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Témoignages

  • Un regain d'intérêt pour les exorcismes en Italie

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    Du site "Présence Information religieuse" (Canada) :

    Regain d'intérêt pour les exorcismes en Italie

    Le père Cesare Truqui, exorciste pour le diocèse de Coire, en Suisse, photographié près du Tibre à Rome le 1er mars 2018.   (CNS photo/Paul Haring)

    Agence Catholic News Service 

    En Italie, les exorcistes cartonnent. Chaque année, au moins un demi-million de personnes sollicitent l'Église catholique pour contrer une influence démoniaque présumée – une demande qui a triplé ces dernières années, indique le père franciscain Benigno Palilla, exorciste dans l'archidiocèse de Palerme.

    «Très souvent, nous les prêtres, nous ne savons pas comment faire face à des cas concrets qui nous sont présentés, on ne parle pas de cela pendant la formation sacerdotale», confie-t-il.

    Le père Cesare Truqui, un exorciste qui a reçu sa formation du célèbre père Gabriele Amorth à Rome, souligne que de nombreux prêtres «ne croient pas en l'existence de la véritable possibilité d'une possession, parce que c'est très rare».

    Une rareté qui n’empêche toutefois pas chaque diocèse dans le monde d’avoir encore au moins un exorciste formé disponible pour cette éventualité, note-t-il.

    «C'est comme un dentiste, Dieu merci, nous n'avons pas besoin d'aller chez le dentiste chaque semaine, mais [quand] nous avons besoin du dentiste, il nous faut un dentiste», a-t-il déclaré au Catholic News Service à Rome en mars dernier.

    En outre, un exorciste formé et expérimenté peut discerner si le problème est d’origine «démoniaque» ou s’il s'agit d’un cas plus probable d'une personne qui connait des difficultés dans sa vie ou des problèmes mentaux ou émotionnels.

    Bien que les prêtres doivent aider les gens à comprendre la «présence réelle» du mal, «vous devez aussi enseigner aux gens que toutes les ombres ne sont pas le diable», a-t-il dit.

    Le fait de ne pas avoir à son service un exorciste ou un prêtre attentif et empathique capable de faire des recommandations rend également les personnes en quête d'aide encore plus vulnérables, a-t-il dit.

    «J'ai une affaire en ce moment. Une personne est allée voir des sorciers africains, a-t-il raconté, parce qu'il n'a pas trouvé dans l'Église catholique l’aide qu'il cherchait.»

    «Je pense que si [la personne] avait trouvé un prêtre pour l'écouter, l'accompagner et l'aider à s’en sortir, il ne serait pas possédé en ce moment.»

    L'économie italienne en perte de vitesse et le marché du travail incertain ont également poussé un nombre croissant de personnes à se tourner vers les diseurs de bonne aventure, les lecteurs de cartes, les guérisseurs et les gourous, selon l’agence italienne de protection des consommateurs, Codacons.

    Alors que beaucoup de ces pratiquants du marché noir sont des charlatans inoffensifs, ceux qui sont liés à l'occulte «peuvent augmenter le besoin d'assistance spirituelle ou d'exorcismes» pour leurs victimes sans méfiance, croit fermement le père Truqui, qui met aussi en garde contre les «faux prêtres».

    Dans un effort pour soutenir ce ministère souvent négligé, le père Truqui était l'un des nombreux experts qui ont dispensé un cours international sur l'exorcisme et les prières de libération à l'Université pontificale Regina Apostolorum des Légionnaires du Christ, du 16 au 21 avril. Le cours était offert en collaboration avec l'Association internationale des exorcistes reconnue par le Vatican.

    Le père Truqui explique comment il est devenu, de façon inattendue, un exorciste dans un nouveau livre, "Profession: exorciste, les cas les plus dérangeants de possession et de libération", co-écrit avec Chiara Santomiero. Le livre est actuellement disponible uniquement en italien.

    Il écrit avoir visité le père Amorth pour l'inviter à assister au premier cours d'exorcisme à l'université en 2004, mais l'a trouvé au milieu d'un exorcisme, brandissant un crucifix à un homme menaçant de le tuer.

