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Solidarité

  • Le sauvetage de juifs à Rome pendant l'occupation nazie

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    « Pave the Way » présente des documents historiques au pape François

    Le sauvetage de Juifs à Rome sous l’Occupation nazie

    Afin de montrer au pape François des documents attestant l’intervention du Vatican pour sauver des juifs à Rome pendant la Seconde Guerre mondiale, une délégation spéciale de la Pave the Way Foundation (PTWF), basée aux États-Unis, et qui soutient les actions en faveur de la paix par le dialogue entre les religions, a salué le pape au cours de l’audience générale de ce 20 février 2019, dans la salle Paul VI du Vatican.

    Le directeur de la PTWF, Dr Bennett Solberg, a présenté au pape des documents originaux indiquant comment le pape Pie XII avait agi directement pour mettre fin à l’arrestation de la communauté juive romaine le 16 octobre 1943, indique Zenit en anglais (Deborah Lubov).

    Dr Solberg a remis au pape, entre autres, une copie d’un journal manuscrit de 1943, dans lequel des religieuses augustines écrivaient : «Aujourd’hui, le Saint-Père nous a demandé de protéger les Juifs romains et a nommé ceux qui les abritaient. »

    La Fondation rappelle que le pape Pie XII a levé l’interdiction de la clôture, afin de permettre aux monastères d’héberger des femmes et des hommes, et il a demandé aux catholiques italiens et aux structures ecclésiastiques de toute l’Italie de donner un abri aux juifs.

    En outre, le pape François a reçu le témoignage fait sous serment (en allemand) du commandant de l’Italie occupée, et second d’Heinrich Himmler, le général Karl Wolff. Le document révèle les plans que Wolff a reçus de la part de Hitler pour envahir le Vatican et procéder à l’enlèvement du pape Pie XII pour le conduire ensuite au Liechtenstein, où il aurait été assassiné.

    Ce plan a été révélé au pape Pie XII en septembre 1943, un mois avant l’arrestation des Juifs romains. Conscient de cette imminente invasion planifiée, le pape Pie XII a rédigé sa démission en déclarant que si le Vatican était envahi, les nazis arrêteraient Eugenio Pacelli et non le pape Pie XII, comme la secrétaire du pape, soeur Pascalina Lehnert en a elle-même témoigné. Il ordonnait aussi qu’en cas d’enlèvement les cardinaux quittent Rome pour pouvoir élire un nouveau pape et  former un gouvernement en exil au Portugal.

    « Je crois que la reconnaissance de la vérité sur l’héroïsme personnel de Pacelli est un pas essentiel pour la rédemption de mes frères et sœurs juifs, a déclaré le fondateur de la Pave the Way Foundation Gary Krupp dans une interview à Zenit en 2012. Il faut rendre à Eugenio Pacelli la réputation dont il jouissait avant que le KGB n’entreprenne le plus grand assassinat du 20e siècle. Cette opération du KGB, appelée « Seat 12 », a parfaitement réussi sa mission qui consistait à isoler les Juifs des catholiques au moment même où Nostra Aetate favorisait la réconciliation. »

    Au cours de l’audience générale de ce 20 février, Luigi et Francesca Prudente ont en outre présenté au pape François des photos d’une bénédiction, écrite en 1751, en latin et en hébreu, pour son lointain prédécesseur, le pape Benoît XIV, par la communauté juive romaine. La papauté avait alors agi pour sauver la communauté juive pendant des inondations à Rome par le Tibre.

    Gary Krupp a précédemment été reçu par saint Jean-Paul II et par Benoît XVI.

    D’autres religieuses ont témoigné de l’action de Pie XII comme les Soeurs de Notre Dame de Sion qui cachaient des juifs dans leur couvent de Via Garibaldi-Via Fabrizi et ont vu, par exemple, un fourgon de farine arriver pour aider à nourrir ces bouches supplémentaires, avec, à côté du chauffeur soeur Pascalina Lehnert, qui pouvait, étant bavaroise, parlementer avec l’Occupant en cas de contrôle. Nous avions recueilli leur témoignage publié en 2003.

  • Harcèlement, heures supplémentaires, humiliation ouverte et népotisme : l'insupportable culture de travail qui sévit chez Amnesty International

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    De Dominique Dewitte sur le site de L'Express.live :

    Amnesty International est soumise à une culture de travail «toxique» depuis un quart de siècle

    Ce problème peut entacher gravement la réputation de l'organisation

    L’organisation de défense des droits humains Amnesty International souffre d’une culture de travail toxique depuis des années. C’est la conclusion d’un rapport du consultant Konterra Group. Amnesty International avait demandé au consultant de procéder à un audit de son organisation après le suicide de deux employés l’an dernier. Le rapport décrit un environnement de travail dans lequel règnent une culture de harcèlement, d’heures supplémentaires, d’humiliation ouverte et de népotisme.

