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Bienvenue dans l’Eglise fluide du pape François

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Sur le site web « Benoît et moi », on peut lire  -traduite en français- une  excellente recension proposée par Aldo Maria Valli d’un récent ouvrage de Stefano Fontana qui, partant du texte emblématique de l’exhortation « Amoris laetitia », expose avec une clarté convaincante la manière dont fonctionne la pensée du pape Jorge Mario Bergoglio: un décodage à lire par tous ceux que rebute presqu’instinctivement la « forma mentis » du Pontife régnant, même s'il n'est pas l'unique rédacteur matériel de l'exhortation:

« Comme tous les livres du professeur Stefano Fontana (1)Exhortation ou Révolution? Tous les problèmes d’Amoris laetitia(éd. Fede & cultura) doit être lue de la première à la dernière ligne, avec attention et gratitude.

La thèse de Fontana est claire: Amoris laetitia constitue une authentique révolution par rapport à la tradition et au magistère précédents. Se présentant comme un document de nature pastorale plutôt que doctrinale, elle semble presque vouloir rassurer. En réalité, elle est révolutionnaire précisément parce qu’elle privilégie le travail pastoral en le détachant de la doctrine et, en mettant la praxis au premier plan, qu’elle relativise l’idée de vérité. Cependant, comme nous le verrons, dans cette « nouveauté » elle est très vieille.

Dans la première partie du livre, Fontana accorde une attention particulière au langage d’Amoris laetitia car c’est précisément ce langage qui révèle les intentions de François. C’est le langage du « oui… mais », des questions sans réponse, de l’ambiguïté souhaitée, de l’indétermination utilisée dans le but de déconstruire ce que l’exhortation considère, sans pour autant le dire ouvertement, comme des certitudes désormais dépassées.

Que le Pape ne supporte pas la doctrine est flagrant, tout comme est claire sa prédilection pour la praxis. C’est précisément en utilisant la rhétorique du « oui, mais aussi » qu’on dit que l’unité entre doctrine et praxis est importante, « mais cela n’empêche pas l’existence de différentes manières d’interpréter la doctrine ou certaines conséquences qui en découlent » (§ 3). De plus, « dans chaque pays ou région, on peut chercher des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux ». (toujours § 3).

Bien sûr, le concept clé d’ « inculturation » n’est pas précisé et le lecteur reste dans le doute. Cela signifie-t-il que la moralité doit être différente d’un endroit à l’autre? Cela signifie-t-il qu’une norme valable dans le pays A ne l’est pas dans le pays B ? Sur ce point, il n’y a pas de réponse, mais dans les faits, le relativisme s’installe et, encore une fois, c’est l’idée de vérité absolue qui est remise en question.

Les normes divines réduites à des « idéaux » (vers lesquels on peut tendre, mais sans la prétention d’y parvenir) et le péché transformé en simple insuffisance et fragilité humaine sont d’autres facteurs qui font d’Amoris laetitia un document visant à saper la doctrine catholique en la remplaçant par le pragmatisme et l’historicisme (d’où la rupture nette avec Veritatis splendor de Saint Jean Paul II), mais je voudrais ici me concentrer sur le chapitre que Fontana intitule ‘Kasper en photocopie‘ et dans lequel l’auteur démontre à quel point Amoris laetitia est le résultat d’un long chemin commencé au milieu des années soixante du siècle dernier précisément par le cardinal allemand, tant apprécié par François.

Si Amoris laetitia suit le rapport de Kasper de février 2014, en préparation des deux synodes sur la famille, ce rapport suit à son tour les thèses soutenues par le théologien allemand dans le livre de 1979 Théologie du mariage chrétien, et ce livre n’est autre que le résultat d’une réflexion que Kasper a commencée en 1967 avec Pour un renouveau de la méthode théologique, où il soutenait que le dogme ne doit pas être considéré au sens absolu mais doit être historicisé car « il est une fonction de l’Église » et, comme tel « il se renouvelle constamment ».

