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  • Inde : plusieurs ONG s’inquiètent des avortements sélectifs contre les filles

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions Etrangères de Paris) :

    Inde : plusieurs ONG s’inquiètent des avortements sélectifs contre les filles

    16/10/2018

    À l’occasion de la Journée internationale des filles, lancée par les Nations unies et organisée le 11 octobre, plusieurs mouvements et ONG ont lancé une campagne contre les avortements massifs de fœtus féminins dans le pays, lors d’un programme organisé le 10 octobre dans la capitale. L’ONG Population research institute rappelle qu’entre 2000 et 2014, l’Inde a enregistré au moins 12,7 millions d’avortements sélectifs basés sur le sexe. Le recensement de 2011 indique également que le nombre de filles âgées de moins de six ans est passé de 78,83 millions en 2001 à 75,84 millions en 2011.

    Des mouvements contre l’avortement et d’autres groupes se sont joints aux efforts du gouvernement qui cherchent à rétablir la proportion des sexes en Inde, biaisée par l’avortement massif de fœtus féminins. Selon l’ONG américaine Population research institute, on comptait en Inde, entre 2000 et 2014, au moins 12,7 millions d’avortements sélectifs basés sur le sexe. La veille de la Journée internationale des filles, lancée par les Nations unies, plusieurs groupes ont donc participé à un programme organisé sur une place publique de la capitale, New Delhi, afin d’insister sur l’importance de protéger les filles. Le 10 octobre, l’ONG chrétienne Alliance Defending Freedom-India, opposée à l’avortement, a organisé un évènement afin de sensibiliser la population sur les problèmes posés par les avortements sélectifs et par les violences domestiques. « Les filles et les garçons ont le même droit à la vie et à la liberté », a soutenu Tehmina Arora, directeur d’ADF India« Notre pays ne peut se permettre de perdre ses petites filles à cause de la discrimination et de la maltraitance. »

    En 2015, Maneka Gandhi, ministre des Femmes et du Développement de l'enfant, a déclaré que les avortements sélectifs sont responsables de « la mort de 2 000 filles par jour » dans le pays. Traditionnellement, les familles hindoues préfèrent souvent avoir des fils plutôt que des filles pour des raisons économiques et religieuses. Les filles sont souvent considérées comme un poids financier parce que les familles doivent trouver de l’argent et des bijoux en dot pour leur mariage. Parmi d’autres facteurs responsables se trouvent également la continuité des lignées familiales ainsi que le rôle des hommes dans les rituels hindous, y compris les prières qui sont dites après la mort d’un homme. Avec l’augmentation des familles nucléaires, certaines femmes subissent plusieurs avortements dans l’objectif d’avoir un garçon, soutient Tehmina Arora.

    Appel à appliquer la loi

    Le recensement de 2011 montre que le nombre de filles âgées de moins de six ans est passé de 78,83 millions en 2001 à 75,84 millions en 2011. Afin d’encourager les familles à avoir des filles, le gouvernement a lancé la campagne « Beti Bachao, Beti Padhao » (« sauvez les filles, éduquez vos filles ») en 2015. Le gouvernement a également lancé d’autres programmes afin d’encourager les familles à accepter les filles. « Le futur de l’Inde est étroitement lié aux vies des filles et des femmes dans le pays », souligne Tehmina Arora. Manoj Kumar, un artiste dont le groupe a présenté un théâtre de rue au cours du programme organisé le 10 octobre, confie que le système patriarcal indien est également responsable de « l’oppression des femmes » et des violences contre elles dans les familles. Bien que l’avortement soit légal en Inde, les diagnostics prénatals dans le but de déterminer le sexe du fœtus ont été interdits en 1994 dans une tentative de renverser la tendance. Tehmina Arora, comme d’autres, soutient que plusieurs établissements de santé à travers le pays utilisent discrètement des échographes afin de déterminer le sexe des fœtus, avant de pratiquer des avortements sans les enregistrer. ADF-India a lancé une campagne en 2016 appelée « Vanishing girls » (« Filles disparues »), appelant à l’application stricte de la loi concernant l’interdiction de ces pratiques.

    (Avec Ucanews, New Delhi)

  • L'imminence d'une nouvelle crise financière globale

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions étrangères de Paris) :

    Une nouvelle crise financière globale se prépare, selon Widodo

    Lors des assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui se déroulent actuellement à Bali, les entreprises indonésiennes profitent de l’événement pour signer des contrats importants avec des partenaires étrangers. Le président Joko Widodo a déclaré, le 12 octobre, que « les pays en développement souffrent d’une énorme pression de la part du marché ». Il a affirmé que la guerre commerciale, qui s’intensifie entre la Chine et les États-Unis, risque de déclencher une nouvelle crise financière globale.

