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Sexualité

  • Les "samedis philo" : programme du premier trimestre 2017-2018

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  • "Bâtir sa maison sur le Roc" : deux cycles de formation au mariage à Bruxelles et à Rixensart

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    Sans titre.jpgBâtir sa maison sur le Roc :
    ce cycle de formation au mariage s’adresse tant aux couples fiancés que mariés, qui souhaitent fonder les bases de leur mariage sur le Christ, pour bâtir leur foyer sur le Roc, à l’aide des enseignements de l’Eglise, d’une meilleure connaissance des vertus humaines du mariage et d’une communication favorisée par des questionnaires préalables à chacune des sept soirées étalées sur une année scolaire. Le tout, dans une ambiance familiale et conviviale. 

    Deux nouveaux cycles de formation à l'amour et au mariage "Bâtir sa maison sur le roc", débuteront en parallèle :

    • l’un à Bruxelles (WSL), chez et animé par Oriane et Christophe de Hemptinne (première soirée le samedi 28 octobre 2017), 
    • l’autre à Rixensart, chez et animé par Véronique et Christophe Depreter (première soirée le vendredi 17 novembre 2017).  
    Les autres dates se trouvent sur le site : www.batirsamaisonsurleroc.be
  • La sexualité et l'affectivité des jeunes au menu du synode 2018 ?

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    De Radio Vatican :

    Synode 2018: «L'Église doit s'emparer de la question de la sexualité des jeunes»

    (RV) Entretien- Dans un an, en octobre 2018, l’Église universelle se penchera sur la situation de la jeunesse. Des évêques du monde entier, entourés d’experts religieux et laïcs, seront en effet réunis en synode autour du thème: «Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel».

    C’est dans l’optique de ce synode très attendu que s’est tenu du 11 au 15 septembre, à Rome, un séminaire international «sur la condition des jeunes», rassemblant de nombreux intervenants autour de débats, conférences et groupes de discussion. Les jeunes et l’identité, les jeunes et l’altérité, les jeunes et le projet, les jeunes et la technologie, les jeunes et la transcendance: voici quelques-uns des thèmes qui ont fait l’objet d’interventions durant ce séminaire.

    Certains participants ont cependant déploré que d’autres sujets n’aient pas, ou peu, été abordés, comme ceux ayant trait à la sexualité et à l’affectivité des jeunes. Des questions pourtant cruciales et déterminantes, que l’Église est invitée à prendre en considération et à suivre.

    C’est par exemple l’avis de Thérèse Hargot, sexologue et essayiste. Auteure d’un ouvrage remarqué, Une jeunesse sexuellement libérée ou presque, (éditions Albin Michel), elle a été invitée à participer à ce séminaire et à témoigner de son expérience de femme de terrain auprès des jeunes. Elle répond aux questions de Manuella Affejee.

     

  • La pilule : un perturbateur endocrinien

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    De Cécile Deffontaines sur le site de l'Obs :

    "La pilule est un perturbateur endocrinien"

    Dans son essai "J’arrête la pilule", la journaliste Sabrina Debusquat dresse un réquisitoire contre ce symbole de la libération sexuelle. Débat avec la gynécologue Nasrine Callet.

    1967-2017 : en France, la pilule fêtera ses 50 ans en décembre. Joyeux anniversaire ? Pas vraiment. Le petit cachet que les femmes avalent chaque jour, sûres de s’épargner les grossesses à répétition, fières de ce geste symbole de leur liberté sexuelle, n’a plus l’aura d’antan. Le scandale des pilules de troisième et quatrième génération, en 2012, l’a entachée d’une terrible réputation : mener des femmes jeunes, en pleine santé, au seuil de la mort, par AVC et embolie. Lesdites pilules ont beau avoir été mises au rancart au profit des pilules de seconde génération, le mal est fait. Les prescriptions sont en forte baisse. Selon la dernière enquête de l’Ined sur la contraception (2014), 41% des femmes prenaient la pilule en 2013, contre 50% sept ans plus tôt.

