaliste ou dans la collection Homo religiosus concernant une édition scientifique des rituels hittites. Il y a plus de mille textes, donc on peut s’amuser ! Il y a aussi les nombreuses inscriptions en caractères glyphiques puisque les Hittites utilisaient deux systèmes d’écriture : une cunéiforme, surtout pour les tablettes d’argile, et d’autre part, pour tout ce qui était monuments ou les sceaux, c’était en écriture glyphique – avant on disait hiéroglyphique, par comparaison avec l’Égypte, même s’il n’y a aucun lien entre les deux - 

    Quand j’ai commencé mes études d’orientalisme, c’était encore une écriture très mystérieuse.

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  • Une étude sur le saint Suaire suscite la perplexité

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    De Vatican News

    Saint-Suaire: une étude sur les taches de sang suscite la perplexité

    Une spécialiste interrogée par Vatican News considère cette étude comme n’ayant aucune rigueur scientifique et étant motivée par des raisons idéologiques visant à décrédibiliser cette relique.

    Federico Piana – Cité du Vatican

    La nouvelle a fait le tour du monde: la moitié des taches de sang imprimées sur le suaire ne seraient pas compatibles avec la posture d’un homme crucifié. Cette étude sérieuse en apparence, publiée par des chercheurs de l’Université de Liverpool dans le Journal of Forensic Sciences, est vivement contesté par Emanuela Marinelli, spécialiste mondialement connue du Saint-Suaire, qui dénonce le manque de «rigueur scientifique» de cette étude, effectuée à l’aide d’un simple mannequin recouvert d’un linge, sur lequel on a fait tomber quelques gouttes de sang artificiel à l’aide d’une éponge pour ensuite étudier la trajectoire du sang…

    Une méthode approximative et superficielle donc, qui selon elle n’a pas le sérieux «d’autres enquêtes comme celle réalisée il y a désormais 40 ans sur des cadavres d’hommes morts par hémopéricarde» (un épanchement sanguin du cœur, dont Jésus lui-même serait mort, ndlr), avec un bistouri pointé entre la cinquième et la sixième côte, comme la lance du soldat romain. Ces études de médecine légale tendaient en effet à corroborer la relation entre les traces de sang présentes sur le Saint-Suaire et les blessures évoquées dans les récits de la Passion du Christ.

    Interrogée par Radio Vaticana Italia, la professeure Marinelli dénonce donc les études pseudo-scientifiques financées par des groupes idéologiques visant à présenter le Saint-Suaire comme un faux. Elle rappelle notamment la censure par la Rai, la télévision publique italienne, d’un documentaire dans lequel était évoquée une lettre du cardinal Anastasio Ballestrero, archevêque de Turin de 1977 à 1989, qui dénonçait l’implication de la franc-maçonnerie dans l’affaire de la datation au carbone 14, dont la thèse sous-jacente était de démontrer l’origine médiévale, et non pas antique, du Saint-Suaire. Des études ultérieures ont relancé le débat, avec notamment l’idée plausible d’une origine antique et palestinienne du Saint-Suaire, qui serait donc authentique, mais qui aurait pu, au long de deux millénaires, faire l’objet de raccommodages et de réparations avec des tissus européens plus récents.

    En tout cas, pour certains, l’objectif n’est pas seulement de nier le Christ mais aussi sa Résurrection. Comme disait le cardinal Giacomo Biffi, pour un catholique, découvrir que le Saint-Suaire serait un faux ne change rien. Cela change tout, en revanche, pour un athée. Et c’est peut-être cela qui motive certains à vouloir démontrer le caractère faux de cette relique, avec un certain acharnement idéologique, le tout sous couvert de scientificité, dénonce Emanuela Marinelli.

  • Quand un jeune garçon diagnostiqué en état de mort cérébrale se réveille 24 heures avant d'être débranché

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    EN ÉTAT DE MORT CÉRÉBRALE, UN JEUNE GARÇON SE RÉVEILLE 24 HEURES AVANT D’ÊTRE DÉBRANCHÉ

     de genethique.org

    Trenton McKinley, un jeune Américain de 13 ans habitant à Mobile en Alabama a eu un accident spectaculaire il y a deux mois. La petite remorque dans laquelle il jouait avec ses amis, tirée par un buggy, s’est renversée suite à un coup de frein trop brusque. « J'ai heurté le béton et la remorque a atterri sur le dessus de ma tête. Après cela, je ne me souviens de rien » raconte le garçon lui-même.

    Avec sept fractures du crâne, il a subi plusieurs opérations de la tête -une partie de son crâne lui a été retirée plusieurs jours et congelée avant d’être remise lors d’une opération risuée- mais son cerveau  a commencé à gonfler. Quatre fois son cœur s’est arrêté, à chaque arrêt cardiaque les médecins ont réussi à relancer son cœur grâce à l’adrénaline, mais la quatrième fois il est resté quinze minutes en arrêt cardiaque avant de se relancer. Les médecins ont indiqué aux parents qu’avec un tel manque d’oxygène, le cerveau et les reins ne fonctionneraient plus jamais : « ils ont dit qu’il ne serait plus jamais normal. Il m’ont dit que le manque d’oxygène serait si mauvais pour son cerveau qu’il resterait un légume s’il se réveillait ». Quant à ses reins ils ont expliqué qu’il serait dépendant pour toujours d’une « machine de remplacement rénale complète ».