    Le président indonésien Joko Widodo, lors des assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale (GBM) et du Fonds monétaire international (FMI) qui se déroulent actuellement à Nusa Dua (Bali), a partagé son inquiétude à propos d’une possible crise financière, qui pourrait toucher l’économie mondiale à cause de la montée des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Le 12 octobre, en prenant la parole lors d’une session plénière, il a même repris une citation tirée d’une célèbre série télévisée : « L’hiver vient… » (« Winter is coming ») Le président, tout en félicitant les experts et les dirigeants internationaux pour avoir su gérer la crise économique de 2008, leur a également suggéré de rester vigilants durant cette période incertaine. « La guerre commerciale s’intensifie et les innovations technologiques bouleversent les entreprises industrielles, tandis que les pays en développement souffrent d’une pression énorme de la part du marché », a-t-il déclaré.

    Christine Lagarde, directrice générale du FMI, s’est dite « très impressionnée » par les déclarations du président indonésien. De son côté, Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, a également salué les propos de Joko Widodo. Toutefois, si le président s’est attiré les louanges sur la scène internationale, il fait face aux critiques de ses opposants politiques. En réponse à ceux qui se plaignent des « coûts excessifs » qu’a dû assumer le pays pour accueillir le sommet, le gouvernement a rejeté les affirmations l’accusant d’avoir organisé une « fête somptueuse » pour les participants. Bambang P. Soemantri Brodjonegoro, ministre de la planification du développement national, confie que durant le sommet, les entreprises indonésiennes ont signé d’importants contrats avec des partenaires étrangers prêts à investir « d’importantes sommes d’argent » dans le pays.

    Le ministre des entreprises publiques, Rini Soemarno, a proposé plusieurs projets aux investisseurs étrangers, pour une valeur totale de 42,1 milliards de dollars, concernant au moins 21 entreprises nationales en tant que partenaires locaux. Pt Bank Mandiri, la première banque publique indonésienne, a confirmé que 13 millions de dollars ont été investis dans au moins 21 entreprises publiques. Rohan Hafas, secrétaire général de PT Bank Mandiri, a déclaré que « ce sont des investissements directs dont 95 % proviennent d’entreprises étrangères ». Sri Mulyani Indrawati, ministre des Finances, souligne que « les bénéfices que le pays a retirés des rencontres de Bali sont bien plus importants que les dépenses qu’amène un tel évènement »« L’impact positif, conclut-il, n’est pas que financier, mais il concerne aussi l’image de notre pays. »

    (Avec Asianews, Jakarta)

  • Bioéthique : tout est lié !

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    Du site "Ecologie humaine" : 

    BIOÉTHIQUE : TOUT EST LIÉ !

    Tribune de Blanche Streb, auteur de Bébés sur mesure : le monde des meilleurs, paru en juin 2018 aux éditions Artège. Ce propos est issu d’une conférence tenue le 3 octobre 2018 à Sainte Foy-Lès-Lyon.

    « Chers tous,

    Certains enfants sont déjà en âge de prononcer ces quatre mots : « Je suis un OGM », un organisme génétiquement modifié…

    Ils sont nés d’une technique de procréation artificielle qu’on appelle la Fécondation In Vitro à trois parents, ou FIV 3 parents. Pour se faire, on utilise deux ovules – l’un de la femme souhaitant être mère biologique, l’autre d’une donneuse – et un spermatozoïde. Trois personnes sont donc intervenues dans la conception de ces enfants.

    On peut dire que ce sont des bébés génétiquement modifiés car ils sont créés dès leur première cellule, avec l’ADN de trois personnes. Ils sont nés en Ukraine, au Mexique : où ce n’est pas autorisé mais tout simplement pas interdit. C’est déjà légalisé au Royaume-Uni et le sera peut-être un jour en France.

    Cette FIV 3 parents a pour objectif affiché d’éviter des maladies graves et rares. Mais cette technique ne guérit personne ; elle fabrique quelqu’un…

    La FIV 3 parents fait de l’enfant ainsi né un cobaye, le cobaye de la technique qui a contribué à le faire naitre. Ni sûre ni efficace. Ce n’est même plus un essai sur l’homme, c’est un essai d’homme.

