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Le 25 décembre : un coup de marketing de l'Eglise ?

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Le 25 décembre, un coup marketing de l’Église ?

De France Catholique, le 06 décembre 2019, via Liberté Politique :

Le 25 décembre, un coup marketing de l’Église ?

Préparez-vous à riposter aux souverains poncifs qu’on va vous resservir d’ici Noël...

La date du 25 décembre n’aurait aucune réalité historique, et résulterait de la christianisation de la fête païenne du solstice d’hiver par le pape Libère, en 354. À vrai dire, pourquoi pas ? On peut même dire qu’un trait caractéristique de la Révélation chrétienne transparaît dans cette récupération du paganisme : la grâce, en effet, ne vient pas abolir la nature ; elle vient la parfaire.

Tout ce que le paganisme contient de bon, de beau et de vrai – et cela fait beaucoup de choses ! – est conservé par le christianisme, pour l’emmener plus loin. D’où le caractère toujours intégrateur et non éradicateur du christianisme. On n’abat pas le menhir. On le surmonte d’une croix. On ne jette pas Aristote à la poubelle, on l’harmonise avec l’Évangile. On ne supprime pas la source sacrée, on la consacre à Marie. C’est l’essence du catholicisme ! Qui n’a jamais vu les splendeurs de la Fête-Dieu (à rétablir d’urgence !) n’a pas idée de ce que peut être la synthèse du meilleur du paganisme avec les plus hauts mystères du christianisme.

En l’occurrence, on ne peut qu’admirer l’idée de faire coïncider la naissance de Jésus, « Soleil de Justice » (Malachie 3, 19) au fond de son étable, avec le solstice d’hiver, qui marque, au cœur de la nuit, le moment où les jours commencent à rallonger, annonçant le grand soleil de juin. Coup marketing de génie, dirait-on dans notre affreuse langue de boutiquiers.Nous pourrions arrêter là notre chronique. Mais non. Coup de théâtre !

Il se pourrait bien que Jésus soit réellement né le 25 décembre. Ouvrons saint Luc (ch. 1). Il dit qu’au moment de l’Annonce faite à Marie, date de la conception miraculeuse de Jésus, Élisabeth était enceinte de Jean-Baptiste depuis six mois. En outre, l’évangéliste nous apprend que la conception de Jean-Baptiste remontait au moment où son père, Zacharie, « prêtre de la classe d’Abia », était en service au Temple. Or, des archéologues ont trouvé dans les manuscrits de Qumran le calendrier des tours de service des différentes classes de prêtres. Il s’avère que, pour la classe d’Abia, c’était le mois de septembre. Voilà qui nous donne l’enchaînement suivant : conception de Jean-Baptiste fin septembre ; conception de Jésus fin mars ; donc, naissance de Jésus neuf mois plus tard… fin décembre ! CQFD.

Commentaires

  • Un livre très intéressant traite de ce sujet et prouve de manière très rigoureuse que Jésus est bien né le 25 décembre .

    https://www.laprocure.com/jour-christ-est-enquete-historique-henriette-horovitz/9782372720861.html

  • Rendons justice à Henriette Horovitz, qui a pu prononcer ce CQFD au bout de 40 ans de recherches assidues !

    "Ce jour où le Christ est né
    Enquête historique"

    Qumran ?

    En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon publie une étude sur le calendrier liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (doc.4Q321).

    Il y trouva les dates du service au Temple que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps de la naissance de saint Jean-Baptiste et de Jésus. Selon ce document, copié sur parchemin entre les années 50 et 25 av. J.-C., donc contemporain d’Élisabeth et de Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Lc 1, 5 ; cf. 1 Ch 24,10) voyait son tour revenir deux fois l’an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier solaire, et du 24 au 30 du huitième mois. Cette seconde période tombée vers la fin de notre mois de septembre, confirme le bien-fondé de la tradition byzantine immémoriale qui fête la « Conception de Jean » le 23 septembre.