    Dans ce contexte de désamour, un essai sorti en librairie jeudi 6 septembre enfonce le clou. Dépression, libido à zéro, cancers, mais aussi pollution chimique qui pourrait nuire aux futurs bébés… N’en jetez plus ! "J’arrête la pilule" (1), de la journaliste indépendante Sabrina Debusquat, est un réquisitoire dérangeant étayé par une année d’enquête, à éplucher des centaines d’études et interviewer de nombreux experts. L’auteure, qui dit redouter un "scandale sanitaire" à venir, est allée à la rencontre, aussi, des jeunes femmes qui s’en détournent, quitte à opter pour des méthodes naturelles modernisées. Ironie de l’histoire, ces aventurières de la courbe de température sur smartphone se veulent les pionnières d’un nouveau féminisme. Désireuses d’enfin partager la "charge mentale contraceptive" avec les hommes.

    Parce que prendre la pilule est un rite de passage à l’âge adulte, parce qu’elle reste, pour les soixante-huitardes, une indiscutable évidence, parce qu’elle est toujours, dans les esprits, l’un des emblèmes de la libération sexuelle, parions que ce livre va faire polémique. "L’Obs" a confronté son auteure à Nasrine Callet (2), oncologue-gynécologue à l’Institut Curie, pour savoir si, oui ou non, il faut jeter la pilule. Le débat est lancé.

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  • Bruxelles, 8 octobre : "Aimer en vérité", conférence par l'abbé Pierre-Hervé Grosjean

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    Photo de Paroisse Notre Dame de Stockel.

    Aimer en Vérité

    Conference par l'Abbé Grosjean

    dimanche 8 octobre à 20:00 - 22:00

    Paroisse Notre Dame de Stockel

    25 rue Vandermaelen, 1150 Woluwe-Saint-Pierre

    Une conférence par l'abbé Pierre-Hervé Grosjean qui reprend les idées fortes du livre "aimer en vérité". Depuis des années l'abbé Grosjean rencontre et écoute des jeunes et il les connaît bien. De son expérience d'accompagnement et de ses conférences, il a recueilli le meilleur pour répondre à toutes leurs questions sur la construction d'un amour vrai. Ni cours de morale, ni code de conduite, il veut transmettre aux jeunes de 15 à 22 ans des convictions qui font grandir et encouragent, pour se préparer à aimer. Son propos est également pour tous ceux qui veulent donner à leurs ados et leurs aînés une vision juste et constructive de l'amour. L'abbé Pierre-Hervé Grosjean est prêtre du diocèse de Versailles. Ordonné en 2004, il est aujourd'hui curé de paroisse à Saint-Cyr-l'école. Aumônier de lycée, il accompagne également beaucoup de jeunes, dans le cadre du scoutisme ou des Universités d'été « Acteurs d'Avenir » qu'il a fondées. Il anime Padreblog.fr avec deux autres confrères.
     
  • Quand le cardinal Sarah réaffirme l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité

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    Le cardinal Sarah réfute le jésuite pro-gay (source)

    Cet article du cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation vaticane pour le culte divin est paru ce matin dans le « Wall Street Journal », dans la rubrique des éditos et des opinions.

    > How Catholics Can Welcome LGBT Believers

    Le cardinal y critique les thèses du père James Martin, la plume vedette d’ « America », la revue des jésuites de New-York, également consultant au Secrétariat pour la Communication du Vatican et auteur cette année d’un livre qui bouleverse l’enseignement de l’Eglise en matière d’homosexualité en légitimant les rapports entre personnes de même sexe. Un livre qui a été rapidement dénoncé aux Etats-Unis par l’archevêque de Philadelphie Mgr Charles Chaput mais qui a aussi été publiquement apprécié par d’autres personnalités de l’Eglise américaine, dont les cardinaux – très chers au pape François – Kevin Farrell et Joseph Tobin.

    Voici ci-dessous les passages principaux de l’article du cardinal Sarah.

    Comment les catholiques peuvent accueillir les croyants LGBT

    par Robert Sarah

    L’Eglise catholique a souvent été critiquée, y compris par certains de ses propres membres, pour sa réponse pastorale à la communauté LGBT. […] Parmi les prêtres catholiques, le Père James Martin, un jésuite américain, est l’un des critiques les plus explicites du message de l’Eglise sur la sexualité.  Dans son livre « Building a Bridge » publié au début de cette année, il répète la sempiternelle critique selon laquelle les catholiques auraient été très critiques envers l’homosexualité tout en négligeant l’importance de l’intégrité sexuelle dans ses propres rangs.

