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BELGICATHO

  • Lutter contre les tentations : prédication du Père Zanotti-Sorkine pour le 1er dimanche du Carême

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    Prédication (17 février 2013) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Lc 4, 1-13) pour le premier dimanche du Careme.

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : La tentation de Jésus (Luc 4, 1-13) (http://aelf.org)

    Après son baptême, Jésus, rempli de l'Esprit Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l'Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l'épreuve par le démon. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim. Le démon lui dit alors : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. » Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre. » Le démon l'emmena alors plus haut, et lui fit voir d'un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m'appartient et je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. » Jésus lui répondit : « Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c'est lui seul que tu adoreras. » Puis le démon le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi à ses anges l'ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus répondit : « Il est dit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. » Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le démon s'éloigna de Jésus jusqu'au moment fixé.

  • Pour le Professeur Stéphane Clément de Cléty, la loi sur l'euthanasie des mineurs est un trompe l'oeil

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    Lu sur "bruxelles bondy blog" (Julien Bialas) :

    Deux ans après la mise en application de l’euthanasie chez les mineurs, aucune demande n’a été enregistrée.

    « L’euthanasie pour les mineurs est une volonté politique »

    Le professeur Stéphane Clément de Clety est pédiatre dans la section soins intensifs pédiatriques à l’hôpital Saint-Luc, à Bruxelles. Il a publié, en 2013, avec l’aide de deux confrères, une série de recommandations éthiques sur la fin de vie et l’euthanasie chez les mineurs. Il dresse un premier bilan d’une loi qu’il juge incomplète.

    Aucune euthanasie n’a été enregistrée jusqu’à aujourd’hui. Cette loi est-elle inutile ?

    Les avis divergent. Pour certains, il était indispensable de voter cette loi, même si son application est rare. Pour d’autres, il y avait d’autres priorités et d’autres alternatives possibles, qui n’ont jamais été développées, le politique n’ayant pas souhaité suivre cette voie.

    Pour vous, cette loi émane d’une volonté politique…

    Sans aucun doute. Nous n’avons pas pu donner notre avis sur la nécessité de cette loi. On a juste eu le droit de donner des recommandations et, dès lors, d’élaborer la meilleure loi possible. Certains politiques, qui défendaient ce projet, ont affirmé qu’il fallait choisir entre l’euthanasie et la souffrance. C’est totalement faux et irrespectueux pour les gens qui travaillent dans les unités de soins palliatifs pédiatriques. Aujourd’hui, grâce aux progrès de la médecine, on parvient à soulager presque toutes les douleurs.

    Cette loi innovatrice est donc un trompe l’œil

    Exactement. C’est toujours bien de montrer qu’on est pionnier, qu’on s’occupe de la mort des enfants. Pour les politiques, il est plus facile de créer une loi, qui ne coûtera rien, que d’améliorer les soins palliatifs qui, eux, nécessitent de l’argent. Les alternatives proposées n’ont pas été correctement étudiées… ils n’avaient plus assez de temps avant les élections de 2014.

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  • Famille, mariage, respect de la vie : François et Cyrille sur la même longueur d'ondes

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    Extraits de la déclaration commune signée à Cuba :

    19. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

    20. La famille est fondée sur le mariage, acte d’amour libre et fidèle d’un homme et d’une femme. L’amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l’un l’autre comme don. Le mariage est une école d’amour et de fidélité. Nous regrettons que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

    21. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d’enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10).

    Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général.

    Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l’existence de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l’immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l’homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

  • La pratique de l'avortement au Grand-Duché : le brouillard le plus complet

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Luxembourg : avortement absence totale de chiffres

    Au Luxembourg, personne n’a aucune idée du nombre d’Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) pratiquées, ni du profil des patientes qui y ont recours.

    L’avortement a été dépénalisé au Luxembourg par une loi du 15 novembre 1978. Après deux réformes successives en 2012 et2014, la loi dépénalisant l’avortement avant 12 semaines a ôté toutes les conditions initiales. Aucun motif n’est désormais demandé à la femme qui veut avorter.

