Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Pourquoi je ne signe pas la lettre de correction fraternelle adressée au pape

IMPRIMER

Contrairement à Stéphane Mercier qui a signé la "Correction fraternelle", Arnaud Dumouch n'y apposera pas sa signature :

Pourquoi je ne signe pas la lettre de correction fraternelle adressée au pape François. 

Cette lettre porte sept questions, sept reproches présentés comme de possibles hérésies du pape François. En voici le résumé :

http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2017/09/24/les-sept-heresies-d-amoris-laetitia-5982773.html

RAPPEL : Le pape soutiendrait ces 7 propositions :

  1. Certains commandements du Seigneur sont inaccessibles à certains hommes, même avec la grâce de Dieu.
  2. La vie sexuelle des chrétiens divorcés remariés n’est pas obligatoirement un état de péché mortel et peut parfois coexister avec la grâce.
  3. Un chrétien pourrait volontairement choisir de la violer une loi divine connue de lui sans commettre un péché mortel.
  4. Il pourrait arriver qu’une personne pèche en en obéissant à la loi divine.
  5. Un chrétien divorcé pourrait juger en conscience qu’il est des cas où une vie conjugale dans un nouveau mariage civil serait bonne.
  6. Il n’y aurait pas d’interdits négatifs et d’actes qui par soi, seraient toujours gravement illicites.
  7. Il serait possible de changer la pastorale des divorcés remariés en les autorisant à recevoir les sacrements.

Je ne pense pas qu’il s’agit là d’"hérésies" du pape François car je pense qu’il ne soutient aucune de ces sept propositions (sauf peut-être la septième). Pour les personnes qui désirent approfondir, je propose cette vidéo dont les 9 premières minutes me semblent suffire à expliquer que le pape n’a aucune intention de soutenir une nouvelle doctrine universelle.

Mais voici, pour résumer :

L’intention du pape est simplement PASTORALE. Il se situe au niveau d’histoires concrètes qu’il a rencontré comme pasteur de terrain, et dont il demande aux pasteurs de tenir compte.

Voici un exemple très simple qui permet de comprendre la différence entre "Doctrine universelle" et "cas particulier'".

VOICI UNE DOCTRINE UNIVERSELLE : "Tuer de manière préméditée un innocent est-il TOUJOURS un acte gravissime ?" REPONSE : Oui, toujours.

ET VOICI UN CAS PARTICULIER QUI SEMBLE LA CONTREDIRE : "Franck fait de l'alpinisme en cordée. Sa cordée dévisse et reste suspendue avec ses trois compagnons par un unique piton qui ne peut supporter que trois personnes et qui va se détacher incessamment. Il coupe la corde en dessous de lui et le quatrième homme tombe et se tue. A-t-il commis un péché mortel commettant volontairement cet acte ? REPONSE : Bien sûr que non. A-t-il commis un acte gravissime qui le maquera toute sa vie : Bien sûr que oui.

Que prouve cet exemple ? Que la doctrine universelle est essentielle comme la lumière du soleil mais qu’elle ne peut suffire à résoudre le réel concret de nos vies.

Je trouve pourtant matière à critiquer le silence du pape face à ces doutes qui lui sont envoyés.

La confiance qu’il accorde aux pasteurs de terrain face à ces cas particuliers est un risque terrible et le pape semble ignorer la gravité de la crise théologique que connaît l’Occident. Les fumées de Satan dénoncées par Paul VI se manifestent de nouveau partout car elles n’attendaient que cette liberté pour surgir. Ainsi en est-il de la décision catastrophique prise en Belgique par l’association des frères de la Charité qui aboutit à introduire l’euthanasie des handicapés. Pour se justifier, les tenants de cette décision se font même « Magistère universel » et écrivent au pape : « Absolutiser une proposition universelle, à savoir la défense de la vie de sa conception à sa mort naturelle, est une forme d’idolâtrie car seul Dieu est absolu ». Ainsi, le pape est déclaré idolâtre par des gens qui ne voient même plus qu’ils mettent gravement en danger la vie des pauvres.

Nous sommes face à un vrai risque de relativisme et certains sont prêts, au nom de cette souplesse de la pastorale du terrain, à tout autoriser, y compris les plus grandes folies individuelles.

Tel n’est pas l’évangile du Christ qui se reconnaît toujours de la façon suivante : « En lui, vérité et amour s’unissent, justice et paix s’embrassent ». 

Commentaires

  • L'argumentation de M. Dumouch est spécieuse. On ne peut jamais justifier le mal par le pire, c 'est une technique de manipulation. Tant qu'on y est il aurait pu prendre l'exemple du ballon qui perd de l'altitude avec toute la famille à bord.

    En fait, ce qu'on reproche à certains (y compris au pape) c'est de vouloir magistérialiser Amoris laetitia et s'en servir pour modifier la doctrine de l'Eglise en matière de sacrements et de morale alors que ce n'est qu'un document pastoral. Et c'est ainsi que les exceptions finissent par devenir la règle.

    N'oublions pas que les orthodoxes aussi reconnaissent l'indissolubilité du mariage, mais que dans les faits, ils acceptent plusieurs divorces au nom de la "miséricorde", ce qui revient à changer le sens profond du mariage.