    Le père Truqui écrit qu'il était figé sur le seuil avec ses «cheveux dressés» sur la tête et le père Amorth l'invita à rester et à participer à une série d'exorcismes ce jour-là.

    Le père Truqui écrit que ce fut l’étonnant début de quatre années de collaboration et d'amitié avec le célèbre prêtre. Une expérience qui le conduisit finalement à quitter la Légion du Christ pour devenir prêtre de la paroisse et exorciste du diocèse de Coire en Suisse.

    Le prêtre né au Mexique a dit qu'il voyait son travail comme un ministère de miséricorde, rapprochant les gens des sacrements et une vie de prière - un remède efficace pour rester «fidèle au Christ et trouver la paix».

    Il a dit qu'il voyait son travail comme «très évangélique» en ce sens qu'il affrontait directement les mêmes esprits que Jésus a affrontés dans les Évangiles et qu'il a éprouvé «que ce que le Christ a dit dans l'Évangile est vrai».

    «C'est très agréable de comprendre que lorsque vous êtes un exorciste, vous pouvez saisir de vos mains la réalité, la force et le pouvoir de la prière», a-t-il confié.

  • Un miracle eucharistique à Bruxelles : le saviez-vous ?

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    Une publication historique de Véronique Hargot-Deltenre :

    Couverture - 8 mm-page-001.jpgIl s’agit de 16 Hosties consacrées, volées le 4 octobre 1369 dans l’ancienne église-Sainte-Catherine, et qui ont suinté du Saint Sang, alors qu’elles étaient poignardées dans une synagogue proche de la collégiale (future cathédrale) de Bruxelles, le 10 avril 1370. Ce miracle eucharistique, authentifié par l’Eglise, et les récits qui l’entourent sont racontés sur tous les vitraux de la nef de la cathédrale et de sa chapelle du Très-Saint Sacrement de Miracle (désacralisée en 1999 pour être transformée en musée), où les Hosties miraculeuses furent adorées pendant plus de 600 ans, et sources de multiples grâces et de guérisons.

    Les générations épiscopales belges post-conciliaires ont préféré reléguer dans l’ombre  (officiellement par crainte de réveiller un antisémitisme) ces pages de « l’histoire sainte » non seulement de Bruxelles, mais de la Belgique. En effet, ces Hosties miraculeuses, considérées comme un symbole national jusqu’en 1870, furent vénérées par d’immenses et magnifiques processions annuelles non seulement par toute la population bruxelloise et ses autorités civiles et ecclésiales, mais par des pèlerins venus de toute la Belgique et de l’étranger.

    L’auteur a voulu remettre à la lumière ce miracle eucharistique et ses fruits, non seulement pour le porter à la connaissance de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire, mais pour  encourager, dans le rayonnement du miracle eucharistique bruxellois, la foi et la ferveur eucharistique ainsi que le renouveau de la vie ecclésiale et sacerdotale au cœur de l’Europe.

    Véronique Hargot-Deltenre est aussi l’auteur du livre « Ne désacralisons pas nos églises » qui relate la mobilisation et les arguments de ceux qui permirent le sauvetage de l’église Sainte-Catherine menacée de désacralisation de 2011 à 2014

    Pour vente, conférences et « parcours guidés et priés depuis l’église Sainte-Catherine vers la cathédrale », voir www.cap-ciel-bxl.be ou s’adresser à amisdesaintecatherine@gmail.com

    JPSC

  • Une Belge nommée parmi les cinq nouveaux consulteurs de la Congrégation Romaine pour la Doctrine de la Foi

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    Nous l’avons déjà signalé : Laetitia Calmeyn, vierge consacrée dans le diocèse de Paris, a notamment enseigné la théologie morale au Collège des Bernardins de 2009 à 2017. Originaire de Belgique, où elle est née en 1975, elle a notamment été infirmière en soins palliatifs, avant de suivre des études à l’Institut d’Études Théologiques de Bruxelles (IET). Elle s’est aussi spécialisée dans la théologie du corps de saint Jean-Paul II.

    Voir et entendre ici sa communication dans le cadre des conférences de carême 2015 à Notre-Dame de Paris :

    JPSC

  • De l’hospice à l’euthanasie. Plaidoyer pour les vieux.

