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Solidarité

  • Le pape François propose 21 mesures pour l'accueil des migrants

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    Dans le « Figaro » de ce jour, Jean-Marie Guénois présente clairement l'enjeu du message "opérationnel" écrit par le pape François pour la 104e "journée internationale du migrant et du réfugié"  :

    « Le Pape réaffirme, avec ces propositions concrètes, son opposition à toute restriction de l'immigration. Il se prononce notamment pour « l'octroi de visas humanitaires » et recommande de favoriser « le regroupement familial ».

    Ce n'est pas un programme mais une lettre annuelle rédigée par le pape pour la 104° «journée mondiale du migrant et du réfugié» du 21 août 2017. Les cinq pages très denses, signées par François le jour du 15 août, contiennent cependant 21 mesures concrètes, similaires à un programme d'action qui résument sa pensée sur la question des migrations. Elle vise, tant dans les pays d'origines, que dans les pays d'accueil, à rendre légale l'immigration illégale.

    Dans ce document, le pape promeut en effet un accueil large, généreux et légalement organisé des migrants et des réfugiés sans mentionner l'idée d'une quelconque restriction des flux migratoires qu'il avait toutefois évoquée et justifiée à son retour de Suède le 1er novembre 2016, restrictions fondées sur les capacités d'accueil.

    L'objectif de François, dans ce document, est de changer les mentalités et de faire pression sur la communauté internationale pour qu'elle adopte, avant la fin de l'année 2018, deux accords globaux, l'un sur les réfugiés, l'autre sur les migrants dont le principe avait été acquis le 19 septembre 2016 lors du sommet de l'ONU.

    «La garantie d'une subsistance minimum vitale»

    Pour le pape actuel, la question de l'accueil des migrants et des réfugiés est une priorité absolue. Le 8 juillet 2013, il avait dédié son premier voyage papal à cette thématique en se rendant sur l'île de Lampedusa, entre la Sicile et la Tunisie, pour demander aux Européens d'ouvrir leurs portes. Et dans sa réforme du Vatican, il a créé un nouveau ministère «le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral» dont la section chargée des migrations et des réfugiés est placée, selon sa volonté, à titre exceptionnelle et symbolique, sous sa propre responsabilité.

    Quant au principe fondamental qui guide le pape François, il le rappelle dans sa lettre: «Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s'identifie à l'étranger de toute époque, accueilli ou rejeté.»

    Voici la liste des 21 mesures voulues par le pape François pour l'immigration.

    1. Développer les «possibilités d'entrées sûres et légales» dans les pays de destination: notamment par «l'octroi de visas humanitaires» délivrés selon un mode «étendu et simplifié» et favoriser «le regroupement familial».
    2. Multiplier les «corridors humanitaires pour les réfugies les plus vulnérables» pour éviter les filières illégales.
    3. Créer un système de «visas temporaires spéciaux» pour «ceux qui fuient les conflits dans les pays voisins».
    4. Ne pas recourir aux «expulsions collectives et arbitraires» de réfugiés et de migrant non «adéquates» surtout quand elles renvoient des personnes dans des pays qui «ne peuvent garantir le respect de la dignité et des droits fondamentaux».
    5. «Toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale»: par conséquent «former adéquatement le personnel préposé aux contrôles de frontière» pour que le «premier accueil» des migrants et des réfugiés soit «approprié et digne».
    6. Trouver des «solutions alternatives à la détention pour ceux qui entrent sur le territoire national sans autorisation».
    7. Dans le pays de départ, créer un système d'immigration légale pour agir «contre les pratiques de recrutement illégal» par des filières.
    8. Dans le pays d'arrivée, «assurer aux migrants une assistance consulaire», le «droit de toujours garder sur soi les documents d'identité personnels», un accès à la justice, «la possibilité d'ouvrir des comptes bancaires», la «garantie d'une subsistance minimum vitale».
    9. Que soit accordée dans le pays d'arrivée «la liberté de mouvement, la possibilité de travailler et l'accès aux moyens de télécommunications».
    10. Pour ceux qui désirent rentrer dans leur pays la mise en place de «programmes de réintégration professionnelle et sociale».
    11. Protéger les «mineurs migrants» en évitant «toute forme de détention» et en assurant «l'accès régulier à l'instruction primaire et secondaire»
    12. Octroyer une nationalité à tous les enfants «à la naissance»
    13. Lutter contre «l'apatridie» de migrants et réfugiés en créant une «législation sur la citoyenneté»
    14. Accès sans limite des migrants et des réfugiés «à l'assistance sanitaire nationales et aux systèmes de pension» et «transfert de leur contribution en cas de rapatriement».
    15. Garantir à «tous les étrangers présents sur le territoire la liberté de profession et de pratique religieuse»
    16. Promouvoir «l'insertion socio-professionnelle des migrants et des réfugiés, garantissant à tous - y compris aux demandeurs d'asile - la possibilité de travailler, des formations linguistiques et de citoyenneté active».
    17. Prévenir les «abus» du travail productif de «mineurs migrants»
    18. Favoriser «le regroupement familial - y compris des grands-parents, des frères et sœurs et des petits-enfants - sans jamais le soumettre à des capacités économiques».
    19. Renforcer l'attention et le soutient aux migrants, réfugiés, demandeurs d'asile «en situation de handicap».
    20. Aider davantage les pays en voie de développement qui accueillent des réfugiés
    21. Intégrer «sans supprimer» chez les migrants leur «identité culturelle» par une «offre de citoyenneté» qui soit «dissociée des capacités économiques et linguistiques» et par une «offre de parcours de régularisation extraordinaire pour les migrants qui peuvent faire valoir une longue présence dans le pays».

