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Témoignages

  • Oscars 2018 : un court-métrage sur la persécution des chrétiens au Kenya

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    Du site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (Suisse) :

    Oscars 2018: film sur des chrétiens persécutés au Kenya

    Un film en nomination dans la course à l’Oscar 2018 du meilleur court-métrage de fiction a reçu le soutien financier de l’Aide à l’Église en Détresse. Watu Wote – All of us est inspiré de l’histoire vraie de chrétiens du Kenya.

    En 2015, ces chrétiens ont été sauvés parce que des passagers musulmans du même autobus ont refusé de dévoiler qui étaient les chrétiens parmi eux quand ils ont été attaqués par des terroristes du groupe Al-Shabaab (affilié à Al-Qaïda), le modus operandi de ce groupe étant de séparer les personnes pour abattre les non-musulmans.

    « Tobias Rosen est venu nous voir parce qu’il avait besoin de financer son film certes, mais aussi parce que nous possédons une expertise construite sur de nombreuses années quant à la situation des chrétiens persécutés à cause de leur foi », explique Marie-Claude Lalonde, directrice du bureau de l’Aide à l’Église en Détresse Canada. 

    M. Rosen est producteur du film. Il connaissait et appréciait déjà le travail de l’AED. « Je cherchais un partenaire adéquat pour ce thème, parce que je voulais produire un film impressionnant, mais surtout authentique. L’AED m’a énormément soutenu et s’est vraiment avéré une bénédiction pour ce film », considère le producteur. 

    « Ce projet, qui a connu de nombreux incidents et où il nous a fallu lutter avec beaucoup de difficultés, n’aurait pas avancé sans ce soutien. » 

    Le film repose sur un bref article, à l’origine de « cette incroyable histoire écrite par Julia Drache, qui montre comment la solidarité entre les êtres humains et les actes de chaque individu peuvent changer le cours de l’histoire », explique M. Rosen. 

    Une histoire de notre époque

    Par souci d’authenticité, le film - produit en 2016 – a bénéficié d’une distribution et d’une équipe de production presque entièrement kényane. Watu Wote – All of us a déjà reçu plus d’une soixantaine de prix à travers le monde, dont le Gold Student Academy Award, l’Oscar des étudiants en cinéma. L’œuvre a également reçu le prix du meilleur film africain au Festival du film de Zanzibar et Durban, en Afrique du Sud. « C’était particulièrement réjouissant pour moi personnellement, car ce prix représente une reconnaissance du continent africain grâce à l’authenticité que nous nous sommes efforcés d’atteindre », a expliqué à l’AED M. Rosen.

    La cérémonie des Oscars aura lieu le 4 mars prochain. 

    Voir la Bande-Annonce

  • Un miracle attribué à Jean-Paul Ier lui ouvre la voie de la béatification

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    De Kerknet.be :

    Une reconnaissance rapide du miracle permettrait au Pape Jean Paul I, "le pape souriant" d'être béatifié cette année.

    A peine quelques jours après l'annonce de la canonisation du Pape Paul VI, la Tribuna di Treviso annonce le miracle qui ouvrirait la voie à la béatification du pape Jean Paul Ier, ce sympathique pape italien, qui fut pape pendant 33 jours seulement.

    Le miracle concerne un jeune qui a souffert de leucémie. Après des prières répétées du curé et d'un frère adressées au pape décédé, également sur sa tombe à Rome, le jeune homme de 15 ans a été guéri d'une manière médicalement inexplicable. Le pape François a reçu une lettre en octobre au sujet de l'affaire et il aurait dit qu'il s'engagerait personnellement à une béatification rapide de son prédécesseur.

    Le pape a reconnu en novembre le statut officiel de vénérable de Jean-Paul Ier. Avec une reconnaissance rapide du miracle, il peut encore être béatifié cette année. A la fin de la semaine dernière, lors d'une rencontre avec les prêtres, le pape François a déjà annoncé qu'il canoniserait encore le pape Paul VI cette année, peut-être durant le synode épiscopal d'octobre.

    http://tribunatreviso.gelocal.it/treviso/cronaca/2018/02/19/news/la-storia-a-conegliano-ragazzina-guarita-ho-pregato-luciani-1.16498162?