    En effet, dans son introduction déjà, Amoris laetitia affirme clairement que « tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles. Bien entendu, dans l’Église une unité de doctrine et de praxis est nécessaire, mais cela n’empêche pas que subsistent différentes interprétations de certains aspects de la doctrine ou certaines conclusions qui en dérivent. […] dans chaque pays ou région, peuvent être cherchées des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux. Car les cultures sont très diverses entre elles et chaque principe général […] a besoin d’être inculturé, s’il veut être observé et appliqué »

  • Je ne sais pas si cet exemple du premier de cordée qui sauve sa peau en sacrifiant celle des autres est le bon : tout dépend du cas, mais il est certain que la faute objective est une chose, son imputabilité une autre. On n’a pas attendu « amoris laetitia » pour faire cette distinction.
    Ce que le pape devrait dissiper ou faire dissiper par ses services c’est la confusion grossière qui s’est installée dans certains esprits, selon laquelle le remariage des divorcés ne serait plus un acte moralement fautif. Il lui serait tout de même assez simple de confirmer que rien ne change. Pour la loi divine, le concubinage, même doté d'effets légaux, reste un acte mauvais. Savoir si le concubin est coupable dépend des circonstances individuelles susceptibles d’être prises en compte pour apprécier la responsabilité des personnes qui posent cet acte: laissons cela aux confesseurs ou aux juges ecclésiastiques, selon les cas.
    Et s’il est vrai qu’ " amoris laetitia" n’ajoute rien à ce qu’on savait déjà en cette matière était-il opportun d’en reparler dans un document officiel qui jette le trouble parmi les fidèles ?

  • Il me semble que l'exemple des trois alpinistes n'est pas pertinent. Dans la thèorie de l'acte à double effet dont on parle en théologie morale fondamentale, on ne peut pas faire un acte mauvais pour obtenir un effet bon: tuer quelqu'un pour en sauver un autre. La légitime défense n'entre pas dans ce cas, car pour la morale la légitime défense n'est pas un homicide.

  • A Jean,
    Je ne pense pas que les orthodoxes acceptent plusieurs divorces ....
    Les orthodoxes ce serait plutôt : l' erreur est humaine, la persévérance dans l' erreur vient du Diable. ( le second divorce vient du Diable ).

  • L'Eglise orthodoxe accepte un second et même un troisième mariage après un cheminement pénitentiel (tiens, tiens...) pour toute une série de raisons comme par exemple les maladies psychiatriques graves, l'adultère, le SIDA, l’alcoolisme chronique et la toxicomanie médicalement attestés ou encore l’avortement effectué par la femme sans l’accord du mari qui constituent pour elle autant de motifs de dissolution de l’union matrimoniale consacrée par l’Église.

    Voir à ce sujet la "Constitution sur les motifs de dissolution de l’union matrimoniale consacrée par l’Église" de 1918.

    En revanche un mariage catholique valide est indissoluble.

  • Chez les orthodoxes, le divorce est mal vu. C'est une faute. Mais lorsqu'il a eu lieu, on reconnaît la réalité du fait et on tolère de nouvelles noces. Toutefois le rituel des secondes noces n'est pas le même que celles des premières noces. Il semble que ce ne soient pas un sacrement. Les prières des secondes noces ont un caractère pénitentiel accentué: signe qu'il s'agit d'une concession à la faiblesse humaine. Le cardinal Müller a dit que dans le dialogue oecuménique, cette question des secondes noces devaient être soulevées par les théologiens et que c'était un point de désaccord à examiner de près. HIstoriquement, ce rite des secondes noces serait apparu tardivement sous des influences étatiques. Il y aurait donc une infidélité de l'orient à la doctrine traditionnelle de l'Eglise indivise;

  • Par contre l'abbé de Tanoüarn, défenseur d'Amoris Laetitia, pense qu'i serait mieux de résoudre la question des divorcés remariés dans le sens de la pratique des Eglises orthodoxes, plutôt que par cette casuistique du discernement individuel, envisagé par l'exhortation, et qui met les prêtres devant des resposabilités pastorales trop lourdes à porter.

  • Pourquoi je signerai la pétition.
    Parce que, sans nullement être théologien :
    • Je sais que j’ai le devoir d’obéir à l’Eglise catholique, instituée par le Seigneur Christ Jésus pour notre salut,
    • Je sais que l’Eglise a le devoir de se conformer à l’enseignement du Seigneur Christ Jésus pour notre salut et qu’elle a le devoir de nous éclairer sur cet enseignement surtout lorsqu’on lui demande des précisions sur son enseignement parce qu’il n’est pas clair, parce ce qu’il n’est plus conforme à la réalité, à la vérité, qu’on nous a enseignée depuis des siècles,
    • Je sais qu’on demande depuis deux ans déjà des éclaircissements sur l’exhortation Amoris Laetitia et qu’on se refuse obstinément, délibérément, de les donner,
    • J’en déduis donc qu’on « tourne autour du pot », qu’on tente de nous tromper, de détricoter la vérité, de la falsifier. Ainsi donc, la vérité n’est plus dans ce qu’on veut bien nous dire et nous montrer mais dans ce qu’on nous cache.
    • Et en catholique tout à fait ordinaire, logique, sérieux, sincère et intègre, je ne peux que soutenir ceux qui réclament – jusqu’au bout – la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.
    • Je ne comprends donc pas du tout que des personnes qui se prétendent théologiens s’opposent à ceux qui défendent la vérité. Cela ne peut qu’ajouter à la confusion, à la dérision, à la division, à l’illusion.
    A chacun son choix, mais à chaque choix, ses réalités, ses exigences, ses conséquences, ses résultats. Pourvu que les consciences puissent se réveiller, se secouer, car si elles n’ont plus aucune conscience de Dieu, de la mort et de la vie éternelle, alors …., alors …., alors ….,
    Attention à la « boîte de pandore », que ce soit dans la Sainte Eglise catholique ou dans l’Humanité ! Tout cela va très mal se terminer, et il vaut mieux se décider d’urgence à bien choisir son camp.