    Ref. Le pape François propose 21 mesures pour l'accueil des migrants

    L’ampleur de la question migratoire ne peut évidemment se satisfaire de la médiatisation d’un « catalogue de la Redoute » dont la faisabilité n’aurait pas été vérifiée, ni toutes les conséquences mesurées -dans leurs dimensions politiques, économiques, économiques et sociales- au sein des instances supra et internationales responsables du bien commun des Etats-membres qui en font partie.

    JPSC

  • Les Chevaliers de Colomb encouragés à poursuivre leur engagement pour la famille et pour les chrétiens du Moyen-Orient

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    De Baptiste Protais sur le site du journal La Croix :

    Le Vatican appelle les Chevaliers de Colomb à défendre « des valeurs familiales saines »

    Au nom du pape, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a adressé ses vœux à cette puissante organisation caritative de catholiques américains, très impliqués dans la défense de la famille et le soutien aux chrétiens du Moyen-Orient.

    La puissante organisation caritative américaine des Chevaliers de Colomb s’est réunie du 1er au 3 août à Saint-Louis (Missouri) pour son 135e congrès, intitulé «Convaincus par l’amour et le pouvoir de Dieu ». À cette occasion, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, leur a adressé un message au nom du pape dans lequel il les félicite pour leur action dans l’Église, une action principalement tournée vers la famille et les chrétiens du Proche-Orient.

    Alors que se joue aujourd’hui « une nouvelle guerre mondiale "par morceaux" », selon une expression qu’il emploie souvent, le pape François demande aux Chevaliers de Colomb, dans ce message, « de rejeter cette mentalité et de combattre l’avènement d’une culture d’indifférence ».

    En « accomplissant leurs responsabilités quotidiennes dans l’esprit de l’Évangile », ils aideront ainsi à fonder « des bases solides pour le renouvellement de la société dans son ensemble, en travaillant à changer les cœurs et à construire la paix », poursuit-il.

    Entrer dans la vision de la famille promue par le pape

    Le message du pape salue « les efforts inlassables des Chevaliers de Colomb pour défendre et promouvoir la sainteté du mariage et la dignité et la beauté de la vie familiale ». Très engagés dans la défense de la vie, contre l’avortement et le mariage homosexuel, ce sont eux en effet qui ont acheté en 2014 le sanctuaire Jean-Paul II à Washington et l’institut qui y promeut sa théologie du corps et de la famille.

    Le cardinal Parolin s’appuie aussi sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, pour appeler l’organisation américaine à entrer dans la vision de la famille promue par le pape François, lieu d’apprentissage de la vie en société et de la fraternité sociale.

    « C’est dans la famille que nous voyons que le vaste monde est aussi notre foyer, dans lequel nous sommes appelés à vivre ensemble, à apprendre la proximité, l’attention et le respect des autres », leur écrit-il, en soulignant l’urgence d’un « renforcement des valeurs familiales saines », et d’une « vision renouvelée de notre responsabilité à l’égard de la communauté » pour « dépasser la polarisation et l’endurcissement du tissu social ».

    1,5 milliards de dollars à des œuvres caritatives

    Cette organisation caritative catholique, qui se présente comme une « société fraternelle d’hommes catholiques fondée pour apporter une aide financière aux membres et à leurs familles », a été fondée en 1882 à New Haven, dans le Connecticut, aux États-Unis, par le Père Michael J. McGivney, un descendant d’immigrants irlandais, pour donner aux jeunes immigrés irlandais les moyens de s’intégrer aux États-Unis, en leur proposant une alternative aux sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie.

    Les Chevaliers de Colomb financent aujourd’hui de nombreux projets caritatifs, comme le projet « Nourrir les familles » et « Des manteaux pour les enfants ». En une décennie, ils ont versé plus de 1,5 milliard de dollars à des œuvres caritatives. Durant leur convention, les Chevaliers ont ainsi annoncés que 2 millions de dollars avaient été versés pour le retour des familles irakiennes chassées de la plaine de Ninive par Daech il y a trois ans.

    Très puissants aux États-Unis – en 2017, ils figuraient à la 880e place du classement Forbes des fortunes américaines –, les Chevaliers de Colomb regroupent plus de 1,8 million de membres à travers le monde. Ils ont toutefois plus de mal aujourd’hui à recruter parmi les jeunes générations.

    Peu connus en Europe, les Chevaliers de Colomb, présidés depuis 2000 par le « chevalier suprême » Carl Anderson –, par le passé responsable des relations publiques de la Maison-Blanche, ont nommé un Français pour développer leur présence en France, Maxime Nogier.

    Très influent dans l’Église américaine, l’ordre finance de nombreux projets dans les diocèses et soutient chaque année financièrement la quinzaine de prière pour la liberté religieuse aux États-Unis. Il a racheté l’année dernière le site d’information catholique Crux.

    À LIRE : Le site spécialisé Crux repris par les Chevaliers de Colomb

    C’est aussi lui qui était le principal sponsor de la convention des catholiques américains qui a réuni près de 3 400 leaders des diocèses et mouvements, début juillet, à Orlando en Floride, autour de 150 évêques américains.