    Le samedi, les médecins ont annoncé aux parents qu’à l’arrêt cardiaque suivant ils le laisseraient mourir, et que dès le lundi matin ils stopperaient l’adrénaline soutenant son cœur. Ils ont donc incité les parents à autoriser le don d’organe, d’autant plus que cinq enfants malades compatibles étaient alors sur liste d’attente. « C’était injuste de le maintenir en vie, parce que cela ne faisait qu’abîmer un peu plus ses organes » essayait de se rassurer la maman après avoir signé l’autorisation de prélèvement sur son fils.

    Mais contre toute attente, dès le lendemain dimanche, le garçon a commencé à bouger une main puis une jambe et ses yeux sont passés de « noirs et secs » à « verts avec de petites taches blanches comme des paillettes ». Les médecins ont donc annulé la procédure de débranchement programmée pour le lundi et ont découvert avec stupéfaction qu’en se réveillant le garçon avec gardé toutes ses facultés intellectuelles et même son humour ! Quelques jours après, le garçon faisait même du basket en salle de rééducation, et il est désormais en convalescence chez lui. « Passer de l’absence totale d’ondes cérébrales à, maintenant, la marche, la parole et la lecture, et même les maths, c’est un miracle ! » s’émerveille sa maman.

    Si l’histoire de ce garçon arrive rarement, ce n’est pas non plus la première fois, comme en témoigne par exemple Angèle Lieby[1]  dans son livre Une larme m'a sauvée : dans le coma mais pleinement consciente, cette femme a pleuré en entendant sa famille autoriser qu’elle soit débranchée par les médecins, manifestant ainsi son état de conscience. Carine Brochier, de l’Institut Européen de Bioéthique rappelle qu’« une erreur de jugement est toujours possible malgré le développement du savoir médical et des technologies » et que « l'histoire de ce garçon en Alabama devrait inciter à la prudence qui reste essentielle », car « si une personne se retrouve dans le coma ce n'est pas pour autant qu'elle ne récupèrera jamais ».

    Pour aller plus loin : Les donneurs d’organes sont-ils vraiment morts ?

    [1] Angèle Lieby: "Je suis si heureuse qu'ils ne m'aient pas débranchée"

    Sources: 20 minutes, Naomi Mackako (07/05/2018) / Fox10, Devan Coffaro (07/05/2018) / Atlantico (09/05/2018)

  • La science a des limites à respecter et nécessite un sens de responsabilité éthique

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    De Vatican News (Manuella Affejee) :

    Le Pape rappelle la responsabilité éthique de la science

    Le Pape recevait au Vatican, ce samedi 28 avril 2018, les participants à une conférence internationale sur la médecine régénérative. Promue par le Conseil pontifical pour la Culture, en collaboration avec plusieurs autres organismes et associations, «Unite to cure», réunit représentants du monde de la culture, de la société, et de diverses religions.

    Dans son discours, le Pape a choisi de revenir sur le parcours de cette conférence, qui repose sur 4 concepts : prévenir, réparer, soigner et préparer l’avenir.

    François plaide en premier lieu pour une «culture de la prévention». De nombreuses maladies, -liées aux changements radicaux de notre civilisation moderne-, pourraient être évitées. Comment ? En accordant, par exemple, une «attention plus grande à notre style de vie, à la culture que nous souhaitons promouvoir», en adoptant des mesures préventives dès l’enfance. Cette culture de la prévention requiert une «action globale constante», note le Pape, qui doit être l’affaire de tous, pas seulement des institutions sociales ou gouvernementales.

    La science a des limites à respecter

    Le Pape a ensuite évoqué deux concepts centraux de cette conférence : réparer et soigner. Des progrès notables ont été accomplis dans le champ de la médecine régénérative et de la recherche cellulaire, concentrées essentiellement sur la découverte et l’expérimentation de nouvelles thérapies, face aux maladies rares, auto-immunes, neurodégénératives et autres. L’affirmation de la science, le développement de technologies toujours plus élaborées et complexes permettent de mieux comprendre la structure des organismes vivants, et d’intervenir sur eux de manière précise, note le Souverain Pontife. Ces progrès nécessaires doivent aiguiser la conscience de notre responsabilité éthique envers l’humanité. «L’Eglise loue chaque effort de recherche (…) destiné au soin des personnes souffrantes » ; elle rappelle aussi un principe fondamental: «tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas forcément éthiquement acceptable». «La science, comme toute autre activité humaine, sait qu’elle a des limites à respecter pour le bien de l’humanité même, et nécessite un sens de responsabilité éthique», rappelle encore le Pape.