    Le Père Martin a raison d’affirmer qu’il ne devrait pas il y avoir deux poids deux mesures concernant la vertu de chasteté qui, bien qu’exigeante, fait partie intégrante de la bonne nouvelle de Jésus pour tous les chrétiens. Pour les célibataires – quelles que soient leurs attirances – la chasteté fidèle demande l’abstention de sexe.

    Cela pourrait sembler une exigence trop élevée, surtout à l’heure actuelle. Cependant, il serait contraire à la sagesse et à la bonté du Christ d’exiger quelque chose qui ne puisse être réalisé.  Jésus nous appelle à cette vertu parce qu’il a fait nos cœurs pour la pureté, tout comme il a fait nos esprits pour la vérité.  Avec la grâce de Dieu et avec notre persévérance, la chasteté est non seulement possible mais elle deviendra également la source de la véritable liberté.

    Il ne faut pas regarder bien loin pour constater les conséquences malheureuses du rejet du plan de Dieu pour l’intimité et l’amour humain. La libération sexuelle que le monde promeut ne tient pas ses promesses.  Au contraire, la promiscuité est la cause de tant de souffrances inutiles, de cœurs brisés, de solitudes et du fait de considérer les autres comme des moyens de satisfaction sexuelle.  En tant que mère, l’Eglise cherche à protéger ses enfants du mal du péché, comme expression de sa charité pastorale.

    Dans son enseignement sur l’homosexualité, l’Eglise guide ceux qui la vivent en distinguant leurs identités de leurs attirances et de leurs actions. Tout d’abord il y a les personnes elles-mêmes qui sont bonnes en soi puisqu’elles sont enfants de Dieu.  Ensuite, il y a les attractions vers le même sexe, qui ne sont pas peccamineuses si elles ne sont pas voulues ni suivies mais qui contrastent toutefois avec la nature humaine.   Enfin, il y a les rapports de même sexe qui sont des péchés graves et qui nuisent au bien-être de ceux qui y prennent part.  Ceux qui s’identifient comme membres de la communauté LGBT méritent qu’on leur dise cette vérité dans la charité, tout particulièrement de la part des prêtres qui parlent au nom de l’Eglise sur un sujet aussi complexe et délicat.

    Je prie pour que ce monde entende enfin la voix de ces chrétiens qui éprouvent des attirances vers le même sexe et qui ont découvert la paix et la joie en vivant la vérité de l’Evangile. Mes rencontres avec elles ont été pour moi une bénédiction et leur témoignage me touche profondément.  J’ai rédigé la préface de l’un de ces témoignages dans le livre de Daniel Mattson intitulé « Why I Don’t Call Myself Gay : How I Reclaimed My Sexual Reality and Found Peace »  (Pourquoi je ne me qualifie pas de gay.  Comment j’ai reconquis ma réalité sexuelle et trouvé la paix) avec l’espoir que sa voix et d’autres comme la sienne soient mieux entendues.

    Ces hommes et ces femmes témoignent de la puissance de la grâce, de la noblesse et de la résilience du cœur humain et de la vérité de l’enseignement de l’Eglise sur l’homosexualité. Bien souvent, ils ont vécu éloignés de l’Evangile pendant un certain temps mais se sont réconciliés avec le Christ et avec son Eglise.  Leurs vies ne sont ni faciles ni exemptes de sacrifices.  Leurs attirances pour le même sexe n’ont pas été vaincues.  Mais ils ont découvert la beauté de la chasteté et des amitiés chastes.  Leur exemple mérite respect et attention parce qu’ils ont beaucoup à apprendre à chacun de nous sur la façon de mieux accueillir et accompagner nos frères et sœurs dans une authentique charité pastorale.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

  • Le libéralisme moral d’Emmanuel Macron est-il compatible avec l’anthropologie chrétienne ?

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    Les tweets piratés de l’entourage de celui qui est devenu, entretemps,  le huitième  président de la république française suscitent l’inquiétude d’Antoine Pasquier, sur le site web de « Famille Chrétienne »:

    "Wikileaks a publié au cœur de l’été les mails de plusieurs cadres d’En marche !, piratés la veille de la présidentielle. Ils montrent la manière dont Emmanuel Macron a bâti le volet sociétal de son projet.