  • Quand les fils et petits-fils de l’ancien Gouverneur de la Province, Pierre Borlée, courent pour le Kivu avec Comequi 17

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    Depuis sa création en 2008 et quelle que soit la situation sécuritaire en R.D. Congo, l’asbl COMEQUI poursuit son objectif de donner les moyens à la population rurale du bord du lac Kivu et plus particulièrement dans la région de Minova, de mener par elle-même des actions de développement durable, afin d’ accroître ses revenus et d'améliorer ses conditions de vie. Tous les projets portés par COMEQUI  ont un objectif d’autonomie et d’autofinancement dans un délai de 3 ans. Les frais de fonctionnement sont entièrement supportés par ses membres, tous bénévoles. Pour réaliser son objectif, COMEQUI  agit sur l’amélioration de la production caféière , elle aide, encadre et forme les caféiculteurs, encourage la création de coopératives pour rassembler les acteurs de terrain, agit sur la promotion de productions agricoles qui répondent aux normes du commerce équitable et biologique, soutient des activités génératrices de revenus, s’investit dans la formation socio-pédagogique des acteurs locaux (écoles et associations rurales) :

    Contacts : Thierry Beauvois :+ 32 475 784 500 • thierry@comequi.org - Eric de Lamotte : + 32 495 58 68 07 • eric@comequi.org

    Bike for Comequi :une course philanthropique initiée par Jacques Borlée et ses amis au pays des Grands Lacs: 170 km autour du lac Kivu -à pied, à vélo et en bateau- de Bukavu jusqu’à Goma en passant par l’ile Idjwi et le centre de projets de Minova (sur le territoire de Kalehe). En prime,  une boucle dans l’ancien Parc Albert avec, en points de repère, les sommets du Karisimbi et du Mikeno, sans oublier le lac de lave du Nyiragongo et les bébés gorilles au pied du célèbre volcan…

     

    JPSC

  • Scalfari /Pera : deux monstres sacrés face au pape François

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    Sur le site de « Monde et Vie » le 22 juillet :

     « Début juillet s’est tenue la dernière réunion du G20 et à cette occasion’ La Repubblica’ a publié un entretien avec le pape François par l’inénarrable Eugenio Scalfari. Eugenio Scalfari, âgé de 93 ans est une figure du journalisme italien. Fondateur de La Repubblica. revendiquant son athéisme, il fut de tous les combats de la gauche italienne depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2013 ses interviews-fleuve du pape François dans lesquelles celui-ci exprimait des positions souvent aventurées sur Dieu, le Bien et le Mal, ont fait grand bruit et provoqué un certain embarras de la part du Saint-Siège : présentées sur le site du Vatican, elles en ont été retirées précipitamment quand Scalfari lui-même confessa sa pratique d’un journalisme “artistique” et sa retranscription « de mémoire » de ses entretiens avec le pape, sans notes ni magnétophone. Il avait alors 89 ans. Entretiens néanmoins publiés par la Librairie Éditrice Vaticane. Cette amitié « presque parfaite et insolite » entre le chef de l’Église et un non croyant est née ainsi : « le pape sait naturellement que je ne suis pas croyant, mais il sait aussi que j’apprécie énormément la prédication de Jésus de Nazareth que je considère comme un homme et non un Dieu. Le pape du reste sait que Jésus s’est incarné réellement, est devenu homme jusqu’à ce qu’il soit crucifié. La “Resurrectio” est en effet la preuve qu’un Dieu devenu homme redevient Dieu seulement après sa mort. Ces choses, nous nous les sommes dites de nombreuses fois ». Fasciste puis de gauche. On remarquera la ligne théologique horizontale à laquelle Scalfari associe (nolens volens ?) le pape. Tout l’entretien est de la même eau, le pape demandant à Scalfari pourquoi il devrait lever l’excommunication de Spinoza, ou canoniser Pascal… On croit rêver enfin quand le pape sollicite les lumières du journaliste sur la déontologie dans les médias. Mais le clou de l’entretien, la vraie raison pour laquelle il a convoqué Scalfari au Vatican est sa vision géopolitique de la question migratoire « Je crains, explique François, des alliances assez dangereuses entre des puissances qui ont une vision déformée du monde : Amérique et Russie, Chine et Corée du Nord, Poutine et Assad dans la guerre en Syrie. (…) Le danger concerne l’immigration. Notre problème principal (…) est celui des pauvres, des faibles, des exclus dont les immigrés font partie. (…) Certains pays qui ont peu de pauvres craignent l’invasion des migrants. Voilà pourquoi le G20 m’inquiète : il touche surtout les pays du tiers-monde. (…). Les peuples pauvres sont attirés par les continents et les pays d’ancienne richesse. Le colonialisme partit d’Europe. Il y eut des aspects positifs dans le colonialisme, mais aussi négatifs. En tout état de cause, l’Europe devint plus riche et sera donc l’objectif premier des peuples migrants. » Et le pape de conclure : « Les pays (occidentaux) redeviendront actifs s’ils acceptent une vérité : ou bien l’Europe devient une communauté fédérale, ou elle ne comptera plus pour rien dans le monde ». Et Scalfari de donner au final sa vision de l’entretien : « j’ai souvent écrit que François est un révolutionnaire. Il pense à béatifier Pascal, il pense aux pauvres et aux immigrés, il appelle de ses vœux une Europe fédérale. Nous n’avons jamais eu un pape comme celui-ci ».