    Préparer l'avenir, créer des synergies

    Si nous voulons préparer l’avenir, -4e concept du parcours-, nous devons agir avec une sensibilité accrue, à mesure que les moyens mis à notre disposition deviennent puissants. La réflexion sur la santé, insiste le Saint-Père, doit s’insérer dans un contexte plus large que le seul champ scientifique et qui implique «notre capacité à préserver et sauvegarder l’environnement, l’exigence de penser à tous », surtout aux plus faibles, aux malades, et ceux qui n’ont pas accès aux soins.

    Penser à l’avenir signifie «entreprendre un itinéraire signé par un double mouvement. Le premier, ancré à une réflexion interdisciplinaire ouverte, qui associe de multiples experts et institutions, et permet un échange réciproque de connaissances ; le second, constitué d’actions concrètes en faveur de ceux qui souffrent». Ces deux mouvements préconisés par le Pape exigent «la convergence des efforts et des idées, capables d’impliquer représentants de diverses communautés : scientifiques et médecins, patients, familles, étudiants, leaders religieux, philanthropes», etc. Cette synergie des efforts, avait-il rappelé au début de son intervention, doit se faire «en dépassant les préjudices». 

  • Le Coran au défi de la science

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    Editions Docteur Angélique

    LE CORAN DECREE
    Le défi de la science

    Florence Mraizika

    ISBN : 978-2-918303-28-2
    Format 20 x 13
    124 pages, 12,00 €

    Parution : avril 2018

    Politique Aristote

    Présentation

    Aujourd’hui, une chose est surprenante : musulmans et musulmans intégristes se réfèrent eux-mêmes au Coran pour se justifier. Mais les uns vivent en paix et les autres – comme Daech – assassinent, tuent, pillent, violent en se rapportant au même Coran.
    Il y a donc un grand malaise.

    Nos pays occidentaux osent à peine parler du Coran, premier pilier de l’islam, de peur d’être immédiatement taxés d’islamophobes. Autant il est permis de passer à la critique scientifique les textes fondateurs des autres religions, autant, là, il semblerait que cela soit interdit.

    Fort heureusement, de très éminents scientifiques étudient le Coran, surtout les plus anciens manuscrits connus. En France, en Allemagne, aux Etats-Unis, à Jérusalem, au Caire, etc., cette petite communauté scientifique – les meilleurs dans chaque discipline – publient régulièrement leur découverte.

    Ce petit livre, très facile de lecture, est la synthèse des dernières découvertes scientifiques concernant le Coran. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre (l’auteure a épousé un musulman) mais de rechercher scientifiquement si ce qui est affirmé dans le Coran est vrai, possible, faux. Bref de passer le Coran au défi de la science.

    Ainsi, si le Coran est incréé dans un arabe pur, pourquoi l’arabe utilisé serait-il postérieur à Mahomet ? Comment expliquer les différentes strates de composition du corpus coranique ? Pourquoi dans les textes les plus anciens connus, n’y a-t-il pas de voyelle, permettant ainsi des interprétations diverses ? Pourquoi sont-elles apparues plusieurs siècles après Mahomet ? Etc.

    Doctorante à l’EPHE-Sorbonne sous la direction de Marie-Thérèse Urvoy, Florence Mraizika répond à toutes les interrogations. Ces réponses nous permettent d’appréhender enfin, avec une vision sans doute plus scientifique, le Coran.

    L'auteur

    Diplômée d’araméen de l’université Hébraïque de Jérusalem et docteur des Mines de Saint-Étienne, Florence Mraizika est doctorante à l’EPHE-Sorbonne en Histoire, textes et documents, sous la direction des Professeurs Marie-Thérèse Urvoy et François Déroche. Elle est spécialiste de l’intertextualité Bible-Coran et a exploré durant deux ans, à l’Institut Catholique de Toulouse, le motif de l’alliance biblique dans le Coran ainsi que les strates de composition du corpus coranique.

    Table

    I. Histoire des documents

    Qu’est-ce que le Coran ?

    Le Coran peut-il être lu par tout un chacun ?

    Le Coran n’aurait-il donc pas été écrit en arabe ?

    Depuis quand existe le courant sceptique ?

    Le Coran a-t-il un problème avec les autres livres ?

    Quel est le premier pilier de l’islam ?

    Le Coran est-il un livre ?

    Comment les scribes ont-ils pu réorienter le sens du corpus ?

    Y a-t-il d’autres indices de composition ?

     

    II. Histoire des lieux et contexte

    La Mecque est-elle la Ville Sainte ?

    La parole est aux qiblas

    Des lieux saints nomades

    Muhammad est-il acteur de l’histoire ?

    Alors Muhammad ne serait ni l’auteur du Coran ni le fondateur de l’islam ?

    Des documents et des doctrines à la barre de l’Histoire

    L’islam, mille-feuille ou hérésie ?

    Le mille-feuille des affidés. De la montée sur Jérusalem aux alliances et fitnas politiques

    Le Dôme, bible à ciel ouvert, bâtie sur mesure pour les judéoarabes

    Aïssa

     

    III. Une doctrine de l’outre-tombe

    Le Coran a-t-il un problème avec la vie ?