    De plus, le cadre d'accompagnement de la femme en détresse a été fortement réduit. Il n’y a plus qu’un entretien préliminaire obligatoire avant l'intervention, le deuxième étant facultatif, excepté pour les mineures. A noter que les parents de ces jeunes-filles ne doivent pas forcément être informés de l'IVG.

    De plus, le délai de réflexion initial d’une semaine a été réduit à trois jours. Les Interruptions Volontaires de Grossesse peuvent être prescrites par le médecin traitant tout au long des sept premières semaines de grossesse. L'absence de chiffres et de statistiques s'explique par le fait qu'il n'existe pas de code dans la nomenclature de la Caisse Nationale de Santé (CNS) pour référencer l'IVG : celui-ci est rangé parmi les avortements médicaux.

    D'après le ministre de la Santé, Lydia Mutsch, 589 curetages ont été pratiqués en 2013 auprès de 573 femmes dont 12 étaient mineures. Mais les chiffres sur lesquels s'appuie le gouvernement sont loin d'être précis puisqu'ils proviennent des deux seuls codes en vigueur à la CNS et qui recensent indifféremment tous les avortements par curetage qu'ils soient médicaux, spontanés ou volontaires. Or, dans la nomenclature de la CNS, les IMG et les IVG sont rangées sous le même code, ce qui ne permet pas de recenser avec exactitude le nombre d'IVG pratiquées dans le pays.

    Le Docteur Lemmer, co-auteur de la loi dépénalisant l’avortement déplorait déjà en 2012, alors qu’il était question que le gouvernement crée un code spécifique pour l'IVG : "la dépénalisation de l'avortement est certes un pas vers la libération sexuelle de la femme mais le fait qu'aucun code n'existe dans la nomenclature de la CNS est un problème pour nous, les gynécologues: sans chiffres exacts, il est impossible d'avoir des statistiques précises et sans statistiques de mettre en place une prévention efficace. À l'heure actuelle, nous n'avons pas de vue globale de l'IVG au Luxembourg".

    Source :  Luxembuger Wort

  • La méthode CRISPR-Cas9, une technique dangereuse

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : Docteur honoris causa à la KULeuven et mise en garde à propos du CRISPR-Cas9

    12/02/2016 - Recherche biomédicale 

    Deux femmes viennent vient de se voir attribuer le titre de Docteur honoris causa  à la KULeuven. Il s’agit d’Emanuelle Charpentier, microbiologiste française, et de la généticienne américaine Jennifer Doudna, toutes deux à l’origine de la technique CRISPR-cas9. (Voir ci-dessous)

    Saisissant cette occasion, elles ont voulu mettre en garde quant à une mauvaise utilisation de leur découverte.
    « Ma plus grande crainte est que quelqu’un ne veuille être le plus rapide, et que cette technique, dans ses applications, ne devienne dangereuse. Si cela était le cas, cela pourrait mener à une interdiction pure et simple du CRISPR-cas9, et des années de recherches seraient ainsi  réduites à néant  »,  selon Jennifer Doudna.

    Emmanuelle Charpentier quant à elle,  souligne que la législation européenne stipule que de telles manipulations sur des cellules humaines ne peuvent l’être qu’à titre préventif et thérapeutique. « A ce jour,  je ne suis pas pour la manipulation des gènes héréditaires ».  Jennifer Doudna   précise de son côté, qu’il revient à la société  de  juger si la technique peut  être aussi utilisée pour des cas non-thérapeutiques. « Une réglementation claire est nécessaire pour la sécurité de tous. On ne peut en effet pas permettre que les gens l’utilisent pour  "créer l’enfant parfait" »

    La méthode CRISPR-Cas9 avait déjà été utilisée notamment par une équipe de scientifiques chinois en avril 2015 : ils avaient annoncé avoir modifié les gènes d’un embryon humain. Cette annonce avait alors suscité un grand émoi dans la communauté scientifique internationale. Ainsi en octobre 2015, le Comité international de bioéthique avait appelé à un moratoire sur « l’ingénierie » de l'ADN humain pour éviter des modifications des caractères héréditaires contraires à l'éthique.

    Dans un rapport en 2005 sur les droits universels bioéthiques et les droits de l’homme, l’ONU avait aussi mis en garde la communauté internationale sur les risques des nouvelles techniques de génie génétique, afin qu’une mobilisation soit faite pour la protection du « patrimoine mondial de l’humanité » que représente le génome humain.