    On en sait un peu plus sur la manière dont Emmanuel Macron a élaboré, durant sa campagne électorale, ses propositions en matière familiale et sociétale. Le 31 juillet, l’organisation Wikileaks, fondée par Julian Assange, a mis en ligne la totalité des mails dérobés à plusieurs responsables d’En marche !, le 5 mai dernier, quelques heures avant le premier tour de la présidentielle. Parmi les 150 000 fichiers répertoriés, plusieurs concernent la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Au cœur des échanges, un nom revient régulièrement : celui d’Anne-Marie Leroyer. Cette enseignante à l’École de droit de la Sorbonne fut l’ancien rapporteur de la mission Filiation, origines, parentalité – plus connue sous le nom de rapport Théry. Ce document avait défrayé la chronique en 2014 en préconisant l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la reconnaissance des enfants nés par GPA à l’étranger, un an seulement après l’adoption de la loi Taubira.

    Les premiers échanges entre Anne-Marie Leroyer et l’entourage d’Emmanuel Macron datent du 8 novembre 2016. C’est Sarah Dormont, maître de conférences en droit privé à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), qui met en relation Anne-Marie Leroyer et Quentin Lafay, la « plume » d’Emmanuel Macron. La commande est simple : la juriste doit réaliser trois courtes notes « pédagogiques » sur la GPA, la PMA et le changement de sexe à l’intention du candidat. « Nous avons demandé à Anne-Marie non pas de défendre une position, mais de présenter objectivement la situation », précise Quentin Lafay, dans un message à plusieurs membres d’En marche !. Mais, dans ses notes, Anne-Marie Leroyer ne peut s’empêcher de donner son avis : « c’est ce que je dirais si j’étais [Emmanuel Macron] pour atteindre l’électorat anti-Fillon sur ces questions, sans perdre les plus modérés », écrit-elle.

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  • Quand le pape pourfend la théorie du genre et ceux qui la propagent

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    Du site du Catholic Herald (traduction par nos soins) :

    Pape François: Il est «terrible» que les enfants apprennent qu'ils peuvent choisir le genre

    Le pape a déclaré aux évêques polonais qu'il existe des institutions puissantes qui financent la diffusion de la théorie du genre dans les écoles

    Le pape François a déclaré que ce qu'il appelle la théorie du genre - «que chacun peut choisir son propre sexe» - est «l'exact opposé» de la création de Dieu.

    Lors d'une rencontre avec les évêques polonais lors de la Journée mondiale de la jeunesse, dont la transcription a été publiée par le Vatican, le Pape a déclaré qu'il y avait des institutions puissantes qui ont financé la propagation de la «théorie du genre» dans les écoles.

    Le pape a également déclaré qu'il avait discuté du sujet avec le pape émérite Benoît XVI, qui a déclaré à son successeur: "Votre Sainteté, nous vivons une époque de péché contre Dieu le Créateur".

    Le pape François a déclaré que ce péché bénéficiait souvent d'un soutien financier auprès de «pays très influents»: une forme de «colonisation idéologique», a déclaré le pape, ce qui est «terrible». (...)

    Francis a déclaré aux évêques polonais: «Aujourd'hui, on enseigne cela aux enfants à l'école: que tous peuvent choisir leur propre sexe. Et pourquoi enseignent-ils cela? Parce que les livres proviennent de gens et d'institutions qui donnent de l'argent », a-t-il déclaré.

    «Dieu a créé l'homme et la femme; Dieu a créé le monde tel qu'il est et nous faisons exactement le contraire. "

    Le pape a fait le lien entre la théorie du genre et l'exploitation des êtres humains et du monde naturel. Il a suggéré que les deux provenaient d'un manque d'appréciation de la dignité conférée par Dieu à l'humanité. "C'est un problème mondial: l'exploitation de la création et l'exploitation des personnes. Nous vivons à un moment où l'humanité, en tant qu'image de Dieu, est anéantie ", a déclaré le Pape.

    Il a déclaré que cette exploitation conduit aux guerres et à la pauvreté, et par voie de conséquence à la crise des réfugiés.

    Dans son encyclique Laudato Si, le pape a également fait le lien entre l'exploitation économique et la «théorie du genre». Il a critiqué le désir de supprimer la différence sexuelle ", en disant:" penser que nous jouissons d'un pouvoir absolu sur notre corps conduit, souvent subtilement, à penser que nous jouissons d'un pouvoir absolu sur la création ".