Là sont les racines d’Amoris laetitia. La vérité, soutenait le jeune Kasper, « a toujours son propre Sitz im Leben (sphère vitale) », il ne faut donc pas la prendre en elle-même, mais la mettre en relation avec « les événements sociologiques et anthropologiques ». Ce faisant, on découvre « le caractère pragmatique et existentiel de la vérité », et c’est pourquoi, selon Kasper, l’ensemble de la théologie catholique doit être revu, en éliminant la dogmatique comme ordre immuable et en reconnaissant que l’histoire est « l’horizon ultime de toute réalité ».

Si alors nous remontons encore plus loin, à 1965 et au livre ‘Le dogme sous la Parole de Dieu‘ dans lequel le futur cardinal expliquait que le dogme n’est pas la révélation de la vérité sur Dieu et sur l’homme, mais quelque chose qui, se trouvant entre la Parole de Dieu et les situations réelles, exige toujours une interprétation à la lumière de l’histoire, voici qu’ Amoris laetitia nous apparaît telle qu’elle est: un des derniers fruits du vieux modernisme.

Le filon, nous le connaissons bien. C’est celui des Chenu (2), des Rahner, et Kasper n’est que le distillat d’une pensée théologique inspirée par l’historicisme, et sans même l’effort de renouveler un peu la langue, puisque (Fontana le prouve) dans le texte proposé par le cardinal allemand en février 2014 en vue des deux synodes sur la famille les expressions utilisées trente-six ans auparavant dans Théologie du Mariage chrétien se retrouvent presque littéralement.

Tout était-il déjà planifié? est le titre du chapitre suivant du livre de Fontana, et la réponse ne peut être que positive. D’autre part, il est révélateur qu’au Synode extraordinaire de 2014, on n’ait invité aucun membre de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille (plus tard révolutionné par François, jusqu’au licenciement de ses plus prestigieux professeurs). Il est clair qu’il y a une volonté de renouer avec la pensée moderniste en rompant avec les thèses du pape polonais re-proposées et valorisées par le premier directeur de l’Institut, ce professeur Carlo Caffarra, qui devait devenir plus tard l’un des quatre cardinaux auteurs des célèbres dubia (qui n’ont jamais reçu de réponse) précisément sur Amoris Laetitia.

Oui, tout était déjà planifié, et depuis longtemps. Amoris laetitia n’est donc pas nouvelle, mais vieille, voire très vieille. Et pourtant elle est révolutionnaire au sens plein du terme, parce qu’avec elle le Magistère abandonne la voie ontologique et s’engage sur la route de l’existentialisme (3).

Dieu? Il se révèle dans la vie des gens. La doctrine? Elle doit être interprétée en fonction des situations données. La loi? Elle doit être modulée en fonction de l’histoire et des lieux, ce qui rend possible un pluralisme doctrinal et moral. Les principes moraux? Ils ne sont plus valides dans l’absolu, mais cela peut comporter des exceptions. Le discernement? Elle ne sert pas à discerner la volonté de Dieu, mais à aider l’homme, immergé dans l’histoire, à s’adapter aux « idéaux ».

Ainsi, grâce à un langage adéquat, tout peut devenir objet de discernement dans le sens où tout peut être réversible, interprétable, ajustable. L’absolu et le définitif n’existent plus. Si la vérité est dans l’histoire, la Parole de Dieu doit elle aussi être relativisée selon les situations individuelles, les biographies individuelles. Ce sera la pratique qui fera la synthèse. Mais, étant une pratique, elle sera à son tour variable, modifiable en fonction des événements, des sensibilités, des goûts.

Fontana écrit dans la dernière partie de son beau livre: « Nous pouvons dire: le comment est devenu quoi. Le contenu sera précisé par la pratique ». Le bien n’est pas important en soi, mais comme un « chemin » à suivre ensemble. Et il ne sert à rien de s’interroger sur l’objectif, car la question n’est pas là. La question, c’est le partage, le dialogue, le processus. Ainsi le synode lui-même changera et il n’y aura pas besoin d’exhortations apostoliques post-synodales, car ce seront les discussions internes au synode qui auront une valeur magistérielle.