    Derrière cet objectif affiché se cache une autre réalité : un prétendu rajeunissement des ovules. Qui constitue un grand marché que certains entendent bien exploiter pour leur propre profit.

    Et voilà comment en quelques lignes, vous venez de plonger dans des problématiques bien réelles de bioéthique

    La bioéthique rassemble les questions qui touchent à l’éthique et à la vie ; questions morales qui concernent la recherche, la biologie, la génétique, la santé…

    Vous sentez-vous concerné par la bioéthique ?

    Peut-être pas. Peut-être pas encore. Pourtant les biotechnologies s’intéressent tant à l’homme…. nous devrions aussi nous y intéresser !

    Les mauvaises décisions prises en matière de bioéthique ont un impact concret sur notre société.

    « Rien de ce monde ne nous est indifférent ». Voilà une phrase du Pape François qui bouscule. Laudato Si’ est une encyclique éclairante qui nous invite à changer le monde. Changer le monde ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Peut-être d’abord essayer de changer soi-même, pour commencer…

    Voici trois prises de conscience majeures auxquelles nous invite Laudato Si’.

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  • Le quarantième anniversaire de l'élection de Jean-Paul II

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    De Benoît Pellistrandi sur Aleteia.org :

    Il y a 40 ans, l’incroyable élection de Jean Paul II

    SŁYNNE GESTY JANA PAWŁA II

    Wojciech Laski/EAST NEWS

    En élisant le 16 octobre 1978 un jeune archevêque venu de l’Est, en pointe contre l’athéisme militant, les cardinaux donnèrent à l’Église un tournant décisif.

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    À quarante ans de distance, on mesure mal le caractère incroyable de l’élection du cardinal Wojtyla au pontificat. Pour la première fois depuis Adrien d’Utrecht, le pape Adrien VI (1522-1523), un non-Italien accédait au trône de saint Pierre.

    Deux grands courants

    L’émotion était grande dans le monde catholique après la mort brutale de Jean-Paul Ier, 33 jours après son élection. Ce pape du sourire avait été élu pour succéder à Paul VI, mort le 6 août 1978. L’élection du patriarche de Venise avait été rapidement acquise. La bonhomie du nouveau souverain pontife apportait de la fraîcheur après la fin crépusculaire du pontificat de Paul VI. Cette élection rapide — quatre tours de scrutin — masquait pourtant les divisions du collège cardinalice. De plus, le choix inédit d’un double nom — Jean parce que Jean XXIII l’avait fait évêque et Paul parce que Paul VI l’avait fait cardinal — disait l’humilité du nouvel élu ainsi que le souci d’être l’homme de l’héritage. 

    Lire aussi : 16 octobre 1978 : la voix de l’espérance sur le siège de Pierre

    Deux grands courants s’affrontaient : le courant conservateur emmené par le cardinal Siri, archevêque de Gênes, et le courant dit progressiste incarné par le cardinal Benelli, archevêque de Florence. Ils étaient les deux grands « papabili » du conclave. Et ce fut le cardinal Luciani qui émergea. Comme en 1903 quand les cardinaux s’opposaient en deux camps après le très long pontificat de Léon XIII (Mgr Sarto devenu Pie X) et comme en 1958 pour la succession de Pie XII (Mgr Roncalli devenu Jean XXIII), les cardinaux avaient vu en l’archevêque de Venise l’homme du centre, du compromis et de l’union.

    Une Église de la résistance

    En octobre 1978, tout est à refaire. Le conclave, cette fois-ci, sera long (trois jours). On sait par des indiscrétions et des témoignages que les deux camps s’affrontèrent à nouveau et se neutralisèrent. Face à cette situation, le cardinal König, archevêque de Vienne (Autriche), lança le nom de l’archevêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla. L’homme n’était pas un inconnu dans les milieux du Vatican. Avec le cardinal Wyszynski, archevêque de Varsovie, il constituait le duo dirigeant de l’Église polonaise. On est en pleine Guerre froide. L’occupation soviétique des pays d’Europe de l’Est favorise le développement d’un athéisme militant. L’Église, en Pologne, jouit d’une autorité et d’une position uniques. Elle est la seule barrière au totalitarisme athée.

    Lire aussi : Bernard Lecomte : « Pour Jean Paul II, l’Europe était profondément chrétienne »

    En 1968, le réalisateur américain Michael Anderson avait adapté au cinéma le roman de Morris West, Les Souliers de saint Pierre. Anthony Quinn y incarnait un cardinal ukrainien élu pape. Étonnante prémonition que Karol Wojtyla incarnera, non plus dans la fiction, mais dans la réalité.