    Les commentaires du pape sur l'exploitation sont venus suite à une question de l'évêque auxiliaire Krzysztof Zadarko de Koszalin-Kolobrzeg, qui a demandé comment aider les nombreux migrants à venir en Europe et qui pointait «la crainte d'une éventuelle invasion ou agression qui paralyse la société».

    Le pape Francis a déclaré que la réponse de chaque gouvernement devrait dépendre «de la situation propre à chaque pays et à chaque culture». Mais il a déclaré que tout le monde doit "avoir un cœur ouvert prêt à accueillir ... C'est sans condition!"

    Lors de la Journée Mondiale de la Jeunesse, le pape a exhorté la Pologne à «accueillir les personnes qui fuient les guerres et la faim», des déclarations considérées comme un défi pour un pays où existe une forte opposition publique à la migration de masse.

    Au cours de la réunion, le pape François a répondu aux questions de quatre évêques, la première de l'archevêque Marek Jedraszewski de Lodz qui a demandé au pape comment l'Église pouvait répondre à la «culture contemporaine athée-libérale».

    François a mis en garde contre une «spiritualité subjective sans le Christ» et a déclaré que, pour amener le Christ aux gens, les évêques et les prêtres doivent être proches du peuple.

    Il a donné l'exemple du pape saint Jean-Paul II, qui, en tant que prêtre en Pologne, voulait voyager avec les étudiants de l'université dont il avait la charge, les emmenant à la montagne et pratiquer le sport. Il voulait les écouter, il était avec les jeunes ", a déclaré François.

  • Que faire pour réformer l’Eglise ? Se réformer soi-même

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    De Michel Janva sur le blog « Salon beige » :

    « Prions pour le pape, la curie et nos pasteurs. Lu sur Infocatho :

    ‘Nous allons bientôt fêter Notre-Dame de l’Assomption, figure de l’Eglise triomphante. Prions-la pour l’Eglise militante et tout spécialement pour nos pasteurs. Malheureusement, l’Épouse sans tache est trop souvent défigurée par les péchés de ses fils. Ainsi avons-nous appris avec effroi la nouvelle de ces orgies homosexuelles, où la drogue coulait à flot, à deux pas de Saint-Pierre de Rome ; ou encore les “ennuis” du Cardinal Pell.

    Mais, plus grave encore peut-être, la foi elle-même est parfois abandonnée par ceux-là mêmes qui ont reçu du Christ mandat de l’annoncer jusqu’aux extrémités de la terre.

    Mais, ces prières doivent aussi s’accompagner de notre propre réforme intellectuelle, morale et spirituelle. Mère Teresa répondait malicieusement  à un journaliste qui l’interrogeait sur ce qui n’allait pas dans l’Eglise : “Vous et moi.” Ce sont nos péchés qui défigurent l’Eglise qui, malgré tout, demeure sous les souillures l’Épouse immaculée du Verbe de Dieu.

    Nous vous proposons donc, amis lecteurs d’Infocatho, de vous inscrire ici, soit pour jeûner, au moins une fois avant le 15 août, soit pour réciter une dizaine de chapelet, pour l’Eglise, le Pape et nos pasteurs, et notre propre conversion.’

    Michel Janva »

    JPSC

  • Ces hommes du pape contre Humanæ vitæ

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    Lu sur le site « Riposte catholique » :

    Deux théologiens de l’ombre, qui ont adopté la nouvelle ligne pontificale de morale, sont au travail pour la “réinterprétation” d’Humanæ vitæ, enseignement à classer sur l’étagère des « textes prophétiques » mais dépassés. L’opération doit être menée à son terme pour le cinquantenaire de l’encyclique condamnant la contraception, en 2018. C’est le grand dessein pour la fin du pontificat : faire sauter le verrou qui avait modéré (et peut-être sauvé) le Concile.

    Le noyau dirigeant d’Amoris lætitia

    Aujourd’hui, la véritable Congrégation pour la doctrine de la Foi est désormais à la Maison Sainte-Marthe, ou plus exactement chez les hommes qui ont l’oreille du pape pour imprimer à l’Église une ligne de « miséricorde », c’est-à-dire une conversion libérale.

