16/09/2014

Que pensent les enfants lorsque leurs parents soutiennent l'avortement ?

Fribourg: Mgr Morerod adresse un «message aux survivants» de l’interruption de grossesse (source)

Que pensent les enfants lorsque les parents soutiennent l’avortement?

Prenant la parole en toute fin de matinée sur le thème «Message indirect aux survivants», l’évêque a rendu la centaine de participants attentifs aux conséquences sur la société, et en particulier sur les «survivants», d’un soutien à l’avortement et au suicide assisté. Il a lui-même perçu des sentiments de culpabilité (Pourquoi suis-je en vie?) de la part d’enfants dont les parents ont préalablement procédé à des interruptions de grossesse. Ou au contraire, certains de ces «rescapés» s’en sortent avec un sentiment de toute-puissance, voire d’invincibilité après avoir échappé à un risque de non-naissance.

Motivations «utilitaires» en faveur de l’avortement

Mgr Morerod a recherché sur internet des études récentes au sujet des motivations affichées par les femmes ayant eu recours à l’interruption de grossesse. Il a été étonné par le caractère «utilitaire» de ces motifs. Ainsi, 38% des femmes interrogées ont souhaité privilégier leur carrière professionnelle, 34% ont souligné qu’elles étaient encore aux études, et 20% ont évoqué en premier lieu des difficultés liées à la grandeur de leur logement. «La plupart affirmaient leur volonté de devenir mère, mais ce n’était pas le bon moment», ajoute-t-il. «Beaucoup sont heureuses d’avoir un enfant plus tard, lorsqu’elles ont accompli un bout de carrière ou terminé leurs études. Mais quel message est véhiculé à l’enfant qui vient au monde, lorsqu’il prend conscience qu’il a eu droit à la vie, contrairement à son frère ou à sa sœur?, se demande le conférencier.

Le critère fondamental dans l’argumentaire en faveur de l’avortement est le respect du choix de la femme. On ne se préoccupe pas de l’enfant et on transmet un message négatif aux enfants qui viendront, souligne Mgr Morerod, qui est membre de la commission «éthique» de la Conférence des évêques suisses.

Quel droit à l’autodétermination?

La même question se pose face à l’euthanasie. L’argumentaire affiché par l’association Dignitas prône une attitude éminemment libérale: le droit à l’autodétermination. Le particulier dispose de toute sa liberté, pour autant qu’il ne nuit pas à autrui. «Dans ce système de pensée, l’individu existe en lui-même et non en fonction d’une religion ou d’une société», affirme l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Le plus faible devient celle soit qui ne veut pas de son enfant, soit celui qui ne veut plus vivre. Lui venir en aide consiste alors à ôter la vie, souligne l’évêque, en dénonçant une perversion de l’aide aux plus pauvres prônée par le christianisme.

En se mettant à disposition des personnes âgées ou malades pour leur ôter la vie, on véhicule le message suivant: vous coûtez trop cher à la société. «C’est un message terrible», estime le conférencier. De même pour les enfants nés de parents ayant avorté pour des motifs économiques. Quelle valeur privilégier? La vie ou le bien-être matériel?

Mgr Morerod a fait référence au pape Benoît XVI qui, en visitant une institution pour personnes âgées en 2012, leur a assuré que la vieillesse était un don de Dieu. «Malheureusement la société ne l’accueille pas ainsi. Faire place à la personne âgée, c’est faire place à la vie», avait affirmé le pape allemand. «Lorsque les personnes âgées entendent leurs proches soutenir l’euthanasie, ne se sentent-ils pas appréciés que dans la mesure où ils ne représentent pas une trop grande charge pour la société», a conclu le conférencier. (apic/bb)

Lettre ouverte à Frank Van Den Bleeken

Une amie nous adresse cette lettre adressée à Frank Van Den Bleeken à qui la Belgique propose l'euthanasie faute de pouvoir lui administrer les soins appropriés :

Cher Frank,

Sais-tu que certains pensent à toi même si tu te trouves derrière les barreaux ? Comme nous pensons aussi à tous ceux qui sont exclus du monde... et enfermés à tes côtés.

Ta souffrance est sans nul doute énorme et elle dure depuis tellement longtemps. Toi seul peut voir comment elle t'enferme sur toi. 

Alors, je voudrais juste réfléchir et comprendre...

Ta demande de mort n'est-elle pas révélatrice d'un IMMENSE échec de la psychiatrie belge ? Les Pays-Bas seraient mieux que nous pour les prisonniers qui ont besoin de soins psychiatriques ? Cafouillage politique et juridique ?