    La conception de Dieu des musulmans est-elle radicalement différente de celle des chrétiens ?

    Qu’est-ce que la foi des musulmans peut apporter aux chrétiens ?

    Le problème du mal dans le Coran. Dieu en est-il l’auteur ?

    Quelle est la définition coranique du Bien et du Mal ?

    Pourquoi cette angoisse de l’après-mort est-elle si vivace ?

    La vision du Paradis est-elle uniquement charnelle ?

    Le musulman est-il un parfait messianiste ?

    Le Jihâd est-il garant de vie éternelle ?

    Qui sont les associateurs ?

    Au final, quelles certitudes peut-on avoir ?

  • Pas de Linceul de Turin sans Résurrection du Christ

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    Du site "Prier en famille.com" :

    Ajoutée le 25 mars 2018

    Ecrivez-nous et posez vos questions à : 30videosapologetiques@gmail.com & Retrouvez nos autres vidéos sur la chaîne Youtube : "Marie de Nazareth"

    CONCLUSIONS SUR LE LINCEUL DE TURIN : Aujourd'hui, avec l'accumulation de découvertes étonnantes sur cet objet qui est le plus étudié au monde (500.000 heures de recherches scientifiques de haut niveau) il est possible de conclure que ce linge est bien celui qui a enveloppé le corps du Christ après sa mort en l'an 30 à Jérusalem et d'affirmer que le rayonnement qui a provoqué l'image imprimée sur le tissu, - image stupéfiante, inexplicable et non reproductible par la science à ce jour - (négatif montrant une image nette à partir d'une oxydation acide déshydratante de densité variable indiquant une information de distance) ne peut venir que du "flash" de la Résurrection. En s'attachant à mettre en lumière 5 arguments précis qui sont tous décisifs, la présentation explique pourquoi, dans l'état de la connaissance actuelle, rester dans le doute et ne pas conclure serait une attitude idéologique, incohérente et inadaptée.

    Plan de la vidéo :

    00:38 : Ne pas se tromper sur la possibilité théorique de conclure

    02:21 : Ne pas se tromper sur les preuves et la foi

    04:04 : Les 2 thèses entre lesquelles il faut choisir

    06:04 : 1/5 - Le codex de Pray prouve que le Linceul existe bien avant 944

    16:40 : 2/5 - Le Linceul est un "négatif", notion totalement inconnue avant le XIXème siècle

    22:28 : 3/5 - L’Évangile de la Passion se lit étonnamment sur le Linceul avec notamment 18 détails inconnus et inconcevables au Moyen-âge

    29:04 : Témoignage du photographe juif Barrie Schwortz, membre du STURP (extrait du DVD Net for God : "Il est l'image du Dieu invisible")

    32:24 : 4/5 - Un rayonnement 3D orthogonal au Linceul incompréhensible et impossible à reproduire à ce jour, qui a provoqué une oxydation acide déshydratante superficielle

    37:10 : 5/5 - Une singularité absolue constatée de 1.000 manières qui conduit logiquement à mettre en rapport cet objet absolument unique et non reproductible avec une cause forcément unique et non reproductible.

    38:10 : Arbre logique résumant le raisonnement qui conduit à conclure de manière certaine à une cause surnaturelle

    41:44 : Extrait de réponses aux questions

    41:51 : Qu'est-ce qu'une preuve ?

    42:40 : Les preuves ne sont jamais contraignantes

    43:50 : La foi n'est pas une affaire de connaissance

    44:30 : Se décider pour la seule attitude cohérente, juste, adaptée

    45:12 : Si un objet matériel devait garder une trace matérielle de l'événement de la Résurrection, ce ne pouvait être que le Linceul du Christ qui était, en cet instant décisif et absolument unique où le corps physique du Christ a été transformé en un corps glorieux, le seul objet matériel en contact direct avec lui.

  • Le corps de Jésus reconstitué en trois dimensions à partir du Saint Suaire

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    De Caroline Becker sur aleteia.org :

    Un corps de Jésus en 3D réalisé à partir du Saint Suaire

    RECONSTRUCTED CHRIST

    Un modèle en trois dimensions de l'homme des douleurs, réalisé à partir du Saint-Suaire, est actuellement présenté à Padoue. Le résultat de deux années de travail.

    Le Saint Suaire de Turin n’en finit pas de passionner les historiens et les scientifiques. Ce drap en lin, conservé dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, a servi à envelopper le corps d’un crucifié, considéré depuis des siècles comme celui du Christ. Sa particularité ? L’image de l’homme et ses blessures ont été « imprimées » sur le linge et les tâches ne sont pas sans rappeler les souffrances du Christ : couronne d’épines, flagellation, blessure de lance dans la poitrine, clous dans les mains. Quasiment invisible à l’oeil nu, l’image apparaît avec précision en négatif.