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    C’était à l’époque déjà lointaine où  « La Libre Belgique » confiait une chronique du journal augustave-thibon.jpg philosophe Gustave Thibon. Extrait de « La vieillesse encombrante » : une réflexion prémonitoire parue dans l’édition du 9 novembre 1973. Mais  « où sont les neiges d’antan ? », comme dirait le poète…

    «  Cette personne (une jeune interne des hôpitaux) travaille dans un service de cardiologie où elle a observé une étrange et inexplicable recrudescence des cas d’hospitalisation pendant la période des vacances. Les examens faits, très peu de cas lui ont paru justifier une telle mesure. Mais elle n’a pas tardé à découvrir le pot-aux roses en constatant qu’il s’agissait surtout de vieilles gens, présentant évidemment de vagues déficiences cardiaques, chose habituelle à leur âge, et dont les enfants avides de partir en vacances et ne pouvant les emmener avec eux au hasard des routes et des campements, s’empressaient de s’en débarrasser, avec la demi-complicité du médecin traitant, en les envoyant en observation à l’hôpital […]. Ce qui nous conduit à méditer une fois de plus sur le sort amer de tant de vieillards dans la société contemporaine.

    Deux facteurs caractéristiques de notre époque contribuent à les isoler : l’oubli du passé et la dépréciation de la vie.

    L’oubli du passé. On perd la reconnaissance à leur égard, parce que, au sens littéral du mot, on ne les reconnaît plus. Ils appartiennent à un temps révolu qui n’a laissé presqu’aucune trace dans les mémoires […].

    La dévaluation de la vie. Combien de fois n’avons-nous pas entendu proférer cette atroce banalité : je n’ai jamais demandé à naître ? A quoi j’ai toujours envie de répondre : «  Qu’attendez-vous donc pour mourir ? Votre suicide réparerait l’erreur initiale commise par vos parents ». Plaisanterie qui serait d’ailleurs fort peu goûtée  car ce sont en général ceux qui n’ont pas demandé à naître qui sont les plus acharnés à « vivre leur vie », dans le sens d’une satisfaction immédiate  de leurs appétits les plus égoïstes. En quoi ils ne se contredisent pas : la vie individuelle émergeant à peine du néant  -et ce néant est très lourd à porter- quand elle n’est pas animée et transfigurée par l’amour de la vie des autres. Mais on conçoit que, dans un tel climat de misère intérieure, on répugne à la gratitude et au dévouement envers ceux dont on a reçu ce triste cadeau […].

    Nietzche voyait dans le sens de l’honneur et dans la reconnaissance les deux vertus nobles par excellence : celles par quoi l’homme prend assez de distance avec lui-même pour résister au pouvoir dissolvant du temps. La première en engageant l’avenir (l’homme d’honneur et celui qui tient ses promesses quels que soient les changements extérieurs ou intérieurs survenus entretemps), la seconde en liant l’homme au passé, en inspirant la fidélité aux êtres dont on a reçu jadis des bienfaits, mais dont on n’a plus rien à attendre dans le présent et le futur. Aussi n’est-ce pas par hasard que le sentiment de l’honneur et le respect des aïeux ont toujours coexisté dans toutes les civilisations dignes de ce nom.

    On nous vante chaque jour les progrès de la gérontologie –science de la vieillesse- dont le but est de prolonger la durée de la vie humaine. Mais quel sens peuvent avoir ces progrès s’ils ne s’accompagnent pas d’une renaissance de la gérontophilie : l’amour des vieillards ? A quoi bon prolonger la présence absente de ces êtres désaccordés dont personne n’entoure la solitude aussi longtemps qu’ils traînent leur fantôme d’existence, et que personne ne pleurera à l’heure de leur mort ? »

    JPSC

  • 2000 personnes ont participé à neuvième édition de la Marche pour la Vie à Bruxelles

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    2000 personnes ont défilé paisiblement et en silence dans les rues de Bruxelles par respect pour la vie humaine.

    Ils ont marché pour la Vie !

