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Solidarité

  • Le discours du pape au Corps diplomatique (9 janvier 2020)

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    Vœux au Corps diplomatique près le Saint-Siège, 9 janvier 2020 © Vatican Media

    Vœux Au Corps Diplomatique Près Le Saint-Siège, 9 Janvier 2020 © Vatican Media

    Discours au Corps diplomatique

    Excellences, Mesdames et Messieurs,

    une nouvelle année s’ouvre devant nous et, comme les pleurs d’un enfant à peine né, elle nous invite à la joie et à assumer une attitude d’espérance. Je voudrais que ce mot – espérance –, qui pour les chrétiens est une vertu fondamentale, anime le regard avec lequel nous entrons dans la période qui nous attend.

    Certes, espérer exige du réalisme. Espérer exige la prise de conscience des nombreuses questions qui touchent notre époque et des défis qui se profilent à l’horizon. Espérer exige qu’on appelle les problèmes par leur nom et qu’on ait le courage de les affronter. Espérer exige de ne pas oublier que la communauté humaine porte les signes et les blessures des guerres qui se sont succédées dans le temps, avec une capacité destructive croissante, et ne cessent de frapper spécialement les plus pauvres et les plus faibles[1]. Malheureusement, l’année nouvelle ne semble pas être semée de signes encourageants, mais plutôt s’envenimer par des tensions et des violences.

    C’est justement à la lumière de ces circonstances que nous ne pouvons pas cesser d’espérer. Espérer exige du courage. Espérer exige la prise de conscience que le mal, la souffrance et la mort ne prévaudront pas et que même les questions les plus complexes peuvent et doivent être affrontées et résolues. L’espérance « est la vertu qui nous met en chemin, qui nous donne des ailes pour aller de l’avant, même quand les obstacles semblent insurmontables »[2].

    Dans cet esprit, je vous accueille aujourd’hui, chers Ambassadeurs, afin de vous présenter mes vœux pour la nouvelle année. Je remercie de façon particulière le Doyen du Corps Diplomatique, S.E. Monsieur George Poulides, Ambassadeur de Chypre, pour les paroles cordiales qu’il m’a adressées en votre nom à tous et je vous suis reconnaissant pour votre présence, si nombreuse et significative, ainsi que pour l’engagement que vous dédiez quotidiennement à consolider les relations qui lient le Saint-Siège à Vos Pays et Organisations internationales au service de la coexistence pacifique entre les peuples.

    La paix et le développement humain intégral sont, en effet, l’objectif principal du Saint-Siège dans le domaine de son engagement diplomatique. Vers eux sont orientés les efforts de la Secrétairerie d’Etat et des Dicastères de la Curie Romaine, comme aussi ceux des Représentations Pontificales que je remercie pour le dévouement avec lequel elles accomplissent la double mission qui leur est confiée de représenter le Pape, aussi bien auprès des Eglises locales qu’auprès de vos Gouvernements.

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  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Travaux de restauration 2020 - Appel à la générosité du public

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    DSCF0021.JPG"L'ASBL Sursum Corda, propriétaire et gestionnaire de  l'église du Saint-Sacrement située au cœur historique de Liège (Boulevard d'Avroy, 132), va lancer en cette année 2020 d'importants travaux de restauration sur ce bel édifice du XVIII° siècle. Le SPW (Service Public de Wallonie) prendra une sérieuse partie des frais en charge vu qu'il s'agit d'un immeuble classé. L'ASBL fait appel à la générosité du public pour le solde. La Fondation Roi Baudouin a accepté de parrainer le projet, si bien que les dons sont partiellement déductibles d'impôt. Nous vous remercions déjà pour le simple intérêt que vous accordez à notre projet en regardant cette vidéo".

    Emmanuel Boland, administrateur

    Faire un don pour la restauration de l’église du Saint Sacrement ?  Pour contribuer à la sauvegarde de ce joyau de l’art néo-classique, vous pouvez faire un don fiscalement déductible en versant le montant de votre choix au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, rue Brederode, 21, 1000 Bruxelles, avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.  