    Source : Belga

  • Les 30 points de la déclaration commune signée par le pape François et le patriarche Cyrille

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    De Radio Vatican :

    La déclaration commune du Pape François et du patriarche Cyrille

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    (RV) A l'issue de leur rencontre en privé, le Pape François et le patriarche Cyrille ont signé une déclaration commune, un texte dense et dont chaque mot a été soupesé, témoignant d'une convergeance sur de nombreux points. Une déclaration qui comprend trente paragraphes et qui revient sur les grands enjeux contemporains comme les conflits au Moyen-Orient, la liberté religieuse, la famille, la destruction de la création ou encore l'unité de l'Europe. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, le Pape et le patriarche de Moscou souhaitent, dans leur déclaration commune, que leur rencontre contribue au rétablissement de l’unité voulue par Dieu. 

    Dans ce texte, les deux chefs spirituels font part de leur joie de se retrouver « comme des frères dans la foi chrétienne ». Ils reviennent sur l'importance de Cuba, symbole des espoirs du « Nouveau Monde » et des événements dramatiques de l’histoire du XXe siècle et théatre de cette rencontre. « Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de l’unité voulue par Dieu » écrivent-ils, faisant part de leur détermination commune à entreprendre tout ce qui est nécessaire pour surmonter les divergences historiques, et à répondre ensemble aux défis du monde contemporain. 

    Eviter une nouvelle guerre mondiale

    La déclaration revient aussi de façon précise sur la situation des Chrétiens persécutés surtout au Proche et Moyen-Orient et Afrique du Nord : des chrétiens exterminés par familles et villages entiers, des églises détruites et pillées de façon barbare, des objets sacrés profanés, et évoquent l'exode massif qui a transformé l'Irak et la Syrie. Le Pape et le patriarche de Moscou appellent la communauté internationale à trouver des actions urgentes pour faire cesser ces persécutions, mais l'invitent aussi à tout faire pour mettre fin au terrorisme et à trouver des solutions pour rétablir la paix. Toutes les parties sont par ailleurs invitées à agir de façon responsable et prudente et les croyants sont exhortés à prier pour que Dieu protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale, écrivent-ils.

    Dans ce texte, les Eglises catholique et orthodoxe russe sont également préoccupées par la situation qui prévaut dans les sociétés sécularisées où la liberté religieuse est menacée, où les chrétiens n’ont plus le droit de témoigner de leurs convictions religieuses. Ils se déclarent convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Le Pape François et le Patriarche Cyrille espèrent que leur rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. A propos de l’Ukraine, ils appellent leurs Églises à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

    Après avoir signé chacun le texte, le Pape et Cyrille ont prononcé à tour de rôle quelques paroles improvisées. « Nous nous sommes parlé comme des frères, nous avons le même baptême, nous sommes des évêques » a relevé François, soulignant  « avoir senti la consolation de l'Esprit au cours de cet entretien »: de son côté, le patriarche russe a souligné que cette discussion « a montré que les deux Églises peuvent travailler ensemble pour défendre le christianisme dans le monde entier, afin qu'il n'y ait plus de guerre et que la vie humaine soit respectée ». 

    Voici le texte intégral de cette déclaration commune:

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  • Euthanasie : les évêques canadiens montent au front

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    Lu sur le site de la Fédération Internationale des Associations de Médecins Catholiques :

    ÉPISCOPAT CANADIEN ET EUTHANASIE

    (RV) La Conférence épiscopale canadienne a demandé à être écoutée par le Comité spécial sur le suicide médicalement assisté institué par le gouvernement en vue de la prochaine échéance d’un an, établie par la Cour suprême du Canada pour modifier la norme actuelle en vigueur. Le 6 février 2015, les juges suprêmes ont en effet déclaré inconstitutionnelle la loi qui interdit la possibilité de recourir au suicide assisté dans le pays, et ont donné un an aux forces politiques pour établir une nouvelle loi. Une loi sur le sujet a été votée dans la province du Québec en 2014.