    La neuvieme édition de la Marche pour la vie a connu un grand succès! La Marche pour la Vie rappelle que le développement de la vie humaine est marqué par la continuité. L’embryon et le fœtus humain ont besoin d’une protection d’autant plus forte qu’ils dépendent du sein maternel pour grandir. Ainsi, la viabilité du fœtus humain n’est pas un critère pour reconnaître qu’il est l’un des nôtres et mérite d’être protégé.

    Il en va de même pour les enfants atteints d’une trisomie. Leur vie enrichit la société. La première intervenante a témoigné de la richesse de vivre avec un frère trisomique. Elle a expliqué qu’en effet, la trisomie faisait peur, mais qu’elle était source de beaucoup de joie.

    La Marche pour la Vie appuie aussi sur le respect pour les gens en fin de vie. Provoquer la mort d’un être humain blesse. Les personnes seules et en fin de vie ont besoin d’être aimées et accompagnées. Leur disparition blesse toute la société.

    En début de Marche, le Dr Chantal Kortmann a parlé de  l’importance de la commission de contrôle, dans laquelle elle siège. Connaître les chiffres et les causes de l’avortement est important !

    Après une marche  sans incident majeur, sauf une dizaine de contremanifestants, les 2000 marcheurs sont arrivés au palais de Justice où ils ont déposé une rose et écrit un message d’espoir et d’amour sur une fresque.

    Le dernier intervenant du jour était Émile Duport, le fondateur du mouvement français des survivants. Il a rappelé l’importance de l’engagement. Que les femmes qui ont avorté souffrent et qu’on doit être plus à l’écoute et les soutenir plus. 

    Avant la dispersion, le rendez-vous pour la prochaine édition a été fixé au 31 mars 2019.
     

    Site : www.marchforlife.be

    Facebook : https://www.facebook.com/MarchforLifeBrussels

  • Merci Constance !

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    A Constance du Bus

    Chère Constance,

    Vous avez accepté de descendre sur un plateau de télévision ("A votre avis", 18 avril 2018) où, vous le saviez d’avance, tout avait été mis en place pour dégager et promouvoir un consensus pro-mort. Face à vous, toutes les composantes des forces qui œuvrent  au sein de notre société pour y faire triompher le désir individuel au détriment du respect de la vie étaient réunies : depuis les représentants du Centre d’Action Laïque et du Planning familial aux vieilles professionnelles de la politique (les Lalieux, Defraigne et consorts) en passant par les « scientifiques » ralliés à la cause, le caricaturiste de service et le meneur de débat dont l’arbitrage partisan et manipulateur est habituel à la RTBF.

    Et c’est ainsi que l’on nous a martelé que cette trouble notion de la viabilité du fœtus, au détriment de toute autre considération, était déterminante pour établir un saut qualitatif permettant à ce qui n’était pas encore un enfant de le devenir ensuite. Et c’est ainsi que la plupart des intervenants mobilisés pour la circonstance verraient d’un bon œil la prolongation de douze à dix-huit semaines du délai accordé aux femmes pour se faire avorter, au mépris de tout ce que l’on sait aujourd’hui de la merveille que constitue un petit d’homme en gestation depuis les premiers moments de sa vie intra-utérine.

    Nous le savions : notre pays est ce lieu où toutes les dérives éthiques de notre temps finissent par s’inscrire dans la loi. Celui ou celle qui se démarque de ce légal devenu normatif pour témoigner d’une vérité ou d’un bien supérieurs est montré du doigt et désigné  à la vindicte des tenants du consensus ambiant.

    A vous qui avez eu le courage d’affronter seule cette meute déterminée, je voudrais exprimer notre reconnaissance et notre admiration. Vous avez rappelé l’essentiel : que la vie humaine, dès sa conception, est un continuum dont il est totalement arbitraire – et criminel - de vouloir justifier l’interruption à quelque moment que ce soit ; que les lois humaines se disqualifient dès lors qu’elles autorisent, au nom de la recherche ou de la procréation médicalement assistée, la destruction d’embryons ; que la viabilité est une notion relative que l’on ne saurait établir comme condition de reconnaissance d’un être humain ; que les délais variables institués dans différents pays attestent qu’il n’y a pas moyen d’établir un moment déterminant où la vie, tout à coup, deviendrait respectable ; que le moment de la conception est bel et bien le moment de l’apparition d’une nouvelle vie humaine…

    Vous étiez Antigone ; tous, ils étaient Créon. Vous étiez la voix, jeune et incandescente, qui rendait témoignage à ce qui est bien et vrai.