    Le groupe Konterra mentionne un problème qui dure depuis au moins un quart de siècle. Amnesty International a été créée au début des années 1960 par l’avocat britannique Peter Benenson.

    Plan de réforme

    « De nombreux employés ont souvent déclaré qu’ils se sentaient exclus des discussions importantes« , indique le rapport. « Le personnel entendait souvent dire qu’il ne servait à rien. Il y avait aussi régulièrement des menaces qui sortaient du cadre des procédures disciplinaires normales. Ces problèmes semblent dominer la culture du travail depuis plus de vingt-cinq ans. »

    Le rapport, qui a principalement porté sur le secrétariat international de l’organisation à Londres, mentionne également un grave manque de confiance dans la direction de l’organisation.

    « De nombreux employés considèrent leur emploi comme une vocation », indique le rapport. « Les employés disent que la nature de leurs tâches peut avoir des effets traumatisants. Cependant, la plupart des problèmes de bien-être ne sont pas liés à l’exposition aux traumatismes ou à la souffrance. Ils proviennent bien davantage de la culture et de la charge de travail, qui ont un effet particulièrement néfaste. »

    Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International, a reconnu que l’étude avait abouti à des conclusions alarmantes. Il a promis de présenter un plan de réforme d’ici la fin mars.

    Atteintes à la réputation

    « Amnesty International n’est en aucun cas la seule grande organisation confrontée à de tels problèmes », commente l’étude publiée dans le journal britannique The Times. « Oxfam a également récemment publié les conclusions provisoires d’un rapport sur une série de scandales sexuels au sein de son organisation. »

    « Là encore, les faits établis étaient symptomatiques d’un plus large éventail de problèmes dont l’organisation a souffert. Comme c’est le cas pour Amnesty International, de nombreux employés d’Oxfam ont également mentionné le harcèlement et un environnement de travail toxique. »

    « De nombreuses personnes du secteur bénévole et communautaire décrivent des difficultés dans la gestion de leurs organisations », note le Times. « Les employés et les dirigeants de ces organisations peuvent probablement compter davantage sur l’engagement que sur le professionnalisme. »

    « La conviction du droit moral peut avoir des conséquences dévastatrices. Cela peut conduire à une attitude caractérisée par l’impatience et l’intolérance à l’égard de ses collègues. Cependant, ces organisations ont de puissants ennemis et sont donc particulièrement vulnérables aux atteintes à la réputation. En conséquence, leur mission risque également de perdre de la crédibilité. »

  • "La dimension écologique est une composante essentielle de la responsabilité de chaque personne et de chaque nation"

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Théologie morale : la dimension écologique est essentielle (traduction complète)

    Audience à l’Académie Alphonsienne de Rome

    La dimension écologique est essentielle à la théologie morale fait observer le pape François.Le pape François a reçu en audience au Vatican, ce samedi 9 février 2019, à 11 h 30, dans la Salle Clémentine du Palais apostolique, les professeurs et les étudiants de l’Académie Alphonsienne – l’Alfonsianum de Rome – l’Institut supérieur de théologie des Rédemptoristes, à l’occasion du 70e anniversaire de sa fondation.

    « La dimension écologique est une composante essentielle de la responsabilité de chaque personne et de chaque nation. Cela me donne à réfléchir : le fait que lorsque j’administre [le sacrement de] la réconciliation – même avant, quand je le faisais -, on s’accuse rarement d’avoir fait violence à la nature, à la terre et à la création. Nous ne sommes pas encore conscients de ce péché. C’est votre travail de le faire. La théologie morale doit prendre conscience du besoin urgent de participer fermement à un effort commun visant à prendre soin de la maison commune par des moyens réalisables de développement intégral », a expliqué le pape.

    Le pape n’en n’a pas moins insisté sur la défense de la vie humaine : « Témoigner franchement de la valeur inconditionnelle de chaque vie ne doit jamais manquer, en réaffirmant que la vie la plus faible et la plus sans défense est celle que nous devons prendre en charge de façon solidaire et confiante. »

    Voici notre traduction, rapide, de travail, de l’allocution du pape François prononcée et publiée par le Vatican en italien.