    Dans une lettre envoyée aux ministres de la Justice et de la Santé, le président de la conférence épiscopale canadienne, Mgr Douglas Crosby soutient l’intervention de l’exécutif pour obtenir le renvoi de l’entrée en vigueur de la procédure au Québec, prévue le 10 décembre dernier, et la requête de prolonger la période concédée par le Cour suprême pour permettre un temps de réflexion majeur sur une thème si délicat. Dans le même temps, l’évêque d’Hamilton rappelle les raisons morales de l’opposition de l’Église au suicide et à l’euthanasie, partagée par la majorité des Canadiens, comme en témoigne, entre autre, l’ample adhésion à la campagne en défense de la sacralité et de la dignité de la vie humaine lancée ces derniers jours par la conférence épiscopale, en lien avec l’Alliance évangélique.

    Selon Mgr Crosby, l’expérience des pays qui ont légalisé l’euthanasie et l’aide au suicide assisté démontre que toute législation qui tente d’encadrer les pratiques d’euthanasie pour certains cas ne peut que susciter un affaiblissement de la confiance dans la médecine : «Les conséquences de la législation, affirme-t-il, sont facilement prévisibles : des tentatives d’appliquer l’euthanasie et le suicide assisté à de nouvelles situations médicales, un sentiment croissant d’angoisse pour les personnes handicapées, les personnes âgées, les malades chroniques, les personnes dépressives, les mourants, soumis à des menaces supplémentaires pour leur vie et leur sérénité, l’érosion de la confiance réciproque entre le médecin et le patient, plus de stress pour les acteurs sanitaires, un risque accru de pressions sur les personnes vulnérables et leurs familles pour les inciter à ne pas devenir “un fardeau”.»

    De fait, les conséquences néfastes du suicide dans la société canadienne, poursuit Mgr Crosby, dont déjà visibles : il suffit de penser que le suicide est la deuxième cause de décès pour les jeunes entre 10 et 24 ans, et que le taux de suicide parmi les populations autochtones est cinq fois supérieur à celui des non autochtones. D’où la critique adressée à la Cour suprême, pour avoir transgressé dans sa décision «le devoir moral de la société de protéger ses membres, surtout les plus faibles et vulnérables», et avoir encouragé les gouvernements, les autorités sanitaires et les familles à ne pas investir dans les soins palliatifs, centrés sur les personnes.

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  • Le carême a-t-il encore un sens ?

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    ob_e3f315_cendres-1.GIFLes Liégeois ont pu compter le nombre de messes du mercredi des cendres célébrées au centre-ville : 7h à la communauté des Jésuites (rue Saint-Gilles 92), 8h30 chez les Bénédictines (Bd d’Avroy 54), 9h à la Cathédrale, 11h à Saint-Denis, 12h15 à Saint-Jean, 18h à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy 132), 18h à Saint-Barthélemy,18h chez les Filles de la croix (rue Saint-Gilles 195) 20h à Saint-Jacques. Au Saint-Sacrement, à la messe traditionnelle, la nef était bondée, presque comme un jour de Pâques. Pourquoi ?

    Sur le site « FigaroVox », l’abbé Pierre Amar, prêtre du diocèse de Versailles et rédacteur du padreblog.fr, note lui aussi une reprise de la pratique du carême parmi les catholiques et donne ce commentaire :

    « Il fut un temps peu éloigné où, pendant les quarante jours qui précédaient Pâques, les cinémas et les théâtres fermaient, faute de clients… Le mardi gras et le carnaval étaient des moments d'autant plus festifs! Alors que l'Église catholique entre en carême, et avec elle son milliard de croyants, faut-il reparler de ce moment où les catholiques semblent curieusement vouloir se faire mal? 

    L'objectif est simple : il est toujours bon de se « désencombrer » de soi.