  • Je n'aurais pas signé non plus... Le ton utilisé dans cette lettre pour s'adresser au Pape me consterne et me paraît totalement inapproprié. On songe aux pharisiens reprochant au Christ de manger avec des pécheurs ou tâchant de coincer Notre-Seigneur sur des questions de doctrine. Je regrette vivement que le professeur Mercier l'ait signée.

  • À mon tour je trouve que le cas des alpinistes est foireux.

    Si il faut qu'un membre de cordée soit sacrifié pour sauver les autres, c'est une décision de ce premier et non d'un tiers. Il peut se sacrifier mais pas être sacrifié.

  • Pourquoi je signe la lettre de correction fraternelle adressée au pape :
    Amoris letitia est susceptible d'interprétations différentes et opposées et provoque chez de nombreux fidèles un très grand malaise et la confusion ainsi que d'authentiques crises de conscience chez de nombreux prêtres et religieux..
    Doutes, perplexité et crise de conscience qui ne dérangent nullement le sommeil de François; au contraire, délibérément, il s'en désintéresse puisque depuis une dizaine de mois il a reçu la demande officielle de clarification de points controversés d'Amoris laetitia de quatre cardinaux éminents de son Église, et il n'a jamais daigné leur donner un semblant de réponse; et même, il ne leur a jamais accordé l'audience qu'ils lui demandaient. Malgré le fait qu'il avait lui-même annoncé son pontificat avec le slogan, suggestif et vraiment franciscain, qui en fait a été choisi comme titre d'un livre-entretien avec le jésuite Antonio Spadaro, La mia porta è sempre aperta - "Ma porte est toujours ouverte" -, publié en 2013, alors que le monde savait peu ou rien de lui; et malgré le fait que, dans une interview rapportée par le Bulletin mensuel salésien, il ait déclaré «Il est bon d'être critiqué, j'aime cela, toujours. La vie est aussi faite de malentendus et de tensions. Et quand ce sont des critiques qui font grandir, je les accepte, je réponds...

  • « Que prouve cet exemple ? Que la doctrine universelle est essentielle comme la lumière du soleil mais qu’elle ne peut suffire à résoudre le réel concret de nos vies. »

    Autre argumentation « spécieuse » (pour reprendre l’adjectif très riche et très explicite de Monsieur Jean) :
    Le code de la route (presque universel) est essentiel et indispensable pour permettre à tous les usagers de circuler dans des conditions optimales de sécurité et de tranquillité. Mais il n’est pas suffisant pour résoudre le déplacement réel et concret des conducteurs qui estiment que leurs raisons de ne pas le respecter sont légitimes.

    Est-on tout autant disposé à justifier, légitimer la médecine et les hôpitaux « à deux vitesses » ?
    Au nom de l’intégration, ne va-t-on pas générer la discrimination ?
    De telles « applications pastorales » de la doctrine universelle et traditionnelle ne sont-elles pas de nature à générer un esprit de fond semblable à celui que décrit l’article 675 du catéchisme de l’Eglise catholique ?
    Ne sont-elles pas susceptibles de s’étendre à des « applications pastorales oecuméniques » notamment pour la célébration de la Sainte Messe mais en suscitant ainsi la perte de la conscience des réalités de la Sainte Eucharistie, en risquent de provoquer l'abolition du perpétuel sacrifice, la présence réelle du Seigneur Christ Jésus en sa Sainte Eucharistie ? Cela signifierait alors la fin de la Sainte Eglise catholique romaine.
    Il ne faut pas se tromper de cible ni de personnes. Ce ne sont pas les signataires de la « correction filiale » qui déposent la « bombe H » au Vatican, mais ce sont eux qui s’efforcent de la désamorcer pour sauver des millions d’âmes. N’oublions pas qu’il y a une étroite corrélation entre ce qui se passe dans l’Eglise et ce qui se passe dans l’Humanité. Bombe « H » d’un côté, et bombe « H » de l’autre côté.
    Pourvu que ceux qui sont dans le doute puissent être bien instruits et puissent bien comprendre ce qui est en train de se passer.