Ton avocat dit que "les médecins sont seuls juges" Quel paternalisme...

Mais il y a pire : nous citoyens, en ne réagissant pas, en ne te signifiant pas notre "CARE", n'allons-nous pas avaliser ta demande de mort ? En restant silencieux et passifs, n'allons pas, dans l'ombre, armer le bras du médecin qui, pour le coup, sera non pas ton bourreau, mais ton "sauveur" ?

Cher Frank, quoique tu aies fait, au nom de ta dignité d'être humain avec nous, accepte que nous prenions ensemble soin de toi....

Ton combat, ton vrai combat pour d'autres aussi avec toi, est de nous appeler à rendre les prisons dignes ! 

Bats-toi avec nous ! Reste en vie car elle est tellement précieuse...

Nous sommes tous des nazaréens

Le témoignage de Bruno Retailleau (sénateur UMP de Vendée) (source)

A l'invitation de Mgr Louis Raphaël Sako, patriarche des chaldéens, je me suis rendu en Irak, le 25 août dernier, dans le camp de réfugiés de Mar Shmouni, à Ankawa, dans la banlieue d'Erbil.

Ce que j'ai vu et entendu dépasse les limites de l'horreur. J'ai vu des mères brisées d'avoir dû abandonner dans la fuite un enfant ou un parent, des pères terrorisés à l'idée que leurs filles puissent être abusées par les combattants de l'État islamique, des enfants traumatisés par ce qu'ils ont vécu ou par les récits qu'ils ont entendus : viols systématiques, décapitations, éventrations de femmes enceintes, massacres de familles entières... Autant de témoignages effroyables qui m'ont été rapportés, comme cette mère à qui les djihadistes ont arraché son enfant de 3 ans ou ces femmes vendues à l'étal au marché de Mossoul comme de véritables esclaves. Ce que j'ai vu, ce sont les larmes de sang des chrétiens d'Irak. Ce que j'ai entendu, c'est le cri de haine des nouveaux barbares, ces fous de Dieu qui veulent faire des terres syriennes et irakiennes le cimetière des "nazaréens".

Tous les jours la barbarie progresse et la civilisation recule en Irak. Le nord du pays est devenu un véritable camp de la mort pour l'Orient. Mais il deviendra un camp de la honte pour l'Occident si nous ne faisons rien ou pas assez. Car, bien sûr, des aides humanitaires ont été débloquées et une aide militaire a été apportée aux combattants kurdes. Mais ces soutiens ne sont malheureusement que des gouttes d'eau dans cet océan de violence et de désespérance qu'est devenu l'Irak. Il faut agir plus vite et plus fort.

D'abord, en organisant de toute urgence une aide humanitaire, alimentaire, médicale et pharmaceutique digne de ce nom. En effet, malgré la mobilisation des Églises locales, les camps de réfugiés complètement improvisés manquent de tout : nourriture, médicaments, matériels pour assurer une hygiène minimale... En réalité, Mar Shmouni ressemble davantage à un campement de misère qu'à un camp humanitaire : les chrétiens, mais aussi d'autres minorités pourchassées comme les yazidis, s'y entassent dans la crainte d'un nouvel assaut. Car Erbil n'est qu'à trente minutes de la zone tenue par l'État islamique : à tout moment, la mort peut surgir. Le recours à la force n'est donc plus une option pour la communauté internationale, c'est une nécessité. Y compris l'envoi de troupes au sol. En effet, les forces kurdes ou irakiennes ne parviendront pas à elles seules à éradiquer la menace. Pour certains, intervenir militairement sur le terrain reviendrait à commettre la même erreur que les États-Unis en 2003. Je peux comprendre cette crainte. Toutefois, je pense au contraire qu'une intervention contribuerait à sortir l'Irak des conséquences tragiques de l'aventure américaine. Mais pas n'importe quelle intervention. Pas une opération menée par une coalition occidentale sous l'égide des États-Unis ou de l'Otan.