Bienvenue dans l’Église fluide.

__________

NDT

(1) Stefano Fontana, universitaire, journaliste, écrivain est directeur de l’Observatoire International cardinal Van Thuan sur la doctrine sociale de l’Eglise. En 2007, Benoît XVI le nommait Consultant du Conseil Pontifical Justice et Paix pour le quinquennat à venir. Il contribue régulièrement à la Bussola, et j’ai traduit nombre de ses toujours remarquables analyses (taper ‘Stefano Fontana’ dans le moteur de recherche interne

(2) Le Père Marie-Dominique Chenu (1895-1990) est un théologien dominicain, proche du mouvement des prêtres ouvriers. Instigateur du renouvellement du thomisme — parfois appelé néothomisme — il est également connu comme l’un des experts en théologie (peritus) du concile Vatican II.
Avec Yves Congar, il fut de ces théologiens qui ont soutenu le mouvement des prêtres-ouvriers et en ont été sanctionnés par le Vatican, au milieu des années 1950. Ses livres furent ainsi mis à deux reprises à l’Index. Il reconnut au début des années 1980 la théologie de la libération, et en particulier l’œuvre de Gustavo Gutiérrez, comme un « exemple éminent » de la « nouvelle théologie ». (wikipedia)

(3) Doctrine philosophique selon laquelle l’être humain, par ses choix, définit lui-même le sens de sa vie – l’existence précède l’essence

Ref. Amoris laetitia: exhortation ou révolution?

Une forma mentis très éloignée de l’esprit attique ou français, alliant sobriété, distinction et précision analytiques, indépendamment de la question de savoir comment mettre en contexte la définition d’un dogme.

JPSC

Commentaires

  • In Person | Aug. 7, 2019

    JPII Institute VP Warns: ‘More Here at Stake Than Just an Institution’s Survival’

    Father José Granados discusses the controversy over changes with the Pontifical John Paul II Institute’s new statutes.

    Solène Tadié


    On July 24, 241 students and alumni at the Pontifical John Paul II Institute for Marriage and Family Sciences in Rome signed a letter expressing their frustration over newly approved statutes, saying the new direction will undermine the institute’s identity and curriculum. The letter was previously sent to Archbishop Vincenzo Paglia, the institute’s grand chancellor, and Msgr. Pierangelo Sequeri, its president.

    The institute, whose statutes were approved June 19 and published July 18, is accused of carrying out a purge of renowned and long-serving professors, thereby putting in jeopardy the heritage of the institute’s namesake.

    The promulgation of the new statutes follows the 2017 apostolic letter Summa Familiae Cura, in which Pope Francis established the dissolution of the John Paul II Institute and the erection of a new institute that would focus on theology to include the “science of the family.” In this interview with the Register, Father José Granados, a priest of the Disciples of the Hearts of Jesus and Mary and a tenured professor of dogmatic theology and vice president of Rome’s John Paul II Institute since 2011, expresses his concern over the institute’s future and discusses the stakes of the preservation of John Paul II’s teachings in today’s society. One of the priests dismissed, Father José Noriega, is the superior general of Father Granados’ order.



    The new statutes of the institute are said to weaken John Paul II’s heritage, especially his teachings developed in Veritatis Splendor (1993), which is considered a defense against the pervading relativism in our culture. Do you agree with that?

    The new statutes diminish by half the teachings in moral theology. In the 2011 statutes there were three chairs on moral theology (fundamental moral theology, special moral theology, and bioethics). In the 2019 statues the last two remain, with different names (moral theology of love and marriage, theological ethics of life), although the “moral theology of love” will have only half of the credits than most of the other chairs.