  • Il y a 150 ans : la mort du Père Théophile Verbist

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    Qui est Théophile Verbist? (source)

    CICM founder

    CICM founder

    Théophile Verbist naquit à Anvers en 1823, dans la famille du banquier Guillaume Verbist qui comptait sept enfants. Il fut ordonné prêtre à Malines en 1847 et était directeur national de l’Oeuvre de la Sainte Enfance en Belgique. Quand, en 1860 par le Traité de Pékin des missionnaires furent de nouveau admis en Chine, il fonda la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, CICM, avec comme objectif particulier la mission en Chine.

    On les appelle les Missionnaires de Scheut ou les « scheutistes » à cause de la localisation de leur première maison: à Scheut, (Anderlecht) 548, chaussée de Ninove, 1070, Bruxelles. Ils furent envoyés par le pape vers la province de Mongolie-Intérieure (Chine) pour y reprendre l’œuvre missionnaire des lazaristes français.

    Verbist voulait s’établir au-delà de la Grande Muraille. Le 25 août 1865, le premier groupe quitta Scheut pour la Chine. Théophile Verbist (Anvers.) arriva à Xiwanzi (Mongolie-Intérieure – Chine) le 6 décembre 1865 en compagnie d’Aloïs Van Segvelt (Rumst), Ferdinand Hamer (Nijmegen, NL.), François Vranckx (Anvers.) et Paul Splingard (Ottenburg), un laïc. Immédiatement, ils durent faire face à de multiples problèmes: étude de la langue, manque de personnel, graves problèmes financiers. Pour Aloïs Van Segveld, la quarantaine bien sonnée, habitué à un certain confort en Europe, l’adaptation à la vie en Mongolie-Intérieure fut une lourde tâche sur le plan humain, physique, psychologique. Les lettres du fondateur Verbist montrent à quel point il était heureux d’avoir atteint le but de sa vie en étant missionnaire.

    La mission en Chine de Théophile Verbist fut cependant de courte durée. Au cours de son premier grand voyage missionnaire, il attrapa le typhus et mourut dans la Vallée du Tigre (Laohugou – N.-E de la Chine) le 28 février 1868. La dépouille mortelle du père Théophile Verbist fut ramenée en Belgique en 1931. Après un accueil solennel à Anvers elle fut transportée, dans un cercueil chinois, à la crypte de la chapelle de la maison de Scheut, où elle repose toujours. Pourtant le témoignage de Verbist survit.

    En 2008 la Fondation Verbiest-Leuven organisa une visite du cardinal G. Danneels et de quelques évêques belges à Laohugou (Vallée du Tigre) où, en compagnie des pères Willy Oost (Lichtervelde), supérieur provincial, et Jérôme Heyndrickx (Haasdonk), ils ont déposé des fleurs au pied de la statue de Théophile Verbist. Ce geste confirmait les liens d’amitié durable entre l’Eglise de nos pays et l’Eglise en Chine. Ils y ont aussi commémoré Joseph Segers (Sint-Niklaas) qui, dans la même Vallée du Tigre, fut enterré vivant par les Boxers en 1900. La brève mission en Chine de Théophile Verbist était le début de l’histoire remarquable, longue de 90 ans, de “Scheut en Chine”, une histoire qui se poursuit encore.

  • 24 février : faire mémoire des chrétiens persécutés ou discriminés

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    Missionnaires martyrs : le Colisée se pare de rouge (source)

    La cathédrale maronite St-Elie d’Alep, L’église St-Paul de Mossoul et le Colisée de Rome se pareront de rouge au soir du 24 février prochain, à l’occasion de la Journée de prière pour les missionnaires martyrs. Les projecteurs seront ainsi braqués sur la réalité des chrétiens persécutés ou discriminés pour leur foi, dans le monde entier.

    La persécution ne concerne pas qu’une poignée d’irréductibles et le phénomène ne fait pas partie du passé… Aujourd’hui, pour 200 millions de personnes, exprimer leur foi publiquement est un délit. Et les statistiques sont à la hausse chaque année ! Parmi les 25 pays en tête du classement de l’intolérance religieuse, on trouve l’Arabie Saoudite, le Bangladesh, l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie ou encore la Somalie. Dans ces pays, le risque de mourir à cause de sa foi fait partie du quotidien des chrétiens. On peut mourir pour sa simple appartenance religieuse, pour un signe distinctif porté sur soi, pour le fait de ne pas connaître le Coran par cœur, pour se trouver dans une église au moment où une bombe explose…

    Dans de nombreux pays, les minorités chrétiennes ne jouissent pas des mêmes droits que les autres : pas d’école, de travail, de maison décente, de vie sociale, de possibilité de faire carrière, de participer à la vie politique… Et la discrimination, l’intolérance, la haine envers celles et ceux qui ne professent pas la religion « juste » se répandent toujours plus, touchant même des pays où la liberté religieuse est garantie dans la Constitution. Il suffit de penser aux attaques terroristes qui ont secoué l’Allemagne, l’Angleterre, la France… Les victimes étaient des personnes âgées, des familles, des enfants qui dansaient, se promenaient, vivaient une vie normale dans les rues de leur ville.