    Les quarante jours du carême sont en effet un moment où il faut se priver de plein de bonnes choses: le chocolat est la pénitence classique, la privation d'Internet est apparue, 21ème siècle oblige, la fermeture du meuble télé permet quant à elle un jeûne… cathodique ...! et arrêter de fumer reste certainement la pénitence la plus difficile. Il faut l'avouer, tout cela n'est peut-être pas très motivant car personne n'aime se faire mal. Pourtant, chaque année, l'Église propose à tous les hommes de bonne volonté de faire un peu le tri dans leurs vies, de revoir la place de certaines choses, de certains désirs qui peuvent nous ligoter et nous empêcher d'être vraiment libres. L'objectif est simple: il est toujours bon de se «désencombrer» de soi. Faites donc l'essai: supprimez quelque chose que vous aimez pendant quarante jours. L'expérience est très instructive et on apprend beaucoup de choses sur soi- même! Car, très vite, une interrogation apparaît: ma vie ne vaut-elle pas plus que ce que je consomme? Une question qui a la saveur d'un slogan alter-mondialiste!

    Le cœur de l'homme, boîte à désirs

    Nul besoin d'être un grand psychologue pour se rendre compte que le cœur de l'homme est une grosse boîte à désirs. Des bons, certes, mais aussi des moins bons. Le carême est un temps de remise en cause de tous ces désirs. Un ménage intérieur en quelque sorte, alors que l'hiver touche à sa fin! Ce ménage de printemps ne fait pas que nettoyer les choses. Il crée aussi de l'espace. En acceptant de ranger mes désirs, de repérer si je suis ligoté avec telle ou telle chose, je fais de la place au plus profond de mon existence. Moins centré sur moi-même et sur mes petits plaisirs, je vais logiquement être plus attentif à l'extérieur. Les chrétiens pensent qu'ils seront d'abord disponibles à l'Autre, Dieu lui-même, mais aussi les autres, ceux qui vivent tout autour d'eux, à commencer par les plus pauvres et les plus délaissés qui avaient peut-être été un peu oubliés. En ce sens, si la privation permet de vivre en hommes libres, le partage permet de vivre en frères. Beaucoup de communautés chrétiennes lancent ainsi cette année des collectes de carême en faveur des chrétiens persécutés de Syrie ou d'Irak. 

    Le ramadan des chrétiens?

    Avec son jeûne intégral mais (uniquement) diurne, l'Islam a certainement gagné une bataille. Le temps n'est en effet pas encore venu où un journaliste nous expliquera que le ramadan est une sorte de carême pour les musulmans… Pourquoi ce renversement? Il faut avouer que les catholiques avaient jusque-là une pratique assez soft du carême, ou tout du moins fort discrète, par humilité (ou bien par peur?) en délaissant sa visibilité culturelle, sociale et même politique. Ils ont certainement à redécouvrir aujourd'hui la portée publique de ce temps de partage, de prière et de pénitence. Il est surtout le temps du changement - les chrétiens appellent cela la «conversion» - et suscite chez eux la joie de célébrer un Dieu qui prend patience et qui attend chacun. Déjà, au fil des années, on remarque que l'assistance à la messe des Cendres est quelque peu revue à la hausse, frôlant les assistances du dimanche. Et si vous croisez le jour du mercredi des Cendres un collègue de travail avec une tâche grise sur le front, ça n'est pas qu'il ait réparé sa chaudière, mais qu'il fait, sans s'en rendre compte, son coming-out catho.

    Par contre, il faut reconnaître que le jeûne a pris un sérieux coup… de jeune! Appréciez au passage l'importance de l'accent circonflexe qui a survécu à la récente réforme. De fait, le jeûne est même devenu sacrément tendance: il suffit d'aller sur Internet ou de consulter des revues de santé en tout genre. On y sera surpris de la promotion en faveur du jeûne: «jeûne thérapeutique», «jeûne et randonnée», «remise en forme par le jeûne» … et j'en passe!

    Et si on essayait pendant quarante jours: chiche? »

    Ref. Le carême a-t-il encore un sens ?

    JPSC

  • Saint Philippe Neri sur les écrans

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     (source)

    Après les téléfilms sur Jean XXIII, Don Bosco, Padre Pio et Bakhita, Saje s’apprête à sortir en DVD un film magnifique inspiré de la vie de Saint Philippe Néri, en Version française et Version originale sous-titrée.

    Aujourd’hui, comme pour ces précédentes vies de saints dont le doublage a pu être financé par des tiers, nous souhaitons faire appel à la générosité des internautes en mettant en place une campagne de financement du doublage du film "Saint Philippe Néri", sur le site de crowdfunding CredoFunding.