    Académie de l'Alfonsianum © Vatican Media
    Académie de l’Alfonsianum © Vatican Media

    Discours du pape François

    Père Modérateur Général,Chers frères et soeurs,Je vous rencontre à l’occasion du 70e anniversaire de la fondation de l’Académie Alphonsienne. Je remercie le modérateur général de ses paroles et je vous adresse à tous une salutation cordiale. Cet anniversaire de votre établissement universitaire est un moment de gratitude envers le Seigneur pour le service de recherche et de formation théologique qu’il a pu accomplir. Le domaine théologique spécifique de l’Académie alphonsienne est celui de la connaissance morale, responsable de la tâche difficile mais indispensable d’apporter et d’accueillir le Christ dans le concret de la vie quotidienne, comme Celui qui, nous libérant du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement, fait naître et renaître en nous la joie (cf. Exhortation Apostolique Evangelii gaudium, 1).

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  • Le pape François dénonce vigoureusement l'assassinat de masse des enfants à naître

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Défendre la vie «durant la vie et jusqu’à la fin», un devoir absolu pour le pape François

    Il en appelle aux politiciens et déplore un « assassinat de masse »

    Défendre la vie humaine  « durant la vie et jusqu’à la fin », est un « devoir absolu » rappelle le pape François qui invite les politiciens à mettre la défense de la vie au centre de leurs programmes. Le pape a déploré un « assassinat de masse ».

    Le pape a reçu, ce 2 février 2019 au Vatican, une délégation du Mouvement italien pour la vie, à l’occasion de la 43e « Journée pour la vie », dimanche 3 février, sur le thème : « Voici, je fais toute chose nouvelle » (Isaïe 43, 19).

    Le pape François a précisé tout ce qu’implique cette défense de la vie dans tous les domaines « la santé, l’éducation, les opportunités de travail » : « tout ce qui permet à une personne de vivre dignement ».

    C’est pourquoi il a lancé un appel particulier aux personnes engagées en politique non seulement pour que la défense des enfants à naître soit la « pierre angulaire » de leur action pour le « bien commun », mais aussi pour que cela ne s’arrête pas là il s’agit aussi de leur « offrir un avenir et une espérance » : le pape cite implicitement le prophète Jérémie…

    Le pape n’hésite pas à déplorer un « assassinat de masse » : « Dans votre action culturelle, vous avez témoigné avec franchise que tous ceux qui sont conçus sont enfants de toute la société et que leur assassinat de masse, avec l’aval des États constitue un grave problème qui mine les bases de la construction de la justice ».

    Il a invité les politiciens à ne pas se laisser « conditionner par des logiques centrées uniquement sur leurs intérêts partisans ou immédiats », mais à « regarder plus loin », et « tout le monde », avec leur « cœur ».

    Le pape a fait observer que le verset d’Isaïe rappelle « l’œuvre merveilleuse » du Créateur qui « génère quelque chose qui n’existait pas et qui porte en lui une beauté inattendue » et il a invité à l’émerveillement et non à la main mise.

    Si la vie qui commence est violée, « ce qui reste n’est pas un accueil du don, reconnaissant et émerveillé, mais un calcul froid de ce que nous avons et de ce dont nous pouvons disposer ».  La vie se réduit alors à un « bien de consommation».  Le pape a fait observer que cette «vision dramatique» engendre « de nombreuses souffrances ».

    Il a invité à la confiance en Dieu pour réussir à inverser la tendance : « Nous continuons à agir, en connaissant nos limites mais aussi la puissance de Dieu ». Il a souligné l’engagement de nombreux jeunes au sein du mouvement et en Eglise.

    Mais le pape a aussi souligné l’engagement en faveur de la vie de qui ne partage pas la foi car « la vérité du bien de la vie, est une valeur humaine et civile, et comme telle, elle demande à être reconnue  par toutes les personnes de bonne volonté», quelle que soit sa religion.

  • Quel mal ont donc fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?

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    De Monseigneur Gollnisch sur le Figaro Vox (lefigaro.fr):

    «Quel mal ont fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?»

    «Quel mal ont fait les Chrétiens d'Orient pour qu'on leur accorde si peu de considération ?»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - La bienveillance des pays occidentaux envers les Chrétiens d'Orient, si nécessaire soit-elle, ne suffit pas à leur rendre justice, considère Mgr Gollnisch. Les Chrétiens d'Orient font partie de notre civilisation, la civilisation de la Méditerranée, et doivent être considérés comme tels, souligne l'homme d'Eglise.

    Monseigneur Gollnisch est directeur général de l'Œuvre d'Orient et Vicaire général de l'Ordinariat des catholiques orientaux en France. En 2016, il a publié Chrétiens d'Orient, résister sur notre terre (Cherche midi).

    Il est temps de redécouvrir l'unité de la civilisation méditerranéenne, notre civilisation.