    A partir de 40€, les dons sont fiscalement déductibles des revenus imposables à concurrence de 45% du montant effectivement versé (art. 145/33 du code de l'impôt sur les revenus).

    Tous renseignements : secrétariat de l’association « sursum corda » tél. 04 344 10 89 / email sursumcorda@skynet.be / http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    JPSC

  • Allons-nous laisser les islamistes poursuivre le massacre des chrétiens en Afrique ?

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    De Verlaine Djeni sur le Boulevard Voltaire :

    Les islamistes massacrent les chrétiens en Afrique dans l’indifférence totale de l’Occident

    Avec les revers successifs qu’ils ont subis en Syrie et en Irak, on avait pensé les islamistes affaiblis. Certes, quelques attaques ici et là en Occident, ou ailleurs dans le monde, ressemblaient plus à des râles d’agonisant qu’à des actions préparées et installées sur le long terme afin de semer la terreur au sein des populations.

    L’État islamique est incontestablement en perte de vitesse au Levant mais on découvre, depuis le début de l’année, une recrudescence des actes terroristes en Afrique. La coïncidence entre la chute au Levant et la hausse en Afrique ne surprend pas beaucoup d’experts qui avertissaient, depuis des années, sur le risque d’explosion. Ainsi, Alexandre del Valle, dès octobre 2000, prévenait-il sur les risques à venir avec le caractère protéiforme des actes terroristes.

    Du Sahel à la corne de l’Afrique, ce continent accueille toutes les formes de groupuscules djihadistes, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Boko Haram, État islamique dans la province de l’Afrique de l’Ouest (ISWAP, en anglais), Al-Chebab, Al-Mourabitoune, Ansar al-Charia, sans oublier ces nombreux mouvements qui, chaque jour, se créent avec la bénédiction et les fortunes de certains « émirs » criminels qui font leur beurre grâce aux rançons perçues après les enlèvements d’occidentaux.

    Ce qui se passe, aujourd’hui, en Afrique, n’est pas une étincelle mais certainement un acte programmé d’assassinats ciblés contre les chrétiens et leurs lieux de culte.

    La République démocratique du Congo, le , le Burkina Faso paient le plus grand tribut dans cette guerre imposée par les terroristes.

    Il ne se passe plus une semaine sans voir des lieux de culte chrétiens attaqués. Il ne se passe plus une semaine sans entendre que des prêtres, des pasteurs, des fidèles sont tués par des islamistes. Les terroristes poussent l’indécence jusqu’à cibler, dans leurs actes criminels, les populations civiles les plus faibles, femmes, enfants et personnes âgées.

    Le summum de l’horreur est atteint, il y a quelques jours, à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, avec 35 civils tués dont… 31 femmes.

    Au Nigeria, la veille du réveillon de Noël, des chrétiens ont été exécutés pour venger la mort survenue, en octobre, du chef de l’État islamique Al-Baghdadi, en Syrie. La vidéo filmant cette exécution a fait le tour des réseaux sociaux et l’on a pu y voir la barbarie de ces islamistes.

    La question qui se pose, aujourd’hui, est : allons-nous laisser les islamistes poursuivre ce massacre des chrétiens en Afrique ?

    Pourquoi, en Occident, et en France en particulier, les défenseurs de Gaza, les chantres de la bien-pensance et les acharnés de l’islamophobie sont-ils si silencieux face aux crimes commis par des musulmans sur des chrétiens en Afrique ?

    Une seule chose : une promesse aux chrétiens d’Orient et aux chrétiens d’Afrique, nous dénoncerons toujours les crimes que vous subissez, nous ne nous tairons pas, nous ne nous tairons jamais pour vous.

  • Joyeux Noël, chers amis !

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    Pala d'altare sopra il luogo della nascita di Gesù

    Autel de la Grotte de la Nativité, Basilique de la Nativité, Bethléem

    A tous les amis, visiteurs et familiers de Belgicatho,

    nous souhaitons une joyeuse fête de la Nativité.