    Un tournant décisif

    En brisant le carcan italien, les cardinaux avaient choisi de donner à voir une Église menacée et poursuivie. Jean Paul II réussira l’extraordinaire : il opposera au marxisme de type soviétique la nouveauté de l’Évangile et il donnera à la papauté un rayonnement mondial. Le 16 octobre 1978, l’histoire de la papauté avait entamé un tournant décisif. Il justifie l’appellation de Jean Paul II le Grand.

  • Regarde ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’a reçu qu’indifférence !

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    marguerite.jpgSur le site du Secrétariat des oeuvres du Sacré Coeur :

    En la fête de Saint-Jean, le 27 décembre 1673, à Paray le Monial, une religieuse du monastère de la Visitation, Marguerite-Marie Alacoque (que l'on fête aujourdhui ndblg) fit la rencontre du Christ et s’est approchée du Cœur de Dieu. "Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son cœur qu’il m’avait toujours tenus cachés jusqu’alors". (Autobiographie n° 53).

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  • La Fraternité Saint-Pie X critique à l'égard de la canonisation du pape Paul VI

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    Du site "Riposte catholique" :

    A propos de la canonisation du Pape Paul VI

    Un lecteur nous invite à diffuser ce communiqué de la Fraternité Saint-Pie X à propos la canonisation ce dimanche 14 octobre du Pape Paul VI. Le communiqué résume un certain nombre de réserves que nous ne pouvons ignorer.

    La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X réitère les sérieuses réserves qu’elle avait exprimées lors de la béatification de Paul VI, le 19 octobre 2014 :

    – Ces béatifications et canonisations des papes récents, selon une procédure accélérée, s’affranchissent de la sagesse des règles séculaires de l’Eglise. Ne visent-elles pas davantage à canoniser les papes du concile Vatican II, plutôt qu’à constater l’héroïcité de leurs vertus théologales ? Lorsque l’on sait que le premier devoir d’un pape – successeur de Pierre – est de confirmer ses frères dans la foi (Lc 22, 32), il y a de quoi être perplexe.

    – Certes Paul VI est le pape de l’Encyclique Humanae vitae (25 juillet 1968) qui apporta lumière et réconfort aux familles catholiques, alors que les principes fondamentaux du mariage étaient fortement attaqués. Il est également l’auteur du Credo du peuple de Dieu (30 juin 1968) par lequel il voulut rappeler les articles de foi catholique contestés par le progressisme ambiant, notamment, dans le scandaleux Catéchisme hollandais (1966).

    – Mais Paul VI est aussi le pape qui mena le concile Vatican II à son terme, introduisant dans l’Eglise un libéralisme doctrinal qui s’exprime par des erreurs comme la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme. Il s’en est suivi un trouble que lui-même a reconnu, le 7 décembre 1968 : « L’Eglise se trouve dans une heure d’inquiétude, d’autocritique, on dirait même d’autodestruction. Comme si l’Eglise se frappait elle-même. » L’année suivante, il avouait : « Dans de nombreux domaines, le Concile ne nous a pas donné jusqu’à présent la tranquillité, mais il a plutôt suscité des troubles et des problèmes non utiles au renforcement du Royaume de Dieu dans l’Eglise et dans les âmes. » Jusqu’à ce cri d’alarme du 29 juin 1972 : « La fumée de Satan est entrée par quelque fissure dans le temple de Dieu : le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement se font jour… » – Mais il ne fit qu’un constat, sans prendre de mesures propres à arrêter cette autodestruction.

    – Paul VI est le pape qui, dans un but œcuméniste, imposa la réforme liturgique de la messe et de tous les rites des sacrements. Les cardinaux Ottaviani et Bacci dénoncèrent cette nouvelle messe comme s’éloignant « de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du Concile de Trente ». 1 A leur suite, Mgr Lefebvre déclara la nouvelle messe « imprégnée d’esprit protestant », portant en elle « un poison préjudiciable à la foi ». 2

    – Sous son pontificat nombreux furent les prêtres et les religieux persécutés et même condamnés pour leur fidélité à la messe tridentine. La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X se souvient avec douleur de la condamnation de 1976 infligée à Mgr Marcel Lefebvre, déclaré suspens a divinis pour son attachement à cette messe et pour son refus catégorique des réformes. Ce n’est qu’en 2007 que, par le Motu Proprio de Benoît XVI, fut reconnu le fait que la messe tridentine n’avait jamais été abrogée.