    The fact that the chair on fundamental moral theology was suppressed is very worrying, for this is the chair that deals with Veritatis Splendor. Questions like “What is flourishing in life?”; “what are the virtues?”; “what is conscience”; “what acts are intrinsically evil?” are raised in this chair. These questions are crucial in order to be able to reflect on the special cases of marriage and the family. Without first reflecting on these questions, we would not understand why, as the pope emeritus says in his “Notes on the Sexual Abuse in the Church,” there are certain actions that can never be ordered towards God [intrinsically evil acts]. This is especially important in the field of sexual morality, as in the defense of life (the application of the Fifth and Sixth Commandments), two matters crucial for the John Paul II Institute. Obviously, this chair is not only about intrinsically evil actions: It teaches, above all, the power of Christ’s grace so that human action can be in pursuit of the good and [this grace can] help us live a great and beautiful life. This dignity of the human being and of his action in the light of Christ was crucial to John Paul II, who was also a moral theologian and put special care that this chair be entrusted to the first president, the late Cardinal [Carlo] Caffarra.

    The reason given by the press office of the institute for the suppression of this chair is that fundamental moral theology is taught at the bachelor of sacred theology (STB) level, so students should know it by the time they enter the institute. Now, one should ask this question to the press office of the institute: Why, then, was the chair on theological anthropology not suppressed? Why was a chair on fundamental theology added? Both are subject matters taught at the STB level. Moreover, why have there been no problems in the 38 years of the existence of the chair?

    We need to see who they are going to invite now to teach moral theology. But if rumors are confirmed — if professor Maurizio Chiodi (a priest who teaches, in some cases, both the admissibility of contraception and homosexual acts as a “possible good”) is appointed — then it would not only be a question of a weakening, but actually the eradication of John Paul II’s heritage. And this is not because John Paul II’s approach was focused on norms, but because his approach was focused on the dignity of the person, on the sanctity of the person’s body and on the person’s vocation to true love.



    In this light, how will the institute concretely promote St. John Paul II’s teachings, as Pope Francis strongly recommended in his apostolic letter Summa Familiae Cura?

    We don’t know the detailed curriculum for next year yet, so it is difficult to answer this question. The fact, however, that most of the professors from Poland have been told that they would not teach next year is worrying. Indeed, both professor Przemyslaw Kwiatkowski and professor Jarosław Kupczak were in charge of teaching courses on Karol Wojtyła/John Paul II. And the contribution of professor Stanislaw Grygiel reflected, as well, on John Paul II’s vision.



    In an interview with Vatican News, the institute’s president, Msgr. Pierangelo Sequeri, said that the students’ letter was sent to the media before he had the chance to read it. Do you think that the students’ reaction could have been too hasty and disproportionate, as Msgr. Sequeri suggested?

    The answers I have given so far show that their concerns are legitimate. Our students love the institute. Here, they found a place where they can search for the truth within a close community of professors and students. They study subjects that touch their lives; they see how faithfulness to the Tradition of the Church helps address and solve new problems in original ways; they find concrete and fruitful paths for their pastoral ministries. They have been hurt by the sudden changes. Many of them had already chosen their courses for next year (on the basis of a curriculum approved under Msgr. Sequeri and Archbishop Paglia’s direction). They have been hurt, above all, by the firing of very popular professors, who are admired for the clarity of their teachings and the fruitfulness of their insights. The students are the most important asset of a teaching institution. Their respectful protest is a proof of the institute’s vitality, for it comes from the desire that it can keep flourishing within the Church.



    A press release published by the institute in response to criticisms confirms the departure of Fathers Livio Melina and José Noriega from their previous roles, offering a technical explanation of the reasons they cannot keep teaching at the institute. Why didn’t you find it convincing?

    Regarding professor Livio Melina, they basically say that there is no longer room for him since his chair has been eliminated. I have already mentioned the gravity of removing that chair after 38 years of existence. Fundamental moral theology was eliminated to free the institute from a widely recognized professor, without any prior judgment nor being given the right to defend himself.

    As for Father Noriega, the reason cited is an incompatibility between his chair and his charge as superior general of the religious Congregation of the Disciples of the Hearts of Jesus and Mary. However, Canon 152 of the Code of Canon Law only prohibits the exercise of two incompatible functions, and the same is stated in Veritatis Gaudium, No. 29. Are they incompatible in this case, when we know that Father Noriega’s religious community only has 24 full members? The answer requires a prudential judgment. Then, his mandate as superior general will end in five months, and Archbishop Paglia and Msgr. Sequeri already know that. If it is only a problem of incompatibility, while his work is appreciated, why don’t they simply grant him a six-month leave of absence?