    De l'Andalousie à la Turquie, de l'Algérie à la Provence, du Maroc à la Grèce et à la Croatie, les paysages se ressemblent, travaillés par les mondes grec et latin, araméen et arabe, égyptien et berbère. Les oliviers, les vignes, les palmiers, les collines qui descendent vers la mer, les pêcheurs, les chants, les temples: voici cette civilisation méditerranéenne, une et multiforme, liée à l'Afrique et à l'Arabie, à la Perse et à l'Europe centrale.

    Comment oublier ce que nous devons aux civilisations égyptienne, araméennes, et assyro-babylonienne? La Méditerranée que tant de gens du nord aiment rejoindre aux beaux jours ne saurait être une division entre deux mondes. Ce serait couper en deux notre propre civilisation, notre propre corps. Il est clair qu'une minorité musulmane se déploie en Europe, dans des pays qui n'y étaient pas habitués, ni préparés. Cela pose les problèmes que nous savons, qui ne sont pas insurmontables mais qui exigent des uns et des autres un retour sur soi-même, une conversion et une clarification qui pourront être bénéfiques à chacun.

    Au sud et à l'est de notre Méditerranée commune, il y a des chrétiens enracinés là depuis deux mille ans.

    Qu'est-ce que les chrétiens disent d'eux-mêmes? Qu'est-ce que les musulmans disent d'eux-mêmes? Et qu'est-ce que la laïcité dit d'elle-même, à un moment où plusieurs confondent la laïcité des pouvoirs publics, celle des services publics, de l'espace publique ou de l'opinion publique. Le prix de la laïcité a été remis en 2017 aux Femen qui avaient envahi la Cathédrale Notre-Dame et l'église de la Madeleine: comment aider dans ces conditions ceux des musulmans réticents à intégrer la laïcité?

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  • Existe-t-il un droit à l'émigration ?

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    Du site Breizh Info :

    Italie. Mgr Giampaolo Crepaldi : « Il n’existe aucun droit à l’émigration » [Interview] 

    « La Doctrine sociale de l’Église est claire : les peuples doivent rester dans leur Patrie. La politique décide si elle accueille ou non, la religion, elle doit annoncer le Christ. Mais peut-être certains l’ont-ils oublié… » Cette opinion énoncée par l’archevêque de Trieste, monseigneur Crepaldi, dans un entretien accordé au journal La Verità, que nous reproduisons ci après, semble en totale contradiction avec les propos du pape François et de la majorité de l’Église, notamment en Italie, où celle-ci est considérée comme la première force d’opposition au gouvernement italien.

    A lire quelques écrits du pape sur l’accueil des migrants, on a l’impression de se retrouver devant un nouveau dogme. Il y a, bien sûr, un besoin impératif d’assistance humanitaire, mais il faut faire la distinction entre assister et accueillir. Et la doctrine sociale de l’Église catholique ne prône pas l’accueil inconditionnel si souvent prêchée et connotée politiquement. La Verità a rencontré Mgr Giampaolo Crepaldi, archevêque de Trieste et président de l’Observatoire International Cardinal Van Thuân sur la doctrine sociale de l’Eglise, pour chercher à comprendre comment interpréter le problème sans tomber dans des slogans à l’emporte-pièce.

    La Verità : Mgr Crepaldi, les appels à accueillir [les migrants] se multiplient souvent aussi de la part d’hommes d’Eglise. Quels sont les critères que nous donne la Doctrine Sociale de l’Eglise pour affronter le problème des migrations sans tomber dans un angélisme béat ?

    Mgr Crepaldi : « Les migrants ne pouvant tous arriver à Lampedusa et être accueillis, il faut se pencher sur le problème avec une bonne politique, laquelle doit toujours rechercher le Bien Commun qui n’est pas seulement celui des migrants mais aussi celui de la nation qui les accueille et celui de la communauté universelle ».

    La Verità : C’est-à-dire ?

    Mgr Crepaldi : « C’est-à-dire que les politiques doivent considérer les besoins des demandeurs d’asile mais aussi s’interroger sur les possibilités réelles d’intégration. Outre l’assistance immédiate, il y a d’autres problèmes ».

    La Verità : Lesquels par exemple ?

    Mgr Crepaldi : « Combattre les structures criminelles qui organisent les passages de migrants, décourager la complicité de certaines ONG, ne pas décharger toutes les responsabilités sur l’Italie mais favoriser la collaboration européenne et méditerranéenne. La charité personnelle met souvent le cœur en premier sans voir les obstacles mais la politique doit réguler l’accueil de façon structurée pour le bien de tous ».

    La Verità : Selon le dixième rapport de votre Observatoire, la question de la relation avec l’islam revêt clairement une importance politique et doit donc être jugée d’après les principes de la Doctrine Sociale.