    Lire aussi : Monnaies du linceul de Turin : les questions qui subsistent

    « Le Suaire reste un défi pour la science », a confié Paolo Di Lazaro, à Vaticannews, directeur adjoint du Centre international de sindonologie, institution spécialisée dans les recherches relatives au Saint-Suaire. Après deux ans de travail entre l’Université et l’hôpital de Padoue, supervisé par le professeur Giulio Fanti, les chercheurs ont pu élaborer un corps en trois dimensions.

    © P.M WYSOCKI / LUMIÈRE DU MONDE

    Un phénomène encore inexpliqué

    Si les informations laissées par le Saint-Suaire ont permis de proposer un « portrait » entier de l’homme des douleurs, les études n’ont pas encore expliqué comment ce corps, si tourmenté, avait pu sortir de son linge sans laisser de traces de sang. Pourquoi les marques et les blessures engendrées par la crucifixion ont pu s’imprimer mais les traces, attendues par la médecine quelques heures après la mort, ne sont pas présentes ? Cette mystérieuse « impression » reste de nos jours irrésolue et les scientifiques ne sont toujours pas capables, avec les technologies actuelles, de réaliser le même résultat.

    Le linceul à la lumière de la foi

    Pour les croyants, ce phénomène inexpliqué serait le signe de la Résurrection du Christ. L’archevêque émérite de Turin, Severino Poletto, avait déclaré en 2010 : « Devant nous, l’image, silencieuse mais fortement éloquente, d’un homme crucifié, qui présente toutes les caractéristiques de la violence subie par le corps de Jésus durant sa Passion, telles que les décrivent les Évangiles. Nous savons que notre foi n’est pas fondée sur le linceul, mais bien sur les Évangiles et le témoignage des apôtres. L’Église n’a pas la compétence scientifique pour se prononcer sur son authenticité. Mais ce tissu est une aide précieuse à la foi et à la prière des croyants. »

    En images : ces reliques attribuées à Jésus

    CROWN OF THORNS

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  • Ce que dit l'actualité scientifique sur les dangers de la pilule

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    L’actualité scientifique sur les dangers de la pilule

    Écrit par Miguel A. Martínez-González le 

    Une étude publiée dans The New England Journal of Medicine confirme le risque plus élevé de cancer du sein et d’autres types de cancer pour les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux. Une autre étude, publiée dans l’American Journal of Psychiatry met ces substances en lien avec l’augmentation du suicide et des tentatives de suicide.

    L’un des changements récents les plus radicaux dans la pratique médicale a été le déclin brutal de l’enthousiasme pour les hormones féminines (œstrogènes et progestagènes). On pensait que pour la femme en ménopause, chez qui la production naturelle d’hormones s’arrête, on pouvait obtenir de grands bénéfices par une thérapie substitutive au moyen de pilules contenant ces hormones;

    La surprise fut colossale lorsqu’en 2002, on a dû arrêter prématurément le plus grand essai clinique jamais réalisé avec des hormones féminines en raison d’une augmentation du cancer du sein (26% de plus qu’avec un placebo), des infarctus du myocarde (29% de plus avec les hormones) et les accidents vasculaires cérébraux (41% de plus avec les hormones). Désormais, on ne recommande plus le traitement de routine avec ces hormones.

    Les hormones exogènes utilisées dans la ménopause n’ont d’autre prétention que de substituer les hormones naturelles. D’autres hormones du même type sont utilisées comme contraceptifs chez des femmes en âge de procréer. Elles doivent être beaucoup plus puissantes car elles ne prétendent pas substituer les hormones endogènes, mais empêcher leur production naturelle. Elles ont habituellement une puissance six fois supérieure. Cette dose exogène élevée contenue dans les contraceptifs inhibe l’ovulation et bloque d’autres processus physiologiques normaux.

    Les contraceptifs sur la sellette

    Depuis que les hormones exogènes utilisées dans la ménopause sont tombées en disgrâce, les études sur l’appréciation des risques des contraceptifs ont connu un intérêt croissant. Cette appréciation est très importante vu le nombre très important de femmes — plus de 100.000.000 — qui les utilisent habituellement à travers le monde. C’est pourquoi une augmentation même modeste du risque individuel peut se traduire en des milliers de cas liés à ces hormones.

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  • Le point de vue sur Dieu de Hawking n'a pas plus de valeur que celui de n'importe quel bavard de café du commerce

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    De Robert Redeker sur le site du Figaro Vox :

    La postérité de Stephen Hawking, ou les mésaventures de l'athéisme

    FIGAROVOX/TRIBUNE - Robert Redeker répond à ceux qui voient dans l'athéisme de feu Stephen Hawking une preuve scientifique de l'inexistence de Dieu.

    Robert Redeker est agrégé de philosophie. Il est l'auteur de L'éclipse de la mort (éd. Desclée de Brouwer, 2017).

    Stephen Hawking était un astrophysicien d'importance. Il était admiré du grand public, pour des raisons extrascientifiques. Son décès a suscité dans les médias et sur les réseaux sociaux des affirmations aussi dogmatiques que péremptoires concernant l'inexistence de Dieu. Elles peuvent se résumer dans la citation suivante, cueillie sur Twitter: «La mort du grand athée Stephen Hawking nous rappelle que plus on pense et moins on croit». Cette opinion - preuve, outre d'une grande inculture, d'une paresse intellectuelle assez généralisée - est fort partagée.