    Or ce fut, comme l’écrit saint Luc, le « sixième mois » de la conception de Jean que l’ange Gabriel apparut à la Vierge Marie. À compter du 23 septembre, le « sixième mois » tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l’Annonciation. Dès lors, Jésus est bien né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n’est donc pas « la consécration religieuse et cultuelle d’un événement cosmique, le solstice d’hiver qui marque la régression de la nuit ». Non ! le 25 décembre est l’anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement...

    Une fois de plus la tradition séculaire de l’Église se trouve en parfait accord avec les plus incontournables découvertes scientifiques.

  • Puisque d'antiques traditions païennes semblent parfaitement compatibles avec les nôtres, en voici une qui me semble confirmer l'esprit et la lettre de cet article.
    Je la tiens d'un vieux sourcier de Trois-Ponts en Ardenne , que j'ai bien connu jadis. Un éditeur local vient de lui consacrer un ouvrage sous forme d'interviews (en wallon), intitulé " Marcel Jeanpierre, sourcier d'Ardenne" (2018).

    Parmi les nombreuses anecdotes qu'il mentionne figure celle de " L'eau de l'Annonciation". Il faut dire que Marcel s'est principalement intéressé aux eaux de toute sorte mais il excellait aussi dans des tas d'autres domaines tels que recherche de disparus (personnes, animaux, objets) , détection et neutralisations d'ondes nocives (surtout d'origine électrique), etc...

    En ce qui concerne les eaux , il fut à l'origine du creusement de nombreux puits, particuliers ou industriels, par exemple à Chevron et à Spa. Il avait aussi un faible pour les eaux guérisseuses , généralement consacrées à quelque saint(e) ou même connues de lui seul. C'est à ce propos qu'il cite "L'eau de l'Annonciation" dont des anciens de son pays lui avaient parlé. De quoi s'agit-il donc ? De toute eau (de préférence potable) recueuillie à une source, dans un ruisseau, un étang ou même de l'eau de pluie le jour de l'annonciation, soit LE 25 MARS, ENTRE 00h01 et 09h00.
    Donc neuf mois avant la naissance de l'Enfant Jésus et durant les neuf premières heures de la conception. Cette eau est réputée efficace surtout pour les maladies de la peau telles que cicatrices, brûlures, eczémas, etc.

    On remarquera que le nombre neuf intervient deux fois dans ce phénomène. Il n'y a rien là de magique, la symbolique des nombres (surtout selon Pythagore) ayant été fort appréciée jadis et notamment par les Pères de l'Eglise. ( Voir Lucien Gérardin : le Mystère des Nombres).

    On remarquera évidemment que toutes les neuvaines sont basées au moins sur les vertus du même nombre mais je n'ai jamais réussi à en dégager la symbolique profonde.

    Notons aussi que Marcel est toujours resté un paysan très pieux dans sa foi de charbonnier. Il reste un exemple pour moi.

  • Faisant suite à ma première réponse ci-dessus et après quelques nouvelles recherches consacrées aux neuvaines en général, je trouve les éléments suivants.

    Il apparaît d'abord que les neuvaines existaient déjà du temps de l'antiquité romaine, principalement sous forme de neuvaines mortuaires dédiées spécialement aux défunts de marque. La coutume proviendrait bien de la symbolique pythagoricienne qui considérait le nombre neuf comme symbolique de l'imperfection car inférieur d'une unité à la dizaine en tant qu'exaltation de l'unité primordiale, source de tout nombre et de toute réalité. ( Au point que le nombre UN n'était même pas considéré comme le premier nombre impair ! ).Notons au passage que le nombre six, rendu célèbre par l'apôtre Jean ( Ap.13,17) indique aussi une certaine perfection mais d'ordre existentielle plutôt qu'essentielle. En ce sens donc, la neuvaine, antique ou chrétienne, comportait un aspect de deuil ou de malheur qu' il fallait à la fois reconnaître et prévenir.