    Que les valeurs négatives de notre temps - l'indifférence, le matérialisme, le relativisme, l'individualisme, l'oubli de Dieu, le mépris de la vie humaine... - n'empêchent pas nos yeux de s'ouvrir à la lumière de l'Etoile et nos coeurs de se réchauffer auprès de la Crèche !

     

    L’Hymne pour Noël de Saint Romanos le Mélode :

    « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! »

    « Écoutez, bergers, le son des trompettes. Le Verbe est enfanté, Dieu est manifesté au monde ! Et vous, filles de rois, entrez dans la joie de la Mère de Dieu (Psaume 44, 10). Peuples, disons : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » La Vierge, qui ne connaît pas d'homme (Lc 1, 34), a mis au monde la Joie, la tristesse ancestrale a cessé. Aujourd'hui, l'Incréé est enfanté, Celui que le monde ne peut contenir entre dans le monde. Aujourd'hui, la Joie s'est manifestée aux hommes; aujourd'hui l'erreur est jetée dans l'abîme. Peuples, disons : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » Bergers, chantez le Maître qui est né à Bethléem, Celui qui rachète le monde. Voici que la malédiction d'Ève est rompue, grâce à Celui qui est né de la Vierge. « Battons des mains avec des acclamations » (Psaume 46, 2) ; formons un chœur avec les anges. Le Seigneur est né de la Vierge Marie pour « relever ceux qui sont tombés et redresser ceux qui sont abattus » (Psaume 144, 14), ceux qui crient avec foi : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » L'Auteur de la Loi s'est incarné sous la loi (Ga 4, 4), le Fils intemporel est né de la Vierge, le Créateur de l'univers est couché dans la crèche. Celui que le Père engendre éternellement, sans mère dans les cieux, est né de la Vierge, sans père sur la terre. Peuples, disons : « Béni sois-Tu, notre Dieu nouveau-Né, gloire à Toi ! » En vérité, la Joie vient de naître dans l'étable ».

    Ainsi soit-il.

  • Avant de donner à "Viva For Life" : autant savoir

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    Sur le site de la RTBF, on apprend qu'un centre tel que l'ASBL "La Famille Heureuse" à Mons bénéficie des dons de Viva For Life. Il faut savoir que de tels centres de planning familial facilitent l'accès à l'avortement et sont alignés sur l'EVRAS :

    Ce mardi, la RTBF lance l’opération Viva For Life. Depuis plusieurs années, l’opération a pour but de récolter des dons afin d’aider des structures qui luttent contre la pauvreté infantile.

    L'ASBL "La Famille Heureuse", à Mons, bénéficie de ces dons. "Ce centre de planning propose un accueil, des consultations médicales, psychologiques, sociales, sexologiques et juridiques, et tout un axe de prévention en matière d’Evras, en matière d’éducation, vie relationnelle, affective et sexuelle", explique Valérie Lecompt, coordinatrice du planning familial (...)

  • Bruxelles (Sainte-Famille), 20 décembre : Concert de Noël "Paix sur la Terre" avec la Communauté Syriaque Catholique de Belgique

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    (Source) La communauté syriaque catholique de Belgique vous invite à un concert de chants de Noël en araméen avec la chanteuse libanaise Ghada Shbeir le vendredi 20 décembre à 20h00 dans l’église de la Sainte-Famille. 

    Ghada Shbeir est docteure en musicologie et en musique orientale et elle est professeure à la Faculté de musique à l’Université Saint-Esprit de Kaslik au Liban (USEK). Sa thèse est portée sur les techniques de chant oriental et les rapports entre la tradition musicale syro-araméenne et l’intonation islamique du Coran. Elle est aussi chargée du département de musique sacrée syriaque au Conservatoire national libanais de Beyrouth. En 2007, elle a reçu le prix  « BBC-Radio World Award » pour son CD de chants andalous « Al-muwashahât ». Combinant ses connaissances académiques et sa voix exceptionnelle, elle atteint un très haut degré de perfection musicale.

    PAF : 5€

    Contact : parsyrchath.be@gmail.com 

    Ce concert sera au profit des communautés chrétiennes du Moyen-Orient.

