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BELGICATHO

  • L’ancien président du Sénat italien est-il un complotiste ?

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    Lu sur le site de notre consoeur du site « Benoît et moi » cette traduction de l’interview de Marcelle Pera qui vient de paraître dans la « Fede Quotidiana » sous le titre « En cours, une pesante attaque contre Benoît XVI » :

    «Je n'aime pas les interprétations complotistes (la dietrologia), mais j'ai le sentiment qu'on est face à une attaque lourde contre le pape émérite»: ce sont les mots du sénateur et philosophe Marcello Pera - président émérite du Sénat, lié à Benoît XVI par une relation d'estime profonde et d'amitié -, dans cette interview avec La Fede Quotidiana. Pera commente les développements récents, après la publication du rapport de l'Église allemande sur les cas présumés d'abus sexuels dans le chœur de la cathédrale de Ratisbonne.

    - Pera, ce rapport est sorti presque en même temps que le message du Pape Émérite pour la mort du cardinal Meisner, une nécrologie qui a suscité pas mal de maux d'estomac. Qu'en pensez-vous?

    « Je n'aime pas, et je n'ai jamais aimé les interprétations complotistes, mais j'ai la sensation que commence, ou qu'a commencé et est déjà en acte une attaque lourde contre le pape émérite, une attaque qui prend pour cible son frère et le Cardinal Müller lui-même». 

    - Expliquez mieux ...

    « La cible, au moins en Allemagne, c'est le pape émérite. Et ce n'est pas quelque chose qui date d'aujourd'hui, que ce soit bien clair. Je n'exclus pas qu'un certain rapport puisse être utilisé comme instrument pour offenser Benoît XVI, pour maculer sa personnalité, en utilisant des personnes qui lui sont chères, ou qui sont proches de lui».

    - Tout part donc de l'Allemagne?

    « Une partie de l'Eglise allemande n'a jamais vraiment aimé Benoît XVI. Je pense à Kasper, qui a toujours été théologiquement un adversaire de Benoît XVI et est maintenant totalement aligné sur les positions de Bergoglio. D'un autre côté, la Curie romaine est elle aussi divisée intérieurement et il n'est pas exagéré de parler de luttes intestines».

    - Pourquoi, selon vous, pourrait-il y avoir une attaque contre le pape émérite?

    « Parce qu'il était et est le bastion de la doctrine catholique, celui qui a toujours essayé par tous les moyens de la faire connaître, et n'a jamais fait de compromis, comme c'est le cas aujourd'hui, avec l'esprit du temps. Vouloir ternir son image serait une victoire des milieux laïcistes, et peut-être protestants. L'Eglise d'aujourd'hui est en état de siège». 

    - Vous êtes critique envers Bergoglio, pourquoi?

    « J'ai beaucoup de réserves au sujet de son interprétation de la doctrine catholique et de son interprétation correcte. Il me semble qu'il va à l'encontre de la tradition juste et consolidée, et cligne de l'oeil à l'esprit mondain. Il en résulte une sorte d'humanisme philanthropique, et je nourris beaucoup d'inquiétude. Même en ce qui concerne l'islam et les immigrants, Bergoglio a une attitude de capitulation qui ne me plaît pas du tout, tout comme son alignement sur des positions doctrinales discutables. Il fait beaucoup de politique et il me semble complaisant tant sur les principes que sur l'islam ».

    - Vous parlez avec Benoît XVI. Est-il préoccupé par l'état de l'Eglise catholique?

    « Je préfère ne pas répondre».

    - Alors disons les choses autrement: pensez-vous que le pape émérite soit préoccupé?

    « Je pense qu'il l'est. Sa nécrologie pour la mort du cardinal Meisner le prouve. Elle prouve qu'il y a en lui une profonde inquiétude pour la situation actuelle de l'Eglise».

    Mise à jour

    Dans un post du 18 juillet, Giuseppe Rusconi revenait, sur l'«interview lucide et amère de Marcello Pera» (titre de son article), du 9 juillet à “Il Mattino” de Naples ( Marcello Pera contre le Pape), la qualifiant d' «extrêmement lucide, éclairante, à encadrer», et ajoutait un peu plus tard un post-scriptum:

    "Suite à notre article, le président émérite du Sénat italien nous a proposé une réflexion supplémentaire sur le sujet:

    «Je ne suis pas seulement amer, je suis aussi très préoccupés par notre avenir. Et encore plus par le conformisme qui dans l'Église (en particulier dans la hiérarchie) s'installe, et ne pense pas à cet avenir. Le jour où le christianisme sera réduit à une doctrine qui parle de justice sociale, de pauvres, d'immigrés, de travail, d'environnement, de syndicats, de constitutions politiques, etc., la Croix aura définitivement capitulé devant l'esprit du temps. Bien sûr, la belle épouse du Christ ne disparaîtra pas, mais il faudra attendre longtemps pour voir la fin des dégâts qui sont faits aujourd'hui». 