    Des États bafouent leur propre Constitution

    Ces événements tragiques aux motivations « religieuses » pourrissent le climat social, raidissent les fronts, exacerbent les rancoeurs, sèment l’intolérance et le racisme, des situations que l’on espérait révolues. Il ne s’agit pas seulement d’un Islam ayant échappé au contrôle des États, mais bien souvent ce sont les États eux-mêmes qui bafouent le droit à la liberté religieuse. On le voit en Corée du Nord, en Érythrée, au Myanmar, au Pakistan, où les discriminations et les persécutions sont pourtant interdites par la Constitution. Et ceux qui défendent sur le plan constitutionnel les droits des minorités le paient souvent de leur vie, comme le ministre chrétien Shahbaz Bhatti au Pakistan.

    L’Aide à l’Église en Détresse vous invite, le 24 février, à vous souvenir des missionnaires martyrs. Par ailleurs, le nouveau « Rapport sur la liberté religieuse dans le monde » sera publié en novembre. Il s’agit d’un des rapports les plus respectés sur ce thème, qui relève et dénonce toutes les situations où la liberté religieuse est violée.

  • Lettre de Carême 2018 de Mgr Delville, évêque de Liège

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    VE PN 106 lettre pastorale Delville.jpgDans cette Lettre, Mgr Jean-Pierre Delville commente les visites pastorales qu’il vient d’effectuer dans son diocèse. Comme fil conducteur de son texte, l’évêque de Liège a choisi un superbe médaillon en cuivre et émaux colorés du XIIe siècle appartenant au Trésor de la Collégiale Notre-Dame de Huy. Ce médaillon  représente un arbre fruitier poussant au bord d’une rivière bleue ; l’arbre est présenté par deux anges et porte des pommes mûres. Au centre, on voit une phrase de l’Apocalypse : Qui vicerit dabo illi edere de ligno vitae » (au vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de la vie) Ap.2.7. Sous l’arbre, apparaît la légende « Lignum Vitae » et sur le pourtour du médaillon, on peut lire : « Universae viae Domini misericordia et veritas » (toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité) Ps 24.10.

    Il n’est pas possible de reproduire ici toutes les déclinaisons thématiques concrètes que l’évêque tire de ce médaillon pour les appliquer aux thèmes de ses pérégrinations diocésaines.  Retenons celles qu’il consacre à l’Eucharistie et au Baptême :

     « L’arbre de vie présente les fruits de la vie et ces fruits correspondent à l’hostie de l’eucharistie. Le médaillon s’inspire sans doute de Rupert de Deutz (1070-1129), ce moine de Saint-Laurent à Liège, devenu abbé de Deutz près de Cologne et grand théologien de son temps. Il a écrit de nombreux commentaires  de l’Ecriture, en particulier de l’Apocalypse , et il vivait quelques années avant la confection du médaillon de Huy. Il identifie l’arbre de la vie au Christ et la nourriture qui en provient à la communion au Corps du Christ (*) ; ‘Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour (Jn 6.54). Le Christ, en effet est l’arbre de vie, grâce auquel les saintes âmes sont restaurées, tant dans le paradis céleste, par la vision [de Dieu] que dans l’Eglise présente par le Corps [du Christ]’ (**). Il ajoute : ‘Cet arbre de vie, qui est le Christ, nous restaure par son corps et son sang ; et déjà maintenant il ressuscite notre âme de la mort du péché, et il ressuscitera notre chair au dernier jour’(***) C’est donc dès aujourd’hui que nous recevons la vie éternelle, selon l’Evangile de Jean (Jn 6, 54), que nous sommes restaurés en notre corps et que nous sommes ressuscités dans notre âme, selon Rupert, dans la ,perspective de la résurrection générale à la fin des temps. La grandeur de cette restauration de nos vies  et de cette résurrection de nos âmes est présente dans toutes les Eucharisties que nous célébrons et j’ai de merveilleux souvenirs de celles que j’ai présidées au cours de mes visites pastorales,  des plus simples dans une chapelle de semaine jusqu’aux plus solennelles dans les collégiales […].