    Merci.

  • L’enseignement catholique et la francophonie au Moyen-Orient

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    "Savez-vous qu’il y a 329 écoles catholiques au Liban, 170 en Egypte, et 35 en Terre Sainte ? Implantées avant la fin de l’Empire ottoman, ces écoles restent un des principaux leviers de la francophonie aujourd’hui. Certaines écoles enregistrent même une nette augmentation des élèves qui choisissent le français comme première ou seconde langue.

    Organisé par l’Œuvre d’Orient et le Secrétariat Général des écoles Catholiques au Liban se tient aujourd’hui et demain à Beyrouth un colloque sur la Francophonie au Moyen-Orient."

    Reportage sur ces écoles au Moyen-Orient publié par le site web « France Catholique » :

     

    Ref. L’enseignement catholique et la francophonie au Moyen-Orient

    JPSC

  • Le pape Benoît XVI fête ses 91 ans

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    Lu sur le site « Pro Liturgia » de Denis Crouan :

    « Le pape émérite Benoît XVI fête ses 91 ans. Très bon anniversaire et meilleurs vœux, Saint Père !
    Cliquer ici pour voir quelques images retraçant le parcours de Joseph Ratzinger.
    Et quand la Bavière s'invite au Vatican, ça donne cela... »


    Ref. Pro Liturgia

    JPSC

  • Benoît-Joseph Labre, un vagabond mystique célébré par Paul Verlaine

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    « Saint Benoît-Joseph Labre, la seule gloire française
    du XVIIIème siècle, mais quelle gloire ! »
    Verlaine (1844 – 1896)

    SAINT BENOIT-JOSEPH LABRE

    Comme l'Eglise est bonne, en ce siècle de haine
    D'orgueil et d'avarice et de tous les péchés,
    D'exalter aujourd'hui le caché des cachés
    Le doux entre les doux à l'Ignorance humaine.
    Et le mortifié sans pair que la Foi mène
    Saignant de pénitence et blanc d'extase, chez
    Les peuples et les saints qui, tous sens détachés,
    Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,
    Comme un autre Alexis, comme un autre François
    Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
    Pratiquant la douceur, l'horreur de l'Evangile !
    Et pour ainsi montrer au monde qu'il a tort
    Et que les pieds crus d'or et d'argent sont d'argile
    Comme l'Eglise est bonne et que Jésus est fort !

    (Paul Verlaine – « Souvenirs » 1881)

    Une très belle notice est consacrée à ce saint fêté aujourd'hui et qu'un sénateur français désignait ainsi : « Un exemple de paresse et d’obscurantisme sanctifié sous prétexte qu’il était mort en état de crasse » (au moment de la canonisation de Benoît Labre en 1881 par le pape Léon XIII).

  • Quelle attitude adopter face aux musulmans en Europe ? Les réponses de l'islamologue égyptien Samir Khalil Samir, jésuite

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    De Jeanne Smits sur Réinformation.TV :

    Entretien exclusif avec le père Samir Khalil Samir, islamologue égyptien, sur l’attitude à adopter face aux musulmans en Europe

    L’islam n’est pas une religion de paix et la charia est incompatible avec l’Occident : voilà, en somme, ce que met en évidence un entretien réalisé par Olivier Bault avec le P. Samir Khalil Samir, islamologue égyptien, et il est important que cela soit dit. C’est sa grande connaissance du monde musulman, de ses croyances et de ses lois qui donne tout son intérêt à ce grand entretien qui souligne en outre les défaillances actuelles en Europe par rapport au devoir d’évangélisation des musulmans de plus en plus nombreux sur son sol.

    Comme chez beaucoup de chrétiens d’Orient – et il l’est quoique jésuite – on constate cependant une admiration sans réserves du système des « droits de l’homme » né de la Révolution française, avec son corollaire, la laïcité – fût-elle « apaisée » qui serait la garante d’une coexistence pacifique de l’islam avec les autres religions présentes en Europe. Toutes soumises, en quelque sorte, au « système étatique ».