Il faut à tout prix éviter le choc des civilisations, ce grand soir islamiste dont rêvent tous les djihadistes. La solution qui doit être privilégiée, c'est celle d'une force internationale sous mandat de l'Onu rassemblant très largement, en particulier les États arabes, et s'appuyant sur les forces locales. Car c'est bien l'avenir de la région qui se joue aujourd'hui : l'État islamique ne s'arrêtera pas à la Syrie et à l'Irak. En proclamant le califat, Abou Bakr al-Baghdadi et ses séides marquent leur volonté de porter le djihad tout au long de cet arc de crise qui s'étend de la Méditerranée au golfe Persique, et même au-delà, puisqu'en recrutant des combattants venus du monde entier et notamment d'Occident, l'État islamique aurait la capacité de porter le feu et la mort au coeur de l'Europe.

Ne nous voilons pas la face : les hommes en noir de l'État islamique sont tout sauf une bande de rebelles dépenaillés et désorganisés : ils sont bien des combattants aguerris qui ont su habilement mettre en place des administrations structurées et des circuits financiers élaborés. C'est un véritable État qui s'enkyste en Irak, un virus qui se propage et qui n'a rien à envier aux pestes brune et rouge du siècle précédent. J'ai la conviction que nous sommes confrontés au troisième totalitarisme et que si nous n'agissons pas très vite, c'est un rideau de sang qui s'abattra sur l'Orient.

La France doit être aux avant-postes de ce combat contre l'État islamique. C'est à la fois sa responsabilité et son honneur, car elle ne doit pas le faire uniquement au nom du droit mais également au nom de l'histoire. Cette histoire qui la lie aux chrétiens d'Orient depuis Saint Louis, qui a fait de la France leur soeur aînée et des Français leurs frères.

Ces frères vers qui les chrétiens d'Irak tournent une fois de plus leur regard et leur espoir. Aujourd'hui plus que jamais, nous sommes tous des nazaréens.

Le 28 septembre 2014 à l'église du Saint-Sacrement à Liège: les secrets de la musique de chambre

 

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Eglise du Saint Sacrement

Boulevard d’Avroy, 132

 

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Voir sur carte

DIMANCHE 28 SEPTEMBRE 2014 À 16h30 

Les secrets de la musique de chambre  

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Le Programme

Franz Schubert (1797-1828) 

*Deux lieder 

Der Tod und das Mädchen & Gretchen am Spinnrade, op D.118 (arr.orchestral, Arnaud François ) 

*Un arrangement pour orchestre à cordes seul de Der Tod und das Mädchen par Gustav Mahler (1860-1911) 

*Trio en si b majeur D471 pour violon, alto et violoncelle 

Antonio Vivaldi (1678-1741) 

*Les Quatre Saisons

Concerto n° 1 en mi majeur, op. 8, RV 269, « La primavera » (Le Printemps); Concerto n° 2 en sol mineur, op. 8, RV 315, « L'estate » (L'Été) ; Concerto n° 3 en fa majeur, op. 8, RV 293, « L'autunno » (L'Automne); Concerto n° 4 en fa mineur, op. 8, RV 297, « L'inverno » (L'Hiver)

Les interprètes 

L’ Orchestre de Chambre « Dextuor » 

 

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 Cet orchestre a vu le jour à la suite des concerts organisés par Foliamusica France-Belgique. Il est formé de quatorze jeunes musiciens (cordes)  issus des académies et conservatoires de Belgique, mais aussi des institutions homologues de France et des Pays-Bas. Tous les « jeunes talents » belges membres de cette formation sont lauréats du concours national belge « Belfius ». Ils se réunissent sous la baguette de chefs d'orchestres et chefs de pupitre divers. Le 28 septembre à Liège, l’orchestre Dextuor sera placé sous la direction de Marie-Laure Goudenhooft

Solite du chant :

Cécile Leleux, mezzo

C'est aux Conservatoires Royaux de Bruxelles puis de Liège que Cécile Leleux obtint un premier prix d'histoire de la musique et quatre diplômes supérieurs de chant, mélodie, art lyrique et musique de chambre.

Elle étudiera ensuite auprès de maîtres tels : Karl Börner, Cathy Berberian, Kurt Equiluz, Jeanine Reiss…

Lauréate du concours national Pro Civitate (actuellement Belfius) et du Concours International de Paris, elle débute au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, puis à l'Opéra Royal de Liège dans différents rôles (Emilia dans Othello, Orphée dans Orphée de Gluck, Baba dans le Medium, Jocastre dans Oedipus Rex…) ; en parallèle elle chante dans de nombreux oratorios (Le Messie de Haendel, Gloria de Vivaldi, Le Magnificat de Bach, La Petite Messe Solennelle de Rossini, Elias de Mendelssohn, Stabat Mater de Dvorak, Requiem de Duruflé…)

Elle poursuit sa carrière en qualité d'actrice - cantatrice de théâtre chanté et dans la création, participant à de nombreux concerts de musique nouvelle dans le cadre d'Europalia.