    Et si  le sacrement de l’Eucharistie est évoqué sur notre médaillon par les fruits de l’arbre de vie, on peut dire que le sacrement du Baptême est suggéré par le cours d’eau qui coule au pied de l’arbre de vie. L’eau vive est symbole du passage de la mort à la vie. Le Baptême est une nouvelle vie. C’est aussi ce que suggère l’Apocalypse : ‘Puis l’ange me montra l’eau de la vie : un fleuve resplendissant comme du cristal […]. Entre les deux bras du fleuve, il y a un l’arbre de vie qui donne des fruits douze fois ; chaque mois il produit son fruit’ (Ap. 22, 1-2). Le texte suggère que l’eau du fleuve fait produire de nouveaux fruits à l’arbre. L’eau du baptême rend les baptisés semblables aux fruits de l’arbre de vie. Durant ce Carême, de nombreux baptêmes d’adultes sont en préparation et seront célébrés à Pâques. Ce sacrement de l’initiation chrétienne est préparés par différentes étapes, qui s’égrènent tout au long du carême  et se réalisent avec la participation de toute l’assemblée chrétienne. Le baptême est donc un passage de la mort à la vie qui concerne toute la communauté […].

    _______

    (*) Rupert de Deutz, Commentaire sur l’Apocalypse, dans Patrologia latina, t. 169, col. 879

    (**) « Qui manducat, inquit, carnem meam et bibit meum sanguinem habet vitam aeternam et ego resuscitabo eum in novissimo die [Jn 6, 54]. Christus namque  lignum vitae est, cuius et in caelesti paradyso visione, et in praesenti Ecclesia corpore, sanctae reficiuntur animae »

    (***) « Hoc autem lignum vitae, quod est Christus, dum nos corpore et sanguine suo reficit, iam nunc resuscitat  animam a morte peccati, et carnem nostram in novissimo die resuscitabit ».

    Publié sous le titre « L’arbre de vie : symbole du Christ et emblème de l’écologie », le document  complet (français/allemand) est disponible à l’évêché  et à la librairie Siloë (40, rue des Prémontrés à Liège). Les prix dépendent du nombre d’exemplaires commandés.

    JPSC

  • L'itinéraire d'un nouveau converti

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    Du site aleteia.org (Benjamin Fayet) :

    « Se convertir, c’est comprendre qu’il y a un monde en dehors de soi »

    Julien Leclercq, 32 ans, témoigne de sa conversion dans un livre, "Catholique débutant", qui vient de sortir ce mois-ci chez Tallandier. 

    Julien Leclercq est issu d’une famille éloignée de la religion. Longtemps, il a éprouvé une certaine hostilité à l’encontre du catholicisme avant de rencontrer la lumière. Après un cheminement d’une dizaine d’années commencé après les décès de son meilleur ami et de sa grand-mère, il se convertit tout juste trentenaire au Centre Saint-Paul à Paris.

    Aujourd’hui âgé de 32 ans, il travaille dans le secteur de la communication et dirige également le site littéraire Le Nouveau Cénacle. C’est donc par l’écriture qu’il a décidé de témoigner de sa conversion.

    Aleteia : Votre jeunesse s’est faite sans aucune éducation religieuse. A posteriori regrettez-vous de ne pas avoir été baptisé enfant ou préférez-vous avoir mené votre propre cheminement et pu demander vous-même le baptême ? 

    Julien Leclercq : Lorsque j’étais enfant, le catéchisme ennuyait la plupart de mes amis qui s’y rendaient. Ils y allaient par obligation et auraient préféré faire les 400 coups avec moi dehors… Aujourd’hui, ils ont certes une « culture religieuse » essentielle, une familiarité que je n’ai pas avec la religion catholique, car plus ancienne, mais j’ai la foi et, surtout, je vais à la messe. Quant à ces amis qui ont reçu cette éducation, ils n’y vont plus. Alors je vais vous répondre que je suis heureux d’avoir fait ce chemin librement, sans pression familiale ni sociale. C’est celui que je devais suivre. Tout simplement.

    Vous dirigez un site littéraire Le Nouveau Cénacle et pour expliquer votre conversion, vous évoquez entre autres choses, certaines lectures qui vous ont guidé vers Dieu. Quelles-sont les auteurs qui vous ont guidé vers la conversion ? 