  • Pour qu'il y ait péché mortel, le catéchisme nous enseigne qu'il faut qu'il y ait matière grave, pleine connaissance et entier consentement. Incontestablement, le divorce est une matière grave. Normalement, les catholiques n'ignorent pas que le divorce est interdit par l'Eglise. Reste la délicate question de l'entier consentement. Que se passe-t-il quand le consentement n'est que partiel et comment connaître le degré de consentement ? La personne concernée est le plus souvent incapable de le connaître, alors on peut douter qu'une personne extérieure (un confesseur), même dotée d'un discernement exceptionnel, puisse l'établir. Cette difficulté provient du fait que les deux premiers critères de la faute grave sont objectifs alors que le troisième concerne le for interne. Le pape a-t-il vu là une possibilité d'atténuer la rigueur de la loi ? Je le suppose, mais s'aventurer dans cette voie me semble sans issue car le for interne est de fait inaccessible, sauf à Dieu qui seul "sonde les reins et les cœurs". La conclusion qui s'impose selon moi est de maintenir la loi telle qu'elle existait avant l'initiative "intempestive" du pape François. Cette loi est un guide, un repère qui témoigne de ce que devrait être un comportement authentiquement catholique. Bien sûr, il y a les faiblesses humaines qui éloignent de cet idéal. Les divorcés engagés dans une nouvelle union stable ne sont pas a priori condamnés puisqu'il leur reste la possibilité et même le devoir de se tourner avec humilité vers le juge suprême et de se confier à sa justice et à sa miséricorde. Il est infiniment plus juste que le pape lui-même ou que n'importe quel
    confesseur.

  • Comme le dit si bien Paco : " on songe aux Pharisiens reprochant au Christ de manger avec des pécheurs "....
    ....de se laisser approcher et baigner les pieds par la femme pécheresse.
    ....de toucher les lépreux. ........

    Les pharisiens qui chargent les autres de fardeaux auxquels eux mêmes ne touchent pas d'une doigt.( exception : Mgr Leonard qui chaque année invitait des groupes de divorcés remariés pour un WE et qui parlait dans le sens de Marthe Robin n' hésitant pas à avouer ses propres distractions pendant le Saint Sacrifice de la Messe.
    Comme si l'orgueil, la prétention n' étaient pas non plus " un péché qui dure ".

  • Au moment où tant de situations problématiques, sinon gravissimes, se passent dans le monde, DES catholiques se battent entre eux pour vouloir avoir raison ...
    Et "on" oublie de tenter de comprendre vraiment ce que souhaite le pape François.

  • Le problème n'est pas de suivre le souhait du Pape François mais de suivre le Christ. L'Evangile est clair, l'adultère est une faute grave, nous voyons autour de nous assez de situations familiales dramatiques pour comprendre qu'il faut défendre le mariage, base de la famille.

  • Bien sûr, Françoise ! Vos cinq lignes devraient suffire pour clore le débat puisque le problème est tout simplement celui du respect du 6ème commandement auquel est tenu tout baptisé catholique authentique, qu’il soit marié, divorcé ou célibataire, prêtre, religieux ou laïc.
    Le problème est tout simplement, comme vous le relevez, celui des résultats qui impactent l’existence et la subsistance de la famille catholique laquelle est la cellule fondamentale du développement des individus, des communautés, des sociétés, des nations et de toute l’humanité dans l’accomplissement de la volonté d’amour de Dieu Trinité Créateur.
    Faut-il rappeler que l’on parle de christianisme et d’Eglise catholique fondée par le Seigneur Christ Jésus ? Ou bien faut-il considérer que cette Eglise est déjà « éclipsée » comme annoncé à La Salette ?
    Ou bien faut-il conclure qu’elle s’aligne sur les concepts des sociétés civiles et de l’esprit du monde ?
    La question de l’accès à la Sainte Eucharistie est celle de vivre dignement dans l’unité avec le Seigneur Christ Jésus selon l’enseignement nous transmis au fil des siècles par la Sainte Eglise catholique romaine. Personne n’est obligé d’y croire ou de s’y soumettre. C’est une question de choix et d’engagement. Mais, en tout cas, la Sainte Eucharistie n’est pas une potion magique ni un médicament qui produit systématiquement ses effets même sans qu’on y croie. La recevoir sans les dispositions requises ne peut que générer l’illusion de la foi, la perte de la foi.
    Cette question ne concerne donc pas seulement les catholiques divorcés et remariés civilement mais tout autant les célibataires qui vivent en concubinage sans être mariés religieusement ainsi que toutes les personnes qui s’adonnent à des pratiques sexuelles réprouvées par le sixième commandement.
    Il n’y a donc pas d’autre problème que celui que vient de susciter Amoris Laetitia (La joie de l’amour) en créant – spécieusement – au 21ème siècle la possibilité de justifier, de légitimer ces pratiques réprouvées mais en anéantissant ainsi toutes les réalités du sacrement de mariage ainsi que celles du sixième commandement. C’est aux résultats obtenus qu’on peut reconnaître l’objectif poursuivi ou le bien-fondé d’une action.