    Ref. Une pesante attaque contre Benoît est en cours

    L’Eglise des anges et des saints (on parlait dans le langage de jadis de l’Eglise « triomphante ») dont la tête est Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, ne saurait évidemment disparaître mais c’est le Christ lui-même qui a posé la question à ses disciples : lorsqu’il reviendra dans la gloire au jour du jugement de ce monde, le Fils de l’Homme y trouvera-t-il encore la foi ? Elle demeure posée à chacun d’entre nous et jusqu'à la consommation des siècles.

    JPSC

  • L'Eglise en Belgique : survol historique

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    Un survol qui date un peu mais qui a le mérite d'offrir une synthèse de l'histoire de l'Eglise catholique en Belgique, rédigé par l'actuel évêque de Liège, Monseigneur Jean-Pierre Delville, du temps où il était professeur d'histoire du christianisme à l'UCL. Disponible ICI

  • Changer la donne, à hauteur d'homme

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    Pour une société de bien commun (du blog de Denis Sureau "Chrétiens dans la Cité") :

    Le Courant pour une écologie humaine a été créé par trois catholiques, Gilles Hériard Dubreuil, Tugdual Derville et Pierre-Yves Gomez pour « mettre le bien de la personne humaine au cœur des orientations et des décisions de notre société », en s'appuyant« sur une proposition anthropologique et sur une vision de l’homme et de la société incluant une pacification des relations entre l’homme et la nature ». Il publie aujourd'hui un premier livre, La Société de Bien Commun : changer la donne, à hauteur d'homme, qui réunit 21 contributions sur des thèmes très différents : le transhumanisme, l'agriculture, la gestion publique de l'eau, l'urbanisme, l'interculturel, l'enfance menacée, les initiatives locales face au vieillissement, les soins palliatifs, le patronage, le financement participatif, le capitalisme d'entreprise, le métier de DRH, le service militaire adapté, la réforme de la justice, etc. On le voit, de nombreuses initiatives allant dans ce sens ne sont pas étrangères au souci de Chrétiens dans la Cité, même si ici l'inspiration n'est pas explicitement chrétienne. Une précision : ce livre peut être téléchargé gratuitement sur le site www.ecologiehumaine.eu où il est possible de faire part de ses réflexions et réactions.

  • Chine : la mauvaise stratégie du Vatican

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    Kerknet s'en fait l'écho mais nous n'avons trouvé, en français, que cet article paru ICI :

    Cardinal Joseph Zen, le Vatican soutient une « fausse » Église en Chine

    Par John-Henry Westen (SOURCE : Life Site News) :

    Le 14 juillet 2017 (LifeSiteNews) — Le Cardinal Joseph Zen, le premier Cardinal de Chine et un conseiller clé du Pape Benoît XVI en ce qui concerne les relations Sino-Vaticanaises, a dénoncé un nouvel accord du Vatican avec le gouvernement Communiste Chinois athée dans une interview avec le media Polonais Polonia Christiana. L'ancien Archevêque de Hong Kong a comparé la situation actuelle de l'Église en Chine avec les périodes de répression physique brutale au cours des années 1950 et 1960, affirmant que la situation est « pire » aujourd'hui.

    « Pourquoi ? Parce que l'Église a été affaiblie » a-t-il déclaré. « Je suis désolé de dire que le gouvernement n'a pas changé, mais le Saint-Siège adopte une mauvaise stratégie. Ils sont trop impatients de dialoguer, au point de vouloir dialoguer pour dire à tous de ne pas faire de bruit, d'accommoder, de faire des compromis, d'obéir au gouvernement. Maintenant, les choses périclitent bien bas ».

    Pour expliquer comment la situation intolérable a eu lieu, il suggère que le Pape François est naïf n'ayant connu que le Communisme en Amérique Latine qui n’est pas une forme totalitaire comme en Chine ou en Pologne. Ainsi, dit-il, les deux Papes Jean-Paul II et Benoît XVI ont compris la situation alors que le Pape François est confus.