    Comme je l’écris dans mon livre, serais-je devenu croyant si ma mère ne m’avait pas appris à aimer les livres ? Au-delà de la transmission de la foi, c’est le rapport à la lecture, au plaisir de lire qui disparaît au sein des nouvelles générations qui est préoccupant. Comment faire lire la Bible à des jeunes qui refusent d’ouvrir un livre ? La question est redoutable, je le conçois. Victor Hugo m’a aidé à grandir dans la foi. Il m’a éveillé au mystère de Dieu tout comme à la nécessité de prier pour entretenir un lien avec ceux qui ne sont plus là. D’ailleurs, un auteur n’a pas nécessairement besoin d’avoir « l’étiquette » catholique ou chrétien pour aider à cheminer sur les sentiers de la foi. La sagesse de Montaigne, la conception de la liberté de Jean-Paul Sartre ou même les aventures de Jack London ont été pour moi des nourritures spirituelles déterminantes dans ma conversion.

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  • Quand le pape François retrace sa propre vie

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    De Sandro Magister, traduit sur le site Diakonos.be :

    Comment le Pape Bergoglio réécrit sa propre vie. Les années de la « grande désolation »

    Au cours de la rencontre à huis clos qu’il a organisée au début du Carême, le 15 février, en compagnie des prêtres du diocèse de Rome dont il est l’évêque, François a décrit de façon inattendue le parcours de sa propre vie, en la décrivant comme une série de « passages », certains lumineux, d’autres obscurs.

    Relisons mot à mot cette autobiographie très instructive de la personnalité de Jorge Mario Bergoglio, dans la transcription officielle qui en a été publiée et qui respecte cette façon désordonnées qu’il a de s’exprimer en langue italienne.

    La première phase consiste en une ascension rapide et fulgurante vers ce qu’il décrira plus loin comme la « toute-puissance » :« A peine ordonné, j’ai été nommé supérieur l’année suivante, maître des novices, puis provincial, recteur de la faculté… Une étape de responsabilité qui a commencé dans une certaine humilité parce que le Seigneur a été bon mais après, avec le temps, tu te sens plus sûr de toi : ‘Je peux le faire, je peux le faire…’, c’est le mot qui revient le plus souvent. On sait comment aller de l’avant, comment faire les choses, comment gérer… ».

    En effet, le jeune jésuite Bergoglio a célébré sa première messe en 1969, en 1970 il devient maître des novices et en 1973, à seulement 37 ans, il est nommé supérieur de la province argentine de la Compagnie de Jésus. Il assume cette charge jusqu’en 1979, avant de laisser la place à un jésuite proche de lui, Andrés Swinnen, et de devenir recteur du Colegio Máximo de San Miguel jusqu’en 1985.

    Il faut cependant remarquer que déjà dans cette phase de succès émergeait en lui une inquiétude intérieure qu’il cherche à résoudre en 1978 en se rendant « pendant six mois, une fois par semaine » chez un psychanalyste juif, « qui m’a beaucoup aidé, quand j’avais 42 ans » comme il l’a lui-même révélé l’été dernier dans au sociologue français Dominique Wolton dans un livre-entretien.

    Mais voici à le second « passage » de son autobiographie, non plus ascendante mais de dégringolade brutale, que le Pape François a racontée aux prêtres de Rome :« C’était fini tout cela, toutes ces années de gouvernement… Et c’est là qu’a commencé un processus de ‘mais maintenant je ne sais pas quoi faire’. Oui, confesser, finir ma thèse de doctorat – qui était là mais que je n’ai jamais soutenue -. Et après recommencer à repenser les choses. Une période de grande désolation, pour moi. J’ai vécu cette période avec une grande désolation, une période sombre. Je croyais que c’était déjà la fin de la vie, oui, j’étais confesseur, mais avec un esprit de défaite. Pourquoi ? Parce que je croyais que la plénitude de ma vocation – mais sans le dire, maintenant je m’en rends compte – c’était de faire les choses, celles-là. Eh non, il y a autre chose ! Je n’ai pas abandonné la prière, ça m’a beaucoup aidé. J’ai beaucoup prié, au cours de cette période, mais j’étais ‘sec comme un bout de bois’. Ca m’a beaucoup aidé, la prière là, devant le tabernacle… Mais à la fin de cette période – les années, je ne me souviens pas si c’était en 1980… de 1983 à 1992, presque dix ans, neufs années complètes -, à la fin, ma prière était très apaisée, il y avait beaucoup de paix, et je me disais : ‘Qu’est-ce qui va se passer, maintenant ?’, parce que je me sentais différent, très en paix. J’étais confesseur et directeur spirituel, à cette époque : c’était mon travail. Mais je l’ai vécu d’une façon très sombre, très sombre et dans la souffrance, et même avec l’infidélité de ne pas trouver la route, et la compensation, compenser [la perte] de ce monde fait de ‘toute-puissance’, chercher des compensations mondaines ».