    Dès le lendemain paraissait dans le quotidien Il Mattino une réponse magistrale du philosophe et ancien président du Sénat Marcello Pera, ami de longue date du pape Benoit XVI.Du socialisme au catholicisme. Magistrale, car Marcello Pera est un homme politique et un philosophe italien d’envergure. Tandis que Scalfari flirtait avec le fascisme dans les années quarante, avant de se tourner résolument vers la gauche idéologiquement la plus radicale, l’évolution politique de Marcello Pera fut bien différente. Philosophe de renommée internationale, spécialiste de la philosophie des sciences, il évolua du socialisme au catholicisme libéral. Dans les années 2000 il commence à se rapprocher du christianisme, suivant l’injonction pascalienne de vivre comme si Dieu existait. De 2001 à 2006 il fut président du Sénat, et c’est à cette période qu’il se lie d’amitié avec le cardinal Ratzinger, avec lequel il publie en 2004 un ouvrage écrit à quatre mains : Sans racines. L’Europe, le relativisme, le christianisme, l’Islam. Sénateur de centre droit de 2006 à 2013, il poursuit ses travaux apologétiques, alimentés par son activité politique. Il publie en 2008 Pourquoi nous devons nous dire chrétiens, Le libéralisme, l’Europe et l’éthique, vivant plaidoyer en faveur des racines chrétiennes de l‘Europe. Prônant un catholicisme qui se vit dans toutes les sphères de la vie sociale, il pointe les dangers d’une Europe sans mémoire, d’une société où les droits et désirs individuels deviennent la mesure de l’action politique. C’est dire si ce face-à face entre deux monstres sacrés de la vie intellectuelle italienne, à propos de la question migratoire, est crucial.Dans l’entretien d’Il Mattino, les critiques de Marcello Pera envers les prises de position politiques du pape François sont extrêmement dures. Fustigeant ses appels répétés à l’accueil inconditionnel et massif par l’Europe des immigrés, « au-delà de toute compréhension rationnelle », il demande : « quel est l’objectif de tout cela ? (…) Le pape fait cela parce qu’il déteste l’Occident, il aspire à le détruire, comme il veut détruire la tradition chrétienne, le christianisme tel qu’il s’est réalisé dans l’histoire ». Et de poursuivre : « il n’y a pas non plus de justifications évangéliques qui justifieraient ce que dit le pape. C’est un pape qui fait seulement de la politique (…). Il a une vision sud-américaine d’un justicialisme péroniste qui n’a rien à voir avec la tradition occidentale des libertés politiques ni avec sa matrice chrétienne ». Évoquant l’absolue nouveauté de ce pontificat – « Bergoglio n’est intéressé en rien par le christianisme en tant que doctrine, par l’aspect théologique » – il affirme que le pape « n’est pas préoccupé par le salut des âmes mais seulement par la sécurité et le bien-être social », provoquant une crise politique et religieuse de plus en plus incontrôlable, aux conséquences majeures. Le pape « suggère à nos Etats de se suicider, il demande à l’Europe de ne plus être elle-même ». Après cette critique politique vient le diagnostic religieux : « Un schisme caché est présent dans le monde catholique, produit avec obstination et détermination par Bergoglio, et de la part de ses collaborateurs, avec malveillance ». Le 8 juillet, le pape twittait : « Les migrants sont nos frères et sœurs qui cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim et de la guerre », et le 11 « L’Europe a un patrimoine idéal et spirituel unique au monde qui mérite d’être reproposé avec passion et une fraicheur renouvelée ». Que doit-on comprendre ? Que les immigrés clandestins vont faire vivre l’Europe avec une fraicheur renouvelée ? Ou que l’Europe, si elle veut revivre, doit régler les flux migratoires à ses frontières, comme le Catéchisme catholique en reconnaît le droit et le devoir à tout pays souverain ?    

    Marie d’Armagnac »

    Ref. deux monstres sacrés face au pape François

    Et si la papauté reprenait un peu de hauteur ?

    JPSC

     

  • Signer une pétition pour la libération et l'octroi de l'asile de Provudan Marandy, un jeune chrétien du Bangladesh détenu à Vottem

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    Pour la libération et l'octroi de l'asile de Provudan Marandy

    Lettre adressée au C.G.R.A, à l’Office des étrangers, à différents ministères, aux institutions politiques et publiques, aux médias et à différentes associations.

    Nous voulons par cette lettre vous communiquer notre inquiétude pour le sort du jeune Bangladais Provudan Marandy, actuellement en centre fermé à Vottem.

    Nous sommes maintenus au courant du sort des chrétiens dans bien des pays par plusieurs associations et notamment l’ONG Portes Ouvertes qui publie chaque année l’index mondial de persécution des chrétiens dans le monde[1].

    La persécution a fortement augmenté dans 3 pays cette année, dont le Bangladesh. Classé en 43ème position des pays où les chrétiens sont les plus persécutés en 2015, il est passé à la 35ème position en 2016 et à la 26ème en 2017. La population chrétienne représente 1% de la population totale et 14 églises ont été ciblées en 2016.

    Le 6 novembre 2016, 2500 personnes de l’ethnie santale ont été délogées par la force, et leurs maisons brulées[2].