    Mgr Crepaldi : « La politique doit avant tout connaitre les religions desquelles elle s’occupe sinon elle ne fait preuve d’aucune rationalité. Cela doit aussi s’appliquer à l’islam. C’est aussi le devoir de l’Eglise, en un certain sens, qui ne devrait pas se limiter à un seul dialogue interreligieux ou à prêcher un accueil général et inconditionnel. Même l’Eglise devrait évaluer l’islam – tout comme les autres religions, du reste – à la lumière des principes de la Doctrine Sociale ».

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  • Ces couvents romains qui ont sauvé de nombreux Juifs de la Shoah

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    De Marina Droujinina sur zenit.org :

    Rome : ces couvents qui ont sauvé des juifs de la Shoah

    « Justes parmi les nations » : 30 prêtres, 12 religieuses, 15 religieux et 4 évêques

    Pendant la persécution nazie, plus de 220 couvents, églises et maisons appartenant à divers ordres religieux catholiques hébergeaient environ 4500 juifs à Rome, soit près de la moitié de l’ensemble de la communauté juive de la capitale, alors composée de 10 000 à 12 000 personnes.

    C’est Vatican News en italien du 29 janvier 2019 qui indique ces chiffres, notant qu’ « il est impossible de quantifier avec précision le nombre total de Juifs cachés et sauvés par l’Église catholique » à cause du « manque presque complet de documentation écrite ». L’article se base, entre autres, sur des témoignages oraux de Graziano Sonnino, sauvé par les jésuites du Collège de Mondragone; du cardinal Prosper Grech, qui était témoin de l’accueil des juifs par les pères augustins à Rome, et de la sœur Grazia Loparco, religieuse des Filles de Marie Auxiliatrice et professeur d’histoire de l’Église à la Faculté pontificale des sciences de l’éducation « Auxilium » de Rome.

    L’accueil des Juifs, raconte Sœur Grazia Loparco, s’est déroulé dans le contexte plus large de l’accueil réservé aux hommes politiques recherchés, aux personnes déplacées et aux orphelins.

    Le p. Robert Leiber SJ, alors secrétaire particulier du pape Pie XII, a confirmé en 1961 à la revue « Civiltà Cattolica » que le pape avait fait savoir que les maisons religieuses « pourraient et devraient » offrir un abri aux juifs.

    Parmi les premières maisons religieuses à offrir l’hospitalité aux Juifs après le bombardement du 19 juillet 1943 : celle des Sœurs de Maria Bambina, à deux pas du Vatican. Le Collège international des pères augustins Santa Monica, situé à proximité, a également accueilli de nombreux réfugiés.

    Les familles juives arrivaient dans des maisons religieuses souvent par le biais de relations directes ou par le biais de listes de couvents livrés clandestinement par les évêques aux comités d’assistance juifs. Certains étaient recommandés, d’autres ont frappé à la porte d’églises et de monastères dans une tentative désespérée de trouver un abri.

    Dans de nombreux cas, pour des raisons de sécurité, les juifs cachés ont dû apprendre les prières chrétiennes. Il y avait aussi ceux qui portaient la soutane lors d »annonce de raids des nazis. Pourtant, la plupart des témoignages parlent du respect total des croyances juives par des religieux et des prêtres.

    Sur les 468 Italiens proclamés « Justes parmi les nations » par Yad Vashem, le mémorial israélien de l’Holocauste qui examine depuis 1962 les archives des non-juifs qui ont sauvé des juifs pendant la Shoah, environ un huitième appartient au clergé catholique : 30 prêtres diocésains, 12 religieuses, 15 religieux et 4 évêques.

  • Arnaud Dumouch : 5000 à avoir déjà signé et nous ne lâchons rien

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    Nous sommes 5000 à avoir déjà signé et nous ne lâchons rien !

    Comité de soutien à A. Dumouch

    Depuis trois ans que cette pétition fut lancée pour soutenir Arnaud Dumouch contre la décision de retirer son visa ecclésiastique d’enseignement,à ce jour 5000 supporters se sont joint à notre campagne.Nous les remercions ici très vivement pour leurs chaleureux encouragements.

  • Retour des JMJ : le journal parlé du pape François lors du vol de nuit entre Panama et Rome

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    De Jean-Marie Guénois sur le site web du « Figaro » :

     « Dans l'avion qui l'a conduit de Panama à Rome dans la nuit de dimanche à lundi, le pape François a donné une conférence de presse où il a confirmé sa pensée sur plusieurs points d'actualité dont celui du mariage des prêtres »

     «Personnellement je pense que le célibat est un don pour l'Église». C'est donc un «non» ferme qu'il a opposé à l'éventualité d'autoriser le mariage des prêtres dans l'Église catholique latine: «Je ne le ferai pas, que cela reste clair. Je peux sembler peut-être fermé là-dessus mais je ne me sens pas de me présenter devant Dieu avec cette décision.» Pour bien affirmer sa détermination, François a même cité cette phrase de saint Paul VI: «Je préfère donner ma vie que de changer la loi du célibat». De même, il n'est pas question de mettre en place un système de «célibat optionnel» où le séminariste pourrait choisir son mode de vie, mariage ou célibat: «Je ne suis pas d'accord» a prévenu François.