    L’histoire de la France a pourtant montré que les droits de l’homme et la laïcité se sont construits envers et contre le christianisme ; la fille aînée de l’Eglise s’est dénaturée en les mettant en œuvre de cette manière pour aboutir au consensus mortifère qui a cours aujourd’hui : « Non à une loi morale qui primerait sur la loi civile. » L’expression – en substance – était de Jacques Chirac, mais elle est très largement assumée par l’ensemble de la classe politique française, ouvrant non seulement la voie à toutes les aberrations de la culture de mort mais privant de ses fondements et de ses fondations toute réaction contre l’islam puisqu’elle relativise les notions de bien et de mal.

    Il est tout naturel, si on pousse le raisonnement à bout en sacralisant les « droits de l’homme », de vouloir dès lors « restructurer » l’islam, comme semble le souhaiter le P. Samir, pour le rendre compatible avec la République, et plus encore avec le relativisme mondialisé. L’objectif n’est pas exempt de dangers, surtout pour les droits des chrétiens et ceux de la vérité.

    Mais c’est une discussion bien difficile à mener avec les chrétiens d’Orient, notamment, formés à l’admiration de l’Occident – y compris dans ses dérives idéologiques – et soucieux dans la pratique de conserver ou d’obtenir un maximum de libertés concrètes, quel que soit leur soubassement conceptuel.

    Il est certainement plus efficace, comme le suggère d’ailleurs le P. Samir, de multiplier les initiatives pour faire découvrir la vérité du Christ aux musulmans présents en Europe.

    Jeanne Smits

    Quelles sont les conditions d’une cohabitation pacifique avec les musulmans en Europe ? Quelles sont les erreurs commises aujourd’hui par les nations européennes ? L’attitude de l’Église et du pape François vis-à-vis de l’islam et des musulmans est-elle judicieuse ? Assiste-t-on à un phénomène de conversion au christianisme des musulmans ? Dans un entretien exclusif pour Réinformation.TV, le père jésuite Samir Khalil Samir, Copte catholique égyptien, islamologue, orientaliste et théologien reconnu, auteur de nombreux ouvrages et articles, professeur ayant enseigné dans plusieurs universités dont l’université Saint-Joseph de Beyrouth, l’Institut pontifical oriental de Rome et le Centre Sèvres de Paris, apporte des réponses détaillées à toutes ces questions.

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  • Homélie présidentielle au Collège des Bernardins

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    Le-president-Republique-Emmanuel-Macron ron-devant-eveques-France-college-Bernardins-Paris-9-avril-2018_0_1399_933.jpgA l'occasion de la Conférence des évêques de France, lundi 9 avril au soir, Emmanuel Macron a prononcé un discours au ton hasardeux et aux thématiques multiples, dans lequel on retrouve davantage de questions que de réponses. Sur le site web « Atlantico », le point de vue de Bertrand Vergely, philosophe et théologien :

    « Quand on l’écoute attentivement, le discours que le chef de l’État a prononcé hier soir aux Bernardins à l’invitation des évêques de France suscite plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

    En premier lieu, le ton général du discours pose question. Celui-ci n’a pas tant été un discours qu’une homélie, le chef de l’État invitant les catholiques sur le ton de l’exhortation à « faire un don de leur sagesse, de leur engagement et de leur liberté ».

    Exhortation pour le moins singulière, comme si les catholiques n’avaient pas déjà l’habitude du don d’eux-mêmes.