    Ce site permet aux internautes de financer des projets chrétiens via des dons qui engendrent des contreparties. Ainsi, en fonction de la somme versée, le contributeur reçoit un (ou plusieurs) cadeau(x).

    Vous trouverez donc le détail de ces contreparties sur la page de financement de CredoFunding, en cliquant ici.

    En attendant, voici une vidéo où vous pourrez découvrir les premières images du film, en cliquant ici.

    Synopsis du film "Saint Philippe Néri"

    Dans la ville de Rome du XVIème siècle, mêlant splendeur et conflits, un prêtre se démarque : il descend de sa chaire pour être dans les rues, et tendre ainsi la main à des centaines d’enfants orphelins qui vivent dans les ruelles sombres. Avec joie, foi et détermination, Philippe Neri rassemble autour de lui une petite foule d’enfants ; il chante, joue et danse avec eux, leur redonnant espoir. Il crée le premier Oratoire pour eux : une communauté où chaque enfant a la possibilité d’envisager un avenir. La hiérarchie de l’Église est tout d’abord effrayée par les méthodes non conventionnelles de Neri... Mais peu à peu, le pape évolue dans son appréciation de l’œuvre du saint homme…

  • Une méthode simple pour commencer à croire

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    De Frédéric Aimard sur le site de France Catholique :

    La méthode simple pour commencer à croire (Pierre Durieux)

    C’est un petit livre écrit et soigneusement mis en page par un spécialiste de la communication qui a le sens de la formule et de l’humour. Il s’inspire, pour la forme, d’un célèbre guide pra­tique pour arrêter de fumer (La méthode simple pour arrêter de fumer), mais son objectif est plus intellectuel et spirituel, touchant à la philosophie et à la théologie.

    Il s’agit de donner un début de réponse à toute personne qui s’interroge peu ou prou sur l’existence ou non de Dieu  !Et le résultat est plutôt convaincant, parce qu’on voit vite qu’il s’agit d’une expérience partagée, très personnelle et donc attachante, voire émouvante sous le strass du style un peu publicitaire, mais où il y a aussi des perles poé­tiques, dès l’avant-pro­pos, par exemple sur l’infinie et obligée délicatesse de Dieu s’adres­sant aux hommes.

    Un premier chapitre fait penser à du Brunor, dans sa série de bandes dessinées sur les «  Indices pensables  » qui nous fait réfléchir sur les incroyables lumières dont a bénéficié le «  petit peuple hébreux  ». Un second chapitre nous rapproche du docteur Patrick Tellier qui écrit des livres sur les miracles. Il y a donc ceux à qui le Messie avait été annoncé. Et ceux qui constatent de visu qu’il est venu et qu’il agit aujourd’hui. Pierre Durieux atteste de ce qu’il a vu et compris lui-même à partir du moment où il a cherché. Et il nous invite à faire comme lui. Mais, dans le chapitre suivant, il en appelle à des témoins que personne ne peut vraiment récuser  : les saints «  qui continuent la présence de Dieu sur terre. Dans le présent, maintenant  ». Si on ne devait citer qu’un nom  : Mère Teresa.

    Le court chapitre suivant aborde la question fondamentale de la présence du Mal, de la souffrance, ce qui fait vraiment douter du sens de la vie… C’est habilement dit et devrait ouvrir certains esprits révoltés.La question de la culpabilité suit… Avant une deuxième partie qui commence par l’affirmation du bonheur de croire, bonheur pas seulement céleste mais aussi terrestre. Puis une troisième sur la manière de vivre de sa foi, dans laquelle Pierre Durieux explique, sans fausse pudeur, comment il prie, seul, puis comment la prière avec les autres et la liturgie lui sont bienfaisantes.

    La conclusion s’adresse aux chrétiens démotivés pour qu’ils se réapproprient tous les signes qui appellent les hommes vers la vie intérieure, au lieu de les laisser copier et dénaturer par le monde moderne où l’image est reine mais vidée de tout sens. La question des signes est d’ailleurs si cruciale aux yeux de l’au­teur qu’il en redonne une définition en annexe après sa belle prière de la fin ou plutôt du début… Vous comprendrez, en lisant, que, décidément, «  la foi n’est pas ce que vous croyez  »...