    The two former presidents of the institute, Mgrs. Melina and Sequeri, did not consider these two functions incompatible, since they allowed professor Noriega to teach for 12 years while being a superior general.



    The communiqué also says that rumors of the “suppression” of the Karol Wojtyła Chair in Philosophical Anthropology and the separation of the chair’s director, professor Stanislaw Grygiel, are “destitute of all foundation.” The institute thus suggested that the accusations against its new head were hasty and sometimes made in “bad faith.” Can there be some truth in it?

    I haven’t been following all the comments published in the media. I can say that the changes that have been introduced are very serious and that they are a threat to the identity of the institute. The seriousness of the situation could have led to imprecisions in the reporting on changes, which is always regrettable. However, from what I read, the tone actually correlates to the magnitude of what is really happening: An institution that has been greatly fruitful in the life of the Church is being vitally threatened.

    Now, the institute’s statement made it clear that the Wojtyła Chair will stay under professor Grygiel’s direction. This is good news. But the communiqué did not say that Grygiel will continue to teach his courses. The Wojtyła Chair is a research chair that usually organizes only one event a year; it is not a teaching chair. Thus the fact that professor Grygiel’s courses were canceled means that his continued presence at the institute during the year will no longer be possible, nor his participation in the faculty’s meetings.



    The criticism is said to reflect profound political tensions within the Vatican, between progressive and conservative movements. What could be, according to you, some collaborative ways to address this issue?

    I can say that what is at stake in preserving the John Paul II Institute is more than just the survival of an academic institution. Indeed, the institute has played a crucial role in spreading the teachings on Veritatis Splendor, much resisted by many moral theologians. Now, such teachings, as Pope Emeritus [Benedict] recently said in his notes on sexual abuse, are a crucial part of the Church’s confession of faith. I would like to recall that the source of the Church’s unity is not our efforts to remain one but, above all, the unity of the Church with Christ, through the confession of faith in him. Veritatis Splendor ends with a paragraph on martyrdom, and so connects the moral life of the Christians with the radical witness to Our Lord.

    Regarding the possibility of a collaborative approach, the faculty of the institute have been cooperating with Archbishop Paglia and Msgr. Sequeri for these last three years. During this period of time, their suggestions were well-accepted, all the while respecting the nature of the institute. Now, the faculty and students are astonished by such sudden and radical unilateral change, made during the summer, without any previous notice. What I would ask Archbishop Paglia and Msgr. Sequeri is that they return to the path of the constructive dialogue we were in; that they reintegrate the professors to their chairs, re-establish the curriculum that was ready for this academic year (a curriculum that was approved both by Msgr. Sequeri and Archbishop Paglia and took into account all of their suggestions). I would also recommend that new appointments in the faculty should be submitted to the regular process followed in all universities, with the approval of the institute’s council, and that the statutes should be revised to better reflect the collegial way in which the institute has been working during its almost 40 years of existence.

    Solène Tadié is the Register’s Rome-based Europe correspondent

  • Ces théologiens sont bien inutilement troublés. Jésus donne en une phrase l'alliance indissociable entre "amour de la personne" et "vérité" (qui ne doivent jamais être séparés) donc entre "Amoris laetitia" et "Veritatis splendor", entre François et Jean-Paul II :

    Jean 8, 10 Alors, se redressant, Jésus lui dit : "Femme, où sont-ils ? Personne ne t'a condamnée ?" Elle dit : "Personne, Seigneur." Alors Jésus dit : "Moi non plus, je ne te condamne pas (Amoris laetitia). Va, désormais ne pèche plus (Veritatis splendor)."

    Et Jésus conclut (sans doute à l'adresse de ces théologiens troublés) : Jean 8, 12 De nouveau Jésus leur adressa la parole et dit : "Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie."

  • Ces théologiens ont bien des raison de s'inquiéter et je dirais que c'est même le devoir de tout chrétien ; si le pape entraîne l’Église dans le schisme en modifiant ou en abandonnant sa doctrine, nous ne devons pas le suivre !