  • C’est aux résultats obtenus qu’on peut reconnaître l’objectif poursuivi ou le bien-fondé d’une action.
    En voici un de « l’application pastorale » d’Amoris Laetitia : Mgr Patrick McGrath de San Jose en Californie autorise les homosexuels actifs à recevoir la communion dans son diocèse sans confession. (vu sur réinformation tv).
    Confusion – division – dérision et illusion. Tous ceux qui se sont réellement, sincèrement, sérieusement intéressés à la question ont déjà certainement une liste bien plus longue des effets « indésirables » d’une telle thérapie et savent pourquoi il faut soutenir les signataires de la lettre de « correction fraternelle » qu’ils ont adressée au pape François. Il y a vraiment de quoi s’inquiéter sur notre proche avenir, car nous avons franchi une « ligne rouge », presque sans déjà plus de retour possible, et la prochaine étape dans la procédure sera bien plus conséquente et pénible que celle-ci.
    Il est possible de se tromper sur la Vérité, mais il est tout à fait inutile et impossible de vouloir tromper la Vérité autant qu’il est impossible que la Vérité se trompe et nous trompe. Car c’est pour lui rendre témoignage que ses résultats sont immuables, inaltérables, inexorables, inéluctables, incontournables, indéfectibles. Et qu’on ignore la nature vénéneuse d’un champignon ne lui enlève rien de ses propriétés et ne l’empêche en rien de produire ses effets néfastes même envers un enfant innocent qui le mangerait.
    Dès lors, la miséricorde divine ne peut pas être une « potion magique » ou une action unilatérale qui arrange tout. Elle ne peut produire de résultats que dans le cadre d’une conversion sincère qui opère un changement de comportement lequel peut ainsi générer un changement de résultats.
    Si le salut et la conversion ne nécessitaient plus de changer de comportement pour produire de bons fruits, alors la terre ne pourrait plus que se transformer progressivement en enfer.
    Pourvu qu’on daigne mesurer l’extrême gravité de ce qui est en train de se passer et qui risque bien de nous prendre de court par sa rapidité.

  • Ce qui m'étonne, c'est que mon jeune collègue Dumouch, veuille nous livrer, assez longuement, son sentiment personnel sur le sujet du moment.

    Les 62 signataires, si on les a bien compris, souhaitent objectiver 7 questions. Ils demandent donc 7 réponses étudiées objectivement.

    Les sentiments personnels... ne sont pas sollicités.
    Les recettes de cuisine (que sont considérations pastorales) ne paraissent pas être des réponses pertinentes.

    En particulier, l'histoire de la cordée qui sacrifie un des copains... C'est le top du flop !
    Bernard De La Croix l'a parfaitement démontré.

  • L'exemple pris plus haut (la cordée qui dévisse) ne vise qu'à montrer la complexité du problème et à inciter à regarder la courte vidéo qui aborde en détail, un à un, les 7 reproches de la correctio.
    https://youtu.be/NNoMtZtdoc4


    Je sais que certains théologiens diront : "Dans le cas de l'alpiniste qui coupe sa corde, ce n'est pas un assassinat prémédité mais un geste prémédité pour sauver trois vies".

    Je répondrais que cet argument peut aussi se retourner contre leur auteur car tout assassinat ( = homicide volontaire et prémédité d'un innocent) a un mobile. Evidemment, si on change la définition du mot "assassinat" pour le transformer en "homicide volontaire et prémédité d'un innocent POUR UN MOBILE SORDIDE)" mon exemple est spécieux.

    Mais peu importe cet exemple. L'essentiel est de RETOURNER AU REEL, et de l'éclairer par LA DOCTRINE UNIVERSELLE.

    Dans la vidéo, je reprends un à un avec des exemples les 7 reproches. Et là, cela mérite débat ici !

  • Je pense ( mais je n' ai pas de scanner pour lire ses idees) je pense que le Pape François souhaite que pendant le Saint Sacrifice de la messe nous ne soyons pas distraits par des pensées comme : " Tiens il ou elle viennent de se confesser ??? " ou " Tiens ,il ou elle a déjà son annulation ??? " ou " Tiens , ce prêtre sait il à qui il donne la communion ???" ou bien " Il donne la communion à tout le monde ???
    " Toutes pensées très éloignées de " Ne jugez pas pour ne pas être jugés ".
    Car il y a déjà un état de fait complètement effacé par le non- dit : certains divorcés remariés communient !
    Mais j' avoue que, personnellement je me sens incapable d'avoir un avis là dessus ,
    Pour l'instant ça ne fait pas partie de ma vie de prière ( Marthe Robin ) et je me contente- excusez du peu ;-) - de suivre le Père Simon Noël osb ....., par ex.
    Il y a une manière de penser schismatique, extrèmement dangereuse . Car le schisme c'est comme la guerre . Dans le CEC on explique très bien que les moyens mis en oeuvre pour une guerre même juste doivent être proportionnés à la gravité du dommage . Si on devait entrer en guerre à chaque incident de frontière, à chaque dommage collatéral ....

  • Bonjour Thérèse.
    Vous avez parfaitement raison d'écrire que (dans notre pays, par exemple) la communion des divorcés remariés est une pratique très ordinaire. On se dispense d'ailleurs, de longue date, des procédures d'accompagnement imaginée dans A. L.

    Mais qu'est-ce que ça signifie ?
    Serait-ce que le schisme est d'ores et déjà en application ? Et que le pontife en fonction veut étendre là-dessus, sous son autorité (?), un manteau de Noé camouflé dans du bla-bla ?
    Les pétitionnaires semblent lui demander s'il croit vraiment servir l'Eglise dans cette direction-là.

    La présidente de la Manif. pour tous (son nom ?) a déclaré naguère que - divorcée remariée - elle se tenait à l'écart de la communion. Voilà une personne et une attitude qui semblent profondément respectables.

    Un pas plus loin.
    Ne sachant plus ce que le prêtre veut vraiment faire quand il "dit la messe". Considérant que l'assemblée n'est plus en capacité de compenser les manquements éventuels de l'officiant. A mon grand regret, j'ai renoncé (temporairement, mais depuis des années) à communier : on ne se moque pas du Bon Dieu.

    Schisme ou non ? Je ne suis pas compétent. Déglingue monstrueuse ? Voilà qui paraît évident.