    L’association Human Rights Whithout Frontiers a fourni récemment au CGRA de nouveaux dossiers concernant les infractions aux droits de l’homme à l’encontre des minorités ethniques au Bangladesh.

    Le CGRA ne conteste pas que Provudan est chrétien et fait partie de la minorité ethnique des Santals. Mais alors que sa vie est en danger au Bangladesh le CGRA lui refuse le droit d’asile.

    En 2012, il a été battu par 7-8 personnes avec des bâtons et des armes blanches. Il conserve notamment une cicatrice proche de l’œil qui provient d’une blessure au couteau. Un certificat d’une clinique du Bangladesh atteste d’une hospitalisation de 16 jours. Il a ensuite voulu porter plainte à la police, qui a déchiré sa plainte[3] et prévenu ses agresseurs, qui sont ensuite revenus pour finir leur besogne. C’est ce qui a provoqué sa fuite.

    Lors de son arrivée, Provudan s’est battu pour bénéficier d’un interprète santali, mais le C.G.R.A. n’a pas su lui en trouver. C’est pourtant sa langue maternelle et celle de son ethnie. Ses propos ont finalement été traduits par un interprète bangali qui ne connaissait manifestement pas les problèmes des minorités ethniques et doutait de son récit.

    Un certificat médical belge parle d’un problème grave de traumatisme, tandis qu’une psychologue fait état de dépression sévère.

    Nous ne saurions rester insensibles à la souffrance d’un être humain. C’est pourquoi nous vous demandons de faire connaître ce dossier et de mettre tout en œuvre pour que les instances officielles puissent revoir ce dossier et que Provudan puisse obtenir son droit d’asile, tel que la convention de Genève le prévoit.

    Nous mettons tout en œuvre pour qu’un maximum de personnes (et notamment les responsables politiques, médiatiques et religieux) puissent consulter la partie du dossier en notre possession.

    Nous restons disponibles via l’adresse [ tendrelesmains@gmail.com ].

    [1] Voir l’index sur le site de l’ONG « Portes Ouvertes » à l’adresse ( https://www.portesouvertes.fr/persecution-des-chretiens/ )

    [2] https://wn.com/police_set_fire_to_santal_houses_in_gaibandha_al_jazeera_news

    [3] Ceci est loin d’être un fait unique dans ce pays.

    SIGNER 

    Lorsque vous aurez signé, il faut confirmer votre signature à l'aide du lien contenu dans le mail que vous aurez reçu sur votre boite mail. Merci

  • Le Souffle de Vie - Bruxelles en quête de matériel de puériculture

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    Cherche tout matériel de puériculture - Pour Bruxelles le Souffle de vie

    Pour jeune mamans célibataires… 

    Le Souffle de Vie qui accompagne les mamans fragilisées recherche urgemment tout matériel de puériculture et vêtements pour tout petits (0-6 mois).
    Il y a en effet plusieurs accouchements prévus dans les prochains mois…
    Merci de votre générosité !

    Tél et Fax: 32 (0)2 772 28 38

    E-mail: bruxelles@souffledevie.be

  • Le G20 inquiète le pape François

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    Pape-François-audience-générale-du-10-avril-2013-FB-news.va_ (1).jpgLu sur "yahoo actualités" : le pape François se dit inquiet des alliances qui pourraient être scellées aux dépens des pauvres et des migrants à l'occasion du sommet du G20.

    « Le pape François se dit inquiet des alliances qui pourraient être scellées aux dépens des pauvres et des migrants à l'occasion du sommet du G20, dans un entretien publié samedi par le quotidien italien La Repubblica.

    "Je crains qu'il y ait des alliances très dangereuses entre les puissances qui ont une vision déformée du monde : l'Amérique et la Russie, la Chine et la Corée du Nord, la Russie et Assad dans la guerre en Syrie", dit-il.

    Les plus grands dangers, poursuit le souverain pontife, sont ceux qui pèsent sur "les pauvres, les faibles, les exclus, dont les migrants font partie".

    "D'autre part, il y a des pays où la majorité des pauvres ne provient pas de flux migratoires, mais de catastrophes sociales. D'autres ont peu de pauvres, mais craignent l'invasion des migrants. Voilà pourquoi le G20 m'inquiète", ajoute-t-il.

    (Giulia Segreti, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

    Ref. le G20 inquiète le pape François

    Une vision politique énoncée en forme de slogan  par le pape, dans une nouvelle interview réalisée par Eugenio Scalfari et publiée dans le quotidien de gauche « La Repubblica ». Elle mériterait sans doute d’être étayée par quelques développements de la pensée  pontificale.

    JPSC

  • Le pape dit sa proximité avec les parents de Charlie Gard

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    De Radio Vatican :

    Le Pape exprime sa proximité aux parents de Charlie Gard 

    (RV) Le Pape François est intervenu une nouvelle fois dans l'affaire du petit Charlie, ce bébé de 10 mois hospitalisé à Londres pour une maladie rare, définie comme incurable par les médecins qui veulent l'euthanasie, afin de mettre un terme à ce qu'ils qualifient d'archarnement thérapeutique.

    Exprimant son «affection» et son «émotion», selon les termes du directeur de la Salle de presse, Greg Burke, le Pape «exprime sa proximité» avec les parents de Charlie Gard, et prie pour eux, «en espérant que ne soit pas négligé leur désir d'accompagner et de soigner jusqu'à la fin leur propre enfant».