    La base de cet argument est une forme inconsciente de superstition: si les scientifiques, dont on ne comprend rien aux démonstrations, affirment que Dieu n'existe pas, il faut les croire sur parole. Parce qu'ils sont savants et intelligents, familiers de la vérité. Cet argument prend la forme d'une induction, c'est-à-dire d'un raisonnement s'élevant d'une collection d'exemples particuliers à une conclusion à prétention générale. L'induction est la suivante: de plus en plus de scientifiques sont, au fur et à mesure que la science progresse, athées, donc Dieu n'existe pas. Donc ceux qui continuent de croire sont des inintelligents et des attardés, des demeurés aux deux sens du mot.

    Le point de vue sur Dieu de Hawking n'a pas plus de valeur que celui de n'importe quel bavard de café du commerce.

    Deux fautes de logique gâchent cet argument, qui se termine par un jugement de valeur implicite sur l'infériorité des croyants. D'abord, le point de départ est un dénombrement insuffisant et faillible, imprécis: il existe des scientifiques croyants. Ensuite, la non-croyance en Dieu de savants confirmés n'est pas un résultat scientifique au même titre que leurs démonstrations et calculs. Les calculs d'un astrophysicien sont scientifiques, son opinion sur l'existence de Dieu ne l'est pas, car elle n'est pas le produit des mêmes démarches. L'on n'a aucun droit de présenter cette affirmation de la non-existence de Dieu comme quelque chose de scientifique, donc comme vraie au sens scientifique du terme. Le point de vue sur Dieu de Hawking n'était pas scientifique ; mais n'étant non plus philosophique ou théologique, étant extérieur à toute forme de pensée sérieuse, il n'avait pas plus de valeur que celui de n'importe quel bavard de café du commerce.

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  • L'embryon humain : une personne ou un amas de cellules ?

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    L’EMBRYON HUMAIN : PERSONNE OU AMAS DE CELLULES ?

    Gènéthique vous informe 

    L’embryon humain : personne ou amas de cellules ? To be or not to be, that is vraiment the questionquand des dizaines de protocoles de recherche sur l’embryon humain sont autorisés par l’Agence de la biomédecine. Parce que mener à bien de telles recherches, impose la destruction dudit embryon. Aussi, quand le site des Etats généraux de la bioéthique demande comment les favoriser et les encadrer, on s’interroge : les recherches sur l’embryon humain sont-elles si évidentes ? Est-ce qu’il faut juste poser un cadre et quelques limites ?

    En effet, si le biologiste peut manifester une réelle fascination en contemplant sur un écran d’ordinateur le développement des premières cellules organisées issues de la fécondation, cherchant à percer le mystère impétueux de la vie qui conduira à la naissance de l’homme, la réalité engage bien davantage.

    Qu’est-ce qu’un embryon humain ? La question mérite une attention toute particulière. Alors, prenez vos scaphandres, je vous immerge dans un monde fabuleux. Mais gare à ce que nous allons y trouver ! En effet, pour ébaucher une réponse, il faut revenir au statut de l’embryon.

    Et si on commence par fouiller dans la loi française, on frôle la schizophrénie ! Que dit la loi ? Premier constat, elle n’accorde pas à l’embryon le statut de personne. Par exemple, le délit d’homicide involontaire n’est reconnu à l’enfant à naître que s’il est jugé viable au moment des faits. Ce qui exclut l’embryon. Mais d’un autre côté, des droits de successions lui sont acquis, ce qui est incohérent notamment avec le fait qu’il puisse subir un avortement. Force est de constater qu’on joue les équilibristes…

    Le Comité Consultatif National d’Ethique utilise, quant à lui, l’expression de « personne potentielle » qui n’a aucune signification juridique et n’apparait dans aucun texte de loi, mais qui suppose qu’il y aurait un seuil à franchir pour appartenir à l’espèce humaine.

    Regardons de plus près. Le professeur Lejeune, médecin co-découvreur de la trisomie 21, expliquait que « la constitution génétique de l’homme est achevée dès la fécondation ». Ce qui signifie que d’un point de vue scientifique, tout le patrimoine génétique de la personne, tout ce qu’elle est déjà et sera, est contenu dans cette première cellule fruit de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovocyte. L’histoire a déjà commencé. En se développant, l’embryon humain deviendra un fœtus humain, un bébé humain, un adolescent, un homme, un vieillard, sans que rien de l’intérieur ne vienne entraver ce processus. Il disait : « Au commencement il y a un message, ce message est dans la vie, ce message est la vie. Et si ce message est un message humain, alors cette vie est une vie humaine ». Dans ces conditions, alors que des alternatives éthique de recherche à partir de l’animal et de cellules iPS[1], ne faudrait-il pas considérer d’une manière particulière celui qui est déjà l’un de nous ?