    En revanche le pape jésuite s'est dit ouvert à une certaine évolution «pour permettre quelques possibilités» qui seraient réservées «à des endroits très éloignés» - comme les «îles du Pacifique» ou «l'Amazonie», selon des «nécessités pastorales». Et François de détailler: «On pourrait ordonner un homme âgé, marié, pour qu'il puisse célébrer la messe, administrer le sacrement de réconciliation et donner l'onction des malades». Cela signifierait, a encore expliqué le Pape, que «l'évêque donnerait seulement le «munus sanctificandi» [ qui est une des trois parts du pouvoir sacerdotal ndlr ], à ce type de prêtre alors que «l'ordination sacerdotale accorde les trois munera: crescendi, celui qui commande le pasteur ; docendi, celui qui enseigne et sanctificandi, celui qui sanctifie par les sacrements.

    Mais, a encore prévenu le Pape: «Je ne dis pas qu'il faut faire comme cela car je n'ai pas encore réfléchi, je n'ai pas suffisamment prié à ce sujet et les théologiens doivent l'étudier et en discuter» mais «je crois que la question doit rester ouverte, pour les endroits où l'on rencontre ce problème pastoral du manque de prêtre».

    Il a aussi précisé «ce n'est pas ma décision» mais «cela nous a été donné dans l'histoire de l'Église. C'est donc une chose à étudier, à repenser et à prier» mais les théologiens - le Père Lobinger a écrit «un livre intéressant» à ce sujet - réfléchissent actuellement à ce principe: «l'Église fait eucharistie et que l'eucharistie fait l'Église». Autrement dit: il faut bien des prêtres pour consacrer l'eucharistie sans quoi l'Église disparaît.

    Ce n'est pas la première fois que François évoque ses positions à ce sujet mais cette mise au point est importante puisqu'il a convoqué pour octobre 2019 un synode sur l'Amazonie où cette mesure pourrait être adoptée. « Certains évêques ne comprennent pas encore bien et ne savent pas quoi faire »

    *

     « L'autre sujet sensible que François a abordé fut celui de la réunion des conférences épiscopales qu'il a convoquées à Rome, à la fin du mois de février pour coordonner, sur un plan mondial, la lutte dans l'Église contre la minorité de prêtres pédophiles. «Il ne faut pas surestimer l'attente» quant aux résultats de cette réunion, a-t-il encore prévenu car «le problème des abus continuera» et pas «seulement dans l'Église» mais aussi «dans les familles» où «la honte» fait que tout reste «couvert». Il a aussi espéré que «la prise de conscience dans l'Église» puisse contribuer «à la prise de conscience dans la société».

    Pour ce qui du sommet au Vatican: «Ce sera une sorte de catéchèse» pour les présidents de conférences épiscopales parce que «certains évêques ne comprennent pas encore bien et ne savent pas quoi faire». La réunion se déroulera donc en trois directions: «la prise de conscience du drame» avec des témoignages notamment, l'étude de «la procédure» pour que les évêques sachent exactement «quoi faire» et enfin l'établissement de «programmes plus généraux» pour toute la chaîne hiérarchique, de l'évêque au président de conférence épiscopale. Le pape a conclu: «On priera» et il y aura des «liturgies pénitentielles pour demander pardon pour toute l'Église».

    *

    François a aussi évoqué la question de l'impact de l'avortement sur les femmes: «Le message de la miséricorde est pour tous, y compris pour la personne humaine qui est en gestation» et pour les femmes qui ont «fait cette chute. Il y a la miséricorde pour elles». Mais, a-t-il précisé, «la miséricorde est difficile car le problème n'est pas de donner le pardon: le problème est d'accompagner une femme qui a pris conscience d'avoir avorté. Ce sont des drames terribles». Et François d'évoquer la souffrance des femmes qui ont avorté: “Quand une femme pense à ce qu'elle a fait... je dis ici la vérité... Il faut être là au confessionnal [pour le réaliser ndlr]. Tout ce qu'on peut y faire, c'est de donner la consolation et de ne rien dire». D'où sa décision pastorale: «C'est pour cela que j'ai ouvert la possibilité d'absoudre l'avortement par miséricorde.» Et d'ajouter ce conseil: «Je conseille souvent, quand elles pleurent: ‘Ton enfant est au ciel: parle-lui, chante-lui les berceuses que tu n'as pas pu lui chanter'». Ainsi, «faut-il trouver une voie de réconciliation de la mère pour son enfant. Avec Dieu, c'est déjà fait. Dieu pardonne. Dieu pardonne toujours. Mais, la miséricorde est aussi pour elle et il faut travailler à cela. Le drame de l'avortement pour bien le comprendre, il faut être au confessionnal. C'est terrible”.