    Le Pape se met donc du côté des parents dans le conflit qui les oppose aux médecins. Grâce à une collecte internationale, les parents de Charlie voudraient l'emmener aux États-Unis pour le soumettre à une thérapie expérimentale, mais l'hôpital britannique a décider de débrancher le respirateur artificiel qui le maintient en vie. La décision, pourtant approuvé par la CEDH, a toutefois été suspendue.

    Le Pape s'était déjà référé à cette affaire vendredi dernier, écrivant dans un tweet que «défendre la vie humaine, surtout quand elle est blessée par la maladie, est un engagement d'amour que Dieu confie à tout homme.»

  • Pour le cardinal Turkson, il faut fermer le robinet de l'immigration

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    Lu sur le site de la Libre :

    Vatican: un cardinal souhaite que l'on "ferme le robinet" de l'immigration

    Le cardinal ghanéen Peter Turkson, qui préside un vaste ministère du Vatican, juge souhaitable de "fermer le robinet" de l'immigration en provenance d'Afrique et de se concentrer sur les pays d'origine des migrants, a-t-il expliqué vendredi à des journalistes. Interrogé sur la menace de l'Italie de bloquer l'entrée de ses ports aux bateaux transportant des migrants secourus en Méditerranée faute de solidarité européenne, il a estimé que "le reste de l'Europe ne joue pas son rôle".

    Mais selon le cardinal, "la décision des Italiens est interne à l'Europe" et "on ne peut pas s'occuper de ces questions seulement en Europe".

    "Le grand problème est de traiter cette question à la source par l'angle du développement, faire en sorte que les gens n'arrivent plus ainsi en Europe", souligne le cardinal ghanéen.

    "C'est comme un robinet avec l'eau qui s'écoule: il ne faut pas juste sécher, mais fermer le robinet", tranche-t-il, en jugeant que la grande majorité des pays africains ne sont pas des zones de guerre d'où les populations doivent absolument fuir. "A mon avis, on peut changer les choses, maintenir les jeunes sur place".

    Cette prise de position n'est pas contradictoire avec la notion chrétienne d'agir en "bon samaritain" avec les personnes en difficulté et en souffrance, nuance cependant le cardinal, très favorable à l'initiative de "couloirs humanitaires" pour accueillir des réfugiés, menée par l'organisation catholique Sant'Egidio.

    Le "dicastère" (ministère) du développement humain intégral, présidé par le cardinal Turkson, est né le 1er janvier. Fruit de la fusion de quatre anciens services, il est chargé notamment des questions de justice, de paix, d'environnement, de santé, d'aide humanitaire, mais aussi de migrations. Ce dernier dossier est toutefois sous l'autorité directe du pape François.

     
  • Signons la pétition pour exhorter les Nations Unies à protéger les chrétiens au Pakistan

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    Du site "L'Observateur chrétien" :

    Une pétition pour exhorter les Nations Unies à protéger les chrétiens au Pakistan

    La persécution des chrétiens augmente dans le monde entier. La semaine dernière, le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) a tenu un plaidoyer devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies au nom des chrétiens persécutés au Pakistan et a lancé une pétition pour défendre la même cause.

    En raison de différents incidents, les minorités religieuses au Pakistan considèrent que leur gouvernement ne veut volontairement pas mettre fin aux attaques violentes et aux autres formes de persécutions dont elles sont régulièrement la cible. Ainsi, la pétition lancée sur BeHeardProject.com vise à exhorter les Nations Unies à rappeler au Pakistan ses obligations à protéger tous ses citoyens ainsi que leurs droits fondamentaux.

    La République islamique du Pakistan, un pays majoritairement musulman, est l’un des pires transgresseurs des droits de l’homme au monde. La violence conjugale, les fausses accusations de blasphème, les conversions forcées à l’islam, la torture policière et d’autres formes de persécution et de discrimination sont des faits communs.

    Avec l’extrémisme croissant, le gouvernement pakistanais ne réussit pas à protéger ses minorités des violences religieuses. En 2013, un groupe de musulmans avait brûlé et vandalisé environ 200 maisons chrétiennes de Joseph Colony après une allégation de blasphème à l’encontre d’un chrétien. Alors que les attaquants musulmans s’en étaient tirés indemnes, l’homme accusé de blasphème avait été quant à lui condamné à la peine de mort.

    Actuellement, près de 40 personnes seraient condamnées à mort ou purgeraient une peine d’emprisonnement à perpétuité dans le cadre des lois sur le blasphème du Pakistan. Asia Bibi, une mère chrétienne de cinq enfants, est en prison depuis près de huit ans. En 2009, elle avait été accusée de blasphème contre le prophète Mohammed. Un tribunal de première instance l’a condamnée à mort en 2010 et un tribunal d’appel intermédiaire a confirmé sa condamnation quatre ans après. Asia Bibi attend actuellement que la Cour suprême entende son recours.

    Les chrétiens persécutés ont besoin d’une voix qui s’élève pour eux.

    SIGNEZ LA PETITION pour que l’ECLJ exhorte l’U.N. à rappeler au Pakistan qu’il est nécessaire de protéger ses minorités religieuses et de protéger leurs droits fondamentaux. Le Pakistan doit traduire les auteurs de violences en justice et fournir un environnement sûr aux chrétiens.