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    [1] Cellules pluripotentes induites : il s’agit de reprogrammer génétiquement pratiquement n’importe quelle cellule prélevée chez un adulte pour la rendre pluripotente, c’est à dire capable de se multiplier à l’infini et de se différencier en types de cellules qui composent un organisme adulte, exactement comme une cellule souche embryonnaire.

  • L'intelligence artificielle : Terminator au travail ?

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    Du Père Eric Salobir o.p. sur la newsletter "Europeinfos" de la COMECE et du Jesuit European Office :

     

     

     

     

     

     

     

    Intelligence artificielle : Terminator au travail ?

    Jusqu’où l’intelligence artificielle va-t-elle remplacer l’homme ? Va-t-elle l’aider ou en faire un assisté ? Quels modèles de société dessine-t-elle ?

    Pour beaucoup de nos contemporains, l’Intelligence artificielle (en abrégé, I.A.) fait penser à Terminator et cette image dystopique révèle une peur sourde : celle d’être dominés, remplacés, voire anéantis. C’est l’ancestrale peur du loup, mais aussi celle de l’autre, différent et puissant. Cela traduit aussi la conscience que la machine travaille pour l’homme sans relâche ni gratification et qu’un jour, le robot pourrait se libérer de sa servitude.

    Ces cauchemars peuvent détourner notre attention d’enjeux concrets, auxquels ils font pourtant écho : l’utilisation généralisée de l’I.A. va probablement « terminer » un modèle socio-économique et contribuer à l’avènement d’un nouveau. Reste à savoir qui sera éliminé ou remplacé, victime de cette autre forme de Terminator.

    L’intelligence artificielle, Terminator du plein emploi ?

    L’un des lieux de fracture majeurs concerne l’emploi. Certes, E. Brynjolfsson and A. McAfee affirment avec raison que l’homme ne connaîtra pas la même obsolescence que le cheval. Pourtant, les métiers répétitifs sont en cours d’automatisation et la machine se révèle déjà plus habile que l’homme dans de nombreux domaines d’expertise allant de l’interprétation de données à l’organisation. Outre les chauffeurs et manutentionnaires, l’I.A. remplacera donc aussi des radiologues, des analystes et de nombreux managers. Vu la vitesse du phénomène, il est difficile d’imaginer que de nouveaux métiers naîtront assez vite pour les occuper. Il nous faut donc abandonner le rêve d’un plein emploi numérique pour penser, dans les pays les plus développés, une société de la rareté du travail.

    Les domaines où l’homme sera le moins susceptible d’être remplacé par une intelligence artificielle sont ceux impliquant la créativité et une aptitude à la relation humaine. Avec de tels critères d’employabilité, nos économies risquent de devenir plus inégalitaires. Comment, dès lors, préserver le lien social ? Certes, il existera des fonctions simples pour lesquelles l’emploi d’un humain restera plus rentable. C’est actuellement le cas de la manutention dans certains entrepôts de vente par correspondance. Mais c’est un ordinateur qui définit alors en détails les tâches à accomplir. Certaines machines travaillent pour des hommes ; certains hommes travaillent déjà pour des machines.

    En outre, si la perspective de voir disparaître des tâches pénibles est réjouissante, le travail joue un rôle aux différents niveaux de la pyramide de Maslow : il constitue un lieu de socialisation et une source de dignité autant que de revenus. Si le recours généralisé à l’I.A. apporte le développement économique attendu, faut-il que cette manne soit simplement partagée pour permettre à chaque citoyen de rester un consommateur solvable ?

    Une réflexion pourrait être entamée sur la façon de rétribuer des actions socialement utiles pour lesquelles il n’existe pas de modèle économique : sera-t-on un jour payé pour s’occuper de ses enfants, avoir une activité artistique ou visiter ses voisins âgés ? Il faudrait pour cela abandonner la notion de travail, au sens économique du terme, pour celle d’activité. La machine viendrait alors en complément de l’humain, à l’échelle de la société.

    Remplacer ou compléter l’humain ?

    Il serait cependant dommageable que cela se fasse au prix d’une perte de qualification dans des domaines professionnels ou personnels, comme la conduite automobile, les relations sociales ou les choix de vie. Dans un futur proche, nous serons de plus en plus assistés. L’intelligence artificielle va-t-elle rendre l’homme plus ou moins intelligent ? Certains, comme Joi Ito (https://joi.ito.com ) font le pari d’une interaction humain-machine : en développant le concept de society in the loop, le directeur du MIT Média Lab tente de créer un cercle vertueux d’apprentissage réciproque et une collaboration de deux formes d’intelligence. Encore faut-il que cette approche puisse s’imposer dans un contexte souvent régi par une philosophie utilitariste pour laquelle seuls importent les résultats chiffrés.

    Finalement, ces décisions seront entre les mains des propriétaires de l’intelligence artificielle. Or, les ressources nécessaires à son développement sont possédées par un petit nombre d’acteurs privés, essentiellement Nord-Américains. Certains pays d’Asie ont choisi de compenser ce fait par un investissement public massif. Quelles seront les décisions de l’Europe ?