    Ces hommes s’étaient organisés en noyau dirigeant très efficace, lors des deux assemblées du synode sur la Famille, ont préparé l’exhortation Amoris lætitia autour du très influent cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général de l’assemblée, avec entre autres l’archevêque Bruno Forte, Mgr Vincenzo Paglia, alors président du Conseil pour la Famille, et Mgr Marcello Semeraro, président de commission épiscopale pour la doctrine de la foi à la Conférence des évêques d’Italie, évêque pour le siège suburbicaire d’Albano, très proche du tout-puissant cardinal Stella, préfet de la Congrégation du Clergé.

    Leur influence s’étend maintenant sans partage sur tous les organismes du Saint-Siège qui s’occupent de morale, et qui formaient jusque-là la colonne vertébrale de la “Restauration” de Jean-Paul II et de Benoît XVI, à savoir l’Académie pontificale pour la Vie et, au sein de l’Université du Latran, l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le Mariage et la Famille. Il y avait aussi le Conseil pour la Famille, mais parmi les quelques nominations désastreuses qu’avait faites Benoît XVI était celle de Vincenzo Paglia comme président de ce Conseil, en 2012. Paglia n’étant pas pourprable (mis en examen en 2015 pour association de malfaiteurs, entrave à une enquête, fraude contre la ville de Narni, ville d’Ombrie dont il a été l’évêque, exercice abusif du crédit, il était accusé d’avoir utilisé indûment les fonds de son diocèse, déjà largement endetté), il a été nommé, le 15 août, 2016, président de l’Académie pontificale pour la Vie, et aussi grand chancelier de l’Institut Jean-Paul II, un poste créé tout exprès pour lui. Le même jour, Mgr Pierangelo Sequeri, 72 ans, qui n’a aucune compétence particulière en théologie morale (c’est un spécialiste de théologie esthétique et de musicologie), était nommé président de l’Institut Jean-Paul II pour la Famille.

    Le 13 juin dernier ont été rendues publiques les nominations de 20 nouveaux membres de l’Académie pour la Vie. N’ont pas été reconduits : le philosophe Robert Spæmann, ami de Benoît XVI, le théologien américain John Finnis et l’Autrichien Josef Maria Seifert, défenseurs très pointus de la morale traditionnelle. Mais en revanche ont été nommés des partisans de la nouvelle ligne morale : Mgr Fernando Natalio Chomali Garib, archevêque de Concepción au Chili ; des non chrétiens comme Mohamed Haddad, professeur à l’Université de Carthage, Shinya Yamanaka , prix Nobel de médecine, Kostantinos Kornarakis, professeur à l’Université d’Athènes, les rabbins Avraham Steinberg et Fernando Szlajen ; Anne-Marie Pelletier, professeur à l’École cathédrale de Paris, militante de la nouvelle ligne. Et surtout, le moraliste Maurizio Chiodi, professeur à la Faculté de théologie de Milan, un anti-Humanæ vitæ déterminé.

    Dans un article publié dans le bimensuel et sur le site Internet de L’Homme nouveau, « D’Humanæ vitæ à Amoris lætitia et retour », le philosophe Thibaud Collin démonte les graves implications de cette entreprise de « conversion pastorale ». Il évoque le groupe de travail désigné pour faire une enquête historique sur l’encyclique de 1968 : Mgr Pierangelo Sequeri, Mgr Angelo Maffeis, président de l’Institut Paul VI de Brescia ; l’historien suisse, Philippe Chenaux, conservateur utile qui servira de caution, professeur d’histoire à l’Université du Latran, qui est l’auteur de Paul VI, le souverain éclairé (Cerf, 2015) ; et surtout Mgr Gilfredo Marengo, professeur d’antropologie théologique à l’Institut Jean-Paul II, la cheville ouvrière du groupe de travail.