Cécile Leleux mène simultanément une carrière internationale de concertiste qui la conduite dans toute l'Europe… et de pédagogue, enseignante aux conservatoires royaux de Bruxelles et de Liège. Elle a participé à nombreux enregistrements pour la R.T.B.F. (Récital, décoration sonore, cinéma, théâtre, émissions diverses …) Dernièrement elle a enregistré le CD « Cosi » avec Marie Christine Barrault et Paolo Del Vecchio. Elle concrétise une nouvelle programmation composition d'un Opéra, et elle vient de sortir à Limoges le CD du spectacle « la Diva et le Clown »

Actuellement elle s'engage dans de nouveaux spectacles tout public : Elle est actuellement Présidente « Des Concerts du Dimanche Matin au Musée d'Art Moderne de Liège, de l'orchestre « Dextuor Foliamusica » et directrice artistique Foliamusica.

En cliquant ci-après vous retrouverez l'émission de RCF du mardi 25 février 2014 à propos du spectacle "Emeraude" :

Direction :

Marie-Laure Goudenhooft 

Née en 1980, Marie-Laure GOUDENHOOFT travaille avec Gabrielle DEVRIES, soliste à Radio-France, Grand Prix du Disque. Au CNR de Paris, dans la classe d’Huguette DEAT, elle obtient en 1995 un 1er prix de violon et formation musicale, et en 1996, le 1er prix d’excellence. En cette même année, elle est reçue au CNSM de Paris dans la classe de Gérard JARRY. Elle y reçoit en Juin 2000 un diplôme comprenant le 1er prix de violon et les certificats de lecture à vue, analyse, musique de chambre piano et écriture. Lauréate des concours Lipizer (2001) et Schlomo Mintz (SION-2004) elle intègre en Octobre 2002 l’Orchestre de l’Opéra National de Paris. Elle participe aux concerts de l’Orchestre National de France et de l’Orchestre de Paris, et se produit en soliste dans le double concerto de Bach avec Gérard Jarry, les Quatre Saisons avec Schlomo MINTZ , et interprète  également les concertos de Mozart, Tchaïkowski, Prokoviev, Mendelssohn et l’Introduction et Rondo Capriccioso de St-Saëns, de 2002 à 2007.

entrée au concert du 28 septembre :

Entrée 8€  (en prévente : 6€ )

Gratuit pour les enfants de moins de 10 ans 

Réservations et préventes, tél : 0473/32 19 83

En savoir plus sur l’église du Saint-Sacrement : cliquez ici http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

Saint Cyprien, évêque de Carthage (16 septembre)

images.jpgBenoît XVI, lors de l'audience générale du mercredi 6 juin 2007, a consacré sa catéchèse à saint Cyprien que l'on fête le 16 septembre (en même temps que le pape Corneille) :

Chers frères et sœurs,

Dans la série de nos catéchèses sur les grandes personnalités de l'Eglise antique, nous arrivons aujourd'hui à un éminent Evêque du III siècle, saint Cyprien, qui "fut le premier Evêque en Afrique à recevoir la couronne du martyre". Sa réputation est également liée - comme l'atteste le diacre Pontius, qui fut le premier à écrire sa vie - à la production littéraire et à l'activité pastorale des treize années qui s'écoulèrent entre sa conversion et le martyre (cf. Vie 19, 1; 1, 1). Né à Carthage dans une riche famille païenne, après une jeunesse dissipée, Cyprien se convertit au christianisme à l'âge de 35 ans. Il raconte lui-même son itinéraire spirituel:  "Alors que je gisais encore comme dans une nuit obscure", écrit-il quelques mois après son baptême, "il m'apparaissait extrêmement difficile et pénible d'accomplir ce que la miséricorde de Dieu me proposait... J'étais lié aux très nombreuses erreurs de ma vie passée et je ne croyais pas pouvoir m'en libérer, tant je secondais mes vices et j'encourageais mes mauvais penchants... Mais ensuite, avec l'aide de l'eau régénératrice, la misère de ma vie précédente fut lavée; une lumière souveraine se diffusa dans mon cœur; une seconde naissance me transforma en un être entièrement nouveau. De manière merveilleuse, chaque doute commença alors à se dissiper... Je comprenais clairement que ce qui vivait auparavant en moi, dans l'esclavage des vices de la chair, était terrestre, et que ce que l'Esprit Saint avait désormais engendré en moi était, en revanche, divin et céleste" (A Donat, 3-4).