    Dans le projet par ailleurs, annoncé d’emblée, là encore on s’interroge. « Réparer le lien entre l’Église et l’État ». Le chef de l’État, sur ce point, est demeuré sibyllin en n’expliquant pas ce qui a été gâté entre l’Église et l’État,  pourquoi cela l’a été et comment il entendait réparer ce qui a été gâté. Avec cette formule, il avait pourtant un boulevard qui s’ouvrait afin de redéfinir ce que doit être l’attitude de la laïcité à l’égard des religions en général et de l’Église catholique en particulier et ce que doit être en retour l’attitude des religions en général et de l’Église catholique en particulier à l’égard de la laïcité.  Ce qui n’a pas été fait.  À un moment du discours, il a été question de donner un cap. Celui-ci a été donné : sous la forme d’un appel à la dignité de l’homme et au sens. Ce qui ne répond guère à la question de savoir ce qu’est la laïcité et ce que doivent être les relations de la République laïque à l’égard des religions et l’attitude des religions à l’égard de la République laïque. Est-ce d’ailleurs la question des relations entre l’Église et l’État dont il convient de parler ? Cette référence à la loi de 1905 est-elle pertinente ? Le lien entre l’Église et l’État a été rompu et nul ne songe à vouloir le rétablir.  C’est bien plutôt celle des relations entre la République et le religieux en général ainsi que l’Église catholique en particulier qui pose problème. Ainsi, quand il est expliqué  que les valeurs de la République résident dans la liberté et que la liberté réside dans le droit au blasphème, n’y a-t-il pas urgence à redéfinir ce que sont les principes de la République, le sens de la liberté ainsi que ses limites ? Le chef de l’État est demeuré étrangement silencieux sur ce problème pourtant crucial. En lieu et place d’une réflexion sur le sens de la liberté aujourd’hui, de façon kierkegaardienne,  il a été surtout question d’un appel à vivre de façon déchirée, dans l’inconfort et l’incertitude. En un mot, il a été question, pour les catholiques, d’aller sur la croix et d’y rester en souffrant.

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  • Bioéthique : au Collège des Bernardins, Emmanuel Macron écoute sans vraiment répondre à la question posée par l’Eglise :

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    Mais pouvait-il être plus explicite alors que le débat est en cours entre les différentes parties à cette cause (sans doute déjà largement entendue) ?  Lu sur le blog « Salon Beige » :

    « Dans son discours prononcé ce soir aux Bernardins, devant Emmanuel Macron, Mgr Pontier est revenu sur les sujets d'actualité, interrogeant directement le chef de l'Etat sur les conséquences des projets en cours :

    Vous le savez, l’Église catholique avec bien d’autres considère la famille comme un des piliers de la vie en société. En elle, s’expérimentent l’accueil inconditionnel de chacun, la fidélité, l’intergénérationnel, les transmissions de valeurs et le soutien en toutes circonstances. Les français plébiscitent la famille parmi les réalités qui leur paraissent essentielles. Leur désir est de former une famille unie, porteuse d’amour et d’affection. Faut-il aujourd’hui permettre que la loi prive des enfants de père ? Cette reconnaissance produirait une inégalité entre les enfants, ouvrirait un grand risque de marchandisation du corps et remettrait en cause le critère thérapeutique actuel, garant que ne se forme pas un grand marché de la procréation. Accueillir une situation quand elle existe n’est pas l’organiser. C’est pourquoi nous soutenons activement les politiques en faveur de la famille. Elles sont un investissement sûr pour le bien de tous et celui de notre pays.

    Nous avons déjà des lois récentes sur d’autres sujets essentiels pour la société qui n’ont pas eu le temps de porter leurs fruits et voilà que certains souhaiteraient qu’on légifère encore. Est-ce bien raisonnable ?

    Nous nous sommes exprimés déjà sur tous ces sujets et le ferons encore, conscients de notre responsabilité dans la vigilance pour la sauvegarde des droits de l’enfant, pour la défense des plus faibles, de l’embryon au nouveau-né, de la personne ayant un handicap au paralysé, du vieillard à celui qui est dépendant en toutes choses. On ne peut laisser personne seul. Ce sont nos relations, nos affections qui nous permettent de vivre. Il y va, sans nul doute, du caractère humain de nos sociétés et de nos vies, de celui de savoir puiser en soi les forces de la fraternité vécue. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de la solitude ou de l’abandon de celui qui verrait comme une issue enviable, celle de se donner la mort. La société se doit d’offrir des perspectives de vie, d’amitié, de tendresse, de compassion, de solidarité. Les pensées de mort peuvent-elles subsister lorsque s’expriment l’affection des proches, les soins assidus et l’accompagnement qui lutte contre toute douleur ? Peut-on qualifier de « dernier soin » l’acte de donner la mort ? Il y a des limites et des confusions qu’on ne saurait franchir."

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