    Nous devons nous tourner vers les évêques fidèles et courageux, en restant toujours fidèles à l’Écriture et à la doctrine et en obéissant toujours au Christ et au véritable Magistère de l’Église.

    Ce qu’il y a de plus important à comprendre aujourd’hui est que notre propre salut dépend du fait que nous demeurions fidèles et véridiques à la Parole de Dieu pendant ces temps où certains chefs de l’Église, même au niveau le plus élevé, pour la première fois dans l’histoire tentent de manipuler, sous de fausses prétentions d’unité et de charité, avec pardon sans repentir, dans le but d’unir la race humaine, tentent de nous tromper en nous invitant à embrasser un compromis de la vérité de Jésus-Christ et des sacrements qu’il nous a donnés pour la grâce, le salut et pour sa présence parmi nous jusqu’à la fin des temps.

  • Fluide...? Que feriez vous à la place du Pape ? Une église traditionaliste formaliste et retour à l'Inquisition..

  • C’est de certitudes réaffirmées et défendues dont nous avons besoin et non d’innombrables opinions changeantes. L’un des symboles de l’Eglise catholique était un chêne vigoureux, solidement ancré dans le sol par de robustes racines. Est-ce vraiment rendre service à la foi que de remplacer ce chêne par un roseau qui ploie dans tous les sens au moindre souffle de vent au gré des désirs et des modes humaines ? Peut-être le moment est-il venu de redécouvrir et d’appliquer à toute l’Église l’ancienne et belle devise des chartreux : "Stat crux dum orbitur volvit", la croix demeure stable tandis que le monde change. Plus que jamais, c’est de la clarté solide du catéchisme dont nous avons besoin plutôt que des innombrables et changeants "selon moi" et des opinions infinies dont le monde est rempli !

  • Ne voyez-vous pas ce qui crève les yeux ?
    A savoir que "bons" pasteurs, très conciliaires et très oecuméniques, ont été aussi utiles à l'Eglise qu'un vol de pyrales sur un buisson de buis

  • François a commencé, dès le début de son pontificat, à mener une campagne contre l’Église traditionnelle et la Tradition.
    Il s’engage de façon subtile et même sournoise à modifier le rôle de l’Église de son souci de révélation, de conversion et de salut à un souci presque exclusivement d’humanisme, de socialisme et d’environnement....
    La réalité du péché et de l’enfer est en effet compromise. On met l’accent sur la compassion pour le pécheur, sans mettre l’accent sur le repentir.
    Le problème est que cela conduit les gens à choisir l’enfer en refusant de tourner le dos au péché mortel.
    Jorge Mario Bergoglio conduit l’Église dans la plus grande crise de son histoire !

  • Fable du chêne et du roseau... comparaison malheureuse s'il en est car le roseau plie mais ne rompt point.tandisque le chêne trop arrogant est déraciné...

  • Nous ne sommes pas dans le cadre des "fables" mais bien du symbolisme ; en tout temps et en tout lieu, le Chêne est synonyme de force et de solidité. Notons que le bois du chêne a la propriété d'être incorruptible, symbolisant autant la force morale que physique. Il est le symbole de l'arbre de vie, du salut ainsi que des figures allégoriques de la Force et de la Prospérité.
    De plus, ce chêne, qui représente l’Église, c'est le Christ lui-même qui l'a planté ; c’est pourquoi nous sommes assuré que les puissances des ténèbres ne l’emporteront pas contre lui et qu'il ne sera jamais déraciné même s'il subit des attaques de toute part !

  • … c'est selon, Emilie.
    Le roseau, en littérature, serait un être faible qui domine la matière par la pensée : "L'homme est un "roseau pensant" - Pascal.

    Le chêne, lui serait plus rassurant, gardien de la vie, serviteur, protecteur, généreux, offert : "Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne" - Lamartine

    Malheureusement le feu peut le détruire, alors c'est une catastrophe pour l'humanité … il faut attendre des dizaines d'années pour une nouvelle croissance

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