Immédiatement après sa conversion, Cyprien - non sans être envié et en dépit des résistances - fut élu à la charge sacerdotale et à la dignité d'Evêque. Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258). Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l'Evêque dut s'engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté chrétienne. En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n'avaient pas adopté une attitude correcte face à l'épreuve. Il s'agissait des lapsi - c'est-à-dire de ceux qui étaient "tombés" -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la communauté. Le débat sur leur réadmission finit par diviser les chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes. Il faut ajouter à ces difficultés une grave épidémie de peste, qui ravagea l'Afrique et qui fit naître des interrogations théologiques angoissantes, tant au sein de la communauté, que dans la confrontation avec les païens. Il faut rappeler, enfin, la controverse entre Cyprien et l'Evêque de Rome, Etienne, à propos de la validité du baptême administré aux païens par des chrétiens hérétiques.

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15/09/2014

Protection de la vie : le gouvernement de Rajoy se dégonfle

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

Le gouvernement Rajoy renonce à modifier la loi sur l'avortement (presse espagnole)

La presse hispanophone reprend largement cette information d'El Mundo qui s'appuie sur des « sources gouvernementales » non identifiées : pris entre son opposition de gauche et le ventre mou de son Partido Popular, le Premier ministre espagnol aurait déjà pris la décision de remiser son projet de durcissement de la loi sur l'avortement, sans même avoir pris la peine d'en avertir le ministre de la justice qui porte le projet, Alberto Ruiz-Gallardon.

Je n'ai certes pas la possibilité de vérifier l'exactitude de l'information, mais – comme le signale elperiodico.es pour s'en réjouir – le fait est que le projet a rencontré des résistances au sein du parti au pouvoir qui s'était pourtant fait élire, en 2011, sur la promesse d'abroger la « loi des délais » introduite sous Zapatero. Cette loi fait de l'avortement un droit de la femme pendant les délais légaux.

Vrai encore : devant l'absence de consensus au sein de son parti, Rajoy a tenté d'apaiser les uns et les autres en ouvrant des consultations internes et en laissant s'exprimer les chefs de régions affolés à l'idée de perdre leurs mandats sur cette polémique.

Vrai aussi, le recours de Rajoy aux divers atermoiements qui font qu'en près de trois ans, et malgré les avis favorables : une première version avait été approuvée en décembre dernier et le projet définitif présenté au gouvernement par Ruiz Gallardon en juin, un peu retoqué pour tenir compte des résistances, aurait pu être soumis au Parlement dès la rentrée. S'il avait été dans l'intérêt de Rajoy de le faire, note El Periodico, il n'aurait pas tardé.

Mais la restriction significative des conditions de dépénalisation de l'avortement, que le projet entend réserver aux seuls cas de danger pour la vie de la mère et de grossesse résultant d'un viol. Ruiz Gallardon avait mis un point d'honneur à éliminer des cas de dépénalisation la « malformation grave » de l'enfant à naître, aux relents évidemment eugéniques. C'est sur ce dernier point que portaient les dernières discussions en date, sous la pression du lobby de l'avortement.

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5 octobre : rejoindre la Manif Pour Tous depuis Bruxelles

BANN-5OCT.jpgBus depuis Bruxelles pour La Manif Pour Tous le 5 octobre à Paris

 

Après le "mariage pour tous", le gouvernement français ne s'arrête pas là. Il lance toujours de nouvelles initiatives : 

  • la GPA : pratique conduisant à l'asservissement des femmes et à la marchandisation des enfants,
  • la généralisation de la PMA : qui revient à concevoir des enfants orphelins de pères,
  • l'idéologie du genre à l'école : qui considère les élèves comme des êtres neutres et interchangeables.

Nous savons aussi qu'en Belgique deux partis politiques ont demandé une législation sur la GPA dans leur programmes ; il est important de ne pas laisser cette idée s'installer, ni en France, ni en Belgique, car elle sera plus difficile à combattre ensuite dans les deux pays. 

Ne rien faire, c'est donner à nos adversaires l'argument que tout le monde est d'accord avec leurs idées. 

Comment venir ?
Par les cars que nous affrétons depuis Bruxelles et qui vous amèneront, sans fatigue, dans une ambiance familiale et festive, au point de départ de la manifestation, et qui vous ramèneront ensuite à Bruxelles.