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  • La persécution des chrétiens dans le monde : commander le DVD

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    Commander le DVD "La persécution des Chrétiens dans le monde"

    Commander le DVD "La persécution des Chrétiens dans le monde"

     

    • Auteur : Raphaël Delpard
    • Editeur :
    • Année : 2018
    • Nombre de pages :
    • Prix : 10,00 €

    215 millions de femmes, d'hommes et d'enfants, dans 50 pays, sont persécutés en raison de leur foi.

    Imaginez si, sur les 508 millions d'habitants d'Europe, les Français, les Italiens, les Allemands et les Belges étaient chaque jour en bute aux pires maltraitances : bastonnade, lapidation, torture en tous genres, viols, emprisonnement, discrimination, assassinat. Sur simple dénonciation, pouvant à tout moment être accusés de blasphème. Et cela, dans le silence assourdissant des Etats, des Commissions des droits de l'homme de l'ONU, et de l'Union européenne.

    Prenez 90 minutes de votre temps, et venez découvrir l'ethnocide qui se déroule à un jet de pierre de notre conscience. Car, si rien n'est fait pour arrêter le flot destructeur, plus tard, que restera-t-il des chrétiens en dehors des lieux sanctuarisés ? Si un tel malheur arrivait, vous ne pourrez pas dire que vous en saviez pas.

    Raphaël Delpard

    1h30 - Couleurs

    Produit par : Tapis Franc productions - Portes ouvertes - Sas T&l et Metaction

    Le prix s'entend frais de port inclus

  • "J’accompagne des vivants qui n’ont que faire d’un médecin qui serait mort à l’intérieur"

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    Lu sur le site du journal La Croix

    Euthanasie, une piqûre, deux morts…

    Claire Fourcade, médecin au pôle de soins palliatifs à la polyclinique Le Languedoc, à Narbonne , le 19/02/2018 à 6h00

    Comme une vague qui inlassablement revient sur le rivage, trois nouveaux projets de loi sur l’euthanasie viennent de s’échouer sur les bureaux de l’Assemblée nationale. L’encre des précédentes discussions sur ce sujet n’est pas sèche. Elles ont duré quatre longues années pour aboutir à une loi dont les recommandations d’application n’ont même pas encore été publiées et déjà l’on nous convoque pour réfléchir à la suivante.

    Vendredi matin, un interviewer pugnace, d’aucuns diraient agressif, relançait le sujet : « Vous accompagnez les patients et, s’ils vous demandent d’aller jusqu’au bout, vous n’allez pas les laisser tomber. C’est votre travail de médecin, je ne vois pas où est le problème ! » Il l’a répété plusieurs fois, il ne voyait vraiment pas.

    Ce monsieur a-t-il déjà essayé de chloroformer ses chatons ?

    Car moi, je vois bien déjà une partie du problème. Pour chacun de mes patients, parler de sa souffrance, de son angoisse, de sa mort, c’est difficile. Très difficile. La parole vient lentement, durement. Elle se noie de larmes et s’étouffe de sanglots.

    Alors j’écoute. Avec les oreilles bien sûr, mais aussi avec les yeux pour mieux entendre ce qui ne peut pas se dire, avec les mains pour toucher du doigt la douleur et le mal, avec ma voix pour relancer d’une question les mots qui s’étranglent, avec mon corps tendu qui jamais ne se relâche pour ne pas renvoyer à la solitude de ma lassitude celui qui me fait face et qui, au prix d’efforts que je ne peux qu’imaginer, exprime ses peurs les plus profondes.

    Je dois à celui qui souffre et qui me fait confiance cette attention, cette tension.

    De ces consultations je sors toujours épuisée.

    Alors, si je devais ensuite en point final de ces conversations, même si on me le demandait, tuer celui qui m’a parlé : préparer la seringue, entrer dans la chambre, dire un mot (lequel d’ailleurs ?), injecter les produits, recueillir le dernier soupir, consoler la famille et signer le certificat ; alors je crois que, moi aussi, je mourrais.

    Le médecin en moi mourrait.

    Car comment ensuite prendre à nouveau le risque d’écouter vraiment ?

