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Opus Dei, Focolari, Légionnaires du Christ... : des sectes dans l'Eglise ?

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Christian Laporte, sur le site de La Libre, fait écho à un appel adressé au pape par d'anciens membres de divers mouvements présents au sein de l'Eglise et dont les pratiques s'apparenteraient à celles des sectes :

Des victimes interpellent François, une analyse très étayée à l’appui.

C’est ce qui s’appelle reprendre la balle au bond… Évoquant un passage fort de sa fameuse Lettre au Peuple de Dieu publiée fin août dernier dans la tourmente des révélations récurrentes de scandales de pédophilie impliquant des hommes et des femmes d’Église, des ex-membres de mouvements ecclésiaux aux convictions fortes interpellent directement le pape François.

"Si un membre souffre…" (Corinthiens)

Leur réflexion part d’un verset de l’épître de Paul aux Corinthiens : "Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui."

Un groupe d’ex-membres de l’Opus Dei, du Mouvement des Focolari/Œuvre de Marie, des Légionnaires du Christ l’interpellent en leur nom mais aussi en celui de "tous ceux qui se reconnaissent victimes d’emprise sectaire au sein de l’Église".

Et d’expliquer au Pape que "leurs parents, amis et connaissances ainsi que moult personnes qui ont étudié de près certaines structures ecclésiales et leurs dérives de type sectaire veulent aider des proches tombés dans leurs filets".

S’ils ont décidé de faire la présente démarche, c’est "afin de témoigner que l’appartenance à ces structures et l’obéissance à la doctrine de leurs fondateur ou fondatrice ont contribué à ruiner (leurs) vies en (leur) faisant subir au nom de Dieu des abus de pouvoir, de conscience, des abus sexuels, financiers, etc."

Des milieux influents

Leur conclusion ? "Dans ces mouvements religieux ou ecclésiaux et ces nouvelles communautés, des personnes ont beaucoup souffert et souffrent encore à cause des dérives sectaires."

Une accusation en l’air ? Ils s’en défendent, disant "détenir des témoignages et des récits des souffrances vécues […] Certains préfèrent garder, par prudence, l’anonymat, redoutant la très grande influence de certains membres hauts placés de ces mouvements et nouvelles communautés dans tous les domaines : sociaux, politiques, religieux."

Leur diagnostic n’en est pas moins interpellant : "Nous devons libérer notre parole emprisonnée de trop longues années sous le joug de l’omerta spécifique à chacun de ces mouvements et communautés qui sont en fait des Églises parallèles à l’Église catholique mais qui souffrent de la même maladie du cléricalisme dans leur fonctionnement et qui apparaît clairement dans leurs actions."

Leur appel au Pape vise aussi à "mettre en garde les actuels adeptes et les autres personnes pouvant être sollicitées par leurs membres actifs contre les dangers physiques, psychiques et spirituels qui peuvent être résumés (sans cependant être exhaustifs) dans une étude qui voudrait susciter une approche critique envers ces structures".

Une recherche publiée en Belgique

C’est ici que la démarche passe directement par la Belgique… Et par la recherche doublée du livre De l’emprise à la liberté - Dérives sectaires au sein de l’Église - Témoignages et réflexions qui a été publié il y aura bientôt deux ans.

Coordonnée par le psychosociologue Vincent Hanssens qui fut notamment vice-recteur de l’Université catholique de Louvain, elle est partie d’une enquête auprès d’anciens membres issus de divers pays et milieux dont les témoignages ont été analysés notamment par des chercheurs et des acteurs ecclésiaux pleinement intégrés dans l’institution, à l’aune de la doctrine de l’Église.

En allant à la rencontre du Pape, c’est aussi, selon les signataires, "un appel à toute l’Église afin qu’elle renforce sa prudence et ses dispositifs de vigilance, tant pour le présent et le futur, que pour prendre en compte les souffrances du passé".

"De l’emprise à la liberté" dirigé par Vincent Hanssens est paru aux Édition Mols.

Ce livre avait suscité une réaction de l'abbé Seminckx au travers d'un courrier adressé à Vincent Hanssens que l'on trouvera reproduite ICI.

Commentaires

  • Que faut-il en penser? Que M Delporte relaie l'information dans la Libre ne m'étonne guère: il me parait prompt à cracher dans la soupe...

  • Lors de la parution du livre de Vincent Hanssens, le bureau d'information de la prélature de l'Opus Dei en Belgique, a publié une recension de cet ouvrage, qui apporte un éclairage différent sur la question. Toute personne intéressée peut obtenir cette recension gratuitement en écrivant à info.be@opusdei.org.
    Abbé Stéphane Seminckx
    Directeur du bureau d'information de la prélature de l'Opus Dei en Belgique

  • Qu'il y ait actuellement un schisme dans l'église catholique n'est pas contestable. Qu'il se soit accentué depuis l'arrivée de François non plus.
    Traditionalistes conservateurs orthodoxes contre modernistes réformateurs progressistes. Chaque tendance excommunie l'autre et la traite d'hérétique. C'est François et Benoît.
    Que Christian Laporte affirme et défende ses choix personnels qu'il a fait depuis longtemps ne doit pas surprendre. Mais l’injectivité exige que l'on écoute les deux sons de clochers.

  • L’objectivité (bien sûr).
    Mais les tendances dictatoriales de François doivent faire craindre une réaction violente, comme pour les saints apôtres ou les franciscains de l'immaculée.
    Les hostilités ne font que commencer.

  • Il n'y a pas de doute François a choisi sa secte: la secte maçonnique qui promeut le subjectivisme relativiste. La doctrine catholique n'y trouve peut-être pas son compte, mais cette secte super organisée, très active et très influente lui offre une sécurité et un pouvoir bien plus grand.
    Que François soit soutenu par la presse mainstream aux mains des loges ne doit pas surprendre.

  • Ce pape n'est pas du tout interrogé par cette démarche.

    Au contraire, elle vient à son service pour préparer sa réunion du mois prochain. Il faudra y accuser le cléricalisme et minimiser l'homosexualité.

    Que M. Laporte prête la main à cette manoeuvre n'a rien qui étonne.

  • Les structures d'Église misent en cause répondent à un besoin sont solides et fortes, ce qui les rends attirantes pour des personnes de qualité désirant collaborer à leur action efficace.
    Il est désolant de devoir constater que le caractère leur manque pour défendre leur liberté personnelle légitime lors qu'elles prennent conscience des limites de cette action devenue inacceptables à leurs yeux et d'accepter de se soumettre à une sorte de cléricalisme devenu illégitime et abusif.
    Cette soumission est en contradiction au libre arbitre du chrétien. Il est facile d’en faire porter la responsabilité « par un esprit sectaire » en sans pouvoir réel, mais limité à l’influence.

  • Ma réaction est épidermique à la lecture de l’article de Christian Laporte qui continue, après l’âge de la retraite, à faire la preuve d’un esprit limité.
    J’ai lu, avec retard la lettre de l’Abbé Stéphane Seminckx. Tout y est dit, Christian Laporte ne l’a pas lue ou c’est un menteur.
    J’ai écrit plusieurs fois à « La Libre » que le sectarisme de ce journaliste rends répugnant la lecture du journal.

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    http://magister.blogautore.espresso.repubblica.it/2018/11/08/gesuiti-contro-focolarini-la-beatificazione-di-chiara-lubich-in-forse/

  • J'aime beaucoup Chiara Lubic et le mouvement des Foccolari. J'ai lu également la vie de Chiara Badano: un témoignage exemplaire (elle aurait eu le même âge que moi ;-) )

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