Si vous habitez hors de Bruxelles (Liège, Namur, Anvers, Gand….), des Bruxellois sont prêts à vous héberger la veille (dans la limite des places disponibles) pour vous éviter de partir trop tôt de chez vous.

Pour des raisons d'organisation, NOUS VOUS DEMANDONS DE VOUS INSCRIRE D'ICI LE 21 SEPTEMBRE.

Les tarifs sont les suivants:

  • Tarif de soutien : 60 €
  • Tarif adulte : 40 € (50 € après le 21 septembre)
  • Tarif jeune ou étudiant: 30 € (40 € après le 21 septembre)
  • Tarif enfant (moins de 16 ans): 15 €

L’inscription aux cars du 5 octobre se fait par e-mail via l'adresse manifpourtousbruxelles@gmail.com

Les inscriptions seront confirmées après le paiement des places par virement sur le compte "LMPT Bruxelles":

IBAN: BE39 3631 1433 1819

BIC: BBRUBEBB

La Manif Pour Tous Bruxelles

Le pape rendra hommage aux martyrs albanais

En Albanie, le Pape rendra hommage aux martyrs de la foi

Cité du Vatican, 15 septembre 2014 (VIS). Ce matin, le Directeur de la Salle de Presse a donné quelques indications cadre sur le voyage apostolique que le Pape François effectuera dimanche prochain en Albanie (le quatrième hors d'Italie). Ce sera d'abord un hommage aux martyrs de la foi, victimes de l'ancien régime. Il insistera aussi sur le dialogue avec l'islam dans une société à majorité musulmane, dans laquelle orthodoxes et catholiques constituent une importante minorité. Enfin, le Saint-Père évoquera la plus célèbre des albanaises, Mère Teresa de Calcutta. Le P.Lombardi a rappelé que ce pays européen, devenu une démocratie, avait été pendant des décennies une féroce dictature et le premier état ayant inscrit l'athéisme dans sa constitution.

Euthanasie : quand la Belgique se singularise une nouvelle fois

Lu ICI :

Frank Van Den Bleeken, réclamait un traitement médical pour mettre fin à d’insupportables souffrances psychologiques. Faute de pouvoir lui fournir ce traitement, la Belgique lui a accordé une autre demande : celle d’être euthanasié.

Frank Van Den Bleeken, a 50 ans. Actuellement détenu à la prison de Merksplas, il est incarcéré depuis 30 ans pour meurtre et faits de mœurs mais ne bénéficie d’aucun traitement psychologique approprié en Belgique. Il y a trois ans, l’homme avait rentré une demande d’euthanasie, expliquant souffrir de douleurs psychologiques insurmontables. Cette demande lui avait alors été refusée par la Commission de la justice qui  estimait que tous les critères n’étaient pas remplis, notamment que tous les moyens thérapeutiques n’avaient pas été épuisés. Il avait bien rentré une demande pour être transféré vers une prison néerlandaise où un traitement adéquat pouvait lui être fourni, mais cette demande lui a également été refusée par le ministère de la Justice.

Finalement, un accord est intervenu entre le SPF justice et l’avocat de l’intéressé. Frank Van Den Bleeken sera euthanasié faute de soins appropriés chez nous. L’accord devrait être acté aujourd’hui par la Cour d’appel de Bruxelles.

Voir le Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique

Woluwe-Saint-Pierre, Notre-Dame de Stockel : une croix brille dans la nuit

unnamed.jpgUne Croix illuminée a été inaugurée ce dimanche 14 septembre, fête de la Croix Glorieuse:

Lors du lancement du Jubilé de Notre-Dame de Stockel (action de grâce pour 150 ans de présence paroissiale et 50 ans de la nouvelle église) en novembre 2012, la Fraternité de Tibériade avait été invitée à animer une "retraite dans la ville".  Lors de ce temps de grâce, le Frère Marc, fondateur de cette petite Fraternité, a été surpris que la grande croix surplombant l’église ne soit pas éclairée.  Il a suggéré de l’illuminer afin qu’elle devienne un signe d’Espérance dans la nuit du quartier et des environs.  Dans l’obscurité de l’existence de nos contemporains, touchés par tant de formes de souffrance, le Christ se propose comme une Lumière pour éclairer nos vies, pour nous présenter un chemin d'Amour, de Pardon, de Paix et de Joie.

Enthousiasmante, l’idée fut retenue !  Un fruit de plus du passage évangélisateur de cette belle Fraternité !