    *

    Le Pape a aussi été interrogé sur les cours d'éducation sexuelle qui font débat au Panama: «Il faut donner une éducation sexuelle. Le sexe est un don de Dieu. (...) c'est le don de Dieu pour aimer. Mais il faut donner une éducation sexuelle objective, comme les choses sont, sans colonisations idéologiques. Le sexe comme don de Dieu doit être éduqué, sans rigidité. Éduquer revient à faire sortir le meilleur de la personne, l'accompagner sur le chemin.”

    *

    Interrogé enfin sur la crise du Venezuela, le pape s'est montré très prudent: «Je soutiens tout le peuple vénézuélien” a-t-il lancé. “Un peuple qui est en train de souffrir, que ce soit d'un côté ou de l'autre, tout le peuple souffre.” Quant à l'action, il a rappelé que ce n'était pas son rôle: “Si je commençais à dire, ‘faites ceci' ou ‘faites cela', je me placerais dans un rôle qui ne me revient pas. Ce serait une imprudence pastorale de ma part. Je ferais du mal.” D'où son appel renouvelé à une “solution juste et pacifique” car “le sang n'est pas la solution”, laissant toutefois entendre la disponibilité de l'Église si le pays avait “besoin d'aide” pour travailler à un “accord commun”.

    *

    Interrogé, pour conclure, sur la fermeture d'un centre d'accueil de migrants en Italie où des enfants étaient scolarisés, le Pape a redit sa position sur ce sujet, mais en insistant sur sa “complexité” et la nécessité d'avoir de la “mémoire” car dans certains pays “comme les États-Unis, tous sont des immigrés”. Il a donc redit les principes: «recevoir le cœur ouvert, accueillir, accompagner, et faire croître pour intégrer», mais il a «aussi» noté, avec la même force, que «les gouvernements doivent faire preuve de prudence parce que la prudence est la vertu de ceux qui gouvernent». Ils se trouvent face à une «équation difficile» comme l'a montré l'exemple de “la Suède” qui a dû restreindre les flux d'entrée de migrants: «C'est la prudence du gouvernement» et «il faut penser avec réalisme». Le pape François a enfin pointé une autre face du problème, qu'il avait peu abordé jusque-là: «résoudre le problème de l'immigration revient aussi à aider le pays d'où ils proviennent, chassés par la faim ou par la guerre. Investir là où il y a la faim, l'Europe est capable de le faire». C'est donc «un problème complexe dont nous devons parler, sans a priori, en tenant compte de tous ces éléments”.

    Ref. Le Pape dit non au mariage des prêtres

    Ce titre de l’article du Figaro prête à confusion. Une chose est d’ordonner prêtres des hommes mariés, une autre de permettre aux prêtres de se marier. La seconde hypothèse n’a jamais été envisagée, et pour la première le pape dit devoir encore mûrir l'idée de confier à des hommes mariés un sacerdoce de seconde zone en quelque sorte:  « limité » à trois actes sacramentels: célébrer l’eucharistie, confesser et oindre les malades dans les lieux où l’on manque actuellement de prêtres au sens « plénier » du ministère sacerdotal. Une proposition plutôt bizarre formulée par un autre jésuite.  JPSC

  • "jesuisenceinte.be" : un nouveau site pour aider les femmes enceintes

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  • Le message du pape pour la Journée mondiale du malade 2019

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    De zenit.org (Marina Droujnina) :

    Journée mondiale du malade 2019: message du pape François (texte complet)

    «Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement»

    Le pape François « exhorte (…) à promouvoir la culture de la gratuité et du don, indispensable pour dépasser la culture du profit et du déchet ». Il « invite à rester humbles et à pratiquer courageusement la solidarité, comme vertu indispensable à l’existence ».

    C’est ce qu’il a souligné dans son message pour la Journée mondiale du malade, qui sera solennellement célébrée à Calcutta, en Inde, le 11 février 2019. Le texte du message, traduit de l’italien en sept langues, a été publié ce mardi 8 janvier 2019 par le Saint-Siège.