    Lire plus ici: https://chretien.news/une-petition-pour-les-chretiens-au-pakistan/

  • La position du Saint-Siège face aux flux migratoires

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    De Constance Roques sur zenit.org :

    « Pacte mondial pour une migration sûre », par le p. Czerny (traduction complète)

    Et pour un développement humain intégral chez soi

    Le p. Czerny, sous-secrétaire de la Section Migrants et Réfugiés du Saint-Siège, est intervenu à la conférence de l’ONU, « Pour une migration sûre, ordonnée et régulière », à Genève, le 19 juin 2017, dans le groupe 1 intitulé : « Coopération internationale et gouvernance de la migration sous tous ses aspects ».

    Il a plaidé pour une « coopération systématique, globale et active entre les États, la société civile, les organisations internationales et le secteur privé » en matière de migration.

    Mais il a aussi souligné que cette coopération doit « tenir compte non seulement du mouvement ordonné des personnes et considérer l’aide humanitaire à court terme, mais aussi les pays d’origine » dont les conditions économiques et sociales ne laissent souvent pas d’autre option que l’émigration.

    Voici notre traduction du discours du p. Michael Czerny, prononcé en anglais.

    CR

    Déclaration du p. Michael Czerny

    Ma délégation souhaite accueillir de nouveau les deux co-facilitateurs et le Représentant spécial pour les migrations internationales. Je tiens également à remercier les membres du panel pour leurs présentations réfléchies.

    Le Saint-Siège a souligné à plusieurs reprises la conviction que, avant les divisions des frontières, nous sommes une seule famille humaine et a appelé à une plus grande humanisation du mouvement mondial des personnes. Comme le pape François nous le rappelle, « la migration, si elle est traitée avec l’humanité, est une opportunité pour tous de se rencontrer et de grandir » (Interview sur les épreuves des migrants et des réfugiés, 28 mars 2017). En effet, c’est une opportunité pour tous, car dans le monde d’aujourd’hui, la mobilité humaine touche de nombreux aspects de notre vie !

    Par la Déclaration de New York (NYD), les États ont reconnu « une responsabilité partagée de gérer les grands mouvements de réfugiés et de migrants d’une manière humaine, sensible, compatissante et axée sur les personnes », réaffirmant que « la coopération internationale entre les pays d’origine ou de nationalités, de transit et de destination n’a jamais été aussi importante; la coopération « gagnant-gagnant » dans ce domaine présente de profonds avantages pour l’humanité » (NYD, 19 septembre 2016, paragraphe 11).

    À cette fin, le pape François a encouragé la mise en œuvre de programmes de coopération internationale sans intérêts partisans, et de programmes de développement transnational qui impliquent les migrants comme protagonistes actifs et qui sont fondés sur la dignité et la centralité de la personne humaine (cf. Discours du pape François au Forum international sur les migrations et la paix, 21 février 2017).

    Monsieur le Président

    En effet, l’ampleur des mouvements migratoires est telle que seule une coopération systématique, globale et active entre les États, la société civile, les organisations internationales et le secteur privé peut être efficace pour gérer de manière adéquate de tels mouvements. À cet égard, l’expérience de l’Église catholique, grâce à son réseau d’associations bien établi sur le terrain dans le monde entier, par exemple la ICMC et Caritas, a fait des efforts considérables pour répondre à l’appel du pape François à une « mondialisation de la solidarité ».

    Mais pour être fructueux à long terme, comme le reconnaît le rapport de Sutherland, « la coopération internationale dans ce domaine doit prendre les intérêts de tous les acteurs légitimes … Tant qu’il y a des parties prenantes pour lesquelles le système ne fonctionne pas, au mieux elles l’ignoreront et, au pire, elles le saperont » (cf. Rapport du Représentant spécial du Secrétaire général sur les migrations, 3 février 2017, n. 90). « Les États auront beaucoup plus de chance de réaffirmer le contrôle de ceux qui entrent et restent sur leur territoire s’ils travaillent ensemble plutôt que de façon unilatérale, facilitant ainsi la migration sécuritaire et légale » (Ibid, Résumé).

    À cet égard, c’est un impératif moral que nous soyons tous unis pour empêcher les contrebandiers et les trafiquants d’êtres humains de profiter des personnes dans des situations désespérées et vulnérables. Ces réseaux criminels, qui exploitent la souffrance de beaucoup, sont un affront à la dignité humaine. Le Saint-Siège encourage les voies juridiques élargies pour les migrants, les demandeurs d’asile et les réfugiés. C’est seulement si nous pouvons présenter aux gens une option réelle pour une migration sûre, régulière et ordonnée, et si nous nous efforçons de créer les conditions appropriées pour un développement humain intégral « à la maison », que nous finirons par vaincre ces trafiquants de chair humaine.

    En effet, la mobilité humaine est une réalité de notre temps et elle doit être abordée et gérée de manière prospective par la coopération internationale et dans un esprit de solidarité et de compassion profondes. Une telle coopération doit tenir compte non seulement du mouvement ordonné des personnes et considérer l’aide humanitaire à court terme, mais aussi les pays d’origine, encourageant à « créer de meilleures conditions économiques et sociales à la maison, de sorte que l’émigration ne soit pas la seule option laissée pour ceux qui recherchent la paix, la justice, la sécurité et le plein respect de leur dignité humaine » (cf. Pape François, Message pour la 100ème Journée mondiale des migrants et des réfugiés, 5 août 2013).