    « À la surface » a-t-il déclaré sur le nouvel accord, il semble que « l'autorité du Pape est sûre parce qu'ils disent que le Pape a le dernier mot ».

    « Mais tout est faux. Ils donnent un pouvoir décisif au gouvernement ... comment l'initiative du choix des Évêques peut-elle être donnée à un gouvernement athée ? Incroyable. Incroyable ».


    En anglais. Durée : 29min 54 sec

    Le Cardinal de 85 ans, né à Shanghai, explique que, bien que le Pape François puisse croire que tout va bien avec l'accord parce que le gouvernement approuve « sur papier » les élections lors de la Conférence des Évêques et que le Pape ait le dernier mot. « Mais à la fois les élections et la Conférence des Évêques sont fausses » et le Pape ne peut pas toujours dire non aux Évêques suggérés.

    Zen dit qu'il n'y a pas de vraies élections en Chine. « Tout est réglé à l’avance ».

    « Je ne peux vraiment pas croire que le Saint-Siège ne sait pas qu'il n'y a pas de Conférence des Évêques ! Ce n’est qu'un nom. Ils n'ont jamais vraiment de discussion, ni de rencontres. Ils se rencontrent lorsqu'ils sont appelés par le gouvernement. Le gouvernement donne ses instructions. Ils obéissent. C'est du faux. »

    Le Cardinal Zen a rappelé que le Pape Benoît avait indiqué qu'il n'y avait pas de Conférence des Évêques légitime en Chine. Il y a des Évêques illégitimes dans cette Conférence et des Évêques clandestins légitimes qui n’y sont pas, a expliqué le Cardinal.

    Répondant à l'objection que certains peuvent suggérer que, historiquement, certains Rois ou Empereurs ont pu nommer des Évêques, le Cardinal Zen a déclaré : « Mais, au moins, ils étaient des Rois Chrétiens ou des Empereurs Chrétiens. Mais ceux-ci sont des Communistes athées. Ils veulent détruire l'Église ou, au moins s'ils ne peuvent pas la détruire, ils veulent affaiblir l'Église ».

  • Facebook censure-t-il des sites catholiques ?

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    De Kévin Boucaud-victoire sur le site aleteia.org :

    Des sites catholiques censurés par Facebook ?

    En moins de 24 heures, une vingtaine de sites catholiques au Brésil, aux États-Unis et en Afrique ont eu la mauvaise surprise d'être bloqués par le réseau social de Mark Zuckerberg. Certains administrateurs craignent une censure.

    Un peu plus de deux douzaines de pages catholiques ont été bloquées en moins de 24 heures sur Facebook, rapporte Catholic news agency (CNA), sans que le réseau social ne donne de motif. Le média recense plus exactement 25 sites : 21 brésiliens et 4 pages de langue anglaise administrées aux États-Unis ou en Afrique. Elles avaient toutes une audience relativement importante, allant de quelques centaines de milliers à six millions de fans.

    La plus suivie, « Catholique et fière » (« Catholic and Proud »), était basée au Nigéria. Kenneth Alimba, administrateur de la page a expliqué à CNA n’avoir reçu aucune justification. Même s’il n’est pas très « optimiste » quant à une éventuelle réponse, le Nigérian a quand même écrit à Facebook pour demander les raisons du blocage. Il a toutefois précisé que d’autres pages catholiques qu’il dirige, avec moins d’adeptes, sont toujours en ligne.

    De son côté, « Jésus et Marie » (« Jesus and Mary »), dont la photo principale représentait le cœur sacré de Jésus et Marie, comptait 1,7 million d’adeptes. Localisée au Ghana, la page a été désactivée ce lundi 17 juillet. L’administrateur, Godwin Delali Adadzie, déclare que vers 20h30 heure locale le réseau social lui a demandé de télécharger une photo de lui, parce que son compte personnel était « suspecté d’activités suspectes », sans plus de précision. Après quelques minutes, il a été autorisé à revenir dans son compte personnel. Une notification lui indiquant que « Jésus et Marie » avait été désactivée l’attendait. Selon lui, tous les éditeurs de la page ont été forcés de passer par le même processus. Le Ghanéen a déclaré à CNA qu’après examen des politiques de Facebook, il ne trouvait pas celle qu’il aurait « violée pour que [sa] page soit retirée ». Adadzie a passé deux coups de fils à Facebook, qui sont pour le moment restés sans réponse.