  • Chrétiens d'Orient: tout le monde s'en fiche

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    De sur le site du Figaro Vox :

    Qui s’intéresse encore aux chrétiens d’Orient?

    FIGAROVOX/ENTRETIEN - Les images des chrétiens d’Orient fuyant la barbarie de Daech en 2014 avaient fait le tour du monde. Aujourd’hui, leur sort n’est guère meilleur, mais peu d’Occidentaux s’en émeuvent. Dans un livre très documenté, le journaliste Tigrane Yégavian offre un état des lieux précis de leur situation.

    13 décembre

    Tigrane Yégavian est journaliste et arabisant. Il collabore pour plusieurs revues internationales et est membre de la rédaction de Conflits. Il vient de publier Minorités d’Orient. Les oubliés de l’Histoire (éd. du Rocher, 2019).


    FIGAROVOX.- En 2017, l’exposition «Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire» à l’Institut du Monde arabe a connu un grand succès et a permis de mettre en lumière les chrétiens d’Orient... une communauté jusque-là trop méconnue?

    Tigrane YÉGAVIAN.- À l’aune de la déchristianisation de la société française, on a pu constater une certaine indifférence à l’égard de ces communautés: le sort des chrétiens orientaux n’intéressait qu’un public averti, composé essentiellement d’ecclésiastes, de chercheurs ou d’érudits. La parution en 1994 de la somme de Jean Pierre Valognes Vie et Mort des Chrétiens d’Orient a toutefois suscité un vif intérêt, alors qu’auparavant la plupart des ouvrages sur le sujet étaient jusqu’alors davantage confidentiels.

    Aujourd’hui, les chrétiens orientaux se sentent trahis par une France qui prétend les protéger depuis les capitulations de François Ier. Lors du déclenchement des soulèvements arabes, le gouvernement français, tout comme les médias généralistes, ont ignoré les messages alarmés des patriarches orientaux. Le Patriarche de l’Église maronite Mgr Raï, qui avait rencontré Nicolas Sarkozy pour le mettre en garde sur les risques d’instabilité dont étaient porteurs ces mouvements, s’était heurté à un mur d’incompréhension.

    Ces Églises qui ont pratiquement l’âge du Christ ont maintenu leurs rites ancestraux.

    Le moment charnière intervient à l’été 2014 lorsque les sicaires de Daech investissent le Massif du Sinjar et la Plaine de Ninive dans le nord de l’Irak. Les images des chrétiens et des Yézidis fuyant leur avancée font le tour du monde et émeuvent l’opinion occidentale. Ce que l’on peut craindre de l’élan de sympathie et de compassion dont ces minorités font l’objet, est le risque d’une muséification involontaire, voire inconsciente. Ces Églises qui ont pratiquement l’âge du Christ ont maintenu leurs rites ancestraux ; elles exercent une certaine fascination qui peut ressembler à du folklore ou une sorte de retour fantasmé aux sources de la chrétienté. L’autre danger est la récupération politique dont peuvent faire l’objet ces communautés, par des nostalgiques des croisades, ou des personnalités en mal de visibilité.

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  • Quand l'humoriste Jean-Marie Bigard fait don de 300.000 euros pour sauver un enfant malade du cancer

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    Du site de Valeurs Actuelles :

    Quand Bigard a donné 300 000 euros pour sauver un malade du cancer

    Vendredi 22 novembre 2019

    Invité de la chaîne KTO, l’humoriste a témoigné d’un épisode méconnu de sa vie. 

    C’est une facette du personnage qu’on ne connaissait pas. Invité de l’émission Une nuit au monastère le 16 novembre dernier, sur la chaîne catholique KTO, l’humoriste Jean-Marie Bigard, surtout réputé pour son langage fleuri et ses blagues en dessous de la ceinture, a livré un témoignage bouleversant au présentateur Charles Mercier. 