    Monsieur le Président

    Le nombre accru de personnes en déplacement est un signe d’une mondialisation non réglementée, de déséquilibres socioéconomiques et, malheureusement, souvent liés à la violence. Grâce à la coopération internationale, fondée sur des valeurs communes et sur la complémentarité des politiques et des décisions, le potentiel et les talents des migrants peuvent être ouverts au profit de tous.

    Merci, Monsieur le Président.

    © Traduction de Zenit, Constance Roques

  • Le Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient de retour d'Irak

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    CHRÉTIENS D’ORIENT : DE RETOUR D’IRAK (source)

    Le Comité de Soutien aux Chrétiens d’Orient – CSCO – est rentré fin mai de son voyage au Kurdistan Irakien et en Irak.

    En plus d’avoir passé du temps avec des personnes et représentants de nombreuses communautés chrétiennes, ses membres ont pu dialoguer avec des membres de toutes la mosaïque communautaire d’Irak : Kurdes, Yézidis, Sunnites arabes, Chiites….

    La situation précaire des chrétiens s’améliore lentement au fur et à mesure du recul de l’État Islamique ; la majorité des villes et villages chrétiens d’Irak ont été libérés dans l’année écoulée.

    Les villes de Batnaya et Qaraqosh ont été totalement détruites par Daech et sont pratiquement devenues des villes fantômes. D’autres villes comme Telesskeff, moins endommagés, sont en voie d’être réhabitées – 500 familles se sont déjà réinstallées.  La reconstruction commence à s’organiser mais elle est encore quasiment exclusivement le fait d’associations chrétiennes internationales.

    Les chrétiens rencontrés nous demandent de transmettre le message suivant :

    • Les nombreux chrétiens déplacés souhaitent regagner leur territoire mais tant que les accès à l’électricité et l’eau ne seront pas rétablis le retour sera difficile ;
    • Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Les chrétiens sont des citoyens et des contribuables comme les autres. Ils ont le droit aux mêmes infrastructures étatiques. Des fonds internationaux ont été débloqués pour la reconstruction de l’Irak et ceux-ci ne sont, à ce jour, pas du tout investis dans les régions chrétiennes.

    Lors de son voyage, le CSCO s’est aussi inquiété des autres minorités de la région, avec lesquelles les chrétiens essayent de vivre en paix et dans la convivialité depuis deux millénaires :

    • Les Kurdes : qui ont joué un rôle militaire capital dans le combat contre Daech. Ils ont aussi accueilli avec hospitalité les minorités chassées par Daech. Cet accueil, les Chrétiens leur en sont très reconnaissants. Nous espérons, au sein du CSCO, que cette confiance et respect mutuel perdurera et sera la base du ciment de paix dans la région.
    • Les Yézidis : représente la communauté la plus éprouvée depuis la présence de l’islamisme fanatique de Daech dans la région. Considérés comme satanique par la doctrine djihadiste, des milliers de femmes Yézidies ont été capturée et réduites en esclaves sexuelles par les combattants de Daech.

    La relation pacifique et solidaire entre les Chrétiens et les Yézidis trouve une synergie particulière dans le projet de la « maison de la femme irakienne », soutenu par le CSCO. Cette maison pour femmes à Alqosh aura pour but d’aider, éduquer, libérer les femmes traumatisées par la guerre en suivant cette conviction profonde : “Le bien-être d’une société passe par le bien-être et l’émancipation des femmes”.

    • Les Arabes Sunnites ont également beaucoup souffert de cette guerre. Depuis la chute de Saddam Hussein, les arabe Sunnites ont le sentiment d’avoir été victimes d’injustice. Nombreux d’entre eux ont soutenu Daech dans un espoir d’amélioration de leur quotidien. Mais, la dictature sanglante sous laquelle ils ont vécu dans l’État Islamique, a été « une douche froide ».

    Aujourd’hui, la paix ne peut venir que du développement économique et de l’éducation. Le gouvernement irakien doit soutenir toutes les communautés de façon égale, sinon la paix sera toujours menacée.

    LES PROJETS DÉJÀ SOUTENUS PAR LE CSCO EN IRAK ET EN SYRIE

    Le CSCO soutient un dispensaire à Alqosh (Irak), un dispensaire à Quamishli (Syrie), une école à Hassaké (Syrie) ainsi qu’un dispensaire à Telesskeff (Irak). Ces projets sont tous ouverts à toutes les communautés, cette région a besoin de « ponts » entre les communautés religieuses et non de « murs ». Si les communautés chrétiennes apportent aux autres les soins de santé et éducation, elles seront d’autant plus considérées comme une « force positive » pour la région.

    VIDÉOS

    Le père Charbel Eid (maronite, Bois-Seigneur-Isaac) nous parle d’un nouveau projet consacré aux femmes irakiennes

    Un chrétien d’Alqosh nous parle de l’histoire de la région et de son quotidien


    Voir aussi
    : Irak, les chrétiens se relèvent difficilement. Interview de Mgr Petros Mouche, sur Cathobel.

    Pour le CSCO
    Père Charbel Eid

    Marie Thibaut de Maisière

    Pour plus d’informations (et de ressources documentaires, sur demande) : www.csco.be

    Pour plus d’informations sur ce voyage : Simon Najm, Président : Simon Najm csco.simon.najm@gmail.com 0475 54 51 00,
    Marie Thibaut de Maisières, membre de la délégation mariethibautdem@gmail.com, 0477 25 19 51.