  • Quoi qu'on puisse penser de la "Correctio filialis", les objections avancées ci-dessus par l'auteur de la vidéo ne tiennent pas la route.
    L'opportunité et la légitimité de la "Correctio filialis" est une autre question. Elle ne sera pas éclairée par des approximations.

  • Effectivement, il y a une manière de penser et aussi d’agir qui est schismatique, extrêmement dangereuse. D’autant plus lorsqu’elle est fallacieuse, spécieuse et qu’elle génère un prodigieux phénomène de « schisme inversé » lequel, déjà dans sa phase silencieuse, ne saurait manquer d’éclater bientôt au grand jour.
    Et ce n’est que de cela qu’ont voulu nous avertir les cardinaux Raymond Burke, Carlo Caffarra, Joachim Meisner et Walter Brandmüller ainsi que les 62 signataires de la lettre de « correction fraternelle » adressée au pape Jorge Bergoglio.
    On a toujours dit que « L’ignorance est la cause de tous les maux ». Mais aujourd’hui, à l’ère de l’informatique qui procure des moyens prodigieux d’information et même de réinformation, on peut espérer que l’ignorance s’amenuise. Cela se vérifie d’ailleurs dans le fait que beaucoup réalisent que « Qui augmente sa connaissance augmente sa douleur ». Et cette réaction en suscite une autre extrêmement plus néfaste et dangereuse que l’ignorance : c’est le fait de faire délibérément et obstinément abstraction, voir négation, de la réalité. Ce comportement, déjà bien ébauché par le relativisme et le modernisme depuis des dizaines d’années, tourne les réalités les plus graves en dérision, en rien du tout, comme si elles n’avaient rien de graves ou même comme si elles n’existaient pas du tout et ne relevaient que de l’imaginaire.
    C’est ainsi qu’on ramène une menace de guerre mondiale nucléaire à un simple « incident de frontière », l’usage d’une bombe « H » à celui d’un gros pétard mouillé, une déclaration publique d’hérésie à de simples « dégâts collatéraux », etcetera, etceteri, … C’est ainsi que tout se passe comme s’il ne se passait rien du tout. On en vient même à se convaincre de lutter pour le Christ alors qu’on lutte contre Lui. C’est ainsi qu’on se trompe de personnes, d’objectif et de cible. Et c’est évidement ainsi qu’on facilite l’oeuvre de Satan dont les prodigieuses victoires s’accumulent.
    Ce n’est donc pas pour rien que Notre Seigneur Christ Jésus nous a averti : « En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Et les gens ne se doutèrent de rien jusqu'à l'arrivée du déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l'avènement du Fils de l'homme. » (Mt 24 :38-39)
    « Et les gens ne se doutèrent de rien … ! ». Voici donc la parole qui manifeste les conséquences terribles de l’abstraction délibérée de la réalité, de la Vérité.
    Il ne fait aucun doute :
    1. que la lettre de « correction filiale » adressée au « Saint Père » l’est dans la suite des « dubia » déposées par les quatre cardinaux et en concertation avec les deux d’entre eux qui sont toujours en vie, dans le but de confirmer et de renforcer l’authenticité de leur démarche.
    2. qu’elle a été rédigée dans la forme entièrement conforme au droit canonique afin de ne pouvoir souffrir aucune contestation possible de la part du « Saint Père » selon le même droit canonique. Et si certaines expressions y consignées peuvent irriter ou faire sourire certaines personnes, c’est qu’elles sont inconscientes de l’enjeu et des conséquences de la procédure.
    3. que sa publication sur les réseaux est destinée à rendre un témoignage à la face du monde entier selon ce qu’il a été annoncé : « Mais je donnerai à mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sacs. "
    4. que ces personnes sont en pleine conscience de la gravité de ce qu’elles font et en pleine connaissance des raisons qui les motivent comme des événements qui vont s’en suivre, Il en est de même pour le pape Benoît XVI.
    5. que cette démarche est faite conformément aux recommandations exprimées en la matière par le Seigneur Jésus selon l’évangile de St Matthieu (Mt 18:15-17) :
    • " Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère
    • S'il n'écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins.
    • Que s'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s'il refuse d'écouter même la communauté, qu'il soit pour toi comme le païen et le publicain. »
    6. que cette démarche est donc entièrement conforme à la Vérité évangélique et qu’elle n’est pas du tout schismatique mais, tout au contraire, de nature à éviter un schisme.
    7. que le phénomène prodigieux de « schisme inversé » est effectivement aveuglant pour le grand nombre.
    Il ne fait donc aucun doute que la prochaine démarche des cardinaux Raymond Burke et Walter Brandmüller, ainsi que des signataires de la lettre de « correction filiale » consistera en une déclaration publique d’anathème, laquelle, dans l’esprit dominant actuel, sera vite étouffée, tournée en dérision selon ce qu’il a été annoncé : « Mais quand ils auront fini de rendre témoignage, la Bête qui surgit de l'Abîme viendra guerroyer contre eux, les vaincre et les tuer. » (allusion à l’excommunication). Il n’y a plus qu’à lire la suite pour comprendre ce qui se passe et qui vient.
    N’oublions pas que le centenaire des apparitions de Fatima touche à sa fin le 13 octobre 2017. La Très Sainte Vierge Marie est très jalouse de la Sainte Eglise de son Fils le Seigneur Christ Jésus. Elle va la défendre farouchement.
    Pourvu que ceux qui sont encore dans le doute puissent rapidement prendre conscience de l’immense gravité tragique de ce qui est en train de se passer.