    Gilfredo Marengo et Nicola Reali

    Gilfredo Marengo a lancé l’offensive dans un article de Vatican Insider, du 23 mars 2017, « Humanæ vitæ et Amoris lætitia », se demandant si « le jeu polémique – la pilule oui, la pilule non – comme celui d’aujourd’hui – la communion aux divorcés oui, la communion aux divorcés non – n’est pas la simple manifestation d’un malaise et d’une tension beaucoup plus profonds dans la vie de l’Église. […] Chaque fois que la communauté chrétienne tombe dans l’erreur et propose des modèles de vie tirés d’idéaux théologiques trop abstraits et artificiellement construits, elle conçoit son action pastorale comme l’application schématique d’un paradigme doctrinal ». Pour être plus clair, Marengo citait le pape François : « Une certaine manière de défendre et d’accepter l’enseignement de Paul VI a probablement été l’un des facteurs qui ont fait que nous avons présenté un idéal théologique trop abstrait du mariage, presque artificiellement construit (Amoris lætitia, n. 36) ».

    Gilfredo Marengo est en fait issu de Communion et Libération (CL). Il a été disciple d’Angelo Scola, une des principales figures de CL, qui fut recteur du Latran et président de l’Institut Jean-Paul II, avant de devenir patriarche de Venise puis archevêque de Milan. Scola (qui n’appuie plus Marengo dans ses positions actuelles) l’avait promu, en 2000, comme recteur du Collège pontifical du Latran (un convict pour clercs qui étudient au Latran). Gilfredo Marengo s’est fort mal acquitté de la tâche, ayant toutes sortes de difficultés avec les étudiants et séminaristes, et se montrant pour le moins fort mauvais gestionnaire, au point que son successeur, Mgr Pitta, aurait diligenté une sorte d’audit administratif et moral sur sa gestion.

    Mais Marengo n’est pas seul. Son ami, Nicola Reali, professeur de théologie pastorale à l’Université du Latran, homme d’une plus grosse pointure intellectuelle, le suit comme une ombre et inversement : ubi Marengo, ibi Reali. Nicola Reali a fait sa thèse de doctorat sur l’eucharistie dans la phénoménologie de Jean-Luc Marion. Il est d’ailleurs le diffuseur de la pensée de Marion dans la péninsule (il a publié en italien son œuvre majeure, Étant donné et a aussi écrit : L’amore tra filosofia e teologia. In dialogo con Jean-Luc Marion, Presse du Latran, 2007).

    Le nouveau pontificat leur a permis de se placer dans le camp des vainqueurs, se blanchissant notamment d’un passé vaguement conservateur, pour tenter de s’élever au rang d’étoiles intellectuelles d’un pontificat qui n’en compte guère. Le dernier livre de Nicola Reali, Lutero e il diritto. Certezza della fede e istituzioni ecclesiali (Luther et le droit. Certitude de la foi et institutions ecclésiales, Marcianum Press, 2017), essaie de montrer que la pensée de Luther n’était nullement de casser l’unité de l’Église, mais seulement de la provoquer à un renouveau. Et surtout que Luther ne pensait pas la certitude de la foi comme une croyance subjective, mais estimait nécessaire l’adhésion à l’institution ecclésiale ». Plus catholique que Luther, je meurs, nous explique Reali. Ou plutôt, plus franciscain que François…, car tout le livre est construit pour illustrer la sentence du pape, prononcée le 19 janvier 2017 : « L’intention de Martin Luther, il y a cinq cents ans, était de renouveler l’Église, pas de la diviser ».

    Pour l’opération Humanæ vitæ le mode opératoire est simple : il va s’agir d’exhumer des documents de travail, relations de réunions, correspondances avec les conférences épiscopales, dans les archives de la Commission pontificale qui travailla de 1964 à 1966 sur la régulation des naissances. La Commission, on se souvient, avait conclu à la majorité (majorité incluant des membres et experts considérés comme conservateurs, comme le cardinal Joseph Lefebre, archevêque de Bourges, et le P. Labourdette, op) en faveur de la contraception et surtout en faveur de la non-infaillibilité des enseignements précédents du magistère sur la question. Paul VI, torturé, avait fini par renouveler la condamnation magistérielle. Certes, les conclusions de la Commission avaient déjà “fuité” en 1967. Mais le fait de ressortir aujourd’hui ces documents ne peut qu’être explosif. D’autant que L’Osservatore Romano de Giovanni Maria Vian, de même que Vatican Insider, chez lesquels Marengo, Reali et les autres ont leurs grandes entrées, seront des vecteurs puissants, sans parler de la Civiltà Cattolica du P. Antonio Spadaro. En tireront-ils le profit qu’ils escomptent ? Point n’est besoin d’être grand clerc, ou grand curialiste, pour comprendre que leur personnalité est peu fiable et qu’ils sont instrumentalisés par leurs hauts mandataires. Lesquels d’ailleurs risquent bien d’être pris eux-mêmes à leur propre piège en ranimant aujourd’hui les braises du débat sur l’infaillibilité du magistère.