    L’enfant a guéri de son cancer

    En effet, celui qui figure sur la liste de Marcel Campion pour les prochaines élections municipales a révélé qu’il avait fait un don de 300 000 euros à un enfant malade afin qu’il puisse guérir. Tout commence lorsqu’il apprend que la concierge portugaise de son immeuble a un fils atteint d’un cancer de la gorge. Ruiné à l’époque, il se tourne vers une connaissance pour lui emprunter de l’argent. « Mais pourquoi tu vas donner de l’argent à cet homme que tu ne connais pas ? », lui demande l’homme. « Parce qu’il a tapé à ma porte », répond l’humoriste. Finalement, cette connaissance lui prête les 300 000 euros nécessaires. Trois mois après ce geste, le fils de la concierge l’appelle et lui dit « J’ai une rémission de mon cancer », raconte Jean-Marie Bigard, les larmes aux yeux. 

    Coup du destin, une semaine après cette bonne action, l’humoriste signe un contrat publicitaire qui lui rapporte… 400 000 euros. « Toutes mes actions me sont rendues à chaque fois. Je suis riche de ce que je donne. Je suis attentif. Je sais que derrière chaque chaise, chaque buisson, dans ton lit, il y a Dieu. Donc je fais attention », confie-t-il alors à la chaîne. 

  • La Vierge de Banneux à l’honneur ce dimanche 17 novembre en la Basilique Saint-Pierre

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    De RTC TELE Liège :

    La Vierge de Banneux sera mise à l’honneur ce dimanche 17 novembre, à la Basilique Saint-Pierre de Rome. L’Evêque de Liège sera présent au Vatican et célébrera la messe de 10 heures avec le pape, à l'occasion de la Journée mondiale des pauvres. Dans ses bagages, il a pris plusieurs statues représentant la Vierge des Pauvres de Banneux, des cadeaux qu’il compte offrir au Saint Père.

    Le Pape François a appris l’existence du culte de Banneux par un prêtre chilien, qui revenait d’une mission en Amérique du Sud, où, dans une petite paroisse, curieusement, la Vierge des Pauvres de Banneux est vénérée… Le Pape a envoyé un émissaire à Banneux pour s'assurer du sérieux du sanctuaire, avant d'inviter une délégation liégeoise à venir célébrer avec lui cette Journée Mondiale des Pauvres.

    L’Evêque de Liège viendra à Rome avec quelques cadeaux pour le Pape François :  des copies de différentes tailles de la statue de la Vierge conforme au modèle présent au sanctuaire de Banneux : une petite en bois naturel, 65 cm, un cadeau personnel pour le Saint-Père – et deux grandes, en fibre de verre de 1,35m, que le pape remettra, par exemple à une paroisse pauvre, à Rome ou en Amérique du Sud.

    Dans la Basilique St Pierre, ce dimanche, à 10 heures, c'est bien un grand modèle qui sera présent. Cette mise à l’honneur devrait sans doute réjouir les pèlerins du sanctuaire : ils sont plusieurs centaines de milliers à se rendre chaque année à Banneux.

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  • Les doulas au chevet des mourants

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    UNE DOULA POUR LES MOURANTS

    06 novembre 2019

    « Serait-il pensable qu’une femme soit en train d’accoucher et que personne autour d’elle n’en parle ou ne s’y prépare ? Nous susciterions un tollé si nous traitions la naissance comme nous traitons la mort ».

    La doula[1] désigne habituellement une femme ayant vocation à accompagner et soutenir la future mère et son entourage pendant la grossesse, l’accouchement et la période postnatale, en leur fournissant un soutien émotionnel, physique et psychologique. Ces dernières années ont vu émerger aux Etats-Unis des « Doulas-fin-de-vie », c’est-à-dire des professionnels formés pour accompagner des personnes en fin de vie et leurs proches. Des programmes de formation certifiantes sont ainsi proposés par un certain nombre d’organismes (International End of Life Doula Association,  University of Vermont College of Medicine…).