    Lire la suite sur aleteia.org

     

  • Choeur de Ratisbonne : deux poids, deux mesures

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Chœur de Ratisbonne: L’Osservatore Romano dénonce « deux poids deux mesures »

    Lucetta Scaraffia critique le traitement médiatique de l’affaire

    « Les médias et l’affaire de Ratisbonne. Deux poids deux mesures ». C’est le titre de l’éditorial de L’Osservatore Romano du 22 juillet 2017, signé de Lucetta Scaraffia, qui dénonce le traitement médiatique qui a entouré le rapport publié récemment sur le scandale des abus subis par les petits chanteurs du « Chœur de Ratisbonne » (Allemagne).

    En Une du quotidien, l’historienne italienne évoque l’histoire récemment publiée par un journal italien d’un homme abusé dans les années 80 au sein d’une caserne. Un cas non isolé, note-t-elle, qui n’a suscité « aucune indignation collective, aucune demande de dénonciation des violeurs ni de blâme de l’armée avec ouverture d’une enquête ».

    En revanche, s’étonne Lucetta Scaraffia « l’attention que les médias ont accordée à la triste affaire des petits chanteurs de Ratisbonne a été bien différente : large place et gros titres, dénonçant 547 cas de violence, ont souvent laissé entendre qu’il se serait agi de presque 600 viols, alors que les cas d’abus sexuels … ont été 67 ».

    Ainsi « il fallait approfondir pour comprendre qu’il s’agissait surtout d’interventions abusives déplorables — mais moins graves que des viols — de la part de professeurs… Et surtout pour comprendre que ce n’était pas un scoop, mais le résultat d’une enquête rigoureuse voulue par l’évêque du diocèse, donc par l’Eglise même », décidée à faire la lumière sur ce « scandale ».

    « Il ne fait aucun doute, souligne la chroniqueuse, qu’il s’agit d’actes ignobles et honteux, qui devaient être punis et surtout prévenus, mais le niveau de manipulation médiatique du cas, et la perception différente de l’opinion publique… sont frappants : d’une part tolérance vis-à-vis de la vie militaire … de l’autre extrême sévérité vis-à-vis de l’institution ecclésiastique ».

    « L’habitude de montrer l’Eglise catholique comme source de tous les maux fait désormais partie de l’expérience quotidienne », estime Lucetta Scaraffia. Et de fustiger « la vieille combine de faire porter la faute de tout à l’Eglise ».

    « Certes, conclut-elle, l’Eglise est une institution spéciale, et il lui est demandé à juste titre une exemplarité absolue, mais ce recours constant à ce deux poids deux mesures pour juger ses comportements et pour en attribuer les responsabilités ne profite à personne. Ce n’est pas bénéfique à la clarté des questions, et ce n’est pas bénéfique particulièrement lorsqu’on essaie d’éliminer les injustices, de punir les coupables de violence, d’empêcher qu’elles se répètent ».

  • "Amoris laetitia" est-elle pleinement orthodoxe ? Le pape lui-même en aurait douté...

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    De Jeanne Smits sur le site "Réinformation TV" :

    Et si le pape François avait lui-même des « Dubia » sur « Amoris laetitia » ?

    On en apprend un peu plus sur la conférence donnée par le cardinal Schönborn en Irlande lors de la réunion de préparation de la prochaine Rencontre mondiale des familles qui se déroulera à Dublin en 2018. Selon Austen Ivereigh, un inconditionnel du pape François, celui-ci aurait demandé à Schönborn si celui-ci jugeait l’exhortation post-synodale Amoris laetitia « orthodoxe ». Comme si le pape lui-même avait des doutes, à la manière des « Dubia » des quatre cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra et feu Joachim Meisner… Mais le pape, à la différence de Schönborn, n’a jamais répondu à leurs questions.

    Selon Austen Ivereigh, c’est donc Christoph Schönborn lui-même qui a révélé son échange avec le Saint-Père : « Schönborn a révéle que lorsqu’il a rencontré le pape peu après la présentation d’Amoris, François l’a remercié, et lui a demandé si le document était orthodoxe. « « J’ai dit : ‘Saint-Père, il est pleinement orthodoxe’, » voilà les propos que Schönborn nous a affirmé avoir tenus en répondant au pape, ajoutant que quelques jours plus tard, il avait reçu une petit mot de François disant simplement : « Merci pour ces paroles. Elles m’ont réconforté ».