  • Irlande du Nord : pas d'assouplissement de la loi sur l'avortement

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    L’IRLANDE DU NORD REJETTE L’ASSOUPLISSEMENT DE LA LOI SUR L’AVORTEMENT

    L’assemblée d’Irlande du Nord a finalement rejeté hier soir l’amendement qui devait étendre l’avortement à des enfants atteints de pathologies graves dont les conditions de vie sont limitées (cf. Gènéthique du 10 février 2016).

    A 59 voix contre 40, les membres de l’Assemblée ont maintenu leur législation restrictive en matière d’avortement, votant contre l’avortement en cas de viol ou de malformation du fœtus. Et ce malgré l’avis rendu en novembre dernier par la Haute Cour de justice à Belfast, qui estimait que cette législation violait les droits des femmes.

     

  • Xavier Dijon ou l'éthique du lien

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    Lu sur le site de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique :

    Le choc des valeurs de la bioéthique : entretien pour un débat à deux voix entre le médecin Yvon Englert et le Père Xavier Dijon ! 

    Dans le cadre du Collège Belgique, Yvon Englert et Xavier Dijon donneront une conférence à deux voix, le 8 mars prochain au Palais des Académies de Bruxelles, intitulée Le choc des valeurs de la bioéthique. Nous nous sommes entretenu avec les deux conférenciers séparément afin d’introduire ce débat qui, inévitablement, va faire s’entrechoquer deux conceptions de la vie et donc deux voies de la bioéthique. Un entretien apéritif en quelque sorte ! (...)

    Xavier Dijon est professeur émérite de l’Université de Namur, prêtre de la Compagnie de Jésus, auteur également d’un nombre important d’ouvrages et d’articles consacrés notamment aux statuts théologique, éthique et juridique du corps. Somme toute, une vie vouée à l’esprit et au corps lorsque ces derniers manifestent un lien et une parole couplés au service de la communauté. Son accueil pour cet entretien a été à l’avenant de ses ambitions et nous n’avons pas été déçu. Que du contraire !

    Xavier Dijon, comment appréhendez-vous, de votre côté, le choc des valeurs de la bioéthique ?

    X.D. : Il faut savoir, tout d’abord, que ma formation a commencé par le droit, ce qui m’a permis d’aborder la bioéthique par le biais de la relation entre les personnes. Ma thèse a été consacrée aux droits de la personnalité, non pas donc les droits réels mais ceux qui touchent la personne elle-même, avec le droit sur le corps. Je suis donc entré dans la bioéthique par la perspective juridique de la relation d’un sujet à son propre corps. Y a-t-il une relation juridique d’un sujet à son corps ? Saint-Thomas dit : « Je ne suis pas propriétaire de mon corps, je suis usufruitier ». Ce qui veut dire que j’utilise (usus) mon corps et que j’ai des enfants (fructus) mais, je n’ai pas l’abusus, je ne peux pas le détruire. Lorsque j’ai un droit subjectif sur la chose, j’ai le droit de la vendre ou de la détruire mais si vous appliquez cela au corps, il n’y a pas de pouvoir sur le corps puisque je ne peux pas en disposer. Lorsqu’une femme dit avoir un droit sur son corps, un droit de protection joue mais, en principe, pas de disposition.

    En participant au Comité consultatif de bioéthique, je voyais que les gens s’orientaient vers une certaine légalisation de l’euthanasie, soit comme acte médical comme un autre, soit avec un contrôle a priori ou soit encore a posteriori. J’étais étonné qu’on évacue ainsi l’interdiction. J’ai donc plaidé pour l’interdit pénal. Donc, symboliquement au moins, l’euthanasie restait un homicide. Aujourd’hui, nous sommes devant tout le contraire avec l’ouverture aux mineurs, aux déments et lors de souffrance psychique insupportable. Dans ce contexte, j’essaye de comprendre les positions de l’Église qui dit chaque fois non, à l’euthanasie, à l’avortement, à la procréation médicalement assistée ou à la gestation pour autrui.

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