    Bien que les doulas ne soient pas tenues d'avoir une formation médicale, beaucoup viennent du domaine de la santé. Shelby Kirillin, une doula-fin-de-vie de Richmond, en Virginie, est également infirmière en traumatologie neuro-intensive depuis plus de 20 ans. Ce sont ses expériences à l'unité de soins intensifs neurologiques qui l'ont amenée à devenir une doula. Bon nombre des décès auxquels elle a assisté, explique-t-elle, l'ont frappée de froid, de stérilité et de solitude. « Je ne pouvais tout simplement pas imaginer que la personne mourante ait jamais imaginé que sa mort serait comme ça », dit-elle. « Mourir n’est pas seulement médical. C’est spirituel. »

    Une partie de ce que font les doulas est d'engager la discussion sur la mort et la disparition, des sujets qui peuvent souvent être tabous ou profondément délicats pour les mourants ou leur famille.

    Les doulas évoquent avec les mourants leurs souhaits et la façon dont ils aimeraient vivre leur dernier jour : à l'hôpital, à la maison. Ils décident qui les entourera : famille, amis, religieux ou seuls, mais aussi les détails du décor, s'ils veulent entendre de la musique, que quelqu'un leur tienne la main, quels rituels - religieux ou profanes - les accompagneront.

    Souvent les doulas encouragent un travail de transmission, notamment en accompagnant les mourants pour qu'ils créent des objets-souvenirs qu'ils laisseront à leurs proches. Il peut s’agir d'un album photo, d'une collection de recettes ou d'une vidéo…

    À l'approche de la mort, les doulas sont chargées de maintenir le calme aussi bien pour ceux qui s’apprêtent à mourir que pour leur entourage.

    Le travail d'une doula se poursuit quelques semaines après la mort de la personne accompagnée, lorsqu’elle rencontre les proches du défunt pour discuter de tout ce qui s'est passé. « Le fait de s'occuper des mourants n'est pas aussi déprimant que beaucoup le supposent ; au contraire, cela peut être très gratifiant. (…) Quand on s'assoit avec une personne mourante et qu'elle prend son dernier souffle, c'est aussi étonnant et impressionnant que quelqu'un qui prend son premier souffle (…) C'est important, et triste, et il faut le chérir. »

    ___________________________

    [1] A l’origine, le mot doula vient du grec ancien doúla (δούλα).

    Sources: The Gardian, Cecilia Saixue Watt (06/11/2019)

  • Sauver des chrétiens persécutés au Pakistan

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    Sauvons les chrétiens persécutés au Pakistan

    50.447 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 100.000 signatures.
  • Sur l'accompagnement des malades en fin de vie

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    Via Didoc.be :

    Accompagner les malades en fin de vie

    Écrit par Joëlle Levecq-Hennemanne le .

    Un article d’opinion, publié dans La Libre Belgique, attire notre attention sur les malades en fin de vie. Il nous invite à porter un autre regard sur les personnes âgées et celles qui sont en fin de vie.

    Calcutta, 8 h du matin. La chaleur, la poussière, les klaxons, la saleté, les rues grouillent de monde. Nirmal Hriday, « maison du cœur pur » en bengali, maison des mourants, première maison ouverte par Mère Teresa en1952.

    A l’intérieur, la première salle est réservée aux hommes. Ils sont souriants, ils tendent les mains pour saluer. Un couloir mène, à l’autre extrémité de la maison, à la section des femmes. Elles sont là, assises à table ou pour les plus faibles, allongées sur le lit. Elles portent des robes colorées à fleurs, des bracelets, du vernis sur les ongles. Elles attendent, elles ne parlent pas, la plupart ont les cheveux rasés, le regard est loin, très loin parfois. Qu’ont-elles vécu ? Que reste-t-il de leur dignité ?

    Esthétiquement, rien ni personne n’est beau. Et pourtant ces femmes portent une beauté en elles… Les yeux occidentaux se mettent en retrait pour laisser la place au cœur qui les regarde et les voit. La beauté serait-elle une émotion ressentie ?

    La dignité de chacune, ce sont les religieuses de Mère Teresa qui la leur rendent.

    Les sœurs accueillent ces femmes qui ont tout perdu, elles les remettent debout, les soignent, leur donnent à manger, les cajolent, les respectent tout simplement.

    La quiétude règne, comme dans les lieux où la vulnérabilité est entourée d’affection.

    Cette attitude face à la fragilité interpelle notre société. Que faisons-nous de nos personnes âgées, de nos mourants ? Quel regard posons-nous sur elles ?