    Le pape François a exprimé ses dubia sur « Amoris laetitia »

    Cela est proprement ahurissant, et ce d’autant que le pape François a désigné explicitement le cardinal Schönborn comme « interprète faisant autorité » de l’exhortation Amoris laetitia. On sait que le cardinal de Vienne a plusieurs fois plaidé pour une ouverture de la communion aux divorcés « remariés » notamment.

    C’est tellement ahurissant qu’on pourrait être tenté de ne pas y croire, mais quelle raison y aurait-il de mettre en doute l’anecdote dès lors qu’elle est racontée par l’un des deux protagonistes de la conversation ? Il faut donc s’y résoudre : « Le successeur de saint Pierre – l’homme chargé du devoir sacré de garder le dépôt de la foi – a demandé à un autre prélat si son propre enseignement était orthodoxe. Et il était réconforté d’entendre une réponse positive », commente Phil Lawler sur catholicculture.org.

    Il relève également ce qui saute aux yeux : le pape, qui semble avoir eu des doutes, a exposé ces « Dubia » au cardinal Schönborn, un de ses proches conseillers, après la publication du document. On peut imaginer en effet que même un souverain pontife puisse hésiter sur tel ou tel point. Mais sa position l’oblige alors à consulter avant de publier ! Ici, le nihil obstat et l’imprimatur – auxquels le pape n’est évidemment pas soumis – ne sont pas seulement sollicités, fût-ce de manière informelle, mais sollicités après la diffusion d’un enseignement que le pape a imaginé pouvoir être hérétique… Et qui plus est, son proche collaborateur s’autorise à étaler cela sur la place publique…

    La consultation du cardinal Schönborn a eu lieu après la publication d' »Amoris laetitia »

    Que le texte d’Amoris laetitia ait été soumis à la relecture avant publication eût été parfaitement normal, et d’ailleurs cela a été fait. On sait même que la Congrégation pour la Doctrine de la foi a fait des dizaines d’observations et d’amendements dont il n’a été tenu aucun compte.

    Aujourd’hui, il semblerait donc que le pape François ait pu « aller de l’avant » (c’est l’une de ses expressions favorites) en pensant très sérieusement que son texte était problématique, comme cela avait d’ailleurs été signalé par la Congrégation pour la Doctrine de la foi. A croire qu’il prévoyait les Dubia.

    Le pape François a choisi son maître en orthodoxie à dessein

    A-t-il vraiment été « soulagé » par la réponse de Schönborn ? Cela me laisse dubitative, car la véritable révolution pastorale et donc doctrinale introduite par les ouvertures d’Amoris laetitia aux divorcés « remariés » et aux autres couples en « situation dite irrégulière » a été manifestement préparée de très longue date, et que l’avis de Schönborn sur la question ne devait pas précisément être un secret pour le pape. Si doutes il y avait, ils ne portaient sûrement pas sur la réponse du cardinal.

    Mais l’échange prouve pour le moins que l’orthodoxie d’Amoris laetitia est discutable même du point de vue de ceux qui l’ont écrit.

  • Evangile et homélie du 16e dimanche du temps ordinaire : la parabole de l'ivraie

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    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.

    En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. 
    Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla. 
    Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi. 
    Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?” 
    Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?” 
    Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps. 
    Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” » 
    Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ. 
    C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. » 
    Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. » 
    Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, 
    accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’ 
    Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. » 
    Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; 
    le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. 
    L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges. 
    De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. 
    Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ; 
    ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. 
    Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

    La parabole de l'ivraie, homélie du Père Simon Noël

    La parabole de l'ivraie n'offre guère de difficultés de compréhension, puisque Notre Seigneur lui même en a fourni l'explication, comme il l'avait déjà fait pour la parabole du semeur. Le semeur c'est Jésus, le Fils qui est venu en ce monde de la part du Père pour nous annoncer la Bonne Nouvelle. Le champ, c'est le monde. Le bon grain ce sont ceux qui ayant accueilli l’Évangile vivent dans la grâce de Dieu une vie d'amour de Dieu et du prochain. L'ivraie ce sont ceux qui vivent dans le péché, ceux qui, comme l'a dit l'ange qui est apparu aux trois bergers de Fatima, ne croient pas , n'adorent pas, n'espèrent pas et n'aiment pas Dieu. Au lieu d'être les enfants de Dieu, ils sont les fils du diable. La moisson c'est la fin des temps, quand Jésus apparaîtra dans sa gloire, et les moissonneurs ce sont les anges qui escorteront le Christ lorsqu'il reviendra.