    Dans son message, le pape « remercie » et « encourage toutes les associations des volontaires » en soulignant que « le volontariat communique des valeurs, des comportements et des styles de vie qui sont animés par le ferment du don ».

    Le pape souligne aussi que « la dimension de la gratuité devrait surtout animer les structures sanitaires catholiques, car c’est la logique évangélique qui caractérise leur action ». « Les structures catholiques, explique-t-il, sont appelées à exprimer le sens du don, de la gratuité et de la solidarité, en réponse à la logique du profit à tout prix, du donner pour obtenir, de l’exploitation qui ne s’embarrasse pas des personnes. »

    Le pape François cite l’exemple de Sainte Mère Teresa de Calcutta qui « nous aide à comprendre que le seul critère d’action doit être l’amour gratuit envers tous, sans distinction de langue, de culture, d’ethnie ou de religion ».

    MD

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  • Alors que leurs églises sont saccagées, les croyants massacrés, les reliques pillées, il ne faut pas que les chrétiens d'Orient soient oubliés

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    De Kevin Bossuet sur le site de Valeurs Actuelles :

    Églises saccagées, croyants massacrés, reliques pillées… Plaidoyer pour que les chrétiens d'Orient ne soient pas oubliés

    Alors que les chrétiens du monde entier viennent de fêter Noël, le professeur d'histoire Kevin Bossuet appelle à ne pas oublier les chrétiens d'Orient, victimes d'exactions depuis trop longtemps.

    De Rome à Rio de Janeiro en passant par Varsovie ou encore Jérusalem, les chrétiens du monde entier ont célébré, ce 25 décembre, Noël dans la joie, le partage et l’ouverture aux autres. A Bethléem, en Cisjordanie, des centaines de fidèles, en provenance des quatre coins de la planète, se sont par exemple massés autour de la basilique de la Nativité afin de fêter ce jour si particulier pour eux. Pour beaucoup de pèlerins venus fêter la naissance de Jésus à l’endroit même où, d’après la tradition chrétienne, il est né, ce moment fort et unique restera assurément à jamais gravé au plus profond de leur foi, au plus profond de leur cœur. Bon nombre d’entre eux, venus d’Occident, ont d’ailleurs profité de leur déplacement dans ce lieu si symbolique pour accompagner dans la prière toutes ces communautés chrétiennes d’Orient qui continuent, dans l’indifférence quasi-générale, à être persécutées et qui n’ont donc pas pu célébrer Noël dans de bonnes conditions.

    À Erbine, il ne reste plus que 5 chrétiens, sur les 3000 que comptait la ville avant la guerre

    En effet, par exemple, dans la ville syrienne d’Erbine, reconquise il y a quelques mois par le régime de Bachar el-Assad, c’est avec une certaine désolation et dans une ambiance quasi-apocalyptique que les quelques chrétiens encore présents sur place ont passé Noël. Alors qu’avant la guerre la ville comptait environ 3000 chrétiens, ils ne sont plus aujourd’hui que cinq. Les maisons ont été démolies, l’église a été saccagée, la plupart des icônes ont été détruites et les croix ont été brisées. C’est bien une atmosphère complètement chaotique qui surplombe encore aujourd’hui cette partie du territoire syrien. A Ankawa, en Irak, c’est le désespoir qui a plané au-dessus de la tête de ces dizaines de réfugiés chrétiens qui ont passé la fête de la Nativité loin de leur maison. Complètement délaissés par le gouvernement irakien et terrifiés par un avenir qu’ils jugent incertain, c’est dans l’angoisse et la détresse qu’ils ont essayé de retrouver une certaine vigueur morale, guidés par leur foi qui les rend toujours plus forts, qui les rend toujours plus solidaires. Tous n’ont finalement qu’un seul désir : revenir dans leur ville ou leur village, reconstruire leur maison et leur église, et vivre de nouveau en paix.

    Il est vrai que le futur s’annonce bien incertain pour tous ces chrétiens qui sont, depuis plusieurs années, contraints de fuir leurs terres pour rejoindre un Occident au sein duquel ils ne trouvent souvent pas leur place ou pour se réfugier dans des régions limitrophes où ils vivent, la plupart du temps, dans une extrême précarité. Alors qu’au début du XXe siècle, au Moyen-Orient, un habitant sur quatre était de confession chrétienne, les chrétiens représentent aujourd’hui environ 3 à 4 % de la population totale. Cette hémorragie démographique est d’autant plus inquiétante qu’elle est devenue complètement endémique. En Irak, par exemple, on estime, au cours des trois dernières décennies, à environ 80 % le nombre de chrétiens qui ont dû quitter le pays. Alors qu’ils étaient 1.2 million dans les années 80, ils ne sont plus aujourd’hui que 300 000 environ.

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