En juin, après la clôture festive de ce Jubilé et la consécration de la paroisse au Cœur de Jésus [http://info.catho.be/2013/06/19/la-paroisse-de-stockel-co...], le président de la Fabrique d’église entreprit les démarches nécessaires.  Il a obtenu les différentes autorisations ainsi qu’une contribution de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre pour autant que le complément des fonds soit préalablement trouvé.  Un comité organisateur fut mis sur pied sous la houlette de l’Abbé Edouard Marot, référent de Notre-Dame de Stockel.

L’aboutissement de ce projet audacieux a dépendu en premier lieu de la bonne volonté et de la générosité des paroissiens lesquels ont manifesté le souhait que cette Croix rappelle à tous l’Amour indéfectible du Christ et l’ont permis par leur importante mobilisation financière.  Cet Amour nous invite avec insistance, au cours de ce week-end inaugural, à un geste de solidarité envers les plus pauvres, les plus démunis, les plus déshérités, les plus désespérés.

Peinte en blanc depuis l’été, la Croix du Christ se distingue dorénavant de loin : des malades hospitalisés à Saint-Luc ont déjà fait savoir qu’ils y avaient trouvé un certain réconfort en la découvrant depuis leur chambre… 

Il est à espérer que cette Croix illuminée soit un réel réconfort pour beaucoup : le Christ souffrant leur rappellera qu'ils sont aimés de Dieu de façon inconditionnelle et invités dès lors à aimer les autres à l’instar de Jésus.

Parlement européen : pour un Prix Sakharov 2014 en faveur des chrétiens persécutés

Chaque année, le Parlement européen récompense des personnalités exceptionnelles qui luttent contre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression par un Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. C’est une récompense symbolique du courage pour défendre les droits de l’homme et la liberté d’expression. Le droit d’exercer librement sa religion et sa foi fait partie des droits de l’homme.

Le Pape François interviendra devant le Parlement européen au cours d’une séance solennelle le mercredi 25 novembre. Le lendemain, le Parlement européen donne son prix pour les droits de l’homme.

Contre l’indéniable persécution grandissante des Chrétiens notamment dans le monde arabe, l’Union européenne doit poser un acte fort. Une contribution appropriée du Parlement européen pourrait être de récompenser conjointement l’engagement infatigable du Patriarche de la plus grande minorité catholique-chaldéenne, Louis Raphael Sako, et l’intellectuel musulmanMahmoud Al ‘Asali, martyr assassiné pour avoir défendu le droit des Chrétiens à Mosul, en Irak.

Plusieurs sources internationales indépendantes soulèvent le problème de la persécution grandissante des Chrétiens dans le monde arabe : l’observatoire sur l’intolérance et la christianophobie,Portes OuvertesAide à l’Eglise en DétresseŒuvre d’Orient. Même Amnesty International a soulevé le cas de Mériam Ibrahim et parle aujourd’hui d’un nettoyage ethnique d’envergure historique.

Ainsi le Parlement européen peut activement contribuer à faire respecter le droit de l’homme à exercer la religion sans contrainte tel qu’il est prévu par l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En donnant le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit au plus haut représentant d’une éminente minorité catholique persécutée dans le monde arabe, le Parlement européen posera un signe politique incontestable pour souligner que les Chrétiens ont le droit d’exercer leur foi là où ils vivent : un Homme ne peut être assassiné parce qu’il confesse sa foi en Jésus-Christ !

La portée politique est évidente et nécessaire. Face au manque permanent d’action politique du Conseil européen (qui regroupe les Chefs d’Etat et de gouvernement de 28 Etats membres), et de l’inertie de la Commission européenne pour protéger les chrétiens persécutés, le Parlement européen pourrait à son tour se distinguer notamment de la Haute Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ainsi que de son service diplomatique européen, dont la seule contribution concrète consistait jusqu’aujourd’hui à rédiger des communiqués de presse plutôt inutiles.

Mgr Louis Raphael Sako représente le plus haut dignitaire de la minorité catholique chaldéenne. Par son action, il inspire des nombreuses personnes de défendre la liberté de religion et d’ouvrir les yeux devant le génocide des Chrétiens dans le monde arabe. Il représente la résistance contre la persécution des Chrétiens et la liberté de religion.