    Ref. Ces hommes du pape contre Humanæ vitæ

     JPSC

     

  • Les silences du pape François

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    Une interview  de l’abbé Claude Barthe, théologien et analyste de la vie de l’Eglise, réalisée le 21 juin par Philippe Maxence pour le bi-mensuel « L’Homme nouveau » :

    « Mardi 20 juin a été rendue publique la lettre que les quatre cardinaux, auteurs des dubia adressées au Pape François à propos de l'interprétation d'Amoris laetitia, ont envoyée au Souverain Pontife au mois d'avril dernier pour lui demander une audience. Dans les deux cas, les cardinaux n'ont reçu aucun réponse. Rappelons que les dubia répondent à une procédure habituelle dans l'Église, prenant la forme de questions écrites de façon très précises afin de conduire à une réponse sans équivoque. Elles sont adressées par des inférieurs auprès de l'autorité légitime et constituent, de soi, une reconnaissance, non seulement de cette autorité et de sa légitimité, mais aussi du fait qu'elle seule peut apporter les éclaircissements demandés. N'ayant pas obtenu de réponses à ces dubia, les cardinaux ont donc demandé une audience. L'absence de réponse les a conduits à rendre publique cette demande d'audience. C'est ce qui permet au quotidien La Croix de parler étrangement de « cardinaux frondeurs ». Après l'interprétation qu'a donnée de cette démarche le philosophe moraliste Thibaud Collin, nous avons demandé à l'abbé Claude Barthe, spécialiste des questions touchant à l'Église en général et au Vatican en particulier, de décrypter pour nous cet événement.

    Le fait que la lettre au Pape des cardinaux Caffarra, Burke, Meisner, Brandmüller, pour lui demander audience soit restée sans réponse, provoque des réactions indignées partout dans le monde, spécialement en Italie et en France. Comment analysez-vous cet événement ?

    Il y a deux aspects, que relèvent d’ailleurs les vaticanistes italiens. D’une part, le silence du pape, qui ne répond pas aux cardinaux qui l’ont interrogé au sujet de la rupture magistérielle du chapitre 8 d’Amoris lætitia, et qui ne répond pas aujourd’hui à leur demande d’audience, est un silence assourdissant. D’autre part, les cardinaux (ceux qui apparaissent dans cette démarche et ceux qui les soutiennent) ont choisi de rendre publiques leurs interventions : ce qui laisse penser qu’il y aura une suite dans la ligne de la « correction fraternelle », respectueuse mais ferme, sur laquelle ils se sont ainsi placés.

    C’est là une situation toute nouvelle ?

    Une situation nouvelle pour eux, c’est vrai, mais pour bien d’autres c’est une vieille histoire. Certains aspects ecclésiologiques du concile Vatican II avaient provoqué une grande commotion dans l’Église, avec beaucoup de réactions de « non-réception ». En revanche, la morale conjugale, qui semblait devoir être entraînée dans le même tourbillon, est restée quant à elle solide : Humanæ vitæ, de Paul VI, en premier lieu, et tout le corpus d’enseignement moral qui a été élaboré comme une sorte de suite de l’encyclique, et aussi comme une suite de l’enseignement de Pie XII, l’instruction Donum vitæ, les encycliques Evangelium vitæ, Veritatis splendor, l’exhortation Familaris consortio, les parties morales du Catéchisme de l’Église catholique. Il faut noter que le cardinal Caffarra, qui assume aujourd’hui une position de pointe, a été, comme Président de l’Institut Pontifical Jean-Paul II d’Études sur le Mariage et la Famille, à l’Université du Latran, l’un des grands artisans de cet enseignement dit « de restauration ». Mais voilà qu’aujourd’hui cette digue morale cède elle aussi avec Amoris lætitia. Les défenseurs du magistère moral antérieur se trouvent dès lors exactement dans la situation qui fut celle des défenseurs du magistère ecclésiologique antérieur : on ne leur répond pas. Sauf que les questionneurs d’aujourd’hui sont cardinaux de la Sainte Église romaine.

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