    Aujourd’hui plus que jamais, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X renouvelle son attachement à la Tradition bimillénaire de l’Eglise, convaincue que cette fidélité, loin d’être une crispation passéiste, apporte le remède salutaire à l’autodestruction de l’Eglise. Comme l’a déclaré récemment son Supérieur général, l’abbé Davide Pagliarani : « Notre vœu le plus cher est que l’Eglise officielle ne considère plus (le trésor de la Tradition) comme un fardeau ou un ensemble de vieilleries dépassées, mais bien comme l’unique voie possible pour se régénérer elle-même. 3

    Menzingen, le 13 octobre 2018

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    1. in Bref examen critique de la nouvelle messe, lettre préface des cardinaux Ottaviani et Bacci, 3 septembre 1969, §1.

    2. Lettre ouverte aux catholiques perplexes, Albin Michel, 1985, p. 43.

    3. Entretien de l’abbé Pagliarani dans FSSPX.Actualités du 12 octobre 2018.

  • L'"affaire Asia Bibi" serait-elle proche de son terme ?

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    Du site de l'hebdomadaire La Vie :

    Quel avenir pour Asia Bibi ?

    Interview Laurence Desjoyaux

    Au Pakistan, l’affaire Asia Bibi touche peut-être à son terme. Alors que le dernier recours de la chrétienne condamnée pour blasphème en 2009 a été examiné lundi 8 octobre par la Cour suprême du Pakistan, des membres du parti politique islamiste ultra-violent Tehreek-e-Labbaik ont manifesté en hurlant le slogan : « Il faut pendre Asia Bibi » et annoncé qu’ils s’en prendraient aux juges si celle-ci était acquittée. Marc Fromager, directeur de l’Aide à l’Église en détresse (AED), revient cette affaire devenue le symbole de la liberté religieuse.

    Vous venez de rencontrer le mari et la fille d’Asia Bibi. Quel est leur état d’esprit ?

    J’ai effectivement rencontré Ashiq, le mari d’Asia Bibi et Eisham, sa fille de 18 ans, ce week-end en Angleterre, où ils étaient invités par l’AED Grande-Bretagne. Cela fait 9 ans qu’ils espèrent voir leur épouse et leur mère libre, et on sent chez eux une grande lassitude. Mais ils accueillent avec espoir ce jugement qui aurait été rendu lundi mais qui est pour l’instant tenu secret... Il est difficile de savoir si cet espoir est dans la continuité de l’espérance qui les fait s’accrocher, envers et contre tout, depuis toutes ces années, ou si cette fois-ci, vraiment, ils estiment qu’une libération rapide est possible. Pour ma part, je crois que le fait que le jugement soit tenu secret est plutôt le signe d’une bonne nouvelle, même si on doit encore attendre quelques jours probablement pour connaître le verdict. Mais comme tout est possible, il se peut aussi que l’affaire soit encore relancée pour un an ou deux...

    Pouvez-nous nous rappeler justement où en est l’« affaire » Asia Bibi aujourd’hui ?

    Asia Bibi est une mère de famille qui a été arrêtée en juin 2009 et condamnée à mort pour blasphème en juin 2010. Cela fait donc depuis plus de huit ans qu’elle est dans le couloir de la mort. Les instances judiciaires du pays font face à de très fortes pressions venant d’une minorité d’islamistes radicaux au Pakistan, si bien que la menace d’une exécution a réellement plané sur elle pendant toutes ces années. Diverses possibilités de recours ont été successivement épuisées, jusqu’au lundi 8 octobre dernier où la cour suprême du Pakistan s’est réunie pour étudier le dernier appel. C’est la dernière étape de la procédure. Le jugement a été gardé secret, ce qui peut signifier deux choses : soit la condamnation est confirmée et Asia Bibi sera pendue dans les jours qui viennent, soit elle est au contraire libérée et les autorités pakistanaises veulent organiser son exfiltration vers l’étranger avant que le jugement ne soit rendu public, afin d’éviter des représailles contre elle ou sa famille.

    Aujourd’hui, signer par exemple des pétitions pour faire pression sur le gouvernement pakistanais est inutile, voire contreproductif.

    Vous le rappeliez, cette affaire dure depuis bientôt dix ans : pourquoi le cas d’Asia Bibi est-il si compliqué à régler ?