    Comment ne pas devenir alors un gigantesque cimetière, une nécropole de champs de bataille ? Je ne veux pas devenir un monument aux morts.

    J’accompagne des vivants qui n’ont que faire d’un médecin qui serait mort à l’intérieur.

    Claire Fourcade Médecin au pôle de soins palliatifs à la polyclinique Le Languedoc, à Narbonne

  • Pédophilie cléricale : attention aux « scènes de chasse en Bavière » …

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    Un commentaire d'Arnaud Dumouch:

    JPSC

  • La victoire posthume des martyrs coptes en Égypte

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    Trois ans jour pour jour après la mise à mort de 21 coptes égyptiens, le 15 février 2018, une église dédiée à leur mémoire a été inaugurée en Égypte. De Paul de Dinechin sur le site « Aleteia » :

    martyrs coptes.jpg

    Les images avaient fait le tour de monde : le 15 février 2015, 21 otages coptes, en combinaison orange sur une plage libyenne, étaient assassinés par les djihadistes du groupe État islamique, après avoir été enlevés quelques semaines auparavant.

    Mais en voulant théâtraliser leur crime, les islamistes n’ont pas anticipé qu’ils allaient contribuer à semer un tout autre sentiment chez les chrétiens : l’admiration. Et à développer une vertu : l’Espérance. Cette graine du martyre, trois ans plus tard, a produit un fruit durable : une grande église copte, en hommage à ces martyrs « de la foi et de la Patrie », a été érigée dans le village d’al Our, non loin de la ville de Samalut dans la province de Minya. Treize des vingt-et-une victimes étaient originaires de cette région, à 200 kilomètres au sud du Caire.

    Lire aussi : D’où vient le courage des coptes en Égypte ?

    Jeudi 15 février, à la date anniversaire du martyre des vingt-et-un coptes, après des mois de construction, la nouvelle église dite « de la foi » a été inaugurée en présence de la famille des victimes, mais aussi de certains officiels du pays, ainsi que des autorités locales et religieuses. La date choisie correspond également à la fête de la Présentation de Jésus au temple dans le calendrier copte.

    Victimes glorieuses

    Ainsi, pour tous les Égyptiens, cette mort innocente et acceptée des martyrs les a de fait élevés au rang de héros. Religieux en premier lieu, car selon Mgr Kyrillos William Samaan, évêque du plus grand diocèse copte catholique du pays, le martyre représente « le plus haut degré » de la sainteté. Ces 21 chrétiens ont accepté de mourir plutôt que de renier le Christ. En 2015, par décision de Tawadros II, Patriarche copte orthodoxe, leur nom a ainsi été inscrit au livre des martyrs de l’Église copte.

    Héros nationaux également, puisque l’État égyptien a décidé de montrer sa sollicitude envers les coptes, en finançant les travaux de l’église. Selon Mgr Samaan, cette inauguration — la cinquième dans son diocèse — se révèle dès lors hautement symbolique. Elle constitue la consécration d’une promesse « bienveillante » de la part du président égyptien qui avait « ordonné » de la construction de cette église.

    Lire aussi : Attentat en Égypte : Pourquoi les Coptes sont-ils visés ?

    Ainsi, au-delà du souvenir que ce lieu de culte ravive dans la mémoire collective, elle devient un symbole pour « l’espérance » et encourage les chrétiens à persévérer dans leur foi. « Même si cela nous demande de verser notre sang », rajoute Mgr Samaan.

    Face à leurs bourreaux, les victimes avaient prononcé le nom de « Jésus-Christ ». Avec détermination, ils avaient accepté cette mort avec une foi profonde. Au moment où ces paroles étaient prononcées, elles scellaient paradoxalement leur victoire sur les terroristes islamistes. 

    Ref. La victoire posthume des martyrs coptes en Egypte

    JPSC

  • L'accès aux églises interdit aux mineurs chinois

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    D'Anne Dolhein sur Réinformation.TV :

    Les églises catholiques interdites aux mineurs en Chine depuis le 1er février

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    « Laissez venir à moi les petits enfants », dit le Christ. « Interdit aux mineurs », répond le pouvoir communiste en Chine où, depuis le 1er février, les parents ont été sommés de ne plus amener leurs enfants à l’église, sous peine de provoquer la fermeture des édifices religieux où l’on contreviendrait à cette règle. Dans certaines provinces, les autorités locales ont déjà demandé aux prêtres d’afficher des avis en ce sens sur les portes des églises. Telle est la « liberté religieuse » en Chine aujourd’hui, à l’heure où le Vatican compose avec le gouvernement pour passer l’Eglise clandestine, fidèle à Rome, sous le contrôle de l’Eglise nationaliste. 