Prof. Mahmoud Al ‘Asali devrait être honoré en tant que martyr. Cet intellectuel musulman fut assassiné parce qu’il défendait le droit des Chrétiens en Iraq. Il refusait de se taire face à la persécution et aux menaces de mort à l’égard des Chrétiens qui refusèrent de se convertir à l’islam. Il a été tué par les milices de l’ISIS, le 20 juillet 2014, à Mosul.

Les nominations peuvent être déposées par 40 membres, ou un groupe parlementaire, du Parlement européen. Le groupe parlementaire des chrétiens-démocrates PPE (auquel appartient l’UMP) a déjà officiellement refusé de nominer la lutte contre la persécution des chrétiens dans le monde arabe pour le prix Sakharov 2014. En dépit de toute évidence, les députés chrétiens-démocrates du groupe PPE ont tourné le dos aux chrétiens persécutés. Toujours volontaires de se rendre au Vatican pour se faire photographier avec les dignitaires de l’Eglise catholique, ces députés européens n’assurent pas ce même agenda au cours des procédures parlementaires européennes et n’ont simplement ni la connaissance, ni la persévérance, ni les collaborateurs, ni les outils nécessaires pour influencer la politique en faveur de l’éthique sociale universelle et le respect des principes politiques non-négociables. S’il en était autrement, le groupe PPE aurait pu nominer sans contrainte la persécution des chrétiens au prix Sakharov, conforment à son programme politique et en honorant ses promesses électorales. Le groupe PPE a toutefois l’occasion de réviser sa décision jusqu’à jeudi 18 septembre à midi pour soutenir la proposition de nomination conjointe de Mgr Louis Raphael Sako et du Prof Mahmoud Al ‘Asali.

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Régnant et "émérite". L'énigme des deux papes

2 papes 3 (1).jpgLe site « chiesa » publie cette réflexion du professeur Roberto de Mattei, suscitée par une récente déclaration « journalistique » du pape François, exprimée dans l’avion qui le ramenait de son voyage en Corée (extrait) :

(…) Au cours de la conférence de presse qu’il a tenue, le 18 août 2014, alors qu’il se trouvait à bord de l’avion qui le ramenait en Italie au terme de sa visite en Corée, le pape a notamment déclaré :

 "Je pense que le pape émérite n’est pas une exception, mais après tant de siècles, c’est le premier émérite. […] Il y a 70 ans, les évêques émérites étaient aussi une exception, ils n’existaient pas. Aujourd’hui, les évêques émérites sont une institution. Je pense que le 'pape émérite' est déjà une institution. Pourquoi ? Parce que notre vie s’allonge et, à un certain âge, il n’y a plus la capacité de bien gouverner, parce que le corps se fatigue ; la santé est peut-être bonne, mais il n’y a plus la capacité d’affronter tous les problèmes d’un gouvernement comme celui de l’Église. Et je pense que le pape Benoît XVI a fait ce geste qui, de fait, institue les papes émérites. Je le répète : peut-être l’un ou l’autre théologien me dira que ce n’est pas juste, mais moi je pense ainsi. Les siècles diront si c’est ainsi ou non, nous verrons. Vous me direz : 'Et si vous, vous ne sentez plus la force, un jour, de continuer ?'. Je ferais de même, je ferais de même ! Je prierais beaucoup, mais je ferais de même. Il a ouvert une porte qui est institutionnelle et non pas exceptionnelle". 

L’institutionnalisation du personnage qu’est le pape émérite semble donc être un fait acquis.(…)

Ce n’est pas un hasard si "l’école de Bologne", qui s’est toujours distinguée par son opposition à Benoît XVI, a salué avec satisfaction la renonciation de celui-ci au pontificat. Elle l’a fait non seulement en raison de la sortie de scène d’un souverain pontife auquel elle n’était pas favorable, mais précisément en raison de la “réforme de la papauté” qu’il allait inaugurer par sa décision de prendre le titre de pape émérite. 

L’herméneutique “continuiste” de Benoît XVI s’est ainsi renversée en un geste de forte discontinuité, historique et théologique.

La discontinuité historique est le résultat de la rareté de l’abdication d’un pape, au cours des deux mille ans d’histoire de l’Église. Mais la discontinuité théologique consiste justement dans l’intention d’institutionnaliser le personnage qu’est le pape émérite.

Ce sont principalement des auteurs d’orientation progressiste qui, les premiers, se sont dépêchés de fournir une justification théorique de cette nouveauté (…).

À mon avis, les admirateurs de Benoît XVI doivent repousser la tentation d’accréditer ces thèses dans le but de les tourner à leur avantage.

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