    Tu es important parce que tu es toi

    Il y a 17 ans, en 2002, la Belgique a adopté une loi sur les soins palliatifs. L’article 2 en donne la définition. Par soins palliatifs, il y a lieu d’entendre « l’ensemble des soins apportés au patient qui se trouve à un stade avancé ou terminal d’une maladie grave, évolutive et mettant en péril le pronostic vital, et ce, quelle que soit son espérance de vie. Un ensemble multidisciplinaire de soins est garanti pour assurer l’accompagnement de ces patients, et ce, sur les plans physique, psychique, social, moral, existentiel et, le cas échéant, spirituel. Les soins palliatifs offrent au malade et à ses proches la meilleure qualité de vie possible et une autonomie maximale…. »

    Il ne s’agit plus de guérir mais de prendre en compte le malade dans une dimension globale : physique, sociale, familiale, psychologique, spirituelle, non seulement limitée à la maladie, tout en associant l’entourage, avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire.

    L’anglaise Cicely Saunders, fondatrice du mouvement des soins palliatifs, disait ceci : « Tu es important parce que tu es toi, et tu es important jusqu’à la fin de ta vie. Nous ferons tout notre possible non seulement pour t’aider à mourir paisiblement, mais aussi à vivre jusqu’à ta mort. » Prendre soin de la personne sans prolonger ni raccourcir la vie, voilà la ligne que suit la médecine palliative.

    La fin de la vie entraine le plus souvent le désarroi. Nous sommes malheureux face au proche malade que nous aimons, qui a perdu sa forme physique, qui est devenu fragile et « diminué ».

    Et à travers ce désarroi, c’est aussi la question de la dignité qui se retrouve au cœur des situations de fin de vie. Mais quelle dignité ? Celle du corps beau et performant ? Ne sommes-nous pas appelés à changer notre regard sur la personne fragilisée, à essayer de dépasser notre appréhension, à ne pas enfermer le malade dans sa maladie mais au contraire à l’approcher, le rencontrer dans sa vulnérabilité et, au-delà de cette vulnérabilité, dans sa personne ?

    Le temps de l’Essentiel

    Les soins palliatifs sont une démarche qui, grâce à leur dimension pluridisciplinaire, permettent d’approcher le malade avec sollicitude et soin (care).

    D’une part, tous les moyens pour maîtriser tant la douleur physique que la souffrance psychologique sont utilisés, d’autre part, tout est mis en place pour répondre au mieux aux souhaits du malade. La communication est maintenue par le regard, le toucher, le sourire et la présence silencieuse.

    Le malade n’est pas celui qu’on fuit mais la personne qu’on entoure jusqu’à son dernier souffle. C’est pouvoir lui dire, tant au niveau médical que familial : « Je ne t’abandonne pas, ta vie a de la valeur pour moi ».

    Personne ne court, personne ne se presse. C’est le temps de la pacification, de l’affection, de l’Essentiel.

    Les soins palliatifs sont-ils synonymes de la phase terminale de la fin de vie ? Dans notre pays, ils sont généralement associés aux derniers jours ou semaines. Les patients restent en moyenne 15 à 20 jours dans un service de soins palliatifs. Cependant, cette attitude de sollicitude et de soin, caractéristique des soins palliatifs, devrait pouvoir remonter en amont de la phase terminale. La dernière période de la vie ne se limite en effet pas aux 15 derniers jours. C’est pourquoi, les soins palliatifs doivent aussi pouvoir se développer autour de réseaux de bénévoles qui donnent du temps pour rendre visite aux personnes seules dans les homes à Bruxelles et ailleurs, et qui apportent une pierre à l’édifice de la lutte contre la solitude des personnes âgées.

    Joëlle Levecq-Hennemanne est membre de l’asbl « Solidarité Fin de Vie ». Contact : solidaritefindevie2017@gmail.com. Ce texte a été publié dans La Libre Belgique du 11-10-19 sous le titre « Des réseaux de bénévoles pour accompagner les malades en fin de vie ».