  • Bonjour Etienne,
    Je suis désolée pour vous et pour la présidente de la Manif pour tous...Mais, comme dirait Mgr Leonard, " Dieu n'est pas prisonnier de ses sacrements " . Et je sûre qu'IL vous rencontre et vous habite de toute l'infinité de Son Amour. Mais autrement. C'est un mystère.
    Actuellement je lis très très lentement l' Evangile selon Saint Jean ( avec les petites lettres en bas de page, dans la TOB ) et le mystère de l' Eucharistie devient pour moi de plus en plus profond..
    Oserais je comparer la privation de sacrements à la peine de mort ? Ces deux peines ont elles jamais été dissuasives ?
    Et si elles ne sont pas dissuasives, quelle est leur utilité? Que valent les tribunaux humains qui en décident ? Qui sommes nous pour oser rester sourd au repentir ?

  • Dans la suite de la « Correctio filialis », un article qui démontre :
    • Son impact conséquent dans le monde.
    • L’importance du choix que l’on fait de la soutenir.
    • Les attaques spécieuses dont elle fait déjà l’objet pour la tourner en dérision.
    http://www.correspondanceeuropeenne.eu/2017/09/27/eglise-catholique-limpact-mondial-et-la-signification-de-la-correctiofilialis/

    Peu de temps avant de mourir, le cardinal Caffarra rappelait et confirmait la lettre qu'il avait reçue de sr Lucie de Fatima (signée de sa main), en réponse à sa demande de prière lui adressée pour son ministère sur la Famille en 1981 (lettre conservée dans les Archives romaines), et dans laquelle elle rapporte :
    "La Sainte Vierge m'a dit que le démon s'apprête à engager une bataille décisive contre elle. Et une bataille décisive ! C'est le combat final où un côté remporte la victoire et l'autre souffre la défaite. C'est pourquoi maintenant nous devons choisir : Soit nous sommes avec Dieu, soit nous sommes avec le démon. Il n'y a pas d'autre possibilité. (...) Le dernier combat entre le Seigneur et le règne de Satan sera autour du Mariage et de la Famille. N'ayez pas peur ! Quiconque travaillera pour la sainteté du Mariage et de la Famille sera toujours en butte à des difficultés et à des oppositions de toutes sortes, car il s'agit d'une question décisive." Puis soeur Lucie conclut : "Toutefois, la Sainte Vierge a déjà écrasé la tête du serpent." (Interview publié en 2008 sur le site Rorate Caeli et sur le mensuel La voce di Padre Pio de mars 2015).
    Jean-Paul II le disait : "Lorsque le pilier fondateur est touché, tout l'édifice s'écroule."

    Difficile de ne pas faire spontanément un lien entre ces propos et le dernier synode sur la famille ainsi que son œuvre stratégique « Amoris Laetitia »
    « Le dernier combat entre le Seigneur et le règne de Satan ! »
    Evidement, ce n’est ni Satan ni la mauvaise volonté des hommes qui pourront empêcher Dieu de poursuivre ses desseins et d’instaurer son règne universel. N’est-ce pas ce qu’on exprime dans le Pater ?

  • Bien sûr, Françoise ! Vos cinq lignes devraient suffire pour clore le débat puisque le problème est tout simplement celui du respect du 6ème commandement auquel est tenu tout baptisé catholique authentique, qu’il soit marié, divorcé ou célibataire, prêtre, religieux ou laïc.
    Le problème est tout simplement, comme vous le relevez, celui des résultats qui impactent l’existence et la subsistance de la famille catholique laquelle est la cellule fondamentale du développement des individus, des communautés, des sociétés, des nations et de toute l’humanité dans l’accomplissement de la volonté d’amour de Dieu Trinité Créateur.
    Faut-il rappeler que l’on parle de christianisme et d’Eglise catholique fondée par le Seigneur Christ Jésus ? Ou bien faut-il considérer que cette Eglise est déjà « éclipsée » comme annoncé à La Salette ?
    Ou bien faut-il conclure qu’elle s’aligne sur les concepts des sociétés civiles et de l’esprit du monde ?
    La question de l’accès à la Sainte Eucharistie est celle de vivre dignement dans l’unité avec le Seigneur Christ Jésus selon l’enseignement nous transmis au fil des siècles par la Sainte Eglise catholique romaine. Personne n’est obligé d’y croire ou de s’y soumettre. C’est une question de choix et d’engagement. Mais, en tout cas, la Sainte Eucharistie n’est pas une potion magique ni un médicament qui produit systématiquement ses effets même sans qu’on y croie. La recevoir sans les dispositions requises ne peut que générer l’illusion de la foi, la perte de la foi.
    Cette question ne concerne donc pas seulement les catholiques divorcés et remariés civilement mais tout autant les célibataires qui vivent en concubinage sans être mariés religieusement ainsi que toutes les personnes qui s’adonnent à des pratiques sexuelles réprouvées par le sixième commandement.
    Il n’y a donc pas d’autre problème que celui que vient de susciter Amoris Laetitia (La joie de l’amour) en créant – spécieusement – au 21ème siècle la possibilité de justifier, de légitimer ces pratiques réprouvées mais en anéantissant ainsi toutes les réalités du sacrement de mariage ainsi que celles du sixième commandement. C’est aux résultats obtenus qu’on peut reconnaître l’objectif poursuivi ou le bien-fondé d’une action. En voici un de « l’application pastorale » d’Amoris Laetitia :
    http://reinformation.tv/homosexuels-communion-sans-confession-californie-mgr-patrick-mcgrath-san-jose-smits-72438-2/
    Confusion – division – dérision et illusion. Tous ceux qui se sont réellement, sincèrement, sérieusement intéressés à la question ont déjà certainement une liste bien plus longue des effets « indésirables » d’une telle thérapie et savent pourquoi il faut soutenir les signataires de la lettre de « correction fraternelle » qu’ils ont adressée au pape François. Il y a vraiment de quoi s’inquiéter sur notre proche avenir, car nous avons franchi une « ligne rouge », presque sans déjà plus de retour possible, et la prochaine étape dans la procédure sera bien plus conséquente et pénible que celle-ci.
    Il est possible de se tromper sur la Vérité, mais il est tout à fait inutile et impossible de vouloir tromper la Vérité autant qu’il est impossible que la Vérité se trompe et nous trompe. Car c’est pour lui rendre témoignage que ses résultats sont immuables, inaltérables, inexorables, inéluctables, incontournables, indéfectibles. Et qu’on ignore la nature vénéneuse d’un champignon ne lui enlève rien de ses propriétés et ne l’empêche en rien de produire ses effets néfastes même envers un enfant innocent qui le mangerait.
    Dès lors, la miséricorde divine ne peut pas être une « potion magique » ou une action unilatérale qui arrange tout. Elle ne peut produire de résultats que dans le cadre d’une conversion sincère qui opère un changement de comportement lequel peut ainsi générer un changement de résultats.
    Si le salut et la conversion ne nécessitaient plus de changer de comportement pour produire de bons fruits, alors la terre ne pourrait plus que se transformer progressivement en enfer.
    Pourvu qu’on daigne mesurer l’extrême gravité de ce qui est en train de se passer et qui risque bien de nous prendre de court par sa rapidité.