    C’est en application des nouvelles réglementations des affaires religieuses décidées par le gouvernement de Xi Jinping, partisan du renforcement idéologique du marxisme-léninisme dans le Parti et dans l’éducation, que cette approche est adoptée dans de nombreux endroits en Chine. Un prêtre de la province de Hebei – qui a choisi de rester anonyme, et on comprend pourquoi – a ainsi expliqué à ucanews.com qu’en diverses localités de la région, les prêtres ont été invités à afficher l’interdiction aux mineurs sur l’ensemble des églises, lieux de prière et autres édifices religieux.

    La nouvelle réglementation met les églises sur le même pied que les clubs et les bars Internet ou l’entrée des mineurs est interdite.

    Depuis le 1er février, la surveillance des catholiques s’accroît en Chine

    Un catholique de Chine centrale, Peter, confirme avoir vu les écriteaux et se plaint de ce qu’ils instaurent des interdictions pour lesquelles il n’y a « aucune base légale » en Chine : la constitution ne stipule-t-elle pas que les citoyens ont droit à la liberté religieuse, tandis que les lois ont mis en place la protection des mineurs faces aux discriminations en raison de leurs croyances religieuses ? L’histoire montre pourtant que les garanties constitutionnelles affichées par les pouvoirs communistes à travers le monde n’ont guère de réalité concrète.

    Le même croyant, indigné de ce que la police détourne les yeux lorsque des mineurs entrent dans des bars internet mais semble vouloir appliquer très rigoureusement la surveillance des églises, invoque la Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit qui y est reconnu aux parents d’élever leurs enfants conformément à leurs croyances religieuses. Encore une garantie très jolie sur le papier mais qui n’est guère prise au sérieux en dictature communiste…

    En fait, les catholiques de Chine aujourd’hui sont exposés à une sorte de loterie, attendant de savoir de quelle manière seront mises en œuvre les nouvelles règles en matière religieuse, beaucoup étant laissé à l’appréciation des fonctionnaires communistes de tout rang. Ainsi un prêtre désigné par son seul prénom, Thomas, a-t-il indiqué que tout dépendra des relations entre les églises et les gouvernements locaux. Pour sa part, il est en discussion avec l’administration étatique pour les affaires religieuses afin d’obtenir des garanties de liberté pour assurer la « survie » de l’Eglise, de telle sorte qu’elle puisse être, avec son « personnel », préservée des attaques, pour que « la foi de l’Eglise soit préservée ».

    Les églises catholiques interdites aux mineurs : c’est bien la transmission de la foi qui est visée

    Ces réglementations touchent l’Eglise patriotique de plus en plus soumise au contrôle du parti communiste central. « Tous les sites religieux doivent être enregistrés ; il est interdit de se livrer à des activités religieuses en dehors de ces lieux enregistrés ; les clercs non enregistrés sont interdits de célébration d’office religieux ; les membres du parti et des mineurs ont également interdiction d’entrer dans une église. L’espace de vie de l’Eglise ne cesse de se rétrécir », a commenté le prêtre.

    Un prêtre de l’église clandestine du nord est-de la Chine, le P. John, dont la communauté refuse quant à elle de s’enregistrer auprès du gouvernement, a été interpellé par les autorités à propos des nouvelles règles applicables : on lui a clairement signifié que le pouvoir ne veut plus voir les catholiques demeurer dans la clandestinité. « Ils perdraient notre trace et ne sauraient plus où nous sommes. Si notre foi ne se met pas en travers, tout ira bien. Si le bureau des affaires religieuses et celui de la sécurité publique nous entendent, ils ne s’inquiéteront pas. Si réellement nous nous livrons à des activités clandestines, nous constituerons un vrai problème pour eux. » La pression monte.

    Le pouvoir communiste en Chine veut marginaliser la pratique religieuse

    Et c’est ce que dénonce un prêtre dont il n’est pas précisé s’il est « patriotique » ou clandestin : « D’aucuns peuvent dire que si les relations entre l’Eglise et les fonctionnaires chargés de faire respecter la loi sont bonnes, l’Eglise peut être traitée de manière indulgente. Mais en disant cela ils ne font rien d’autre que de nous tromper. Alors que le gouvernement central exige une application stricte, les fonctionnaires locaux vont faire respecter les règles de manière encore plus stricte. »