    Et c'est ici qu'intervient l'interprétation chrétienne qui surpasse la pytrhagoricienne sans pour autant l'abolir . Car les sources sont unanimes à reconnaître que nos neuvaines, dont la plupart sont de guérison, tirent leur origine de la durée de la gestation christique dans le sein de sa mère Marie. Cet heureux événement, en effet, permettait tous les espoirs de délivrance à l'humanité souffrante. A la souffrance ( ou imperfection) reconnue par Pythagore est donc venu s'ajouter l'espoir de l'incarnation du Sauveur. D'où la sanctification attribuée à ce temps de maturation de la libération du mal.

    Sans vouloir , bien sûr, offenser l'oeuvre de la rédemption, mais toujours soucieux de bonne compréhension, je me suis demandé aussi , en relation avec mes questions philosophico-numériques, pourquoi la durée de la gestation humaine était précisément de neuf mois, soit à un point de moins que la perfection symbolique envisagée par nos traditions. Peut-être cela signifie-t-il que nous avons été créés pour cette perfection et qu'il ne nous reste qu'un pas final à franchir pour y accéder ? Cela ne ma paraît pas hérétique.
    En attendant, je ne puis envisager sans effroi les derniers développements de la société abortive . Réduire de 9 à 4,5 mois le temps l'avortement légal est une atteinte fondamentale, essentielle, aux lois de la nature et du divin.
    Kyrie Eleison ! Reviens, Seigneur Jésus. Pitié, Marie.

  • Troisième message.
    Mais revenons à notre premier message consacré à " l'eau de l'Annonciation". Je me suis évidemment efforcé de pratiquer cette vieille tradition populaire qui s'accordait si bien avec le temps de la nativité christique.

    Ayant eu peu de temps pour m'organiser après la lecture du livre relatant cette incroyable histoire, j'ai fait un rapide inventaire des eaux de ma région proche suffisamment pures pour être dignes de cette destination. A ma grande surprise, je n'ai rien trouvé dans un rayon de 10 km autour de mon village d'Olne, alors que j'en connaissais plusieurs dans ce rayon il y a une douzaine d'années environ. La principale était celle de Chaudfontaine où l'on faisait naguère la file pour remplir ses bidons. Il y avait aussi la petite fontaine de Fonds de Forêt, celle du Ry de Mosbeux et quelques fontaines à Olne, alimentées par des ruisseaux douteux. Mais tout cela avait disparu.

    Pressé par le choix restreint et la proximité de la date, je me suis dirigé vers Banneux, un peu en-dehors de mon rayon mais avec la garantie d'y trouver une source pure, dédiée de surcroît à la Vierge Marie. Je m'y suis donc rendu un peu après minuit, afin d'être sûr d'être dans les temps, plutôt que de risquer de me lever trop tard.
    Hélas, la dizaine de robinets où s'approvisionnent d'ordinaire les pèlerins étaient fermés à ce moment. J'ai appris plus tard par l'abbé Palm, recteur de ce sanctuaire, qu'ils étaient fermés de 20h00 au lendemain 08h00. Il n'avait jamais entendu parler de l'eau de l'Annonciation.

    Ne restait à proximité, sous une grande statue de la Vierge, qu'une vasque alimentée par la même eau de source mais c'était là que tous les souffrants venaient tremper leurs plaies et leurs linges et le fond de l'eau était franchement peu engageant.
    N'empêche, je remplis mon bidon à la surface et, après quelques prières dans la grande solitude qui régnait alors en ce lieu, je rentrai chez moi muni de mon précieux viatique.
    J'avoue que je n'ai jamais fait qu'un usage externe de cette eau, avec un certain succès d'ailleurs. Mais je ne suis pas encore un saint (...! ).

    Si cette histoire vous a été utile, souvenez-vous que nous sommes dès à présent au temps de l'Avent, Adventus, celui de l'arrivée du Sauveur. Dans un demi-mois, le temps de l'Annonciation sera accompli. et le grand espoir sera de nouveau de retour. Soyez tous bénis de cette eau et de ce nouveau baptême.

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