    Pour faire une application à la vie d'aujourd'hui de cette parabole, je m'inspire du livre de Françoise Breynaert : La venue glorieuse du Christ. Jésus a voulu nous mettre en garde contre les faux prophètes, qui allaient surgir tout au long de l'histoire. Ces derniers voudront arracher l'ivraie avant le temps de la fin. Le discours de base des faux prophètes pourrait être résumé ainsi : « Jésus est parti sans avoir ôté le mal, puisqu'il est toujours là. Les chrétiens se trompent donc de sauveur. Nous, nous allons réaliser le salut qu'il aurait dû apporter ».

    Les communistes athées ont eu pour projet d'établir la justice et la paix dans le monde, d'apporter le bonheur à l'humanité opprimée, par la révolution violente. On voit maintenant le tragique échec que fut cette tentative.

    L'exemple actuel le plus évident est celui des terroristes islamistes. Ce terrorisme est d'inspiration religieuse, mais il procède d'une religion dévoyée, toute différente de celle de l’Évangile. Ces modernes serviteurs de Dieu veulent arracher l'ivraie avant que le temps de la fin soit venu. Ils se prennent eux-mêmes pour les anges du jugement. Ils voient avec raison que le monde est pourri et décadent. Ils veulent établir le règne de Dieu par la violence. Tout autre est le message de Jésus, car il condamne toute forme de violence pour établir le Royaume de Dieu. Il ne faut pas exterminer les pécheurs, mais prier pour eux car Dieu veut leur donner le temps de se convertir. Pour nous le Royaume de Dieu commence à s'établir sur terre par notre prière, notre apostolat, d'abord celui du bon exemple d'une vie vraiment chrétienne. A Fatima, la Sainte Vierge a demandé de prier chaque jour le chapelet pour la paix du monde et la conversion des pécheurs. Elle a demandé de dire après chaque dizaine la prière suivante : « O mon Jésus, pardonne-nous, préserve-nous du feu de l'enfer, conduis au ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin ».

    Le Royaume de Dieu ne s'établit pas par la violence car il sera un don gratuit de Dieu, à la fin des temps, lors du retour du Christ. Jésus a déjà sauvé le monde mais ce salut nous sera donné en plénitude lors de son retour. C'est donc l'espérance et l'attente vigilante du retour du Christ qui doivent être nos attitudes dominantes, et non l'agressivité et l'impatience. Notre prière doit donc être celle que l'on trouve à la fin de l'apocalypse : « Seigneur Jésus, viens bientôt ». Et c'est avec une ferveur toute particulière que nous devrions dire la seconde demande du Notre Père : « Que ton règne vienne ».Ce jour-là, les anges viendront et feront la moisson en séparant définitivement le bon grain et l'ivraie. Le mal sera bel et bien arraché par la puissance divine. La sagesse chrétienne sait qu'il y a des blessures qui ne seront guéries et consolées qu'à la fin des temps.

    Terminons par cette parole d'espérance que Jésus nous dit à la fin de cette parabole : « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père ». Dans ce Royaume, le mal n'existera plus. Il n'y aura plus que le bon grain. La Bible nous enseigne que juste avant le retour du Christ, il y aura un déchaînement des forces du mal. Ce sera le règne de l'antéchrist. Quand on voit le monde actuel, on voit en effet une progression inquiétante des forces du mal : violence, oubli complet de Dieu, corruption effrénée des mœurs, et tant d'autres choses. Saint Irénée de Lyon parle magnifiquement de la fin de ce règne de l'antéchrist : « Après que l'antéchrist aura réduit le monde entier à l'état de désert, le Seigneur viendra du haut du ciel dans la gloire de son Père et il enverra dans l'étang de feu l'antéchrist et ses fidèles. Il inaugurera en même temps pour les justes les temps du Royaume, c'est-à-dire le repos, le septième jour qui fut sanctifié. Il donnera à Abraham l'héritage promis. C'est là le Royaume en lequel, beaucoup viendront du levant et du couchant pour prendre place à table avec Abraham, Isaac et Jacob ». 