    Je pense que le gouvernement pakistanais aimerait beaucoup se débarrasser de cette affaire qui est vraiment une ombre sur l’image du pays, d’autant plus qu’elle a suscité une importante mobilisation internationale. Mais en interne, il y a au Pakistan une minorité d’islamistes radicaux – on a du mal à savoir ce qu’ils représentent exactement – qui souhaite qu’Asia Bibi soit condamnée au nom de cette loi contre le blasphème et qui n’accepterait pas la clémence. Quel que soit le verdict, il y aura de grandes manifestations de la part de cette minorité agissante. Ce seront des manifestations de joie si elle est pendue, c’est terrible à dire, ou bien des manifestations violentes si elle est libérée, avec le risque que la petite communauté chrétienne pakistanaise soit victime de représailles.

    Faut-il une mobilisation internationale autour d’Asia Bibi pour la faire libérer ?

    La question est compliquée. La mobilisation internationale, au début de l’affaire, a probablement sauvé la vie d’Asia Bibi, et l’AED y a largement participé. Mais cette même mobilisation a fait d’elle une icône, ce qui rend sa libération aujourd’hui presque impossible. La stratégie adoptée par la Commission Justice et Paix au Pakistan, l’organe de l’Église catholique qui suit le dossier, a donc été de demander qu’on en parle le moins possible. Cela ne veut pas dire qu’Asia Bibi a été oubliée, bien au contraire. Cette commission s’est chargée d’apporter un soutien financier à sa famille, de financer les avocats, etc. Mais aujourd’hui, signer par exemple des pétitions pour faire pression sur le gouvernement pakistanais est inutile, voire contreproductif. Cette pression est utilisée par les islamistes pour montrer que toute décision autre que la peine de mort serait dictée par les Occidentaux.

    Si Asia Bibi devait être exfiltrée du Pakistan, où serait-elle accueillie ?

    J’imagine que la seule façon pour que cela se passe bien est qu’Asia Bibi soit exilftrée avec sa famille par l’armée pakistanaise vers un pays occidental. J’ai demandé à son mari où ils iraient et il a répondu : « Dieu y pourvoira ». Je pense que lui-même ne le sait pas encore forcément, et surtout que ce lieu refuge devra être tenu secret pendant longtemps, sûrement plusieurs années, car même sortie de sa prison au Pakistan, Asia sera en danger tant elle est devenue un symbole.

  • Les liens sont rompus entre les patriarcats orthodoxes de Constantinople et de Moscou

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    Lu sur le site du journal La Croix :

    L’Église orthodoxe russe annonce rompre ses liens avec le Patriarcat de Constantinople

    Lundi 15 octobre, l’Église orthodoxe russe a déclaré mettre fin à ses relations avec le Patriarcat de Constantinople, une rupture historique.

    L’Église orthodoxe russe a annoncé lundi 15 octobre à Minsk rompre ses liens avec le Patriarcat de Constantinople après sa décision de reconnaître une Église orthodoxe indépendante en Ukraine.

    « Nous ne pouvons plus célébrer d’office en commun, nos prêtres ne pourront plus participer aux liturgies avec des hiérarques du Patriarcat de Constantinople », a déclaré aux journalistes Mgr Hilarion, chargé de la diplomatie du Patriarcat de Moscou, à l’issue d’un synode de l’Église orthodoxe russe. « Nous ne pourrons garder le contact avec cette Église, qui est en situation de schisme », a-t-il ajouté.

    Mgr Hilarion a précisé que cette rupture complète des « liens eucharistiques » signifiait également que les fidèles du Patriarcat de Moscou ne peuvent plus désormais communier dans des églises sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople.

    L’Église orthodoxe russe met en garde contre des troubles en Ukraine

    Le Patriarcat de Constantinople a décidé la semaine du 8 octobre de reconnaître une Église orthodoxe indépendante en Ukraine, mettant fin à 332 années de tutelle religieuse russe, ce qui pose la question de l’avenir de millions de croyants dans ce pays, où l’Église orthodoxe russe jouit encore d’une influence conséquente.

    Le Patriarcat de Moscou, qui a dénoncé un « schisme » et une « catastrophe », a averti que des troubles pourraient se produire en Ukraine entre partisans des deux Églises rivales. Certains prêtres de paroisses loyales à Moscou ont même appelé leurs fidèles à se tenir prêts à se défendre contre d’éventuelles opérations de force destinées à s’emparer de leurs églises.

    Après la visite en Ukraine en septembre de deux envoyés du Patriarcat de Constantinople, l’Église russe avait déjà décidé de rompre une partie de ses liens avec Constantinople.