  • Les comportements humains concrets sont hélas complexes que la logique mathématique. Comment formuler en logique mathématique ces histoires uniques comme celle-ci (qui ne peuvent être qu'éclairés et non résolus par la doctrine universelle) :

    Pour vous montrer la difficulté de la vie pratique, voici une anecdote qui illustrera mon propos. Lors de la débâcle de la Grande Armée, vous savez que les partisans russes poursuivaient les fuyards français et s’amusaient à les torturer et à les tuer lentement.
    Or un témoin vit arriver, près du Fleuve, une femme magnifique, pleine de beauté et de noblesse (probablement celle d’un officier Français) montée sur un cheval. Elle tenait contre son sein un nourrisson. Une balle vint frapper son cheval et lui cassa en même temps la jambe. Le sang coulait à flot. A terre, dans la neige, il la vit s’improviser un garrot. Puis, calmement, elle prit son enfant, l’embrassa en pleurant et l’étrangla. Ensuite elle desserra son garrot et mourut doucement, son enfant mort contre elle.
    Le témoin vit ensuite arriver les partisans russes. Il les vit se saisir du petit cadavre et organiser entre eux des passes comme s’il était un ballon. Quant au corps de la mère, qui était encore chaud, je vous passe les détails de ce qu’ils lui firent subir.
    Voilà ce qu’est la différence entre la théologie qui affirme et affirmera toujours DANS L’UNIVERSEL qu’on ne doit pas tuer un enfant innocent, et le concret qui, vu les circonstances, appelle toujours à l’exercice de sa conscience.

    Qu'aurait dû faire cette maman ? Aurait-elle du livrer vivant son enfant à un match de foot ?

    Arrivée de l'autre côté de cette vie, cette femme va-t-elle dire : "Je n'ai pas péché. J'ai agi en conscience".

    Non ! Si elle est droite, elle dira : "J'ai péché. Mais j'ai essayé de faire le moins mal. Je n'ai pas voulu abandonner mon bébé à la soldatesque."

    Satan lui répondra : "C'est grave ! Tu aurais dû faire confiance en Dieu ! C'est mortel !"

    Et Jésus la défendra, lui qui est passé sur la croix et sait ce que sait :"Elle a essayé de faire au mieux !".

  • Il est au contraire parfaitement ajusté au pb ce cas de la cordée. Si le troisième n'accepte pas de se sacrifier pour sauver les deux autres, il se fait l'assassin de deux personnes sauvables! Donc, si le deuxième de cordée lui coupe la corde, que penser? qu'il élimine un assassin? cependant, le troisième s'il se sacrifie, ne se suicide-t-il pas? C'est donc inextricable: aucun jugement sain n'y résiste. Alors l'exemple donné par M. Dumouch est très frappant: ça c'est de la pédagogie. Quant à ceux qui font la leçon au Pape, ne seraient-ils pas inconsciemment au fond d'eux-mêmes un brin sédévacantistes? Ah, bon, non, je ne vais pas vous faire après le coup de la corde celui de la poutre. Mais enfin tous ces théologiens qui s'attaquent à un Pape jésuite sont des Pacal bien démonétisés. ;-) Quels démons ont écouté ces signataires pour placer leurs frères dans un tel embarras face au Saint Père. Vade retro!

Les commentaires sont fermés.