  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège, 6 août 2017, 10h00: Fête de la Transfiguration

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    Information/invitation 

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Bd d’Avroy, 132 à Liège

    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_aout2017.jpg 

    FÊTE DE LA TRANSFIGURATION

    DIMANCHE 6 AOÛT 2017 À 10 HEURES

    Pelerinage_terre_sainte_trek_galilee_tiberiadeTS1.jpg

    Le Mont Thabor

    L’église du Saint-Sacrement à Liège offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Le 6 août prochain, elle coïncidera avec la fête de la Transfiguration du Seigneur: le but de cette théophanie, que relatent les évangiles, était de préparer le cœur des disciples à surmonter le scandale de la mort du Christ en croix.

    Sa commémoration est connue en Orient depuis le Ve siècle et elle devint une fête universelle en Occident dix siècles plus tard, au moment où l’empire chrétien d’Orient s’effondre définitivement sous la poussée des turcs.

    Toutes les pièces grégoriennes de cette messe célèbrent la lumière transfigurant  le visage de Jésus dont parle aussi saint Pierre dans sa seconde lettre, lue au cours de la célébration. L’offertoire, l’élévation et la communion sont accompagnés au violon par l’Ensemble instrumental Darius et l’organiste Patrick Wilwerth.

    Plus de renseignements : tel  04 344 10 89  ou email : sursumcorda@skynet.be

    Extrait de la messe "cunctipotens genitor Deus" : 

  • 21 juillet

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  • Procession à Ekaterinbourg : 60.000 personnes ont commémoré le martyre du Tsar Nicolas II et de sa famille dans la nuit du 16 au 17 juillet 1917

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    JPSC

  • Le recours à l’euthanasie s'imposera-t-il demain comme nouveau régulateur démographique ?

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    A L’HORIZON 2050, UNE POPULATION FRANÇAISE VIEILLISSANTE, UN ÉQUILIBRE PRÉCAIRE ENTRE LES GÉNÉRATIONS

    Gènéthique vous informe

    L’Insee vient de publier les résultats d’une enquête prospective qui évalue la population française à l’horizon 2050.

    Dans l’hypothèse de la continuité des tendances démographiques actuelles, la population française devrait croître pour atteindre les 74 millions d’habitant soit 8,2 millions de plus qu’en 2013. Mais selon l’Insee, « l’arrivée aux âges de forte mortalité de générations nombreuses du baby-boom »entraînerait une forte hausse des décès dans les années à venir, jusqu’à dépasser le nombre de naissances pour la plupart des régions, donnant lieu à un important vieillissement de la population. Le solde naturel ne serait plus positif en 2050 que dans quatre régions.

    La classe d’âge des séniors de plus de 65 ans sera celle, à l’échelle nationale, dont la croissance resterait la plus importante : de + 2,5% en moyenne annuelle entre 2013 et 2020 à +0,6% entre 2040 et 2050. La proportion des séniors atteindrait 27,2% soit 9,7% de plus qu’en 2013. Le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus représentera 16 ,4% de la population française en 2050 contre 9,0% en 2013…

    Un vieillissement qui s’explique d’abord par « une baisse du reste de la population » alors même que la croissance du nombre de séniors serait « parmi les plus faibles du pays ». En 2050, seule une personne sur deux compterait parmi les 20-64 ans : soit une diminution de 7,3% par rapport à 2013. Les moins de 20 ans, quant à eux représenteraient 22,3% de la population, soit 2,3 points de moins qu’en 2013. L’Insee précise : «  A l’échelle nationale, il s’établirait en 2050 à 122 personnes de 65 ans ou plus (« seniors ») pour 100 personnes de moins de 20 ans (« jeunes »). En 2013, ce ratio était de 71 séniors pour 100 jeunes ».

    Un scénario alarmant alors que le ministère des solidarités et de la santé vient de publier les chiffres concernant les résidents en établissements d’hébergement[1]. Ils montrent que les personnes accueillies en 2015 sont de plus en plus âgées et plus dépendantes qu’en 2011.

    Ainsi après avoir limé la natalité par l’avortement, il est à craindre que la voie de l’euthanasie ne soit utilisée comme nouveau régulateur démographique, pour rétablir l’équilibre des classes d’âges et limiter les charges financières liées à une population entrée pour moitié dans les troisième et quatrième âges, n’érode la durée de vie... Un calcul cynique et de mauvais aloi qui, sous prétexte de préserver la qualité de vie, ne serait que le constat de notre inhumanité croissante.

    [1] Cf. 728 000 résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées en 2015