    Eric Salobir o.p.

    Président d’OPTIC

  • Pourquoi cet acharnement à vouloir que l'embryon humain soit livré à la recherche ?

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    JACQUES TESTART : « QUELLE LOGIQUE EST EN JEU DANS CET ACHARNEMENT À EXIGER QUE L'EMBRYON HUMAIN SOIT LIVRÉ À LA RECHERCHE ? »

    Le coin des experts de genethique.org

    Controverses, alternatives, perspectives, dans une conférence donnée à la Cour de cassationle 15 février dernier[1], Jacques Testart, biologiste de la procréation et directeur de recherches honoraire à l'INSERM, fait le point concernant la recherche sur l’embryon (3/3).

    Depuis 1994, la loi française autorise des « études » sur l’embryon lesquelles « doivent avoir une finalité médicale et ne peuvent porter atteinte à l'embryon » (art L 152-8). C’est dire qu’avec les études, il est seulement possible d’observer l’embryon, sans aucune manipulation, ce que tous les biologistes de FIV font quotidiennement même si une véritable étude scientifique impliquerait un protocole devant conduire à des conclusions. Rien n'explique pourquoi les « techniques complémentaires » à la FIV, pour la plupart tolérées depuis plus de 20 ans sans aucune validation scientifique, ne font pas l'objet soit d'un interdit, soit de protocoles d'étude,  sous l'égide de l'ABM.

    Quels progrès théapeuthiques issus des recherches sur l’embryon ?

    La recherche impliquant l'embryon humain a fait l'objet de nombreux débats et décisions depuis 30 ans. Alors que la loi de 1994 interdisait toute recherche, celle de 2005 prévoyait des dérogations et finalement, la loi de 2013 a autorisé la recherche sur l'embryon humain dans des conditions spécifiquement encadrées. Alors, de quoi est donc faite la « recherche sur l'embryon » qui a provoqué tant de controverses ? Plusieurs dizaines de projets de recherche ont été autorisés depuis 2005 mais ces travaux, portant essentiellement sur des cellules souches embryonnaires (ES) souvent importées, ne concernent qu'exceptionnellement les praticiens de l'AMP, acteurs de la procréation plutôt que de la science. Si 42 équipes scientifiques ont obtenu une ou plusieurs autorisations de recherche, la plupart d’entre elles (36 équipes et 83 projets) travaillent sur les cellules souches. Seulement 5 projets (de 4 équipes) ont concerné l’embryon lui-même. La plupart de ces projets sont achevés depuis plusieurs années mais on ignore s’ils ont permis les « progrès thérapeutiques majeurs » qui les avaient justifiés. Finalement, il n’existe actuellement aucune recherche sur l’embryon lui-même. Pourtant les embryons donnés « à la recherche » sont  nombreux : 21403 embryons étaient disponibles pour cela en 2015. Or, si 19 projets de recherche ont été acceptés en 2016, aucun ne concerne l'embryon humain in vitro: la moitié de ces travaux portent sur le DPN, d'autres sur le spermatozoïde et quelques-uns sont menés chez l'animal (souris ou lapin). Ces projets ne concernent pas davantage la recherche « avec l'embryon » qui porte sur des cellules embryonnaires (ES), ces travaux étant désormais menés avec des clones cellulaires créés antérieurement ou importés.

    Comment expliquer que la licence accordée aux chercheurs depuis 2013 soit finalement sans objet alors que le cadre institutionnel et l'approvisionnement en embryons ont été résolus ? Peut-on penser que des demandes de recherche ont été formulées à l'ABM qui les auraient toutes refusées ? Ou que les complications administratives aient freiné les demandes des chercheurs ? Ou encore que les chercheurs se soient repliés sur des modèles animaux lesquelles présentent l'avantage de pouvoir corréler les observations ou manipulations réalisées in vitro avec la viabilité de l'embryon puisque celui-ci peut être transféré in utero aux fins de gestation. Certes, il existe quelques différences entre humain et souris ou porcin dès le stade embryonnaire, mais il existe surtout beaucoup de similarités, et nous avons encore beaucoup à apprendre de l'embryon animal. Dire que la recherche sur l'embryon humain n'aurait pas été possible chez l'animal est une litote qui ne devrait pas exempter de mener d'abord la recherche sur un modèle non humain, pour des raisons scientifiques autant qu'éthiques. Selon le code de santé publique (art 2151-5) les recherches sur l’embryon humain doivent être « susceptibles de produire des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable en l’état des connaissances scientifiques ». Outre que la recherche chez l'animal peut constituer une alternative, ou mieux un préalable, les « progrès thérapeutiques majeurs » promis par ces recherches semblent complètement absents, malgré les travaux menés ici et surtout dans d'autres pays depuis bientôt 30 ans. Comme dans le cas du « bébé-médicament » (voir plus loin), il semble que le discours triomphaliste de quelques praticiens porteurs d'intérêts particuliers se soit montré capable d'abuser le législateur.

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